OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2008 > Janvier > Afrique : quand le téléphone sert de banque

Afrique : quand le téléphone sert de banque

vendredi 11 janvier 2008

Fintech

C’est par le téléphone portable que passeront à l’avenir les transferts d’argent. Les premiers essais sont déjà en cours dans plusieurs pays d’Afrique. Une solution séduisante pour simplifier les envois d’argent des migrants, les faire rentrer dans les circuits officiels et favoriser l’investissement.

Quelques petits coups de pouce sur le clavier de son téléphone portable suffiront bientôt pour envoyer de l’argent à sa femme restée au pays, à sa mère malade à des centaines de kilomètres de chez soi, à son neveu qui doit construire sa maison...Ce n’est pas de la science-fiction. C’est déjà une réalité au Kenya où l’opérateur de téléphonie Safaricom s’est allié à des banques pour monter le système Pesa (« argent mobile », en swahili) qui permet avec un simple SMS de recevoir ou d’envoyer jusqu’à 400 dollars. Au Nigeria aussi, le chezola pay facilite le transfert d’argent et le paiement direct et local de certaines factures comme l’électricité. D’ici quelques mois, c’est le plus gros opérateur de transferts d’argent, Western Union, qui va s’y mettre à son tour. Associée à un groupement d’opérateurs de téléphonie mobile, elle met au point un système qui desservira peu à peu toutes ses agences. À condition bien sûr que l’expéditeur créditeur dispose d’un compte bancaire.

Une petite révolution qui pourrait accroître encore les transferts d’argent, déjà colossaux, entre les pays occidentaux et ceux en développement. Selon un rapport de la Banque mondiale, à l’échelle de la planète, ceux-ci sont évalués à 240 milliards de dollars pour 2007, deux fois plus qu’en 2002. Deux chiffres en montrent l’importance : l’aide au développement de l’UE aux pays ACP, le 10è FED, s’élèvera à 4,6 milliards d’euros par an pour la période 2008-2013, les transferts des migrants dans leurs pays d’origine sont, eux, estimés à plus de 20 milliards d’euros chaque année, cinq fois plus...
Les chiffres officiels des transferts seraient toutefois bien inférieurs à la réalité, car jusqu’à présent, les envois d’argent se font rarement par les circuits bancaires, surtout en Afrique. Ils passent soit par des circuits informels parfois risqués, mais peu coûteux, via des commerçants ou des voyageurs, soit, le plus souvent, par les agences de transfert d’argent sûres, rapides et présentes dans de nombreuses localités, mais onéreuses : les frais s’élèvent en moyenne à 10 à 15 % du montant envoyé.

Formaliser les transferts

Formaliser ces transferts afin de pouvoir mieux les suivre, les sécuriser et faire baisser les coûts de transaction, sont aujourd’hui les objectifs des bailleurs de fonds. A cela plusieurs raisons avouées ou non : limiter les migrations vers les pays européens en favorisant les économies locales, mieux contrôler les transferts internationaux pour éviter le blanchiment d’argent suspect ou le financement des réseaux terroristes.

Ainsi pour encourager les transferts via leurs établissements, les banques essaient de trouver des systèmes plus souples et mieux adaptés aux réalités économiques locales. La Société générale propose désormais à ses clients un service de transfert de fonds internationaux par téléphone qui permet à ses clients et à ceux de ses filiales d’envoyer ou de recevoir des fonds sur leurs comptes ou de les recevoir en espèces au guichet de la banque. Au Burkina, au Bénin, au Cameroun, au Sénégal, au Tchad et en Côte d’Ivoire, ce service est déjà opérationnel.

Dans les régions rurales où ce sont souvent de petites sommes qui sont envoyées, les coopératives et des établissements de microfinance sont de plus en plus souvent reliés au système bancaire classique. Les émigrés attendent aussi des banques des taux d’intérêts motivants, des assurances et surtout des prêts pour pouvoir se lancer dans des projets d’envergure dans leurs pays d’origine.

Investir plutôt que consommer

Car, selon de nombreuses études, l’argent des migrants est utilisé à 80 % pour la consommation courante, à 15 % ou plus selon les pays pour la construction d’infrastructures - centres de santé, écoles, mosquées... - et parfois à peine à 1 % pour des projets économiquement rentables (petits commerces, unités de transformation agricole, plantations, etc.). Certes, il améliore la vie des plus pauvres, surtout en zones rurales où il permet de se nourrir en cas de mauvaise récolte, de se soigner ou d’envoyer les enfants à l’école. Mais, il a aussi des effets pervers : les familles deviennent parfois dépendantes de ces apports extérieurs qui ne les incitent pas à améliorer elles-mêmes leurs revenus. Elles poussent alors régulièrement d’autres jeunes en exil pour préserver leur niveau de vie.

« Les transferts permettent à ceux qui sont restés chez eux de sortir de l’extrême pauvreté, estime Jean-Pierre Garson, spécialiste des questions migratoires à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), mais leur impact sur le développement n’est pas évident, surtout si l’on évalue en regard de la perte de main-d’oeuvre que représente l’émigration pour ces pays ».

Marie Agnès Leplaideur

(Source : Syfia International, 11 janvier 2008)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2157/2444 Régulation des télécoms
  • 173/2444 Télécentres/Cybercentres
  • 1651/2444 Economie numérique
  • 870/2444 Politique nationale
  • 2444/2444 Fintech
  • 256/2444 Noms de domaine
  • 932/2444 Produits et services
  • 726/2444 Faits divers/Contentieux
  • 368/2444 Nouveau site web
  • 2390/2444 Infrastructures
  • 853/2444 TIC pour l’éducation
  • 93/2444 Recherche
  • 121/2444 Projet
  • 1622/2444 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 915/2444 Sonatel/Orange
  • 792/2444 Licences de télécommunications
  • 137/2444 Sudatel/Expresso
  • 500/2444 Régulation des médias
  • 638/2444 Applications
  • 524/2444 Mouvements sociaux
  • 810/2444 Données personnelles
  • 63/2444 Big Data/Données ouvertes
  • 296/2444 Mouvement consumériste
  • 180/2444 Médias
  • 321/2444 Appels internationaux entrants
  • 802/2444 Formation
  • 47/2444 Logiciel libre
  • 996/2444 Politiques africaines
  • 488/2444 Fiscalité
  • 83/2444 Art et culture
  • 290/2444 Genre
  • 842/2444 Point de vue
  • 514/2444 Commerce électronique
  • 731/2444 Manifestation
  • 159/2444 Presse en ligne
  • 62/2444 Piratage
  • 102/2444 Téléservices
  • 453/2444 Biométrie/Identité numérique
  • 153/2444 Environnement/Santé
  • 168/2444 Législation/Réglementation
  • 176/2444 Gouvernance
  • 873/2444 Portrait/Entretien
  • 72/2444 Radio
  • 370/2444 TIC pour la santé
  • 138/2444 Propriété intellectuelle
  • 29/2444 Langues/Localisation
  • 532/2444 Médias/Réseaux sociaux
  • 969/2444 Téléphonie
  • 95/2444 Désengagement de l’Etat
  • 506/2444 Internet
  • 57/2444 Collectivités locales
  • 204/2444 Dédouanement électronique
  • 550/2444 Usages et comportements
  • 513/2444 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 275/2444 Audiovisuel
  • 1548/2444 Transformation digitale
  • 191/2444 Affaire Global Voice
  • 78/2444 Géomatique/Géolocalisation
  • 159/2444 Service universel
  • 330/2444 Sentel/Tigo
  • 87/2444 Vie politique
  • 764/2444 Distinction/Nomination
  • 17/2444 Handicapés
  • 349/2444 Enseignement à distance
  • 341/2444 Contenus numériques
  • 292/2444 Gestion de l’ARTP
  • 89/2444 Radios communautaires
  • 872/2444 Qualité de service
  • 216/2444 Privatisation/Libéralisation
  • 66/2444 SMSI
  • 235/2444 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1439/2444 Innovation/Entreprenariat
  • 670/2444 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2444 Internet des objets
  • 85/2444 Free Sénégal
  • 290/2444 Intelligence artificielle
  • 97/2444 Editorial
  • 2/2444 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2444 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous