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Procès La Gazette/Thierno Ousmane Sy : Epatant 14 septembre

mercredi 29 septembre 2010

La journée du 14 septembre a été extrêmement longue pour les nombreux partisans de La Gazette. Au finish, la salle d’audience qui exhalait la fraude a libéré un monde fou martyrisé par la lassitude et l’angoisse des jours d’une première maternité. Pourtant, sur les visages, scintillaient satisfaction et assurance après les explications d’Abdou Latif Coulibaly et les cafouillages de Thierno Ousmane Sy. Récit d’une journée d’enfer entre le pot de fer et le pot de terre.

Accolades chaleureuses, poignées de mains sincères, sourires de soulagement, les « supporters de La Gazette » ont longuement savouré cet instant de bonheur après plusieurs heures d’un procès éreintant. L’appel du... 14 septembre a vécu par une assistance cosmopolite. « La Vérité finit toujours par triompher », « on savait que La Gazette avait les preuves de ses écrits », « Latif (NDLR : Abdou Latif Coulibaly) ne peut écrire ça avec des arguments très légers. Ce n’est pas son genre parce que c’est un journaliste rigoureux et professionnel », ressasse avec exaltation dans les entrailles du Palais de justice, qui scintille de sa blancheur, le public rassuré par les arguments solides fournis par la Gazette. Malgré la longueur des débats durant un procès qui a pulvérisé peut-être plusieurs records de longévité devant un Tribunal correctionnel.

Ils se tiennent impassibles, excités, visages tatoués de fatigue dans une petite salle pleine à craquer. Et remplie de fortes émotions. Malgré la chaleur écrasante qui régnait dans ce cloître, et le caractère rébarbatif que peut représenter ce périlleux exercice, les moments d’extase et d’inquiétude se sont juxtaposés au temple de Thémis. Leurs yeux étincelants d’espoir illuminaient la pièce, leurs sourires de vainqueurs l’inondaient d’espérance. Bref, l’émotion était au rendez-vous lors du procès Thierno Ousmane Sy/La Gazette du 14 Septembre. Avec ses atmosphères successives. Et une image fixe a capté un instant rarissime dans ce contentieux médiatico-judicaire sénégalais : sur un même banc sont improbablement assis côte à côte Abdou Latif Coulibaly et Thierno Ousmane Sy pour un « duel » chez Thémis. L’instant est solennel. Le moment harassant. Il passe dans les mots et les actes de cette matinée une dose presque irréelle de quiétude. Le Président du tribunal correctionnel de Dakar, qui cultive une nature accueillante, rajoute une couche de solennité à « l’évènement » : « le procès attire beaucoup de passions, mais je voulais rappeler qu’il s’agit juste d’un procès normal, la personnalité du prévenu important peu.... » La personnalité du prévenu est, pourtant, ressortie durant la journée « historique » du 14 Septembre 2010.

Tous les actes posés ont prouvé que ce n’était pas un procès ordinaire. En face du nouveau Palais de justice de Dakar, scintillant encore de toute sa blancheur nouvelle, le Groupement mobile d’intervention et la Gendarmerie nationale attisent davantage l’importance du procès. « Les autorités pensent qu’il y aura des débordements. Mais, elles se trompent lourdement parce que nous sommes préoccupés de montrer que La Gazette a raison sur toutes ses publications. Ce n’est pas la peine de créer des tensions inutiles », s’offusque un partisan de l’hebdomadaire du jeudi pressé de rejoindre l’enceinte du tribunal. C’est une paisible matinée avec en toile de fond sonore les salamalecs amical et parental, les messages d’encouragement, les hurlements des vendeurs de journaux observant les mouvements des véhicules cahotant sur des sentiers cabossés. L’endroit suffoque sous la nuée des gaz d’échappement des véhicules et des coups de klaxon assourdissants des automobilistes.

A cette heure (7h30) d’une matinée qui s’annonce fortement ensoleillée, Rebeuss est déjà le centre de convergence de plusieurs sensibilités nationales et sociales. Les cars, en provenance de Sokone, ont déversé depuis les premières lueurs de l’aube des amis et des parents d’Abdou Latif Coulibaly. On se prépare évidemment à une journée chargée : le public se rue devant les boutiques polarisant les lieux pour prendre le petit déjeuner avant l’ouverture du portail du Palais Lat Dior.

A l’entrée, tous les sacs sont fouillés méticuleusement par les Gendarmes sous un ciel, assez nuageux, libérant prématurément le soleil qui sera un fidèle allié durant toute la journée. Le fin crachin qui, s’annonce en fin de matinée, pour chahuter le décor, précipite l’ouverture des portes. Chemise lin beige, cheveux bien soignés, un haut fonctionnaire qui ne laisse aucune trace d’extravagance parasiter son port, surligne davantage la solennité de l’instant : « je suis venu de façon spontanée pour soutenir La Gazette qui a été attraite de façon injuste. Cet hebdomadaire ne doit pas disparaître. Je dirais un jour à mes enfants que j’y étais. C’est ma pierre à l’édifice et l’audience nous permettra de prouver que La Gazette a raison sur toute la ligne ».

Pot de terre et pot de fer

Comme dans ses bonnes habitudes, l’audience démarre avec un léger retard (10h15). Chemise carrelée sur costume bleu de nuit, le patron de La Gazette et ses deux reporters sont appelés à la barre avant d’être rejoints par Thierno Ousmane Sy. Engoncé dans un caftan noir, barbe en arc soigneusement taillé, il maintient difficilement sa silhouette trapue devant la barre. Il demande une autorisation de se rasseoir en attendant son tour pour suivre les diaporamas diffusés par Abdou Latif Coulibaly. A cet instant, le silence de cathédrale règne dans la salle épatée par l’offre de preuves fournies par La Gazette. Il ne monte dans l’atmosphère que les murmures d’approbation et surtout les envolées de crispation du tonitruant avocat de la partie civile. Me El hadji Diouf, impénitent hâbleur, multiplie les frasques et les incidents d’audience sous l’œil bienveillant et tolérant du président du Tribunal correctionnel de Dakar. « Tu (Latif) veux nous impressionner avec tes images. Il est un prévenu spécial parce qu’il a pris tout son temps pour essayer de nous impressionne

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