twitter facebook rss
Imprimer Texte plus petit Texte plus grand

Mactar Silla aux Conférences de SUP DE CO : Pour une redevance conséquente de l’audiovisuel

jeudi 5 janvier 2006

« Il manque en Afrique une politique extérieure de l’audiovisuel ». La remarque est de Matar Silla. L’ancien directeur de la Radio-Télévision du Sénégal (Rts) animait hier une conférence sur le thème : « les enjeux de la communication en Afrique au 21e siècle ». La rencontre, organisée par l’Ecole supérieure de Commerce de Dakar (SupDeCo), a été l’occasion, pour lui, de toucher du doigt plusieurs écueils qui freinent le développement du secteur de l’audiovisuel en Afrique, en plus de proposer des solutions. Pour l’actuel directeur général de Spectrum Télévision (Cameroun), plusieurs chaînes de télévisions africaines ont un statut peu enviable, du fait qu’elles tirent la moitié de leurs bénéfices du parrainage, de la publicité, etc. Pour que soit mise fin à cette situation morose qui empêche le service public de l’audiovisuel d’accomplir sa mission, l’idéal serait d’assurer « une redevance nette et claire » des chaînes.

Et pourtant, le continent dispose de ressources humaines susceptibles d’assurer la défense du droit d’auteur, d’assurer une meilleure conservation des archives, d’asseoir une coopération entre le service public et les opérateurs privés, de prendre des mesures d’accompagnement, pense Matar Silla. De telles mesures auraient l’avantage « d’inscrire le secteur dans une dynamique de développement ».

Au sujet des programmes, M. Silla est d’avis qu’il faut les adapter aux réalités locales : les contes, les coutumes et traditions, les cultures locales, les langues, etc. « La bataille des contenus programmatiques est essentielle », dit-il.

« Il existe une prédominance, dans les écoles, de la formation journalistique au détriment d’autres modules d’enseignement de l’audiovisuel ». Une tendance qu’il convient d’inverser, selon M. Silla, en faveur de la gamme de métiers inhérents à l’audiovisuel (plus d’une centaine) dont la conception, le Marketing, la publicité, etc.

Les instances de régulation, en Afrique, ont un péché originel, a par ailleurs souligné le conférencier. Car, selon les remarques de Mactar Silla, leur mise en place est liée à la résolution de questions ponctuelles d’ordre politique. Au contraire, elles se doivent de « s’inscrire dans une posture prospective ». Ces organes ont, par ailleurs, l’obligation de travailler à la mise sur pied d’un « argumentaire communicationnel solide, de se donner les moyens de leur politique », selon M. Silla.

SOULEYMANE FAYE (STAGIAIRE)

(Source : Le Soleil, 5 janvier 2006)

Mots clés

BATIK

Inscrivez-vous a BATIK

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez toutes nos actualités par email.

Navigation par mots clés

INTERNET EN CHIFFRES

- Bande passante internationale : 172 Gbps
- 4 FAI (Orange, Arc Télécom, Waw Télécom et Africa Access)
- 13 529 883 abonnés Internet

  • 13 251 404 abonnés 2G+3G+4G (97,95%)
    • 2G : 28,14%
    • 3G : 49,01%
    • 4G : 22,05%
  • 117 023 clés et box Internet (0,86%)
  • 158 130 abonnés ADSL/Fibre (1,19%)
  • 3 325 abonnés aux 4 FAI
  • Internet fixe : 1,19%
  • Internet mobile : 98,81%

- Liaisons louées : 22 456

- Taux de pénétration des services Internet : 83,47%

(ARTP, 31 mars 2020)

- 7 260 000 utilisateurs
- Taux de pénétration : 58,20%

(Internet World Stats 31 décembre 2018)

- 6693 noms de domaine actifs en .sn

(NIC Sénégal, avril 2020)

TÉLÉPHONIE EN CHIFFRES


Téléphonie fixe

- 3 opérateurs : Sonatel, Expresso et Saga Africa Holdings Limited
- 211 026 abonnés
- 169 128 lignes résidentielles (80,15%)
- 41 898 lignes professionnelles (19,85%)
- Taux de pénétration : 1,30%

(ARTP, 31 mars 2020)


Téléphonie mobile

- 3 opérateurs (Orange, Tigo et Expresso)
- 17 948 492 abonnés
- Taux de pénétration : 110,73%

(ARTP, 31 mars 2020)

FACEBOOK

- 3 408 000 utilisateurs

- Taux de pénétration de Facebook : 20,4%

(Facebook, Décembre 2019)