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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Janvier 2018 > Abonnement numérique : Quels défis pour le Sénégal ?

Abonnement numérique : Quels défis pour le Sénégal ?

mardi 9 janvier 2018

Economie numérique

Du bon vieux abonnement à la Sotrac dans les années 80, aux classiques nécessaires comme la Senelec, la SDE, voire Canal +, aux plus contemporains comme Rapido pour l’autoroute à Péage, la téléphonie et tous les services proposés par le grouillant écosystème numérique sénégalais, l’abonnement n’est pas nouveau au Sénégal. C’est une économie dont le numérique a repris les rênes. Elle est toute indiquée à porter la croissance sénégalaise.

L’Afrique et l’Occident, deux visions différentes

L’abonnement est devenu une économie de la souscription capable de progresser près de 10 fois plus vite que la plupart des entreprises occidentales cotées en bourse.

Si en Afrique, c’est encore à ses premiers balbutiements, une frénésie de l’abonnement par le numérique est réellement en cours. Cependant, l’abonnement n’est pas nouveau dans beaucoup de pays africains comme au Sénégal et a toujours bouleversé les modes de consommation. L’un des plus répandus est dans doute le fameux « bindou bol » : c’est un abonnement qui consiste à s’inscrire, généralement, auprès d’une ménagère pour disposer d’un ou de plusieurs repas quotidiens pour les célibataires et les enseignants souvent loin de leur famille ainsi que les travailleurs dans le même cas. De nos jours, les consommateurs occidentaux, par exemple, préfèrent de plus en plus l’abonnement à un service pour recevoir une prestation régulière qui les lie sur le long terme avec une entreprise prestataire. « Une avance de l’Occident qui n’est pas synonyme de retard en Afrique », plaide Rivolala Ratsimandresy, Malgache installé au Sénégal depuis 2013 qui est cofondateur de la Rencontre des entreprises, le premier accélérateur des PMU et PMI au Sénégal. L’Afrique doit avancer tout en gardant sa particularité. « Les Africains n’ont pas intérêt à courir derrière qui que ce soit. Nous devons adapter le Digital à nos écosystèmes africains qui sont différents de ceux d’Occident. Le Digital ne représente, pour le moment, que 0,1% du tissu entrepreneurial sénégalais. La grande majorité est composée de PME et de PMI ».

D’autant plus qu’avec la dématérialisation et la digitalisation propice au développement de l’économie d’abonnement, les grandes entreprises traditionnelles craignent plus les startups que leurs rivales classiques. La révolution numérique a provoqué l’arrivée précoce de ce que Jeremy Rifkin appelait dès 2000 « l’âge de l’accès » en Occident. Au Sénégal, les avis sont divergents pour savoir si l’écosystème numérique est prêt à une fidélisation de la clientèle par l’abonnement. Si les Occidentaux âgés de trente ans en moins aux habitudes de consommation « peu attachés à la propriété et veulent pouvoir accéder à tout, et dans la seconde, avec leur Smartphone » sont prêts pour l’abonnement, en Afrique, rien n’est moins sûr, notamment au Sénégal, malgré l’éclosion dans certains secteurs comme la plateforme You Tube avec les séries sénégalaises.

Un écosystème en pleine mutation au Sénégal

Les internautes sénégalais ont des usages numériques généralement identique à ceux du reste du monde. Pourtant, il semble exister une exception sur la consommation en ligne par l’abonnement.

« Le Sénégal n’est pas encore prêt à cause du faible taux de bancarisation », analyse Sédar Henri Senghor, jeune entrepreneur à la tête d’une plateforme monétique digitale. Ce n’est pas un problème culturel mais de solvabilité. Les gens ne sont pas toujours solvables au Sénégal. C’est pourquoi c’est risqué. Les systèmes déjà existant exigent un paiement avant utilisation ». Cependant, le jeune startuper consent que l’abonnement a fait un pas au Sénégal, mais avec des limites. « Tant que nous n’aurions pas une structure qui assure le paiement à la personne, je ne pense pas que les gens iront vers cela. On est très liquide au Sénégal », pense-t-il. C’est un avis qui n’est pas partagé par un autre jeune entrepreneur Tech qui allie digital et secteur de la beauté et du bien-être. El Hadji Magatte Diagne pose le problème autrement. « Tout dépend de ce qu’on propose, avertit-il d’emblée. Au départ, nous (sa boite) avions mis en place un système de commissionnement. Sur chaque réservation, nous prenions une commission. On s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup d’éléments oubliés. Si on propose un pack bien fourni et garanti, c’était mieux. On a le choix de ponctionner le client ou le partenaire ». Il est évident que le secteur de la beauté est en retard sur le digital et qu’il y a un vrai travail à faire. « Il fallait insister sur la nécessité d’interagir avec le client », propose M. Diagne, comme principale solution. Il est difficile de mettre sur pied un système basé sur l’abonnement quand l’informel est la particularité sénégalaise en matière économique.

« Il faut alléger les conditions d’abonnement pour que le client puisse mettre fin au contrat si l’abonnement ne lui va pas, pense El Hadji Diagne. Il est évident que le système de paiement est un problème avec le faible taux de bancarisation. Le renouvellement est un élément à prendre en compte ».

BEAUTÉ ET BIEN ÊTRE : Un secteur encore vierge pour l’abonnement digital

El Hadji Magatte Diagne, jeune qui entreprend dans les Tech, a la particularité de s’être tourné vers un modèle exclusivement d’abonnement dans le secteur de la beauté et du bien être.

« Nous aidons le client à aller vers l’institut le plus proche, informe El Hadji Magatte Diagne, entrepreneur Tech depuis 2015. Nous donnons également aux partenaires un outil de promotion de leurs services ». C’est ainsi qu’El Hadji Magatte Diagne présente sa plateforme « Elmadeal » qui interconnecte les instituts de beauté, les salons de coiffure avec les clients pour des soins du visage, de pédicure et de manucure. Il s’est tourné vers un modèle d’abonnement depuis quelques mois.

Comment ça marche ?

Il y a tout d’abord un référencement des instituts de beauté puis une inscription sur la plateforme et enfin une mise en place d’un système d’abonnement. « Nous proposons un système d’abonnement qui donne droit d’être sur la plateforme », indique M. Diagne. Dans la mise en place digitale, une page internet est dédiée aux abonnés avec des photos des instituts partenaires. C’est une visibilité qui permet aux clients de faire leur choix. « On y retrouve également des descriptions et la durée de chaque soin proposé », détaille le jeune entrepreneur en technologie. Une partie nommée « avis du client » existe également. Elle permet de mesurer leur degré de satisfaction mais c’est aussi un baromètre pour les autres clients. Sur la base de cette offre, il y a deux types d’abonnements. Le premier dénommé « abonnement simple » donne droit aux partenaires d’être sur la plateforme alors que le second est « un abonnement Prenium » pour les « partenaires qui veulent plus de visibilité et toucher le maximum de clients ». Du côté des clients, la startup propose des « cartes de souscription et de réduction qui permettent aux clients de bénéficier de 15 à 20 % de réduction sur l’ensemble du réseau partenaire ».

18 millions de chiffre d’affaires

Dans le modèle économique développé par El Hadji Diagne, l’abonnement occupe 100 % des revenus ; que ce soit avec les partenaires ou avec les clients. « L’abonnement nous permet de garantir aux professionnels de la beauté un ensemble d’outils et d’accompagnements pour lui faire accroître son business », renseigne-t-il. « Après plus d’un an (d’activités), nous en sommes à 18 millions de chiffre d’affaires avec plus de 800 rendez-vous (décompte arrêté en octobre 2017, ndlr). Nous avons une cinquantaine de partenaires sur la plateforme et 3200 membres inscrits. La moitié des partenaires a choisi désormais de basculer sur l’abonnement ». La conviction du jeune entrepreneur est qu’il faut « identifier et verrouiller » l’offre afin que « le client puisse y voir un intérêt à s’abonner ».

Plus de visibilité pour un institut de beauté

Mme Diallo dirige Omael Beauty, un institut de beauté et de remise en forme pour hommes et femmes qui existe depuis deux ans. Elle a fait le choix de l’abonnement auprès d’ELMADEAL « pour une meilleure visibilité sur leurs pages et site ». Les avantages qu’en tirent Omael Beauty sont nombreux d’après Mme Diallo. Même en ne donnant pas de chiffres précis, Mme Diallo estime que « depuis le début de (leur) partenariat, (son) portefeuille client s’est accru et donc il y a plus de satisfactions dans cette collaboration ».

MONÉTIQUE : « Le Sénégal n’est pas encore prêt »

Sédar Henri Senghor a mis en place, en avril 2016, une plateforme monétique digitale qui « apporte une architecture nouvelle, une visibilité en temps réelle et une vraie agilité aux banques, aux instituts et aux entreprises ». Il est dubitatif sur la maturité du marché sénégalais à embrasser l’abonnement numérique.

« Quand on parle de digital, on parle également de rapidité ». C’est la conviction de Sédar Henri Senghor, jeune trentenaire féru d’innovations et de propositions entrepreneuriales. « Généralement, lors d’une opération bancaire, on ne voit sur le compte que les mouvements de la veille. Et l’actualisation n’intervient que le lendemain ».

Le Digital propose une solution à ce problème. « Cartalink apporte cette souplesse. Nous mettons en place des solutions sur cette plateforme ».

Déploiement

Sédar H. Senghor informe avoir un client disposant de 16 établissements de bowling. « Dans ses établissements, quand un client arrive, il charge son compte et reçoit une carte. Et c’est avec cette carte qu’il paie son bowling, son resto. En gros, c’est un porte-monnaie électronique avec lequel on peut faire plusieurs choses », explique-t-il. Donc sur la monétique, il n’y a pas de système d’abonnement mis en place car « le faible taux de bancarisation au Sénégal est un frein ». En revanche, pour la fidélisation client, l’abonnement est en bonne voie.

« Nous allons déployer une solution. C’est tout récent », assure M. Senghor. Cette plateforme évolue en Mobile Money. « Nous sommes en train de discuter pour intégrer des solutions Mobile Money, projette M. Senghor. Pour les grandes surfaces et les stations services, nous leur proposons la carte. C’est une sorte de bon d’achat que nous couplons à la fidélisation client ». C’est une manière de contourner les obstacles à l’abonnement en s’y rapprochant de plus près.

Dossier réalisé par Moussa Diop

(Source : Le Soleil, 9 janvier 2018)

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