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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>2016 : Une ann&#233;e plac&#233;e sous le signe de la cybers&#233;curit&#233; et de la protection des donn&#233;es</title>
		<link>https://www.osiris.sn/2016-Une-annee-placee-sous-le.html</link>
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		<dc:date>2016-12-31T09:12:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2016 s'est achev&#233;e par l'attribution, par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP), de trois licences &#224; des fournisseurs d'acc&#232;s Internet (FAI) qui prendront le relais des fournisseurs de services Internet (FSI) qui op&#233;raient jusqu'alors dans un environnement difficile caract&#233;ris&#233; par le monopole de fait de SONATEL dans le domaine. S'agissant de l'attribution de licences, l'ann&#233;e 2016, n'avait cependant gu&#232;re commenc&#233; sous les meilleurs auspices avec le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2016,570-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Editoriale-+.html" rel="tag"&gt;Editoriale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2016 s'est achev&#233;e par l'attribution, par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP), de trois licences &#224; des fournisseurs d'acc&#232;s Internet (FAI) qui prendront le relais des fournisseurs de services Internet (FSI) qui op&#233;raient jusqu'alors dans un environnement difficile caract&#233;ris&#233; par le monopole de fait de SONATEL dans le domaine. S'agissant de l'attribution de licences, l'ann&#233;e 2016, n'avait cependant gu&#232;re commenc&#233; sous les meilleurs auspices avec le fiasco de l'appel d'offres pour l'attribution des licences 4G, suite au boycott des trois op&#233;rateurs (SONATEL, Tigo et Expresso), avec au final l'attribution, de gr&#233; &#224; gr&#233;, d'une licence &#224; la SONATEL parall&#232;lement au renouvellement de sa concession pour une dur&#233;e de dix-sept ann&#233;es &#224; compter du 9 ao&#251;t 2017. En mati&#232;re de r&#233;gulation, la SONATEL a &#233;t&#233; condamn&#233;e &#224; payer une amende d'un montant de 1,5 milliards de FCFA pour violation du droit &#224; l'information des consommateurs et, suite &#224; l'op&#233;ration d'identification des abonn&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie mobile lanc&#233;e par l'ARTP, quelques quatre millions de cartes SIM non-identifi&#233;es ont &#233;t&#233; d&#233;sactiv&#233;es sur un parc de 15 millions d'abonn&#233;s. Par ailleurs, sous l'&#233;gide de l'Association des r&#233;gulateurs des t&#233;l&#233;communications d'Afrique de l'Ouest (ARTAO), un protocole d'accord pour la mise en &#339;uvre du &#171; free roaming &#187; a &#233;t&#233; sign&#233; en novembre 2016 entre les autorit&#233;s de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications du Burkina Faso, de la C&#244;te d'Ivoire, de la Guin&#233;e Conakry, du Mali et du S&#233;n&#233;gal, dans le but de faciliter la mobilit&#233; des personnes et de favoriser l'int&#233;gration r&#233;gionale. Les questions de cybers&#233;curit&#233; et de protection des donn&#233;es personnelles ont &#233;galement occup&#233; une place importante dans l'actualit&#233; de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e qui a d&#233;marr&#233; avec le remplacement &#224; la t&#234;te de la Commission de protection des donn&#233;es personnelles (CDP) de Mouhamadou Lo par Awa Ndiaye. De nombreuses affaires relatives &#224; la violation des donn&#233;es personnelles, allant de la publication de contenus &#224; caract&#232;re priv&#233; sur Internet ou via le t&#233;l&#233;phone portable &#224; l'utilisation non-autoris&#233;e de cam&#233;ras de vid&#233;osurveillance dans des lieux publics comme priv&#233;s, ont souvent fait la Une des m&#233;dias. Les autorit&#233;s ont r&#233;guli&#232;rement d&#233;nonc&#233; ces agissements et la ratification par le S&#233;n&#233;gal de la Convention 108 du Conseil de l'Europe pour la protection des personnes &#224; l'&#233;gard du traitement automatis&#233; des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel et de son protocole additionnel prouve toute l'importance qui est d&#233;sormais accord&#233;e &#224; cette question. La probl&#233;matique de la cybers&#233;curit&#233; a &#233;galement &#233;t&#233; tr&#232;s pr&#233;sente avec la multiplication des infractions commises par le biais des technologies de l'information et de la communication, la multiplication des actions de sensibilisation et de formation destin&#233;es aux forces de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233;, la d&#233;cision du Pr&#233;sident de la R&#233;publique d'interdire l'utilisation des messageries gratuites pour l'envoi de courriers officiels ou encore la mise en place du DNSSEC par le NIC-S&#233;n&#233;gal qui contribue &#224; s&#233;curiser l'attribution des noms de domaine dans le &#171; .sn &#187;. En mati&#232;re d'infrastructures, l'ADIE a poursuivi le d&#233;ploiement de son r&#233;seau en fibre optique en vue de couvrir l'int&#233;gralit&#233; du territoire national dans le cadre du &#171; Projet National Large Bande S&#233;n&#233;gal &#187;, la SONATEL commenc&#233; a d&#233;ploy&#233; son r&#233;seau 4G, inaugur&#233; son centre commun de supervision des r&#233;seaux (Global network operating center/GNOC), et quasiment termin&#233; la construction d'un Data Center destin&#233; &#224; g&#233;rer ses besoins internes et externes &#224; Rufisque. Pour ce qui est de la transition vers l'&#233;conomie num&#233;rique, l'ann&#233;e 2016 a vu poser d'importants jalons avec la reconnaissance par la Banque centrale des &#233;tats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) du statut d'&#233;tablissement de monnaie &#233;lectronique &#224; Orange Money ce qui lui permet d'&#234;tre reconnu par toutes les banques de C&#244;te d'Ivoire, du Mali, du Niger et du S&#233;n&#233;gal, l'inauguration du centre de services num&#233;riques d'Atos pour l'Afrique de l'ouest, le d&#233;ploiement de la Fintech Wari dans nombre de pays africains dont le Nig&#233;ria, le lancement du processus d'actualisation du cadre juridique du secteur des t&#233;l&#233;communications et des TIC avec notamment l'adoption d'un projet de loi modifiant le Code des t&#233;l&#233;communications adopt&#233;s en 2011 et de deux d&#233;crets portant sur le partage d'infrastructures et surtout l'adoption de la strat&#233;gie &#171; S&#233;n&#233;gal Num&#233;rique 2016-2025 &#187;, document de politique nationale que l'&#233;cosyst&#232;me des TIC appelait de tous ses v&#339;ux depuis plus de quinze ans ! 2016 a donc &#233;t&#233; une ann&#233;e riche pour l'&#233;cosyst&#232;me des TIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Adoption de nouveaux textes l&#233;gislatifs et r&#233;glementaires : le temps presse</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Adoption-de-nouveaux-textes.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Adoption-de-nouveaux-textes.html</guid>
		<dc:date>2016-11-30T22:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2011, suite &#224; un processus qui avait dur&#233; plusieurs ann&#233;es, le S&#233;n&#233;gal s'est dot&#233; d'un nouveau Code des t&#233;l&#233;communications int&#233;grant les six directives relatives au secteur des t&#233;l&#233;communications et des TIC de l'Union Economique et Mon&#233;taire Ouest Africaine (UEMOA) adopt&#233;es le 23 mars 2006 &#224; Abidjan (C&#244;te d'ivoire) et les six actes additionnels au Trait&#233; de la Communaut&#233; Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) relatifs au secteur des t&#233;l&#233;communications et des TIC (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2016,570-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2011, suite &#224; un processus qui avait dur&#233; plusieurs ann&#233;es, le S&#233;n&#233;gal s'est dot&#233; d'un nouveau Code des t&#233;l&#233;communications int&#233;grant les six directives relatives au secteur des t&#233;l&#233;communications et des TIC de l'Union Economique et Mon&#233;taire Ouest Africaine (UEMOA) adopt&#233;es le 23 mars 2006 &#224; Abidjan (C&#244;te d'ivoire) et les six actes additionnels au Trait&#233; de la Communaut&#233; Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) relatifs au secteur des t&#233;l&#233;communications et des TIC adopt&#233;s 19 janvier 2007 &#224; Ouagadougou (Burkina Faso). L'objectif vis&#233; &#233;tait d'harmoniser les cadres l&#233;gislatifs et r&#232;glementaires nationaux des pays membres de l'UEMOA et de la CEDEAO en transposant ces dispositions communautaires dans la l&#233;gislation s&#233;n&#233;galaise afin de mettre en place des march&#233;s unifi&#233;s, dynamiques et comp&#233;titifs. Malheureusement, pr&#232;s de six ann&#233;es apr&#232;s l'adoption de ce Code, celui-ci est toujours largement inapplicable faute de l'adoption des d&#233;crets d'application devant pr&#233;ciser certaines modalit&#233;s de sa mise en &#339;uvre. Cela &#233;tant, apr&#232;s des ann&#233;es de mobilisation des acteurs de l'&#233;cosyst&#232;me num&#233;rique, les autorit&#233;s ont adopt&#233; en Conseil des ministres un projet de loi modifiant la loi n&#176; 2011-01 du 24 f&#233;vrier 2011 portant Code des t&#233;l&#233;communications, un projet de d&#233;cret relatif au partage d'infrastructures de T&#233;l&#233;communications et un projet de d&#233;cret relatif aux modalit&#233;s d'attribution de l'autorisation d'op&#233;rateur d'infrastructures. S'il faut se r&#233;jouir de cette importante avanc&#233;e encore faudrait-il que le processus d'adoption, le fameux &#171; circuit &#187;, soit des plus rapides possibles au risque de continuer &#224; bloquer pendant des ann&#233;es, les conditions de la transition vers une &#233;conomie num&#233;rique performante avec les cons&#233;quences irr&#233;parables en termes de positionnement que cela pourrait entrainer. En effet, il faut toujours garder &#224; l'esprit que le rythme de d&#233;veloppement des technologies num&#233;riques est environ dix fois sup&#233;rieur &#224; celui des technologies classiques au point que la dur&#233;e de l'ann&#233;e Internet est consid&#233;r&#233; comme &#233;quivalant &#224; trois mois ! Cela signifie que chaque jour perdu pour l'adoption de ces textes en raison des lenteurs dues aux circuits de validation administratif et l&#233;gislatif devra &#234;tre multipli&#233; par un facteur de quatre pour avoir une juste id&#233;e du temps r&#233;ellement perdu. Or une autre consid&#233;ration &#224; prendre en compte est le fait que tr&#232;s souvent, ce ne sont pas les meilleurs produits et services qui l'emportent aupr&#232;s des utilisateurs, qu'il s'agisse de personnes physiques ou de personnes morales, mais bel et bien ceux qui se positionnent les premiers sur une niche o&#249; sur un march&#233; g&#233;ographique donn&#233;. Le d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information et notamment la transition vers une &#233;conomie num&#233;rique exigent donc une refonte r&#233;guli&#232;re de l'environnement l&#233;gal et r&#233;glementaire afin de prendre en compte, au moment opportun, les nouvelles probl&#233;matiques qui se posent en fonction de l'&#233;volution des technologies et des usages. Ainsi, le gouvernement serait bien avis&#233; de revoir les modalit&#233;s selon lesquelles il entend autoriser les activit&#233;s de trois fournisseurs d'acc&#232;s Internet (FAI) en abandonnant le syst&#232;me des licences, octroy&#233;es apr&#232;s ench&#232;res, qui ne pourra que contribuer au rench&#233;rissement des co&#251;ts pour l'utilisateur final, au profit d'une simple autorisation d'op&#233;rer donn&#233;e &#224; des entreprises qui r&#233;pondront &#224; un cahier des charges pr&#233;cis favorisant une excellente connectivit&#233; dans les villes comme dans les campagnes. De plus, l'autorisation d'op&#233;rer pour de nouveaux fournisseurs d'acc&#232;s internet, ne peut se concevoir sans la mise en place du point d'&#233;change Internet (IXP) dont le bureau a &#233;t&#233; mis en place depuis plus d'un semestre. Par ailleurs, il est urgent de r&#233;guler le partage d'infrastructures qui s'impose de plus en plus comme une solution pour mutualiser les r&#233;seaux, &#233;viter les redondances inutiles, r&#233;duire les co&#251;ts d'investissements et faire baisser les tarifs d'utilisation pour les utilisateurs. Si la construction d'une infrastructure nationale unique, un moment envisag&#233;e lors de la transition de la t&#233;l&#233;vision analogique au num&#233;rique a &#233;t&#233; provisoirement rejet&#233;e, celle-ci risque bien de s'imposer par la force des choses tant il est impensable que continuent &#224; se d&#233;velopper des r&#233;seaux parall&#232;les dont le co&#251;t de la construction et de la maintenance est au final r&#233;percut&#233; sur l'utilisateur. Il est donc urgent qu'un op&#233;rateur d'infrastructure, qu'il soit public, priv&#233; ou r&#233;sultant d'un partenariat public-priv&#233;, puisse voir le jour pour g&#233;rer ces infrastructures critiques et couteuses. Le temps presse et la modification du cadre l&#233;gislatif et r&#233;glementaire est urgente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mise en place du DNSSEC par le NIC-S&#233;n&#233;gal : un progr&#232;s important presque pass&#233; inaper&#231;u</title>
		<link>https://www.osiris.sn/mise-en-place-du-dnssec-par-le-nic-senegal-un-progres-important-presque-passe.html</link>
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		<dc:date>2016-10-31T22:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au d&#233;but du mois d'octobre 2016, le NIC-S&#233;n&#233;gal, techniquement responsable de la gestion du &#171; .sn &#187;, le domaine de premier niveau national (ccTLD), a fait faire &#224; notre pays un progr&#232;s important dans le domaine de la s&#233;curisation des noms de domaine suite &#224; la mise en place du protocole DNSSEC. Si cet &#233;v&#232;nement est pratiquement pass&#233; inaper&#231;u, il n'en est pas moins tr&#232;s important car d&#233;sormais, les internautes du monde entier qui chercheront &#224; se connecter sur un site en &#171; .sn &#187; pourront le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2016,570-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Editoriale-+.html" rel="tag"&gt;Editoriale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but du mois d'octobre 2016, le NIC-S&#233;n&#233;gal, techniquement responsable de la gestion du &#171; .sn &#187;, le domaine de premier niveau national (ccTLD), a fait faire &#224; notre pays un progr&#232;s important dans le domaine de la s&#233;curisation des noms de domaine suite &#224; la mise en place du protocole DNSSEC. Si cet &#233;v&#232;nement est pratiquement pass&#233; inaper&#231;u, il n'en est pas moins tr&#232;s important car d&#233;sormais, les internautes du monde entier qui chercheront &#224; se connecter sur un site en &#171; .sn &#187; pourront le faire en toute confiance car ils auront l'assurance qu'il ne s'agit pas d'une fausse vitrine destin&#233;e &#224; les pi&#233;ger mais bien d'un adresse certifi&#233;e. En effet, des vuln&#233;rabilit&#233;s ont &#233;t&#233; d&#233;couvertes dans le syst&#232;me de gestion de noms de domaines (DNS) qui permettent &#224; un pirate de perturber, ralentir ou bloquer le service DNS via notamment des d'attaques de type d&#233;ni de service (DoS ou DDoS), d'emp&#234;cher l'acc&#232;s &#224; certains &#233;quipements ou services pour des raisons politiques, &#233;conomiques (d&#233;ni de domaine) ou pour le plaisir (redirection fantaisiste), de rediriger &#224; leur insu les utilisateurs ou leurs communications (courriels) vers des serveurs contr&#244;l&#233;s par le pirate ou encore de r&#233;cup&#233;rer des informations critiques (identifiants/mots de passe) en se faisant passer pour le serveur auquel l'utilisateur croit se connecter. Il &#233;tait donc imp&#233;ratif de combler cette faille de s&#233;curit&#233; et c'est ce qui a &#233;t&#233; fait suite &#224; la cr&#233;ation d'un groupe de travail par l'Internet Engineering Task Force (IETF) qui a d&#233;velopp&#233; une extension de s&#233;curit&#233; pour la gestion du DNS connue sous l'appellation de Domain Name System Security Extensions (DNSSEC). Lanc&#233; en 1999, le processus d'&#233;laboration de ce nouveau protocole a &#233;t&#233; achev&#233; en 2005 et depuis il a &#233;t&#233; progressivement d&#233;ploy&#233; par les entit&#233;s en charge de la gestion de noms de domaine. En Afrique, en dehors des territoires administr&#233;s par des puissances &#233;trang&#232;res au continent (&#238;le de l'Ascension, Ile de la R&#233;union, Sainte H&#233;l&#232;ne et Mayotte), les premiers pays &#224; avoir mis en place le protocole DNSSEC ont &#233;t&#233; la Namibie (2009), les Seychelles (2010), l'Ouganda (2011), la Tanzanie (2012), le Maroc et la Tunisie (2014) et la Zambie (2015). Madagascar et le S&#233;n&#233;gal ont rejoint ce groupe dans le courant de l'ann&#233;e 2016, suite notamment au travail remarquable effectu&#233; par l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) dans le cadre de sa strat&#233;gie africaine. C'est ainsi que dans le cadre du DNSSEC Roadshow, des s&#233;minaires de sensibilisation et de formation au d&#233;ploiement du protocole DNSSEC ont &#233;t&#233; organis&#233;s depuis 2014 au Kenya, au Nig&#233;ria, en Tanzanie, au Rwanda, au S&#233;n&#233;gal, en Zambie, au Burkina Faso, au Cameroun, au Botswana, en C&#244;te d'ivoire, au Congo, &#224; Madagascar, en Afrique du sud, au Togo, au Maroc, au Ghana et au B&#233;nin ! Malgr&#233; ces efforts, il y a actuellement moins d'une dizaine de pays africains qui ont franchi le pas faisant du continent africain la partie du monde o&#249; le protocole DNSSEC est le moins utilis&#233; par les structures en charge de la gestion des noms de domaine de premier niveau national. Les pays de notre continent, au sein desquels s&#233;vissent &#224; large &#233;chelle les professionnels de la cybercriminalit&#233; que sont les &#171; brouteurs &#187; (C&#244;te d'ivoire), les &#171; Yahoo boys &#187; (Nig&#233;ria), les &#171; Gayman &#187; (B&#233;nin) et autres &#171; Sakawa Boys &#187; (Ghana), doivent donc pleinement prendre la mesure de l'enjeu en d&#233;ployant le plus rapidement possible le protocole DNSSEC et contribuer ainsi &#224; rendre l'Internet plus s&#251;r. Une telle mesure est indispensable compte tenu de la croissance de l'ensemble des activit&#233;s impliquant la fourniture de donn&#233;es personnelles pour les besoins de l'accomplissement de formalit&#233;s administratives et/ou un paiement en ligne dans le cadre d'activit&#233;s li&#233;es au commerce &#233;lectronique ou au recouvrement de taxes et d'imp&#244;ts. Cependant, la mise en place du protocole DNSSEC ne constitue pas une fin en soi car elle ne contribue qu'&#224; s&#233;curiser un maillon de la chaine complexe contribuant &#224; la s&#233;curisation d'Internet. Il faut d&#232;s &#224; pr&#233;sent faire un bond qualitatif suppl&#233;mentaire en migrant vers l'utilisation du protocole IPv6 afin de permettre le chiffrement de bout en bout de l'ensemble des transactions. Au-del&#224;, il s'agit d'anticiper sur la p&#233;nurie d'adresses IP qui menace l'Afrique et qui est devenu une menace r&#233;elle avec le d&#233;veloppement de l''Internet des objets. Enfin, il faut toujours avoir &#224; l'esprit que les plus grandes failles de s&#233;curit&#233; sont souvent d'origine humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; S&#233;n&#233;gal Num&#233;rique 2016-2025 &#187; : Une strat&#233;gie qui soul&#232;ve beaucoup de questions </title>
		<link>https://www.osiris.sn/senegal-numerique-2016-2025-une-strategie-qui-souleve-beaucoup-de-questions.html</link>
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		<dc:date>2016-09-30T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Suite &#224; l'atelier de partage sur le document provisoire de strat&#233;gie &#171; S&#233;n&#233;gal Num&#233;rique 2016-2025 &#187;, notre pays semble enfin s'acheminer vers l'adoption d'une politique nationale en mati&#232;re de d&#233;veloppement du num&#233;rique. Il faut cependant rester prudent car en 2000, c'est &#224; ce stade que le processus avait avort&#233; laissant notre pays sans feuille de route jusqu'&#224; ce jour. En effet, le seul document de strat&#233;gie dont nous disposons est la lettre de politique sectorielle du secteur des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2016,570-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Editoriale-+.html" rel="tag"&gt;Editoriale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Suite &#224; l'atelier de partage sur le document provisoire de strat&#233;gie &#171; S&#233;n&#233;gal Num&#233;rique 2016-2025 &#187;, notre pays semble enfin s'acheminer vers l'adoption d'une politique nationale en mati&#232;re de d&#233;veloppement du num&#233;rique. Il faut cependant rester prudent car en 2000, c'est &#224; ce stade que le processus avait avort&#233; laissant notre pays sans feuille de route jusqu'&#224; ce jour. En effet, le seul document de strat&#233;gie dont nous disposons est la lettre de politique sectorielle du secteur des t&#233;l&#233;communications, couvrant la p&#233;riode 2005-2010, qui d'une part est caduque et d'autre part prenait marginalement en compte le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC). Gr&#226;ce &#224; des initiatives et des positions hardies prises tant par l'Etat, le secteur priv&#233; que la soci&#233;t&#233; civile, le S&#233;n&#233;gal a certes &#233;t&#233; consid&#233;r&#233; comme un champion en mati&#232;re d'insertion dans la soci&#233;t&#233; de l'information au d&#233;but des ann&#233;es 2000. Cela &#233;tant, il faut bien reconnaitre que depuis lors son &#233;toile a beaucoup palie et qu'il ne constitue plus une r&#233;f&#233;rence en Afrique. Des pays qui &#233;taient inexistants en mati&#232;re d'innovation num&#233;rique tiennent aujourd'hui le haut du pav&#233;, tels le Rwanda, le Kenya et le Ghana. Cette situation s'explique par le fait, comme nous l'avons dit &#224; maintes reprises, qu'une addition de projets, fussent-ils pertinents, ne saurait tenir lieu de strat&#233;gie car ne s'ins&#233;rant pas dans une vision globale, ne permettant pas d'exploiter les synergies possibles et ignorant certaines probl&#233;matiques essentielles. L'existence de ce document de strat&#233;gie est donc &#224; saluer, mais son examen laisse apparaitre d'importantes faiblesses parmi lesquelles nous retiendrons principalement le silence sur la probl&#233;matique de la souverainet&#233; num&#233;rique, pourtant devenue une pr&#233;occupation critique dans le monde au point que certains parlent de l'&#233;mergence d'un cybernationalisme ainsi que la non prise en compte de la dimension int&#233;gration africaine tant &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale que continentale dans un contexte o&#249; il est av&#233;r&#233; que le d&#233;veloppement d'une soci&#233;t&#233; num&#233;rique viable ne peut &#234;tre pens&#233;, d'un point de vue politique, culturel aussi bien qu'&#233;conomique, qu'en int&#233;grant les pays qui nous entourent ainsi que ceux avec lesquels nous partageons la sous-r&#233;gion et au-del&#224; le continent. En dehors de ces consid&#233;rations, ce qui pose probl&#232;me c'est le manque d'ambition de la strat&#233;gie et la faible place que l'Etat y occupe. Du point de vue des investissements pr&#233;vus, le fait que l'Etat envisage de contribuer seulement pour 17% des 1365 milliards FCFA n&#233;cessaires &#224; sa r&#233;alisation, soit 225 milliards CFA sur la d&#233;cennie, ne rassure gu&#232;re ! La modicit&#233; de cette enveloppe en dit long sur la faible priorit&#233; accord&#233;e au secteur car comme dans les autres domaines, les priorit&#233;s d&#233;clin&#233;es par les autorit&#233;s politiques doivent normalement se traduire sur le plan budg&#233;taire pour &#234;tre cr&#233;dibles. De plus, quelle garantie avons-nous que le secteur priv&#233; investira quelques 1000 milliards CFA durant la prochaine d&#233;cennie ? Le document manque &#233;galement de grands projets structurants dont la r&#233;alisation permettrait de transformer le paysage num&#233;rique du pays et d'offrir des opportunit&#233;s en termes de march&#233;s au secteur priv&#233; national. En mati&#232;re d'infrastructures, il n'est pas indiqu&#233; comment r&#233;duire la fracture num&#233;rique existant entre Dakar et le reste du pays alors que le taux de p&#233;n&#233;tration d'internet se situe bien en de&#231;&#224; de 50%, malgr&#233; les &#233;valuations de l'ARTP. En termes de modernisation de l'administration, l'objectif de d&#233;mat&#233;rialiser en dix ans, 50% des proc&#233;dures administratives apparait comme minimaliste, dans le contexte du d&#233;veloppement du Cloud computing et de l'annonce de la mise en place d'un data center &#224; Diamniadio. De m&#234;me, si le document parle d'introduction des TIC dans l'ensemble du syst&#232;me &#233;ducatif, il ne pr&#233;cise pas quelles devraient &#234;tre les grandes &#233;tapes de cette politique ni les modalit&#233;s de sa mise en &#339;uvre sur le plan des &#233;quipements, des logiciels, des contenus p&#233;dagogiques et de la formation des enseignants. La strat&#233;gie n'aborde pas non plus des questions importantes comme l'utilisation des logiciels libres, la protection des donn&#233;es personnelles, la promotion de la culture du num&#233;rique, etc. Le plan d'action devrait donc &#234;tre r&#233;vis&#233; afin de r&#233;pondre &#224; un certain nombre d'interrogations pos&#233;es par la mise en &#339;uvre de la strat&#233;gie. Last but not least, &#233;laborer une strat&#233;gie est une chose mais la mat&#233;rialiser en est une autre et se pose in&#233;luctablement la question du leadership et du dispositif institutionnel ad&#233;quat n&#233;cessaires &#224; sa mise en &#339;uvre dans la dur&#233;e et &#224; ce niveau le probl&#232;me reste entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>A quand la mise en place d'un dispositif de partage de l'infrastructure &#224; haut d&#233;bit ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/A-quand-la-mise-en-place-d-un.html</link>
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		<dc:date>2016-08-30T11:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Durant le mois d'ao&#251;t 2016, le Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE) a fait une tourn&#233;e des chantiers du projet &#171; Large bande S&#233;n&#233;gal &#187; pour &#233;valuer le d&#233;ploiement du r&#233;seau haut d&#233;bit en fibre optique de quelques 2500 Km qui est en train d'&#234;tre mis en place par l'Etat. Ce projet constitue en fait la troisi&#232;me phase du projet de l'ADIE visant &#224; cr&#233;er les conditions de la mise en place d'une administration &#233;lectronique. La premi&#232;re phase a consist&#233; en la cr&#233;ation (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Durant le mois d'ao&#251;t 2016, le Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE) a fait une tourn&#233;e des chantiers du projet &#171; Large bande S&#233;n&#233;gal &#187; pour &#233;valuer le d&#233;ploiement du r&#233;seau haut d&#233;bit en fibre optique de quelques 2500 Km qui est en train d'&#234;tre mis en place par l'Etat. Ce projet constitue en fait la troisi&#232;me phase du projet de l'ADIE visant &#224; cr&#233;er les conditions de la mise en place d'une administration &#233;lectronique. La premi&#232;re phase a consist&#233; en la cr&#233;ation d'un intranet gouvernemental en 2004 s'appuyant sur un r&#233;seau en fibre optique de 50 Km couvrant les principaux b&#226;timents administratifs du centre-ville de Dakar. Dans une seconde phase, il se muera en intranet administratif avec son extension aux capitales r&#233;gionales puis d&#233;partementales avec le d&#233;ploiement de 500 Km de fibre optique en 2009, compl&#233;t&#233;s entre 2011 et 2014 par 1000 Km de fibres pour atteindre Ziguinchor en passant par Tambacounda, Kolda et S&#233;dhiou et renforcer en m&#234;me temps la redondance de l'existant. La troisi&#232;me phase comptant 3000 Km de fibre optique, lanc&#233;e en 2016 pour une livraison pr&#233;vue en mi-2017, couvre le nord, le centre et l'est du pays. Au total, avec le d&#233;ploiement de 4500 Km de fibre optique, le S&#233;n&#233;gal sera couvert par l'ADIE jusqu'&#224; l'&#233;chelle des arrondissements, augmentant les capacit&#233;s existantes, permettant la connexion de nouvelles entit&#233;s publiques et autorisant le transport du signal de la t&#233;l&#233;vision num&#233;rique terrestre (TNT). Gr&#226;ce &#224; l'ensemble de ces infrastructures, l'ADIE offre d&#233;sormais une gamme de services comprenant notamment l'acc&#232;s &#224; Internet, l'h&#233;bergement de sites et de donn&#233;es, la messagerie &#233;lectronique, la t&#233;l&#233;phonie CDMA, la t&#233;l&#233;phonie sur IP, la visioconf&#233;rence, etc. Le d&#233;ploiement d'une telle infrastructure pose cependant la question de son utilisation optimale en vue de rentabiliser investissement consenti et celle de sa maintenance pour garantir une qualit&#233; de service irr&#233;prochable et une mise &#224; niveau en phase avec l'&#233;volution technologique. Or parall&#232;lement, les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, principalement la SONATEL, mais &#233;galement Tigo et Expresso, d&#233;ploient eux aussi une infrastructure &#224; haut d&#233;bit, utilisant tant&#244;t la fibre optique et tant&#244;t les faisceaux hertziens, et bien entendu le co&#251;t de ces investissements est r&#233;percut&#233; sur le prix des services fournis aux abonn&#233;s. Si dans une zone comme Dakar il est compr&#233;hensible que les op&#233;rateurs se livrent &#224; une concurrence par les infrastructures du fait de la densit&#233; de la population et des risques de congestion des r&#233;seaux, il n'en est pas de m&#234;me dans le reste du pays o&#249; la concurrence ne peut se faire r&#233;ellement que sur le prix et la qualit&#233; des services. D&#232;s lors la question du partage d'infrastructures &#224; travers la mise en place d'une infrastructure nationale de t&#233;l&#233;communications &#224; haut d&#233;bit, envisag&#233;e puis abandonn&#233;e dans le cadre du passage &#224; la TNT, se reposera dans un avenir plus ou moins lointain non pas pour des raisons id&#233;ologiques comme le pensent ses adversaires mais sur la base de d&#233;terminants &#233;conomiques et de qualit&#233; de service. Certains pays comme la Tanzanie ont d'ailleurs d&#233;j&#224; franchi le pas en adoptant une loi obligeant les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications au partage d'infrastructures et pour ceux qui l'auraient oubli&#233; le Code des t&#233;l&#233;communications d&#233;coulant de la loi n&#176; 2011-01 du 24 f&#233;vrier 2011 pr&#233;voit bel et bien en son article 32 que &#171; Des personnes morales, entit&#233;, soci&#233;t&#233; et/ou organisation enregistr&#233;e peuvent b&#233;n&#233;ficier d'une autorisation d'op&#233;rateurs d'infrastructures &#187;. Il ne s'agit pas pour ces op&#233;rateurs d'un nouveau genre de se substituer &#224; l'Etat ou de concurrencer les op&#233;rateurs priv&#233;s en proposant des services mais simplement de g&#233;rer et d'offrir des capacit&#233;s en vue d'am&#233;liorer la comp&#233;titivit&#233; des entreprises, d'am&#233;nager le territoire, de faciliter le d&#233;veloppement d'infrastructures transfrontali&#232;res et de favoriser l'augmentation de l'offre de capacit&#233; et la connectivit&#233; locale, r&#233;gionale et internationale. Dans un pays comme le n&#244;tre o&#249; les ressources, publiques et priv&#233;es, sont rares et les besoins en investissements colossaux, il faut que nous r&#233;fl&#233;chissions &#224; la mise en place d'un dispositif de partage des infrastructures &#224; haut d&#233;bit en vue de rationaliser les investissements, d'&#233;tendre la couverture des r&#233;seaux, d'am&#233;liorer la qualit&#233; de service et de r&#233;duire les co&#251;ts d'acc&#232;s pour l'utilisateur final. Ce dispositif qui ne serait pas forc&#233;ment &#224; caract&#232;re public, du moins majoritairement, serait une bonne alternative &#224; la fausse redondance actuelle des r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sanction de la SONATEL : et si l'ARTP s'attaquait aux vrais probl&#232;mes ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/sanction-de-la-sonatel-et-si-l-artp-s-attaquait-aux-vrais-problemes.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/sanction-de-la-sonatel-et-si-l-artp-s-attaquait-aux-vrais-problemes.html</guid>
		<dc:date>2016-07-31T09:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a un peu moins d'une d&#233;cennie, en janvier 2007, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) infligeait une premi&#232;re amende d'un montant de 3 milliards 196 millions 800 mille francs FCFA &#224; la SONATEL pour non-respect de son cahier des charges. A l'&#233;poque, l'ARTP reprochait &#224; la SONATEL des interruptions r&#233;p&#233;t&#233;es et prolong&#233;es du service de son r&#233;seau mobile, dysfonctionnements qui n'avaient pas cess&#233;s malgr&#233; les mises en demeure du r&#233;gulateur. Suite &#224; un recours (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2016,570-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a un peu moins d'une d&#233;cennie, en janvier 2007, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) infligeait une premi&#232;re amende d'un montant de 3 milliards 196 millions 800 mille francs FCFA &#224; la SONATEL pour non-respect de son cahier des charges. A l'&#233;poque, l'ARTP reprochait &#224; la SONATEL des interruptions r&#233;p&#233;t&#233;es et prolong&#233;es du service de son r&#233;seau mobile, dysfonctionnements qui n'avaient pas cess&#233;s malgr&#233; les mises en demeure du r&#233;gulateur. Suite &#224; un recours introduit par l'op&#233;rateur historique, le Conseil d'Etat prononcera d'abord un sursis &#224; ex&#233;cution avant de confirmer la sanction par un arr&#234;t en date du 8 ao&#251;t 2007. Ne s'avouant pas vaincue pour autant, la SONATEL saisira la Cour supr&#234;me pour demander le rabat de l'arr&#234;t du Conseil d'Etat mais elle sera finalement d&#233;bout&#233;e de sa requ&#234;te en septembre 2009 et devra s'acquitter de la sanction inflig&#233;e. Le 14 juillet dernier, voulant sans doute faire sa f&#234;te &#224; sa mani&#232;re &#224; l'op&#233;rateur dont la majorit&#233; du capital est d&#233;tenue par France T&#233;l&#233;com, l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) a inflig&#233; une autre amende d'un montant record de 13 milliards 959 millions FCFA &#224; la SONATEL, correspondant &#224; 3% de son chiffres d'affaires 2015, pour violation du droit &#224; l'information des consommateurs. Concr&#232;tement, l'ARTP reproche &#224; l'op&#233;rateur historique de ne pas avoir respect&#233; le principe de gratuit&#233; compl&#232;te des appels vers son service-client et d'avoir eu recours &#224; un serveur interactif permettant de filtrer les appels des clients vers le service client commercial ou technique, en violation du d&#233;cret n&#176; 204-770 du 14 juin 2014 pr&#233;cisant certaines obligations quant au droit &#224; l'information des consommateurs. La SONATEL a de nouveau contest&#233; cette sanction et exprim&#233; son intention de faire un recours hi&#233;rarchique, possibilit&#233; qui a &#233;t&#233; d'embl&#233;e rejet&#233;e par l'ARTP. Sans remettre en cause le bien-fond&#233; de la d&#233;cision du r&#233;gulateur, il nous semble important de souligner que les probl&#232;mes majeurs rencontr&#233;s par les consommateurs des services de t&#233;l&#233;communications se situent sur d&#8216;autres plans que celui du droit &#224; l'information. Le chantier prioritaire auquel devrait s'attaquer le r&#233;gulateur est celui de la tarification des services t&#233;l&#233;phoniques afin que cessent les promotions &#224; r&#233;p&#233;tition dans le cadre desquelles les consommateurs peuvent se voir offrir jusqu'&#224; 300% de bonus. Il serait plus sain que les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie se voient oblig&#233;s d'appliquer la v&#233;rit&#233; des prix et baissent leurs tarifs en cons&#233;quence plut&#244;t que de se livrer &#224; ce qui ressemble fort &#224; un jeu de dupes. De plus, l'ARTP devrait interdire la pratique abusive consistant &#224; limiter la dur&#233;e de validit&#233; des recharges de cr&#233;dit t&#233;l&#233;phonique. Il n'est en effet ni fond&#233; techniquement ni acceptable moralement, dans l'environnement &#233;conomique et social qui est le n&#244;tre, que l'on fasse payer au client un service qu'il n'a pas utilis&#233;. Autre question critique, celle de la couverture des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;phonie mobile. L&#224; encore, le r&#233;gulateur devrait &#234;tre un peu plus regardant sur la couverture effective du territoire par les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile car dans de nombreuses zones du pays, les abonn&#233;s ne disposent m&#234;me pas d'une couverture 2G correcte &#224; l'heure o&#249; les campagnes publicitaires ne cessent de nous vanter les m&#233;rites de la 3G et de la 4G. Last but not least, l'ARTP devrait veiller &#224; encadrer un peu plus s&#233;rieusement la commercialisation des liaisons ADSL quand on sait que l'offre actuellement propos&#233;e se r&#233;sume &#224; des d&#233;bits ridiculement faibles, trompeusement pr&#233;sent&#233;es comme permettant de b&#233;n&#233;ficier du &#171; haut d&#233;bit &#187; et factur&#233;s de surcro&#238;t au prix fort ! Pire, ces liaisons sont de pi&#232;tres qualit&#233; et les d&#233;bits rachitiques annonc&#233;s rarement au rendez-vous. C'est sur ce terrain de la qualit&#233; de service des produits et services de t&#233;l&#233;communications que les consommateurs attendent de voir l'ARTP jouer effectivement son r&#244;le et non sur des questions anecdotiques qui remplissent certes les caisses de l'Etat mais les laissent totalement impuissants face aux op&#233;rateurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Attribution de la 4G : beaucoup de questions et bien peu de perspectives claires </title>
		<link>https://www.osiris.sn/Attribution-de-la-4G-beaucoup-de.html</link>
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		<dc:date>2016-06-30T21:41:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec pr&#232;s de cinq mois de retard sur le calendrier initial, la 4G devrait &#234;tre commercialis&#233;e au S&#233;n&#233;gal &#224; partir de juillet 2016 suite &#224; un processus particuli&#232;rement long et chaotique. Tout a commenc&#233; avec l'annonce du lancement de la 4G par la SONATEL, le 10 octobre 2013, sans qu'il n'y ait eu la moindre annonce officielle. L'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) en sera r&#233;duite &#224; publier un communiqu&#233; pr&#233;cisant qu'elle n'avait fait qu'octroyer des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec pr&#232;s de cinq mois de retard sur le calendrier initial, la 4G devrait &#234;tre commercialis&#233;e au S&#233;n&#233;gal &#224; partir de juillet 2016 suite &#224; un processus particuli&#232;rement long et chaotique. Tout a commenc&#233; avec l'annonce du lancement de la 4G par la SONATEL, le 10 octobre 2013, sans qu'il n'y ait eu la moindre annonce officielle. L'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) en sera r&#233;duite &#224; publier un communiqu&#233; pr&#233;cisant qu'elle n'avait fait qu'octroyer des autorisations temporaires aux trois op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile pour leur permettre de tester la 4G. Pr&#233;vue pour cesser le 31 d&#233;cembre 2014, la p&#233;riode de tests sera prolong&#233;e d'autorit&#233; par le Premier ministre, jusqu'au 31 mars 2015, au m&#233;pris des pr&#233;rogatives de l'ARTP. Il est vrai que les choses &#233;taient plut&#244;t mal engag&#233;es puisque si Orange avait d&#233;marr&#233; ses tests d&#232;s octobre 2013, Tigo n'avait lanc&#233; les siens qu'en d&#233;cembre 2014 et aucune information n'avait filtr&#233; sur les intentions d'Expresso. En avril 2015, l'ARTP lan&#231;a un appel d'offres en vue d'&#234;tre accompagn&#233;e pour l'attribution de la licence et des fr&#233;quences 4G, proc&#233;dure dont elle exclut les cabinets conseils de l'UEMOA, sous pr&#233;texte de manque d'exp&#233;rience en la mati&#232;re, pour travailler avec des cabinets marocains et tunisiens alors qu'&#224; l'&#233;poque la 4G n'avait pas encore &#233;t&#233; lanc&#233;e dans ces pays ! Finalement, ce n'est qu'en novembre 2015 que l'ARTP publiera l'appel &#224; candidatures pour l'attribution de licences et de fr&#233;quences 4G avec comme date butoir de r&#233;ception des offres le 18 janvier 2016. Le jour dit, ce fut le fiasco total puisqu'aucune offre ne fut d&#233;pos&#233;e par les op&#233;rateurs qui seront accus&#233;s d'entente illicite et d&#233;clar&#233;s exclus de la suite du processus d'attribution. En fait, apr&#232;s ces rodomontades l'ARTP s'engagea secr&#232;tement dans des n&#233;gociations de gr&#233; de gr&#233; avec ces m&#234;mes op&#233;rateurs pour finalement annoncer le 21 juin 2016 qu'elle avait accord&#233; deux fr&#233;quences 4G &#224; la SONATEL pour la somme de 32 milliards de FCFA et renouvel&#233;, par la m&#234;me occasion sa concession pour la somme de 68 milliards de FCFA. Pour nombre d'observateurs, ces sommes sont largement en dessous de ce que le S&#233;n&#233;gal &#233;tait en droit attendre d'une telle op&#233;ration. En effet, en Tunisie, pays dont la superficie et la population sont inf&#233;rieures &#224; celles du S&#233;n&#233;gal, Orange a d&#251; d&#233;bourser pr&#232;s de 42 milliards de FCFA pour la couverture d'une partie du pays et l'attribution des fr&#233;quences 4G aux trois op&#233;rateurs a rapport&#233; quelques 127 milliards de FCFA. Si l'on se r&#233;f&#232;re au montant accept&#233; par l'Etat pour l'allocation de la 4G &#224; la SONATEL, inutile de dire que le S&#233;n&#233;gal sera bien loin de cette somme au terme du processus d'attribution des fr&#233;quences 4G aux deux autres op&#233;rateurs. Par ailleurs, qu'en est-il des revenus qui devaient d&#233;couler de la r&#233;attribution des fameuses &#171; fr&#233;quences en or &#187; qui devaient &#234;tre lib&#233;r&#233;es suite au basculement vers la T&#233;l&#233;vision Num&#233;rique Terrestre (TNT) dont personne ne parle plus ? Quant au prix du renouvellement de la concession de la SONATEL, il est ridiculement faible lorsque l'on sait qu'il correspond &#224; quatre milliards par an pendant dix-sept ann&#233;es soit moins de 5% du b&#233;n&#233;fice net r&#233;alis&#233; par le groupe SONATEL au S&#233;n&#233;gal durant la seule ann&#233;e 2015 ! Soumises &#224; un besoin pressant de liquidit&#233;s pour r&#233;pondre &#224; la demande sociale, les autorit&#233;s auraient-elles privil&#233;gi&#233; la satisfaction leurs besoins ponctuels de tr&#233;sorerie au d&#233;triment de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ? Il reste &#224; esp&#233;rer que l'Etat fera respecter scrupuleusement les exigences qu'il a pos&#233;es en termes de couverture pour &#233;viter que celle de la 4G soit aussi d&#233;ficiente que celle de la 3G. Il est en effet illusoire de vouloir d&#233;velopper une &#233;conomie nationale num&#233;rique avec une couverture du territoire national dans laquelle les zones blanches l'emportent largement sur les zones couvertes. Last but not least, le prix de commercialisation des services 4G sera essentiel dans l'adoption ou le rejet de cette technologie qui ne devrait pas &#234;tre consid&#233;r&#233;e par les op&#233;rateurs comme un produit de niche r&#233;serv&#233; &#224; une minorit&#233; et vendu &#224; un prix exorbitant. En effet, il ne faut pas oublier que nombre d'usagers de la t&#233;l&#233;phonie mobile devront investir dans l'achat d'un nouveau terminal pour b&#233;n&#233;ficier de la 4G. Au final, l'attribution de la 4G au S&#233;n&#233;gal soul&#232;ve donc beaucoup d'interrogations auxquelles on ignore la r&#233;ponse et seul l'avenir nous permettra de savoir si elle permettra de mat&#233;rialiser les espoirs mis en elle pour &#234;tre le vecteur du S&#233;n&#233;gal num&#233;rique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Interdiction de l'utilisation des messageries gratuites par les officiels : Enfin&#8230;</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Interdiction-de-l-utilisation-des.html</link>
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		<dc:date>2016-05-31T22:57:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En cette ann&#233;e o&#249; notre pays a f&#234;t&#233; dans un silence assourdissant le vingti&#232;me anniversaire de la connexion permanente du S&#233;n&#233;gal &#224; Internet, les autorit&#233;s publiques ont enfin pris conscience de la dangerosit&#233; de l'utilisation des messageries gratuites (Gmail, Yahoo Mail, Hotmail, etc.) par les agents de l'Etat. En effet, dans une lettre confidentielle adress&#233;e aux membres du gouvernement, le Pr&#233;sident de la r&#233;publique a interdit l'utilisation de ces messageries en raison des risques (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En cette ann&#233;e o&#249; notre pays a f&#234;t&#233; dans un silence assourdissant le vingti&#232;me anniversaire de la connexion permanente du S&#233;n&#233;gal &#224; Internet, les autorit&#233;s publiques ont enfin pris conscience de la dangerosit&#233; de l'utilisation des messageries gratuites (Gmail, Yahoo Mail, Hotmail, etc.) par les agents de l'Etat. En effet, dans une lettre confidentielle adress&#233;e aux membres du gouvernement, le Pr&#233;sident de la r&#233;publique a interdit l'utilisation de ces messageries en raison des risques qu'elles pr&#233;sentent en termes d'externalisation des donn&#233;es officielles. Si la mesure est pertinente, on ne peut qu'&#234;tre surpris par son caract&#232;re tardif au regard des enjeux soulev&#233;s. Cette situation est d'autant plus paradoxale que tr&#232;s t&#244;t l'Etat a dispos&#233; d'un service de messagerie &#233;lectronique &#224; travers le serveur install&#233; &#224; la Primature. Par la suite, le r&#244;le de fournisseur de services de messagerie &#233;lectronique a &#233;t&#233; confi&#233; &#224; l'Agence de l'Informatique de l'Etat (ADIE) dans le cadre de la mise en place de l'intranet gouvernemental puis de l'intranet administratif. Cependant, l'Etat n'a jamais accord&#233; l'importance qu'il fallait &#224; la dimension s&#233;curitaire de l'utilisation de ces outils et il n'a jamais adopt&#233; de r&#232;gles pr&#233;cises et imp&#233;ratives en la mati&#232;re. Ainsi, pendant de nombreuses ann&#233;es, des sites web publics ont &#233;t&#233; h&#233;berg&#233;s sur des serveurs commerciaux avec des noms de domaines en &#171; .com &#187;. Heureusement, cette situation a positivement &#233;volu&#233; avec la mise en &#339;uvre par l'ADIE d'un programme visant &#224; doter les minist&#232;res et autres organismes publics de sites web officiels. Par contre, en mati&#232;re d'utilisation de services de messagerie &#233;lectronique, l'absence totale d'une quelconque r&#232;gle a &#233;t&#233; jusqu'&#224; pr&#233;sent la r&#232;gle ! Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les cartes de visite des ministres, directeurs de cabinet, directeurs g&#233;n&#233;raux, directeurs, conseillers techniques, gouverneurs, pr&#233;fets, sous-pr&#233;fets, officiers de l'arm&#233;e, de la police, de la gendarmerie et de la douane, magistrats, diplomates et autres pour constater qu'ils utilisent, dans leur &#233;crasante majorit&#233;, des adresses &#233;lectroniques gratuites au m&#234;me titre que le premier adolescent venu ! Les seuls &#224; &#233;chapper, dans une certaine mesure, &#224; cette mauvaise habitude, sont les universitaires dont les institutions ont syst&#233;matiquement mis en place des serveurs pour l'h&#233;bergement de services messagerie &#233;lectronique, d'applications et de donn&#233;es. Or, cette pratique, en apparence banale, pr&#233;sente des risques majeurs qui sont pourtant bien connus. Tout d'abord, elle porte atteinte &#224; l'image de marque et &#224; la cr&#233;dibilit&#233; de ceux et celles qui, de par les fonctions qu'ils exercent, sont sens&#233;s incarner l'autorit&#233; de l'Etat, notamment dans le cadre des relations professionnelles qu'ils peuvent entretenir avec des nationaux comme avec des &#233;trangers. On se demande d'ailleurs comment il ne leur ait jamais venu &#224; l'esprit de se poser la question de savoir pourquoi leurs homologues &#233;trangers ne communiquent-ils pas avec eux &#224; travers des adresses gratuites mais bel et bien &#224; travers des adresses institutionnelles ! En dehors de cette dimension symbolique, qui touche &#224; la fois &#224; l'identit&#233; num&#233;rique et &#224; la e-r&#233;putation, notions dont les int&#233;ress&#233;s ignorent tout pour la plupart d'entre eux, se pose de mani&#232;re beaucoup plus critique la question de la s&#233;curit&#233; des donn&#233;es stock&#233;es et &#233;chang&#233;es. Comment en effet des responsables et des services &#233;tatiques peuvent-ils stocker et &#233;changer des donn&#233;es sur des serveurs et des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications non s&#233;curis&#233;s &#233;chappant totalement &#224; leur contr&#244;le ? Aussi surprenant que cela puisse &#234;tre, c'est pourtant ce qu'ils font au quotidien en utilisant les messageries gratuites, les espaces de stockage en ligne (Dropbox, Google Drive, etc.) ou les services d'h&#233;bergement commerciaux, sans parler bien entendu de l'utilisation inconsid&#233;r&#233;e des r&#233;seaux sociaux qui permet de les localiser, de suivre leurs activit&#233;s en temps r&#233;el voire de les connaitre intimement. Il en est de m&#234;me pour les communications officielles qui, en dehors de celles des forces de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233; et partiellement des services diplomatiques, se font via les r&#233;seaux qu'utilise le commun des mortels. L&#224; encore, on peut se demander qu'est-ce qu'attendent nos autorit&#233;s pour se doter de moyens de communications s&#233;curis&#233;s, d&#233;velopp&#233;s localement et non acquis aupr&#232;s de tel ou tel fournisseur &#233;tranger qui en livrera imm&#233;diatement les codes &#224; son gouvernement. Une fois de plus, il serait temps que l'on se soucie s&#233;rieusement de notre souverainet&#233; num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Attribution de licences de t&#233;l&#233;communications : Quand vaincrons-nous enfin le signe indien ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Attribution-de-licences-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Attribution-de-licences-de.html</guid>
		<dc:date>2016-01-31T21:36:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Format HTML</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 18 janvier 2016 qui devait marquer l'apoth&#233;ose du processus d'attribution des licences et fr&#233;quences 4G s'est finalement transform&#233; en un formidable fiasco. En lieu et place de l'annonce des noms des heureux &#233;lus et du calendrier de mise en &#339;uvre de la 4G, nous avons assist&#233; &#224; un boycott du processus par les op&#233;rateurs, suivi d'une guerre des mots et des chiffres entre la Sonatel et l'ARTP, avec en toile de fonds des menaces de sanctions. C'est comme si, pour la troisi&#232;me fois en l'espace (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2016,570-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 18 janvier 2016 qui devait marquer l'apoth&#233;ose du processus d'attribution des licences et fr&#233;quences 4G s'est finalement transform&#233; en un formidable fiasco. En lieu et place de l'annonce des noms des heureux &#233;lus et du calendrier de mise en &#339;uvre de la 4G, nous avons assist&#233; &#224; un boycott du processus par les op&#233;rateurs, suivi d'une guerre des mots et des chiffres entre la Sonatel et l'ARTP, avec en toile de fonds des menaces de sanctions. C'est comme si, pour la troisi&#232;me fois en l'espace d'une vingtaine d'ann&#233;es, le S&#233;n&#233;gal avait &#233;t&#233; frapp&#233; par la mal&#233;diction touchant &#224; l'attribution de licences de t&#233;l&#233;communications. Une premi&#232;re fois, en 1997, la Soci&#233;t&#233; nationale des t&#233;l&#233;communications du S&#233;n&#233;gal (SONATEL) s'&#233;tait vue privatiser dans des conditions pour le moins opaques. D'abord adjug&#233;e au groupe su&#233;dois Telia Overseas, le tiers de son capital avait &#233;t&#233; finalement vendu &#224; France C&#226;bles et Radios (FCR), filiale de France T&#233;l&#233;com, pour un montant d'environ 65 milliards de FCFA. A l'&#233;poque, nombre de S&#233;n&#233;galais estim&#232;rent que la Sonatel avait &#233;t&#233; brad&#233;e car outre la valeur intrins&#232;que de l'entreprise, ce prix comprenait l'attribution d'une licence 3G. Ce pressentiment sera confirm&#233; quelques ann&#233;es plus tard lorsqu'un responsable de France T&#233;l&#233;com avouera que les r&#233;sultats financiers de la Sonatel &#233;taient vingt-cinq fois sup&#233;rieurs &#224; ce qui avait &#233;t&#233; projet&#233; au moment de son acquisition. En 1998, les autorit&#233;s adjug&#232;rent une deuxi&#232;me licence de t&#233;l&#233;phonie mobile &#224; Millicom International Cellular (MIC) pour un montant de cinquante millions de FCFA, suite &#224; un d'appel d'offres international dont personne n'avait jamais entendu parl&#233; ! R&#233;sultat, en 2000 avec l'arriv&#233;e d'Abdoulaye Wade au pouvoir, un bras de fer s'engagera entre MIC et l'Etat qui aboutira &#224; la suspension de la licence de Sentel et au d&#233;clenchement d'une proc&#233;dure devant le Centre international pour le r&#232;glement des diff&#233;rends relatifs aux investissements (CIRDI). Finalement, ce n'est qu'en 2012, avec l'&#233;lection de Macky Sall, que le contentieux sera vid&#233; avec l'extension de la licence de Sentel jusqu'en 2028 pour un montant de 50 milliards de FCFA. Entre temps, en 2007, la mal&#233;diction avait encore frapp&#233; avec l'affaire Sudatel dans le cadre de laquelle l'ARTP avait lanc&#233; un appel d'offres avec un d&#233;lai de r&#233;ponse fix&#233; &#224; quatorze jours avec au final le choix d'un op&#233;rateur quasi inconnu. L'histoire se transformera en un scandale politico-financier lorsque l'on apprendra que la licence avait &#233;t&#233; attribu&#233;e avant m&#234;me la publication de l'appel d'offres et que des commissions avaient &#233;t&#233; vers&#233;es &#224; divers interm&#233;diaires. D&#232;s lors, l'&#233;chec du processus d'attribution des licences et fr&#233;quences 4G ne constitue pas une surprise en soi. Cependant, la nouvelle tombe mal tant &#233;tait attendu, par les personnes physiques comme par les personnes morales, le d&#233;ploiement de cette technologie d&#233;j&#224; disponible dans nombre de pays africains. Pire, elle survient au moment m&#234;me o&#249; le Pr&#233;sident de la r&#233;publique vient de demander la tenue d'un Conseil pr&#233;sidentiel sur le &#171; S&#233;n&#233;gal num&#233;rique &#187; afin de donner un nouvel &#233;lan &#224; la strat&#233;gie nationale de d&#233;veloppement de l'&#233;conomie num&#233;rique. Il faut dire que, d&#232;s le d&#233;part, les choses avaient &#233;t&#233; mal engag&#233;es avec le tour de passe-passe de l'ARTP consistant &#224; &#233;liminer d'office tous les cabinets conseil du monde pour s'en limiter &#224; une consultation restreinte aux seuls cabinets marocains et tunisiens. Personne n'aurait imagin&#233; que la d&#233;fiance des op&#233;rateurs se traduirait par un boycott de la proc&#233;dure, mais cet acte s'explique ais&#233;ment par la faiblesse dont le r&#233;gulateur a r&#233;guli&#232;rement fait montre envers ces derniers, en confortant le quasi-monopole de l'op&#233;rateur historique en mati&#232;re de fourniture de services Internet, en retardant jusqu'&#224; ce jour le d&#233;groupage de la boucle locale radio, apr&#232;s avoir gel&#233; la mise en &#339;uvre de la portabilit&#233; des num&#233;ros jusqu'&#224; ce que la Sonatel consente &#224; bien vouloir l'accepter, en fermant les yeux sur la pi&#232;tre qualit&#233; et la pauvret&#233; des services fournis, en observant un silence radio assourdissant au sujet du lancement de l'appel d'offres pour la s&#233;lection de trois fournisseurs d'acc&#232;s internet (FAI), etc. Dans un tel contexte, il n'est pas surprenant que les op&#233;rateurs, et plus particuli&#232;rement la Sonatel, aient fini par croire qu'ils pouvaient tout se permettre y compris de fixer eux-m&#234;mes le prix des licences allou&#233;es par l'Etat ! Pour mettre fin &#224; cet &#233;tat de chose, il faut rompre d&#233;finitivement avec les mauvaises habitudes du pass&#233; et comprendre qu'il ne peut y avoir &#233;mergence qu'en misant, en permanence, sur l'exigence et la transparence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alex Corenthin&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire aux relations internationales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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