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Sénégal : la presse écrite doit accepter le baiser mortel de la presse électronique, selon des experts

dimanche 20 août 2017

L’internet va-t-il tuer la presse écrite traditionnelle ? Cette question fait débat. Elle revient de façon récurrente depuis quelques années. Que faut-il faire face aux menaces ? C’est la réponse à cette question que l’union internationale de la presse francophone a voulu chercher lors d’une conférence samedi à Dakar sur le thème « La presse écrite peut-elle survivre à la presse électronique ? »

Il ressort des débats, un constat général : Les tirages de la presse écrite baissent régulièrement, les déficits budgétaires ont entrainé des regroupements de titres, le nombre de journalistes salariés est en diminution constante, les rentrées publicitaires décroissent… la presse écrite souffre au moment où l’internet explose. Si Momar Seyni Ndiaye journaliste formateur, conférencier, reconnaît les difficultés aujourd’hui qui menacent « gravement la presse traditionnelle qui peuvent entrainer sa disparition pure et simple »,Madiambal Diambal Diagne pdg du groupe avenir communication président de l’union internationale de la presse francophone, pense pour sa part « qu’il y aura toujours des journaux mais les acteurs sont dans l’obligation d’évoluer. J’ai compris cela. C’est la raison pour laquelle, j’ai très tôt lancé le site web de mon journal le quotidien à coté de la version papier. Mais les journalistes de la rédaction n’étaient pas prêts pour son alimentation et la mise à jour ». Selon Momar Seyni Ndiaye, « le net ne sonnera pas le glas de la presse écrite mais il est essentiel que celle-ci s’adapte et se différencie de l’information diffusée sur internet. La solution dit-il, réside dans la production du contenu et de la pratique des genres rédactionnels qu’on ne retrouve pas dans les réseaux sociaux ou les sites ».

Les intervenants s’accordent sur une chose : La presse écrite doit se redéfinir certainement, se restructurer probablement et s’adapter de toute évidence ! Mais elle peut encore avoir de beaux jours devant elle si elle négocie le virage des TIC comme elle a négocié les autres évolutions auxquelles elle a fait face. C’est le cas de la radio et de la télévision. Pour réussir ce virage, la presse écrite doit tenir compte des réalités du numérique en étant plus réactive et penser à proposer des analyses plus pointues, faire du reportage de fonds davantage que de l’info purement factuelle… La presse écrite doit trouver dans internet un allié, un support complémentaire à sa publication papier et un concurrent « déloyal ».

Joe Marone

(Source : Cio Mag, 20 août 2017)

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INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante : 50 Gbps
- 2 FAI (Orange et Arc Informatique)
- 9 606 817 abonnés Internet

  • 9 340 927 abonnés 2G+3G (97,20%)
  • 135 690 clés Internet (1,40%)
  • 111 795 abonnés ADSL (1,20%)
  • 18 405 abonnés bas débit (0,20%)
    - Liaisons louées : 21 114

- Taux de pénétration des services Internet : 62,97%

(ARTP, 31 décembre 2017)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 50,70%

(Internet World Stats 30 juin 2016)

- 4463 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 21 avril 2017)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 2 opérateurs : Orange et Expresso
- 290 636 abonnés
- 224 105 lignes résidentielles (77,11%)
- 66 463 lignes professionnelles (22,87%)
- 1 148 lignes publiques (0,02%)
- Taux de pénétration : 1,91%

(ARTP, 31 décembre 2017)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 15 758 366 abonnés
- Taux de pénétration : 103,29%

(ARTP, 31 décembre 2017)

FACEBOOK

- 2 800 000 utilisateurs

(Facebook Ads, août 2017)