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Le Web fête ses vingt ans : retour sur un projet "vague mais passionnant"

lundi 16 mars 2009

Entourant un vieil ordinateur d’époque, quatre des créateurs du réseau mondial World Wide Web en oubliaient presque leur public tandis qu’ils racontaient avec passion comment, il y a vingt ans, ils ont donné naissance à Internet.

Dans une ambiance de classe d’école, vendredi, au Centre européen de recherche nucléaire (Cern), près de Genève, ces quinquagénaires aux allures de grands garçons à l’oeil pétillant ont rappelé comment ils ont inventé la programmation informatique qui allait changer la face du monde.

Leur but, en 1989, était de permettre à des milliers de physiciens à travers le monde de communiquer et d’échanger à distance leurs données, et cela en toute simplicité.

À l’époque, l’ordinateur personnel (PC) en était encore à ses balbutiements. Chaque ordinateur était doté d’un système informatique complexe qui lui était propre et qui le rendait incompatible avec les autres. Quant au travail en réseau, il était d’une extrême lourdeur.

Un projet simple et complexe

Un jour de mars 1989 dont il ne se souvient plus exactement, Tim Berners-Lee, un ingénieur informatique en contrat temporaire au Cern, remit à son supérieur un document intitulé "Gestion de l’information : une proposition".

Le document, que cet Anglais, aujourd’hui âgé de 53 ans, a conservé, porte encore la trace du commentaire laconique, mais prémonitoire que son supérieur, Michael Sendall, a alors griffonné en haut de la page : "vague mais passionnant".

"Mike était un chef qui ne disait pas non", se souvient l’ingénieur belge Robert Cailliau, qui a fait équipe avec Berners-Lee et était surnommé à l’époque "le deuxième utilisateur du Web".

"Il a été crucial pour que le projet voie le jour", estime M. Cailliau.

Le document plaidant pour la mise en place d’un réseau universel basé sur l’hypertexte - le langage de programmation qui permet de générer des liens entre pages sur la Toile - contenait un diagramme compliqué avec un cercle estampillé Mesh au centre.

Le World Wide Web

"J’ai réfléchi à ce mot mesh et me suis dit que ça sonnait un peu trop comme foutoir [ mess en anglais, NDLR]", raconte M. Berners-Lee, qui jeta finalement son dévolu sur l’expression World Wide Web en mai 1990.

Le directeur général du Cern de l’époque, Rolf-Dieter Heuer, un physicien allemand, se rappelle qu’il n’a "pas cherché à en savoir plus". "Nous n’avons pas prévu le formidable phénomène que ce nouveau système allait provoquer", note-t-il modestement.

Sur la base des premières expériences, le Cern fournit ensuite une sorte de matrice pour les premiers développements du Web. Il accueillit une foule d’informaticiens qui s’ingénièrent à résoudre les problèmes.

De façon tout à fait inhabituelle pour l’époque, "il y avait un ordinateur sur chaque bureau, remarque M. Heuer. Le maître mot du projet était : Partageons ce que nous savons" . Pour autant, les Berners-Lee, Cailliau, Segal et Jean-François Groff, un jeune informaticien français qui effectuait son service civil au Cern, eurent à vaincre certaines réticences. "Se connecter depuis nos laboratoires sur un réseau externe au Cern était en fait interdit jusqu’en 1988-1989", rappelle M. Segal. "Le Cern est plein de types intelligents qui ont des bonnes idées. Celle-là n’en était qu’une de plus", poursuit-il.

Il fallut plus d’une année à Berners-Lee pour développer un navigateur Internet. L’intéressé se souvient que quand ses acolytes et lui firent les premières démonstrations, et que d’un simple clic sur un lien, une nouvelle page apparaissait, les réactions se résumaient alors souvent à un Et alors ?".

Une première implication planétaire

"Après, ça a vraiment démarré parce que les gens d’un bout à l’autre de la planète, de simples gens, se sont impliqués", raconte M. Berners-Lee.

"L’universalité, telle était la règle. Et ça a marché", ajoute-t-il.

Le premier serveur hors d’Europe à être connecté à celui du Cern, en Californie, le fut fin 1991. Puis en 1993, le Cern mit le navigateur dans le domaine public.

Vingt ans après ses débuts, le Web n’a pas encore livré tout son potentiel, juge M. Berners-Lee. "C’est juste la pointe de l’iceberg."

(Source : AFP, 16 mars 2009)

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