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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Cameroun : l'am&#233;ricain Cybastion pr&#233;voit d'investir 75 millions $ dans un data center d&#233;di&#233; &#224; l'IA</title>
		<link>https://www.osiris.sn/cameroun-l-americain-cybastion-prevoit-d-investir-75-millions-dans-un-data.html</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Infrastructures</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'adoption croissante des technologies de rupture et la num&#233;risation des services au Cameroun imposent une remise &#224; niveau des capacit&#233;s informatiques nationales. Pour soutenir cette mutation, le d&#233;veloppement de centres de traitement de donn&#233;es performants s'impose. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cybastion envisage d'investir 75 millions de dollars dans la construction &#224; Douala d'un centre de donn&#233;es d&#233;di&#233; &#224; l'intelligence artificielle, associ&#233; &#224; une centrale &#233;lectrique. L'annonce a &#233;t&#233; faite par l'ambassade des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-septembre-2026-.html" rel="directory"&gt;Septembre 2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Infrastructures-+.html" rel="tag"&gt;Infrastructures&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH85/cybastion-2-45752.png?1788265902' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'adoption croissante des technologies de rupture et la num&#233;risation des services au Cameroun imposent une remise &#224; niveau des capacit&#233;s informatiques nationales. Pour soutenir cette mutation, le d&#233;veloppement de centres de traitement de donn&#233;es performants s'impose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cybastion envisage d'investir 75 millions de dollars dans la construction &#224; Douala d'un centre de donn&#233;es d&#233;di&#233; &#224; l'intelligence artificielle, associ&#233; &#224; une centrale &#233;lectrique. L'annonce a &#233;t&#233; faite par l'ambassade des &#201;tats-Unis au Cameroun le vendredi 28 ao&#251;t, au lendemain du premier Dialogue &#233;conomique et commercial bilat&#233;ral entre les deux pays, organis&#233; &#224; Yaound&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet s'inscrit dans un portefeuille plus large d'environ 7 milliards de dollars d'opportunit&#233;s d'investissement et de commerce identifi&#233;es lors de cette rencontre. Ces projets, qui restent &#224; diff&#233;rents stades de d&#233;veloppement, concernent notamment les infrastructures, l'&#233;nergie, les minerais critiques, la logistique et les technologies. Dans ce dernier secteur, la fintech new-yorkaise Azamra ambitionne &#233;galement de faciliter les investissements de la diaspora camerounaise et d'acc&#233;l&#233;rer les paiements num&#233;riques transfrontaliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;pondre au sous-dimensionnement et &#224; la vuln&#233;rabilit&#233; &#233;nerg&#233;tique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'annonce intervient dans un contexte o&#249; le renforcement des capacit&#233;s informatiques constitue un d&#233;fi majeur pour le Cameroun. Selon une &#233;tude du Centre national de d&#233;veloppement de l'informatique (CENADI) publi&#233;e en 2025, le parc national reste domin&#233; par des infrastructures de bas niveau (TIER 1 et 2), sans certification internationale de s&#233;curit&#233; et sous-dimensionn&#233;es pour supporter les charges de calcul requises par l'intelligence artificielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation entretient une forte d&#233;pendance vis-&#224;-vis des h&#233;bergeurs &#233;trangers pour le stockage des donn&#233;es sensibles et des services publics. En rapprochant le traitement des donn&#233;es des utilisateurs locaux, le projet de Cybastion vise ainsi &#224; poser les bases d'une meilleure souverainet&#233; num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association d'un data center et d'une centrale &#233;lectrique d&#233;di&#233;e apporte par ailleurs une r&#233;ponse directe &#224; la vuln&#233;rabilit&#233; &#233;nerg&#233;tique soulign&#233;e par le CENADI. La stabilit&#233; de l'alimentation &#233;lectrique constitue en effet le principal goulot d'&#233;tranglement pour le d&#233;ploiement d'infrastructures de calcul haute performance dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prochaines &#233;tapes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour concr&#233;tiser ces annonces, les deux pays ont convenu d'installer des groupes de travail mixtes charg&#233;s d'&#233;valuer le climat des affaires et de lever les freins aux investissements, en vue du prochain rendez-vous bilat&#233;ral pr&#233;vu aux &#201;tats-Unis en 2027. La r&#233;alisation effective du complexe de Douala reste toutefois suspendue &#224; la finalisation du tour de table financier et &#224; la validation du calendrier d'ex&#233;cution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samira Njoya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.wearetech.africa/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;WeAreTechAfrica&lt;/a&gt;, 1er septembre 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Madagascar actualise son arsenal face &#224; la mont&#233;e des risques num&#233;riques</title>
		<link>https://www.osiris.sn/madagascar-actualise-son-arsenal-face-a-la-montee-des-risques-numeriques.html</link>
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		<dc:date>2026-09-01T12:28:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Cybers&#233;curit&#233;/Cybercriminalit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La progression des usages num&#233;riques en Afrique oblige les &#201;tats &#224; adapter leurs dispositifs de lutte contre les infractions en ligne. Le renforcement de la coop&#233;ration judiciaire devient notamment central face &#224; des attaques dont les auteurs et les preuves peuvent &#234;tre dispers&#233;s entre plusieurs pays. &lt;br class='autobr' /&gt;
Madagascar pr&#233;pare une refonte de son dispositif de lutte contre la cybercriminalit&#233;. Le gouvernement a d&#233;pos&#233;, le vendredi 28 ao&#251;t, &#224; l'Assembl&#233;e nationale un projet de loi destin&#233; &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L120xH120/madagascar-24-61ec2.jpg?1788265720' class='spip_logo spip_logo_right' width='120' height='120' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La progression des usages num&#233;riques en Afrique oblige les &#201;tats &#224; adapter leurs dispositifs de lutte contre les infractions en ligne. Le renforcement de la coop&#233;ration judiciaire devient notamment central face &#224; des attaques dont les auteurs et les preuves peuvent &#234;tre dispers&#233;s entre plusieurs pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madagascar pr&#233;pare une refonte de son dispositif de lutte contre la cybercriminalit&#233;. Le gouvernement a d&#233;pos&#233;, le vendredi 28 ao&#251;t, &#224; l'Assembl&#233;e nationale un projet de loi destin&#233; &#224; actualiser l'encadrement des infractions commises dans l'environnement num&#233;rique, ainsi qu'un texte autorisant la ratification de la Convention des Nations unies contre la cybercriminalit&#233;. Les deux projets figurent parmi les textes inscrits dans le circuit parlementaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de loi n&#176;042/2026, relatif &#224; la lutte contre la cybercriminalit&#233;, pr&#233;voit notamment un renforcement des sanctions contre plusieurs infractions commises au moyen des technologies num&#233;riques, parmi lesquelles les attaques contre les syst&#232;mes informatiques, les fraudes en ligne et l'usurpation d'identit&#233;. Les peines envisag&#233;es peuvent aller de deux &#224; dix ans d'emprisonnement. Les amendes varient de 100&#8239;000 &#224; 100 millions d'ariary (23 &#224; 23&#8239;000 dollars) selon la nature des faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;forme intervient alors que le cadre juridique malgache en mati&#232;re de cybercriminalit&#233; repose encore en partie sur la loi n&#176;2014&#8209;006, adopt&#233;e en juin 2014. Celle&#8209;ci d&#233;finissait d&#233;j&#224; plusieurs infractions li&#233;es notamment &#224; l'acc&#232;s frauduleux aux syst&#232;mes d'information et aux atteintes aux donn&#233;es. Douze ans plus tard, la g&#233;n&#233;ralisation des smartphones, des services financiers num&#233;riques et des plateformes en ligne a consid&#233;rablement &#233;largi les surfaces expos&#233;es aux infractions num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau dispositif ne se limite pas &#224; la r&#233;pression. Il pr&#233;voit &#233;galement la cr&#233;ation d'une Unit&#233; de protection et d'investigation num&#233;rique (UPIN), charg&#233;e notamment de d&#233;tecter les menaces, d'appuyer les investigations et de faciliter la coop&#233;ration avec les autorit&#233;s &#233;trang&#232;res. Cette dimension r&#233;pond &#224; une difficult&#233; particuli&#232;re de la cybercriminalit&#233; : les auteurs, les victimes, les serveurs et les preuves &#233;lectroniques peuvent se trouver dans plusieurs pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans cette logique que Madagascar envisage &#233;galement de ratifier la Convention des Nations unies contre la cybercriminalit&#233;, souvent appel&#233;e Convention de Hano&#239;. Adopt&#233;e par l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations unies en d&#233;cembre 2024 et ouverte &#224; la signature &#224; Hano&#239; en octobre 2025, elle vise notamment &#224; renforcer la coop&#233;ration internationale dans les enqu&#234;tes et l'&#233;change de preuves &#233;lectroniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), 72 &#201;tats avaient sign&#233; la Convention en octobre 2025, dont 21 pays africains (Alg&#233;rie, Angola, C&#244;te d'Ivoire, RDC, Ghana, Nigeria, Rwanda, Afrique du Sud, Togo&#8230;). La signature ne vaut toutefois pas ratification, chaque pays devant ensuite accomplir ses propres proc&#233;dures internes pour devenir partie au trait&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; mesure que les services administratifs, financiers et commerciaux migrent vers le num&#233;rique, les autorit&#233;s malgaches cherchent ainsi &#224; adapter leur dispositif &#224; des infractions dont les auteurs, les victimes et les preuves peuvent se trouver dans plusieurs pays. Le d&#233;p&#244;t simultan&#233; des deux textes associe ainsi le renforcement du droit national &#224; une volont&#233; de mieux int&#233;grer Madagascar aux m&#233;canismes internationaux de lutte contre la cybercriminalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samira Njoya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.wearetech.africa/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;WeAreTechAfrica&lt;/a&gt;, 1er septembre 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au S&#233;n&#233;gal, 77% des victimes ont subi une perte financi&#232;re</title>
		<link>https://www.osiris.sn/au-senegal-77-des-victimes-ont-subi-une-perte-financiere.html</link>
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		<dc:date>2026-09-01T12:20:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Cybers&#233;curit&#233;/Cybercriminalit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une nouvelle &#233;tude r&#233;v&#232;le comment les r&#233;seaux internationaux de l'arnaque exploitent les applications de messagerie du quotidien pour s'emparer de l'argent et des donn&#233;es personnelles des internautes africains en quelques minutes seulement. Au S&#233;n&#233;gal, plus de trois quarts (3/4) des victimes (77%) ont subi une perte financi&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour la toute premi&#232;re fois, une &#233;tude mondiale, men&#233;e par Kaspersky, chiffre la rapidit&#233;, le co&#251;t et le lourd impact psychologique des arnaques par messagerie. En (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-septembre-2026-.html" rel="directory"&gt;Septembre 2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Cybercriminalite-+.html" rel="tag"&gt;Cybers&#233;curit&#233;/Cybercriminalit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH139/cybercriminalite-36-2b72e.jpg?1788265361' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='139' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une nouvelle &#233;tude r&#233;v&#232;le comment les r&#233;seaux internationaux de l'arnaque exploitent les applications de messagerie du quotidien pour s'emparer de l'argent et des donn&#233;es personnelles des internautes africains en quelques minutes seulement. Au S&#233;n&#233;gal, plus de trois quarts (3/4) des victimes (77%) ont subi une perte financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la toute premi&#232;re fois, une &#233;tude mondiale, men&#233;e par Kaspersky, chiffre la rapidit&#233;, le co&#251;t et le lourd impact psychologique des arnaques par messagerie. En s'appuyant sur les t&#233;moignages de victimes du monde entier, l'enqu&#234;te r&#233;v&#232;le que les escrocs se servent de simples messages du quotidien pour subtiliser argent et donn&#233;es personnelles en quelques minutes seulement, causant ainsi des dommages financiers et &#233;motionnels &#224; long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal, plus de trois quarts (3/4) des victimes (77 %) ont subi une perte financi&#232;re. &#171; Dans bien des cas, les victimes tombent dans le pi&#232;ge avant m&#234;me que le doute ne puisse s'installer, remettant leur argent ou leurs donn&#233;es personnelles &#224; des cybercriminels qui se font passer pour des proches, des amis ou des marques de confiance &#187;, a montr&#233; l'&#233;tude&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re ces messages du quotidien se cache un r&#233;seau mondial de l'arnaque ultra-rapide, op&#233;rant &#224; l'&#233;chelle industrielle et utilisant l'intelligence artificielle (IA) pour se faire passer pour des proches, des amis ou des marques de confiance. &#171; Ce ph&#233;nom&#232;ne a engendr&#233; une v&#233;ritable &#233;conomie de l'usurpation d'identit&#233; &#224; grande &#233;chelle, reposant sur les fonds et les donn&#233;es personnelles d&#233;rob&#233;s. Les victimes se retrouvent ainsi l&#233;s&#233;es financi&#232;rement, &#233;branl&#233;es et profond&#233;ment traumatis&#233;es. Arnaqu&#233;s en quelques minutes : le d&#233;lit le plus rapide dont on puisse &#234;tre victime aujourd'hui. Des emails professionnels aux conversations en famille, en passant par les notifications de livraison, les applications de messagerie sont au centre de notre quotidien. Mais elles deviennent aussi le vecteur privil&#233;gi&#233; de la fraude &#187;, rapporte la source.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afrique francophone, ces arnaques d&#233;butent le plus souvent sur les plateformes que nous utilisons tous les jours. WhatsApp arrive en t&#234;te des canaux utilis&#233;s par les fraudeurs, cit&#233; par 63% des victimes au S&#233;n&#233;gal et 45% en C&#244;te d'Ivoire. Les SMS demeurent &#233;galement un vecteur majeur, notamment au S&#233;n&#233;gal o&#249; ils sont mentionn&#233;s par 51% des r&#233;pondants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que cela ne soit gu&#232;re surprenant, vu la quantit&#233; de messages re&#231;us quotidiennement, c'est la rapidit&#233; avec laquelle ces arnaques se d&#233;roulent qui est frappante. Selon l'&#233;tude, &#224; l'&#233;chelle mondiale, plus de la moiti&#233; des arnaques par messagerie (52%) aboutissent en moins de 30 minutes et, pour 14% des victimes, l'ensemble du processus est termin&#233; en moins de cinq minutes. Les victimes sont pouss&#233;es &#224; agir dans l'urgence, souvent avant m&#234;me d'avoir pu v&#233;rifier l'identit&#233; de leur interlocuteur. Et pour mieux d&#233;stabiliser leurs victimes, les escrocs restent rarement au m&#234;me endroit&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En C&#244;te d'Ivoire, pr&#232;s de neuf victimes sur dix (91%) d&#233;clarent que l'arnaque s'est poursuivie sur au moins une autre plateforme, basculant par exemple d'un SMS &#224; WhatsApp ou d'une application &#224; une autre, et imitant ainsi les conversations et les notifications du quotidien pour ne pas &#233;veiller les soup&#231;ons. &#171; Les fraudeurs s'appuient sur des contextes familiers, des environnements sociaux connus et des codes linguistiques bien ancr&#233;s pour persuader les victimes que leurs d&#233;cisions sont rationnelles et raisonn&#233;es sur le moment &#187;, explique le Dr Elisabeth Carter, experte en linguistique l&#233;gale et criminologue &#224; l'Universit&#233; de Kingston (Londres). Face &#224; la rapidit&#233; de ces attaques et &#224; leur apparence famili&#232;re, l'exp&#233;rience et la ma&#238;trise du num&#233;rique n'offrent plus de r&#233;elle protection. L'intelligence artificielle est le v&#233;ritable moteur de cette &#233;volution, balayant d&#233;finitivement l'&#233;poque des messages mal &#233;crits et des signaux d'alerte &#233;vidents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal, 57% des victimes estiment avoir &#233;t&#233; confront&#233;es &#224; des messages g&#233;n&#233;r&#233;s par l'IA et 60% &#224; des voix de synth&#232;se ou clon&#233;es. En C&#244;te d'Ivoire, 55% &#233;voquent l'utilisation de voix artificielles et 40% de contenus deep fake. Kaspersky appelle le grand public &#224; prendre du recul et &#224; multiplier les niveaux de protection, en associant de bons r&#233;flexes &#224; des outils sp&#233;cialement con&#231;us pour d&#233;jouer ces pi&#232;ges fond&#233;s sur la pr&#233;cipitation et l'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nd&#232;ye Aminata Ciss&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.sudquotidien.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sud Quotidien&lt;/a&gt;, 1er septembre 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le S&#233;n&#233;gal capte 29,7 % de la monnaie &#233;lectronique en UEMOA</title>
		<link>https://www.osiris.sn/le-senegal-capte-29-7-de-la-monnaie-electronique-en-uemoa.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/le-senegal-capte-29-7-de-la-monnaie-electronique-en-uemoa.html</guid>
		<dc:date>2026-09-01T12:00:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fintech</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal s'installe en t&#234;te de la monnaie &#233;lectronique dans l'espace de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest-africaine (UEMOA), en concentrant 29,7 % de l'encours r&#233;gional. Ce chiffre, r&#233;v&#233;l&#233; par la Banque centrale des &#201;tats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), consacre Dakar comme la place la plus dynamique d'une zone qui compte huit &#233;conomies et pr&#232;s de 140 millions d'habitants. Il &#233;claire aussi la profonde recomposition des flux financiers dans une r&#233;gion o&#249; le paiement mobile a supplant&#233;, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-septembre-2026-.html" rel="directory"&gt;Septembre 2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-fintech-+.html" rel="tag"&gt;Fintech&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L83xH104/uemoa-4-05155.jpg?1788264023' class='spip_logo spip_logo_right' width='83' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal s'installe en t&#234;te de la monnaie &#233;lectronique dans l'espace de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest-africaine (UEMOA), en concentrant 29,7 % de l'encours r&#233;gional. Ce chiffre, r&#233;v&#233;l&#233; par la Banque centrale des &#201;tats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), consacre Dakar comme la place la plus dynamique d'une zone qui compte huit &#233;conomies et pr&#232;s de 140 millions d'habitants. Il &#233;claire aussi la profonde recomposition des flux financiers dans une r&#233;gion o&#249; le paiement mobile a supplant&#233;, en volume, une partie des circuits bancaires classiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un leadership s&#233;n&#233;galais b&#226;ti sur un &#233;cosyst&#232;me mature&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La domination s&#233;n&#233;galaise ne rel&#232;ve pas du hasard. Elle repose sur un maillage dense d'op&#233;rateurs et de fintechs, dont Wave, Orange Money et Free Money, qui se livrent depuis 2018 une guerre tarifaire f&#233;roce sur les frais de transfert. La compression des marges a d&#233;mocratis&#233; l'usage du portefeuille &#233;lectronique, y compris dans les zones rurales longtemps d&#233;laiss&#233;es par la bancarisation traditionnelle. Le taux d'utilisation du mobile money d&#233;passe d&#233;sormais les seuils observ&#233;s chez la plupart des voisins imm&#233;diats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dynamisme s'appuie &#233;galement sur un cadre r&#233;glementaire relativement stable. La BCEAO a progressivement assoupli les conditions d'agr&#233;ment des &#233;metteurs de monnaie &#233;lectronique, tout en renfor&#231;ant les exigences de connaissance client. R&#233;sultat : un &#233;cosyst&#232;me o&#249; op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms, &#233;tablissements de paiement et banques cohabitent, chacun poussant ses propres cas d'usage, du transfert de personne &#224; personne au paiement marchand, en passant par la micro&#233;pargne. Concr&#232;tement, l'encours d&#233;tenu par les S&#233;n&#233;galais dans leurs portefeuilles num&#233;riques p&#232;se davantage que celui de la C&#244;te d'Ivoire, pourtant premi&#232;re &#233;conomie de l'Union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une hi&#233;rarchie r&#233;gionale qui se redessine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La photographie livr&#233;e par la Banque centrale bouscule les hi&#233;rarchies h&#233;rit&#233;es de la d&#233;cennie pr&#233;c&#233;dente. Longtemps consid&#233;r&#233;e comme le fer de lance du mobile money ouest-africain, la C&#244;te d'Ivoire c&#232;de du terrain relatif, m&#234;me si son march&#233; reste massif en volume de transactions. Le Mali, le Burkina Faso et le B&#233;nin conservent des positions notables, port&#233;es par des populations rurales fortement demandeuses de services financiers de proximit&#233;. Le Togo, le Niger et la Guin&#233;e-Bissau ferment la marche, avec des &#233;cosyst&#232;mes encore embryonnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette redistribution s'explique par plusieurs facteurs conjugu&#233;s. D'un c&#244;t&#233;, la strat&#233;gie agressive des fintechs implant&#233;es &#224; Dakar, qui ont fait du S&#233;n&#233;gal leur laboratoire r&#233;gional avant d'exporter leurs mod&#232;les. De l'autre, une client&#232;le jeune, urbanis&#233;e et connect&#233;e, qui adopte rapidement les nouveaux services num&#233;riques. Par ailleurs, la diaspora s&#233;n&#233;galaise, particuli&#232;rement active, alimente un flux continu de transferts entrants convertis en monnaie &#233;lectronique, ce qui gonfle m&#233;caniquement les encours domestiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enjeux de souverainet&#233; et de r&#233;gulation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re la performance s&#233;n&#233;galaise se profilent des questions structurantes pour l'ensemble de l'Union. La concentration d'une part croissante de l'&#233;pargne populaire dans les portefeuilles &#233;lectroniques interroge la supervision prudentielle. La BCEAO impose aux &#233;metteurs de cantonner les fonds collect&#233;s aupr&#232;s de banques agr&#233;&#233;es, mais l'ampleur des encours et leur rotation rapide appellent une vigilance accrue sur le risque syst&#233;mique. Le r&#233;gulateur r&#233;gional a d'ailleurs multipli&#233;, depuis 2023, les revues th&#233;matiques sur les acteurs de la monnaie &#233;lectronique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la souverainet&#233; num&#233;rique se pose &#233;galement. Une part significative de l'infrastructure technologique qui sous-tend le mobile money ouest-africain reste op&#233;r&#233;e depuis l'&#233;tranger, ce qui expose les donn&#233;es de paiement &#224; des juridictions extra-communautaires. Dans le m&#234;me temps, l'essor de la monnaie &#233;lectronique complique la conduite de la politique mon&#233;taire, en modifiant la vitesse de circulation du franc CFA et en fragmentant les canaux de transmission traditionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que la trajectoire est claire. Avec pr&#232;s d'un tiers de l'encours r&#233;gional, le S&#233;n&#233;gal s'impose comme la vitrine d'un mod&#232;le ouest-africain de paiement num&#233;rique, dont les retomb&#233;es d&#233;passent le seul secteur financier pour irriguer le commerce, l'agriculture et les services publics. Les prochains arbitrages de la BCEAO, notamment sur l'interop&#233;rabilit&#233; entre plateformes, d&#233;termineront si ce leadership peut se muer en avantage durable pour toute l'Union. Selon Financial Afrik, cette dynamique confirme le positionnement de Dakar comme c&#339;ur battant du paiement mobile dans l'espace UEMOA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://africtelegraph.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;AfricaT&#233;l&#233;graph&lt;/a&gt;, 1er septembre 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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