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Télé-travail : un marché encore embryonnaire

vendredi 6 août 2004

Quelques ’start-up’ sénégalaises se sont lancées dans le créneau mondial du télétravail (encore dominé par l’Irlande, l’Inde, l’Ile Maurice ou Madagascar), en sous-traitant des activités de saisie informatique, de développement logiciel, de traduction ou de numérisation de documents pour le compte d’entreprises françaises (Alphacad, Téléservices SA). D’autres sociétés (Chaka Computer et Africatel), spécialisées dans les serveurs vocaux, se sont lancées dans la création de centres d’appels, pour l’instant réservés au marché local, voire sous-régional.

Des initiatives qui semblent être encore des cas isolés, même si le télétravail pourrait fortement se développer dans les années à venir, la réussite d’une telle activité étant liée à quatre conditions que réunit le Sénégal : un coût de la main d’œuvre peu élevé et des charges sociales faibles ; un pays francophone ayant de ce fait accès au marché international de la francophonie ; un bon niveau de formation aux métiers de l’informatique et des nouvelles technologies, un secteur qui bénéficie de nombreux soutiens (pour faire face à la pénurie d’informaticiens qui menace l’Europe), et qui attire les jeunes (car il fait partie de la branche des services où l’investissement de départ est faible) ; des infrastructures Telecom performantes et modernes.

Ces atouts ont suffi à convaincre de nouveaux investisseurs et, outre PCCI (300 postes de travail au lancement, clientèle cible française), TECSA devrait démarrer ces activités comme centre d’appels de Sentel, le 2ème opérateur de téléphonie mobile au Sénégal.

Cependant, le marché du télétravail au Sénégal est malgré tout encore embryonnaire, et les opérateurs du secteur y ont identifié un certain nombre de freins : un retard de la législation par rapport aux pays concurrents : les sociétés de télé-services sénégalaises sont soumises au droit du travail et au droit fiscal des sociétés traditionnelles, alors que des pays comme Madagascar ou Maurice auraient adapté leur cadre institutionnel et législatif aux problématiques de travail à domicile et de prestation de services ; la disponibilité aléatoire de l’énergie électrique ; l’inadaptation de l’enseignement à l’utilisation de nouvelles technologies dans l’exercice d’un métier classique (il est très difficile de trouver des commerciaux, enquêteurs ou traducteurs ayant des connaissances en informatique suffisantes pour travailler à distance).

Malick NDAO

(Source : Sud Quotidien 6 aout 2004)

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