OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2004 > Janvier > A la recherche du discours de nouvel an…

A la recherche du discours de nouvel an…

vendredi 9 janvier 2004

Usages et comportements

Quand, le 1er janvier dans l’après-midi, j’ai ouvert le site portail du gouvernement (www.gouv.sn) en quête du texte intégral du discours de nouvel an du président de la république, je me suis rendu compte, avec étonnement, qu’il n’y figurait pas. J’ai d’abord cherché dans la rubrique « Actualités » au lien « Quoi de neuf ». La dernière « nouveauté » disponible datait d’août 2003.

Apparemment, depuis quatre mois, il n’y avait rien eu de nouveau digne de figurer sur le site gouvernemental puisque c’est le communiqué du remaniement ministériel du 28 août 2003 qui en constituait la dernière actualité… J’ai tout de même poursuivi mes recherches, cette fois dans la rubrique « Président de la république » en lançant un ouf à la vue du lien « les discours du président de la République ». J’ai cliqué sur ce lien et que croyez-vous qu’il arrivât ? Le dernier discours de cette rubrique datait du 9 avril 2003 - ça fait huit mois - et concernait la conférence de Me Abdoulaye Wade à Sciences Po de Paris sur « le Nepad entre doute et espoir »… Même son intervention à Genève sur la solidarité numérique n’avait pas l’honneur d’y être.
A ce stade, on se pose quand même des questions. Si l’on n’arrive pas à alimenter un simple site portail, en mettant à la disposition du public les dernières informations, les derniers discours, les derniers décrets, les derniers numéros du « Quotidien de la République » publié par la présidence, etc., pourra-t-on vraiment tirer parti du futur intranet gouvernemental dont le président de la République a vanté, dans son discours de nouvel an, les bienfaits futurs pour l’action gouvernementale et dont les travaux de génie civil ont débuté cette semaine ? (Voir encadré). Passons d’ailleurs sur l’histoire de cet intranet, devenu une Arlésienne puisque son concept originel, né sous le régime précédent (le fameux Réseau administratif de communication voix et données - RACVD)), date bien d’une quinzaine d’années. Plusieurs fois annoncé par l’ancien et le nouveau régimes, il n’a toujours pas vu le jour. On espère que cette fois-ci sera la bonne, le président de la République ayant annoncé que « ses réalisations seront en parties visibles dès le premier semestre de 2004 ». En fait, dès la fin du premier trimestre de 2004, ou au début du deuxième trimestre, les premières connexions devraient se concrétiser car les travaux vont aller relativement vite, l’entreprise chargée de les effectuer ayant décidé, en accord avec les maîtres d’œuvre, notamment la Direction informatique de l’Etat, de travailler essentiellement de nuit.

Cet e-gouvernement, a dit le président, l’Etat va « moderniser l’appareil administratif (…), l’installer au cœur des Nouvelles technologies de l’information qui exigent de la vitesse et de la précision dans l’exécution des tâches et l’interaction des structures ». Il va aussi « offrir aux usagers, personnes physiques ou morales, un bouquet de services sur toute l’étendue du territoire national et, au-delà, avec nos représentations diplomatiques, et améliorer l’efficacité de l’administration en réduisant considérablement les détails de traitement des dossiers et le coût des communications ».

Le questionnement qui pointe ici, c’est l’effectivité de l’usage productif de cette réalisation qui s’annonce. Car, malheureusement, au Sénégal, l’informatisation ne permet pas toujours - alors que c’est sa finalité - d’améliorer le travail, de produire mieux, davantage et en réduisant les délais. Un discours du président qui n’est pas mis en ligne dans le site gouvernemental dont l’une des rubriques est censée stocker ses discours, on ne peut pas dire que c’est chose normale. Même si l’Agence de presse sénégalaise a publié dans son site l’intégralité du texte le 31 décembre dès à 22h34, sa présence sur le site officiel du gouvernement nous paraissait nécessaire pour un accès encore plus large. Il s’agit pourtant là d’actes que l’on peut faire maintenant et tout de suite, sans attendre, avec la technologie que l’on a. Et si on ne les fait pas, difficile de croire que le projet d’intranet gouvernemental va subitement changer le cours des choses dans le sens de la qualité du service de l’Etat. Parce que, tout simplement, les mêmes habitudes, entre autres celle de pas actualiser les contenus, risquent de se poursuivre en dépit de la sophistication du futur intranet.

L’Internet (et l’intranet, qui est un internet réduit), c’est au fond la rencontre de deux réseaux. D’une part, celui constitué par les ordinateurs, les modems, les lignes téléphoniques, les fils - et les logiciels qui les gèrent - et, par ailleurs, celui formé par les hommes et les femmes qui, derrière, font fonctionner tout cela en communiquant effectivement, en échangeant des informations, en créant des contenus, en mettant leurs données à jour, en créant des services, en répondant aux sollicitations, en traitant les dossiers avec diligence, etc., tout en profitant de la rapidité et de l’ubiquité du réseau. Si l’un des réseaux ne fonctionne pas (le réseau technique ou le réseau humain), il n’y aura ni intranet, ni e-gouvernement efficaces. Il faudra y penser dès maintenant.

Cheikh Alioune Jaw

(Source : Le Nouvel horizon, 9 décembre 2003)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5724/6600 Régulation des télécoms
  • 447/6600 Télécentres/Cybercentres
  • 4547/6600 Economie numérique
  • 2436/6600 Politique nationale
  • 6491/6600 Fintech
  • 713/6600 Noms de domaine
  • 2632/6600 Produits et services
  • 1973/6600 Faits divers/Contentieux
  • 940/6600 Nouveau site web
  • 6600/6600 Infrastructures
  • 2406/6600 TIC pour l’éducation
  • 267/6600 Recherche
  • 317/6600 Projet
  • 4602/6600 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2400/6600 Sonatel/Orange
  • 2131/6600 Licences de télécommunications
  • 369/6600 Sudatel/Expresso
  • 1310/6600 Régulation des médias
  • 1611/6600 Applications
  • 1340/6600 Mouvements sociaux
  • 2254/6600 Données personnelles
  • 363/6600 Big Data/Données ouvertes
  • 773/6600 Mouvement consumériste
  • 465/6600 Médias
  • 839/6600 Appels internationaux entrants
  • 2392/6600 Formation
  • 118/6600 Logiciel libre
  • 2776/6600 Politiques africaines
  • 1340/6600 Fiscalité
  • 294/6600 Art et culture
  • 746/6600 Genre
  • 2353/6600 Point de vue
  • 1345/6600 Commerce électronique
  • 1870/6600 Manifestation
  • 420/6600 Presse en ligne
  • 156/6600 Piratage
  • 260/6600 Téléservices
  • 1365/6600 Biométrie/Identité numérique
  • 418/6600 Environnement/Santé
  • 420/6600 Législation/Réglementation
  • 536/6600 Gouvernance
  • 2352/6600 Portrait/Entretien
  • 189/6600 Radio
  • 1008/6600 TIC pour la santé
  • 329/6600 Propriété intellectuelle
  • 68/6600 Langues/Localisation
  • 1432/6600 Médias/Réseaux sociaux
  • 2697/6600 Téléphonie
  • 241/6600 Désengagement de l’Etat
  • 1509/6600 Internet
  • 143/6600 Collectivités locales
  • 530/6600 Dédouanement électronique
  • 1563/6600 Usages et comportements
  • 1374/6600 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 694/6600 Audiovisuel
  • 4629/6600 Transformation digitale
  • 503/6600 Affaire Global Voice
  • 259/6600 Géomatique/Géolocalisation
  • 528/6600 Service universel
  • 851/6600 Sentel/Tigo
  • 236/6600 Vie politique
  • 2043/6600 Distinction/Nomination
  • 47/6600 Handicapés
  • 911/6600 Enseignement à distance
  • 892/6600 Contenus numériques
  • 725/6600 Gestion de l’ARTP
  • 238/6600 Radios communautaires
  • 2722/6600 Qualité de service
  • 581/6600 Privatisation/Libéralisation
  • 179/6600 SMSI
  • 659/6600 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3706/6600 Innovation/Entreprenariat
  • 1727/6600 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/6600 Internet des objets
  • 216/6600 Free Sénégal
  • 1010/6600 Intelligence artificielle
  • 240/6600 Editorial
  • 8/6600 Gaming/Jeux vidéos
  • 30/6600 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous