twitter facebook rss

Articles de presse

Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Sen Startup Act, une proposition de loi de l’écosystème numérique

jeudi 25 juillet 2019

Une loi des professionnels, pour les professionnels. Telle est l’essence du projet de loi Sen Startup Act, proposé par les acteurs de l’écosystème numérique, pour atteindre les objectifs de développement fixés par le gouvernement.

On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Les professionnels du secteur numérique l’on bien compris, eux qui ont décidé de faire un plaidoyer pour une proposition de loi dénommée Sen Startup Act et qui a pour but régir le secteur du numérique au Sénégal.

L’avant-projet du Sen Startup Act est le fruit d’un travail participatif et collaboratif qui a impliqué tous les acteurs de l’écosystème entrepreneurial, en l’occurrence les entrepreneurs, les structures d’accompagnement, les bailleurs de fonds, l’administration et la société civile, sous l’appui du secteur public.

Pour illustration, Sen startup Act regroupe 10 hubs managers de l’écosystème local, Kinaya Ventures, Jokkolabs, Impact Dakar, Gainde Innovation Hub, Expresso Innovation Hub, le WIC, Dalberg… et 10 hubs managers de la sous-région venus du Kenya, du Soudan, du Rwanda, du Nigeria, de Madagascar…pour le Dakar Policy Hackathon qui, à travers une méthodologie de co-création « bottom up », a permis aux entrepreneurs présents d’être co-auteurs des propositions.

« Notre gouvernement souhaite soutenir le développement d’une industrie du numérique et renforcer l’écosystème entrepreneurial. Cela a été clairement affirmé par le Président Macky Sall et son gouvernement dans les Politiques de Développement. Cependant, le cadre réglementaire actuel ne permet pas de favoriser le succès de champions nationaux.

A travers donc cette démarche inclusive de concertation et une facilitation des processus d’élaboration des différents acteurs impliqués, le Sen startup act permet de répondre aux problématiques rencontrées par les entreprises innovantes à fort potentiel de croissance au Sénégal et ainsi faire évoluer positivement l’environnement juridique des startups », renseigne Eva SOW EBION, la cofondatrice de Kinaya Ventures, très active dans l’écosystème numérique sénégalais.

Membre d’I4Policy, Eva était à l’initiative de Dakar Policy Hackathon, une approche ascendante pour l’amélioration du cadre réglementaire.

conditions législatives

L’objectif du Sen startup act est de mettre en place un cadre réglementaire incitatif pour la création, le développement et la croissance des Startups, parce qu’actuellement, toutes les conditions législatives ne sont pas réunies pour y arriver. En effet, s’appuyant sur une vaste expérience dans l’accompagnement des startups d’Afrique francophone, Eva Sow Ebion note quelques insuffisances de l’écosystème qui freine le décollage des startups nationales. Elle a cité entre autres écueils, la non prise en compte de la spécificité statut typologie des startups, l’inadaptation de leurs modes actuels de financement, les difficultés d’accès à la commande publique, les difficultés à l’export, les contraintes juridiques et institutionnelles, le manque de capital pour accompagner la recherche développement, les besoins en compétences.

Le Sen Startup Act est donc un ensemble de propositions concrètes qui visent à créer une dynamique économique. Une fois adopté, il sera l’émanation commune de la volonté du gouvernement et de tous les acteurs du numérique à soutenir les startups qui jouent un rôle important dans l’économie digitale.

« Le texte de loi se présente aujourd’hui sous 5 chapitres qui traitent successivement aux dispositions générales, du cadre institutionnel et organisationnel des startups, aux mesures incitatives qui leur sont consenties, aux responsabilité et sanctions et les dispositions transitoires et finales. Nous avons la conviction qu’avec le fort soutien institutionnel dont nous bénéficions et la compréhension des enjeux liés a l’innovation que ce processus permettra de positionner le Sénégal comme un hub numérique régional, modèle dans la sous-région », affirme Eva Sow Ebion.

A l’en croire, cela permettra de définir un statut propre aux startups qui leur permettra d’avoir accès à un certain nombre de mesures incitatives mais également de catalyser ces mesures visant à répondre à l’insuffisante prise en compte de la spécificité et de la vulnérabilité des startups. Cela se traduit par la création d’un cadre spécifique d’appui et de gouvernance des startups de droit sénégalais ou encore la mise en place d’un régime juridique adapté pour l’enregistrement et la labellisation des startups sénégalaises.

Le Sen startup act c’est une coalition forte d’acteurs publics et privés, qui ont tenu près d’une trentaine de séances de travail pour évangéliser, construire un environnement propice aux startups par l’expertise du Cabinet Carapaces. Elle n’a qu’une ambition rappelle Eva Sow Ebion, c’est de booster l’industrie du numérique.

(Source : Réussir Business, 25 juillet 2019)

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 11 081 424 abonnés Internet

  • 10 817 325 abonnés 2G+3G+4G (97,62%)
    • 2G : 33,28%
    • 3G : 54,50%
    • 4G : 12,13%
  • 97 453 clés et box Internet (0,88%)
  • 145 964 abonnés ADSL/Fibre (1,341%)
  • 17 953 abonnés bas débit (0,16%)
  • 2729 abonnés aux 4 FAI

- Liaisons louées : 22 825

- Taux de pénétration des services Internet : 70,46%

(ARTP, 30 juin 2019)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 4710 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, 25 septembre 2018)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 307 030 abonnés
- 236 665 lignes résidentielles (77,08%)
- 70 274 lignes professionnelles (22,89%)
- 91 lignes publiques (0,03%)
- Taux de pénétration : 1,952%

(ARTP, 30 juin 2019)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 201 494 abonnés
- Taux de pénétration : 109,38%

(ARTP, 30 juin 2019)

FACEBOOK

- 3 171 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 18,6%

(Facebook, Juin 2019)