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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>2018 : Une ann&#233;e riche de changements malheureusement &#233;clips&#233;s par des pol&#233;miques</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2018 a &#233;t&#233; marqu&#233;e par des questions, ayant certes leur importance mais qui ont occup&#233; plus qu'elles le m&#233;ritaient le devant de l'actualit&#233; de telle sorte que l'on a pu avoir l'impression qu'il ne s'&#233;tait rien pass&#233; de vraiment significatif. Tour &#224; tour l'affaire &#171; Seneporno &#187;, du nom de ce site web h&#233;berg&#233; &#224; l'ext&#233;rieur et diffusant des vid&#233;os &#224; caract&#232;re personnel pour ne pas dire intime sans l'accord des int&#233;ress&#233;s, le contentieux entre Wari et Millicom au sujet du rachat de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2018,613-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2018&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2018 a &#233;t&#233; marqu&#233;e par des questions, ayant certes leur importance mais qui ont occup&#233; plus qu'elles le m&#233;ritaient le devant de l'actualit&#233; de telle sorte que l'on a pu avoir l'impression qu'il ne s'&#233;tait rien pass&#233; de vraiment significatif. Tour &#224; tour l'affaire &#171; Seneporno &#187;, du nom de ce site web h&#233;berg&#233; &#224; l'ext&#233;rieur et diffusant des vid&#233;os &#224; caract&#232;re personnel pour ne pas dire intime sans l'accord des int&#233;ress&#233;s, le contentieux entre Wari et Millicom au sujet du rachat de Sentel, le d&#233;bat autour de l'article 27 du nouveau Code des t&#233;l&#233;communications, le scandale de la gestion de la page Facebook &#171; T'es de Dakar si&#8230; &#187;, le mouvement de protestation contre la suppression par Orange de la possibilit&#233; de cumuler les pass Internet et tout derni&#232;rement l'affaire du groupe WhatsApp &#171; Les filles faciles &#187;, ont soulev&#233; moult d&#233;bats et focalis&#233; l'attention du grand public au d&#233;triment d'un certain nombre de faits marquants pour l'&#233;cosyst&#232;me du num&#233;rique. S'agissant de la gouvernance des structures, 2018 aura vu la nomination de S&#233;kou Dram&#233; comme Directeur g&#233;n&#233;ral en remplacement d'Alioune Ndiaye tandis que Y&#233;rim Habib Sow et Mass Thiam devenaient respectivement Pr&#233;sident du Conseil d'administration et Directeur g&#233;n&#233;ral de Sentel. Ces nominations &#224; la t&#234;te de Sentel sont intervenues apr&#232;s la signature du d&#233;cret approuvant la cession de Tigo S&#233;n&#233;gal &#224; Saga Africa Holdings Limited, consortium regroupant les entreprises contr&#244;l&#233;es par Yerim Sow, Xavier Niel et Hassanein Hiridjee, mettant ainsi fin &#224; une bataille juridico-m&#233;diatique qui aura dur&#233; plus d'une ann&#233;e. L'ann&#233;e 2018 aura &#233;galement vu le d&#233;marrage des activit&#233;s commerciales d'Africa Access, Arc Informatique et Waw Sas, les trois fournisseurs d'acc&#232;s &#224; Internet (FAI) s&#233;lectionn&#233;s suite &#224; l'appel &#224; candidatures lanc&#233; en novembre 2016 par l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) ainsi que le lancement de la 4G+, &#233;galement connue sous l'appellation &#171; LTE-Advanced &#187;, par la Sonatel. L'ARTP a aussi d&#233;cid&#233; de rendre accessible les codes USSD &#224; tous les fournisseurs de service qui en auront besoin sans &#234;tre oblig&#233;s de se les procurer, comme par le pass&#233;, aupr&#232;s des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications afin de faciliter le d&#233;veloppement des services de t&#233;l&#233;communications &#224; valeur ajout&#233;e accessibles &#224; partir d'un t&#233;l&#233;phone mobile, notamment les services de paiement &#233;lectronique et de mobile money. L'ARTP a &#233;galement proc&#233;d&#233; au d&#233;groupage de la boucle locale en cuivre, d&#233;cision certes salutaire mais insuffisante &#224; l'heure o&#249; la probl&#233;matique du d&#233;groupage porte essentiellement sur le d&#233;groupage de la fibre optique, le r&#233;seau en cuivre n'&#233;tant plus d&#233;velopp&#233; depuis longtemps par la Sonatel. En mati&#232;re d'Internet des Objets (IoT), l'ARTP a lanc&#233; une consultation publique et sign&#233; un protocole d'accord avec Internet society (ISOC) visant &#224; l'application du mod&#232;le multi-parties prenantes afin d'identifier les d&#233;fis existants et les solutions possibles dans le cadre d'une approche inclusive sur un sujet qui devrait prendre de l'importance dans les ann&#233;es &#224; venir. 2018 aura &#233;galement &#233;t&#233; l'ann&#233;e de l'adoption de la loi n&#176; 28-2018 portant Code des communications &#233;lectroniques qui introduit de nombreuses innovations, salu&#233;es par la majorit&#233; des acteurs, mais qui ont &#233;t&#233; &#233;clips&#233; par le toll&#233; soulev&#233; par le dernier alin&#233;a de l'article 27 conf&#233;rant &#224; l'ARTP le droit d'&#171; autoriser ou imposer toute mesure de gestion du trafic qu'elle juge utile &#187;. Parmi les innovations positives nous pouvons citer la cr&#233;ation d'un Conseil national du num&#233;rique, la clarification des r&#244;les entre le Pr&#233;sident et le Directeur g&#233;n&#233;ral de l'ARTP, le d&#233;veloppement du r&#233;gime de partage des infrastructures entre op&#233;rateurs, la clarification des r&#233;gimes juridiques applicables aux r&#233;seaux et services en apportant de la souplesse et de la flexibilit&#233; aux r&#233;gimes de licence et d'autorisation et en permettant l'&#233;mergence de nouveaux usages, La mise en place d'une protection sp&#233;cifique des donn&#233;es personnelles des utilisateurs des services de t&#233;l&#233;communications, etc. Last but not least, l'ARTP et Tigo S&#233;n&#233;gal ont sign&#233; une convention de concession et un cahier des charges en vue de l'exploitation d'un r&#233;seau de t&#233;l&#233;communications mobiles 4G ouvert au public permettant ainsi au S&#233;n&#233;gal d'avoir deux op&#233;rateurs sur trois qui offrent la 4G. Enfin, cette ann&#233;e faste aura &#233;galement enregistr&#233; de moins bonnes nouvelles avec la cessation des activit&#233;s d'Africashop, la filiale de commerce en ligne de la CFAO lanc&#233;e en 2015, montrant s'il en &#233;tait n&#233;cessaire que les activit&#233;s &#233;mergentes ne sont pas forc&#233;ment synonyme de succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Consultation publique sur l'Internet des objets : Appliquer rapidement les recommandations</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Consultation-publique-sur-l,22300.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Consultation-publique-sur-l,22300.html</guid>
		<dc:date>2018-10-31T08:50:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En ce mois d'octobre 2018, l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) a pris l'initiative de lancer une consultation publique sur l'Internet des objets (IdO), &#233;galement connu sous son appellation anglaise d'Internet of Things (IoT). Le but vis&#233; est de recueillir les avis et suggestions de tous ceux qui s'int&#233;ressent &#224; cette probl&#233;matique, qu'ils soient exploitants de r&#233;seaux, fournisseurs d'acc&#232;s &#224; Internet, &#233;quipementiers, fournisseurs de services, associations de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2018,613-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2018&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ce mois d'octobre 2018, l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) a pris l'initiative de lancer une consultation publique sur l'Internet des objets (IdO), &#233;galement connu sous son appellation anglaise d'Internet of Things (IoT). Le but vis&#233; est de recueillir les avis et suggestions de tous ceux qui s'int&#233;ressent &#224; cette probl&#233;matique, qu'ils soient exploitants de r&#233;seaux, fournisseurs d'acc&#232;s &#224; Internet, &#233;quipementiers, fournisseurs de services, associations de consommateurs, experts ind&#233;pendants, usagers, etc. Les questions abord&#233;es par cette consultation publique s'organisent autour de cinq (5) grands axes que sont (1) les usages, (2), les technologies r&#233;seaux IoT, (3) le r&#233;gime juridique applicable aux exploitants de r&#233;seaux IoT, (4) les fr&#233;quences et (5) la s&#233;curit&#233; et la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel. Si le concept et l'appellation sont apparus aux Etats-Unis en 1999 ce n'est v&#233;ritablement qu'&#224; partir de 2011, avec le lancement du protocole IPV6 qui offre un potentiel d'adressage quasi illimit&#233;, que l'Internet des objets a suscit&#233; un v&#233;ritable engouement. En effet, la possibilit&#233; d'identifier et de connecter des objets en tous genres, permettant ainsi de les doter de nouvelles fonctionnalit&#233;s et d'interagir avec leur environnement, laisse entrevoir la cr&#233;ation d'une multitude d'applications dans quasiment tous les domaines de l'activit&#233; humaine, qu'il s'agisse des transports, de l'agriculture, de l'&#233;levage, de l'environnement, de l'&#233;ducation, de la sant&#233;, de la s&#233;curit&#233;, de la gestion urbaine, de la production industrielle, etc. D&#232;s lors, les enjeux sont importants et rel&#232;vent de moult probl&#233;matiques touchant &#224; la formation, &#224; la recherche, &#224; l'innovation, &#224; l'&#233;conomie, &#224; la s&#233;curit&#233; mais &#233;galement au culturel et au social. A l'initiative de l'Union europ&#233;enne, un programme, d&#233;nomm&#233; Wazi Up, a &#233;t&#233; lanc&#233; en f&#233;vrier 2016 &#224; Dakar (S&#233;n&#233;gal) afin de promouvoir l'utilisation de l'Internet des objets dans le monde rural en Afrique. Pilot&#233; par l'incubateur CTIC, il vise &#224; favoriser le d&#233;veloppement d'applications pratiques dans des secteurs comme l'agriculture, l'irrigation, l'&#233;levage, la pisciculture ou encore la gestion de l'eau au Burkina Faso, au Ghana, au S&#233;n&#233;gal et au Togo. Si l'on peut regretter qu'aucune initiative forte n'ait &#233;t&#233; prise en la mati&#232;re &#224; l'&#233;chelle africaine, la probl&#233;matique de l'Internet des objets ne laisse pas indiff&#233;rent et en 2016 elle a &#233;t&#233; le th&#232;me central de la 12&#232;me &#233;dition de l'Africa Telecom People (ATP). De plus, en mars 2017, l'Union africaine (UA) a appel&#233;, lors de la r&#233;union de son Comit&#233; technique sp&#233;cialis&#233; sur les transports, les infrastructures intercontinentales et interr&#233;gionales, l'&#233;nergie et le tourisme, les responsables des r&#233;seaux &#233;lectriques et les autres parties prenantes du secteur &#233;nerg&#233;tique &#224; collaborer avec les fournisseurs de services du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans le cadre du d&#233;veloppement de l'Internet des objets, afin de transformer le continent africain par l'am&#233;lioration des conditions de vie des populations africaines. De son c&#244;t&#233;, la Tunisie a carr&#233;ment pris une longueur d'avance sur les autres pays africains en octroyant, depuis juin 2017, des licences pour l'installation et l'exploitation des r&#233;seaux d'acc&#232;s pour la fourniture de services de l'internet des objets &#224; une trentaine d'entreprises. Cela &#233;tant, si les promesses que laissent entrevoir l&#8216;Internet des objets sont nombreuses, les risques courus, tant en mati&#232;re de s&#233;curit&#233; que de protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, sont tout autant nombreux sur un continent o&#249; la question de la s&#233;curit&#233; informatique n'est pas toujours adress&#233;e avec le s&#233;rieux et la rigueur qui s'imposent. Si jamais des millions d'appareils connect&#233;s &#233;taient demain d&#233;ploy&#233;s dans des conditions de s&#233;curit&#233; douteuses, non seulement cela contribuerait &#224; &#233;roder la confiance en ces applications mais plus gravement cela pourrait entrainer de graves cons&#233;quences tant pour les personnes que pour l'&#233;conomie pour ne pas dire la soci&#233;t&#233; dans son int&#233;gralit&#233;. En ce sens, il faut se r&#233;jouir que la consultation publique lanc&#233;e par l'ARTP classe les questions de s&#233;curit&#233; et de protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel parmi les pr&#233;occupations majeures. Plus globalement, compte tenu de l'ensemble des enjeux susmentionn&#233;s, il faut esp&#233;rer que les conclusions de cette consultation publique seront rapidement mises en &#339;uvre et qu'elles ne dormiront pas dans les tiroirs de l'ARTP pendant des ann&#233;es comme cela a &#233;t&#233; le cas par le pass&#233; avec la portabilit&#233; des num&#233;ros de t&#233;l&#233;phone et le d&#233;groupage de la boucle locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le mobile money triomphera-t-il de la banque mobile ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/le-mobile-money-triomphera-t-il-de-la-banque-mobile.html</link>
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		<dc:date>2018-09-30T23:55:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En septembre 2018, Orange Money a c&#233;l&#233;br&#233; le dixi&#232;me anniversaire de son lancement qui avait eu lieu en d&#233;cembre 2008 en C&#244;te d'ivoire. Orange Money est actuellement propos&#233; dans dix-sept pays d'Afrique, compte quarante millions de clients, dont treize millions utilisent le service chaque mois et a atteint 26 milliards d'euros de transactions en 2017. Au S&#233;n&#233;gal, o&#249; le lancement d'Orange Money a eu lieu en avril 2010, il comptait 1,3 millions d'utilisateurs actifs au premier semestre 2018 et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2018,613-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2018&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En septembre 2018, Orange Money a c&#233;l&#233;br&#233; le dixi&#232;me anniversaire de son lancement qui avait eu lieu en d&#233;cembre 2008 en C&#244;te d'ivoire. Orange Money est actuellement propos&#233; dans dix-sept pays d'Afrique, compte quarante millions de clients, dont treize millions utilisent le service chaque mois et a atteint 26 milliards d'euros de transactions en 2017. Au S&#233;n&#233;gal, o&#249; le lancement d'Orange Money a eu lieu en avril 2010, il comptait 1,3 millions d'utilisateurs actifs au premier semestre 2018 et le service qui permettait uniquement les d&#233;p&#244;ts et retraits d'argent, l'achat de cr&#233;dit t&#233;l&#233;phonique et le paiement des factures a beaucoup &#233;volu&#233;. Ainsi, en mati&#232;re de transfert d'argent, il est &#233;galement possible de transf&#233;rer de l'argent &#224; un tiers poss&#233;dant un compte Orange Money. Cependant, la dimension la plus innovante est sans conteste le paiement de services via un t&#233;l&#233;phone portable qui permet r&#233;gler des factures d'eau, d'&#233;lectricit&#233;, de t&#233;l&#233;phone, d'Internet, etc. mais &#233;galement d'acheter des biens et services dans des restaurants, des commerces, petits ou grands, des stations-service, etc. ou encore de payer des frais de scolarit&#233; dans les &#233;tablissements scolaires ainsi que des salaires voire des taxes et imp&#244;ts. Par ailleurs, depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e 2016, Orange Money a obtenu un agr&#233;ment d'Etablissement de Monnaie Electronique (EME) de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) pour la C&#244;te d'ivoire, le Mali et le S&#233;n&#233;gal et de la Banque Centrale de la R&#233;publique de Guin&#233;e (BCRG), qui lui permet de faire du mobile banking dans ses pays. Le principal int&#233;r&#234;t de l'obtention de ce statut est de ne pas &#234;tre oblig&#233; de s'affilier &#224; une banque commerciale pour op&#233;rer et de pouvoir par ailleurs accorder des pr&#234;ts dans le cadre d'op&#233;rations de micro cr&#233;dit. Ainsi au S&#233;n&#233;gal, les clients disposant d'une carte Orange Money, peuvent retirer de l'argent directement dans les guichets automatiques de banque (GAB) des &#233;tablissements bancaires affili&#233;s au Groupement interbancaire mon&#233;tique de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest africaine (GIM-UEMOA) et faire des transactions entre leur compte bancaire et leur compte Orange Money. Cela &#233;tant, il existe quelques freins au d&#233;veloppement du mobile money tels que la faible, voire l'absence, d'interop&#233;rabilit&#233; entre les plateformes utilis&#233;es par les diff&#233;rents op&#233;rateurs qui limite fortement l'acc&#232;s et l'utilisation de ces services financiers ou encore les accords d'exclusivit&#233; que les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile peuvent signer avec tel ou tel prestataire de services et qui interdisent, de fait, aux clients des autres op&#233;rateurs d'op&#233;rer des transactions avec ces prestataires. Le succ&#232;s d'Orange Money ne doit pas nous faire oublier que le mobile money a vu le jour au Kenya avec le lancement de M-Pesa par Safaricom avant de se r&#233;pandre &#224; travers le continent africain. Son succ&#232;s s'explique par le faible taux de bancarisation et le faible d&#233;ploiement des r&#233;seaux postaux, qui constituent une entrave &#224; l'inclusion financi&#232;re et au d&#233;veloppement &#233;conomique. Cependant, l'irruption du num&#233;rique dans ce secteur provoque d'importantes disruptions avec d'une part des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications qui concurrencent d&#233;sormais les banques et d'autre par des &#233;tablissements bancaires qui proposent des applications mobiles. Au S&#233;n&#233;gal, face &#224; Orange Money, les offres se multiplient et les services se diversifient. Tigo Cash, Joni Joni, Expresso E-money, Wari, Tam Tam, PosteCash, Intouch et d'autres encore se disputent vigoureusement des parts d'un march&#233; en plein essor. Ces tendances fortes, posent avec acuit&#233;, la n&#233;cessaire coordination des activit&#233;s de r&#233;gulation, dans un contexte de convergence de l'&#233;conomie num&#233;rique, qui d&#233;pendent jusqu'&#224; pr&#233;sente d'autorit&#233;s et d'instances sp&#233;cialis&#233;es. S'il est trop t&#244;t pour d&#233;signer le vainqueur de ce qui s'annonce comme un combat de titans, il est clair que c'est celui qui saura se montrer le plus innovant qui triomphera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;gulation des services et applications OTT : Eviter les fausses solutions &#224; un vrai probl&#232;me</title>
		<link>https://www.osiris.sn/regulation-des-services-et-applications-ott-eviter-les-fausses-solutions-a-un.html</link>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

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&lt;p&gt;La rencontre r&#233;cemment organis&#233;e par les acteurs de l'&#233;cosyst&#232;me num&#233;rique pour exprimer leurs craintes par rapport au dernier alin&#233;a de l'article 27 du Projet de loi portant Code des communications &#233;lectroniques conf&#233;rant le droit &#224; l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) d' &#171; autoriser ou imposer toute mesure de gestion du trafic qu'elle juge utile &#187; est une bonne illustration de la mani&#232;re dont les Etats africains ont l'art d'apporter de fausses solutions &#224; de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2018,613-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2018&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La rencontre r&#233;cemment organis&#233;e par les acteurs de l'&#233;cosyst&#232;me num&#233;rique pour exprimer leurs craintes par rapport au dernier alin&#233;a de l'article 27 du Projet de loi portant Code des communications &#233;lectroniques conf&#233;rant le droit &#224; l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) d' &#171; autoriser ou imposer toute mesure de gestion du trafic qu'elle juge utile &#187; est une bonne illustration de la mani&#232;re dont les Etats africains ont l'art d'apporter de fausses solutions &#224; de vrais probl&#232;mes. En effet, la r&#233;gulation des services et applications Over The Top (OTT), d&#233;crits sous l'appellation de &#171; services par contournement &#187;, pose un vrai probl&#232;me &#224; l'&#233;chelle mondiale, car ces derniers diffusent des contenus en ligne sans assumer, ni participer aux co&#251;ts d'&#233;tablissement et de maintenance des infrastructures n&#233;cessaires &#224; leur acheminement, ce &#224; quoi sont par contre contraints les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications et les c&#226;blodistributeurs. De plus, ils proposent essentiellement de la t&#233;l&#233;phonie sur Internet ainsi que la diffusion de contenus multim&#233;dia qui consomment de grosses quantit&#233;s de bande passante ce qui n'est pas sans impacter n&#233;gativement sur la fluidit&#233; du trafic Internet. Last but not least, les services de t&#233;l&#233;phonie sur Internet affectent les revenus des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;coms, notamment en ce qui concerne les t&#233;l&#233;communications internationales, et par contrecoup leur rentabilit&#233;. Cons&#233;quence, depuis le d&#233;but de la d&#233;cennie, les revenus des OTT s'accroissent fortement tandis que ceux des op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms ont tendance &#224; ralentir et les pr&#233;visions indiquent que les revenus des OTT devraient d&#233;passer ceux des op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms &#224; l'horizon 2021. Enfin, et cette dimension du probl&#232;me n'est pas &#224; n&#233;gliger, les fournisseurs de services et applications OTT exercent leurs activit&#233;s sans avoir &#224; acheter des licences, comme c'est le cas pour les op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms, et &#233;chappent pratiquement &#224; toute taxation compte tenu du fait que leurs si&#232;ges sociaux sont souvent situ&#233;s dans des paradis fiscaux, entrainant la perte de recettes fiscales pour les Etats. A travers le monde, la r&#233;flexion est ouverte pour faire face de mani&#232;re intelligente &#224; ces probl&#232;mes, d'une part, sans remettre en cause certains principes comme la neutralit&#233; du r&#233;seau et la garantie de la libert&#233; d'expression et, d'autre part, sans entraver la croissance &#233;conomique nourrie par la transformation digitale. Malheureusement en Afrique, les Etats ne font pas preuve de la sagesse que l'on observe ailleurs et s'inscrivent dans la logique d'adopter des textes l&#233;gislatifs et r&#233;glementaires permettant de restreindre drastiquement l'acc&#232;s aux r&#233;seaux sociaux. Frileux, pour ne pas dire r&#233;fractaires, au droit &#224; l'information et &#224; la libert&#233; d'expression, nombreux sont les &#233;tats africains &#224; prendre des mesures consistant &#224; couper purement et simplement l'acc&#232;s aux r&#233;seaux sociaux &#224; la moindre menace, r&#233;elle ou imaginaire, contre la s&#233;curit&#233; publique et/ou la s&#233;curit&#233; nationale. En la mati&#232;re, tous les pr&#233;textes sont bons allant des situations de tensions politiques et sociales entourant les rendez-vous &#233;lectoraux &#224; la lutte contre le terrorisme, en passant par la n&#233;cessit&#233; de s&#233;curiser l'organisation des examens ! R&#233;sultats de ces coupures &#171; conjoncturelles &#187; de l'acc&#232;s aux r&#233;seaux sociaux pour des motifs fonci&#232;rement politiques, la paralysie de l'&#233;conomie num&#233;rique et des pertes &#233;conomiques chiffr&#233;es &#224; des centaines de millions de dollars. Ailleurs, au nom de la protection des int&#233;r&#234;ts des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications et/ou de la volont&#233; d'accroitre les recettes fiscales, les Etats instaurent des taxes pour l'utilisation des r&#233;seaux sociaux, faisant ainsi d'une pierre deux coups car restreignant le droit &#224; l'information et la libert&#233; d'expression, sans avoir l'air, &#224; travers la mise en &#339;uvre de mesures de type censitaire. Le projet de Code des t&#233;l&#233;communications reconnaissant en son article 26 tant le droit d'acc&#232;s et d'utilisation des r&#233;seaux &#224; tout citoyen que la neutralit&#233; du r&#233;seau qui s'impose aux fournisseurs d'acc&#232;s &#224; Internet, ni les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;coms ni le r&#233;gulateur ne devraient se voir attribuer le pouvoir de d&#233;cider de la suspension des r&#233;seaux sociaux pour des pr&#233;textes techniques, &#233;conomiques ou politiques, pouvoir dont ne dispose aucun des r&#233;gulateurs des pays d&#233;mocratiques. Il faut donc supprimer le dernier alin&#233;a de l'article 27 et mener une r&#233;flexion avec l'ensemble des acteurs de l'&#233;cosyst&#232;me TIC afin de r&#233;guler la fourniture de services et applications OTT sans porter atteinte aux libert&#233;s fondamentales, sans freiner l'innovation, ni entraver le d&#233;veloppement de l'&#233;conomie digitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aller bien au-del&#224; du d&#233;groupage de la boucle locale en cuivre </title>
		<link>https://www.osiris.sn/Aller-bien-au-dela-du-degroupage.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Aller-bien-au-dela-du-degroupage.html</guid>
		<dc:date>2018-07-31T10:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quatorze ans ! C'est le temps qu'il aura fallu &#224; l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) pour clore le processus de r&#233;flexion entam&#233; sur le d&#233;groupage de la boucle locale radio (BLR) par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) en d&#233;cembre 2004. Comme quasiment tous les processus s'inscrivant dans la lib&#233;ralisation du march&#233; des t&#233;l&#233;communications, le principe du d&#233;groupage de la BLR permettant &#224; un op&#233;rateur alternatif de fournir des services (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quatorze ans ! C'est le temps qu'il aura fallu &#224; l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) pour clore le processus de r&#233;flexion entam&#233; sur le d&#233;groupage de la boucle locale radio (BLR) par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) en d&#233;cembre 2004. Comme quasiment tous les processus s'inscrivant dans la lib&#233;ralisation du march&#233; des t&#233;l&#233;communications, le principe du d&#233;groupage de la BLR permettant &#224; un op&#233;rateur alternatif de fournir des services Internet et/ou des services de t&#233;l&#233;phonie, selon que le d&#233;groupage soit partiel ou total, a vu le jour aux Etats-Unis avec l'adoption du Telecommunications Act de 1996. Cette mesure a entrain&#233; une concurrence sur les services de t&#233;l&#233;phonie locale ou longue distance et permis l'&#233;mergence de nombre de fournisseurs de services Internet de type ADSL. En France, le m&#234;me processus fut lanc&#233; en 2001 soit trois ans apr&#232;s que le march&#233; des t&#233;l&#233;communications ait &#233;t&#233; ouvert &#224; la concurrence. Au S&#233;n&#233;gal, le march&#233; des t&#233;l&#233;communications a &#233;t&#233; ouvert &#224; la concurrence d&#232;s 1998 avec l'arriv&#233;e, d'une part, de l'op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie mobile Sentel, devenu par la suite Tigo, et d'autre part, la naissance d'un certains nombres de fournisseurs de services Internet. D&#232;s les premiers pas de l'industrie naissante des fournisseurs de services &#224; valeur ajout&#233;e (SVA), ces derniers ont pos&#233; sur la table du r&#233;gulateur un certain nombre de requ&#234;tes destin&#233;es &#224; favoriser le d&#233;veloppement du secteur et &#224; encourager le d&#233;veloppement d'un march&#233; concurrentiel des services TIC et de t&#233;l&#233;communications telles la portabilit&#233; des num&#233;ros de t&#233;l&#233;phonie, le d&#233;groupage de la boucle locale radio, l'autorisation de fournisseurs de t&#233;l&#233;communication alternatifs, etc. Enferm&#233;e dans une logique non affich&#233;e, mais bien r&#233;elle, de prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts de la Sonatel plut&#244;t que de ceux de l'ensemble des acteurs du secteur, l'ARTP s'est malheureusement toujours refus&#233;e &#224; mettre en &#339;uvre une r&#233;gulation asym&#233;trique favorisant les nouveaux entrants et bridant l'op&#233;rateur l'historique compte tenu de sa position dominante. Sur cette question du d&#233;groupage, il &#233;tait d'ailleurs amusant de voir que le groupe Orange a frein&#233; des quatre fers pour sa mise en &#339;uvre au S&#233;n&#233;gal alors qu'il l'a r&#233;clam&#233; &#224; cor et &#224; cri en Tunisie, pays dans lequel il &#233;tait dans la posture de nouvel entrant sur le march&#233; ! Aujourd'hui, la probl&#233;matique du d&#233;groupage se pose par ailleurs dans d'autres termes puisqu'elle porte essentiellement sur le d&#233;groupage de la fibre optique, le r&#233;seau en cuivre n'&#233;tant plus d&#233;velopp&#233; depuis longtemps par la Sonatel. D&#232;s lors m&#234;me si l'annonce du d&#233;groupage de la boucle locale en cuivre est &#224; saluer, c'est, dans le contexte actuel, une mesure tout &#224; fait insuffisante pour dynamiser la concurrence et le d&#233;groupage doit &#234;tre &#233;tendu dans les meilleurs d&#233;lais &#224; la fibre optique comme le r&#233;clame l'Organisation des professionnels des TIC. A l'heure o&#249; des fournisseurs d'acc&#232;s Internet (FAI) viennent d'&#234;tre autoris&#233;s, il est grand temps de prendre une telle mesure et il serait vraiment regrettable que l'on doive attendre encore quatorze ans, sous le pr&#233;texte fallacieux de la &#171; maturit&#233; du march&#233; &#187;, pour que l'ARTP aille dans ce sens au risque de voir, entre temps, ces FAI mourir de leur belle mort comme ce fut le cas avec les fournisseurs de services Internet (FSI) au d&#233;but des ann&#233;es 2000. Au-del&#224;, la question beaucoup plus fondamentale qui se pose est celle de la mutualisation des infrastructures qui est &#224; l'&#339;uvre sous diff&#233;rentes formes dans nombre de pays africains. Tant&#244;t, les op&#233;rateurs vendent leurs tours de t&#233;l&#233;communications &#224; des soci&#233;t&#233;s sp&#233;cialis&#233;es qui les g&#232;rent et les op&#232;rent ensuite au profit de tous ceux qui souhaitent utiliser leurs services. Ailleurs, un op&#233;rateur national d'infrastructures, dont le statut peut &#234;tre public, semi-public ou priv&#233;, est mis en place avec pour mission la construction, la maintenance et le d&#233;veloppement des infrastructures de t&#233;l&#233;communications de mani&#232;re &#224; rationaliser les investissements et faire baisser les couts d'exploitation. En effet, le S&#233;n&#233;gal ne pourra pas se payer longtemps le luxe d'entretenir des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications inutilement redondants dont les surco&#251;ts de mise en &#339;uvre et de maintenance sont au final pay&#233;s par le consommateur et qui constituent par cons&#233;quent une entrave au d&#233;veloppement de l'&#233;conomie num&#233;rique. Enfin, last but not least, il faudrait mettre en place un roaming national qui permettrait de basculer sur le r&#233;seau de n'importe quel autre op&#233;rateur disponible si le r&#233;seau de l'op&#233;rateur du client fait d&#233;faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Apr&#232;s la fermeture d'Africashop, quel mod&#232;le pour le commerce &#233;lectronique en Afrique ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Apres-la-fermeture-d-Africashop.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Apres-la-fermeture-d-Africashop.html</guid>
		<dc:date>2018-06-30T11:44:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au d&#233;but du mois de juin 2018, un communiqu&#233; laconique post&#233; sur le site Web d'Africashop annon&#231;ait, sans tambour ni trompette et dans l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale : &#171; Apr&#232;s une belle aventure de trois ans, AfricaShop suspend son activit&#233;. Nous ne sommes pas en mesure de prendre de nouvelles commandes. Toutes les commandes d&#233;j&#224; exp&#233;di&#233;es seront livr&#233;es. Les commandes non encore exp&#233;di&#233;es seront au choix du client livr&#233;es ou rembours&#233;es &#187;. Quel contraste avec l'enthousiasme m&#233;diatique qui avait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but du mois de juin 2018, un communiqu&#233; laconique post&#233; sur le site Web d'Africashop annon&#231;ait, sans tambour ni trompette et dans l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale : &#171; Apr&#232;s une belle aventure de trois ans, AfricaShop suspend son activit&#233;. Nous ne sommes pas en mesure de prendre de nouvelles commandes. Toutes les commandes d&#233;j&#224; exp&#233;di&#233;es seront livr&#233;es. Les commandes non encore exp&#233;di&#233;es seront au choix du client livr&#233;es ou rembours&#233;es &#187;. Quel contraste avec l'enthousiasme m&#233;diatique qui avait entour&#233;, au printemps 2016, le lancement de cette filiale du Groupe CFAO qui avait b&#233;n&#233;fici&#233;, excusez du peu, d'un article dans Jeune Afrique et de nombreux articles dans la presse en ligne s&#233;n&#233;galaise. La fermeture de cette entreprise &#233;voluant dans le secteur du commerce &#233;lectronique n'est cependant pas une premi&#232;re puisqu'en ao&#251;t 2016, Cdiscount, partenaire du groupe Bollor&#233;, avait mis fin &#224; ses activit&#233;s &#224; peine dix-huit mois apr&#232;s leur lancement. Aucune explication n'a encore filtr&#233; sur les raisons ayant amen&#233; Africashop &#224; cesser ses activit&#233;s mais l'on sait que les probl&#232;mes de gestion des livraisons avaient notamment &#233;t&#233; au c&#339;ur de l'&#233;chec de Cdiscount. Aujourd'hui seul Jumia, h&#233;ritier de l'African Internet Group (AIG) fond&#233; par J&#233;r&#233;my Hodara et Sacha Poignonnec et qui f&#234;tera bient&#244;t ses six (6) ann&#233;es de pr&#233;sence au S&#233;n&#233;gal, semble tirer son &#233;pingle du jeu. Le mod&#232;le mis en &#339;uvre par Jumia repose en particulier sur le paiement &#224; la livraison, et non en ligne o&#249; &#224; l'avance par un quelconque moyen de paiement, ce qui permet de r&#233;gler la question de la confiance. Dans ce syst&#232;me, le client peut voir ce qu'il ach&#232;te avant de proc&#233;der au paiement de son achat, &#224; l'image de ce qu'il a l'habitude de faire dans le sch&#233;ma commercial classique tout en b&#233;n&#233;ficiant d'un syst&#232;me de livraison &#224; domicile ce qui constitue un atout compte tenu des difficult&#233;s de d&#233;placement dans les villes africaines. D'ailleurs, ce mod&#232;le se d&#233;veloppe de plus en plus de mani&#232;re informelle via Whatsapp qui n'avait pas &#233;t&#233; con&#231;u &#224; l'origine comme une plateforme de commerce &#233;lectronique. Comme c'est souvent le cas en Afrique, la fonction originelle de l'outil a &#233;t&#233; d&#233;tourn&#233;e, voire mieux r&#233;appropri&#233;e, pour servir de support &#224; une forme de commerce &#233;lectronique. D&#233;sormai,s nombre de commer&#231;ants du secteur informel &#171; exposent &#187; leurs marchandises dans des groupes Whatsapp en vue de les y commercialiser et se font payer, soit &#224; la livraison, soit en utilisant les possibilit&#233;s offertes par le Mobile money. L'int&#233;r&#234;t pour eux est de pouvoir b&#233;n&#233;ficier des avantages procur&#233;s par les technologies de l'information et de la communication avec un investissement quasiment nul puisqu'ils n'ont pas &#224; d&#233;velopper ni &#224; g&#233;rer de co&#251;teuses plateformes de commerce en ligne ni &#224; se pr&#233;occuper de la probl&#233;matique du paiement s&#233;curis&#233; en ligne. Ce mod&#232;le a certes ses limites et ne pourra jamais concurrencer les g&#233;ants que sont Amazon, eBay, Walmart, Alibaba, etc. mais peu importe car telle n'est pas son ambition. Il reste que le secteur du commerce informel en ligne, comme globalement le secteur du commerce &#233;lectronique, &#233;chappe largement au contr&#244;le de l'Etat et rend donc difficile son imposition et sa taxation ce qui n'est pas sans poser probl&#232;me. Par ailleurs, il faut bien reconnaitre qu'au-del&#224; des avantages qu'il peut pr&#233;senter, ce mod&#232;le a pour inconv&#233;nient majeur de laisser le consommateur totalement d&#233;sarm&#233; face &#224; des fournisseurs qui ont rarement une existence l&#233;gale et dont les activit&#233;s se d&#233;roulent aux marges de la l&#233;galit&#233; voire dans l'ill&#233;galit&#233; la plus totale. Toujours est-il qu'au-del&#224; des discours de circonstances sur le d&#233;veloppement du commerce en ligne, il reste &#224; &#233;laborer un mod&#232;le &#233;conomique en phase avec les r&#233;alit&#233;s africaines dans un environnement o&#249;, ne l'oublions pas, la classe moyenne qui constitue la client&#232;le potentielle de ce type de commerce est quasi inexistante et concentr&#233;e dans les capitales et quelques grandes villes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>RGPD : Penser l'avenir pour ne pas le subir</title>
		<link>https://www.osiris.sn/rgpd-penser-l-avenir-pour-ne-pas-le-subir.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/rgpd-penser-l-avenir-pour-ne-pas-le-subir.html</guid>
		<dc:date>2018-05-31T23:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A lire l'&#233;crasante majorit&#233; des commentaires faits en Afrique d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale et au S&#233;n&#233;gal en particulier, relativement &#224; l'entr&#233;e en vigueur du R&#232;glement g&#233;n&#233;ral sur la protection des donn&#233;es (RGPD) adopt&#233; par l'Union europ&#233;enne, c'est &#224; croire que ce texte constitue une surprise totale &#224; laquelle personne ne s'&#233;tait pr&#233;par&#233;. Pourtant, le processus d'actualisation de la directive 1995/46/CE du 24 octobre 1995 relative &#224; la protection des personnes physiques &#224; l'&#233;gard du traitement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2018,613-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2018&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Editoriale-+.html" rel="tag"&gt;Editoriale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A lire l'&#233;crasante majorit&#233; des commentaires faits en Afrique d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale et au S&#233;n&#233;gal en particulier, relativement &#224; l'entr&#233;e en vigueur du R&#232;glement g&#233;n&#233;ral sur la protection des donn&#233;es (RGPD) adopt&#233; par l'Union europ&#233;enne, c'est &#224; croire que ce texte constitue une surprise totale &#224; laquelle personne ne s'&#233;tait pr&#233;par&#233;. Pourtant, le processus d'actualisation de la directive 1995/46/CE du 24 octobre 1995 relative &#224; la protection des personnes physiques &#224; l'&#233;gard du traitement des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel et &#224; la libre circulation des donn&#233;es a &#233;t&#233; particuli&#232;rement long puisqu'il a dur&#233; pr&#232;s de quatre ann&#233;es avant d'aboutir &#224; son adoption par le Conseil de l'Europe le 8 avril 2016 puis par le Parlement europ&#233;en le 16 avril 2016. Cependant &#224; l'image de l'accord GE06 de l'Union internationale de t&#233;l&#233;communications (UIT) adopt&#233; en juin 2006 et qui pr&#233;voyait l'adoption du tout num&#233;rique pour les services de radiodiffusion sonore et t&#233;l&#233;visuelle terrestre et le passage &#224; la t&#233;l&#233;vision num&#233;rique terrestre avant le 17 juin 2015, aucun pays africain, &#224; l'exception notable de l'Ile Maurice, ne s'est s&#233;rieusement pr&#233;par&#233; aux cons&#233;quences de l'application de ce nouveau texte &#224; port&#233;e universelle. En effet l'ile Maurice, faisant preuve d'anticipation, a d&#233;cid&#233; de se conformer au RGPD en actualisant sa l&#233;gislation, qui datait de 2004, et en promulguant le Data Protection Act d&#232;s le 22 d&#233;cembre 2017. Il faut dire que cette question est particuli&#232;rement sensible dans ce pays o&#249; l'on recensait, en 2016, pr&#232;s de 750 soci&#233;t&#233;s travaillant dans le secteur du Business Process Outsourcing (BPO), dont pr&#232;s de 400 centres d'appels manipulant des donn&#233;es personnelles pour les besoins de services qu'ils fournissent. De son c&#244;t&#233; le Maroc, o&#249; existent &#233;galement une importante industrie des centres d'appels, &#224; travers la Commission nationale de contr&#244;le de la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel (CNDP), a mis en place un dispositif d'information destin&#233; &#224; aider les entreprises concern&#233;es &#224; s'initier au RGPD, d&#232;s mai 2017. Au vu de ces consid&#233;rations, il est difficilement compr&#233;hensible que la Commission de protection des donn&#233;es personnelles (CDP) attende l'entr&#233;e en vigueur RGPD pour publier un communiqu&#233; indiquant qu'elle a pris les dispositions n&#233;cessaires pour aider &#224; l'application du dudit r&#232;glement par les entreprises concern&#233;es. A l'&#233;poque o&#249; nous vivons aujourd'hui, caract&#233;ris&#233;e notamment par l'instantan&#233;it&#233; voire l'imm&#233;diatet&#233; d&#233;coulant de l'utilisation intensive du num&#233;rique mais &#233;galement de l'innovation permanente g&#233;n&#233;ratrice de disruption dans quasiment tous les secteurs de la soci&#233;t&#233;, l'heure n'est plus &#224; la r&#233;action mais &#224; l'anticipation, &#224; d&#233;faut d'&#234;tre toujours en retard sur l'&#233;volution du monde, surtout lorsque celle-ci est pr&#233;visible. Cette obligation d'anticipation s'impose &#224; toutes les structures en charge de la r&#233;gulation d'un quelconque secteur qu'il s'agisse des m&#233;dias, des t&#233;l&#233;communications, des banques et assurances, etc. car &#224; chaque fois qu'elles maintiennent les r&#232;gles de l'ancien monde o&#249; qu'elles sont incapables de concevoir les r&#232;gles d'aujourd'hui, voire de demain, elles bloquent non seulement le potentiel d'innovation mais elles font courir de graves risques &#224; la soci&#233;t&#233; en ne prenant pas en compte les nouveaux risques et les nouvelles menaces. Certes le d&#233;fi est difficile &#224; relever pour tous ceux qui ont la responsabilit&#233; de d&#233;finir et surtout de faire &#233;voluer l'environnement l&#233;gal et r&#233;glementaire mais l'&#233;panouissement des personnes physiques et morales, pour ne pas dire celui de la soci&#233;t&#233; dans son ensemble, est &#224; ce prix. Au-del&#224;, se pose &#233;galement la question de l'&#233;chelle de la r&#233;ponse &#224; ces nouveaux d&#233;fis car les pays Africains doivent cesser de d'y r&#233;pondre en ordre dispers&#233;, &#224; travers des dispositifs l&#233;gaux et r&#233;glementaire &#224; caract&#232;re national qui n'ont gu&#232;re de pertinence dans le monde globalis&#233; qui est de plus en plus le n&#244;tre. Afin de r&#233;pondre &#224; ces questions nouvelles qui nous interpellent de plus en plus fr&#233;quemment, avec insistance et urgence (cybers&#233;curit&#233;, protection des donn&#233;es personnelles, etc.), la r&#233;ponse doit au minimum &#234;tre apport&#233;e &#224; l'&#233;chelle des communaut&#233;s &#233;conomiques r&#233;gionales (CER) existant en Afrique et id&#233;alement &#224; l'&#233;chelle continentale. En la mati&#232;re, il aurait &#233;t&#233; plus pertinent que l'Afrique anticipe en &#233;laborant son propre R&#232;glement g&#233;n&#233;ral de protection des donn&#233;es et pr&#233;pare ses entreprises &#224; cette nouvelle donne plut&#244;t que d'&#234;tre r&#233;duite &#224; r&#233;agir avec un temps de retard et en ordre dispers&#233;. Pour ce faire, nous devons cesser d'&#234;tre attentistes et mettre des structures de veille dans tous les secteurs pour penser l'avenir et non le subir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rachat de Tigo S&#233;n&#233;gal : Saga Africa Holdings Limited emporte la mise face &#224; Wari</title>
		<link>https://www.osiris.sn/rachat-de-tigo-senegal-saga-africa-holdings-limited-emporte-la-mise-face-a-wari.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/rachat-de-tigo-senegal-saga-africa-holdings-limited-emporte-la-mise-face-a-wari.html</guid>
		<dc:date>2018-04-30T07:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 16 avril 2018, le Pr&#233;sident Macky Sall a finalement sign&#233; le d&#233;cret approuvant la cession de l'op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie Tigo S&#233;n&#233;gal &#224; Saga Africa Holdings Limited, consortium regroupant NJJ Holging, Teyliom Telecom et la soci&#233;t&#233; financi&#232;re malgache (SOFIMA), entit&#233;s respectivement contr&#244;l&#233;es par le fran&#231;ais Xavier Niel, le s&#233;n&#233;galais Y&#233;rim Habib Sow et Hassanein Hiridjee homme d'affaires de nationalit&#233; fran&#231;aise dont la famille d'origine indienne est install&#233;e &#224; Madagascar. Ce d&#233;cret met (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 16 avril 2018, le Pr&#233;sident Macky Sall a finalement sign&#233; le d&#233;cret approuvant la cession de l'op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie Tigo S&#233;n&#233;gal &#224; Saga Africa Holdings Limited, consortium regroupant NJJ Holging, Teyliom Telecom et la soci&#233;t&#233; financi&#232;re malgache (SOFIMA), entit&#233;s respectivement contr&#244;l&#233;es par le fran&#231;ais Xavier Niel, le s&#233;n&#233;galais Y&#233;rim Habib Sow et Hassanein Hiridjee homme d'affaires de nationalit&#233; fran&#231;aise dont la famille d'origine indienne est install&#233;e &#224; Madagascar. Ce d&#233;cret met fin &#224; un feuilleton lanc&#233; au d&#233;but du mois de f&#233;vrier 2017 avec la publication, dans un premier temps, de rumeurs faisant &#233;tant de n&#233;gociations entre le Groupe Wari et Millicom pour le rachat de Tigo S&#233;n&#233;gal, suivies, quelques jours plus tard, par un communiqu&#233; du groupe Millicom annon&#231;ant la signature, avec le Groupe Wari, d'un accord portant sur la cession de Tigo S&#233;n&#233;gal. Aussit&#244;t les commentaires enthousiastes fus&#232;rent de toutes parts, les uns saluant l'arriv&#233;e d'une entreprise nationale dans le secteur des t&#233;l&#233;communications et les autres la r&#233;ussite de Kabirou Mbodje, le propri&#233;taire de Wari, pr&#233;sent&#233; comme le &#171; tycoon &#187; s&#233;n&#233;galais. Le point d'orgue de cet &#233;pisode fut sans conteste les f&#233;licitations adress&#233;es personnellement &#224; Kabirou Mbodje par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne lors de l'&#233;dition 2017 des Assises de l'entreprise organis&#233;e par le Conseil national du patronat (CNP). Cependant, l'euphorie allait &#234;tre de courte dur&#233;e car le 31 juillet 2017, le groupe Millicom publiait un communiqu&#233; &#224; travers lequel il annon&#231;ait la fin &#224; l'accord de cession de sa filiale Tigo S&#233;n&#233;gal au Groupe Wari et la signature d'un accord pour la cession de Tigo au S&#233;n&#233;gal &#224; un consortium compos&#233; du Groupe Teyliom T&#233;l&#233;com, de NJJ Holding et de la SOFIMA, v&#233;hicule d'investissement dans le secteur des t&#233;l&#233;communications g&#233;r&#233; par le Groupe Axian. Le motif invoqu&#233; par le groupe Millicom pour justifier la rupture de l'accord avec Wari &#233;tait le non-paiement, dans les d&#233;lais fix&#233;s, du montant correspondant &#224; l'achat de Tigo S&#233;n&#233;gal. Le processus aurait pu suivre son nouveau cours sans entrave mais il fut contrari&#233; tant par la publication, le 1er aout 2017, d'un d&#233;cret pr&#233;sidentiel portant approbation de la cession de la licence d'&#233;tablissement et d'exploitation des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications ouverts au public de Sentel Gsm Sa &#224; Wari Sa que par l'assignation par Wari du Groupe Millicom devant la justice s&#233;n&#233;galaise ainsi que la saisie du Tribunal arbitral de Paris. Il s'ensuivit une guerre m&#233;diatique par communiqu&#233;s de presse interpos&#233;s et surtout un blocage de la situation qui finit par susciter l'irritation des plus hautes autorit&#233;s de l'Etat au moment o&#249; celui-ci tentait tant bien que mal de mettre en &#339;uvre la strat&#233;gie S&#233;n&#233;gal num&#233;rique 2015 dont un des axes pr&#244;nait le renforcement de la concurrence avec pour objectifs l'accroissement de l'acc&#232;s au num&#233;rique, la diversification de l'offre de services, l'am&#233;lioration de la qualit&#233; de service et la baisse des tarifs de t&#233;l&#233;communications. C'est ainsi que le 4 d&#233;cembre 2017, &#224; l'occasion du Conseil pr&#233;sidentiel sur la politique &#233;conomique et sociale, le Pr&#233;sident de la R&#233;publique affirma que l'Etat serait surement amen&#233; &#224; trancher le diff&#233;rend si les diff&#233;rents protagonistes ne parvenaient pas &#224; un accord tout en r&#233;affirmant qu'il s'agissait d'une affaire entre priv&#233;s et que l'Etat n'&#233;tait m&#234;me pas inform&#233; de la transaction litigieuse. Que s'est-il pass&#233; entre temps, nous l'ignorons, mais toujours est-il que le Pr&#233;sident de la R&#233;publique a finalement sign&#233; le d&#233;cret approuvant la cession de l'op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie Tigo S&#233;n&#233;gal &#224; Saga Africa Holdings Limited, mettant ainsi un point final &#224; une affaire qui n'avait que trop dur&#233;. Le pass&#233; &#233;tant derri&#232;re nous, l'essentiel est d&#233;sormais de savoir ce que les repreneurs de l'op&#233;rateur Tigo S&#233;n&#233;gal apporteront de positif en termes de diversification de l'offre de service, d'extension de la couverture r&#233;seau, d'am&#233;lioration de la qualit&#233; de service et de baisse des tarifs afin de stimuler la concurrence et qu'au final le consommateur puisse en tirer des b&#233;n&#233;fices substantiels. Il faudra &#233;galement &#234;tre attentif au sort qui sera fait au personnel de Tigo S&#233;n&#233;gal afin que celui-ci ne soit pas la premi&#232;re victime de ce rachat comme c'est trop souvent le cas dans ce genre d'op&#233;ration. Certes, on pourra toujours regretter que Wari, embl&#232;me de la r&#233;ussite au niveau africain d'un groupe n&#233; au S&#233;n&#233;gal, n'ait pas pu prendre pied dans le secteur des t&#233;l&#233;communications mais la question qu'il faudra alors se poser est de savoir pourquoi le groupe n'a pas pu ou voulu cr&#233;er une alliance strat&#233;gique autour de lui pour atteindre cet objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'infrastructure nationale partag&#233;e de t&#233;l&#233;communications de nouveau &#224; l'ordre du jour ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/L-infrastructure-nationale.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/L-infrastructure-nationale.html</guid>
		<dc:date>2018-03-31T18:14:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sans tambour ni trompette, &#224; la fin du mois de f&#233;vrier 2018, l'Agence De l'Informatique de l'Etat (ADIE) a r&#233;uni les acteurs de diff&#233;rents secteurs en vue de la mise en place d'un cadre de concertation nationale des infrastructures partag&#233;es (CNNIP) en vue d'optimiser tant les co&#251;ts d'investissements que l'exploitation des infrastructures de t&#233;l&#233;communications envisag&#233;es ou exploit&#233;es par diff&#233;rents acteurs, au sein comme &#224; l'ext&#233;rieur de l'&#233;cosyst&#232;me des t&#233;l&#233;communications. L'id&#233;e, tel un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sans tambour ni trompette, &#224; la fin du mois de f&#233;vrier 2018, l'Agence De l'Informatique de l'Etat (ADIE) a r&#233;uni les acteurs de diff&#233;rents secteurs en vue de la mise en place d'un cadre de concertation nationale des infrastructures partag&#233;es (CNNIP) en vue d'optimiser tant les co&#251;ts d'investissements que l'exploitation des infrastructures de t&#233;l&#233;communications envisag&#233;es ou exploit&#233;es par diff&#233;rents acteurs, au sein comme &#224; l'ext&#233;rieur de l'&#233;cosyst&#232;me des t&#233;l&#233;communications. L'id&#233;e, tel un serpent de mer, revient r&#233;guli&#232;rement sur le devant de la sc&#232;ne tout simplement parce qu'elle r&#233;pond &#224; une logique &#233;conomique que l'on a voulu pendant un certain temps faire semblant d'oublier au nom de la lib&#233;ralisation du secteur mais qui finira par s'imposer d'une mani&#232;re ou d'une autre. En effet, historiquement, la construction de tous les grands r&#233;seaux, qu'il s'agisse des r&#233;seaux routiers ou ferroviaires, de distribution d'eau ou d'&#233;lectricit&#233; ou encore de t&#233;l&#233;communications, a toujours d&#233;bouch&#233; sur la mise en place de monopoles publics, suite aux &#233;checs rencontr&#233;es par les multiples initiatives priv&#233;es. Si au d&#233;but du chemin fer, il y a bien eu des compagnies priv&#233;es qui exploitaient des lignes sp&#233;cifiques, la n&#233;cessit&#233; de les interconnecter en vue de cr&#233;er un r&#233;seau national a vite fait de sonner le glas de ces compagnies incapables de financer la construction, l'exploitation, la maintenance et le d&#233;veloppement d'un r&#233;seau &#224; l'&#233;chelle nationale. C'est la m&#234;me logique qui a pr&#233;valu lorsqu'il s'est agi de d&#233;velopper les r&#233;seaux nationaux de t&#233;l&#233;communications et qui a justifi&#233; la cr&#233;ation de monopoles publics qui, au fil du temps, ont constitu&#233; des monopoles dits &#171; historiques &#187;. Dans le secteur des t&#233;l&#233;communications, cette situation a &#233;t&#233; la norme pendant longtemps jusqu'&#224; ce que les Etats-Unis d&#233;cident de se lancer dans la d&#233;r&#233;gulation de leur secteur national des t&#233;l&#233;communications puis de l'imposer au reste du monde au tournant des ann&#233;es 1990 &#224; travers l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS) et la cr&#233;ation de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). C'est la mise en &#339;uvre de cette logique qui a conduit &#224; la privatisation de la SONATEL et par la m&#234;me occasion de l'infrastructure nationale de t&#233;l&#233;communication qui avait &#233;t&#233; patiemment d&#233;ploy&#233;e gr&#226;ce &#224; des ressources exclusivement publiques pendant des d&#233;cennies. Certes, cette infrastructure couvrait insuffisamment et in&#233;galement le territoire national mais elle avait le m&#233;rite d'exister et surtout avait &#233;t&#233; mise en place dans le cadre d'un investissement utilisant, de mani&#232;re optimale ou du moins rationnelle, les ressources mobilis&#233;es. La privatisation de la SONATEL puis la lib&#233;ralisation du secteur des t&#233;l&#233;communications avec l'arriv&#233;e de deux op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile, la mise en &#339;uvre du r&#233;seau de l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE), le d&#233;veloppement de r&#233;seaux de communications propres par divers acteurs (SENELEC, SOGEM, etc.), la construction de l'infrastructure de diffusion n&#233;cessaire &#224; la t&#233;l&#233;vision num&#233;rique terrestre (TNT) et tout derni&#232;rement l'autorisation de trois fournisseurs d'acc&#232;s Internet (FAI) ont conduit &#224; une v&#233;ritable prolif&#233;ration des r&#233;seaux. Autant, il est souhaitable de disposer d'une certaine redondance de ces derniers afin de pallier les &#233;ventuels probl&#232;mes technique pouvant priver de connexion toute une partie du pays autant il n'est pas &#233;conomiquement ni socialement justifi&#233; de faire payer, au final, des investissements inutiles aux consommateurs que nous sommes car bien entendu r&#233;percut&#233; sur le prix des services fournis. M&#234;me si nous sommes aujourd'hui dans un environnement lib&#233;ralis&#233;, il est prouv&#233; que la concurrence d&#233;pend plus de la qualit&#233; et de la diversit&#233; des services propos&#233;s que de la qualit&#233; de l'infrastructure dont le fournisseur, et par cons&#233;quent les &#233;quipements et les technologies utilis&#233;s, est souvent le m&#234;me quel que soit l'op&#233;rateur. A l'heure o&#249; il est question de la mise en place une infrastructure nationale &#224; haut d&#233;bit, il est grand temps de s'orienter dans cette direction afin de rationaliser les investissements, am&#233;liorer la couverture du territoire national par les infrastructures de t&#233;l&#233;communications, encourager la concurrence autour de la qualit&#233; et de la diversification des services et diminuer les prix des services de t&#233;l&#233;communications. Pour ce faire, l'Etat doit reprendre la main en la mati&#232;re et d&#233;finir, en &#233;troite collaboration avec les acteurs concern&#233;s, les modalit&#233;s de gestion de cette infrastructure nationale partag&#233;e qui n'aura pas forc&#233;ment un caract&#232;re public mais qui mettra en avant l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral pour ne pas dire national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quel dispositif pour promouvoir l'innovation dans le secteur de l'&#233;conomie num&#233;rique ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/quel-dispositif-pour-promouvoir-l-innovation-dans-le-secteur-de-l-economie.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/quel-dispositif-pour-promouvoir-l-innovation-dans-le-secteur-de-l-economie.html</guid>
		<dc:date>2018-02-28T17:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Format HTML</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au d&#233;but du mois de f&#233;vrier 2018, l'op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie mobile Expresso a proc&#233;d&#233; &#224; l'inauguration d'un incubateur d&#233;di&#233; &#224; l'entrepreneuriat dans le domaine du num&#233;rique. Si la d&#233;marche est louable, elle n'a rien d'originale tant sont nombreuses les initiatives en la mati&#232;re avec l'Incubateur du CTIC Dakar, l'espace de co-working de Jokkolabs, la Sonatel Aademy, la Fabrique num&#233;rique Simplon.AUF@Dakar, etc. pour ne citer que les plus connues. Si l'on ajoute &#224; cela les multiples (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but du mois de f&#233;vrier 2018, l'op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie mobile Expresso a proc&#233;d&#233; &#224; l'inauguration d'un incubateur d&#233;di&#233; &#224; l'entrepreneuriat dans le domaine du num&#233;rique. Si la d&#233;marche est louable, elle n'a rien d'originale tant sont nombreuses les initiatives en la mati&#232;re avec l'Incubateur du CTIC Dakar, l'espace de co-working de Jokkolabs, la Sonatel Aademy, la Fabrique num&#233;rique Simplon.AUF@Dakar, etc. pour ne citer que les plus connues. Si l'on ajoute &#224; cela les multiples hackathons, boot camps, mobile camps et autres concours et challenges, chacun pourra constater que les activit&#233;s en mati&#232;re d'innovation sont l&#233;gion. A cela, il faut adjoindre les dispositifs de financement et/ou d'accompagnement mis en place par l'Etat, tels le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FONGIP), le Fonds souverain d'investissement strat&#233;giques (FONSIS), l'Agence nationale pour la promotion de l'emploi des jeunes (ANPEJ), le Programme S&#233;n&#233;galais pour l'Entrepreneuriat des Jeunes (PSE/J) ou encore la D&#233;l&#233;gation g&#233;n&#233;rale pour l'entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ), actions qui mobilisent des milliards de FCFA avec des r&#233;sultats pour le moins mitig&#233;s. En effet, quelles sont les &#171; start-up &#187; ayant b&#233;n&#233;fici&#233; de ces dispositifs et que l'on peut &#233;riger en mod&#232;le de r&#233;ussite ? Quel est leur chiffre d'affaires ? Combien d'emplois ont-elles cr&#233;&#233;s ? Quels sont les produits-phares qu'elles exportent dans la sous-r&#233;gion, en Afrique et dans le monde ? A vrai dire, ces dispositifs font penser &#224; la c&#233;l&#232;bre &#233;mission de t&#233;l&#233;vision &#171; The Voices &#187; o&#249; l'on peut &#233;couter avec admiration des candidats ayant des voix magnifiques mais dont aucun n'a jamais fait par la suite une carri&#232;re musicale digne de ce nom ! Il convient d&#232;s lors de faire un bilan sans complaisance de ces nombreux dispositifs d'encouragement, d'accompagnement, d'encadrement et de financement afin de trouver enfin le bon mod&#232;le permettant d'utiliser de mani&#232;re optimale les ressources mises &#224; leur disposition pour promouvoir l'innovation num&#233;rique. Les exp&#233;riences r&#233;ussies men&#233;es ailleurs dans le monde, montrent qu'il est indispensable de cr&#233;er un &#233;cosyst&#232;me r&#233;unissant en son sein des structures d'enseignement sup&#233;rieur offrant des formations dans des secteurs de pointe, des institutions de recherche, des structures d'encadrement et d'accompagnement (espaces de co-working, incubateurs, acc&#233;l&#233;rateurs, p&#233;pini&#232;res d'entreprises, etc.) coupl&#233;es &#224; des dispositifs de financement, les uns et les autres travaillant dans le cadre d'une parfaite synergie et non en parall&#232;le, en s'ignorant les uns les autres, voire en se concurren&#231;ant inutilement. Depuis plus d'une vingtaine d'ann&#233;es, les projets structurants n'ont pourtant pas manqu&#233;s avec le lancement du Technopole en 1996, puis sa transformation en Cybervillage en 2004 jusqu'&#224; l'&#233;laboration du projet de cr&#233;ation d'un Parc des technologies num&#233;riques (PTN) &#224; Diamniadio, b&#233;n&#233;ficiant d'un pr&#234;t de la Banque africaine de d&#233;veloppement (BAD) de plus de soixante-dix millions d'euros approuv&#233; en juin 2015 mais dont la r&#233;alisation tarde &#224; voir le jour. S'il faut se r&#233;jouir de la cr&#233;ation du Centre d'excellence Math&#233;matiques informatique et technologies de l'information et de la communication (MITIC), log&#233; &#224; l'Universit&#233; Gaston Berger de Saint-Louis (UGB), il faut r&#233;solument s'engager dans la cr&#233;ation d'institutions d'enseignement sup&#233;rieur et de recherche dans le domaine du num&#233;rique ayant une taille critique, &#224; l'image de l'Institut Mines T&#233;l&#233;coms (IMT) en France, en lieu et place de nos multiples structures dont aucune n'est capable de faire la diff&#233;rence &#224; l'&#233;chelle internationale. A quand une v&#233;ritable symbiose des acteurs-cl&#233;s de l'&#233;conomie num&#233;rique, qui mettent plus l'accent sur les actions &#224; caract&#232;re m&#233;diatique que sur celles &#224; caract&#232;re strat&#233;gique, avec les structures de formation et de recherche dont les moyens sont largement insuffisants ? A quand un v&#233;ritable partenariat entre l'Etat, l'enseignement sup&#233;rieur et la recherche et le secteur priv&#233; national pour d&#233;velopper les multiples solutions indispensables &#224; la transformation digitale de notre soci&#233;t&#233; en lieu et place des march&#233;s attribu&#233;s aux groupes &#233;trangers qui b&#233;n&#233;ficient eux de l'appui de leurs &#233;tats respectifs ? A quand un grand fond d'appui &#224; l'innovation g&#233;r&#233; dans la transparence et l'objectivit&#233; avec comme leitmotiv l'utilisation optimale des fonds dont il a la responsabilit&#233; ? Autant l'innovation a besoin d'un climat de libert&#233; cr&#233;atrice pour s'&#233;panouir autant elle a besoin de dispositifs forts et structurants pour d&#233;boucher sur des r&#233;sultats &#233;conomiques palpables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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