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Sonatel : L’Intersyndicale s’oppose au désengagement de l’Etat

jeudi 10 février 2005

L’Intersyndical de la SONATEL, composée du SYST, du SNTPT et du SYNES, en collaboration avec l’Amicale des Cadres de la société (ACSON) a tenu l’autre jour en son siège, un point de presse, pour apprécier le contenu de la lettre de politique sectorielle dans le secteur des télécommunications.

Selon les responsables de l’Intersyndical et de l’Amicale des Cadres, la lettre de politique sectorielle publiée le 26 janvier comporte de « nombreuses incohérences, en contradiction, sous bien des formes, avec les recommandations de la concertation nationale des 2 et 3 juillet 2004 », ont-ils indiqué, pour ensuite s’inquiéter de « l’option claire » de l’Etat en faveur d’un schéma de privatisation qui, à terme, risque de fragiliser le partenaire historique qu’est la SONATEL. S’y ajoute sa volonté de se désengager du capital de la société.

Ce désengagement de l’Etat pour une contrepartie de 80 milliards est perçu comme une volonté « de tuer la SONATEL ». Déjà avec la présence de France Télécom pour à peu près 33 % des actions : « les risques sont grands de voir la société française faire la loi ». Les initiateurs du point de presse ont aussi parlé de « risques d’atomisation » du marché avec le choix d’un opérateur global et la délivrance de licences régionales. Dans leur perception, notre marché est très étroit et dès lors une limitation du nombre d’opérateurs s’impose pour garantir « la profitabilité des opérateurs et la poursuite d’investissements durables pour la qualité, l’emploi, les prix, la résorption organisée de la fracture numérique, le renforcement de notre ancrage dans la modernité mondiale », a notamment soutenu El Hadji Sarr de l’Amicale des Cadres. La confusion « totale » et des contradictions ont été aussi relevées dans la « nécessaire séparation des pouvoirs » entre le régulateur et le ministère en charge des Télécommunications. De l’avis de Ibrahima Konté, de l’Intersyndical, les pouvoirs de réglementation et de sanction doivent être bien gérés, mieux : « les deux fonctions doivent être séparées », a-t-il précisé. Il a été fortement soutenu que la régulation est une fonction régalienne. Une « incohérence » relevée à ce niveau est le fait de confier en même temps à l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) et au ministère de tutelle les rôles de représentation dans les organisations internationales chargées des questions de télécommunications.

Tout en affirmant son adhésion à l’ouverture du secteur à la concurrence, l’Intersyndical a plaidé la présence de l’Etat, dans l’optique d’une concurrence de qualité et a exprimé son opposition à toute « reprivatisation » de la SONATEL. Forts de tout ce qui précède, les syndicalistes pensent que l’Etat n’a pas tenu compte des nombreuses recommandations issues de la concertation de juillet et en appellent à méditer l’exemple de grands opérateurs mondiaux tombés en faillite du fait d’un mauvais schéma de libéralisation et d’une politique de régulation et de réglementation « tout à fait erronée ».

De même que le rôle de l’Etat français, au sein de France Télécom, qui s’est manifesté par un important apport financier pour la sortir de « la mauvaise passe » qu’elle a eu à traverser

CHEIKH TOURAB DIOP

(Source : Le Soleil, 10 février 2005)

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