OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2022 > Octobre 2022 > Abdoulaye Barry, Pdg de Ymo : « Nous sommes une solution d’inclusion (…)

Abdoulaye Barry, Pdg de Ymo : « Nous sommes une solution d’inclusion financière »

jeudi 27 octobre 2022

Portrait/Entretien

Après avoir officiellement lancé les activités sa plateforme de paiement électronique, YMO, le Président directeur général s’est prêté aux questions de CIO MAG. Dans cet entretien, il aborde les défis de la bancarisation, le déploiement en Afrique, l’équation du secteur informel…

Cio Mag : Quelle est la valeur ajoutée de YMO devant cette pléthore de fintechs ?

Abdoulaye Barry : Quand vous parlez de pléthore c’est, sans doute ces offres venues d’ailleurs qui essaient de comprendre ce que nous faisons. Nous, nous sommes une émanation africaine. Nous connaissons nos problèmes. C’est pourquoi nous ne sommes pas une société de transfert d’argent, mais une solution d’inclusion financière qui permet le transfert d’argent.

En 2022, 1,3 milliard d’Africains sont exclus du système financier classique. Notre conviction, c’est qu’il est possible d’avoir un compte, de recevoir de l’argent, d’en émettre sans tenir du cash. C’est ce que nous proposons. Le deuxième aspect repose sur le crédit. Les fintechs ici reposent sur le paiement. Avec Ymo, nous allons nouer des partenariats avec des établissements de crédits pour favoriser l’obtention de prêts, avec son téléphone mobile. Pour que l’établissement t’accorde du crédit, il s’assure de ta capacité de remboursement. Or, les solutions classiques ne l’offrent pas. Nous, nous offrons la possibilité de virement de compte à compte qui puisse rassurer l’établissement de crédit. Et notre solution n’exige que l’accès à son téléphone. Il suffit d’avoir un téléphone et de disposer de la carte. Notre système profite d’un système NFC ou du code QR avec lequel on peut faire tout type de transaction. Donc même ceux qui n’ont pas accès à internet, peuvent en profiter.

Est-ce que l’idée de devenir une banque n’est pas dans un coin de votre esprit ?

Pour l’instant, nous sommes un établissement de monnaie électronique agréé par la Banque centrale de Guinée. Nous pensons qu’il y a énormément à faire dans le paiement électronique et les services connexes. C’est sur cela que nous allons nous focaliser dans les deux trois prochaines années.

Comment toucher le secteur informel ?

Les acteurs et les pouvoirs publics ont une mission de favoriser la formalisation des acteurs informels. Cela passe par des lois et outils adaptés. Il faut qu’ils y trouvent de l’intérêt. Nous contribuons déjà à la formalisation du secteur informel. Comme vous le savez, les Africains s’envoient de l’argent depuis très longtemps et sans passer par les banques. Nous avons décidé d’offrir un outil adapté à leurs réalités. Ensuite, nous les accompagnons dans les processus de formalisation. Nous les encourageons à ouvrir des comptes bancaires qui sont incorporés, et lorsque nous payons les commissions, nous le faisons par virement bancaire. Donc ils sont obligés de se formaliser. Ce sont des acteurs qui comprennent l’économie africaine mieux que quiconque. Nous avons à apprendre d’eux.

Une trouvaille africaine pour des Africains. Quel message pour la diaspora ?

Lorsque nous avons commencé les panneaux publicitaires, beaucoup pensaient que c’était un acteur étranger. En 2022, nous continuons à croire que notre développement doit forcément venir de l’étranger. Cela me frustre énormément. Mais je suis heureux de savoir que nous n’avons pas eu besoin d’importer une société étrangère. Il faut que nous Africains, nous le comprenions, il n’y aura pas de développement qui nous profite, si ce n’est pas nous qui le portons.

Le marché guinéen est très concurrentiel. Comment comptez-vous tirer votre épingle du jeu ?

Il y a un demi-million de clients qui reçoivent chaque mois de l’argent via notre plateforme et cela en trois ans d’existence. C’est vrai que nous avons des concurrents qui sont là depuis près de dix ans, mais ils n’ont pas réussi à relever le défi de l’inclusion financière. Cela veut dire qu’il y a encore un gap à résorber et c’est notre défi. Mais nous ne sommes pas dans une démarche de conflits. Nous voulons créer un environnement concurrentiel positif. Le danger du monopole, c’est de créer un marasme où rien ne bouge. Le marché est assez ouvert et nous avons des surprises à révéler.

Mamadou Diop

(Source : CIO Mag, 27 ocotbre 2022)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4990/5449 Régulation des télécoms
  • 385/5449 Télécentres/Cybercentres
  • 3786/5449 Economie numérique
  • 1957/5449 Politique nationale
  • 5222/5449 Fintech
  • 555/5449 Noms de domaine
  • 3147/5449 Produits et services
  • 1616/5449 Faits divers/Contentieux
  • 801/5449 Nouveau site web
  • 5449/5449 Infrastructures
  • 1777/5449 TIC pour l’éducation
  • 198/5449 Recherche
  • 267/5449 Projet
  • 4591/5449 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1898/5449 Sonatel/Orange
  • 1694/5449 Licences de télécommunications
  • 306/5449 Sudatel/Expresso
  • 1078/5449 Régulation des médias
  • 1430/5449 Applications
  • 1111/5449 Mouvements sociaux
  • 1804/5449 Données personnelles
  • 143/5449 Big Data/Données ouvertes
  • 626/5449 Mouvement consumériste
  • 401/5449 Médias
  • 678/5449 Appels internationaux entrants
  • 1922/5449 Formation
  • 109/5449 Logiciel libre
  • 2382/5449 Politiques africaines
  • 1081/5449 Fiscalité
  • 188/5449 Art et culture
  • 655/5449 Genre
  • 1886/5449 Point de vue
  • 1108/5449 Commerce électronique
  • 1573/5449 Manifestation
  • 363/5449 Presse en ligne
  • 132/5449 Piratage
  • 236/5449 Téléservices
  • 1067/5449 Biométrie/Identité numérique
  • 332/5449 Environnement/Santé
  • 390/5449 Législation/Réglementation
  • 471/5449 Gouvernance
  • 2048/5449 Portrait/Entretien
  • 157/5449 Radio
  • 960/5449 TIC pour la santé
  • 311/5449 Propriété intellectuelle
  • 62/5449 Langues/Localisation
  • 1133/5449 Médias/Réseaux sociaux
  • 2099/5449 Téléphonie
  • 231/5449 Désengagement de l’Etat
  • 1087/5449 Internet
  • 121/5449 Collectivités locales
  • 573/5449 Dédouanement électronique
  • 1287/5449 Usages et comportements
  • 1109/5449 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 627/5449 Audiovisuel
  • 3366/5449 Transformation digitale
  • 424/5449 Affaire Global Voice
  • 178/5449 Géomatique/Géolocalisation
  • 357/5449 Service universel
  • 744/5449 Sentel/Tigo
  • 206/5449 Vie politique
  • 1746/5449 Distinction/Nomination
  • 36/5449 Handicapés
  • 757/5449 Enseignement à distance
  • 806/5449 Contenus numériques
  • 667/5449 Gestion de l’ARTP
  • 189/5449 Radios communautaires
  • 1913/5449 Qualité de service
  • 464/5449 Privatisation/Libéralisation
  • 138/5449 SMSI
  • 500/5449 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2876/5449 Innovation/Entreprenariat
  • 1425/5449 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 50/5449 Internet des objets
  • 186/5449 Free Sénégal
  • 705/5449 Intelligence artificielle
  • 225/5449 Editorial
  • 31/5449 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous