Une étude sera réalisée à partir de la semaine prochaine pour faire l’état des lieux des déchets électriques et électroniques au Sénégal, a annoncé le secrétaire général du gouvernement, Abdoulaye Baldé, qui procédait jeudi à Dakar le lancement de cette étude.
Ce projet d’étude dénommé ‘’e-déchet’’ qui rendra ses conclusions en juin 2008 devait permettre selon lui d’élaborer e ‘’très rapidement une stratégie de collecte et de mettre en place un centre de recyclage’’.
Piloté par la cellule Sénéclic logé à la présidence de la République, le projet dont le coût n’a pas été dévoilé, est surtout dicté par le flot de matériels électroniques et électriques, la plupart déjà utilisés, qui entrent au Sénégal par l’entremise de dons où d’aide en faveur de la lutte contre la fracture numérique.
‘’Dans le cadre de la lutte contre la fracture numérique, des dizaines de milliers d’ordinateurs de seconde main sont envoyés dans notre pays. Ces machines deviennent obsolètes et posent alors la question de l’élimination des déchets électroniques qui comportent des éléments dangereux pour la santé et l’environnement’’, a souligné Abdoulaye Baldé.
C’est pourquoi, il a relevé ’’une urgence à réglementer et à légiférer le recyclage de ces déchets’’ pour éviter de faire du Sénégal un ’’déversoir de déchets électroniques’’.
En effet, dans sa présentation des termes de référence de l’étude, David Rochat, expert international de l’université de technologie fédérale de Senghal (Suisse) a mis l’accent sur les conséquences de ces déchets électroniques sur la santé publique du fait du taux élevé de toxicité de par leur contenu chimique mais aussi des matériaux lourds qui créent un risque de contamination de la nappe phréatique.
L’objectif de l’étude sera de créer d’abord un réseau de rencontres des parties prenantes et un comité national stratégique, mais aussi de faire une évaluation du flux des déchets électroniques, a précisé l’expert suisse.
L’impact social et environnemental ainsi que l’évaluation du potentiel économique seront aussi inclus dans l’étude qui fera l’objet d’une présentation intermédiaire en avril 2008 devant le comité national qui sera mis en place.
Le Fonds de solidarité numérique (FSN) a accepté de financer l’étude de faisabilité suite à une rencontre tenue sur cette question en juin dernier à Genève et qui a permis d’établir un partenariat entre les différentes parties impliquées dans ce projet.
Outre le projet de recyclage des déchets électroniques, Senelic a pour objectif de créer un Centre des handicapés au travail (CHAT) pour le reconditionnment des ordinateurs collectés dans le cadre de la coopération nationale et internationale.
La cellule s’occupe également de l’installation de salles multimédias dans toutes les écoles élémentaires du Sénégal.
(Source : APS, 9 janvier 2008)
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