OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Mai > Abrogation du décret sur la taxation des appels entrants Comment Sonatel a « (…)

Abrogation du décret sur la taxation des appels entrants Comment Sonatel a « dribblé » Macky Sall !

mercredi 23 mai 2012

Appels internationaux entrants

En arrivant au pouvoir, Macky Sall a été clair. Il lui faut trouver de l’argent pour satisfaire les nombreuses doléances des sénégalais, et il a commencé par recouvrer toutes les créances de l’Etat et essayer de normaliser les rapports avec des multinationales dans lesquelles, notre pays détient des actions. C’est dans ce cadre que l’Etat et les opérateurs de télécommunications sont convenus de travailler ensemble pour résorber le gap de recettes sur les prévisions de 50 milliards de francs Cfa que devrait générer la taxation des appels téléphoniques internationaux entrant au Sénégal. Puisque, seuls, en effet, 26 milliards de francs Cfa, en recettes, seront engrangés pour l’exercice 2012, en attendant des lendemains meilleurs supposés provenir de la hausse du trafic qui doit advenir, avec l’abrogation du décret de la taxation des appels entrants.

Ainsi, des négociations ont abouti à la signature, le 5 mai dernier, d’un protocole d’accord entre les différentes parties, par ce que l’abrogation de l’ancien décret instaurant les taxes sur les appels entrants est expliquée par plusieurs raisons, dont la perte de recettes engendrée par l’importante réduction du volume du trafic sur l’international. On parle même d’une baisse des recettes, aussi bien pour les opérateurs que pour l’Etat, sans compter une charge supplémentaire pour la Diaspora sénégalaise.

Pour y remédier donc, et pour permettre à l’Etat de récolter 50 milliards de francs Cfa de recettes fiscales, par an, un nouvel accord de principe a été conclu pour que ces 26 milliards constituant les redevances attendues au 15 mai (ce sont les estimations de recettes d’avril et mai), soient versés au Trésor public. Et pour le recouvrement du gap, il est retenu principalement la reprise de la hausse du trafic.
Mais, que signifient 5O milliards annuels face à des super-profits des opérateurs de téléphonie qui taquinent les 400 milliards, à chaque exercice ?

Depuis quand les opérateurs de téléphonie ont-ils connu des gaps qui ont impacté sur leurs chiffres d’affaires durant tout le temps des appels entrants ? L’Etat est-il informé à bonne source, ou sont-ce encore les compromissions « célestes » de la cour présidentielle qui sont entrées en action, pour permettre aux opérateurs de téléphonie de se sucrer sur le dos des sénégalais, avec des super-bénefs que s’octroient France Télécom et quelques heureux actionnaires, quand le client sénégalais se plaint de la qualité et du coût des services ?

En tout cas, en ce qui concerne Sonatel (qui doit être aux anges, pour avoir réussi à signer pareil accord qui l’épargne de bien de contrôles), les choses sont tout autres. Si la société peut prétendre, une seule minute,avoir perdu des sous, avec l’entrée en vigueur des appels entrants, c’est qu’alors son bilan d’activités, est pipé dès le départ.
Dans ses résultats financiers de l’exercice 2O11, il ressort des performances maintenues. Autrement dit, le maintien de la dynamique de croissance est resté rentable, toute l’année passée, malgré la mesure de la surtaxe sur les appels entrants réintroduits au quatrième trimestre par le Président Wade, lequel avait bien besoin de renfler ses caisses, en direction de la présidentielle et ne se faisait aucun souci majeur avec les moyens d’y parvenir.
Ainsi, si le chiffre d’affaires d’Orange –Sénégal a été de 599,002 milliards en 2010, il a été porté à 635,361 milliards en 2011, soit une hausse approximative de 6%. Comment une entreprise qui fait des bénéfices, peut-elle perdre ? Comment surtout, dans ces conditions, prétendre que Sonatel a subi le contrecoup de la surtaxe sur les appels entrants ? Mieux ou pire. Comment accepter que la société fasse miroiter à l’Etat, une cinquantaine, voire une soixantaine de milliards par an, alors que ses bénefs dépassent largement les trois cent milliards, par exercice ?
Et qu’on ne vienne surtout pas nous parler de moins d’appels des sénégalais de l’extérieur (surtout de France), et de hausse sur les coûts d’appel. D’abord, parce que ces appels de particuliers ne pèsent pas bien lourd sur le chiffre d’affaires de Sonatel, ensuite parce que quand ils viennent de l’extérieur et sont facturés Orange, ils sont restés les mêmes pour toute la zone Afrique. Et depuis un bon nombre d’années, ils n’ont subi aucune variation, facturation appels entrants ou pas.

En revanche, on peut très bien disserter sur les motivations des dirigeants de la boite qui, lors du Conseil Présidentiel avec Wade, avaient montré des dispositions à payer leur écot, si on leur laissait le soin de le faire avec leurs propres méthodes. Et qui, dès la signature de l’accord avec les nouvelles autorités, se sont dépêchées de récompenser une partie du personnel, avec même de nouveaux syndicalistes maison, dans le Conseil d’administration. Les mêmes « braves travailleurs » qui avaient mené le combat au front, alors que la direction générale a fait profil bas durant toute la bataille.

Cheihk Ba

(Source : Rewmi, 23 mai 2012)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4444/5744 Régulation des télécoms
  • 354/5744 Télécentres/Cybercentres
  • 3714/5744 Economie numérique
  • 1840/5744 Politique nationale
  • 5143/5744 Fintech
  • 574/5744 Noms de domaine
  • 2076/5744 Produits et services
  • 1538/5744 Faits divers/Contentieux
  • 805/5744 Nouveau site web
  • 5744/5744 Infrastructures
  • 2060/5744 TIC pour l’éducation
  • 194/5744 Recherche
  • 249/5744 Projet
  • 4297/5744 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2149/5744 Sonatel/Orange
  • 1613/5744 Licences de télécommunications
  • 283/5744 Sudatel/Expresso
  • 1027/5744 Régulation des médias
  • 1419/5744 Applications
  • 1629/5744 Mouvements sociaux
  • 1658/5744 Données personnelles
  • 144/5744 Big Data/Données ouvertes
  • 607/5744 Mouvement consumériste
  • 367/5744 Médias
  • 652/5744 Appels internationaux entrants
  • 1689/5744 Formation
  • 96/5744 Logiciel libre
  • 2397/5744 Politiques africaines
  • 1109/5744 Fiscalité
  • 171/5744 Art et culture
  • 587/5744 Genre
  • 1883/5744 Point de vue
  • 1060/5744 Commerce électronique
  • 1496/5744 Manifestation
  • 324/5744 Presse en ligne
  • 128/5744 Piratage
  • 204/5744 Téléservices
  • 1065/5744 Biométrie/Identité numérique
  • 383/5744 Environnement/Santé
  • 465/5744 Législation/Réglementation
  • 375/5744 Gouvernance
  • 1883/5744 Portrait/Entretien
  • 146/5744 Radio
  • 793/5744 TIC pour la santé
  • 284/5744 Propriété intellectuelle
  • 59/5744 Langues/Localisation
  • 1107/5744 Médias/Réseaux sociaux
  • 2101/5744 Téléphonie
  • 200/5744 Désengagement de l’Etat
  • 1060/5744 Internet
  • 117/5744 Collectivités locales
  • 425/5744 Dédouanement électronique
  • 1448/5744 Usages et comportements
  • 1104/5744 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 568/5744 Audiovisuel
  • 3639/5744 Transformation digitale
  • 394/5744 Affaire Global Voice
  • 316/5744 Géomatique/Géolocalisation
  • 334/5744 Service universel
  • 672/5744 Sentel/Tigo
  • 178/5744 Vie politique
  • 1748/5744 Distinction/Nomination
  • 34/5744 Handicapés
  • 707/5744 Enseignement à distance
  • 898/5744 Contenus numériques
  • 597/5744 Gestion de l’ARTP
  • 186/5744 Radios communautaires
  • 1987/5744 Qualité de service
  • 561/5744 Privatisation/Libéralisation
  • 139/5744 SMSI
  • 522/5744 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2792/5744 Innovation/Entreprenariat
  • 1630/5744 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5744 Internet des objets
  • 176/5744 Free Sénégal
  • 965/5744 Intelligence artificielle
  • 202/5744 Editorial
  • 13/5744 Gaming/Jeux vidéos
  • 29/5744 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous