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Le fonds de solidarité numérique : Une contribution à une société de l’information solidaire et inclusive

lundi 24 octobre 2011

Réduire « la fracture numérique », cet écart technologique qui sépare les pays du Nord et ceux du Sud, c’est une préoccupation que le président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, a prise en compte très tôt. L’idée se matérialisa par la création du Fonds de solidarité numérique qui, après un fonctionnement difficile suivi d’une rupture en 2009, va vers une reformulation de ses statuts et une nouvelle relance souhaitées par les membres de son conseil.

Préoccupé par l’écart en matière de technologie de l’information et de la communication, le président Abdoulaye Wade fut à l’origine de la création du Fonds de solidarité numérique (Fsn) dont l’idée fut présentée, en 2005, lors du Sommet mondial sur la société de l’information, à Genève.

Après une première période de fonctionnement, au lendemain du Sommet de Genève, le Fsn fut dissous par l’assemblée générale du Conseil de la fondation, réunie à Dakar, en octobre 2009.

Tout avait bien commencé pourtant, avec l’engagement pris à la Conférence de Bamako, en 2000, sur le thème « L’Afrique et les Tic ». L’idée se développa avec le lancement effectif du Fonds mondial de solidarité numérique (Fsn) dont le siège est à Genève. La mission du Fonds mondial de Solidarité numérique (Fsn), telle que libellée dans ses statuts, est de « réduire la fracture numérique et de contribuer à l’édification d’une société de l’information solidaire et inclusive ». Il doit, pour cela, mettre les technologies de l’information et de la communication au service du développement humain. Il doit également faciliter l’accès de tous à la société des connaissances, tout en contribuant aux Objectifs du millénaire.

Le Conseil de la fondation du Fonds de solidarité numérique, dans son ancienne formulation, se compose de plusieurs membres dont 18 gouvernements (France, pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie), une organisation internationale : l’Organisation Internationale de la Francophonie, la représentation de cinq grandes villes et régions (Ville de Dakar (Sénégal),Ville de Genève (Suisse), Ville de Lyon (France), Ville de Malaga (Espagne), Région Rhône-Alpes (France) et des sociétés civiles.

Des fautes de gestion décelées dans le travail de l’ancien Secrétariat exécutif du Fsn avait fait naître une malheureuse controverse.

Réduire le gap numérique entre le Nord et le Sud Le président A. Wade avait, d’ailleurs, chiffré les errements de gestion à 7,6 millions d’euros (plus de 4 milliards F. Cfa), c’est-à-dire beaucoup plus que les 6% du budget qui devraient normalement être alloués au chapitre des dépenses de fonctionnement du Fsn. Bien que l’ancien Fonds de solidarité numérique soit dissous, aujourd’hui, la relance de cet instrument de lutte contre le gap numérique a été vivement réclamée par les membres. C’est ainsi qu’ils ont demandé au président Abdoulaye Wade d’assurer l’intérim de la direction exécutive, lors de l’assemblée générale de la Fondation, tenue à Dakar. Avec l’accord de ses pairs, Wade envisage ainsi pour la relance du Fsn des dispositions plus adaptées, notamment en ce qui concerne de nouveaux statuts. Créateur de l’idée du Fond de solidarité numérique, Me Wade défend, aujourd’hui, l’idée de sa domiciliation en Afrique. La pertinence de cette idée de Fonds de solidarité numérique est plus que jamais évidente, lorsqu’on examine ses objectifs. On note en préambule « l’accès abordable et équitable aux technologies de l’information et à leurs contenus à toutes les personnes, et en particulier celles qui sont marginalisées ».

Il veut également « réduire les inégalités économiques, sociales et culturelles à travers la mobilisation de nouvelles ressources résultant de mécanismes innovants de financement du développement, en particulier le principe du 1% de solidarité numérique ». La maîtrise du mécanisme de financement du Fsn, spécifiquement consacré à la lutte contre la fracture numérique (principe du 1% de solidarité numérique) et la gestion du financement ainsi obtenu sont aujourd’hui parmi les points essentiels que le nouveau fonds de solidarité numérique doit prendre en compte pour sa relance effective. Ce fonds doit permettre de résoudre le gap, notamment en fournissant quelque 500 millions d’ordinateurs à l’Afrique.

Avec un même objectif de base, « la réduction du gap numérique entre les pays du Nord et ceux du Sud », le Fonds de solidarité numérique, tel que le souhaite le président sénégalais, initiateur de l’idée, est de faire en sorte que ce fonds soit ouvert à tous les Africains, mais également aux collectivités locales et aux mairies à travers le monde. La prochaine présentation du Fonds va prendre en compte ces préoccupations, avec en point de mire les Objectifs du millénaire pour le développement.

Jean Pires

(Source : Le Soleil, 24 octobre 2011)

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