OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Mai > Algor Bocoum (TRG Sénégal) : « Il n’y aucune formation diplômante au Sénégal (…)

Algor Bocoum (TRG Sénégal) : « Il n’y aucune formation diplômante au Sénégal à destination des centres de contacts… »

jeudi 10 mai 2012

Economie numérique

Malgré le fait que les Télé services soient visés dans l’une des 5 grappes de la Stratégie de Croissance Accélérée (SCA) à l’horizon 2015, il n’y a, à ce jour, aucune formation qualifiante ou diplômante au Sénégal pour les Centres de contacts.

Des ressources humaines de qualité, un environnement adéquat…

Si une multinationale comme TRG a décidé d’implanter au Sénégal son seul centre Francophone Offshore, ce n’est pas gratuit. C’est ce qu’explique M. Algor Bocoum, Directeur Général de TRG Sénégal

En effet, si l’on en croit ce dernier, les chiffres bruts du marché de l’emploi montrent que le potentiel est très élevé au Sénégal, comparativement au Maroc ou la Tunisie. « Plus de 140 000 diplômés de l’enseignement supérieur sortent chaque année des universités et établissements privés. Le marché de l’emploi n’en absorbe que le quart. Sur le reste de l’effectif, environ 105 000 diplômés, les deux tiers se concentrent dans la région de Dakar, soit environ 70 000 diplômés. Avec un taux de rejet de candidature de 75 % (standard TRG Sénégal), nous arrivons à un potentiel qui peut être estimé à 17 500 ressources pour le secteur des centres d’appels à Dakar la capitale », a-t-il indiqué.

A côté des ressources humaines de qualité, le Sénégal offre aussi un droit du travail flexible. Selon M. Bocoum, le gouvernement sénégalais dans sa politique de création massive d’emplois, a développé nombre de politiques d’orientation permettant de favoriser l’implantation de Centres de contacts.

Des mesures qui tournent autour de l’exonération des taxes et droits de douanes pour les entreprises œuvrant ou utilisant les TIC comme les Centres de contacts.

Il faut une Politique Emploi-Jeunes accordant des avantages fiscaux et sociaux , grâce à une convention Etat-Employeurs, aux entreprises à fort potentiel d’emploi de jeunes diplômés. « Des facteurs comme la qualité des infrastructures de télécommunications ainsi que le niveau d’élocution des Sénégalais, supérieur au Maghreb sur cet aspect, ont définitivement convaincus nos actionnaires. Egalement, notre filiale est exclusivement composée de cadres et managers sénégalais démontrant la qualité des ressources humaines locales et ce, à tous les niveaux de notre organisation. Le MADE IN SENEGAL » est devenu une réalité pour le secteur des Centres de contacts », explique-t-il.

….des coûts des liaisons élevés, le monopole de Sonatel

Malgré ces notes positives, les Centres d’appels rencontrent des difficultés. M. Boucoum les analyse sous 4 axes. Pour lui dans le secteur des télécoms, il y a le monopole de l’opérateur historique. « La situation de monopole de Sonatel, fournisseur d’accès, fait qu’il n’existe aucun back-up en cas de perte de connectivité, la voie satellitaire comme back-up étant hors de prix. N’ayant aucun back-up, toute perte de connectivité résulte en perte d’activité avec, comme conséquences, une perte de revenus et de confiance des partenaires », déplore-t-il. Il y a aussi les coûts de liaisons internationales.

Selon M. Bocoum, elles sont 100% plus chères qu’au Maroc. En outre, il y a le Plan de Continuité d’Activités. Il s’agit d’offrir une redondance des liaisons internationales, via un second opérateur afin d’offrir aux donneurs d’ordres une pleine sécurisation de leurs programmes Offshore.

Les infrastructures constituent aussi une contrainte pour les Centres d’appels. En effet, non seulement l’énergie coûte très cher, mais la fourniture n’est pas suffisante. « Par exemple, une liaison Spécialisée (LS) de 8mb se paie jusqu’à presque 6 millions Fcfa mensuellement, la facture d’électricité se chiffre en plusieurs millions de F cfa, de manière inexpliquée », se désole-t-il.

Parallèlement, il y a un manque criard d’espaces obéissant aux normes internationales au niveau sécurité ou ergonomique, un manque de zones de développement économique dédiées à l’industrie des Centres de contacts. « A ce jour, chaque acteur a déployé son dispositif opérationnel selon des normes ‘locales’ ou internationales’, créant ainsi un panorama hétérogène au sein du secteur, », dit-il.

Par ailleurs, malgré son potentiel, l’offre sénégalaise n’est pas bien exportée. M. Bocoum croit en savoir les raisons. Selon lui, le volet de la promotion du secteur a été porté par l’APIX jusqu’en 2005. Mais depuis lors, les actions sont très limitées, voire inexistantes consécutivement au lancement des grands chantiers d’infrastructures au Sénégal.

Le volet formation constitue aussi un sérieux blocage pour l’essor des centres d’appels. Pour cause, les entreprises du secteur assurent, elles –mêmes, la formation des employés et cadres qu’elles recrutent sans le concours des universités ou des établissements privés. « A ce jour, il n’y a aucune formation qualifiante ou diplômante au Sénégal à destination des Centres de contacts alors que les Téléservices sont visés dans l’une des 5 grappes de la SCA devant porter la croissance du Sénégal à 2015 », révèle-t-il.

Pour juguler ces facteurs discriminants, TRG Sénégal appelle à une concertation collégiale afin que chaque acteur puisse pleinement partager ses problématiques et trouver des solutions idoines, à travers la SCA.

(Source : Réussir Magazine, Mai 2012)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4434/5406 Régulation des télécoms
  • 352/5406 Télécentres/Cybercentres
  • 3674/5406 Economie numérique
  • 1814/5406 Politique nationale
  • 4954/5406 Fintech
  • 541/5406 Noms de domaine
  • 2058/5406 Produits et services
  • 1580/5406 Faits divers/Contentieux
  • 747/5406 Nouveau site web
  • 5406/5406 Infrastructures
  • 2099/5406 TIC pour l’éducation
  • 189/5406 Recherche
  • 244/5406 Projet
  • 4439/5406 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1873/5406 Sonatel/Orange
  • 1634/5406 Licences de télécommunications
  • 278/5406 Sudatel/Expresso
  • 1022/5406 Régulation des médias
  • 1344/5406 Applications
  • 1382/5406 Mouvements sociaux
  • 1727/5406 Données personnelles
  • 142/5406 Big Data/Données ouvertes
  • 615/5406 Mouvement consumériste
  • 367/5406 Médias
  • 667/5406 Appels internationaux entrants
  • 1634/5406 Formation
  • 95/5406 Logiciel libre
  • 2167/5406 Politiques africaines
  • 1063/5406 Fiscalité
  • 172/5406 Art et culture
  • 591/5406 Genre
  • 1849/5406 Point de vue
  • 1123/5406 Commerce électronique
  • 1493/5406 Manifestation
  • 320/5406 Presse en ligne
  • 124/5406 Piratage
  • 212/5406 Téléservices
  • 956/5406 Biométrie/Identité numérique
  • 415/5406 Environnement/Santé
  • 563/5406 Législation/Réglementation
  • 364/5406 Gouvernance
  • 1801/5406 Portrait/Entretien
  • 148/5406 Radio
  • 766/5406 TIC pour la santé
  • 289/5406 Propriété intellectuelle
  • 59/5406 Langues/Localisation
  • 1149/5406 Médias/Réseaux sociaux
  • 1991/5406 Téléphonie
  • 193/5406 Désengagement de l’Etat
  • 1034/5406 Internet
  • 115/5406 Collectivités locales
  • 409/5406 Dédouanement électronique
  • 1366/5406 Usages et comportements
  • 1130/5406 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 562/5406 Audiovisuel
  • 3349/5406 Transformation digitale
  • 394/5406 Affaire Global Voice
  • 316/5406 Géomatique/Géolocalisation
  • 410/5406 Service universel
  • 688/5406 Sentel/Tigo
  • 181/5406 Vie politique
  • 1660/5406 Distinction/Nomination
  • 35/5406 Handicapés
  • 704/5406 Enseignement à distance
  • 726/5406 Contenus numériques
  • 602/5406 Gestion de l’ARTP
  • 182/5406 Radios communautaires
  • 2005/5406 Qualité de service
  • 536/5406 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5406 SMSI
  • 518/5406 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2798/5406 Innovation/Entreprenariat
  • 1506/5406 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5406 Internet des objets
  • 175/5406 Free Sénégal
  • 801/5406 Intelligence artificielle
  • 204/5406 Editorial
  • 10/5406 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5406 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous