OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Juillet 2025 > 60 000 talents IA à former d’ici 2040, un défi de taille pour le Cameroun

60 000 talents IA à former d’ici 2040, un défi de taille pour le Cameroun

jeudi 10 juillet 2025

Intelligence artificielle

Selon McKinsey, l’intelligence artificielle (IA) pourrait injecter jusqu’à 1200 milliards de dollars dans l’économie africaine d’ici 2030. Pour tirer parti de ce potentiel, la formation des talents s’impose comme un levier stratégique majeur. Le Cameroun s’engage résolument sur cette voie.

Le Cameroun ambitionne de former 60 000 spécialistes en intelligence artificielle d’ici 2040, dont 40 % de femmes, dans le cadre de sa Stratégie nationale pour l’IA (SNIA), dévoilée récemment par la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng. Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large visant à faire du pays un hub africain de l’intelligence artificielle.

Parmi les principaux objectifs de cette stratégie figurent également la création de 12 000 emplois directs, la mise au point de 12 solutions souveraines à fort impact socio-économique, et une contribution attendue de l’IA au PIB national estimée entre 0,8 % et 1,2 %. Une attention particulière est accordée à la diversité linguistique, avec le développement de modèles d’IA capables d’intégrer les langues nationales, un levier clé pour l’inclusion numérique et la valorisation des patrimoines culturels locaux.

Cependant, pour concrétiser ces ambitions, le Cameroun doit combler plusieurs lacunes majeures. Le pays souffre encore d’un retard significatif en matière d’infrastructures numériques, notamment en ce qui concerne le déploiement de centres de données modernes, le développement de plateformes cloud sécurisées, ainsi qu’une connectivité haut débit inégale, en particulier dans les zones rurales.

Sur le plan continental, cette réalité est illustrée par le dernier classement de l’Union internationale des télécommunications (UIT), dans lequel le Cameroun obtient un score de 46,3 sur 100, se classant à la 30ᵉ position sur 42 pays africains. Un résultat en dessous de la moyenne continentale, estimée à 56 points, qui témoigne de la nécessité pour le pays d’accélérer ses efforts.

La formation de talents qualifiés demeure l’un des défis majeurs. Le manque d’ingénieurs, de chercheurs et de spécialistes en IA freine le développement du secteur. Pour y remédier, le Cameroun devra investir massivement dans la création de centres d’excellence, établir des écoles et instituts spécialisés dans les technologies avancées, et intégrer des programmes de formation à l’IA dans les cursus secondaires et universitaires. Des partenariats structurants entre universités, entreprises technologiques et institutions publiques seront indispensables pour adapter les contenus pédagogiques aux réalités du marché.

Par ailleurs, il sera crucial de mettre en œuvre des programmes de formation continue et de reconversion professionnelle, afin de doter un large public des compétences numériques nécessaires à l’économie de demain. L’élargissement de l’accès à Internet haut débit, notamment dans les zones reculées, devra également accompagner cette dynamique, tout comme la stimulation d’un écosystème entrepreneurial innovant, apte à attirer les investisseurs et à favoriser l’émergence de solutions locales.

L’objectif de former 40 % de femmes est ambitieux et louable, mais il implique des mesures proactives : campagnes de sensibilisation, mentorat, soutien aux carrières féminines dans la tech, et lutte contre les stéréotypes de genre dans les filières scientifiques.

Malgré ces défis, des signaux encourageants émergent. La récente adoption d’une loi sur la protection des données personnelles ainsi que les premières concertations nationales sur l’IA témoignent d’une volonté politique affirmée de créer un cadre réglementaire solide, condition essentielle à la structuration du secteur et à la confiance des acteurs.

Samira Njoya

(Source : Agence Ecofin, 10 juillet 2025)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4631/5726 Régulation des télécoms
  • 359/5726 Télécentres/Cybercentres
  • 3769/5726 Economie numérique
  • 1871/5726 Politique nationale
  • 5189/5726 Fintech
  • 676/5726 Noms de domaine
  • 2444/5726 Produits et services
  • 1607/5726 Faits divers/Contentieux
  • 846/5726 Nouveau site web
  • 5726/5726 Infrastructures
  • 1829/5726 TIC pour l’éducation
  • 205/5726 Recherche
  • 252/5726 Projet
  • 3647/5726 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2309/5726 Sonatel/Orange
  • 1626/5726 Licences de télécommunications
  • 295/5726 Sudatel/Expresso
  • 1016/5726 Régulation des médias
  • 1516/5726 Applications
  • 1228/5726 Mouvements sociaux
  • 1663/5726 Données personnelles
  • 147/5726 Big Data/Données ouvertes
  • 625/5726 Mouvement consumériste
  • 365/5726 Médias
  • 751/5726 Appels internationaux entrants
  • 1750/5726 Formation
  • 94/5726 Logiciel libre
  • 2596/5726 Politiques africaines
  • 1105/5726 Fiscalité
  • 174/5726 Art et culture
  • 654/5726 Genre
  • 1872/5726 Point de vue
  • 1059/5726 Commerce électronique
  • 1569/5726 Manifestation
  • 334/5726 Presse en ligne
  • 133/5726 Piratage
  • 216/5726 Téléservices
  • 1232/5726 Biométrie/Identité numérique
  • 363/5726 Environnement/Santé
  • 354/5726 Législation/Réglementation
  • 370/5726 Gouvernance
  • 1883/5726 Portrait/Entretien
  • 147/5726 Radio
  • 842/5726 TIC pour la santé
  • 282/5726 Propriété intellectuelle
  • 60/5726 Langues/Localisation
  • 1147/5726 Médias/Réseaux sociaux
  • 2243/5726 Téléphonie
  • 200/5726 Désengagement de l’Etat
  • 1070/5726 Internet
  • 123/5726 Collectivités locales
  • 417/5726 Dédouanement électronique
  • 1390/5726 Usages et comportements
  • 1042/5726 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 572/5726 Audiovisuel
  • 4033/5726 Transformation digitale
  • 387/5726 Affaire Global Voice
  • 168/5726 Géomatique/Géolocalisation
  • 329/5726 Service universel
  • 666/5726 Sentel/Tigo
  • 183/5726 Vie politique
  • 2141/5726 Distinction/Nomination
  • 34/5726 Handicapés
  • 711/5726 Enseignement à distance
  • 895/5726 Contenus numériques
  • 594/5726 Gestion de l’ARTP
  • 192/5726 Radios communautaires
  • 2234/5726 Qualité de service
  • 550/5726 Privatisation/Libéralisation
  • 136/5726 SMSI
  • 502/5726 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2786/5726 Innovation/Entreprenariat
  • 1370/5726 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5726 Internet des objets
  • 175/5726 Free Sénégal
  • 940/5726 Intelligence artificielle
  • 195/5726 Editorial
  • 70/5726 Gaming/Jeux vidéos
  • 28/5726 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous