twitter facebook rss
Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Un programme de l’USAID contribue à combler le fossé numérique

jeudi 21 juillet 2005

La « Digital Freedom Initiative » (Initiative en faveur de la liberté numérique ou DFI) contribue à combler le fossé numérique entre les pays industriels et les pays en développement, a déclaré la directrice de ce programme au Sénégal, Mme Fatimata Seye Sylla, lors de l’interview qu’elle a récemment accordée au « Washington File »..

Financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et par plusieurs sociétés du secteur privé, ce programme vise à stimuler la croissance économique, à intensifier la concurrence dans le domaine des technologies de l’information, à augmenter les bénéfices des petites et moyennes entreprises, à créer des emplois au niveau local et à faciliter la participation des petites et moyennes entreprises à l’économie mondiale.

Ce programme porte sur 20 pays en développement. Le Sénégal a été sélectionné pour accueillir un programme-pilote, et le Pérou, l’Indonésie et la Jordanie ont été invités à y participer.

Au Sénégal, la DFI a démarré le 1er octobre 2003 avec l’objectif d’utiliser les technologies de l’information et de la communication, notamment les ordinateurs et les téléphones portables, ainsi que les connaissances de bénévoles, pour développer les entreprises du secteur privé.

Le programme a des effets immenses, a affirmé Mme Sylla, ajoutant que quatre projets distincts étaient en cours au Sénégal : l’accès au marché, la gestion des petites et moyennes entreprises, la gestion des centres de télétraitement et des cybercafés, et le renforcement de capacités des fournisseurs de services du secteur privé dans le domaine des technologies de l’information.

Au sujet de l’accès au marché, Mme Sylla a expliqué que la DFI apportait un soutien à une association de femmes qui pratiquaient la teinture par noeuds. « Nous avons formé 45 formatrices à la gestion, au marketing et aux techniques de teinture et avons créé un site Internet qui leur permet de mieux commercialiser leurs produits et d’accéder à un plus vaste marché, sur le plan tant local qu’international. »

A propos des techniques de gestion, Mme Sylla a dit que de grands progrès avaient été réalisés dans le domaine de la santé. La DFI aide des cliniques et des médecins à mieux gérer leurs activités, sur le plan tant médical que financier, grâce à des ordinateurs. Mme Sylla a précisé que la DFI s’apprêtait à coopérer avec la société américaine Voxiva afin de créer un système de gestion de l’information sur le sida au Sénégal.

La DFI aide en outre l’université du Sahel par le biais de la création d’un site Internet pour les étudiants qui ont ainsi accès à une bibliothèque virtuelle locale, à un cybersalon pour les professeurs et les étudiants, et à une plate-forme d’étude à distance. Tout ceci sera imité dans d’autres universités publiques et privées à travers le monde.

Du fait de la forte demande d’accès à des informations éducatives sur l’Internet, la création de cybercafés est le principal objet du programme. « Le principal obstacle auquel nous nous heurtons ici au Sénégal en ce qui concerne les centres de télétraitement et les cybercafés, c’est la gestion. » Elle a précisé que de nombreuses entreprises de ce type faisaient faillite au Sénégal, non pas du fait d’une demande insuffisante, mais d’une mauvaise gestion.

Après des consultations et une formation obtenues grâce à la DFI, la propriétaire d’un cybercafé initialement doté de 4 ordinateurs en a maintenant 12. A l’heure actuelle, elle embauche du personnel et fait des bénéfices.

La DFI a formé, à ce jour, près de 200 administrateurs de centres de télétraitement et de cybercafés à Dakar et dans 6 régions du Sénégal. Les documents utilisés à cet effet sont en cours de traduction aux fins d’utilisation dans d’autres pays.

Pour le quatrième projet, à savoir le renforcement des capacités des fournisseurs locaux d’accès à l’Internet, des bénévoles du secteur privé des États-Unis et des bénévoles locaux ont travaillé pendant une durée allant de un à trois mois avec des fournisseurs de services afin de renforcer les compétences locales.

L’un de ces bénévoles, M. Matthew Berg, récemment diplômé d’une prestigieuse école de commerce international de l’Arizona, a déclaré qu’il était en train de créer un système informatique de comptabilité pour des commerçants et des associations féminines de Dakar afin qu’ils puissent faire eux-mêmes leur comptabilité.

Le système est en ligne, a-t-il précisé, ce qui fait qu’il suffit d’une connexion à l’Internet pour profiter du système multilingue et pour trouver des renseignements sur la gestion des stocks et des entreprises et sur la comptabilité.

M. Berg a indiqué que son séjour au Sénégal lui permettait de mettre en pratique certaines des idées qu’il avait conçues à l’université et qui pouvaient avoir un effet positif et durable sur le continent africain.

Charles Corey
Washington, DC
United States Department of State (Washington, DC)

(Source : Washington, 21 Juillet 2005)

Mots clés

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 13 529 883 abonnés Internet

  • 13 251 404 abonnés 2G+3G+4G (97,95%)
    • 2G : 28,14%
    • 3G : 49,01%
    • 4G : 22,05%
  • 117 023 clés et box Internet (0,86%)
  • 158 130 abonnés ADSL/Fibre (1,19%)
  • 3 325 abonnés aux 4 FAI
  • Internet fixe : 1,19%
  • Internet mobile : 98,81%

- Liaisons louées : 22 456

- Taux de pénétration des services Internet : 83,47%

(ARTP, 31 mars 2020)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 211 026 abonnés
- 169 128 lignes résidentielles (80,15%)
- 41 898 lignes professionnelles (19,85%)
- Taux de pénétration : 1,30%

(ARTP, 31 mars 2020)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 948 492 abonnés
- Taux de pénétration : 110,73%

(ARTP, 31 mars 2020)

FACEBOOK

- 3 408 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 20,4%

(Facebook, Décembre 2019)