OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2023 > Juillet 2023 > Acquisition de la 5G par la Sonatel : Le Restic dénonce un monopole

Acquisition de la 5G par la Sonatel : Le Restic dénonce un monopole

mercredi 19 juillet 2023

Portrait/Entretien

Le Rassemblement des entreprises du secteur des technologies, de l’information et de la communication (Restic) ne voit pas l’obtention par la Sonatel de la licence d’exploitation de la 5G d’un bon œil. Son Secrétaire exécutif parle de « monopole de fait » et émet des doutes sur l’offre de service. Moustapha Diakhaté estime que le « marché n’est plus équilibré ».

La Sonatel est le seul opérateur à pouvoir commercialiser la 5G. Comment le comprendre ?

C’est inédit au Sénégal, alors que depuis les années 1990, nous avions fait des efforts pour plus de fluidité commerciale sur le marché, en ouvrant le sous-secteur des télécommunications électroniques d’abord à l’opérateur Sentel Tigo, devenu aujourd’hui Free, puis à Expresso. Le fait que l’opérateur historique soit dans une position de quasi monopole sur le marché pose un grand souci pour l’offre de meilleurs services aux meilleurs tarifs. Le déploiement de la 5G est très coûteux en technologie de dernière génération et bien sûr, en tant qu’entité privée, elle fera tout pour un retour sur investissements dans un segment de temps très court, vu les risques de toutes sortes dans nos pays.

Comment comprendre cet état de « monopole » ?

J’ose seulement espérer que les deux opérateurs vont pouvoir très tôt s’aligner et acquerir les blocs de fréquences pour la 5G, au profit bien sûr de leurs clients et abonnés ; en attendant, l’offre sera exclusivement du seul ressort de l’opérateur qui aura acquis la 5G, à savoir Orange Sonatel. C’est une société qui a mis les moyens financiers, juridiques et techniques pour calibrer son offre conformément aux cahiers des charges de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp). On ne peut pas lui en vouloir.

Cependant, mon souci, c’est la consolidation de sa position sur ces nouveaux segments d’offres de dernière génération dont il est dorénavant l’unique offreur. Il fallait absolument tenir des échanges et discussions préliminaires, afin de s’assurer que tous les trois opérateurs puissent être en mesure de déployer les technologies, fonctionnalités et applications de la 5G, afin que tous les usagers du mobile puissent en bénéficier dans le cadre d’une concurrence dynamique. Le mobile, c’est bientôt 14 millions d’usagers. C’est un socle démographique très large.

Commercialisation de la 5G : Orange décroche l’autorisation de l’Artp
Free et Expresso ont proposé moins de 5 milliards de francs Cfa, alors que la mise était fixée à 19, 5 milliards. Comprenez-vous cette offre ?

Free et Expresso, à ma connaissance, ne publient pas leurs résultats financiers. Dès lors, on ne peut pas apprécier objectivement leurs capacités financières et surtout la structure de leurs comptes d’exploitation, et par conséquent de leurs bénéfices, etc. Cependant, ils sont adossés à des sociétés holding ; donc ils doivent être en mesure d’avoir les capitaux nécessaires pour faire des offres financières compétitives. C’est un minimum de considération pour leurs clients d’abord qui doivent avoir accès aux services de la 5G comme Orange Sonatel et aussi vis-à-vis de l’écosystème du numérique et du digital. Le Sénégal est devenu un marché majeur en Afrique, grâce à leur travail, leurs investissements et leurs innovations. C’est un rang qu’il faut maintenir, car dans ce secteur, on peut se permettre de rater des tournants. Le tournant de la 5G est plus qu’une évolution, c’est une révolution majeure dans les communications électroniques.

Ce monopole de fait ne va-t-il pas à l’encontre des règles de la concurrence ?

Affirmatif ! Je vois un marché fluide et dynamique. Quand nous avons un alignement des offres avec un seul opérateur attributaire des fréquences de la 5G, nous ne sommes plus dans un marché équilibré, c’est la rupture. Maintenant, il est bien possible de corriger avec les deux autres.

Pour la commercialisation de la 5G, le Régulateur parle d’une extension de la convention de concession de la 4G avec un avenant qui fixe la durée d’exploitation à 15 ans. Est-ce un bon « deal » pour le Sénégal ?

Je ne suis pas dans le modèle du Régulateur pour la fixation de telles conditions. Cependant, il faut savoir que les coûts et charges de deploiement sont trop coûteux et lourds, donc il faut donner assez de temps pour l’amortissement, car il engage des capitaux et doivent faire également des bénéfices pour leurs actionnaires.

Toujours sur la convention de concession, il y a des zones où la couverture 4G fait défaut. On annonce la 5G. Est-ce qu’on n’est pas en train de mettre la charrue avant les bœufs ?

Le Restic a dit et répète qu’il fallait faire du deploiement de la 5G un socle, voire un tremplin pour corriger les disparités dans le déploiement du mobile sur le territoire. Le service universel aura montré ses limites. Aujourd’hui, certaines parties du territoire sont encore à la 3G, tandis que les zones comme Dakar attendent la 5G. Le Restic a toujours été attentif à l’aménagement numérique du territoire, une inclusivité optimale. Par exemple, Free est très présent à Touba, la ville sainte ; bien sûr les autres opérateurs y sont ; les usagers de la ville sainte affiliés à Free doivent-ils souffrir car leur opérateur n’est pas en mesure de leur offrir la 5G ? Peut-être bien le roaming national va y remédier. Dans tous les cas, il nous doit un déploiement plus harmonieux et équilibré sur tout le territoire, surtout à l’heure de l’émergence avec une jeunesse qui crée des startups partout.

Propos recueillis par Malick Gaye

(Source : Le Quotidien, 19 juillet 2023)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4726/5164 Régulation des télécoms
  • 355/5164 Télécentres/Cybercentres
  • 3425/5164 Economie numérique
  • 1806/5164 Politique nationale
  • 5164/5164 Fintech
  • 585/5164 Noms de domaine
  • 2317/5164 Produits et services
  • 1499/5164 Faits divers/Contentieux
  • 767/5164 Nouveau site web
  • 5067/5164 Infrastructures
  • 1759/5164 TIC pour l’éducation
  • 246/5164 Recherche
  • 250/5164 Projet
  • 3775/5164 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1865/5164 Sonatel/Orange
  • 1641/5164 Licences de télécommunications
  • 285/5164 Sudatel/Expresso
  • 1034/5164 Régulation des médias
  • 1340/5164 Applications
  • 1086/5164 Mouvements sociaux
  • 1847/5164 Données personnelles
  • 281/5164 Big Data/Données ouvertes
  • 614/5164 Mouvement consumériste
  • 365/5164 Médias
  • 663/5164 Appels internationaux entrants
  • 1780/5164 Formation
  • 101/5164 Logiciel libre
  • 2323/5164 Politiques africaines
  • 1068/5164 Fiscalité
  • 170/5164 Art et culture
  • 608/5164 Genre
  • 1764/5164 Point de vue
  • 1101/5164 Commerce électronique
  • 1516/5164 Manifestation
  • 327/5164 Presse en ligne
  • 125/5164 Piratage
  • 209/5164 Téléservices
  • 1095/5164 Biométrie/Identité numérique
  • 323/5164 Environnement/Santé
  • 346/5164 Législation/Réglementation
  • 374/5164 Gouvernance
  • 2015/5164 Portrait/Entretien
  • 148/5164 Radio
  • 761/5164 TIC pour la santé
  • 284/5164 Propriété intellectuelle
  • 60/5164 Langues/Localisation
  • 1124/5164 Médias/Réseaux sociaux
  • 2154/5164 Téléphonie
  • 193/5164 Désengagement de l’Etat
  • 1056/5164 Internet
  • 117/5164 Collectivités locales
  • 461/5164 Dédouanement électronique
  • 1215/5164 Usages et comportements
  • 1062/5164 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 564/5164 Audiovisuel
  • 3988/5164 Transformation digitale
  • 395/5164 Affaire Global Voice
  • 161/5164 Géomatique/Géolocalisation
  • 377/5164 Service universel
  • 677/5164 Sentel/Tigo
  • 180/5164 Vie politique
  • 2032/5164 Distinction/Nomination
  • 34/5164 Handicapés
  • 712/5164 Enseignement à distance
  • 709/5164 Contenus numériques
  • 607/5164 Gestion de l’ARTP
  • 185/5164 Radios communautaires
  • 2226/5164 Qualité de service
  • 490/5164 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5164 SMSI
  • 579/5164 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2862/5164 Innovation/Entreprenariat
  • 1377/5164 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5164 Internet des objets
  • 177/5164 Free Sénégal
  • 902/5164 Intelligence artificielle
  • 201/5164 Editorial
  • 4/5164 Gaming/Jeux vidéos
  • 30/5164 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous