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Next Einstein Forum à Kigali : Le Président Sall invite l’Afrique à s’arrimer à la révolution numérique

mercredi 28 mars 2018

Après le président rwandais, Paul Kagamé à l’ouverture, le discours de son homologue, Macky Sall était attendu au deuxième jour du Next Einstein Forum (Nef). Dans son adresse, le chef de l’Etat a déclaré que le continent africain, après avoir manqué la révolution industrielle, ne doit pas se permettre de rater celle du numérique.

Cinq jours seulement après avoir quitté Kigali, le président Macky Sall y est retourné, hier, pour prendre part à la 2ème édition du Next Einstein Forum (Nef). Pour lui, cela en valait bien la peine, car au-delà d’en être le parrain avec son homologue Paul Kagamé, cette initiative, lancée à Dakar, en 2016, défend la cause de la science et de la technologie en Afrique. Une cause qui, a-t-il rappelé, lui est chère comme en atteste son engagement d’augmenter les investissements consacrés à ce secteur en vue d’atteindre 0,7 % du Pib d’ici à 2020 et 1 % du Pib à 2025. Sa détermination renouvelée à faire de la science et de la technologie les leviers du développement économique et humain en Afrique se justifie par le fait qu’il est persuadé « qu’il ne peut y avoir de développement autrement sans le soutien de la science et de la technologie ».

C’est pourquoi le président Macky Sall a pensé que le Nef doit « garder toute sa vitalité et sa dynamique de catalyseur des progrès scientifiques et techniques » sur le continent africain. En effet, pour le chef de l’Etat, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, « tout obéit, aujourd’hui plus que jamais, à la rigueur et aux opportunités que la science et la technologie nous proposent ».

Cela étant, le président Sall a indiqué que l’enjeu actuel pour l’Afrique, c’est de se donner les moyens de maintenir le rythme du progrès afin de rester au contact de l’économie du savoir pour ne pas courir le risque de marginalisation comme elle le fut avec les trois révolutions industrielles qui, jusqu’ici, ont marqué l’histoire du monde. « Si l’Afrique est en retard sur la révolution industrielle, elle doit s’arrimer fermement à celle du numérique. Elle en a la capacité et nos jeunes en ont le talent et l’intelligence. Nous sommes dans un nouveau cycle de l’histoire de la science et de la technologie. C’est un gisement en friche dont bien des outils sont à la portée des Africains », a-t-il martelé.

Pour illustrer son propos, le chef de l’Etat a donné l’exemple du transfert d’argent par téléphone, une innovation née sur le continent et qui fait son chemin ailleurs. Une manière pour lui de montrer qu’au-delà du gap numérique entre le Nord et le Sud, « l’Afrique peut emprunter des raccourcis en faisant appel au génie créateur de sa jeunesse grâce aux innovations technologiques, notamment celles du numérique ». Selon le président Sall, « il y a tout un écosystème numérique qui bourgeonne et dont [les] jeunes [africains] sauront faire des fleurs qui porteront les fruits de l’avenir ».

De la parole aux actes

Mais, pour que le talent de ces jeunes éclot, il a appelé à passer de la parole aux actes, donnant l’exemple du Sénégal où, depuis son accession à la magistrature suprême, il a posé des actes allant dans le sens de donner à l’enseignement des sciences et l’innovation technologique toute la place qu’ils méritent. Parmi ces actions, le chef de l’Etat a fait mention de l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs), du Parc des technologies numériques, de l’acquisition d’un supercalculateur, du lancement, dès cette année 2018, des Licences, Master et Doctorat en Intelligence artificielle, Big Data, Cybersécurité, Robotique, Simulation numérique, Calcul scientifique et modélisation génétique moléculaire. Sans oublier la stratégie « Sénégal numérique 2025 » qui prévoit la formation de 3.000 personnes par an qualifiées dans les métiers liés à l’externalisation ou la sous-traitance, l’octroi de 300 bourses d’études par an dans le domaine du numérique et la formation de 1.000 personnes par an dans l’entreprenariat numérique.

Cependant, Macky Sall ne perd pas de vue que, malgré les efforts consentis par son gouvernement, des investissements sont encore nécessaires en ce sens que « la science, à son avis, est par définition évolutive », car « nos certitudes d’aujourd’hui sont nos doutes de demain ». Cela dit, sa conviction est que l’Afrique ne doit pas se contenter du discours lénifiant faisant d’elle le continent de l’avenir. Il faut que les Africains soient plus exigeants avec eux-mêmes, a-t-il dit. « Nous devons travailler à être les acteurs qui transforment le présent pour façonner le futur. L’économie du savoir nous en offre la chance. C’est à nous de la saisir, c’est à nous de nous inscrire dans le sens de l’histoire, pas seulement par la parole, mais surtout par les actes », a conclu le président de la République.

De notre envoyé spécial à Kigali : Elhadji Ibrahima Thiam

(Source : Le Soleil, 28 mars 2018)

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