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Pr Gadiaga sur l’affaire El Malick Seck : « Les délits de presse en ligne sont punis »

vendredi 9 novembre 2007

Au Sénégal, quand on parle de journaliste, on fait référence au support radio, télé ou journal. Pourtant les nouvelles technologies ont marqué l’évolution du métier avec l’avènement d’un nouveau support : l’électronique. Celui-là est moins évident à contrôler. A plusieurs reprises, des séminaires ont été organisés pour légiférer sur les questions liées à la fameuse toile sans frontière qu’est Internet.

Le paysage médiatique sénégalais est, aujourd’hui, entré de plain-pied dans les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic). Une nouvelle forme de journalisme est née avec comme appellation Presse en ligne. Parmi les plus connus, il y a Rewmi.com dont l’administrateur général, El Malick Seck, a été arrêté, mercredi dernier, avant d’être relaxé, hier, par les éléments de la police. Il y a, en outre, Nettali.net, African Global News ou encore des télés en ligne à l’image de Nbn de Khalil Guèye.

Et quand la machine judiciaire s’emballe, elle n’épargne personne. Dans la vague d’arrestations que la presse sénégalaise a connue ces derniers temps, le responsable du site Rewmi.com a été ciblé. Mais, une question taraude encore dans la tête de nombre d’observateurs : Existe-t-il des dispositions régissant la presse en ligne ?

Là-dessus, le Pr Gadiaga se veut clair, évoquant le Code pénal qui stipule qu’il s’agit de « tout moyen de diffusion quel que soit le public, le support ». Donc, « le support électronique étant un moyen de diffusion de masse, déduit-il, s’il y a un délit reproché à un journal en ligne, il est qualifié de délit de presse ». A ce propos d’ailleurs, un journal en ligne sénégalais a déjà été condamné au Sénégal pour des affirmations gratuites émises en ligne et portant atteinte aux bonnes mœurs. Sans compter qu’il était reproché au site en question de diffuser des informations erronées sur la situation casamançaise. Ce qui contribuait à nuire dangereusement au tourisme dans cette zone.

Hamath Kane

(Source : Le Quotidien, 9 novembre 2007)

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