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Bakary Diallo, Recteur de l’Université virtuelle africain (UVA) : “Le leadership du Sénégal pour la résorption de la fracture numérique reste salutaire”

mardi 12 février 2008

L’Université virtuelle africaine (Uva) a choisi le Sénégal pour le lancement de son Programme de renforcement des capacités (Preca) des universités africaines dans le domaine de l’enseignement à distance. Le Recteur de l’Uva, Bakary Diallo, explique les raisons qui ont présidé au choix de notre pays pour abriter ces importantes assises internationales. Succédant à ce poste prestigieux au célébrissime astrophysicien malien Cheikh Modibo Diarra, M. Diallo campe les enjeux d’une telle initiative pour l’enseignement supérieur.

Pouvez-vous nous parler sommairement de ce programme de votre université et l’intérêt de cette série de sessions qui vont se dérouler à Dakar durant les semaines à venir ?

Le Preca a pour vocation d’offrir à la fois une formation de type universitaire et une expérience pratique de développement de programmes d’enseignement à distance. Les participants assisteront leur université à réussir le pari d’intégrer les Technologies de l’information des communications (Tic) dans les programmes d’enseignement traditionnels, en face à face, et en ligne. Les 135 participants à ces sessions proviennent de 24 universités africaines de 17 pays francophones, anglophones et lusophones. Ils bénéficieront d’un renforcement de capacités dans les domaines clé suivants que sont : le développement de ressources pédagogiques, l’offre de programmes à distance et les problèmes technologiques associés, la gouvernance, la gestion et le financement de programmes d’enseignement à distance. L’objectif est de créer, au sein de chaque université, une équipe d’experts qui vont promouvoir, guider et faciliter le développement, la livraison et la gestion de programmes d’enseignement à distance. Les équipes locales du Preca vont à leur tour organiser des sessions de formation de formateurs, contribuant ainsi à l’actualisation de stratégies de chaque université. Les ateliers organisés à Dakar s’inscrivent dans le cadre d’un programme décliné en trois séquences : une première série d’ateliers, un programme de développement professionnel et ateliers de fin de programme. Pendant et après les ateliers de Dakar, les participants bénéficieront d’un tutorat avec l’appui des consultants internationaux de l’Association des universités et collèges du Canada (Aucc), en collaboration avec The University of Newfoundland et l’Université d’Ottawa. La première étape du programme de l’Uva se déroulera à Dakar, au Sénégal, du 11 au 15 février 2008, pour les participants anglophones et lusophones, et du 25 au 29 février 2008 pour les francophones.

Pourquoi le choix du Sénégal pour abriter ces 2 sessions du Preca ? Le rôle de leadership assumé au plus haut sommet de l’Etat du Sénégal dans le débat en cours sur la fracture numérique et les moyens de le résorber ont-ils pesé pour quelque chose dans ce choix de l’Uva ?

Le rôle de leadership au plus haut niveau de l’État a effectivement joué un rôle important dans le choix du Sénégal. Le fossé numérique ne pourrait être réduit, voire supprimé, sans une volonté politique forte. Par son charisme personnel et pour le poids politique considérable qu’il a mis dans la balance, Son Excellence le président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, est une des figures phares de ce combat contre la réduction de la fracture numérique sur le continent africain et pour l’avènement d’une véritable société de l’information qui réponde aux préoccupations de développement de l’Afrique. Le Sénégal est, d’ailleurs, l’un des premiers pays africains à avoir signé la charte établissant l’Université virtuelle africaine (Uva) comme une organisation intergouvernementale. En plus donc de ce sens d’accueil légendaire propre à ce pays, le Sénégal représente donc un cadre idéal pour abriter les deux sessions anglophones et francophones, d’autant plus que nous avons un Bureau régional à Dakar.

On serait tenté de croire que cette rencontre va uniquement bénéficier aux spécialistes et aux universitaires notamment. Que peut espérer et gagner le grand public ? Y a-t-il d’autres formations plus ciblées en destination de cette catégorie ?

Les techniciens et les universitaires qui seront formés vont assister leur université à créer et à mettre en ligne des programmes d’études plus flexibles et plus attrayants pour le grand public. Les deux sessions se situent ainsi dans la vision de l’Uva d’augmenter de façon significative l’accès à l’enseignement supérieur en Afrique par le biais des Technologies de l’information et des communications. L’Uva offre, en outre, directement des programmes de formation au grand public. On compte parmi ces programmes la Formation des Enseignants, un Bachelor en informatique livré dans 8 pays d’Afrique francophone, des cours en énergies renouvelables et en langue. L’Uva prépare, d’ailleurs, un projet de Consortium virtuel qui offrira des programmes variés au grand public.

Nous avons appris, en parcourant la liste des participants venus de plusieurs pays, qu’il y avait parmi eux des Somaliens et des Kenyans qui ne sont pas forcément dans les factions politiques qui se battent chez eux. Est-ce une forme d’implication de l’Uva dans la résolution des conflits dans ces pays ?

L’Uva participe effectivement à l’intégration régionale en agissant au-delà des barrières linguistiques, culturelles et frontalières. Par exemple, les deux sessions à Dakar regroupent 135 participants francophones, anglophones et lusophones. Nous avons également réussi le pari de regrouper à Dakar une trentaine de Somaliens provenant des factions en conflit. L’Uva encourage le dialogue, la collaboration et la compréhension mutuelle à travers ses ateliers. Nous pensons que les éducateurs sont bien placés pour promouvoir la paix dans les zones en conflit en Afrique comme la Somalie et le Kenya.

Propos recueillis par Moustapha Sène

(Source : Le Soleil, 12 février 2008)

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