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Deux Ethiopiens attaquent Meta en justice et lui réclament 1,6 milliard $ pour avoir exacerbé les violences ethniques

vendredi 16 décembre 2022

Plusieurs études ont montré que Facebook n’arrivait toujours pas à modérer les propos haineux et discriminants sur sa plateforme. La situation avait déjà été reprochée au réseau social en 2021 durant le scandale des Facebook Papers révélés par la lanceuse d’alerte Frances Haugen.

Deux Ethiopiens ont attaqué Meta devant la Haute-Cour du Kenya. Ils reprochent à Facebook d’avoir causé des morts en Ethiopie en échouant dans la modération de contenu haineux et veulent que la loi oblige le réseau social à créer un fonds de 1,6 milliard $ pour les victimes de discours haineux sur Facebook.

Le premier plaignant est un Ethiopien de la région du Tigré nommé Abrham Meareg. Son père a été tué dans une attaque causée, selon lui, par des posts incitant à la haine ethnique sur Facebook. En 2021, alors que le conflit s’intensifiait entre Amharas et Tigréens, plusieurs comptes sur Facebook ont partagé le nom et la photo du père, et ont publié des commentaires l’accusant d’être une menace pour l’ethnie Amhara. Bien que son fils ait vu et signalé plusieurs de ces publications à la plateforme, Facebook a refusé de les supprimer, selon sa déclaration. Le 3 novembre 2021, un groupe d’hommes l’a suivi, abattu et interdit aux voisins de lui venir en aide. « Je tiens Facebook pour responsable du meurtre de mon père. Ils font en sorte que la haine et la violence se répandent sans conséquence », a déclaré Abrham Meareg.

L’autre plaignant est un ancien chercheur éthiopien d’Amnesty International, Fisseha Tekle. Il est devenu la cible de menaces après avoir rassemblé des publications sur Facebook qui ont entrainé des meurtres.

Les deux plaignants, qui vivent au Kenya, ont également exigé que Meta prenne des mesures pour s’assurer que la modération du contenu haineux soit efficace. Les Facebook Papers avaient révélé en 2021 que la modération était déficiente, d’abord à cause d’un déficit de main d’œuvre. Un autre problème de la modération était le manque de personnel comprenant les langues locales.

Servan Ahougnon

(Source : Agence Ecofin, 16 décembre 2022)

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