OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2023 > Avril 2023 > Accès à internet : Comment Idrissa Seck a contribué à l’expansion du réseau (…)

Accès à internet : Comment Idrissa Seck a contribué à l’expansion du réseau au Sénégal

lundi 17 avril 2023

Internet

Les premières connexions à internet n’étaient pas destinées au grand public. D’ailleurs, elles ne passaient même pas par Sonatel. En effet, tout au début, pour une amélioration de la communication entre ses laboratoires et faciliter la connexion entre ses chercheurs et le monde scientifique, c’est Orstom, devenu plus tard l’Institut de Recherche pour le développement (IRD), qui entre en scène avec notamment un système de messagerie électronique.

Mais l’accès à internet du grand public intervient dans un moment charnière du développement technologique au Sénégal, avec des initiatives diverses notées de part et d’autre.

Pour mieux comprendre cette sortie du leader du parti Rewmi qui relatait l’arrivée d’Internet au Sénégal et du rôle prépondérant qu’il aurait joué, Dakaractu s’est intéressé à l’historique de l’internet au Sénégal. Pour ce faire, la version révisée d’un document conçu par les chercheurs que sont Olivier Sagna, maître de conférences à l’école des bibliothécaires, archivistes et documentalistes de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, Christophe Brun, directeur des systèmes d’information du « Snecma Services Brussels » et responsable informatique de l’IRD Sénégal et Steven Huter, administrateur de programme au « Network Startup Resource Center » (NSRC), a été interrogée. Ce résumé qui est également une étude de cas intitulé « Historique de l’internet au Sénégal (1989-2004) » donne une idée de l’expansion de ce réseau informatique au Sénégal et les contours de « ses facilitateurs ».

Il fallait donc, revisiter les propos d’Idrissa Seck et tenter de comprendre leur fondement au regard de l’aspect métaphorique voire philosophique qu’ils revêtent. Aussi, avec la tournure prise sur les réseaux sociaux poussant même les « moins initiés » à s’épancher sur un sujet dont ils ignorent les tenants et les aboutissants, il fallait interroger l’histoire technologique au Sénégal.

« En s’exprimant sur Facebook, la connexion qui te permet d’échanger avec les autres, est suivie par les forces de sécurité qui peuvent te trouver n’importe où. C’est ce qu’on appelle « WIFI ». C’est moi qui ai amené internet au Sénégal. Si vous parvenez à vous connecter, c’est grâce à moi. Si vous mangez du riz parfumé, c’est Idrissa Seck », déclarait Ndamal Kadior lors de sa conférence de presse à Thiès où il dénonçait les agissements de certains jeunes sur internet. C’est cette parenthèse de l’ancien Premier ministre qu’il faudra alors « tenter » d’expliquer. Il faut d’abord rappeler que le leader du parti Rewmi a été, de 1995 à 1998, ministre du commerce, de l’artisanat et de l’industrialisation dans le gouvernement d’union nationale de l’ancien Premier ministre Habib Thiam. Cependant, même s’il y avait un ministre de la recherche scientifique et des technologies à l’époque qui était Marie Louise Corréa également du Pds, Idrissa Seck s’est donné plaisir en faisant des démarches pour faciliter l’accès à internet au grand public, car il faut le rappeler, de 1989 à 1995, internet reste l’affaire de quelques privilégiés opérant principalement dans des institutions de recherche et d’enseignement supérieur, des ONG et quelques démembrements de l’État. Et en cette période, la Sonatel ne faisait pas l’effort nécessaire pour élargir l’assiette de distribution Internet. Plusieurs facteurs vont en effet, d’après cette étude de cas de 73 pages, contribuer à modifier l’attitude de la Sonatel. Il y aura tout d’abord, l’explosion de l’Internet dans les pays du Nord, qui propulse le réseau sur le devant de la scène médiatique.

Comme l’expose le document parcouru sur « l’histoire de Internet au Sénégal », c’est en 1995 qu’intervient le changement. Lors d’une visite de travail à Washington, Idrissa Seck a assisté à des démonstrations Internet et mesurant l’impact de cette technologie et de son importance pour le Sénégal, s’est automatiquement dit qu’il faut « connecter le Sénégal au réseau Internet ». À son retour, il convoque les responsables de la Sonatel (dirigée à l’époque par Cheikh Tidiane Mbaye) pour leur demander d’agir dans ce sens. En mai de la même année, à l’occasion du 3e sommet Africain-Américain qui se tenait à Dakar, une étape majeure est franchie. Un coup médiatique qui se révèlera être également un coup de poker gagnant, en demandant à la société Omnes Cable and Wireless de connecter le Sénégal à Internet pendant la durée du sommet. Ainsi, un lien « VSAT de 64 Kbps » est installé pour la circonstance au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES) et pendant près d’une semaine, responsables politiques et économiques et simples visiteurs assistent à ce que l’on peut considérer comme étant la première démonstration publique d’internet au Sénégal.

L’événement est fortement médiatisé et les démonstrations enthousiasment tous ceux qui y assistent. Devant le succès de l’opération et sous la pression des autorités officielles, la Sonatel annonce finalement son intention de connecter le pays à Internet dans les mois qui suivent. Le cahier de charges a été rédigé pour la mise en place du point d’accès Internet dès le mois d’avril, et l’appel d’offres en juillet, lancé. Le président d’alors, Abdou Diouf lors de son message de fin d’année en 1995, avait annoncé que le Sénégal sera connecté dès le début de l’année. L’effectivité s’ensuit en mars 1996. Au regard de ce qui précède, même si internet était l’affaire d’une minorité, son expansion au Sénégal a vu la participation considérable de l’ancien premier ministre du Sénégal, Idrissa Seck.

(Source : Dakar Actu, 17 avril 2023)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4601/5220 Régulation des télécoms
  • 367/5220 Télécentres/Cybercentres
  • 3579/5220 Economie numérique
  • 1901/5220 Politique nationale
  • 5194/5220 Fintech
  • 535/5220 Noms de domaine
  • 1963/5220 Produits et services
  • 1516/5220 Faits divers/Contentieux
  • 838/5220 Nouveau site web
  • 5220/5220 Infrastructures
  • 1895/5220 TIC pour l’éducation
  • 196/5220 Recherche
  • 250/5220 Projet
  • 3704/5220 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1864/5220 Sonatel/Orange
  • 1657/5220 Licences de télécommunications
  • 286/5220 Sudatel/Expresso
  • 1027/5220 Régulation des médias
  • 1353/5220 Applications
  • 1315/5220 Mouvements sociaux
  • 1861/5220 Données personnelles
  • 130/5220 Big Data/Données ouvertes
  • 616/5220 Mouvement consumériste
  • 375/5220 Médias
  • 659/5220 Appels internationaux entrants
  • 1752/5220 Formation
  • 109/5220 Logiciel libre
  • 2071/5220 Politiques africaines
  • 1017/5220 Fiscalité
  • 175/5220 Art et culture
  • 604/5220 Genre
  • 1893/5220 Point de vue
  • 1059/5220 Commerce électronique
  • 1519/5220 Manifestation
  • 336/5220 Presse en ligne
  • 142/5220 Piratage
  • 207/5220 Téléservices
  • 1059/5220 Biométrie/Identité numérique
  • 319/5220 Environnement/Santé
  • 356/5220 Législation/Réglementation
  • 417/5220 Gouvernance
  • 1923/5220 Portrait/Entretien
  • 152/5220 Radio
  • 826/5220 TIC pour la santé
  • 290/5220 Propriété intellectuelle
  • 58/5220 Langues/Localisation
  • 1103/5220 Médias/Réseaux sociaux
  • 2115/5220 Téléphonie
  • 204/5220 Désengagement de l’Etat
  • 1068/5220 Internet
  • 121/5220 Collectivités locales
  • 434/5220 Dédouanement électronique
  • 1213/5220 Usages et comportements
  • 1072/5220 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 567/5220 Audiovisuel
  • 3243/5220 Transformation digitale
  • 395/5220 Affaire Global Voice
  • 161/5220 Géomatique/Géolocalisation
  • 332/5220 Service universel
  • 697/5220 Sentel/Tigo
  • 180/5220 Vie politique
  • 1578/5220 Distinction/Nomination
  • 35/5220 Handicapés
  • 740/5220 Enseignement à distance
  • 727/5220 Contenus numériques
  • 598/5220 Gestion de l’ARTP
  • 185/5220 Radios communautaires
  • 1836/5220 Qualité de service
  • 450/5220 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5220 SMSI
  • 477/5220 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2817/5220 Innovation/Entreprenariat
  • 1407/5220 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5220 Internet des objets
  • 183/5220 Free Sénégal
  • 690/5220 Intelligence artificielle
  • 208/5220 Editorial
  • 3/5220 Gaming/Jeux vidéos
  • 28/5220 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous