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Sommet mondial de la société de l’information : Genève, point d’ancrage de la solidarité numérique

vendredi 5 décembre 2003

C’est dans la Salle Alabama de l’Hôtel de ville de Genève, où fut signée la Convention de Genève pour l’amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne, et où s’est tenu également le tribunal d’arbitrage constitué par le traité de Washington réglant pacifiquement le différend entre les USA et la Grande-Bretagne, que la Chancellerie d’Etat a convoqué la presse nationale et internationale. Elle a choisi cette tribune pour dire « qu’elle sera présente dans la solidarité numérique ». Ce sommet transversal, consacré aux enjeux et défis posés par l’évolution de la société industrielle du 20ème siècle vers une société de l’information, constitue un événement sans précédent. Cependant, le Nord et le Sud, à Genève, lieu du rendez-vous du donner et du recevoir, s’affrontent sur le financement du fonds de solidarité numérique, un problème « moral » pour Me Wade, ainsi que sur les aspects techniques et juridiques de la gouvernance de l’Internet, qui fait peur à certains pays. Tout un symbole ! L’idée du sommet, née en 1984, à l’occasion de la publication d’un rapport de l’union internationale des télécommunications (UIT) « Le chaînon manquant » portant sur le fossé numérique, a été adoptée, en 1998, à Minneapolis, sous forme de résolution, lançant formellement la tenue d’un sommet mondial sur ce sujet. La Tunisie en porte la paternité. S’inscrivant en droite ligne des sommets de la planète de la dernière décennie, ce sommet se place dans une vision prospective de la société humaine. L’enjeu est de taille ! Le Secrétaire général de l’ONU, 163 pays, avec plus de 50 chefs d’Etat et de gouvernement, des maires d’une cinquantaine de villes seront représentés officiellement à Genève, du 10 au 12 décembre 2003, dans le cadre de la tenue de la première phase du sommet mondial de la société de l’information. Côté africain, le président Abdoulaye Wade, responsable du volet NTIC du NEPAD, Zine El Abidine Ben Ali de la Tunisie, organisateur de la deuxième phase du sommet à Tunis, en novembre 2005, Abdelaziz Bouteflika de l’Algérie, Hosni Moubarak de l’Egypte sont attendus. De même que d’autres personnalités comme le président cubain, Fidel Castro, Mohammad Khatami de l’Iran et Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre français feront le déplacement sur les rives du Lac Léman. Côté Sécurité, Mme Micheline Spoerri, Chef du Département de Justice et Police, a informé que son ministère avait comme mission d’assurer la sécurité de l’aéroport international de Genève, le site devant abriter le sommet (Palexpo), les hôtels et résidences des chefs d’Etat et de gouvernements et leur déplacement pendant les deux jours du sommet. D’autres forces de sécurité viendront appuyer la police genevoise. Il s’agit des forces intercantonales pour le maintien de l’ordre, mais aussi de l’armée suisse qui a mis à disposition 2000 soldats pour le périmètre extérieur de Palexpo, ainsi que des détecteurs de métal.... A la demande de l’ONU, le Canton de Genève mettra en renfort du personnel militaire en civil. Toutes les dispositions utiles, a rassuré Mme Spoerri, ont été prises. Les populations genevoises ont été informées de l’importance du sommet par le biais d’un bulletin d’informations. Genève appuiera aussi la société civile en logistique. C’est la première fois, dit-on, que dans le cadre d’un sommet, on décide que des chefs d’Etats doivent arriver à mettre sur pied des conventions pour l’avenir de l’Humanité. Ce qui doit être aussi la tâche du secteur privé et de la société civile (citoyens, associations et ONGs). « C’est quelque chose de novateur dans le cadre des organisations internationales », a annoncé le nouveau président du Conseil d’Etat, le vert Robert Kramer, en remplacement de son collègue socialiste Laurent Moutinot. Genève a déjà décidé de financer trois projets africains. Le Canton veut montrer par cet acte qu’il n’organise pas des rencontres internationales pour uniquement obtenir des retombées économiques. « Genève a une conscience humaniste et une responsabilité historique qu’elle entend assumer pleinement », a affirmé le chancelier Robert Hensler. C’est dans ce sens, au nom de la solidarité numérique que « Nous allons mettre des moyens au Sénégal, en Afrique du Sud et au Mali », a indiqué le conseiller d’Etat, M. Carlo Lamprecht. Mais le succès du sommet, au-delà des efforts consentis par la Confédération helvétique, se jaugera, au niveau des pays du Sud, dans une ferme décision des chefs d’Etat de s’engager clairement à soutenir le fonds de la solidarité numérique défendue par Me Wade, avocat infatigable de l’Afrique en devenir. Oui, le Sud veut des infrastructures pour combler son retard, oui le Sud veut entrer dans une mondialisation à visage humain afin d’apporter son savoir faire et son humanisme au reste du monde. Chefs d’Etat de tous les pays, le Continent premier et tout le Sud, de même que toutes celles et ceux qui rêvent d’un monde meilleur, vous écoutent !

El Hadji Gorgui Wade Ndoye

(Source : Le Soleil 05 décembre 2003)

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