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Opérations douanières : Le Sénégal se dote d’un système de paiement électronique

vendredi 18 avril 2008

Quatorze ans après la mise en place du système de dédouanement du Sénégal dénommé Orbus Gaïndé 2000, l’administration douanière vient de se doter d’un outil de paiement électronique des droits et taxes assimilées baptisé Corus. Le démarrage officiel de cette plate-forme a eu lieu hier, à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad).

En lançant, hier, son système de paiement électronique des droits et taxes assimilées baptisé Corus, la Direction générale des douanes (Dgd) veut définitivement rompre avec les méthodes anciennes de cette administration en matière d’opérations douanières et la faire entrer dans l’air des nouvelles technologies de l’information. En effet, la plate-forme Corus qui fait partie intégrante du système de facilitation électronique des opérations douanières, offre des avantages certains, au-delà de la sécurité et de la transparence qui la caractérisent. Le directeur général des Douanes, Armand Jean Jacques Nanga, présidant, hier, le lancement de ce projet de paiement électronique des droits et taxes assimilées, a insisté sur ces avantages. ‘Corus est le système qui permettra aux opérateurs économiques de payer de façon électronique les droits et taxes de leurs déclarations sans avoir à se déplacer. Il offre à l’opérateur économique qui a un compte dans une banque de réaliser un gain de temps important. En plus, il apporte plus de transparence aux opérations douanières et du côté du Trésor, il permet une meilleure sécurisation des recettes douanières’, informe le directeur général des Douanes sénégalaises.

Armand Jean Jacques Nanga trouve, du reste, ‘un caractère assez exceptionnel’ à ce projet de paiement électronique des droits et taxes assimilées, dans la mesure où, à ses yeux, ‘c’est un outil dont disposent peu d’administrations de liquidation et de recouvrement des taxes’. Au surplus, il est d’avis que la complexité de ce projet est due au fait qu’il ‘implique plusieurs parties, qui n’ont pas toujours les mêmes préoccupations, pour ne pas dire divergentes’.

D’où sans doute la durée prise par ce projet avant de voir le jour. De fait, le projet de paiement électronique a été lancé en mars 2003, en collaboration avec la Bceao, l’Association des professionnels des banques et établissements financiers, le Trésor public du Sénégal et, bien évidemment, la Direction générale des Douanes. Quatre ans après et une série de neuf réunions, c’est seulement hier, que les premières conventions liant à la fois, le Trésor, Attijari bank, la Bicis, les transitaires et la plate-forme Corus ont été signées.

Ces parties contractantes vont faire vivre la phase pilote qui va durer deux mois, avant la mise en service effective du système de paiement électronique des droits et taxes assimilées au plus tard au mois de juillet 2008. Il s’agira, durant cette phase pilote, de valider avec les banques et les commissionnaires agréés en douane les interfaces avec les utilisateurs, pour s’assurer que l’application répond bien aux attentes et que les préoccupations fonctionnelles ergonomiques sont bien prises en compte. C’est la raison pour laquelle, le directeur général des Douanes a exhorté toutes les parties prenantes à ‘s’engager dans le processus d’essai de la plate-forme’.

A la suite du directeur général des Douanes, Ibrahima Diagne, administrateur de Gaïndé 2000, le système de dédouanement du Sénégal et maître d’œuvre du projet, estime que le défi est grand pour le Sénégal, car d’autres comme le Kenya sont dans l’attente des conclusions de la phase pilote pour pouvoir ensuite copier le système de paiement électronique du Sénégal.

Au nom de l’Union sénégalaise des sociétés de transports et de transit, Mansour Bouna Niang a salué cette révolution technologique qui va permettre au Sénégal de figurer dans le Top ten des pays africains en matière de e-bussness. Pour sa part, Mohamed El Gharzi, directeur général adjoint de Attijari bank, n’a pas dit autre chose. ‘Je peux vous dire que le Sénégal prend de l’avance sur plusieurs pays. Le Sénégal donne encore une démonstration de son option à développer les nouvelles technologies. Tout cela va permettre de faire des économies de temps et d’énergie du fait de la gestion de la paperasserie qui caractérise cette activité’, dit-il. Mais, d’après le directeur adjoint de Attijari Bank, le plus difficile reste maintenant à faire adhérer tout le monde à ce système Corus. ‘Il ne faut pas se regarder dans le nombril’, invite-t-il. En écho, Abdoulaye Sow, le directeur de la comptabilité publique et du trésor, souhaite que ce nouvel outil gagne la confiance des utilisateurs, mais ‘veille sur l’intégrité des transaction’ et qu’il ‘soit sécurisé de toute tentative de fraude’. C’est après seulement que sa généralisation dans les autres régies financières pourra être envisagée.

Mamadou Sarr

(Source : Wal Fadhri, 18 avril 2008)

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