Les débats marathon du passage devant les députés du ministre de l’Information, de la Coopération panafricaine, dans les nouvelles Technologies de l’Information et de la communication, ont montré que la télé et le téléphone préoccupent au plus niveau la représentation nationale. Les journalistes et le traitement de l’information dans le pays a aussi occupé une large part dans les réponses de Mamadou Diop Decroix. Les députés ont voulu des éclaircissements sur toutes ces questions avant de voter le budget du ministère qui s’élève pour l’exercice 2004 à 868.313.000 Frs Cfa. D’entrée de jeu, le ministre de l’Information a déclaré que s’il n’était pas convaincu que le président Wade soutient la liberté de la presse, il n’aurait pas accepté ce poste. Mamadou Diop a dit qu’il ne peut pas être un ministre qui bâillonne la presse. Le ministre a rappelé les avancées dans les médias depuis l’avènement de l’alternance avec l’augmentation de l’aide à la presse à 300 millions, la multiplication des organes, l’octroi de siège au Conseil pour le respect de l’étique et de la déontologie (Cred) et le Synpics. Mamadou Diop Decroix a aussi annoncé la nouvelle de la presse pour la fin décembre pour mettre un terme à la perméabilité de la profession qui accueille toutes sortes d’individus. Pour le ministre, il est moins dangereux de rencontrer un faux médecin qu’au mauvais journaliste dont les ravages portent sur un plus grand nombre de citoyens. Le ministre a reconnu la nécessité d’assainir le secteur très sensible de la presse afin de préserver le Sénégal des dérives connues dans certains pays de la sous-région. Mamadou Diop de Croix a indiqué que le gouvernement ne tolérera aucun dérapage et prendra toutes ses responsabilités. Selon le ministre, le gouvernement a résolument opté pour « un pluralisme et non pour uniformalisation de la pensée ». Mais il a précisé que « pluralisme n’est pas licence ». En ce qui concerne le délit de presse, le ministre a réaffirmé son opposition à sa dépénalisation. La Sonatel et ses factures de téléphones élevées a été l’autre grand sujet sur lequel les députés ont interpellé le ministre de l’Information. Mamadou Diop a proposé aux représentants du peuple une concertation sur toutes les questions relatives au téléphone. Pour le Rts, le ministre a annoncé qu’en matière de couverture télévisuelle du territoire nationale 70 à 80 % pour une population de 90 %, pour la radio, le Sénégal est couvert par la Rts à 90 à 98 % et près de 100 % de populations concernées. La Rts a bénéficié en 2000-2002 du Ptip de 800 millions, plus un investissement quadriennal 29 milliards dont les 12 sont déjà obtenus par le gouvernement. Les autres projets de la Rts sont Sat 2 pour 7 milliards, la modernisation de la radio avec un financement du Commodity Aid, le renforcement des capacités télévisuelles avec l’aide du Japon et l’extension du Triangle Sud.
Mbaye Sarr Diakhaté
(Source : Le Soleil 3 décembre 2003)
Bande passante : 5,9 Gbps
2 FAI (Orange et Arc Informatique)
485 liaisons louées
188 363 abonnés 3G
92 713 abonnés ADSL
60 627 abonnés bas débit
341 703 abonnés Internet
Taux de pénétration des services Internet : 2,80%
1 989 396 utilisateurs d’Internet
Taux de pénétration : 15,7% de la population
3475 noms de domaine enregistrés en .sn
3178 noms de domaine actifs en .sn
2 opérateurs : Orange et Expresso
346 406 abonnés
Taux de pénétration : 2,85%
2953 lignes publiques
3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
9 352 868 abonnés
Taux de pénétration : 76,84%
712 880 utilisateurs
5,06% de taux de pénétration de la population totale
77,24% de taux de pénétration de la population en ligne
9ème rang africain pour le nombre d’utilisateurs
88ème rang mondial pour le nombre d’utilisateurs