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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>L'administration s&#233;n&#233;galaise doit faire sa r&#233;volution num&#233;rique</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'administration 2.0 peut-&#234;tre d&#233;finie comme l'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) avec en toile de fond Internet, dans l'optique de r&#233;nover la gestion des affaires publiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle est un ferment de concorde dans la relation administration et citoyen. En fait, l'administration &#233;lectronique permet de proposer une offre de service publique plus efficace et efficiente mais aussi d'accro&#238;tre la notion de transparence administrative lit du salut collectif (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2019-.html" rel="directory"&gt;2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'administration 2.0 peut-&#234;tre d&#233;finie comme l'utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) avec en toile de fond Internet, dans l'optique de r&#233;nover la gestion des affaires publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est un ferment de concorde dans la relation administration et citoyen. En fait, l'administration &#233;lectronique permet de proposer une offre de service publique plus efficace et efficiente mais aussi d'accro&#238;tre la notion de transparence administrative lit du salut collectif en ces temps, o&#249; les plus fragiles d'entre nous sont laiss&#233;s sur le carreau par un syst&#232;me politique fig&#233;e et une &#233;conomie qui profite en premier lieu qu'aux gens du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, la ma&#238;trise des technologies de l'information num&#233;rique ainsi que des savoir-faire en mati&#232;re de gestion publique doivent &#234;tre au c&#339;ur des pr&#233;occupations de l'Etat s&#233;n&#233;galais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi : Cyberespionnage, cyberattaque, vol de donn&#233;es : la messagerie de l'Etat bafou&#233;e par l'administration&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, &#224; l'&#232;re du num&#233;rique surtout de l'&#233;conomie immat&#233;rielle, le retard pris par l'administration s&#233;n&#233;galaise pour int&#233;grer la soci&#233;t&#233; de l'information est &#233;norme. Le gap est inou&#239;. La d&#233;mat&#233;rialisation bat son plein, le S&#233;n&#233;gal traine des pieds. A ce rythme, il sera oblig&#233; de passer les sessions de rattrapage pr&#233;vues en 2030 au Rwanda. Pays connu pour ses innovations, d'ailleurs, class&#233; deuxi&#232;me en Afrique subsaharienne au classement Doing Business 2018 de la Banque mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un Etat responsable est un Etat qui donne l'exemple. C'est pourquoi, la transformation num&#233;rique doit &#234;tre engag&#233;e dans l'administration vaille que vaille car elle constitue &#224; la fois une n&#233;cessit&#233; et une opportunit&#233;. Si ce travail est fait avec exigence et rigueur, le S&#233;n&#233;gal aura des managers publics autonomes mieux ils pourront aller dans le sens de la transparence susmentionn&#233;e &#224; l'entame de mon propos. La num&#233;risation des services publics facilitera le quotidien des s&#233;n&#233;galais et am&#233;liorera l'efficacit&#233; de l'administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre point positif de la digitalisation de l'Etat en particulier la d&#233;mat&#233;rialisation des services est que l'administration jug&#233;e trop prodigue pourra ma&#238;triser les d&#233;penses publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;ussir ce challenge de num&#233;risation des services de l'administration, l'Etat pourra travailler en parfaite synergie avec des start-up nationaux s&#233;rieux ainsi que des managers de l'information num&#233;rique comme par exemple des chefs de projet GED et d&#233;mat&#233;rialisation, consultants des syst&#232;mes d'information, dans une logique collaborative dite open innovation. Du coup, ce capital immat&#233;riel permettra &#224; l'Etat d'avoir une marge de man&#339;uvre. En sus de cela, il pourra mettre en place une politique de gouvernance des donn&#233;es personnelles, &#224; l'aune de l'explosion quantitative des donn&#233;es num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'administration s&#233;n&#233;galaise doit acc&#233;l&#233;rer sa r&#233;volution num&#233;rique si elle veut devenir le carrefour technologique de la sous-r&#233;gion dans les ann&#233;es &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Birane Diop&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.socialnetlink.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Social Net Link&lt;/a&gt;, 31 d&#233;cembre 2019)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pourquoi la cybers&#233;curit&#233; est une question de droits de l'homme et qu'il est temps de commencer &#224; la traiter comme telle</title>
		<link>https://www.osiris.sn/pourquoi-la-cybersecurite-est-une-question-de-droits-de-l-homme-et-qu-il-est.html</link>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pronon&#231;ant pour la premi&#232;re fois le discours d'ouverture de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations Unies en 2017 son secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral Antonio Guterres a soulign&#233; que le nombre croissant des menaces &#224; la cybers&#233;curit&#233; en faisait une des menaces principales &#224; la s&#233;curit&#233; internationale. Outre la menace de cyberguerre les cyberattaques ont provoqu&#233; des fermetures d'h&#244;pitaux, d&#233;connect&#233; des transformateurs &#233;lectriques, paralys&#233; des villes et m&#234;me compromis l'int&#233;grit&#233; du processus d&#233;mocratique. Un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pronon&#231;ant pour la premi&#232;re fois le discours d'ouverture de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations Unies en 2017 son secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral Antonio Guterres a soulign&#233; que le nombre croissant des menaces &#224; la cybers&#233;curit&#233; en faisait une des menaces principales &#224; la s&#233;curit&#233; internationale. Outre la menace de cyberguerre les cyberattaques ont provoqu&#233; des fermetures d'h&#244;pitaux, d&#233;connect&#233; des transformateurs &#233;lectriques, paralys&#233; des villes et m&#234;me compromis l'int&#233;grit&#233; du processus d&#233;mocratique. Un rapport r&#233;cent command&#233; par IBM &#233;value le co&#251;t moyen d'une fuite de donn&#233;es pour une entreprise en 2019 &#224; $3,92 millions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les menaces &#224; la cybers&#233;curit&#233; se banalisant et devenant plus sophistiqu&#233;es et plus s&#233;v&#232;res, il n'est pas &#233;tonnant que les gouvernements, le secteur industriels et les sp&#233;cialistes du secteur mettent l'accent sur le n&#233;cessaire renforcement de la cybers&#233;curit&#233;. Mais ces efforts n&#233;gligent souvent sa dimension &#8216;droits de l'homme', ou pire encore, la per&#231;oivent comme un obstacle &#224; la cybers&#233;curit&#233;. C'est une hypoth&#232;se erron&#233;e et il est temps de commencer &#224; la consid&#233;rer comme telle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;finir la cybers&#233;curit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de d&#233;finition universelle de la cybers&#233;curit&#233;. Mais la d&#233;finition donn&#233;e par le groupe de travail de la FOC (Freedom Online Coalition) &#8216; Un Internet Libre et S&#233;curis&#233;' est int&#233;ressante. Ce groupe, compos&#233; de techniciens, d'experts des droits de l'homme et de repr&#233;sentants des gouvernements d&#233;finit la cybers&#233;curit&#233; comme la pr&#233;servation &#8211; par la politique, la technologie et l'&#233;ducation &#8211; de la disponibilit&#233;, de la confidentialit&#233; et de l'int&#233;grit&#233; des informations et de leur infrastructure sous-jacente afin d'am&#233;liorer la s&#233;curit&#233; des personnes en ligne et hors ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quoi la cybers&#233;curit&#233; est-elle une question de droits de l'homme&lt;br class='autobr' /&gt;
Si on utilise la d&#233;finition de la cybers&#233;curit&#233; de la FOC il est facile de comprendre que les menaces &#224; la cybers&#233;curit&#233; &#8211; ou la cyberins&#233;curit&#233; &#8211; peuvent &#234;tre des violations des droits de l'homme. Le d&#233;ni de fourniture d'information et de son infrastructure sous-jacente, sous la forme de fermeture de r&#233;seau, par exemple, viole une large gamme de droits, en particulier en restreignant l'acc&#232;s &#224; l'information et la possibilit&#233; pour les individus de s'exprimer, de se rassembler pacifiquement et de s'associer, mais aussi de profiter d'une s&#233;rie de droits &#233;conomiques, sociaux et culturels. En 2018 on a comptabilis&#233; 196 coupures d'internet dans 68 pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a d'innombrables exemples de cas ou la s&#233;curit&#233; de l'information est compromise que ce soit par des fuites de donn&#233;es pour des b&#233;n&#233;fices financiers, par une surveillance de masse par les gouvernements ou par des attaques cibl&#233;es sur des d&#233;fenseurs des droits de l'Homme ou des journalistes, en violation du droit &#224; la protection de la vie priv&#233;e, parmi d'autres droits. Les atteintes &#224; la confidentialit&#233; des communications par la surveillance ont pour cons&#233;quence de s&#233;v&#232;res violations des droits de l'homme, comme la d&#233;tention, la torture et des ex&#233;cutions extrajudiciaires. On peut citer l'exemple d'un cas particuli&#232;rement scandaleux, la surveillance du dissident saoudien Omar Abdulaziz qui a contribu&#233; &#224; l'ex&#233;cution extrajudiciaire du journaliste saoudien Kamal Kashoggi. Selon une plainte, le t&#233;l&#233;phone d'Abdulaziz a &#233;t&#233; pirat&#233; compromettant la confidentialit&#233; de ses communications avec Kashoggi sur les projets de l'opposition dans les mois pr&#233;c&#233;dant le meurtre de celui-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si la plupart des gens connaitront au cours de leur vie une forme ou une autre de cyberins&#233;curit&#233;, m&#234;me ceux pour lesquels un acc&#232;s significatif &#224; internet est un d&#233;fi, tous ne ressentent pas &#233;galement cette ins&#233;curit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M&#234;mes les individus qui ne sont pas encore connect&#233;s et pour lequel un acc&#232;s (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les d&#233;fenseurs des droits de l'homme, les journalistes et tous ceux qui sont en situation de marginalisation ou de vuln&#233;rabilit&#233;, en raison de leur religion, de leur appartenance ethnique, de leur orientation sexuelle ou de leur identit&#233; sexuelle, par exemple, sont particuli&#232;rement &#224; risque. Ils sont, par exemple, plus susceptibles d'&#234;tre cibl&#233;s par une surveillance gouvernementale ou lat&#233;rale, et les cons&#233;quences des menaces plus g&#233;n&#233;rales comme les fuites de donn&#233;es, les fermetures d'internet sont souvent plus graves pour eux en raison de leur position particuli&#232;re dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus il y aura d'individus et d'objets connect&#233;s, plus les risques li&#233;s &#224; la cyberins&#233;curit&#233; augmenteront. Malheureusement les gouvernements ne mettent pas les droits de l'homme au centre des discussions ou, pire encore, ils utilisent l'excuse de la cybers&#233;curit&#233; pour renforcer leur contr&#244;le sur internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La s&#233;curisation du &#8216;cyber'&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;laboration des lois, des politiques et des normes de la cybers&#233;curit&#233; a tendance &#224; se faire dans des lieux opaques ou des enceintes s&#233;curis&#233;es et donc ne b&#233;n&#233;ficie pas des apports de la soci&#233;t&#233; civile ou des experts des droits de l'homme. Cela va &#224; l'encontre d'une approche multipartite de la gouvernance d'internet reposant sur un engagement total des gouvernements, du secteur priv&#233; et des organisations internationales. Et cette approche exclut tout particuli&#232;rement les comp&#233;tences et le suivi n&#233;cessaire &#224; la protection des droits de l'homme. Les discussions sur la cybers&#233;curit&#233; ont souvent lieu dans les confins des services de renseignements ou d'autres agences gouvernementales ou militaires qui ne sont pas soumises au regard et &#224; la vigilance du public. La cybers&#233;curit&#233; est aussi parfois assimil&#233;e &#224; la s&#233;curit&#233; nationale, sph&#232;re sacr&#233;e dans laquelle les gouvernements peuvent faire tout ce qu'ils veulent loin des regards et plus encore du contr&#244;le du public. De ce fait les lois, les usages et les politiques ne s'inscrivent pas dans un cadre fond&#233; sur les droits de l'homme, et rendent possible des abus de pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;bats internationaux sur la cybers&#233;curit&#233; manquent leur objectif&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est clairement &#233;tabli que les textes internationaux sur les droits de l'homme s'appliquent aux technologies du num&#233;rique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir les r&#233;solutions du Conseil des Droits de l'Homme sur &#8216;La promotion, la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Toutefois, d&#232;s que l'on aborde la cybers&#233;curit&#233;, les droits de l'homme ne sont jamais au centre de la discussion, voire m&#234;me n'en sont pas un &#233;l&#233;ment. C&#8216;est partiellement d&#251; au fait que les d&#233;bats internationaux sur la cybers&#233;curit&#233; traitent essentiellement du probl&#232;me des attaques entre Etats et rel&#232;vent donc de la rubrique de la s&#233;curit&#233; internationale et du d&#233;sarmement. Mais la teneur de ces d&#233;bats et les normes qui en d&#233;coulent ont des implications sur la mani&#232;re dont les Etats abordent la cybers&#233;curit&#233; au niveau national. Les efforts de l'Organisation de Coop&#233;ration de Shanghai sont particuli&#232;rement inqui&#233;tants car ce groupe milite depuis des ann&#233;es pour &#233;tendre la souverainet&#233; nationale et le contr&#244;le de l'information dans le cyberespace. Depuis 2013 l'ONU soutient que le droit international, dont font partie le droit humanitaire international et le droit international des droits de l'homme, s'applique au cyberespace. En 2015 le groupe d'experts gouvernementaux sur les d&#233;veloppements dans le domaine de l'information et des t&#233;l&#233;communications dans le contexte de la s&#233;curit&#233; internationale a pr&#233;cis&#233; que le respect des droits de l'homme et des libert&#233;s fondamentales est &#171; d'une importance cruciale &#187; et a recommand&#233; aux Etats de respecter les r&#233;solutions des Nations-Unies relatives aux Droits de l'Homme sur internet et au respect de la vie priv&#233;e &#224; l'&#226;ge du num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la communaut&#233; internationale s'enlise dans les d&#233;bats sur l'application des textes internationaux au cyberespace, la discussion s'est centr&#233;e sur le droit humanitaire international. Cette approche est erron&#233;e pour plusieurs raisons. D'abord parce que le droit humanitaire ne s'applique qu'en cas de conflit arm&#233; alors que les droits de l'homme s'appliquent en permanence (en temps de guerre ou de paix). Etant donn&#233; que la plupart des actes de cyberins&#233;curit&#233; ont lieu en temps de paix (ou au moins en l'absence d'une cyberguerre d&#233;clar&#233;e) ce sont les textes relatifs aux droits de l'homme qui s'appliquent le plus souvent. Ensuite, et c'est li&#233;, mettre l'accent sur le droit humanitaire international participe &#224; promouvoir l'id&#233;e que les Etats sont dans un cyberconflit permanent, ce qui favorise une escalade dans les cyberattaques. Enfin, le droit humanitaire est un cadre juridique plus permissif et pr&#233;judiciable au grand public que ce qui est habituellement accept&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;canismes internationaux de protection des droits de l'homme proposent des directives sp&#233;cifiques qui s'appliquent tout &#224; fait &#224; la cybers&#233;curit&#233; et auxquelles on devrait se r&#233;f&#233;rer pour d&#233;velopper des normes pour une conduite responsable des Etats dans le cyberespace. Par exemple les Proc&#233;dures Sp&#233;ciales des Nations Unies expliquent pourquoi un codage puissant est n&#233;cessaire &#224; la confidentialit&#233; des informations et en quoi les fermetures de r&#233;seau sont une violation des textes sur les droits de l'homme et entravent ind&#251;ment la disponibilit&#233; de l'information. Il y a dans la l&#233;gislation sur les droits de l'homme un ensemble de normes, en particulier les &#171; Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme &#187; des Nations Unies qui &#233;noncent clairement la responsabilit&#233; du secteur priv&#233; dans le respect des droits de l'homme, il se doit d'att&#233;nuer les effets n&#233;gatifs de ses actes et de r&#233;parer les pr&#233;judices. Et c'est un point fondamental &#233;tant donn&#233; que c'est le secteur priv&#233; qui poss&#232;de et/ou exploite la plupart des infrastructures, du hardware et des logiciels dont d&#233;pend internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La s&#233;curit&#233; pour qui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La menace peut-&#234;tre la plus pernicieuse est que les Etats exploitent la gravit&#233; des menaces &#224; la cybers&#233;curit&#233; pour prendre des libert&#233;s qui leur permettent d'exercer leur pouvoir dans le cyberespace de fa&#231;on contraire aux droits de l'homme. Pour &#233;valuer un cadre de cybers&#233;curit&#233; il est essentiel de se demander : la s&#233;curit&#233; pour qui ? la s&#233;curit&#233; de quoi ? et la s&#233;curit&#233; par quels moyens ? Trop souvent les r&#233;ponses &#224; ces questions montrent que pour l'Etat la s&#233;curit&#233; s'est d'abord se prot&#233;ger lui-m&#234;me de l'instabilit&#233; politique, ce qui l'am&#232;ne &#224; mettre en place des mesures disproportionn&#233;es pour assurer sa propre survie et &#224; devenir lui-m&#234;me source d'ins&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour citer juste quelques exemples : au Vietnam la loi sur la cybers&#233;curit&#233; vot&#233;e l'ann&#233;e derni&#232;re permet au gouvernement de forcer les soci&#233;t&#233;s technologiques &#224; lui remettre des quantit&#233;s potentiellement importantes de donn&#233;es et &#224; censurer les messages d'utilisateurs. L'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente la Chine a adopt&#233; une loi sur la cybers&#233;curit&#233; qui oblige les soci&#233;t&#233;s &#224; censurer les informations &#8216;interdites', restreint l'anonymat en ligne, allant jusqu'&#224; demander le vrai nom lors de l'enregistrement, et exige le stockage dans le pays des donn&#233;es des utilisateurs chinois. En Isra&#235;l le projet de loi &#8216;Cyber S&#233;curit&#233; et Direction nationale de la cybers&#233;curit&#233;' donnerait au gouvernement des pouvoirs extr&#234;mement larges pour s'introduire dans les ordinateurs ou les t&#233;l&#233;phones de toute personne ou organisme consid&#233;r&#233;e comme une menace &#224; la cybers&#233;curit&#233; et d'acc&#233;der au dispositif et d'en extraire les donn&#233;es sans d&#233;cision de justice. Plus t&#244;t cette ann&#233;e le gouvernement du Venezuela a propos&#233; la &#8216;Loi Constitutionnelle sur le cyberespace' qui d&#233;clare la souverainet&#233; du Venezuela sur le cyberespace et qui obligerait les fournisseurs de services de messagerie &#224; censurer le contenu sans d&#233;cision judiciaire pr&#233;alable et sans respecter un minimum de garanties d'une proc&#233;dure r&#233;guli&#232;re, et ce n'est qu'une des mesures destin&#233;es &#224; &#233;tendre le contr&#244;le de l'Etat sur internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun de ces exemples montre un gouvernement qui instrumentalise la s&#233;curit&#233; aux d&#233;pens des droits de l'homme, en particulier des droits au respect de la vie priv&#233;e, &#224; la libert&#233; d'expression, d'association et de rassemblement, et ce, d'ailleurs , aux d&#233;pens de la cybers&#233;curit&#233;, c'est-&#224;-dire de la disponibilit&#233;, la confidentialit&#233; et l'int&#233;grit&#233; de l'information et de son infrastructure sous-jacente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mettre la cybers&#233;curit&#233; sur la bonne voie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour pr&#233;server les droits de l'homme &#224; l'&#226;ge du num&#233;rique il est temps de traiter la cybers&#233;curit&#233; comme une question qui rel&#232;ve des droits de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut tout d'abord r&#233;futer l'id&#233;e selon laquelle les droits de l'homme sont un obstacle &#224; la s&#233;curit&#233;. L'exemple peut-&#234;tre le plus souvent cit&#233; pour prouver que les droits de l'homme se mettent en travers de la s&#233;curit&#233; est la th&#232;se selon laquelle le codage, essentiel pour appliquer le droit au respect de la vie priv&#233;e, entrave le travail de la justice. R&#233;guli&#232;rement les gouvernements plaident en faveur de portes d&#233;rob&#233;es et de codage affaibli pour permettre aux forces de l'ordre d'avoir acc&#232;s aux communications cod&#233;es. Mais les experts sont d'accord pour dire que l'on ne peut pas donner acc&#232;s aux donn&#233;es cod&#233;es &#224; un Etat sans le donner &#224; tous les gouvernements ainsi qu'&#224; des acteurs non-gouvernementaux malveillants. Autrement dit on ne peut pas abaisser la cybers&#233;curit&#233; pour les forces de l'ordre sans abaisser la s&#233;curit&#233; pour tous et mettre les droits de l'homme de tous en danger. Et ceci parce que la cybers&#233;curit&#233; est inexorablement li&#233; &#224; la s&#233;curit&#233; des individus qui est un des fondements des droits de l'homme. La cybers&#233;curit&#233; et les droits de l'homme sont compl&#233;mentaires, interd&#233;pendants et se renforcent mutuellement. Il faut rechercher les deux &#224; la fois pour promouvoir efficacement la libert&#233; et la s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement il est imp&#233;ratif d'avoir une approche ax&#233;e sur les droits de l'homme dans l'&#233;laboration des lois, des politiques et des pratiques li&#233;es &#224; la cybers&#233;curit&#233;. Les risques de cyberins&#233;curit&#233; ne devraient jamais &#234;tre un pr&#233;texte pour violer les droits de l'homme. Tout au contraire reconnaitre que la s&#233;curit&#233; individuelle et collective est au c&#339;ur m&#234;me de la cybers&#233;curit&#233; implique que la protection des droits de l'homme devrait &#234;tre au centre de l'&#233;laboration des politiques de cybers&#233;curit&#233;. Au niveau international il est imp&#233;ratif d'ancrer les d&#233;bats sur la cybers&#233;curit&#233; dans le droit international des droits de l'homme. Un groupe de travail de la FOC a &#233;labor&#233; un ensemble de recommandations ax&#233;es sur la cybers&#233;curit&#233; et les droits de l'homme destin&#233;es &#224; s'assurer que les politiques et les pratiques de la cybers&#233;curit&#233; sont fond&#233;es sur les droits de l'homme et totalement compatibles avec ces droits &#8211; en fait que les politiques et les pratiques de cybers&#233;curit&#233; respectent les droits de l'homme dans leur conception m&#234;me. Ces recommandations, qui ont &#233;t&#233; cautionn&#233;es par 30 gouvernements membres de la FOC et plus de deux douzaines d'ONG, sont un point de d&#233;part utile pour enraciner les politiques et les pratiques de la cybers&#233;curit&#233; dans les droits de l'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;mement, les entreprises doivent respecter les droits de l'homme, les gouvernements doivent les en tenir pour responsables. Les &#8216;Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l'homme' offrent le cadre n&#233;cessaire, toutefois il faut une surveillance et un contr&#244;le plus rigoureux des compagnies technologiques, &#224; la fois celles qui fournissent le hardware et les logiciels utilis&#233;s pour lancer les cyberattaques et celles qui offrent la premi&#232;re ligne de d&#233;fense dans les cyberattaques. En plus d'effectuer des &#233;valuations des impacts sur les droits de l'homme pour identifier, comprendre analyser et r&#233;soudre les effets n&#233;gatifs de leurs politiques et de leurs pratiques sur les garanties des droits de l'homme, elles devraient revoir la gouvernance et les processus et les contr&#244;les utilis&#233;s pour s&#233;curiser les informations qu'elles traitent. Certaines entreprises ont pris des initiatives pour mettre en place des proc&#233;dures avanc&#233;es d'autor&#233;gulation. On peut citer le &#8216;Cybersecurity Tech Accord', l'accord technologique sur la cybers&#233;curit&#233; de Microsoft, qui veut r&#233;pondre &#224; toutes les cyberattaques qui font peser un risque sur les individus mais n'a pas une optique sp&#233;cifiquement li&#233;e aux droits de l'homme et a donc des failles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements peuvent aussi faire plus pour pr&#233;venir et att&#233;nuer les violations des droits de l'homme dans le cas de cyberins&#233;curit&#233;. Par exemple le rapporteur sp&#233;cial des Nations Unies sur la promotion et la protection du droit &#224; la libert&#233; d'opinion et d'expression a r&#233;cemment demand&#233; un moratoire sur la surveillance technologique. On a besoin de gestes audacieux de ce genre non seulement pour l'industrie de la surveillance &#233;lectronique mais aussi pour le secteur technologique dans son ensemble, pour s'assurer que les entreprises ne profitent pas des violations des droits de l'homme ou ne traitent pas les donn&#233;es personnelles imprudemment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatri&#232;mement les processus de cybers&#233;curit&#233; doivent &#234;tre multipartites et inclusifs mais aussi multidisciplinaires, impr&#233;gn&#233;s &#224; la fois de droits de l'homme et d'expertise technologique. Ce qui veut dire qu'il faut sortir la cybers&#233;curit&#233; des confins de la s&#233;curit&#233; nationale et des agences de renseignements et contester l'id&#233;e que la cybers&#233;curit&#233; est d'abord et avant tout une question de s&#233;curit&#233; nationale. Compte tenu de ce que l'on demande si souvent aux citoyens de faire des sacrifices au nom de la s&#233;curit&#233; nationale, il est essentiel que ces sacrifices soient &#233;tudi&#233;s de tr&#232;s pr&#232;s pour &#233;tablir leur n&#233;cessit&#233; et leur proportionnalit&#233;. Il faut qu'il y ait un contr&#244;le ind&#233;pendant des r&#233;ponses aux menaces &#224; la s&#233;curit&#233; internationale pour v&#233;rifier qu'elles sont bien justifi&#233;es, et qu'il y ait plus de transparence et de d&#233;bat public pour s'assurer que la s&#233;curit&#233; nationale n'est pas confondue avec la s&#233;curit&#233; du r&#233;gime en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les technologies du num&#233;rique constituent un d&#233;fi nouveau et impr&#233;vu aux droits de l'homme et &#224; la s&#233;curit&#233; qui va demander bien plus d'&#233;tude, de recherche et d'analyse. Aussi longtemps que la cybers&#233;curit&#233; et les droits de l'homme ne seront pas consid&#233;r&#233;s et trait&#233;s comme compl&#233;mentaires et se renfor&#231;ant mutuellement ces deux aspects de la question en souffriront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deborah Brown et Anriette Esterhuysen,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.apc.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Association for progressive communications&lt;/a&gt;, 20 d&#233;cembre 2019)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M&#234;mes les individus qui ne sont pas encore connect&#233;s et pour lequel un acc&#232;s significatif est un d&#233;fi d&#233;pendent des infrastructures num&#233;riques pour la jouissance effective des droits de l'homme. L'utilisation par les gouvernements d'identit&#233;s num&#233;riques pour l'usage de services publiques qui permettent par exemple d'exercer le droit de ne pas avoir faim, suppose qu'une grande quantit&#233; d'informations personnelles, y compris les donn&#233;es biom&#233;triques sont rassembl&#233;es et stock&#233;es, parfois de mani&#232;re pr&#233;caire. En Inde il y a eu de nombreux rapports de pertes de donn&#233;es concernant le syst&#232;me de d'identification bas&#233; sur la biom&#233;trie Aadhaar. On peut se r&#233;f&#233;rer par exemple &#224; : &lt;a href=&#034;https://cis-india.org/internet-governance/news/times-of-india-may-5-2017-aadhaar-numbers-of-135-mn-may-have-leaked-claims-cis-report&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://cis-india.org/internet-governance/news/times-of-india-may-5-2017-aadhaar-numbers-of-135-mn-may-have-leaked-claims-cis-report&lt;/a&gt; ainsi qu'&#224; &lt;a href=&#034;https://inc42.com/buzz/aadhaar-uidai-government&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://inc42.com/buzz/aadhaar-uidai-government&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir les r&#233;solutions du Conseil des Droits de l'Homme sur &#8216;La promotion, la protection et la jouissance des droits de l'homme sur Internet' 20/8(2012), 26/13(2014), 32/13(2016) et 38/7(2018)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bleu Blanc Rouge au S&#233;n&#233;gal : &#224; quand notre champion national ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Bleu-Blanc-Rouge-au-Senegal-a.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Bleu-Blanc-Rouge-au-Senegal-a.html</guid>
		<dc:date>2019-12-07T16:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Exit Tigo, bonjour Free. A l'issue d'un feuilleton m&#233;diatico-judiciaire qui a tir&#233; en longueur et tenu en haleine tous les S&#233;n&#233;galais, l'homme d'affaires Xavier Niel a rachet&#233; Tigo en 2018, aux c&#244;t&#233;s de deux autres investisseurs, le milliardaire malgache Hassanein Hiridjee et l'entrepreneur s&#233;n&#233;galais Y&#233;rim Sow, regroup&#233;s au sein de la Saga Africa Holdings. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour la petite histoire, c'est la premi&#232;re fois que la marque &#171; Free &#187; est utilis&#233;e hors de France. En fait, l'op&#233;rateur s&#233;n&#233;galais a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2019-.html" rel="directory"&gt;2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Exit Tigo, bonjour Free. A l'issue d'un feuilleton m&#233;diatico-judiciaire qui a tir&#233; en longueur et tenu en haleine tous les S&#233;n&#233;galais, l'homme d'affaires Xavier Niel a rachet&#233; Tigo en 2018, aux c&#244;t&#233;s de deux autres investisseurs, le milliardaire malgache Hassanein Hiridjee et l'entrepreneur s&#233;n&#233;galais Y&#233;rim Sow, regroup&#233;s au sein de la Saga Africa Holdings.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la petite histoire, c'est la premi&#232;re fois que la marque &#171; Free &#187; est utilis&#233;e hors de France. En fait, l'op&#233;rateur s&#233;n&#233;galais a conclu un accord de licence de marque avec le groupe Iliad. L'arriv&#233;e de Free au S&#233;n&#233;gal, c'est du s&#233;rieux et c'est du lourd. Avec un Xavier Niel qui se fait un point d'honneur de bousculer le march&#233; des t&#233;l&#233;coms partout o&#249; il passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bataille des t&#233;l&#233;coms au pays de la T&#233;ranga aura bien lieu ! D'entr&#233;e de jeu, Free (26% de parts de march&#233;) d&#233;voile une gamme de prix tr&#232;s agressive et plus que l'op&#233;rateur Expresso (21%), le leader du march&#233;, Orange (53%), a du souci &#224; se faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Orange a du r&#233;pondant et ses affid&#233;s se frottent les mains devant les all&#233;chantes remises et autres promotions comme on n'en avait jamais connues de m&#233;moire de gorgorlou !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien loin de cette guerre de chefs, sur les terres de Matam longtemps snob&#233;es par les op&#233;rateurs, un futur dragon du nom de Hayo, 100% galsen, aff&#251;te ses armes. A l'issue d'un appel d'offres tout ce qu'il y a de plus transparent, cet op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie appartenant &#224; des S&#233;n&#233;galais, a rafl&#233; la mise devant les gros du secteur, en ce qui concerne l'acquisition de la quatri&#232;me licence universelle pour la r&#233;gion de Matam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit poisson deviendra-t-il grand ? La r&#233;ponse m&#233;rite d'&#234;tre pos&#233;e au vu de l'h&#233;g&#233;monie des priv&#233;s &#233;trangers sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais, d'un cadre l&#233;gislatif pas toujours adapt&#233; et du manque d'implication des pouvoirs public &#224; travailler &#224; l'&#233;mergence d'un champion national des t&#233;l&#233;coms.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que le v&#233;ritable enjeu n'est pas de savoir qui de Orange ou de Free gagnera la bataille mais plut&#244;t celle de savoir &#224; quand un priv&#233; national pour les r&#233;genter tous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cheikh Bamba Ndao&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://publitechecho.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Publitechecho&lt;/a&gt;, 7 d&#233;cembre 2019)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>#LiMooyDeal - Analyse de l'interdiction par l'ARTP de la gratuit&#233; de WhatsApp &#224; Free : rien de surprenant</title>
		<link>https://www.osiris.sn/limooydeal-analyse-de-l-interdiction-par-l-artp-de-la-gratuite-de-whatsapp-a.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/limooydeal-analyse-de-l-interdiction-par-l-artp-de-la-gratuite-de-whatsapp-a.html</guid>
		<dc:date>2019-11-15T10:27:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;gulation des t&#233;l&#233;coms</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comme vous le savez sans doute d&#233;j&#224;, l'Autorit&#233; de R&#233;gulation des T&#233;l&#233;communications et des Postes a demand&#233; &#224; l'op&#233;rateur Saga Africa Holding Limited (Free) de retirer imm&#233;diatement de toutes ses offres la gratuit&#233; de WhatsApp. Une d&#233;cision qui du reste n'est pas surprenante pour certains acteurs avertis du secteur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec un peu de recul, j'ai essay&#233; d'analyser en profondeur la d&#233;cision de l'ARTP qui r&#233;v&#232;le tout un tas de choses qui m&#233;ritent d'&#234;tre partag&#233;es. Apr&#232;s avoir rappel&#233; la nature (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2019-.html" rel="directory"&gt;2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-regulation-des-telecoms-+.html" rel="tag"&gt;R&#233;gulation des t&#233;l&#233;coms&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme vous le savez sans doute d&#233;j&#224;, l'Autorit&#233; de R&#233;gulation des T&#233;l&#233;communications et des Postes a demand&#233; &#224; l'op&#233;rateur Saga Africa Holding Limited (Free) de retirer imm&#233;diatement de toutes ses offres la gratuit&#233; de WhatsApp. Une d&#233;cision qui du reste n'est pas surprenante pour certains acteurs avertis du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec un peu de recul, j'ai essay&#233; d'analyser en profondeur la d&#233;cision de l'ARTP qui r&#233;v&#232;le tout un tas de choses qui m&#233;ritent d'&#234;tre partag&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s avoir rappel&#233; la nature des offres de la nouvelle marque Free, l'ARTP est revenue sur les p&#233;rip&#233;ties de ses &#233;changes avec Saga Africa Holdings Limited sans rentrer dans les d&#233;tails. L'ARTP nous informe aussi qu'elle a &#233;t&#233; saisie par courrier par les op&#233;rateurs Expresso et Sonatel (Orange), en contestation pour l'un et en recours pour l'autre. On apprend que la d&#233;cision de l'ARTP de d&#233;coule pas des courriers de ces op&#233;rateurs parce qu'en l'esp&#232;ce, selon le r&#233;gulateur, c'est une plainte qui devrait &#234;tre d&#233;pos&#233;e. N&#233;anmoins, l'ARTP s'est servie des dispositions des articles 82 et 215 du Code des communications &#233;lectroniques pour s'auto-saisir et traiter la question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pass&#233; ce rappel des faits, la d&#233;cision de l'ARTP nous renseigne sur les points suivants :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'autorit&#233; de r&#233;gulation ne critique pas pour autant les offres de Free et ne les juge pas anticoncurrentielles &#224; l'exception de la gratuit&#233; de WhatsApp. J'analyserai ce dernier point plus bas.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'ARTP a rappel&#233; un fait important, parfois incompris par certains consommateurs. Les op&#233;rateurs &#8220;non-puissants&#8221; sur les march&#233;s pertinents de d&#233;tails peuvent se permettre de proposer certains tarifs au plus bas. Ce que l'op&#233;rateur d&#233;sign&#233; &#8220;puissant&#8221; ne peut pas se permettre. Il serait accus&#233; d'abus de position dominante.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En d&#233;finitive, l'ARTP ne s'est donc bas&#233;e que sur l'article 25 du Code des communications &#233;lectroniques pour interdire &#224; Free d'offrir la gratuit&#233; du service WhatsApp.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Voici un extrait de l'article 25 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;strong&gt;Les fournisseurs d'acc&#232;s &#224; Internet traitent tous trafics de fa&#231;on &#233;gale et sans discrimination, restriction ou interf&#233;rence, quels que soient l'exp&#233;diteur et/ou le destinataire, les contenus consult&#233;s et/ou diffus&#233;s, les applications et/ou les services utilis&#233;s ou fournis ou les &#233;quipements terminaux utilis&#233;s.&lt;i&gt;&lt;/strong&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma conclusion est que cette d&#233;cision de l'ARTP est bien fond&#233;e, en ce sens que la pratique de Free viole le principe de neutralit&#233; du net en offrant de mani&#232;re in&#233;gal&#233;e l'acc&#232;s &#224; un service au d&#233;triment de tous les autres disponibles sur Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'applaudis cette d&#233;cision parce qu'&#224; mon sens, elle servira de jurisprudence le jour o&#249; un op&#233;rateur, un MVNO ou un FAI d&#233;cidera de faire payer les consommateurs pour acc&#233;der &#224; certains services Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici un exemple : Youtube est l'une des plateformes les plus visit&#233;es au S&#233;n&#233;gal, et elle consomme &#233;norm&#233;ment de bande passante. Imaginez qu'on fournisseur de service Internet nous dise qu'il ne peut plus supporter la charge et qu'il serait dans l'obligation de commercialiser l'acc&#232;s &#224; ce service s&#233;par&#233;ment. C'est ce jour l&#224; que la que l'ARTP serait tenue de faire respecter - &#224; nouveau - la loi comme elle vient de le faire avec Free. Pas de deux poids, deux mesures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mon deuxi&#232;me constat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors de ces aspects r&#232;glementaires, j'ai dit plus haut que cette d&#233;cision n'a rien de surprenant aux yeux de certains acteurs avertis du secteur. J'ai eu &#224; le dire avec arguments dans plusieurs m&#233;dias nationaux et internationaux (L'Observateur, Rfi, Jeune Afrique). L'offre de Free avec WhatsApp gratuit ne serait pas p&#233;renne. Je me suis fond&#233; sur la capacit&#233; de consommation de donn&#233;es d'un service comme WhatsApp. Au moment o&#249;, dans le monde entier, les op&#233;rateurs souffrent de ces services dits OTT, je verrai mal un acteur prendre le chemin inverse en l'offrant gratuitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense donc profond&#233;ment que cette offre ne pouvait &#234;tre qu'un produit d'appel afin de recruter le maximum de clients. Aucun dimensionnement de r&#233;seau ne saurait supporter une telle charge dans la dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est comme si l'ARTP venait d'&#244;ter une &#233;pine du pied &#224; Free, une porte de sortie sans frais quoi. Ce dernier peut tout simplement et en toute objectivit&#233; servir &#224; ses clients l'argument selon lequel il a voulu leur offrir de &#8220;belles choses&#8221; mais h&#233;las c'est le gendarme des t&#233;l&#233;coms s&#233;n&#233;galais qui les freine. #LiMooyDealBi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://blog.mountaga.com/@mountcisse&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le blog de Mountaga&lt;/a&gt;, 14 novembre 2019)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Orange-Free : &#192; quand la souverainet&#233; num&#233;rique</title>
		<link>https://www.osiris.sn/orange-free-a-quand-la-souverainete-numerique.html</link>
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		<dc:date>2019-11-10T22:58:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de cette soit disant guerre des op&#233;rateurs t&#233;l&#233;phoniques, je lis les commentaires ici et l&#224;, regardant les consommateurs s'emballer, prendre partie, vantant les tarifs et offres, louant les forfaits de l'un ou de l'autre, s'&#233;merveillant par un jeu de mots qui en r&#233;alit&#233; n'a de finalit&#233; que l'attraction du plus grand nombre d'une client&#232;le qui se conduit tel du b&#233;tail &#224; la recherche de meilleures p&#226;turages .. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'abord je ris et j'applaudis pour cette sc&#232;ne th&#233;&#226;trale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2019-.html" rel="directory"&gt;2019&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de cette soit disant guerre des op&#233;rateurs t&#233;l&#233;phoniques, je lis les commentaires ici et l&#224;, regardant les consommateurs s'emballer, prendre partie, vantant les tarifs et offres, louant les forfaits de l'un ou de l'autre, s'&#233;merveillant par un jeu de mots qui en r&#233;alit&#233; n'a de finalit&#233; que l'attraction du plus grand nombre d'une client&#232;le qui se conduit tel du b&#233;tail &#224; la recherche de meilleures p&#226;turages ..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord je ris et j'applaudis pour cette sc&#232;ne th&#233;&#226;trale Moli&#232;resque.. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite je me pose la question de savoir en quoi l'entr&#233;e d'un second loup (ici FREE) dans le poulailler (le march&#233; s&#233;n&#233;galais) constituerait-elle une gr&#226;ce divine salvatrice &#224; louer..??&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je me permets de rappeler &#224; tous mes lecteurs que ORANGE comme FREE sont toutes deux des soci&#233;t&#233;s sinon multinationales &#233;trang&#232;res (fran&#231;aises pour &#234;tre exact), et donc qui ne sont pour ainsi le dire que des pr&#233;dateurs &#233;conomiques dont nous acceptons d'&#234;tre les victimes soumises.. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, consid&#233;rant la paresse de la jeunesse actuelle pour ce qui est de la lecture, je m'abstiendrais d'aborder ici la question des exon&#233;rations fiscales dont b&#233;n&#233;ficient bon nombre de ces soci&#233;t&#233;s et de bien d'autres questions de favoritisme en ce qui concerne les impositions commerciales, financi&#232;res, fiscales et autres.., ce qui d'ailleurs constitue un tr&#232;s gros probl&#232;me en soi si l'on sait que nos (nous pays sous d&#233;velopp&#233;s) pauvres &#233;conomies nationales sont fortement bas&#233;es sur les imp&#244;ts et taxes douaniers..Il ne faudrait &#233;galement pas oublier que ces soci&#233;t&#233;s une fois qu'elles s'installent et commencent &#224; jouer leurs tours de passe passe pour exploiter, escroquer, arnaquer le consommateur (ici s&#233;n&#233;galais) se permettent d'expatrier leurs milliards de b&#233;n&#233;fices vers leur pays ou encore vers de nouveaux march&#233;s &#224; coloniser au lieu de les r&#233;investir dans nos pays afin de cr&#233;er de nouvelles opportunit&#233;s d'emplois, une chose qui fait aujourd'hui d&#233;faut &#224; notre population active inoccup&#233;e.. et cela sans aucune tentative de dissuasion, sans nulle contrainte de la part d'un &#201;tat plus ou moins complice..,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons un consommateur qui se laisse donc berner par une soit disant diff&#233;rence de tarifs de consommation au moment o&#249; d'autres pays r&#233;fl&#233;chissent sur l'accessibilit&#233; d'un r&#233;seau Wifi &#224; tous et partout et ce &#224; titre gratuit..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, tristesse est pour moi de constater que le consommateur s&#233;n&#233;galais, insouciant du reste, pr&#233;f&#232;re se pencher sur l'avantage commercial que lui procure tel op&#233;rateur par rapport &#224; tel autre (ORANGE mo g&#235;n non FREE mo dakk) au lieu de prendre conscience des v&#233;ritables questions, en l'occurrence le probl&#232;me d'appui et d'accompagnement du priv&#233; national, le manque de patriotisme &#233;conomique et &#224; un moment o&#249; 65% &#224; 75% des PME et PMI s&#233;n&#233;galaises peinent &#224; exister au-del&#224; des trois (3) premi&#232;res ann&#233;es..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand arr&#234;terons nous d'exalter, de nous exciter, de nous apitoyer face &#224; tel ou tel avantage ou inconv&#233;nient d'une quelconque entreprise &#233;trang&#232;re pour enfin r&#233;fl&#233;chir et cr&#233;er par nous m&#234;me et pour nous m&#234;me..??&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des pays ont jou&#233; ce pari et ont r&#233;ussi, les exemples sont nombreux et irr&#233;futables car &#171; tapent &#224; l'&#339;il &#187;..alors pourquoi pas nous..?? &lt;br class='manualbr' /&gt;
En ce XXI &#232;me si&#232;cle, seule la survie se r&#233;sume &#224; la seule consommation ; la vie elle se traduit par la production. Elle se traduit par une stabilit&#233; sociopolitique, par un dynamisme &#233;conomique, par la recherche et l'innovation, par la cr&#233;ation et l'invention, bref par l'implication pure et nette dans le contexte actuel d'&#233;mergence et de d&#233;veloppement des pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et apr&#232;s tout, &#224; un moment donn&#233; il faudra que nous pensions autrement afin d'arriver &#224; vivre autrement et convenablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Diao Diallo, FRAPP UCAD&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.dakaractu.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dakar Actu&lt;/a&gt;, 10 novembre 2019)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Digital au S&#233;n&#233;gal : C'est quoi la souverainet&#233; num&#233;rique ? Quelle place pour le S&#233;n&#233;gal et l'Afrique ? </title>
		<link>https://www.osiris.sn/Digital-au-Senegal-C-est-quoi-la.html</link>
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		<dc:date>2019-11-08T15:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous sommes de retour cette semaine avec un article qui rentre dans notre logique de sensibilisation et d'information. Apr&#232;s avoir parl&#233; de la place de l'&#233;thique dans la technologie, nous allons cette fois-ci parler de la question de la souverainet&#233; num&#233;rique du S&#233;n&#233;gal et de l'Afrique. Il est important aujourd'hui de d&#233;finir et expliquer aux utilisateurs simples, les enjeux qui se cachent derri&#232;re la question de la souverainet&#233; num&#233;rique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme d'habitude, les mots &#233;nonc&#233;s dans cet (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous sommes de retour cette semaine avec un article qui rentre dans notre logique de sensibilisation et d'information. Apr&#232;s avoir parl&#233; de la place de l'&#233;thique dans la technologie, nous allons cette fois-ci parler de la question de la souverainet&#233; num&#233;rique du S&#233;n&#233;gal et de l'Afrique. Il est important aujourd'hui de d&#233;finir et expliquer aux utilisateurs simples, les enjeux qui se cachent derri&#232;re la question de la souverainet&#233; num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme d'habitude, les mots &#233;nonc&#233;s dans cet article ne repr&#233;sentent pas une v&#233;rit&#233; g&#233;n&#233;rale mais symbolisent plut&#244;t l'opinion de l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est quoi la souverainet&#233; num&#233;rique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dictionnaire Le Larousse d&#233;finit la souverainet&#233; comme &#233;tant : &#8220;Le pouvoir supr&#234;me reconnu &#224; l'&#201;tat, qui implique l'exclusivit&#233; de sa comp&#233;tence sur le territoire national (souverainet&#233; interne) et son ind&#233;pendance absolue dans l'ordre international o&#249; il n'est limit&#233; que par ses propres engagements (souverainet&#233; externe). La souverainet&#233; nationale appartient au peuple, qui l'exerce par ses repr&#233;sentants et par la voie du r&#233;f&#233;rendum &#8221;. Les synonymes de la souverainet&#233; sont l'autonomie et l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, on peut d&#233;finir la souverainet&#233; num&#233;rique comme &#233;tant un prolongement des principes de la souverainet&#233; au sein du cyberespace. Le cyberespace &#233;tant connu comme l'espace virtuel dans lequel nous naviguons &#224; travers internet ou les r&#233;seaux informatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re simple, on peut r&#233;sumer la souverainet&#233; num&#233;rique comme la capacit&#233; des &#201;tats et des peuples a exerc&#233; ce que de droit dans le cyberespace ou dans l'espace num&#233;rique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Num&#233;rique, un nouveau paradigme &#8211; La technologie, l'outil de d&#233;mocratisation et vulgarisation du num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre premier billet de blog publi&#233; le 07 Aout 2016, intitul&#233; c'est quoi le digital, nous avions d&#233;fini le num&#233;rique comme &#233;tant un traitement de l'information via des appareils &#233;lectroniques (Ordinateurs, Tablettes, Smartphone, Smart TV etc&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour introduire la techno-&#233;thique, nous avions dit que la technologie &#233;tait un outil qui &#233;tait l&#224; pour r&#233;soudre un probl&#232;me bien sp&#233;cifique d'un utilisateur et que l'utilisation d&#233;pendait du probl&#232;me qu'essaie de r&#233;soudre cet utilisateur. De 2016 &#224; 2019, beaucoup de choses ont &#233;volu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le num&#233;rique et la transformation num&#233;rique sont consid&#233;r&#233;s comme une id&#233;ologie, un nouveau paradigme et une culture. Le num&#233;rique fait partie de notre quotidien. Il intervient dans le secteur du commerce, de la sant&#233;, de la ressource humaine, de la gouvernance etc&#8230; Il occupe une place strat&#233;gique et importante au coeur des politiques de d&#233;veloppement des &#233;tats. Il a boulevers&#233; plusieurs acquis amenant beaucoup de secteurs &#224; conna&#238;tre une mutation. C'est le cas de la gouvernance et de la d&#233;mocratie. Introduits dans les ann&#233;es 90, les concepts de E-gouvernance et E-d&#233;mocratie occupent le coeur du d&#233;bat public avec les grandes entreprises tech comme Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft comme &#233;l&#233;ments principaux de ces bouleversements. Plusieurs scandales d'ing&#233;rences et de manipulations ont &#233;t&#233; constat&#233;s lors d'&#233;lection pr&#233;sidentielle de grandes puissances mondiales. On a accus&#233; les russes d'&#234;tre impliqu&#233;s lors de l'&#233;lection de Trump. L'&#233;pisode Cambridge Analytica, o&#249; plusieurs &#233;lections majeures comme le Brexit, Trinidad Tobago etc&#8230; ont &#233;t&#233; manipul&#233;es. Au S&#233;n&#233;gal, plus de 500 faux comptes ont &#233;t&#233; supprim&#233;s par Facebook juste apr&#232;s l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2019. Aujourd'hui, nous ne pouvons plus nier la place qu'occupe ces grandes entreprises tech dans le processus d&#233;cisionnel en p&#233;riode &#233;lectorale. &#8220;Fake News&#8221;, &#8220;Deep Fake&#8221;, &#8220;hacking de compte email&#8221;, &#8220;misinformations&#8221;, &#8220;campagnes digitales cibl&#233;es&#8221;, sont des exemples de strat&#233;gie utilis&#233;s pour manipuler l'opinion publique et leur retirer leur libre arbitre &#224; travers certaines plateformes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier d&#233;bat en date concerne la publicit&#233; politique payante sur le web. Si Twitter &#224; travers son directeur a annonc&#233; l'arr&#234;t de diffusion de publicit&#233;s politiques payantes, Facebook fait semer le doute. La pol&#233;mique autour des publicit&#233;s politiques payantes r&#233;side dans le fait de l&#233;galiser et de promouvoir &#224; la grande &#233;chelle des publications fausses qui peuvent toucher beaucoup de monde sur les r&#233;seaux sociaux. Ce qui pourrait avoir des cons&#233;quences n&#233;fastes dans le choix de vote en p&#233;riode &#233;lectorale et surtout la manipulation du libre arbitre. Tous ces faits expliqu&#233;s dans ce paragraphe ont pour but de montrer le nouveau paradigme qu'est le num&#233;rique et les bouleversements qu'il apporte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La donn&#233;e personnelle, l'or noir 2.0 : La force des entreprises tech&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, si les entreprises tech r&#232;gnent sur le toit du monde c'est parce qu'ils d&#233;tiennent les donn&#233;es personnelles de leurs utilisateurs. Ces plateformes ont des milliards d'utilisateurs actifs et diff&#233;rents types de segments de donn&#233;es sur ces utilisateurs. Avec l'arriv&#233;e des technologies comme la big data, la reconnaissance faciale, l'intelligence artificielle, les objets connect&#233;s etc&#8230; ces entreprises ont de quoi collecter, traiter et analyser des masses de donn&#233;es volumineuses sur les individus. On dit que le co&#251;t d'une donn&#233;e personnelle &#233;quivaut &#224; un prix de baril de p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant des ann&#233;es, ces entreprises ont utilis&#233; ces donn&#233;es personnelles dans leur strat&#233;gie de croissance et de rentabilit&#233;. R&#233;cemment, les &#201;tats ont d&#233;cid&#233; de mettre en place des politiques publiques de r&#233;glementation de l'utilisation des donn&#233;es personnelles. Le R&#232;glement G&#233;n&#233;ral de Protection des Donn&#233;e Personnelles (RGPD) est un exemple de politique publique de r&#233;glementation mis en place pour r&#233;guler et prot&#233;ger les donn&#233;es personnelles des citoyens. Les grandes puissances occidentales ne se sont pas arr&#234;t&#233;es l&#224;, apr&#232;s certains scandales, on a vu le congr&#232;s am&#233;ricain convoquer Marc Zuckerberg, le fondateur de Facebook, pour qu'il r&#233;ponde par rapport &#224; l'implication de Facebook dans le scandale de Cambridge Analytica. La parlement europ&#233;en a fait la m&#234;me chose en convoquant le top Management de Cambridge Analytica. R&#233;cemment, Google a d&#251; payer une grosse somme d'argent au fisc du parlement europ&#233;en. Il y a quelques mois aussi, le pr&#233;sident Fran&#231;ais, Emmanuel Macron disait dans un discours, les mots suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Pendant trop longtemps, nous avons jou&#233; divis&#233; sur ce sujet. Il est indispensable de retrouver cette souverainet&#233;. Si on veut demain, continuer &#224; avoir une vraie souverainet&#233; sur ces sujets, continuer &#224; produire nos centrales, nos services climatiques environnementaux, nos avions et nos technologies de d&#233;fense et toute notre industrie. C'est indispensable. Et dans cette strat&#233;gie-l&#224;, je mets &#233;videmment la souverainet&#233; technologique qu'il nous faut poursuivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la 5G, quel est notre choix ? Choisir entre une technologie am&#233;ricaine ou chinoise ? Je pense tr&#232;s profond&#233;ment que nous devons d&#233;fendre une vraie souverainet&#233; europ&#233;enne sur ce point sans stigmatiser qui que ce soit. C'est ce que nous avons d&#233;cid&#233; au niveau fran&#231;ais par des choix que le Premier ministre a fait avec les ministres, pour pouvoir d&#233;cider que dans certains secteurs technologiques les plus sensibles, il nous fallait ma&#238;triser les composants et pour &#233;viter qu'il y ait une trop grande d&#233;pendance de nos op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications &#224; certaines technologies&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident am&#233;ricain Donald Trump a demand&#233; &#224; Google d'arr&#234;ter de fournir &#224; Huawei (une marque chinoise) son syst&#232;me d'exploitation Android pour smartphones. Certains disent que c'est une bataille commerciale avec la Chine tandis que d'autres affirment que c'est une bataille technologique sur la question de la souverainet&#233; num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La souverainet&#233; num&#233;rique est un sujet global et les grandes puissances veulent montrer dans un premier temps qu'elles sont plus souveraines que les entreprises tech et dans un second temps elles montrent que c'est &#233;galement une question strat&#233;gique de g&#233;opolitique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand est il de l'Afrique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme &#233;nonc&#233; dans les paragraphes pr&#233;c&#233;dents, on constate un positionnement strat&#233;gique des grandes puissances sur la question de la souverainet&#233; num&#233;rique. Chacune d'elle essaie de mettre en place des politiques publiques et des programmes de d&#233;veloppement pour &#234;tre le plus souverain possible dans le cyberespace. Les plus grandes menaces sont d'ordre &#8220;cyber&#8221;, on parle aujourd'hui de &#8220;cyber guerre&#8221;, de &#8220;cyber espionnage&#8221; ou &#8220;shadow war&#8221;. Cependant, on constate un grand absent des d&#233;bats par rapport &#224; ces questions. Il s'agit du continent Africain et plus particuli&#232;rement les gouvernements et institutions africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair que, vu que c'est un sujet global, aucun &#201;tat africain tout seul peut s'approprier la question de souverainet&#233; num&#233;rique. Il faut des solutions africaines et surtout des politiques publiques fortes. L'Union Africaine et la CEDEAO sont des exemples de parties prenantes qui devraient &#234;tre au coeur m&#234;me de la gouvernance num&#233;rique. Comme on l'a dit, nous ne sentons pas trop leur pr&#233;sence. Nous avions interpell&#233; l'Union Africaine et la r&#233;ponse re&#231;ue &#233;tait tr&#232;s surprenante. Elle l'a dit qu'avant de se positionner, elle a besoin de faits et qu'elle ne peut pas se baser que sur des sp&#233;culations provenant de la soci&#233;t&#233; civile. Cette r&#233;ponse confirme certaines inqui&#233;tudes not&#233;es par la soci&#233;t&#233; civile, L'UA n'est pas encore consciente des enjeux et risque de louper le train. La cons&#233;quence majeure sera qu'encore une fois, l'Afrique sera un suiveur alors que pour cette question, l'Afrique a besoin d'avoir son propre cadre, ses propres politiques publiques, ses propres politiques de d&#233;veloppement num&#233;rique et surtout ses propres infrastructures. C'est un tournant qui permettra dans une logique futuriste au continent africain d'&#234;tre plus autonome et plus ind&#233;pendant. Il y a 1 Milliard d'africains dans le continent et la population va continuer &#224; grandir au fil des ann&#233;es. Un rapport du cabinet Mc Kinsey en 2017 estimait 350.000 millions d'abonn&#233;s internet et une forte croissance du taux de p&#233;n&#233;tration de l'internet mobile. L'Afrique est un continent en pleine croissance et offre beaucoup de potentiels, surtout en terme de business num&#233;rique. Aujourd'hui, les grandes compagnies tech occupent ce march&#233; avec une forte collecte de donn&#233;es des africains stock&#233;es dans des serveurs qui sont hors du continent. La majeure partie des solutions et services num&#233;riques propos&#233;s en Afrique vient des compagnies tech occidentales. Les GAFAM sont pr&#233;sents sur le continent et sont un peu adul&#233;s oubliant le fait que nous sommes plus souverains que ces entreprises tech.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comp&#233;titivit&#233; num&#233;rique et Cadre &#233;conomique autour des donn&#233;es, approche r&#233;gionale, Leadership politique et campagnes de plaidoyer &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, il est important de se positionner maintenant sur cette question. L'Afrique a rat&#233; beaucoup d'occasions d'avoir son destin en main. Nous avons rat&#233; la r&#233;volution industrielle, nous avons manqu&#233; la gestion de nos propres ressources naturelles et l&#224; si nous ne faisons pas attention nous risquons de faire face &#224; un n&#233;ocolonialisme 2.0.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement aux ann&#233;es pass&#233;es, cette fois-ci nous sommes conscients des enjeux mais aussi nous avons les ressources humaines et la comp&#233;tence pour mettre en place un cadre l&#233;gal et comp&#233;titif afin d'avoir nos propres politiques publiques et strat&#233;gies de d&#233;veloppement sur la question de la souverainet&#233; et gouvernance num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous faut avoir nos propres infrastructures o&#249; nous allons stocker les donn&#233;es des africains. Il nous faut aussi un cadre pour mettre en place un commerce autour des donn&#233;es pour booster l'&#233;conomie num&#233;rique africaine sous le contr&#244;le d'une entit&#233; transparente pour une r&#233;gulation et un contr&#244;le afin de prot&#233;ger les donn&#233;es des citoyens africains. Il faut mettre les fonds qu'il faut et avoir la volont&#233; et la vision qui vont avec pour une efficacit&#233; dans le plan d'action &#224; court et long terme. Comment prot&#233;ger les donn&#233;es publiques de nos &#201;tats en l'absence de cadre, d'infrastructure et de politique publiques africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, dans le secteur public, on parle d'identifiant unique et identit&#233; num&#233;rique, on parle de donn&#233;es militaires, on parle de gouvernement ouvert etc&#8230; Par rapport &#224; toutes les menaces mentionn&#233;es (cyberespionnage et cyberguerre) dans les paragraphes pr&#233;c&#233;dents, comment se prot&#233;ger contre ces menaces si nos donn&#233;es sont stock&#233;es sur des serveurs &#233;trangers avec aucun droit de regard et aucun contr&#244;le possible ? Comment prot&#233;ger les donn&#233;es militaires de nos pays si nous utilisons les technologies des occidentaux alors qu'on pourrait cr&#233;er nos propres technologies ? Nos politiques publiques en Afrique sont elles suffisamment fortes pour convoquer les responsables des GAFAM lorsqu'ils seront soup&#231;onn&#233;s d'ing&#233;rence dans la politique nationale ou dans des &#233;lections en Afrique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est important de faire des campagnes de plaidoyers pour que les entreprises tech occidentales sachent que l'Afrique a son mot &#224; dire dans le d&#233;bat public sur la question de la souverainet&#233; num&#233;rique. Tant que le continent africain gardera le silence, ces g&#233;ants feront ce qu'ils veulent car ne subissant aucun contr&#244;le ou r&#233;gulation de la part de nos &#201;tats. L'un des premiers pas &#224; faire serait un communiqu&#233; des chefs d'&#201;tat africains &#224; travers l'Union Africaine pour notifier &#224; ces entreprises tech, la nouvelle position de l'Afrique par rapport &#224; la souverainet&#233; num&#233;rique des pays africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le S&#233;n&#233;gal, des politiques publiques pour r&#233;guler les citoyens&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal est suffisamment outill&#233; en terme de cadre et plateforme technique pour prendre le lead sur cette question dans une logique d'approche r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons au S&#233;n&#233;gal des lois sur les transactions &#233;lectroniques, sur la cybercriminalit&#233;, sur la protection des donn&#233;es personnelles et sur la communication &#233;lectronique. Nous avons aussi un minist&#232;re de l'&#233;conomie num&#233;rique d&#233;di&#233; aux questions autour du num&#233;rique au S&#233;n&#233;gal. Nous avons &#233;galement l'Agence de l'Informatique De l'&#201;tat ('ADIE) et la Commission de Protection des Donn&#233;es &#224; Caract&#232;re Personnel (CDP). Il y a aussi Conseil National du Num&#233;rique compos&#233; de personnes qui ont une exp&#233;rience et une notori&#233;t&#233; &#224; propos du num&#233;rique. Il y a des structures externes comme Saytu, Asutic et ISOC qui s'int&#233;ressent &#224; la question de la souverainet&#233; num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, nous devons comprendre qu'il faut un leadership politique et une vision venant de l'&#201;tat et du pouvoir public pour propulser et promouvoir la souverainet&#233; et la gouvernance num&#233;riques. On sent plus une logique de r&#233;gulation et de contr&#244;le de l'utilisation du num&#233;rique et d'internet des citoyens qu'une politique claire sur la souverainet&#233; num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous rentrerons dans les d&#233;tails dans un prochain article, celui-ci est d&#233;j&#224; long et ce n'est pas l'objectif de ce billet de blog. Pour &#233;viter des amalgames, nous ne parlerons pas de ce qui ne marche pas mais plut&#244;t nous insistons sur le fait que c'est un tournant que nous ne devons pas rater.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous essayerons de faire un plaidoyer dans ce sens dans les semaines &#224; venir pour informer et sensibiliser afin que les inqui&#233;tudes sur la question de la souverainet&#233; num&#233;rique arrivent &#224; qui de droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes arriv&#233;s &#224; la fin de cet article qui est assez long, nous esp&#233;rons dans les prochains mois voir un communiqu&#233; de la pr&#233;sidence du S&#233;n&#233;gal sur la question de la souverainet&#233; num&#233;rique qui serait un immense progr&#232;s et un bon d&#233;but en terme de positionnement strat&#233;gique sur cette question primordiale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci de votre attention&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;@Nattyseydi &#8211; Un utilisateur d'internet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://nattyseydi.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://nattyseydi.com/&lt;/a&gt;, 8 novembre 2019)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le S&#233;n&#233;gal : proie facile de la cyberattaque&#8230;</title>
		<link>https://www.osiris.sn/le-senegal-proie-facile-de-la-cyberattaque.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/le-senegal-proie-facile-de-la-cyberattaque.html</guid>
		<dc:date>2019-11-06T23:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les Entreprises S&#233;n&#233;galaises ont-elles une Gouvernance en S&#233;curit&#233; des Syst&#232;mes D'informations. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ont-elles une politique relative &#224; une Analyse d'impact concernant la protection des donn&#233;es ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Hier c'&#233;tait la banque BDK, ensuite le Groupe Orange, qui sera le prochain sur la liste ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est imp&#233;ratif que les entreprises mettent en place une bonne gouvernance de la S&#233;curit&#233; des Syst&#232;mes D'information. &lt;br class='autobr' /&gt;
La technologie seule n'est plus suffisante pour garantir et assurer une s&#233;curit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2019-.html" rel="directory"&gt;2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les Entreprises S&#233;n&#233;galaises ont-elles une Gouvernance en S&#233;curit&#233; des Syst&#232;mes D'informations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ont-elles une politique relative &#224; une Analyse d'impact concernant la protection des donn&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hier c'&#233;tait la banque BDK, ensuite le Groupe Orange, qui sera le prochain sur la liste ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est imp&#233;ratif que les entreprises mettent en place une bonne gouvernance de la S&#233;curit&#233; des Syst&#232;mes D'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La technologie seule n'est plus suffisante pour garantir et assurer une s&#233;curit&#233; ad&#233;quate. L'&#233;volution de la technologie s'est &#233;galement refl&#233;t&#233;e dans les outils et m&#233;thodes utilis&#233;s par ceux qui tentent d'acc&#233;der sans autorisation aux donn&#233;es ou de perturber les processus d'affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les acteurs malveillants ne se contentent plus de d&#233;jouer les moyens de protection techniques. Au lieu de cela, ils sondent et exploitent une vari&#233;t&#233; de faiblesses d&#233;tect&#233;es dans l'environnement cibl&#233;. Selon notre exp&#233;rience, ces faiblesses ne sont pas uniquement d'ordre technologique, mais r&#233;sultent &#233;galement de d&#233;faillances dans les proc&#233;dures de protection ou de lacunes dans les pratiques de gestion des vuln&#233;rabilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La meilleure technologie du monde, si elle est mal appliqu&#233;e ou mal employ&#233;e, n'assurera pas une d&#233;fense ad&#233;quate contre de telles menaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re automatique, les entreprises ont souvent tendance &#224; se tourner d'abord vers des solutions techniques, sans vraiment tenir compte de la mani&#232;re dont ces solutions seront mises en &#339;uvre, maintenues et g&#233;r&#233;es de fa&#231;on quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus souvent on observe certaines pratiques qui compromettent la s&#233;curit&#233; et exposent les actifs &#224; un risque important :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Politique ou proc&#233;dures de s&#233;curit&#233; non existantes&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Politique de s&#233;curit&#233;, m&#234;me existante est souvent p&#233;rim&#233; ou ignor&#233;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Z&#233;ro sensibilisation aux pratiques de la S&#233;curit&#233;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mauvaises pratiques de contr&#244;le d'acc&#232;s.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Absence d'audits et de revues de la conformit&#233; en mati&#232;re de s&#233;curit&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, certaines pensent que les Audits sont souvent punitifs alors que c'est le filet de la S&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une bonne gouvernance, est une collaboration &#233;troite avec les &#233;quipes fonctionnelles et op&#233;rationnelles, en d&#233;finissant les actifs et l'information essentielle ainsi que les menaces et risques qui y sont associ&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Babacar Charles Ndoye&lt;br class='manualbr' /&gt;Expert Gouvernance de S&#233;curit&#233; des Syst&#232;mes d'information &#224; Gen&#232;ve&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.leral.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Leral&lt;/a&gt;, 6 novembre 2019&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alerte sur la sophistication des techniques d'endettement ill&#233;gitime via la t&#233;l&#233;phonie mobile</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Alerte-sur-la-sophistication-des.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Alerte-sur-la-sophistication-des.html</guid>
		<dc:date>2019-11-05T23:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A l'&#232;re de la t&#233;l&#233;phonie mobile g&#233;n&#233;ralis&#233;e, on assiste &#224; une sophistication des techniques employ&#233;es par certaines firmes capitalistes pour g&#233;n&#233;raliser l'endettement ill&#233;gitime des classes populaires. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au Kenya, pays de 50 millions d'habitants, consid&#233;r&#233; comme &#224; la pointe de la t&#233;l&#233;phonie mobile et de la digitalisation, des firmes capitalistes ont d&#233;velopp&#233; les cr&#233;dits par t&#233;l&#233;phone en proposant diff&#233;rentes applications qui permettent aux usagers de contracter un cr&#233;dit tr&#232;s rapidement et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2019-.html" rel="directory"&gt;2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'&#232;re de la t&#233;l&#233;phonie mobile g&#233;n&#233;ralis&#233;e, on assiste &#224; une sophistication des techniques employ&#233;es par certaines firmes capitalistes pour g&#233;n&#233;raliser l'endettement ill&#233;gitime des classes populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Kenya, pays de 50 millions d'habitants, consid&#233;r&#233; comme &#224; la pointe de la t&#233;l&#233;phonie mobile et de la digitalisation, des firmes capitalistes ont d&#233;velopp&#233; les cr&#233;dits par t&#233;l&#233;phone en proposant diff&#233;rentes applications qui permettent aux usagers de contracter un cr&#233;dit tr&#232;s rapidement et facilement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La phase actuelle de la microfinance est caract&#233;ris&#233;e par l'essor des services &#171; bancaires &#187; octroy&#233;s par des entreprises qui n'ont pas de licence bancaire (c'est-&#224;-dire qui n'ont pas l'autorisation d'exercer le m&#233;tier de la banque) et qui, en cons&#233;quence, ne doivent rendre des comptes ni aux autorit&#233;s de r&#233;gulation du secteur bancaire ni &#224; la banque centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&#233;s du Kenya vantent les avantages comparatifs de l'&#233;conomie du pays en mettant en avant son avance technologique par rapport au reste de l'Afrique, notamment le d&#233;veloppement de l'argent mobile (entendez la monnaie de cr&#233;dit qui est v&#233;hicul&#233;e par les t&#233;l&#233;phones mobiles) et les autres innovations issues de la Silicon Savannah de Nairobi. On parle de Silicon Savannah de Nairobi en faisant r&#233;f&#233;rence &#224; la Silicon Valley des &#201;tats-Unis, berceau de Microsoft, d'Apple, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;40 % des adultes auraient un compte bancaire c'est-&#224;-dire beaucoup moins que les 70 % qui utiliseraient l'argent mobile. En Tanzanie, le pays voisin, 18 % des adultes auraient un compte bancaire et pr&#232;s de 20 % utilisent l'argent mobile. Au Kenya, il y a au moins 49 plateformes internet de cr&#233;dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plus grande d'entre elle est Safaricom&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les deux actionnaires principaux de Safaricom sont l'&#201;tat kenyan qui en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui contr&#244;le 2/3 du march&#233; kenyan de la t&#233;l&#233;phonie mobile a lanc&#233; une offre de services bancaires via M-Shwari et M-Pesa : elle pr&#234;te de l'argent et elle en prend en d&#233;p&#244;t sur un compte d'&#233;pargne. A la mi-2018, apr&#232;s un peu moins de deux ans d'activit&#233;s, Safaricom's M-Shwari avait octroy&#233; des cr&#233;dits pour un montant de 230 milliards de shillings&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A la date du 3 novembre 2019, 100 shillings = 0,9 &#8364; ou 1 US$&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (soit environ 2 milliards &#8364; ou 2,3 milliards US$).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les firmes qui proposent de l'argent mobile on trouve deux soci&#233;t&#233;s bas&#233;es en Californie, Tala et Branch. Elles s'adressent aux &#171; investisseurs &#187; des &#201;tats-Unis en leur disant que s'ils investissent leur argent aupr&#232;s d'elles, ils feront de juteux profits, Tala a r&#233;ussi &#224; collecter 109 millions de dollars US et Branch en a r&#233;uni 260 millions. Voir Boston Review, &#171; Perpetual Debt in the Silicon Savannah &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argent mobile aboutit &#224; une nouvelle forme d'esclavage ou de servitude&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut bien avoir en t&#234;te que ce type de firmes utilisent &#224; fond l'effet de levier c'est-&#224;-dire qu'elles pr&#234;tent pour un volume qui peut aller jusqu'&#224; 30 fois les fonds dont elles disposent. Et pour &#233;quilibrer leur bilan, elles empruntent aussi 30 fois plus que leurs fonds propres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'effet de levier permet &#224; une soci&#233;t&#233; financi&#232;re de pr&#234;ter sous une forme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans des articles de propagande en faveur des nouvelles formes de cr&#233;dit, commun&#233;ment appel&#233; FinTech (Financial Technology Industry, l'industrie de la technologie financi&#232;re), on peut lire ce qui suit : &#171; La logique sous-tendant le recours aux t&#233;l&#233;phones mobiles est simple, comme le montre le cas du Kenya : 30 millions d'abonnements ; les prix de communication sont parmi les plus bas du monde ; 73 % des adultes k&#233;nyans se servent d'argent mobile, et 23 % y recourent au moins une fois par jour. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On croit r&#234;ver en poursuivant la lecture de l'article mentionn&#233; : &#171; La technologie permet ainsi &#224; des millions de m&#233;nages &#224; faible revenu d'organiser leur vie priv&#233;e et professionnelle aussi efficacement et de mani&#232;re aussi flexible que les m&#233;nages plus ais&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; est toute diff&#233;rente et ce type de cr&#233;dit, loin de lib&#233;rer ceux et celles qui y recourent, aboutit &#224; une nouvelle forme d'esclavage ou de servitude. Les classes populaires empruntent de l'argent via leurs t&#233;l&#233;phones mobiles pour couvrir des d&#233;penses de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; : rembourser la traite d'un emprunt afin d'&#233;viter un d&#233;faut de paiement, acheter de la nourriture, payer les frais scolaires, payer des frais de sant&#233;, payer la note de t&#233;l&#233;phonie mobile, payer des frais de transport public&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce stade du d&#233;veloppement de ce type d'endettement, on dispose de donn&#233;es insuffisantes sur la r&#233;partition hommes/femmes parmi la client&#232;le des firmes d'argent mobile. Mais il est clair que les femmes constituent pour les soci&#233;t&#233;s capitalistes une cible tr&#232;s importante. Pour reprendre leurs termes, c'est un march&#233; potentiel &#233;norme qu'il faut r&#233;ussir &#224; &#171; conqu&#233;rir &#187; et &#224; &#171; p&#233;n&#233;trer &#187;. Selon une &#233;tude r&#233;alis&#233;e dans cette perspective, les femmes sont jusqu'ici surtout r&#233;ceptrices des versements d'argent mobile r&#233;alis&#233;s par des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les classes populaires empruntent via leurs t&#233;l&#233;phones mobiles pour couvrir des d&#233;penses de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici les recommandations qu'on trouve dans une &#233;tude financ&#233;e par US AID (l'agence gouvernementale des &#201;tats-Unis en mati&#232;re de coop&#233;ration au d&#233;veloppement), la Fondation Bill et Melinda Gates et la compagnie Mastercard :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Pour accro&#238;tre la port&#233;e et l'impact de leurs op&#233;rations, les op&#233;rateurs d'argent mobile ne peuvent laisser de c&#244;t&#233; la population f&#233;minine, qui repr&#233;sente la moiti&#233; de leur base de client&#232;le potentielle. La diffusion des services d'argent mobile aupr&#232;s de ce public reste n&#233;anmoins faible car de nombreuses barri&#232;res freinent leur adoption et leur utilisation par les femmes, comme par exemple le faible niveau d'alphab&#233;tisation ou le fait de ne pas poss&#233;der de t&#233;l&#233;phone portable. Les op&#233;rateurs peuvent utiliser un certain nombre de tactiques pour surmonter ces barri&#232;res li&#233;es au sexe, en modifiant notamment leurs m&#233;thodes de marketing et de distribution. Cela comprend une offre de produits adapt&#233;e aux besoins propres des femmes, des campagnes de marketing auxquelles elles peuvent s'identifier, et du personnel f&#233;minin de qualit&#233; capable de susciter la confiance des clientes &#224; l'&#233;gard des services d'argent mobile afin de les fid&#233;liser &#224; long &lt;i&gt;terme&lt;/i&gt;&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude r&#233;dig&#233;e en 2014 par Claire P&#233;nicaud Schwarwatt et Elisa Minischetti porte le titre tr&#232;s suggestif : &#171; L'autre moiti&#233; du march&#233;. Les femmes et l'argent mobile &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici un autre extrait de la m&#234;me &#233;tude :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La population f&#233;minine repr&#233;sente la moiti&#233; de la base de client&#232;le potentielle sur tous les march&#233;s. Les op&#233;rateurs d'argent mobile qui ignorent la r&#233;partition par sexe de leur base de client&#232;le prennent le risque de passer &#224; c&#244;t&#233; d'un &#233;norme segment de march&#233;. Les femmes tendent plus souvent &#224; recevoir de l'argent mobile qu'&#224; en envoyer. Les entretiens avec les op&#233;rateurs d'argent mobile montrent que sur de nombreux march&#233;s, les femmes re&#231;oivent plus souvent de l'argent mobile qu'elles en envoient, alors que les &#233;metteurs de transferts sont principalement de sexe masculin. Ces statistiques montrent que les femmes financi&#232;rement d&#233;pendantes constituent un segment de march&#233; important car elles utilisent les services d'argent mobile pour recevoir des transferts en provenance de membres de leur famille et/ou des prestations sociales en provenance d'organismes gouvernementaux ou caritatifs. Les op&#233;rateurs d'argent mobile ont eu tendance &#224; se concentrer sur le c&#244;t&#233; &#171; actif &#187; des transactions (les &#233;metteurs) et moins sur le c&#244;t&#233; &#171; passif &#187; (les b&#233;n&#233;ficiaires), oubliant que les b&#233;n&#233;ficiaires contribuent tout autant &#224; la r&#233;ussite d'un r&#233;seau. D'autres cat&#233;gories de femmes repr&#233;sentent &#233;galement des segments prometteurs : certains op&#233;rateurs ciblent ainsi les femmes chefs d'entreprise ou les &#233;tudiantes avec des propositions de valeur diff&#233;rentes&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les femmes constituent pour les soci&#233;t&#233;s capitalistes une cible tr&#232;s importante&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit &#224; quel point les firmes capitalistes pourraient renforcer l'oppression et l'exploitation des femmes des classes populaires par le biais du d&#233;veloppement de ces nouvelles formes de cr&#233;dits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nombreuses plateformes digitales qui proposent des cr&#233;dits pr&#233;l&#232;vent des taux d'int&#233;r&#234;t &#233;lev&#233;s et de nombreux frais. Elles m&#232;nent d'intenses campagnes pour gagner des clients et leur faire ouvrir un compte via leur t&#233;l&#233;phone mobile. Pour convaincre les clients, elles ne pr&#233;cisent pas clairement les conditions du contrat. Par exemple Safaricom qui octroie des pr&#234;ts qui vont de l'&#233;quivalent de 100 shillings (soit environ 1 US$ ou un peu moins d'1 &#8364;) jusqu'&#224; des sommes beaucoup plus &#233;lev&#233;es, pr&#233;l&#232;ve imm&#233;diatement une commission &#233;quivalente de 7,5 % sur le moindre cr&#233;dit de courte dur&#233;e. Les clients multiplient les petits emprunts pour faire face &#224; des n&#233;cessit&#233;s urgentes et paient chaque fois l'&#233;quivalent de 7,5 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cas de d&#233;faut de paiement, ces firmes ont les moyens de harceler les personnes endett&#233;es pour obtenir le remboursement et ajoutent de lourdes p&#233;nalit&#233;s. Comme elles disposent des num&#233;ros de t&#233;l&#233;phone de tous les correspondants de leurs clients, certaines d'entre elles menacent de t&#233;l&#233;phoner aux personnes de leur carnet d'adresse. Et si malgr&#233; la menace, le client n'arrive quand m&#234;me pas &#224; rembourser, elles passent &#224; l'action en t&#233;l&#233;phonant aux membres de leur famille, &#224; leur employeur, etc. Cela entra&#238;ne une situation de stress terrible, cela g&#233;n&#232;re un sentiment de honte, cela conduit &#224; des drames familiaux, &#224; la perte de l'emploi et peut mener &#224; de v&#233;ritables catastrophes jusqu'au suicide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rappel les soci&#233;t&#233;s de t&#233;l&#233;phonie mobile disposent non seulement des carnets d'adresses de leurs clients, elles ont acc&#232;s &#224; leurs communications (sms, communications orales, e-mails&#8230;) et elles peuvent savoir o&#249; leurs clients se trouvent et quels d&#233;placements ils effectuent. Elles peuvent &#233;galement conna&#238;tre l'&#233;tat financier de leur client qui utilisent des comptes bancaires en ligne. On sait que la protection des donn&#233;es est tr&#232;s faible, voire inexistante dans certaines circonstances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;chapper aux banques et aux usuriers traditionnels, une des issues qui s'offraient aux personnes surendett&#233;es &#233;tait de quitter leur domicile, quitter leur village ou leur ville. Avec l'argent mobile, cela devient beaucoup plus difficile car via l'utilisation du t&#233;l&#233;phone mobile, m&#234;me en changeant de fournisseurs, il est plus facile de retrouver les personnes surendett&#233;es qui tenteraient de dispara&#238;tre des &#171; radars &#187;. D'autant que des firmes se sp&#233;cialisent dans l'activit&#233; de recherche sur les r&#233;seaux mobiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nombreuses plate-forme digitales qui proposent des cr&#233;dits ne pr&#233;cisent pas clairement les conditions du contrat&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2,7 millions, c'est le nombre &#233;lev&#233; de K&#233;nyans qui figurent en 2017 sur la liste des mauvais payeurs pour ce type de services financiers mobiles. C'est la preuve de l'ampleur des difficult&#233;s de remboursement auxquelles une grande partie des clients sont confront&#233;s. Un autre chiffre abonde dans le m&#234;me sens : 400 000 mauvais payeurs sont sur la liste noire parce qu'ils ont fait d&#233;faut sur un cr&#233;dit inf&#233;rieur &#224; 2 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re &#233;vidente, les firmes qui se sont lanc&#233;es dans l'argent mobile, comptent sur l'endettement permanent de leurs clients : elles cherchent &#224; ce qu'ils fassent continuellement appel &#224; leurs services afin de continuer &#224; recevoir des remboursements. Les clients s'endettent pour rembourser et afin de surmonter un manque chronique de cash pour faire face &#224; des d&#233;penses de la vie courante ou &#224; des accidents de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Safaricom a ouvert au d&#233;but de l'ann&#233;e 2019 une nouvelle application appel&#233;e Fuliza. Safaricom Fuliza s'adresse aux clients de Safaricom qui sont en d&#233;faut de paiement pour leur proposer de petits cr&#233;dits &#224; court terme avec une prime de risqueservant &#224; rembourser les emprunts M-Shwari et M-Pesa. Safaricom Fuliza au cours de son premier mois d'activit&#233; a pr&#234;t&#233; 6 milliards de shillings (environ 52 millions &#8364;, ) &#8211; voir Boston Review, &#171; Perpetual Debt in the Silicon Savannah &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait &#233;galement mentionner Okoa Jahazi qui octroient des cr&#233;dits en lien direct avec Safaricom pour l'utilisation de la t&#233;l&#233;phonie mobile. Okoa Jahazi &#8211; Safaricom s'adresse notamment aux plus pauvres des clients en leur proposant de contracter un cr&#233;dit de t&#233;l&#233;phone qui peut &#234;tre aussi limit&#233; que 10 shillings (soit mois de 0,1 &#8364; ou 0,1 US$).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair que le Kenya et la Tanzanie dans une moindre mesure constituent des terrains d'exp&#233;rimentation et de sophistication des techniques d'endettement abusif g&#233;n&#233;rant des dettes priv&#233;es ill&#233;gitimes et souvent ill&#233;gales. D'autres march&#233;s sont vis&#233;s : le Nigeria dont la population atteint 200 millions, l'Inde dont la population d&#233;passe 1 300 millions et le Mexique (130 millions). La soci&#233;t&#233; Branch international&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Source : Voir par ailleurs le site officiel de Branch&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; bas&#233;e en Californie et dont nous avons parl&#233; plus haut compte plus de 3 millions de clients au Kenya, au Nigeria, en Tanzanie, ainsi qu'en Inde et au Mexique. Cette soci&#233;t&#233; utilise les informations provenant des utilisateurs de smartphone y compris les infos GPS, les listes d'appels r&#233;alis&#233;s, les carnets d'adresse, les messages envoy&#233;s y compris ceux concernant les &#233;tats financiers des clients et l'historique de leur d&#233;penses et de leurs revenus afin de d&#233;terminer leur solvabilit&#233; (credit worthiness). Ensuite cette soci&#233;t&#233; vend ses analyses &#224; d'autres soci&#233;t&#233;s. En Afrique, cette soci&#233;t&#233; octroie des pr&#234;ts qui vont de 2 US$ &#224; 700 US$ en pr&#233;levant un taux d'int&#233;r&#234;t qui va jusqu'&#224; 21 % au Nigeria ainsi qu'en Tanzanie et jusqu'&#224; 14 % au Kenya&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Attention si on annualise les taux en question, on arrive &#224; des chiffres (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Branch a pass&#233; des accords avec la soci&#233;t&#233; Visa pour &#233;tendre son activit&#233; aux commer&#231;ants qui acceptent en paiement les cartes Visa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les capitalistes qui se sp&#233;cialisent dans ce secteur &#171; banquent &#187; ou misent sur les classes populaires et r&#233;ussissent &#224; en tirer un maximum de profit, les gouvernements complices comme celui du Kenya qui les tol&#232;re et qui en profite (puisqu'il est actionnaire de Safaricom aux c&#244;t&#233;s de Vodafone &#8211; voir note 1) en tirent aussi un b&#233;n&#233;fice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut d&#233;noncer le discours dominant sur l'inclusion financi&#232;re des classes populaires. L'inclusion financi&#232;re telle qu'elle se d&#233;roule r&#233;ellement met &#224; la merci du capital, de la concurrence et du march&#233; une masse de plus en plus importante de personnes. L'inclusion financi&#232;re telle que promue par des institutions comme la Banque mondiale, par les grandes entreprises bancaires et par des fondations comme celles de Bill Gates ou de Ford, vise &#224; d&#233;truire ce qui subsiste des m&#233;canismes de solidarit&#233; collective telles les tontines, ces structures par lesquelles des femmes mettent en commun leurs maigres ressources sans passer par l'endettement aupr&#232;s d'institutions financi&#232;res. Ces structures existent sous des formes diff&#233;rentes dans une grande partie de l'Afrique et dans d'autres continents. En marchandisant l'acc&#232;s au cr&#233;dit, en mettant &#224; la merci des pr&#234;teurs priv&#233;s un nombre croissant de personnes, l'inclusion financi&#232;re signifie plus de souffrance, moins de libert&#233;, moins de protection des donn&#233;es personnelles, plus de mis&#232;re et plus d'individualisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les firmes capitalistes qui se sp&#233;cialisent dans la monnaie mobile &#171; banquent &#187; sur les classes populaires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, il ne faut pas perdre de vue les fondements structurels de la n&#233;cessit&#233; de s'endetter pour faire face &#224; des n&#233;cessit&#233;s &#233;l&#233;mentaires. Le fondement, c'est l'offensive du capital qui a pour nom n&#233;olib&#233;ralisme et qui consiste notamment &#224; comprimer les salaires, &#224; pr&#233;cariser les emplois, &#224; r&#233;duire radicalement la quantit&#233; et la qualit&#233; des services publics, &#224; augmenter les frais de sant&#233;, d'&#233;ducation, de transport, &#224; alourdir les taxes indirectes frappant le plus durement ceux d'en bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on veut combattre les nouvelles formes de dettes ill&#233;gitimes, il faut non seulement interdire les pratiques abusives mais il faut aussi appliquer des politiques radicales avec pour effet d'augmenter le revenu des classes populaires, am&#233;liorer et augmenter les services publics, assurer leur gratuit&#233;. Il faut aussi renforcer toutes les mesures concr&#232;tes n&#233;cessaires pour assurer l'&#233;mancipation des femmes et mettre fin aux m&#233;canismes d'oppression capitaliste patriarcale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient &#233;galement de retirer des mains des capitalistes le secteur financier et le transformer en v&#233;ritable service public sous contr&#244;le citoyen. Il s'agit donc de socialiser le secteur bancaire (voir Patrick Saurin et &#201;ric Toussaint, Comment socialiser le secteur bancaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La technologie de l'argent mobile pourrait &#234;tre r&#233;ellement mise au service de la population si elle &#233;tait un monopole de service public. C'est ce qu'avait tent&#233; l'&#201;quateur en 2010-2011&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Banco Central del Ecuador, Regulaci&#243;n No. 017-2011 sobre el dinero electronico &#8211;&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cette exp&#233;rience devrait &#234;tre reprise et am&#233;lior&#233;e. C'est d'ailleurs ce que demande la Conf&#233;d&#233;ration des Nations Indig&#232;nes de l'&#201;quateur (CONAIE) dans son m&#233;morandum remis au gouvernement le 31 octobre 2019&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir bas de la page 11 et haut de la page 12 de CONAIE, Entrega de propuesta (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eric Toussaint&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.mondialisation.ca/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mondialisation&lt;/a&gt;, 5 novembre 2019)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les deux actionnaires principaux de Safaricom sont l'&#201;tat kenyan qui en poss&#232;de 35 % et Vodaphone, la filiale kenyane de la firme britannique Vodaphone, qui en poss&#232;de 40 %.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A la date du 3 novembre 2019, 100 shillings = 0,9 &#8364; ou 1 US$&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'effet de levier permet &#224; une soci&#233;t&#233; financi&#232;re de pr&#234;ter sous une forme ou une autre jusqu'&#224; plus de 30 fois le volume de ses fonds propres et de contracter des dettes en proportion d'un m&#234;me multiplicateur.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://qz.com/africa/1589587/africa-fintech-branch-raises-170-million-in-series-c-round/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://qz.com/africa/1589587/africa-fintech-branch-raises-170-million-in-series-c-round/&lt;/a&gt; Voir par ailleurs le site officiel de Branch &lt;a href=&#034;https://branch.co.ke/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://branch.co.ke/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Attention si on annualise les taux en question, on arrive &#224; des chiffres beaucoup plus &#233;lev&#233;s qui atteignent ou d&#233;passent 100%.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Banco Central del Ecuador, Regulaci&#243;n No. 017-2011 sobre el dinero electronico &#8211; &lt;a href=&#034;http://felaban.s3-website-us-west-2.amazonaws.com/regulaciones/archivo20140717160248PM.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://felaban.s3-website-us-west-2.amazonaws.com/regulaciones/archivo20140717160248PM.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir bas de la page 11 et haut de la page 12 de CONAIE, Entrega de propuesta alternativa al modelo econ&#243;mico y social &#8211; &lt;a href=&#034;https://conaie.org/2019/10/31/propuesta-para-un-nuevo-modelo-economico-y-social/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://conaie.org/2019/10/31/propuesta-para-un-nuevo-modelo-economico-y-social/&lt;/a&gt; publi&#233; le 31 octobre 2019&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Afrique : L'&#233;conomie num&#233;rique</title>
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		<dc:date>2019-11-04T11:25:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La technologie a fait tomber les barri&#232;res et permis &#224; des millions de personnes de conqu&#233;rir leurs libert&#233;s comme aucune autre invention ne l'a fait auparavant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le mois dernier, &#224; la r&#233;union de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations Unies, 91 dirigeants du monde ont suivi le discours du Pr&#233;sident am&#233;ricain, Donald Trump, critiquant la Chine, de l'int&#233;rieur de cette salle, mais des centaines de millions de personnes de par le monde ont visionn&#233; le m&#234;me discours sur leurs appareils num&#233;riques. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La technologie a fait tomber les barri&#232;res et permis &#224; des millions de personnes de conqu&#233;rir leurs libert&#233;s comme aucune autre invention ne l'a fait auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mois dernier, &#224; la r&#233;union de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations Unies, 91 dirigeants du monde ont suivi le discours du Pr&#233;sident am&#233;ricain, Donald Trump, critiquant la Chine, de l'int&#233;rieur de cette salle, mais des centaines de millions de personnes de par le monde ont visionn&#233; le m&#234;me discours sur leurs appareils num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, le d&#233;fi pour les chefs d'&#201;tat est de faire en sorte que la technologie ouvre une &#232;re de prosp&#233;rit&#233; pour les citoyens du monde entier et non une &#232;re de domination par un petit groupe, un sc&#233;nario que nous ne connaissons que trop bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'y parviendra que si l'on am&#233;liore la gouvernance des donn&#233;es &#8211; la mani&#232;re dont l'information est collect&#233;e et partag&#233;e &#8211; et si l'on garantit que tous les citoyens ont la m&#234;me perception de la nouvelle &#233;conomie des donn&#233;es, y ont acc&#232;s et en ont le contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exploiter le potentiel de la technologie et de l'&#233;conomie des donn&#233;es est essentiel pour atteindre les objectifs de d&#233;veloppement durable de l'ONU en Afrique, qu'il s'agisse de favoriser le d&#233;veloppement, d'acc&#233;l&#233;rer la prosp&#233;rit&#233; ou de mettre fin &#224; la pauvret&#233;. Or, si des mesures positives ne sont pas prises, l'Afrique risquerait encore de voir son retard se creuser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;cisions que vont prendre les dirigeants et les responsables politiques africains au cours des prochaines ann&#233;es sur l'adoption de l'&#233;conomie des donn&#233;es d&#233;termineront l'ampleur des avantages que le continent et ses habitants pourront en retirer. Plut&#244;t que de s'occuper &#224; rechercher du p&#233;trole, l'Afrique devrait s'employer &#224; b&#226;tir son &#233;conomie des donn&#233;es. Les donn&#233;es constituent aujourd'hui le bien le plus important, le plus cher et le plus pr&#233;cieux du monde, dont aucune soci&#233;t&#233; ne peut se permettre d'ignorer le potentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La saga du Brexit a montr&#233; &#224; l'Europe, sinon au reste du monde, que l'int&#233;gration est de loin pr&#233;f&#233;rable &#224; la d&#233;sint&#233;gration. L'Asie continue de s'int&#233;grer et de construire une union avec de nouveaux accords commerciaux comme le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement, et l'accord commercial du MERCOSUR entre l'UE et le bloc sud-am&#233;ricain &#8211; Br&#233;sil, Argentine, Paraguay et Uruguay &#8211; a finalement &#233;t&#233; conclu au terme de 20 ann&#233;es de n&#233;gociations. Le commerce et l'int&#233;gration demeurent un &#233;l&#233;ment important d'une solution mondiale pour b&#226;tir un monde prosp&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique joue d&#233;j&#224; un r&#244;le de chef de file en mati&#232;re d'int&#233;gration, avec l'adoption r&#233;cente de l'Accord portant la cr&#233;ation de la Zone de libre-&#233;change continentale africaine. Elle doit maintenant faire de m&#234;me en ce qui concerne le d&#233;bat sur les donn&#233;es. Les pays africains peuvent revendiquer une position nouvelle et plus influente dans un monde en mutation, au moment o&#249; la communaut&#233; internationale cherche collectivement &#224; concevoir une nouvelle architecture multilat&#233;rale de collaboration en mati&#232;re de donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique dispose d&#233;j&#224; des outils n&#233;cessaires pour faire face &#224; l'&#233;volution des tendances mondiales, notamment, en sa population jeune dont l'information, les donn&#233;es et les innovations seront recherch&#233;es par tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe un certain nombre de mesures que les responsables politiques africains peuvent prendre pour mener le d&#233;bat sur les donn&#233;es. Ils devraient faire un pari intelligent sur la technologie (comme ils l'ont fait sur le commerce), en faisant en sorte que ce soit la technologie qui guide la politique et non l'inverse. Ils peuvent favoriser l'innovation chez les jeunes Africains et cesser d'&#234;tre alarmistes. Ils devront mettre en place un organisme commun de droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle charg&#233; de prot&#233;ger les actifs de valeur du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie nous apprend que les monopoles ne sont ni justes ni efficaces ; il est peu probable qu'il en soit autrement pour les monopoles en mati&#232;re de donn&#233;es. Compte tenu de la nature mondiale de l'&#233;conomie des donn&#233;es et des capacit&#233;s transfrontali&#232;res de collecte et d'&#233;change de produits et services de donn&#233;es, des institutions mondiales comme l'ONU et ses organismes affili&#233;s et les institutions de Bretton Woods ont tous un r&#244;le central &#224; jouer dans l'&#233;laboration des politiques mondiales qui favorisent l'harmonisation et l'interop&#233;rabilit&#233; des donn&#233;es, tout en garantissant les int&#233;r&#234;ts collectifs de l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les dirigeants africains devraient tirer les le&#231;ons des accords commerciaux pass&#233;s, prendre leur place &#224; la table des n&#233;gociations et faire preuve d'initiatives dans les d&#233;bats mondiaux sur le commerce &#233;lectronique et les donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vera Songwe&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'auteur est la Secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale adjointe de l'ONU et Secr&#233;taire (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.uneca.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Commission &#233;conomique des Nations unies pour l'Afrique&lt;/a&gt;, 4 novembre 2019)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'auteur est la Secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale adjointe de l'ONU et Secr&#233;taire ex&#233;cutive de la Commission &#233;conomique pour l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Abdou Karim Sall doit des explications au peuple</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Abdou-Karim-Sall-doit-des.html</link>
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		<dc:date>2019-10-26T23:55:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour des comptes sur la r&#233;duction drastique de la sanction contre la Sonatel et la publication des termes des accords sur le renouv&#232;lement de la licence de cette op&#233;ratrice ainsi que l' octroi de la 4G, &#171; Dg le plus incomp&#233;tent de l'histoire du S&#233;n&#233;gal &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
En appr&#233;ciant la suite sur la sanction inflig&#233;e &#224; la Sonatel par les services de AKS, nous exigeons des explications &#224; l'ex Dg de l'Artp. Il doit dire aux S&#233;n&#233;galais pourquoi l'amende de 13,959 milliards a &#233;t&#233; revue &#224; la baisse pour ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour des comptes sur la r&#233;duction drastique de la sanction contre la Sonatel et la publication des termes des accords sur le renouv&#232;lement de la licence de cette op&#233;ratrice ainsi que l' octroi de la 4G, &#171; Dg le plus incomp&#233;tent de l'histoire du S&#233;n&#233;gal &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En appr&#233;ciant la suite sur la sanction inflig&#233;e &#224; la Sonatel par les services de AKS, nous exigeons des explications &#224; l'ex Dg de l'Artp. Il doit dire aux S&#233;n&#233;galais pourquoi l'amende de 13,959 milliards a &#233;t&#233; revue &#224; la baisse pour ne pas dire &#224; n&#233;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de cette sanction ,nous nous int&#233;ressons aux montants per&#231;us par le S&#233;n&#233;gal dans le renouv&#232;lement du contrat de la Sonatel et l'octroi de la licence 4 G.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En prenant &#224; t&#233;moin le Pr&#233;sident de la R&#233;publique, Macky Sall, nous rappelons que ce dernier s'est proclam&#233; garant de la s&#233;curisation des ressources du pays. En tant que tel le chef de l'Etat doit obliger Abdou Karim Sall &#224; dire au peuple S&#233;n&#233;galais ce qui s'est pass&#233; avec l'octroi de la licence 4 G et le renouv&#232;lement du contrat de la Sonatel. Dans des pays de la sous r&#233;gion, l'octroi de la 4 G a fait entrer dans les caisses de leur tr&#233;sor plus de 150 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne s'accommodera jamais des chiffres qui sont donn&#233;s par AKS , qui en plus d'avoir bazard&#233; la 4G &#224; vil prix, a permis le renouv&#232;lement du contrat de la Sonatel sur une dur&#233;e de 17 ans pour des miettes .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre inqui&#233;tude est d'autant plus fond&#233;e que le secteur de la t&#233;l&#233;phonie est vitale pour le pays. Confier un tel secteur &#224; un homme aussi incomp&#233;tent qu'AKS, ce n'est pas prot&#233;ger les ressources du pays, nous rappelons les p&#233;rip&#233;ties qui ont &#233;maill&#233; l'implantation de Tigo qui a d&#233;bours&#233; pas moins de 150 milliards pour mener ses activit&#233;s dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous lui rappelons son &#233;chec sur le TNT et la fameuse Toxou ou Portabilit&#233;. Si AKS veut s'en laver les mains sur ce qui lui est reproch&#233;, il n' a qu'&#224; proc&#233;der &#224; la publication des termes du contrat qui ont permis le renouv&#232;lement de la licence de la Sonatel ainsi que celui de l'octroi de la licence 4G. AKS avait r&#233;v&#233;l&#233; pour s'enorgueillir que cette soci&#233;t&#233; doit verser suivant une sanction prononc&#233;e par d&#233;cision n&#176; 2016-002 pour violation du d&#233;cret n&#176; 2014-770, une amende de 13, 959 milliards Cfa. Mais curieusement celle-ci a &#233;t&#233; ramen&#233;e &#224; 1, 4 milliards laissant croire que les services du Dg AKS s'&#233;taient gour&#233;s. C'est la preuve que l'Artp &#233;tait dirig&#233; par un homme incomp&#233;tent qui ne sait pas ce qu'il ce qu'il fait et dit. Pour nous, le plus grave est que cette amende soit revue sans justification &#224; la baisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AKS rendra un jour compte comme ont eu &#224; le faire, certains de ses pr&#233;d&#233;cesseurs &#224; l'Artp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dior Sarr bou Obama&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://xalimasn.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Xalima&lt;/a&gt;, 26 octobre 2019)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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