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Quelles sont les compétences à avoir pour faire face aux nouvelles exigences socio-professionnelles à venir ?

jeudi 16 avril 2020

De la qualification aux activités professionnelles en passant par les compétences, quelles sont les aptitudes ou prédispositions à avoir au 21e siècle pour créer de la valeur ? Est-ce que l’appellation Métier aura le sens qu’il avait il y a 50 ans ? Autant de questions sont abordées à l’état actuel dans les laboratoires, par les chercheurs assermentés.

L’évolution des modes d’organisation du travail élargit l’éventail des compétences comportementales nécessaires à chacun et accroît le niveau de maîtrise exigé. Par conséquent, l’emploi du futur, qu’il soit salarié ou non, mobilisera à la fois des expertises pointues, une culture technique permettant de comprendre la logique et les besoins des autres acteurs du système, et des compétences transversales : culture générale, compétences sociales et situationnelles.

En effet, nous avons tous besoins de sept types de compétences pour affronter la transition à laquelle nous faisons face.

  • Collaboration à distance,
  • Communication à travers le numérique,
  • Capacité d’adaptation,
  • Créativité et sens de l’innovation,
  • Esprit d’initiative et d’entreprise,
  • Organisation efficace du travail,
  • Apprendre à apprendre.

Au plus haut niveau de la gouvernance des entreprises, on se demande même encore est-ce que le statut du manager agile ne migrerait pas vers celui d’un donneur d’ordre à celui d’un inspirateur, influenceur : Coach ?

Selon le rapport de la société de conseil Gartner sur les métiers de l’avenir, “le métier de manager devrait effectivement beaucoup changer car ces derniers devront désormais se consacrer à d’autres activités telles que l’apprentissage et le développement de compétences des employés, la gestion organisationnelle ou encore les questions éthiques liées à l’utilisation de l’intelligence artificielle. Ces nouvelles fonctions nécessiteront un temps d’adaptation et sûrement de la formation.”

De toute façon, le manager aura en face de lui des professionnels aux profils pointus, bien préparés au point que chaque décision fera objet d’un travail collaboratif fondé sur un esprit coopératif.

Sans doute le 21ème siècle nous réserve encore de très grandes innovations dans sa globalité. La créativité, l’esprit critique “Critical Thinking”, la communication, la coopération seront désormais les critères de compétences sur lesquelles le recruteur va bâtir une équipe :

Compétente , performante , intelligente qui se mesurera aux résultats qu’elle aura produit.

En plus, le numérique offre une occasion jamais rêvée au monde et Internet a bouleversé également tous les secteurs d’activités et les rapports entre employeur et employé, professeur et étudiant jusqu’à créer un écosystème social plus proactif. Les entreprises adoptent une digitalisation à 360 degrés, cependant le rapport connaissance et compétence est au balbutiement même si les apprentissages n’ont jamais été aussi accessibles avec l’avènement du numérique.

D’ailleurs l’éducation et la formation sont aujourd’hui soumises à un changement de référentiel. Ce changement porte particulièrement sur les rapports qu’un apprenant entretient avec le savoir, dans le temps et les espaces éducatifs ainsi que sur la mobilisation des ressources cognitives face une tâche ou activité de production industrielle. Ainsi, les mutations en cours viennent interroger le rôle et la formation des enseignants qui d’une part bénéficient de nouvelles opportunités en terme de développement de pédagogies centré sur l’élève mais, d’autre part, affrontent de nouveaux défis auxquels les jeunes font face (leadership, entreprenariat… ).

Lire aussi : Le numérique pour tous et par tous, mais pour quel usage ? En effet, les enseignants sont concurrencés , en tant que détenteurs du savoir, par un fantastique vivier de ressources largement ouvert et libre qui permet d’accéder à des connaissances sur un nombre incroyable de sujets : Internet. Leurs méthodes sont remises en question par la possibilité, pour tout-un-chacun, d’apprendre et d’exercer son imagination et sa créativité en utilisant des environnements numériques qui autorisent des expérimentations selon un nombre illimité de combinaisons. Toujours connectés, ils sont sollicités partout et tout le temps et sommés de répondre sans délais. Dans un tel contexte, une réflexion sur ce que signifie être enseignant, aujourd’hui, et pour les prochaines années, apparaît cruciale.

Quels rôles les enseignants doivent et devront-il assumer ?

De quelle formation devront-t-il bénéficier ?

Par conséquent, la construction du savoir n’est plus linéaire. Chacun cherche à acquérir plus de connaissances et d’expériences pour mieux faire face à la complexité des besoins actuels. Apprendre, réfléchir et interagir seront également au coeur de nos rapports au quotidien.

Sans doute, les mutations sociales auxquelles nous faisons face sont boostées par l’avènement du numérique. Cette disruption propose une nouvelle approche conceptuelle des compétences et des curriculums de formation. À mon sens, le Sénégal est sur un plan considérable dans l’appropriation des technologies de l’information et de la Communication TIC. Cette appropriation est matérialisée par un fort taux de digitalisation et de dématérialisation des procédures administratives au profit des enseignants universitaires et des entreprises. Cependant, il y a un hiatus au niveau du cadre référentiel des compétences numériques.

Le système éducatif sénégalais ainsi que l’enseignement supérieur devraient créer et harmoniser ces programmes et référentiels de compétences numériques le plus vite possible.

Car ce cadre de référence favoriserait le développement de la compétence numérique dans l’ensemble de la communauté éducative pour que les Sénégalaises et Sénégalais soient autonomes et critiques dans leur utilisation du numérique. Cette habileté est primordiale dans le contexte actuel, marqué par des innovations technologiques qui transforment le marché de l’emploi et influent sur les compétences recherchées par les employeurs. En ce sens, il est nécessaire d’adapter la pratique pour préparer les futurs travailleurs et travailleuses aux défis de demain.

En somme, au-delà de la dimension économique, cette prise de conscience permettra au Sénégal de mesurer l’impact humain de sa société de l’information. Mieux, le slogan “Sénégal pour tous” sera un sacerdoce dont gouvernant et gouverné auront une seule identité remarquable : “citoyens responsables” agissant pour l’intérêt national.

Malick Faye
IT & Digital Project Manager
Enseignant – Formateur & Responsable Adjoint au département TIC à l’ISEP-Thiès. _Tuteur académique au pôle STN à l’UVS

(Source : Social Net Link, 16 avril 2020)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 14 323 60 abonnés Internet

  • 14 016 086 abonnés 2G+3G+4G (97,85%)
    • 2G : 25,24%
    • 3G : 45,18%
    • 4G : 29,58%
  • 171 230 abonnés ADSL/Fibre (1,27%)
  • 133 954 clés et box Internet (0,94%)
  • 2 333 abonnés aux 4 FAI
  • Internet fixe : 1,21%
  • Internet mobile : 98,73%

- Liaisons louées : 22 761

- Taux de pénétration des services Internet : 88,37%

(ARTP, 30 septembre 2020)

- 9 749 527 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 223 406 abonnés
- 182 809 résidentiels (81,83%)
- 40 597 professionnels (18,17%)
- Taux de pénétration : 1,37%

(ARTP, 30 septembre 2020)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Free et Expresso)
- 18 630 276 abonnés
- Taux de pénétration : 114,94%

(ARTP, 30 septembre 2020)

FACEBOOK

- 3 408 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 20,4%

(Facebook, Décembre 2019)