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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Attribution de licences fournisseur d'acc&#232;s Internet : Quand l'appel public &#224; candidatures sent la magouille </title>
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		<dc:date>2016-12-27T15:15:58Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le sujet a &#233;t&#233; d&#233;flor&#233; dans notre &#233;dition du vendredi 23 d&#233;cembre 2016. Il s'agit de l'appel public &#224; candidatures pour l'attribution de fournisseur d'acc&#232;s internet au S&#233;n&#233;gal. A l'issue du processus d'&#233;valuation des offres techniques, l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) a inform&#233; quelques soci&#233;t&#233;s postulantes -elles &#233;taient 9 au total- de leur non-qualification pour la suite de la proc&#233;dure. Une &#233;pilogue que laissait subodorer, selon des observateurs, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le sujet a &#233;t&#233; d&#233;flor&#233; dans notre &#233;dition du vendredi 23 d&#233;cembre 2016. Il s'agit de l'appel public &#224; candidatures pour l'attribution de fournisseur d'acc&#232;s internet au S&#233;n&#233;gal. A l'issue du processus d'&#233;valuation des offres techniques, l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) a inform&#233; quelques soci&#233;t&#233;s postulantes -elles &#233;taient 9 au total- de leur non-qualification pour la suite de la proc&#233;dure. Une &#233;pilogue que laissait subodorer, selon des observateurs, certains jeux de coulisses. L'occasion faisant le larron, votre quotidien a enqu&#234;t&#233; sur le march&#233; de l'internet au S&#233;n&#233;gal. Nos tentatives pour recueillir la version de l'ARTP -nous avons appel&#233; au 33 869 03 69 et laiss&#233; nos coordonn&#233;es &#224; la standardiste qui avait promis de nous revenir- sont rest&#233;es vaines. Les colonnes de 24 Heures leur sont ouvertes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux goulots d'&#233;tranglement d&#233;coulant de ce qu'il est convenu d'appeler &#171; le monopole de la Sonatel/Orange sur les 3 segments de la cha&#238;ne de valeur du march&#233; de l'acc&#232;s &#224; internet &#187; (lire ci-dessous), avec comme cons&#233;quence imm&#233;diate des pratiques anti-concurrentielles, il faut ajouter un cadre r&#232;glementaire faible comportant beaucoup de limites : une absence de r&#233;gulation de la part de l'autorit&#233; et un manque de volont&#233; politique r&#233;elle de d&#233;velopper le march&#233; de l'internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pratiques anti-concurrentielles &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Sonatel/Orange &#233;tait le concurrent de ses propres clients que sont les FSI. Elle vendait en gros aux FSI mais aussi au d&#233;tail au client final, d'abord par T&#233;l&#233;com-Plus puis par Sonatel Multim&#233;dia. Et les pratiques concurrentielles d&#233;loyales de Sonatel/Orange sur les FSI &#233;taient quotidiennes et nombreuses : retard inacceptable dans la conversion des lignes en ADSL, lenteur pour la cr&#233;ation du nom d'utilisateur et de mot de passe sur le serveur d&#233;di&#233; dans le cadre d'une connexion bas d&#233;bit RTC. De mauvaises pratiques qui se ressentent lors des pannes sur les lignes des clients des Fournisseurs de services par les techniciens de Sonatel, les d&#233;lais de r&#233;paration des lignes &#233;tant, parfois, anormalement longs. Commercialisant des liaisons sp&#233;cialis&#233;es dont les d&#233;bits furent pendant longtemps limit&#233;s &#224; moins d'un m&#233;gabits/seconde, tandis que T&#233;l&#233;com-Plus acc&#233;dait directement au backbone international, la Sonatel a contribu&#233;, par cette pratique, &#224; discr&#233;diter les autres FSI aux yeux de la client&#232;le, car &#233;tant incapables de faire jeu &#233;gal avec elle en mati&#232;re de qualit&#233; et de confort de connexion. R&#233;sultat des courses, les clients se sont d&#233;tourn&#233;s de l'offre des FSI. Et, dans l'esprit d'une majorit&#233; de S&#233;n&#233;galais, &#171; services de t&#233;l&#233;communications &#187; rimaient avec Sonatel. A cette d&#233;pendance technique vis-&#224;-vis de la Sonatel, avec des m&#233;thodes monopolistiques dans l'acc&#232;s &#224; aux infrastructures, la tarification de vente de trafic de gros ne laissait pas beaucoup de marge aux FSI. Ces derniers, devant revendre &#224; leurs clients au prix de d&#233;tail en fonction des co&#251;ts encourus, ont beaucoup p&#226;ti de cette situation et ont d&#251; quitter le march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faible cadre r&#232;glementaire &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Code des t&#233;l&#233;communications de 1996 et sa modification en d&#233;cembre 2001, par l'adoption d'un nouveau Code des t&#233;l&#233;communications, n'a pas cr&#233;&#233; un environnement l&#233;gal et r&#233;glementaire propice &#224; la concurrence, mais plut&#244;t confort&#233; le monopole de l'op&#233;rateur historique sur les services mobiles jusqu'en 2004 et le fixe jusqu'en 2007. Du fait de son monopole, la Sonatel/Orange a r&#233;gul&#233;, pendant longtemps, le secteur malgr&#233; la cr&#233;ation, en 1994, de la Direction des &#233;tudes et de la r&#233;glementation des postes et t&#233;l&#233;communications (DERPT) au sein du minist&#232;re des T&#233;l&#233;communications et l'adoption du Code des t&#233;l&#233;communications de 1996 qui, en transf&#233;rant la politique r&#233;glementaire au minist&#232;re des T&#233;l&#233;communications, a introduit la s&#233;paration entre la fonction d'exploitation et celle de r&#233;glementation. Ce n'est qu'en 2001, avec l'adoption du Code des t&#233;l&#233;communications, que fut cr&#233;&#233;e une agence de r&#233;gulation qui se verra confier les t&#226;ches de r&#233;gulation et le pouvoir de r&#233;glementation, la rendant &#224; la fois juge et partie. Cette agence, devenue op&#233;rationnelle en 2003 avec la signature du d&#233;cret organisant son fonctionnement, n'a jamais accompli sa mission, car disposant de moyens techniques limit&#233;s et de ressources humaines faibles venant principalement de la Sonatel. Face au vide juridique et r&#233;glementaire, aucune d&#233;cision n'a &#233;t&#233; prise contre l'op&#233;rateur historique Sonatel afin qu'elle n'&#233;crase pas la concurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Absence de volont&#233; politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal, malgr&#233; les discours de circonstance des autorit&#233;s, il ressort des constats relev&#233;s qu'il n'existe pas une r&#233;elle volont&#233; politique pour faire progresser rapidement le segment de l'internet. La volont&#233; politique est souvent &#233;mouss&#233;e et laisse place &#224; des pratiques qui laissent penser que le souci de faire &#233;voluer rapidement le secteur des TIC n'existe pas. En effet, en l'absence d'une r&#233;gulation asym&#233;trique des tarifs pour instaurer et intensifier la concurrence dans les services internet, les autorit&#233;s n'ont pas &#233;labor&#233; une strat&#233;gie claire et coh&#233;rente pour d&#233;velopper l'internet et les services annexes. La strat&#233;gie nationale de d&#233;veloppement des TIC r&#233;dig&#233; en 2002 et la d&#233;finition en 2005 d'une lettre de politique sectorielle des Tic n'ont pas pris en charge la question des fournisseurs de service internet. Le r&#233;sultat de tout ce qui pr&#233;c&#232;de est la faillite de tous les fournisseurs de service internet du d&#233;but des ann&#233;es 2000. Aujourd'hui, il ne reste qu'un seul FSI, en l'occurrence Arc Informatique. Et, pourtant, une mise en &#339;uvre du d&#233;groupage de la boucle locale avec l'&#233;largissement des services offerts par les FSI, une r&#233;gulation asym&#233;trique des tarifs orient&#233;s vers les co&#251;ts, l'introduction et la promotion de technologies alternatives dans la boucle locale auraient permis d'&#233;viter le d&#233;clin et la disparition des fournisseurs de service internet au S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aux sources de la disparition des premiers FAI &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chaine de valeur du march&#233; de l'acc&#232;s &#224; internet est compos&#233;e de trois segments : la connectivit&#233; internationale, la connectivit&#233; nationale et la connectivit&#233; locale. La position dominante ou le monopole d'un op&#233;rateur ou d'un acteur sur l'un ou plusieurs de ces segments r&#233;duit fortement et &#233;limine la concurrence dans le march&#233;. Au S&#233;n&#233;gal, l'obstacle majeur au d&#233;veloppement de la concurrence est d&#251; au fait que ces 3 segments sont sous le contr&#244;le de l'op&#233;rateur historique, en l'occurrence Sonatel/Orange, qui d&#233;tient, de bout en bout, l'infrastructure utilis&#233;e dans la fourniture de la connexion internet. Le segment international La connectivit&#233; internationale est fondamentale dans la chaine de valeur. Il s'agit des liaisons entre le S&#233;n&#233;gal et le reste du monde. La connectivit&#233; internationale du S&#233;n&#233;gal est r&#233;alis&#233;e par les c&#226;bles Atlantis 2 (mis en service en f&#233;vrier 2000 avec une capacit&#233; de 20 Gbit/s), Sat-3/Wasc/Safe (mis en service en avril 2002 avec une capacit&#233; de 380 Gbit/s) et Ace (mis en service en 2012 avec une capacit&#233; de 5,2 T&#233;rabits/s). Sur les 2 premiers c&#226;bles, la Sonatel est le seul copropri&#233;taire national et sur le 3&#232;me, elle l'est avec Expresso S&#233;n&#233;gal. En plus, la Sonatel poss&#232;de le centre de t&#233;l&#233;communication par satellite de Gandoul avec son un Hub VSAT. Ainsi, la Sonatel exerce un quasi-monopole sur la vente de capacit&#233; internationale aux op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms ou aux &#233;ventuels fournisseurs d'acc&#232;s internet. Le manque de concurrence sur ce segment de la connectivit&#233; internationale se traduit par des prix &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entr&#233;e d'Expresso S&#233;n&#233;gal, comme fournisseur de capacit&#233; internationale, n'a fait que transformer le march&#233; en duopole avec des prix align&#233;s. Le segment national Le segment national (dorsale nationale) se rapporte aux liaisons interurbaines de grande capacit&#233; utilis&#233;es pour relier diff&#233;rentes zones de service, pour fournir la connexion internet. Jusqu'en 2007, avec l'entr&#233;e d'Expresso S&#233;n&#233;gal, la Sonatel/Orange &#233;tait le seul op&#233;rateur autoris&#233; &#224; construire et &#224; exploiter un r&#233;seau national. Donc un monopole de fait. Le r&#233;seau national de la Sonatel est constitu&#233; de 25 boucles de transmission couvrant l'&#233;tendue du territoire national, en particulier les 14 principales villes du pays, tout en donnant une connectivit&#233; aux pays voisins : Gambie, Mali, Guin&#233;e, Guin&#233;e-Bissau, Mauritanie. Expresso S&#233;n&#233;gal, Adie, Senelec, Soci&#233;t&#233; de gestion de Manantali (SOGEM) poss&#232;dent des r&#233;seaux de moindre envergure qui ne peuvent r&#233;ellement pas concurrencer la Sonatel. Le contr&#244;le du backbone national donne &#224; la Sonatel une emprise sur ce segment strat&#233;gique de la cha&#238;ne de valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le segment local &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le segment local ou boucle locale est l'&#233;l&#233;ment physique comme une paire de cuivre, le c&#226;ble ou une fibre optique qui relie un utilisateur au premier niveau d'&#233;quipement du r&#233;seau auquel il est abonn&#233;. Elle est commun&#233;ment appel&#233;e &#171; dernier kilom&#232;tre &#187; et relie l'abonn&#233; au central de gestion. En l'absence d'un d&#233;groupage de la boucle locale (tarif de location des lignes d'abonn&#233;s qui reflexe les co&#251;ts) ce segment est aussi sous le contr&#244;le total de Sonatel/Orange. Il n'y a aucune concurrence, donc d'offre alternative, sur la boucle locale car les investissements y sont tr&#232;s &#233;lev&#233;s donc dissuasif malgr&#233; l'enjeu que constitue l'acc&#232;s direct au client final avec &#224; la cl&#233; une offre compl&#232;te de service. Il ressort de l'&#233;tat des lieux ci-dessus que les premiers acteurs dans le march&#233; de l'acc&#232;s &#224; internet -Arc Informatique, Cyber Business, Silicon Valley, Trade Point, Ong Enda (Cyberpop), Auf, Universit&#233; de Dakar, Metissacana, Wait, Sud Informatique&#8230;- n'&#233;taient pas en r&#233;alit&#233; des fournisseurs d'acc&#232;s internet (FAI), mais plut&#244;t des fournisseurs de service internet (FSI). Le fournisseur de service internet ach&#232;te en gros aupr&#232;s d'un fournisseur d'acc&#232;s internet et revend des abonnements &#224; l'utilisateur final en fournissant les &#233;quipements n&#233;cessaires &#224; la connexion. C'est une activit&#233; qui ne n&#233;cessite pas un investissement important au d&#233;marrage. En effet, il suffit d'avoir un serveur, un logiciel d'authentification et une liaison avec le FAI pour commencer ce business. Il n'existe donc pas de barri&#232;re &#233;conomique ou financi&#232;re pour devenir fournisseur de service internet (FSI). Le FSI est tr&#232;s d&#233;pendant du FAI. De ce fait, le fournisseur de service internet (FSI) est tr&#232;s vuln&#233;rable et sa survie d&#233;pend beaucoup du fournisseur d'acc&#232;s internet (FAI). En vertu de tout ce qui pr&#233;c&#232;de, les FSI des ann&#233;es 2000 n'avaient pas de choix. Ils ne pouvaient donc utiliser, en l'absence d'offre alternative, que les liens nationaux, internationaux et la boucle locale de la Sonatel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les S&#233;n&#233;galais parmi les Africains les plus connect&#233;s ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'&#233;dition 2016 du Rapport sur le d&#233;veloppement dans le monde consacr&#233; aux &#8220;Dividendes du num&#233;rique&#8221; de la Banque mondiale, le S&#233;n&#233;gal fait partie des pays d'Afrique qui encouragent le plus l'entreprenariat dans les technologies de l'information et de la communication (TIC). L'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) d&#233;nombre entre 12 et 13 millions d'abonn&#233;s. C'est dans ce &#8220;contexte national et r&#233;gional prometteur&#8221; qu'a &#233;t&#233; inaugur&#233;, le mois dernier, le Jambar Tech Lab, un programme panafricain coordonn&#233; par l'incubateur CTIC Dakar, avec l'appui du programme InfoDev du Groupe de la Banque mondiale et en partenariat avec plusieurs bailleurs de fonds (Agence norv&#233;gienne de coop&#233;ration pour le d&#233;veloppement, Agence su&#233;doise de coop&#233;ration pour le d&#233;veloppement international, minist&#232;re finlandais des Affaires &#233;trang&#232;res et Sonatel). Le Jambar Tech Lab accompagnera pendant six mois 40 entrepreneurs d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale pour les aider &#224; mettre au point et &#224; commercialiser des produits et services num&#233;riques innovants. &#192; l'issue d'un processus de s&#233;lection, qui &#233;valuera la viabilit&#233; et la bancabilit&#233; de leurs projets, les entrepreneurs retenus participeront &#224; une formation de sept jours en immersion &#224; Dakar. Ils b&#233;n&#233;ficieront ensuite, durant 24 semaines, d'un coaching personnalis&#233; et des conseils de mentors exp&#233;riment&#233;s pour d&#233;finir des solutions destin&#233;es &#224; acc&#233;l&#233;rer et &#224; &#233;tendre leur activit&#233;. Le programme traitera aussi de sujets essentiels, tels que la propension &#224; investir et la mobilisation d'investisseurs, les r&#233;seaux de la diaspora et l'internationalisation des acteurs du num&#233;rique. Il cherchera &#233;galement &#224; mettre en place les capacit&#233;s et les r&#233;seaux n&#233;cessaires pour transformer des projets &#224; fort potentiel en entreprises rentables. En Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, les entrepreneurs se heurtent &#224; des obstacles, dont certains sont propres &#224; la situation g&#233;ographique et au contexte culturel. La connexion et le d&#233;bit internet sont moins bons que dans les autres r&#233;gions d'Afrique et restent tr&#232;s chers. En outre, les entrepreneurs ne b&#233;n&#233;ficient pas d'un puissant r&#233;seau pouvant leur permettre d'&#233;changer les meilleures pratiques et de chercher ensemble des solutions &#224; des probl&#232;mes communs. &#8220;Au S&#233;n&#233;gal, le secteur des TIC est p&#233;nalis&#233; par une r&#233;glementation qui n'encourage pas vraiment les nouveaux acteurs &#224; entrer sur le march&#233;. C'est tout particuli&#232;rement le cas pour les fournisseurs de services Internet. Du fait de cette absence de concurrence, les co&#251;ts sont &#233;lev&#233;s et la qualit&#233; de service n'est pas toujours au rendez-vous, ce qui nuit fortement &#224; la comp&#233;titivit&#233; de l'&#233;conomie s&#233;n&#233;galaise&#8221;, observe Laurent Corthay, sp&#233;cialiste senior du d&#233;veloppement du secteur priv&#233; &#224; la Banque mondiale, bas&#233; au S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Etat des lieux d'un march&#233; o&#249; r&#232;gne le brouillard &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous examinerons d'abord la strat&#233;gie d&#233;veloppement de l'internet des autorit&#233;s depuis la disparition des Fsi, la r&#233;glementation et la situation actuelle du march&#233; avant de donner les cl&#233;s de la r&#233;ussite des nouveaux entrants. &#171; S&#233;n&#233;gal Num&#233;rique 2016-2025 &#187; De 2005 &#224; 2015, aucune strat&#233;gie de d&#233;veloppement des Tic n'a &#233;t&#233; &#233;labor&#233;e par les autorit&#233;s. Ceci a eu comme cons&#233;quence une inad&#233;quation entre le cadre l&#233;gal, r&#233;glementaire et la situation r&#233;elle du march&#233;. C'est durant cette ann&#233;e 2016 qu'une strat&#233;gie nationale de d&#233;veloppement d&#233;nomm&#233;e &#171; S&#233;n&#233;gal Num&#233;rique 2016-2025 &#187; a &#233;t&#233; d&#233;finie. Elle a &#233;t&#233; &#233;labor&#233;e, sans dresser au pr&#233;alable un &#233;tat des lieux clair et pr&#233;cis du secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) au S&#233;n&#233;gal. En effet, la derni&#232;re enqu&#234;te nationale sur les Tic publi&#233;e par l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) remonte &#224; 2009. Depuis lors, aucune collecte de donn&#233;es n'a &#233;t&#233; effectu&#233;e. Les autorit&#233;s n'ont pas un tableau de bord qui permet un examen du secteur des Tic pour mesurer sa taille, la port&#233;e des produits et services offerts, les usages, ainsi que d'identifier les d&#233;fis r&#233;glementaires ou politiques. Aussi, cette strat&#233;gie soul&#232;ve beaucoup d'interrogations de par ses omissions et informations incompl&#232;tes. D&#232;s lors, il n'est pas surprenant de constater qu'il n'est pas indiqu&#233;, en mati&#232;re d'infrastructures, dans ce document comment r&#233;duire la fracture num&#233;rique existant entre Dakar et le reste du pays, alors que le taux de p&#233;n&#233;tration d'internet reste faible, et proc&#233;der &#224; l'am&#233;nagement num&#233;rique du territoire pour un acc&#232;s internet d&#233;mocratis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sus au Code des t&#233;l&#233;coms ! &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un aspect essentiel de l'&#233;volution de la strat&#233;gie pour le d&#233;veloppement de l'acc&#232;s &#224; l'internet est l'adoption par les responsables politiques d'une vision int&#233;gr&#233;e de la cha&#238;ne de valeur et sa prise en charge par un leadership fort pour la mise en &#339;uvre des politiques. Au S&#233;n&#233;gal, ce leadership n'a &#233;t&#233; constat&#233; ni dans la d&#233;finition de la strat&#233;gie ni dans la refonte du cadre l&#233;gal et r&#233;glementaire. Le nouveau Code des t&#233;l&#233;coms de 2011, bien qu'apportant des innovations majeures, surtout avec la transposition des actes de la CEDEAO et le partage des infrastructures nationales, ne cr&#233;e pas un cadre qui favorise les fournisseurs de service internet. Ils ne sont pas clairement pris en charge par cette loi. Tout au plus, ils tombent dans la cat&#233;gorie des fournisseurs de service &#224; valeur ajout&#233;e. Et l'article 34 dudit Code dispose qu'ils ne sont autoris&#233;s &#224; utiliser leurs propres infrastructures. Ainsi, le cadre l&#233;gal ne favorise pas, depuis 2011, l'entr&#233;e de nouveaux acteurs dans le march&#233; de l'acc&#232;s &#224; internet. Bref, des obstacles r&#232;glementaires au d&#233;ploiement des r&#233;seaux nationaux priv&#233;s ont &#233;t&#233; &#233;rig&#233;s au profit de l'op&#233;rateur historique Sonatel/Orange. Par cons&#233;quent, on note une absence d'investissements suffisants dans les infrastructures de base fixe au profit du r&#233;seau mobile &#224; la norme GSM. Et, pour combler le retard dans l'acc&#232;s au r&#233;seau filaire, les op&#233;rateurs ont investi dans un r&#233;seau sans fil &#224; la norme CDMA (Expresso S&#233;n&#233;gal et Sonatel/Orange).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;flexion sans lendemain &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acc&#232;s &#233;quitable par des tarifs orient&#233;s vers les co&#251;ts des stations d'atterrissement de c&#226;bles sous-marins et une r&#233;glementation en acc&#232;s ouvert des stations d'atterrissement sont n&#233;cessaires pour fournir de la bande passante internationale pour un moindre co&#251;t et avec une meilleure qualit&#233;. Malheureusement, cette situation est loin d'&#234;tre le cas au S&#233;n&#233;gal et le Code des t&#233;l&#233;coms de 2011 ne comporte aucun article sur l'acc&#232;s aux stations d'atterrissage des c&#226;bles sous-marins. Cette absence de l&#233;gislation sur des infrastructures aussi strat&#233;giques sur la capacit&#233; internationale cr&#233;e un vide juridique favorable &#224; Sonatel/Orange. Le d&#233;groupage de la boucle locale est trait&#233; dans le Code de 2011 en 3 articles. L'article 53 du Code parle de &#171; nouveaux entrants &#187; sans pour autant les d&#233;finir, d'o&#249; un flou total. Et l'article 55 dispose que les conditions d'application du pr&#233;sent chapitre sont pr&#233;cis&#233;es par d&#233;cret. Il est donc &#233;vident que tout changement de positif est sujet &#224; une volont&#233; politique r&#233;elle. Aussi, il n'est pas surprenant que l'ARTP m&#232;ne, depuis 2004/2005, une r&#233;flexion sur le d&#233;groupage de la boucle locale, sans avoir jamais pos&#233; un acte concret dans ce sens. En plus de tout ce qui pr&#233;c&#232;de et des limites du Code de 2011 sur les innovations majeures intervenues dans le secteur des TIC depuis 10 ans, il y a l'inaction des autorit&#233;s pour r&#233;guler le march&#233;. Ce qui a comme r&#233;sultat une consolidation du monopole de la Sonatel sur l'ensemble de la cha&#238;ne de valeurs du march&#233; de l'acc&#232;s aux services internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Etat d&#233;ment l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le minist&#232;re des Postes et des T&#233;l&#233;communications d&#233;ment, dans un communiqu&#233;, les informations faisant &#233;tat du recul du S&#233;n&#233;gal dans le dernier Rapport annuel de l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT), portant sur l'Indice de d&#233;veloppement des Technologies de l'information et de la communication (TIC). Citant ce rapport, l'Association s&#233;n&#233;galaise des utilisateurs des technologies de l'information et de la communication (ASUTIC) indique que &#171; dans le classement mondial, le S&#233;n&#233;gal d&#233;gringole de la 124&#232;me place en 2012 &#224; la 141&#232;me en 2016, en passant par la 132&#232;me en 2015. Un recul de 9 places en une ann&#233;e et de 17 en 4 ans &#187;. Le minist&#232;re dirig&#233; par Yaya Abdoul Kane de souligner : &#8220;Les all&#233;gations de l'ASUTIC voulant faire croire que le S&#233;n&#233;gal est parmi les pays les moins connect&#233;s au monde sont fausses et ne contribuent qu'&#224; ternir l'image du S&#233;n&#233;gal. L'ASUTIC pr&#233;sente les r&#233;sultats du Rapport de l'UIT 2016 et Strat&#233;gie S&#233;n&#233;gal num&#233;rique 2025 sans en ma&#238;triser les concepts et en ignorant toutes les pr&#233;occupations d'usage. Le communiqu&#233; de poursuivre : &#8220;L'ASUTIC devrait, tout d'abord, &#233;noncer les pr&#233;cautions et les cl&#233;s que l'UIT donne aux pages 10 et 11 de son Rapport pour une exploitation convenable. La pr&#233;caution &#233;dict&#233;e par l'UIT concerne le fait que les donn&#233;es entre 2015 et 2016 ne soient pas directement comparables, &#224; la suite du changement du sous-indice li&#233; aux comp&#233;tences&#8221;. D'ores et d&#233;j&#224;, indique le minist&#232;re des Postes et des T&#233;l&#233;communications, trois r&#233;formes prioritaires ont fait l'objet d'approbation au Conseil des ministres du 30 novembre 2016. Elles visent &#224; &#8220;favoriser la baisse des co&#251;ts des services de t&#233;l&#233;communications pour les utilisateurs finaux, en r&#233;duisant d'une part les co&#251;ts de d&#233;ploiement des infrastructures par la mutualisation&#8221;. Ces r&#233;formes devraient permettre &#224; de nouveaux op&#233;rateurs de proposer des offres de gros au S&#233;n&#233;gal enfin de baisser la barri&#232;re &#224; l'entr&#233;e des fournisseurs d'acc&#232;s &#224; internet dans le march&#233; des t&#233;l&#233;communications. Selon toujours ledit communiqu&#233;, &#8220;ces mesures ont &#233;t&#233; prises pour impacter l'Indice de d&#233;veloppement des TIC (IDI), mesur&#233; par l'UIT pour les ann&#233;es &#224; venir, en particulier au niveau de l'accessibilit&#233; aux services num&#233;riques&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La panac&#233;e pour d&#233;mocratiser internet au S&#233;n&#233;gal &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cr&#233;er un &#233;cosyst&#232;me favorable &#224; la d&#233;mocratisation de l'acc&#232;s &#224; internet au S&#233;n&#233;gal, les recommandations suivantes sont formul&#233;es par des hommes de l'art sur l'ensemble de la chaine de valeur :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Segment international &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec un acc&#232;s &#224; des offres de gros de capacit&#233;s internationales &#224; des tarifs concurrentiels, les op&#233;rateurs et fournisseurs d'acc&#232;s internet peuvent proposer des services moins co&#251;teux &#224; leurs clients. Par cons&#233;quent, le quasi-monopole de Sonatel/Orange sur les stations d'atterrissage des c&#226;bles sous-marins constitue un handicap majeur &#224; la concurrence. Car elle utilise sa position dominante sur ce segment pour freiner l'acc&#232;s et maintenir les prix &#224; des niveaux &#233;lev&#233;s. Aussi, pour un acc&#232;s abordable et &#233;quitable aux c&#226;bles sous-marins. Et, pour rem&#233;dier &#224; ce type de dysfonctionnement du march&#233;, il est n&#233;cessaire de proc&#233;der &#224; la transposition dans le Code des t&#233;l&#233;coms du S&#233;n&#233;gal du r&#232;glement C/Reg.06/06/12 de la CEDEAO portant conditions d'acc&#232;s aux stations d'atterrissement des c&#226;bles sous-marins, adopt&#233; durant la 68&#232;me Session ordinaire du Conseil des ministres de juin 2012, &#224; Abidjan (C&#244;te d'Ivoire). Un r&#232;glement qui a pour objet de cr&#233;er des conditions d'acc&#232;s &#233;quitable &#224; la bande passante internationale, de fa&#231;on &#224; permettre le d&#233;veloppement d'un march&#233; national hyper concurrentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Segment national &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monopole de fait de Sonatel/Orange sur le backbone national est un autre frein au d&#233;veloppement de la concurrence. Le partage et la mutualisation des infrastructures sont consacr&#233;s par le Code de 2011 et il faut une volont&#233; politique ferme pour sa mise en &#339;uvre. Aussi, face aux d&#233;fis li&#233;s aux investissements importants &#224; r&#233;aliser dans la construction des backbones et &#224; la rentabilit&#233; &#224; long terme de ces investissements, il est propos&#233; de cr&#233;er un partenariat public/priv&#233; innovant pour r&#233;aliser les projets de backbone nationaux. La boucle locale Vu le monopole de Sonatel/Orange sur la boucle locale (acc&#232;s local) fixe, il urge, conform&#233;ment &#224; l'article 53 du Code des t&#233;l&#233;coms de 2011, de proc&#233;der au d&#233;groupage de la boucle locale fixe. Aussi, pour permettre aux nouveaux fournisseurs d'acc&#232;s internet l'acc&#232;s au client final, il faut introduire et faire la promotion de technologies bas&#233;es sur la boucle locale radio telle que le WIMAX.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une urgence : R&#233;duire le co&#251;t de la bande passante internationale &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sites web et autres applications en ligne sont h&#233;berg&#233;s en majorit&#233; en dehors du S&#233;n&#233;gal. En plus, les S&#233;n&#233;galais utilisent presque exclusivement des adresses de courriel avec yahoo, hotmail, etc. De ce fait, le co&#251;t de la bande passante internationale constitue l'une des causes essentielles de la chert&#233; de connexion internet au S&#233;n&#233;gal. Aussi, pour optimiser l'utilisation de la bande passante internationale par la prise de mesures visant &#224; r&#233;duire son utilisation dans la mesure du possible et enfin r&#233;duire ce co&#251;t, 3 types mesures sont propos&#233;es par les experts :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Promotion du nom de domaine .sn Des mesures doivent &#234;tre prises par les autorit&#233;s pour la promotion du nom de domaine .sn. Ce qui n'est possible qu'avec la r&#233;duction de son prix. En effet, son prix est de loin sup&#233;rieur &#224; celui des noms de domaines g&#233;n&#233;riques tels que .com, .org, .net, etc. Dans le m&#234;me ordre, les autorit&#233;s nationales doivent prendre des mesures pour promouvoir au niveau des citoyens l'utilisation des adresses &#233;lectroniques avec l'extension .sn. En effet, chaque fois qu'un citoyen envoie un message &#233;lectronique &#224; un autre citoyen, il y a consommation de bande passante internet internationale si l'une des adresses n'a pas une extension du S&#233;n&#233;gal (.sn). Enfin, il faut instituer ou poursuivre une politique d'h&#233;bergement local des contenus pour &#233;conomiser l'utilisation de la bande passante internet internationale.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; D&#233;veloppement des contenus locaux Les autorit&#233;s doivent d&#233;finir un Plan national de d&#233;veloppement de contenu local. Il concernera tous les domaines car les Tic sont des outils transversaux : l'agriculture, la sant&#233;, l'&#233;ducation, la culture, le commerce et l'administration publique. Tous les projets et programmes gouvernementaux doivent int&#233;grer un volet qui prend en compte les TIC. En ce sens, la cr&#233;ation de data-center doit &#234;tre encourag&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Installation de points d'&#233;change Internet nationaux Un point d'&#233;change internet permet d'&#233;changer localement du trafic Internet entre deux fournisseurs de service Internet dans un m&#234;me pays. De ce fait, il y a une &#233;conomie dans l'utilisation de la bande passante Internationale. Tout ce qui pr&#233;c&#232;de n'est possible qu'avec un leadership politique de haut niveau, une strat&#233;gie claire et coh&#233;rente pour les TIC, une am&#233;lioration du cadre juridique et une meilleure r&#233;gulation du secteur qui ne devraient pas avoir pour effet de perturber le march&#233; en favorisant un op&#233;rateur ou en reconstituant un monopole de fait.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La situation du march&#233; fait-elle craindre le pire ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On note une forte domination du march&#233; par la Sonatel, aussi bien sur l'internet fixe que mobile. Sur l'internet fixe, il y a un seul fournisseur alternatif, Arc Informatique, qui est plut&#244;t un revendeur du service de la Sonatel. S'agissant de l'internet mobile (2G et 3G), trois fournisseurs (Sonatel/Orange, Tigo, Expresso S&#233;n&#233;gal) se partagent le march&#233;. Au niveau de l'internet mobile (4G), il y a pour le moment un seul fournisseur : Sonatel/Orange.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quid de l'internet sans fil ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce domaine, il y a 2 fournisseurs : Sonatel/Orange et Expresso S&#233;n&#233;gal. Toutefois, il faut signaler un recul du parc d'abonn&#233;s fixes au profit de l'internet mobile avec une progression importante de la 3G et une absence de technologies alternatives (WIFI et WIMAX). Le march&#233; de l'internet fixe est en r&#233;gression, tandis que celui du mobile est en constante progression. Il s'y ajoute l'absence de comp&#233;tition sur l'internet fixe, entrainant un rench&#233;rissement du co&#251;t de connexion. Bref, le fonctionnement actuel du march&#233; de la connexion internet n'est pas satisfaisant. Des pratiques anti-concurrentielles ont &#233;t&#233; constat&#233;es sur ce march&#233;, avec pour cons&#233;quences des tarifs &#233;lev&#233;s. Au regard de la situation du march&#233; de l'internet au S&#233;n&#233;gal (cadre l&#233;gal et r&#233;glementaire, faible r&#233;gulation de l'ARTP et manque de volont&#233; politique), force est de constater que les conditions qui avaient fait disparaitre du march&#233; les fournisseurs de service internet des ann&#233;es 2000 sont toujours pr&#233;sentes plus de 10 ans apr&#232;s. La disparition des t&#233;l&#233;-centres, aussi alarmante que cela puisse &#234;tre sur les dysfonctionnements majeurs qui freinent le d&#233;veloppement de l'acc&#232;s &#224; internet, n'a pas &#233;t&#233; un d&#233;clic pour les autorit&#233;s afin d'impulser de profonds changements dans la cha&#238;ne de valeur. En somme, les pouvoirs publics doivent d&#233;rouler, hic et nunc, une strat&#233;gie coh&#233;rente pour supprimer tous les goulots d'&#233;tranglement avant l'entr&#233;e de nouveaux acteurs dans le march&#233; de l'acc&#232;s &#224; internet. A d&#233;faut, c'est condamner d'avance les nouveaux entrants &#224; la faillite et reproduire le sc&#233;nario des ann&#233;es 2000 avec les FAI, pardon FSI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.editoweb.eu/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Senbusinet&lt;/a&gt;, 27 d&#233;cembre 2016)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;norme scandale des march&#233;s de gr&#233; &#224; gr&#233; au S&#233;n&#233;gal : L'exemple de la Direction de l'Automatisation des Fichiers</title>
		<link>https://www.osiris.sn/L-enorme-scandale-des-marches-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/L-enorme-scandale-des-marches-de.html</guid>
		<dc:date>2016-12-25T16:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Souvent, les gouvernants profitent de l'inattention des citoyens pour commettre &#171; leurs forfaits &#187;. Sous le magist&#232;re de Macky Sall, la prolif&#233;ration des march&#233;s de gr&#233; &#224; gr&#233; a atteint un niveau in&#233;gal&#233;, t&#233;moignant d'un incroyable laxisme en mati&#232;re de gestion des deniers publics. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le rapport de l'ARMP au titre de l'ann&#233;e 2014 donnait d&#233;j&#224; le ton sur les nombreuses d&#233;rives du r&#233;gime : libert&#233;s prises par les autorit&#233;s contractantes avec le code des march&#233;s publics, pratiques collusives et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2016-.html" rel="directory"&gt;2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Souvent, les gouvernants profitent de l'inattention des citoyens pour commettre &#171; leurs forfaits &#187;. Sous le magist&#232;re de Macky Sall, la prolif&#233;ration des march&#233;s de gr&#233; &#224; gr&#233; a atteint un niveau in&#233;gal&#233;, t&#233;moignant d'un incroyable laxisme en mati&#232;re de gestion des deniers publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport de l'ARMP au titre de l'ann&#233;e 2014 donnait d&#233;j&#224; le ton sur les nombreuses d&#233;rives du r&#233;gime : libert&#233;s prises par les autorit&#233;s contractantes avec le code des march&#233;s publics, pratiques collusives et anti concurrentielles, usage abusif et syst&#233;matique des Demandes de renseignement de prix (DRP) pour contourner les r&#232;gles de mise en concurrence (appel d'offre ouvert), augmentation exponentielle des pratiques corruptrices, d&#233;tournement des deniers publics &#224; des fins d'enrichissement personnel, etc&#8230;A vrai dire, la liste est loin d'&#234;tre exhaustive. L'ann&#233;e 2016 marque une acc&#233;l&#233;ration et une amplification du ph&#233;nom&#232;ne. Pr&#233;vu pour &#234;tre une exception, un r&#233;gime d&#233;rogatoire au principe de l'appel de l'appel d'offre ouvert, le recours au march&#233; de gr&#233; &#224; gr&#233; est d&#233;sormais devenu la norme. Rien que pour le 1er trimestre 2016, les march&#233;s de gr&#233; &#224; gr&#233; repr&#233;sentent plus de 60% du volume des march&#233;s pass&#233;s, faisant d&#233;sormais de l'entente directe le mode privil&#233;gi&#233; de passation des march&#233;s publics. Une situation extr&#234;mement inqui&#233;tante pour les finances publiques (concussion), et en total d&#233;phasage avec les principes fondamentaux qui r&#233;gissent la commande publique : libert&#233; d'acc&#232;s, &#233;galit&#233; de traitement des candidats et transparence des proc&#233;dures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce registre, la palme revient au Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur. Un exemple r&#233;cent est fourni par la requ&#234;te de la Direction de l'automatisation des fichiers, adress&#233;e &#224; l'Autorit&#233; de R&#233;gulation des March&#233;s Publics, via un de ses organes (le Comit&#233; de R&#232;glement des Diff&#233;rends) de passer plusieurs march&#233;s par entente directe. Cette requ&#234;te fait suite au rejet par la Direction centrale des march&#233;s publics du motif de l'urgence invoqu&#233; par le Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur pour la passation desdits march&#233;s (Cf l'avis n&#233;gatif r&#233;f&#233;renc&#233; sous le N&#176;5074 MEFP/DCV en date du 11 novembre 2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'entrer dans le vif du sujet, il est utile de rappeler les attributions respectives des 2 entit&#233;s que sont la Direction centrale des march&#233;s publics (DCMP) et l'Autorit&#233; de R&#233;gulation des march&#233;s Publics (ARMP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La DCMP est charg&#233;e entre autres, d'assurer le contr&#244;le &#224; priori des proc&#233;dures de passation et d'attribution des march&#233;s publics ; d'&#233;mettre des avis sur les d&#233;cisions d'attributions des march&#233;s et d'accorder &#224; la demande des autorit&#233;s contractantes les autorisations et d&#233;rogations n&#233;cessaires, dans le cadre de la r&#233;glementation en vigueur. Son r&#244;le est fondamental, puisqu'aucun march&#233; ne peut &#234;tre pass&#233; par entente directe sans qu'elle ait &#233;mis un avis circonstanci&#233;. Rappelons au passage que la r&#233;forme du code des march&#233;s publics en 2014 a abouti &#224; un all&#233;gement du contr&#244;le &#224; priori de la DCMP (volont&#233; des auteurs de la r&#233;forme de fragiliser la DCMP, au niveau de ses attributions).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ARMP est une autorit&#233; administrative ind&#233;pendante rattach&#233;e &#224; la primature. Une de ses missions essentielles consiste &#224; r&#233;guler le syst&#232;me de passation de march&#233;s publics et de d&#233;l&#233;gations de service public, &#224; &#233;mettre des avis, et &#224; formuler des propositions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle peut &#234;tre saisie par une autorit&#233; contractante apr&#232;s que la DCMP ait rendu un avis sur une proc&#233;dure de passation de march&#233; public. Dans ce cas, le Comit&#233; de r&#232;glement des diff&#233;rends statuant en Commission des litiges, rend une d&#233;cision ex&#233;cutoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'affaire qui concerne la passation par le Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur de 10 march&#233;s par entente directe, trois entit&#233;s sont parties prenantes du processus : la Direction de l'Automatisation des Fichiers (DAF), la Direction centrale des march&#233;s publics (DCMP), et l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des march&#233;s publics (ARMP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le pr&#233;voit le code des march&#233;s publics (article 76), la Direction de l'automatisation des fichiers a sollicit&#233; l'autorisation de la Direction centrale des marches publics, pour conclure par entente directe, un march&#233; de fourniture de v&#233;hicules pour un montant de 112 000 000 de F CFA et 9 march&#233;s d'un montant global de 102 000 00 de CFA dans le cadre d'op&#233;rations li&#233;es &#224; la confection de la nouvelle carte d'identit&#233; biom&#233;trique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les motifs invoqu&#233;s &#224; l'appui de cette demande : l'urgence li&#233;e &#224; l'imminence de la cl&#244;ture des engagements budg&#233;taires, la pression due aux longues files d'attente pour l'obtention des cartes d'identit&#233; biom&#233;trique, et le respect du calendrier &#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse de la Direction centrale des march&#233;s publics, sur la base d'un avis juridique circonstanci&#233; conclut au rejet de la requ&#234;te de la DAF. En effet, les trois arguments soulev&#233;s par la DAF n'entrent en aucune fa&#231;on dans le champ d'application des articles 73 et 76 du code des march&#233;s publics qui encadrent de mani&#232;re stricte le recours &#224; l'appel d'offre restreint et la passation de march&#233;s par entente directe. En l'esp&#232;ce, le rejet de la requ&#234;te de la DAF par la Direction centrale des march&#233;s publics est parfaitement justifi&#233; et fond&#233; en Droit. L'avis de la Direction centrale des march&#233;s publics est d'autant plus fond&#233; que l'article 6 du d&#233;cret N&#176;2014-1212 du 22 septembre 2014 portant code des march&#233;s publics est extr&#234;mement pr&#233;cis quant &#224; son libell&#233; &#171; lors de l'&#233;tablissement de leur budget, les autorit&#233;s contractantes &#233;valuent le montant total des march&#233;s de fournitures , des march&#233;s de de services et des march&#233;s de travaux qu'elles envisagent de passer au cours de l'ann&#233;e concern&#233;e et &#233;tablissent un plan de passation des march&#233;s comprenant l'ensemble de ces march&#233;s qui doivent &#234;tre transmis &#224; la DCMP &#187;. Qui peut croire une seule seconde que le Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur ignorait totalement que les CNI d&#233;livr&#233;es en 2006 arrivaient &#224; expiration en 2016 ? La th&#232;se du calendrier &#233;lectoral est d'autant moins cr&#233;dible qu'apr&#232;s le r&#233;f&#233;rendum de mars 2016, le Minist&#232;re de l'int&#233;rieur savait parfaitement que les &#233;lections l&#233;gislatives devaient se tenir en 2017. Que s'est-il pass&#233; entre mars et octobre 2016 ? Pourquoi un appel d'offre ouvert n'a pas &#233;t&#233; lanc&#233; au lendemain du r&#233;f&#233;rendum ? Au vu de tout ce qui pr&#233;c&#232;de, il para&#238;t difficile d'accorder un cr&#233;dit aux trois motifs invoqu&#233;s par la DAF. Les arguments de la DCMP &#233;tant imparables, la DAF a saisi l'ARMP (Comit&#233; de r&#232;glement des diff&#233;rends), pour un &#171; passage en force &#187; qui ne dit pas son nom. Une strat&#233;gie de contournement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en reconnaissant que l'avis de la DCMP est totalement fond&#233; en Droit (refus d'autoriser &#224; la DAF, la passation de march&#233;s par entente directe), et bien qu'imputant la responsabilit&#233; directe de la situation au Minist&#232;re de l'int&#233;rieur du fait d'une absence de planification ; le Comit&#233; de r&#232;glement des diff&#233;rends a r&#233;ussi la prouesse de trouver une parade pour la DAF par la formule suivante &#171; la question &#233;lectorale est d'une sensibilit&#233; telle que les diligences n&#233;cessaires doivent &#234;tre prises pour &#233;viter tout retard dans la proc&#233;dure de contractualisation des march&#233;s&#8230; &#187;. Du point de vue juridique et compte des &#233;l&#233;ments pr&#233;cit&#233;s, cet argumentaire est un non-sens total. Il est regrettable que l'ARMP qui jouit malgr&#233; tout d'une bonne r&#233;putation aupr&#232;s du public et des professionnels soit amen&#233; &#224; rendre des d&#233;cisions iniques, en d&#233;calage avec les avis de la DCMP. Au profit des autorit&#233;s contractantes et au d&#233;triment du bon usage des deniers publics. Ce n'est pas la premi&#232;re fois que le CRD trouve une argutie pour pallier aux manquements des autorit&#233;s contractantes. Dans une d&#233;cision en date du 23 novembre 2016, r&#233;f&#233;renc&#233;e &#171; D&#233;cision N&#176;361/16/ARMP/CRD &#187;, le Comit&#233; de r&#232;glement des diff&#233;rends a &#171; autoris&#233;, &#224; titre exceptionnel, la Direction G&#233;n&#233;rale des Finances &#224; poursuivre la proc&#233;dure de passation d'un march&#233; d'acquisition de licences logiciels &#187; au motif que la conclusion tardive du march&#233; serait de nature &#224; impacter n&#233;gativement la gestion budg&#233;taire &#171; risque de perte des cr&#233;dits &#187;, et l'&#233;conomie nationale. Un argument pour le moins douteux. Dans cette affaire, la Direction centrale des march&#233;s publics, avait &#233;mis un avis d&#233;favorable sur le dossier pr&#233;sent&#233; par la Direction G&#233;n&#233;rale des Finances. Dans ces 2 dossiers (DAF et DGF) et dans d'autres dont il n'est pas fait &#233;tat, le CRD a ram&#233; syst&#233;matiquement &#224; contrecourant de la DCMP. A contrecourant du Droit et de la devise qui est la sienne &#171; Transparence, &#233;quit&#233; et responsabilit&#233; &#187;. S'agissant de transparence, tous les citoyens, sp&#233;cialistes, et acteurs de la bonne gouvernance s'interrogent sur le fait que le rapport 2015 de l'ARMP ne soit pas disponible sur le site : &lt;a href=&#034;http://www.armp.sn/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.armp.sn/&lt;/a&gt;. Alors que l'ann&#233;e 2016 tire sa fin ! Au m&#234;me moment, le Cameroun qui est loin d'&#234;tre un mod&#232;le de transparence en mati&#232;re de gestion des deniers publics, (cf classement sur l'indice de la perception de la corruption dans le monde) a mis &#224; la disposition du public, le rapport sur &#171; la situation g&#233;n&#233;rale des march&#233;s publics au Cameroun au 1er trimestre 2016 &#187;. Ledit rapport a &#233;t&#233; publi&#233; par l'Agence de R&#233;gulation des March&#233;s Publics du Cameroun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la parution du 1er d&#233;cret march&#233;s publics N&#176; 2007-545 du 25 avril 2007, les rapports de l'ARMP au titre des ann&#233;es 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 ont fait l'objet d'une publication. La publication du rapport 2014 a mis &#224; nu des pratiques du r&#233;gime aux antipodes d'une gouvernance sobre et vertueuse. Y'aurait-il une volont&#233; de camoufler des actes de mauvaise gestion afin d'&#233;viter que l'opinion d&#233;couvre l'&#233;norme volume des march&#233;s de gr&#233; &#224; gr&#233; ? Myst&#232;re et boule de gomme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Constat : le code des march&#233;s publics est vid&#233; de sa substance par les autorit&#233;s contractantes &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;norme volume des march&#233;s de gr&#233; &#224; gr&#233;, et l'absence de planification &#171; volontaire &#187; de la part de certaines autorit&#233;s contractantes pour justifier le recours quasi syst&#233;matique &#224; l'entente directe dans la passation des march&#233;s d&#233;montrent, si besoin en &#233;tait, les failles du dispositif actuel. L'existence du code des march&#233;s publics et d'un cadre formel r&#233;gissant la passation des march&#233;s n'emp&#234;chent en rien la mise en &#339;uvre de strat&#233;gies de contournement, en vue de la captation des ressources publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les march&#233;s de gr&#233; &#224; gr&#233; portent sur des centaines de milliards voire des milliers de milliards de F CFA, favorisent la corruption &#224; grande &#233;chelle et le d&#233;veloppement de milieux affairistes nich&#233;s au c&#339;ur de l'Etat. Plus grave, ils constituent une entorse au bon usage des deniers publics, aux r&#232;gles de la comptabilit&#233; publique et violent tous les principes qui fondent la bonne gouvernance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Propositions : Renforcer les pouvoirs de la Direction centrale des march&#233;s publics &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le refus de la Direction centrale des march&#233;s publics d'autoriser la passation par le Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur de 10 march&#233;s (par entente directe) est la preuve que le contr&#244;le &#224; priori exerc&#233; par cet organe est globalement satisfaisant. Le probl&#232;me r&#233;side plut&#244;t dans le fait que l'autorit&#233; contractante n'est pas li&#233;e par l'avis de la DCMP, tel que d&#233;fini par l'article 76 du code des march&#233;s publics. L'autorit&#233; contractante peut passer outre cet avis, en formulant une requ&#234;te aupr&#232;s du Comit&#233; de r&#232;glements des Diff&#233;rends (CRD). En dernier ressort, le CRD dispose du pouvoir de d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui explique la saisine du Comite de r&#232;glement des diff&#233;rends (ARMP) par les autorit&#233;s contractantes pour &#171; invalider &#187; les avis de la DCMP jug&#233;s d&#233;favorables pour la passation de march&#233;s par entente directe. Les d&#233;cisions du CRD primant sur les avis de la DCMP et &#233;tant ex&#233;cutoires, les autorit&#233;s contractantes obtiennent souvent gain de cause, alors m&#234;me que les avis de la DCMP sont justifi&#233;s et fond&#233;s en Droit. Dans l'affaire des 10 march&#233;s, la DAF a r&#233;ussi &#224; obtenir l'aval du Comit&#233; de r&#232;glement des diff&#233;rends, pour la passation des march&#233;s. Et ce, en d&#233;pit de l'avis n&#233;gatif de la DCMP. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour mettre fin &#224; ce dysfonctionnement, il convient de conforter les attributions de la Direction centrale des march&#233;s publics : &lt;br class='autobr' /&gt;
Soit par une modification d'un alin&#233;a de l'article 76 du code des march&#233;s publics qui donnerait &#224; l'avis de la DCMP un caract&#232;re contraignant : le terme &#171; Avis &#187; serait remplac&#233; par le terme &#171; D&#233;cision &#187;. Ainsi, la D&#233;cision de la DCMP aurait une valeur ex&#233;cutoire, et priverait les autorit&#233;s contractantes de mauvaise foi, d'un recours abusif et injustifi&#233; aupr&#232;s du CRD,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit par un maintien du dispositif actuel (recours possible des autorit&#233;s contractantes aupr&#232;s du CRD), mais en ins&#233;rant au niveau des attributions du CRD, une disposition qui peut &#234;tre formul&#233;e de la fa&#231;on suivante : &#171; En cas de saisine d'une autorit&#233; contractante, le Comit&#233; de r&#232;glement des diff&#233;rends, statuant en Commission des litiges, v&#233;rifie si l'avis rendu par la Direction centrale des march&#233;s publics est fond&#233; en Droit, et r&#233;pond aux principes d'int&#233;r&#234;t G&#233;n&#233;ral, et de bon usage des deniers publics. Si les conditions sont r&#233;unies, le CRD valide stricto sensu l'avis de la DCMP &#187;. Il s'agit d'&#233;viter que le CRD ne se mue en une instance de validation des requ&#234;tes formul&#233;es par des autorit&#233;s contractantes pr&#233;datrices de deniers publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&#233;s contractantes doivent faire preuve de rigueur et de responsabilit&#233; dans l'usage des deniers publics. L'acte d'achat public implique la bonne d&#233;finition des besoins (article 5 du code des march&#233;s publics), dans le cadre d'une planification (article 6 du code des march&#233;s publics). Un besoin, c'est avant tout un besoin connu, calibr&#233; et budg&#233;tis&#233; en amont. &lt;br class='autobr' /&gt;
Gouverner, c'est pr&#233;voir. Les march&#233;s publics n'&#233;chappent pas &#224; la r&#232;gle. La singularit&#233; du magist&#232;re de Macky Sall, c'est le constat de l'affaiblissement consid&#233;rable des corps de contr&#244;le dans l'exercice de leurs missions, en d&#233;pit des pouvoirs qui leur conf&#233;r&#233;s par la Loi (ex OFNAC). Tout se passe comme si le pouvoir ex&#233;cutif d&#233;tenait d&#233;sormais le pouvoir de s'affranchir des NORMES. Au m&#233;pris du DROIT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bon usage des deniers publics est l'affaire de tous et exige la vigilance constante de tous les citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seybani Sougou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.dakaractu.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dakar Actu&lt;/a&gt;, 25 d&#233;cembre 2016)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Connecter le prochain milliard d'utilisateurs &#224; Internet</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Connecter-le-prochain-milliard-d.html</link>
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		<dc:date>2016-12-14T08:30:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Malgr&#233; les croissances records qu'il a connu ces derni&#232;res ann&#233;es, Internet reste encore un mythe dans certaines r&#233;gions du monde. Selon le World Economic Forum, plus de 4 milliards de personnes n'ont pas encore acc&#232;s &#224; internet aujourd'hui, ce qui repr&#233;sente plus de 55 % de la population mondiale . Certaines de ces personnes vivent dans des r&#233;gions pauvres ou rurales ne disposant pas d'infrastructures de connectivit&#233;. D'autres ne se connectent pas du fait de la chert&#233; de l'acc&#232;s ou parce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2016-.html" rel="directory"&gt;2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; les croissances records qu'il a connu ces derni&#232;res ann&#233;es, Internet reste encore un mythe dans certaines r&#233;gions du monde. Selon le World Economic Forum, plus de 4 milliards de personnes n'ont pas encore acc&#232;s &#224; internet aujourd'hui, ce qui repr&#233;sente plus de 55 % de la population mondiale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Certaines de ces personnes vivent dans des r&#233;gions pauvres ou rurales ne disposant pas d'infrastructures de connectivit&#233;. D'autres ne se connectent pas du fait de la chert&#233; de l'acc&#232;s ou parce que le contenu disponible dans leur langue est rare. Cette frange de la population mondiale ne b&#233;n&#233;ficie pas des avantages li&#233;s &#224; l'utilisation d'Internet &#224; savoir, un meilleur acc&#232;s &#224; l'&#233;ducation, aux services m&#233;dicaux, au commerce, aux march&#233;s internationaux entre autres. Faciliter l'acc&#232;s de ces personnes &#224; Internet peut contribuer &#224; l'am&#233;lioration de leurs conditions de vie dans ces diff&#233;rents domaines et promouvoir une croissance &#233;conomique. Il est prouv&#233; que l'&#233;conomie d'Internet contribue &#224; hauteur de 15 &#224; 25 pour cent dans la croissance &#233;conomique des pays en voie de d&#233;veloppement, ce qui constitue une opportunit&#233; &#233;norme pour favoriser leur d&#233;veloppement &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Connecter &#171; le Prochain Milliard &#187; (Connect the Next Billion) est une initiative de l'IGF (Internet Gouvernance Forum) bas&#233;e sur les recommandations de l'ECOSOC&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ECOSOC : Economic and Social Council.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Working Group de l'Organisation des Nations Unies. Elle s'appuie &#233;galement sur les Objectifs de D&#233;veloppement Durable adopt&#233;s par l'ONU qui reconnait les TIC comme &#233;tant un facteur crucial de d&#233;veloppement &#233;conomique. Cette initiative vise un acc&#232;s universel et abordable &#224; Internet dans les pays en voie de d&#233;veloppement d'ici 2020. Ces pays regroupent l'essentiel des populations non connect&#233;es de nos jours et repr&#233;sentent les nouveaux march&#233;s &#233;mergents de l'&#233;conomie num&#233;rique. Un milliard de nouveaux internautes repr&#233;sentent autant de personnes qui pourront acc&#233;der &#224; une meilleure &#233;ducation en ligne et autant de personnes qui pourront b&#233;n&#233;ficier des services d'e-commerce avec les tous les avantages &#233;conomiques qu'ils sous-tendent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les g&#233;ants de l'Internet qui adh&#232;rent &#224; cette initiative ont mis en place des projets &#224; moyen terme permettant accro&#238;tre la connectivit&#233; dans les pays o&#249; l'infrastructure est limit&#233;e voire inexistante. A titre d'exemple, Facebook a mis en place le projet &#171; Aquila &#187; qui devrait permettra un acc&#232;s &#224; Internet via des drones dans les zones rurales. De m&#234;me, Google avec le projet &#171; Loon &#187; souhaite permettre la connectivit&#233; &#224; Internet mobile via des ballons&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chaque ballon, de quinze m&#232;tres de diam&#232;tre, flotte &#224; une vingtaine de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Des formules zero-rating&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lorsqu'un op&#233;rateur propose un forfait limit&#233; en donn&#233;es, mais donnant acc&#232;s (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ont &#233;galement &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;es avec les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile comme solutions &#224; moyen terme. Wikipedia Zero de Wikipedia et Free Basics de Facebook (Facebook Zero) en sont des exemples. Toutefois, le zero-rating est une pratique critiqu&#233;e par les d&#233;fenseurs d'un Internet ouvert car il limite l'exp&#233;rience de l'utilisateur uniquement sur les sites offerts gratuitement et ne lui permet pas de b&#233;n&#233;ficier de tous les avantages qu'offre Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le long terme, l'IGF identifie cinq principales politiques &#224; mettre en &#339;uvre pour r&#233;ussir le pari &#171; Connecter le Prochain Milliard &#187;, celles-ci &#233;tant :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; D&#233;ployer des infrastructures : en construisant des backbones&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R&#233;seau dorsal&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; nationaux, des points d'&#233;change Internet, en lib&#233;ralisant l'acc&#232;s, en mettant en place des points d'acc&#232;s Wifi, et en facilitant l'acc&#232;s au spectre pour le d&#233;veloppement de technologies mobiles large bande.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Am&#233;liorer l'accessibilit&#233; : les services disponibles sur internet doivent &#234;tre utilisables par les personnes qui se connectent. Ils doivent &#234;tre disponibles dans leurs langues et refl&#233;ter leurs r&#233;alit&#233;s locales.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Permettre l'expression des utilisateurs : l'utilisation des services disponibles en ligne ne doit pas &#234;tre restreinte par les g&#233;rants des infrastructures. Internet doit rester ouvert.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Baisser le prix de l'acc&#232;s : la connexion &#224; internet doit &#234;tre abordable pour permettre &#224; une masse critique d'aller en ligne.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Mettre en &#339;uvre des politiques appropri&#233;es : en d&#233;veloppant un cadre r&#233;glementaire ad&#233;quat qui encourage l'investissement, l'innovation et l'initiative priv&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Dans la m&#234;me logique que l'IGF, l'A4AL (Alliance for an Affordable Internet) a &#233;galement indiqu&#233; quatre facteurs cl&#233;s de succ&#232;s pour tout gouvernement qui souhaite accroitre la connectivit&#233; Internet dans son pays :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; D&#233;velopper l'infrastructure,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Encourager la concurrence,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ouvrir l'acc&#232;s et le partage d'infrastructures,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Permettre l'acc&#232;s au spectre.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;L'acc&#232;s &#224; Internet offre des possibilit&#233;s sans pr&#233;c&#233;dent de croissance &#233;conomique dans les pays en voie de d&#233;veloppement. Dans le monde rural qui concentre la majorit&#233; de la population pauvre, Internet peut contribuer &#224; l'am&#233;lioration de l'&#233;ducation, &#224; l'acc&#232;s &#224; la t&#233;l&#233;m&#233;decine et la fourniture d'informations pertinentes aux agriculteurs dans les zones recul&#233;es. Toutefois ces avantages li&#233;s &#224; Internet ne peuvent se pr&#233;valoir que s'il est disponible, accessible et abordable pour toutes les populations de ces zones d'o&#249; la pertinence de l'initiative &#171; Connecter le Prochain Milliard &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ousmane NDIAYE, Ing&#233;nieur T&#233;l&#233;com&lt;br class='manualbr' /&gt;ARTP&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(source : &lt;a href=&#034;http://www.itmag.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ITMag&lt;/a&gt;, 14 d&#233;cembre 2016)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www3.weforum.org/docs/WEF_Internet_for_All_Framework_Accelerating_Internet_Access_Adoption_report_2016.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www3.weforum.org/docs/WEF_Internet_for_All_Framework_Accelerating_Internet_Access_Adoption_report_2016.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ECOSOC : Economic and Social Council.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Chaque ballon, de quinze m&#232;tres de diam&#232;tre, flotte &#224; une vingtaine de kilom&#232;tres d'altitude (soit deux fois plus haut que les avions de ligne) et peut, gr&#226;ce &#224; ses panneaux solaires, voler 187 jours soit de quoi faire neuf fois le tour du monde.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lorsqu'un op&#233;rateur propose un forfait limit&#233; en donn&#233;es, mais donnant acc&#232;s &#224; certains services &#171; en illimit&#233; &#187; non-d&#233;compt&#233;s du forfait, c'est ce qu'on appelle le zero rating.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R&#233;seau dorsal&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tourisme au S&#233;n&#233;gal : Il faut une approche digitale, collaborative et participative, au-del&#224; du e-tourisme, notre secteur est appel&#233; &#224; se reformer</title>
		<link>https://www.osiris.sn/tourisme-au-senegal-il-faut-une-approche-digitale-collaborative-et.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/tourisme-au-senegal-il-faut-une-approche-digitale-collaborative-et.html</guid>
		<dc:date>2016-12-10T09:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Organisation mondiale du tourisme (OMT) &#233;value &#224; plus d'un milliard 200 millions le nombre de voyageurs cette ann&#233;e et d'ici une dizaine d'ann&#233;e, selon les pr&#233;visions, ils seront plus de deux milliards. C'est donc une industrie en forte croissance d'o&#249; un besoin &#233;norme d'h&#233;bergements vari&#233;s. Et Il y aura toujours des &#171; Airbnb &#187; qui vont profiter de cette croissance, mais &#233;galement d'autres Startups et structures au d&#233;triment des &#233;conomies africaines. &lt;br class='autobr' /&gt;
La plateforme Airbnb a annonc&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2016-.html" rel="directory"&gt;2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Organisation mondiale du tourisme (OMT) &#233;value &#224; plus d'un milliard 200 millions le nombre de voyageurs cette ann&#233;e et d'ici une dizaine d'ann&#233;e, selon les pr&#233;visions, ils seront plus de deux milliards. C'est donc une industrie en forte croissance d'o&#249; un besoin &#233;norme d'h&#233;bergements vari&#233;s. Et Il y aura toujours des &#171; Airbnb &#187; qui vont profiter de cette croissance, mais &#233;galement d'autres Startups et structures au d&#233;triment des &#233;conomies africaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plateforme Airbnb a annonc&#233; r&#233;cemment qu'elle va &#233;tendre ses services &#224; ceux des guides touristiques et d'agents de voyages. Cette pratique va d&#233;construire la profession d'agent de tourisme et de voyage, et menacer le savoir-faire des professionnels de l'industrie touristique. Apres tout n'importe quel monsieur, madame ou individu, va devenir h&#244;telier ; disons plut&#244;t logeur et agent de tourisme. Le g&#233;ant am&#233;ricain de la location de chambres, d'appartements et de maisons dit, vouloir r&#233;pondre aux besoins des consommateurs, utilisateurs des r&#233;seaux sociaux pour tous les aspects du voyage et ainsi, donner aux gens ordinaires un moyen de gagner de l'argent facile gr&#226;ce &#224; leurs passions et leurs int&#233;r&#234;ts du voyage et gr&#226;ce &#224; une nouvelle fonctionnalit&#233; mise au point par Airbnb.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut noter qu'au d&#233;but, la client&#232;le d'une plateforme comme Airbnb n'&#233;tait pas destin&#233; &#224; des h&#244;tels. Leur migration vers ces services est un ajout cr&#233;&#233; de toute pi&#232;ce pour r&#233;pondre &#224; de nouveaux besoins, notamment le tourisme d'affaires. Pour les pays Africains comme le S&#233;n&#233;gal, il promeut l'&#233;cotourisme, un instrument de la promotion d'une croissance &#233;conomique durable et partag&#233;e, du d&#233;veloppement social, de la protection de l'environnement, de l'&#233;limination de la pauvret&#233; et de la faim, ainsi que la pr&#233;servation et l'exploitation durable de la biodiversit&#233; et des ressources naturelles, mais aussi de la promotion de l'investissement et de l'entreprenariat dans le domaine du tourisme durable. C'est pour tous ces avantages que nous lan&#231;ons un appel aux s&#233;n&#233;galais et S&#233;n&#233;galaises de se lancer dans la cr&#233;ation de start-up d&#233;di&#233;e au tourisme. Des Startups made in Afrique et enti&#232;rement contr&#244;l&#233;es par des Africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A qui profitent les Startup &#233;trang&#232;res ? Pas au tourisme Africain, ni aux populations ! Le tourisme &#224; l'heure de l'innovation et des changements &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les services de l'&#233;tat devraient r&#233;alis&#233;s plusieurs visites, consultations, entrevues et sondages, dans le but de prendre les informations du secteur et mieux comprendre la dynamique de l'industrie touristique face aux innovations et aux changements de paradigmes. Des constats importants se d&#233;gageraient et des pistes d'actions en marketing se pr&#233;ciseront pour indiquer les grands changements dans la promotion, le marketing, l'approche clients etc.. Et la fa&#231;on de faire en 2017 avec la planification strat&#233;gique du secteur touristique va nous guider vers les grands chantiers remettant totalement en question plusieurs de nos options et pilotage &#224; vue du Plan S&#233;n&#233;gal &#201;mergent (PSE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous devons d'organiser des rencontres marketing, avec des formations aux professionnels pour leur permettre de s'approprier les nouvelles m&#233;thodes et outils de valorisation et de commercialisation du tourisme, pour appr&#233;hender avec justesse et en temps r&#233;els les opportunit&#233;s de vente des produits touristique sur les march&#233;s. Insister sur la n&#233;cessit&#233; pour les professionnels de se conformer &#224; l'&#233;volution du num&#233;rique, puisque la plupart des r&#233;servations et d'achat de billets d'avion se font &#224; travers l'utilisation de cartes de cr&#233;dits, d'o&#249; la n&#233;cessite de s'adapter aux r&#233;alit&#233;s du E-Commerce. Sachant que la plateforme communautaire de location et de r&#233;servation de logements de particuliers doit &#234;tre un acteur incontournable dans la gestion et la r&#233;servation de tous meubl&#233;s et de l'&#233;conomie touristique s&#233;n&#233;galaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Uber ou les Airbnb version s&#233;n&#233;galaise&lt;/strong&gt;, peuvent &#234;tre des solutions marketing et de vente de nos produits touristiques. Et il y a une raison pour laquelle elles existent ailleurs et viennent compl&#233;ter l'offre d'un march&#233; de plus en plus &#233;largit et complexe. Pour la plateforme, c'est une r&#233;ponse aux villes et r&#233;gions d&#233;pourvues d'h&#233;bergements h&#244;teliers et qui va permettre de d&#233;velopper une nouvelle forme d'h&#233;bergement chez l'habitant, afin d'absorber le d&#233;ficit en lits dans certaines zones touristiques du S&#233;n&#233;gal. La cr&#233;ation d'une start-up disposant d'accords sign&#233;s avec les h&#244;teliers, les propri&#233;taires de logements et de maisons, les agences r&#233;ceptives et l'ASPT comme outils de marketing et de promotion peut renverser la tendance et nous mettre au m&#234;me niveau de recherche de clients que toutes les autres destinations. Airbnb a r&#233;pondu &#224; une client&#232;le qui ne fr&#233;quente pas les h&#244;tels et nous avons obligation de satisfaire ce segment de client&#232;le. Ces startups encourageraient tous les acteurs concern&#233;s, &#224; appuyer la participation des autochtones et des populations locales au tourisme durable, y compris celle des femmes et des jeunes &#224; toutes les activit&#233;s touristiques, notamment aux activit&#233;s d'&#233;cotourisme, compte tenu de leurs connaissances du milieu et savoir-faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notre Startup d&#233;nomm&#233;e &#171; sama client &#187;&lt;/strong&gt; va utiliser un financement PPP pour acc&#233;l&#233;rer le d&#233;veloppement de l'offre touristique &#224; la demande, et exploit&#233;e dans une approche sectorielle &#224; destination des professionnels duwebmarketing des niches et des ressources beaucoup plus importantes au profit des petites et moyennes entreprises, en favorisant la formation de coop&#233;ratives ainsi qu'en facilitant l'acc&#232;s au financement par des services financiers ouverts &#224; tous, y compris des initiatives de microcr&#233;dit &#224; l'intention des pauvres, des femmes, des jeunes, des handicap&#233;s et des populations locales dans toutes les r&#233;gions, en milieu rural, pour les gites ruraux ou les campements ruraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La solution &#171; sama client &#187;&lt;/strong&gt; t&#233;moigne de cette logique verticale. Elle vise le secteur du e-tourisme, &#224; travers un &#171; portail unique &#187; pour les h&#244;teliers et autres h&#233;bergeurs. L'id&#233;e &#233;tant de permettre &#224; ces acteurs de diversifier leurs sources d'acquisitions de clients tout en r&#233;duisant les interm&#233;diaires impliqu&#233;s dans la gestion des campagnes de diffusion de leur offre d'h&#233;bergement (Booking.com, Hotels.com, Airbnb, Uber etc., ) de la gestion des r&#233;servations &#224; la comptabilit&#233;. De ce point de vue, la facturation pourra s'effectuer sur trois mod&#232;les suivants au profit des nationaux : Soit un abonnement en fonction du trafic et des services souhait&#233;s, Soit par une commission sur les ventes, Soit &#224; la performance, &#224; travers un pourcentage du montant des r&#233;servations. Ainsi une partie des recettes irait dans la promotion de la destination S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat doit mettre en place un syst&#232;me qui fiscalise toutes les op&#233;rations des Startups pour que les revenus gagn&#233;s puisent &#234;tre tax&#233;s. Cette r&#233;alit&#233; nous renvoie &#224; l'&#233;conomie du tourisme et au management des entreprises touristiques qui traitent d'une activit&#233; touristique, allant de la conception du produit &#224; sa commercialisation. Un produit /service qui est par nature composite, car constitu&#233; d'un ensemble de sous-produits faisant appel &#224; de nombreuses entreprises issues de divers secteurs de l'&#233;conomie qui ne consid&#232;rent pas la transversalit&#233; du tourisme comme une opportunit&#233;, une continuit&#233; dans le champs du tourisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un rappel historique&lt;/strong&gt; avec des donn&#233;es statistiques prouvent si besoin en est, de dire que le secteur du tourisme peut &#234;tre consid&#233;r&#233;, comme le seul secteur au monde avec une capacit&#233; de r&#233;silience telle que, son d&#233;veloppement surprend nombres d'&#233;conomistes. Au cours des soixante derni&#232;res ann&#233;es, le tourisme international n'a pas cess&#233; de cro&#238;tre et de se diversifier. Il est devenu l'un des secteurs &#233;conomiques &#224; plus forte croissance dans le monde. Malgr&#233; des soubresauts sporadiques, le tourisme mondial a connu une croissance quasiment ininterrompue. En effet, les arriv&#233;es des touristes internationaux sont pass&#233;es de 25 millions dans le monde en 1950, &#224; 278 millions en 1980, puis &#224; 527 millions en 1995, avant d'atteindre 1 milliard 133 millions en 2014. De m&#234;me, les recettes du tourisme international engrang&#233;es par les destinations &#224; travers le monde ont bondi de 2 milliards de dollars des &#201;tats-Unis en 1950 &#224; 104 milliards de dollars en 1980, puis &#224; 415 milliards de dollars en 1995 pour se situer &#224; 1245 milliards de dollars en 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Selon l'Organisation Mondiale du Tourisme&lt;/strong&gt;, le tourisme international est le quatri&#232;me plus gros secteur d'exportation dans le monde derri&#232;re les carburants, la chimie et l'industrie alimentaire, et devant l'automobile ; dans de nombreux pays en d&#233;veloppement, il occupe m&#234;me la premi&#232;re place. Il constitue l'un des facteurs cl&#233;s du d&#233;veloppement, de la prosp&#233;rit&#233; et du bien-&#234;tre &#224; l'&#233;chelle mondiale. Source d'approvisionnement en devises, &#233;l&#233;ment d'extension du march&#233; int&#233;rieur, facteur de d&#233;veloppement des infrastructures, moyen de r&#233;sorption du ch&#244;mage et industrie qui int&#233;resse plusieurs secteurs de l'&#233;conomie, par ses effets d'entra&#238;nement, le tourisme attire l'attention de nombreux pays aussi bien industrialis&#233;s qu'en d&#233;veloppement. Les destinations sont toujours plus nombreuses &#224; travers le monde &#224; s'ouvrir au tourisme et &#224; investir dans ce secteur qui s'est converti en ressort essentiel du progr&#232;s socio&#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus des destinations de pr&#233;dilection traditionnelles d'Europe et d'Am&#233;rique du Nord, nous avons assist&#233; &#224; l'apparition de nombreuses nouvelles destinations. D&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1960, l'ONU et la Banque mondiale ont recommand&#233; aux pays en d&#233;veloppement pourvus d'attraits touristiques de consid&#233;rer le tourisme comme un facteur de d&#233;veloppement &#233;conomique &#224; m&#234;me d'&#234;tre int&#233;gr&#233; dans leurs plans de d&#233;veloppement. Un grand Expert de la Banque mondiale, affirme que &#171; le tourisme repr&#233;sente pour les pays en voie de d&#233;veloppement (PVD) le v&#233;ritable moteur de d&#233;veloppement, de la m&#234;me fa&#231;on que le fut l'industrie pour l'Europe du 19&#232;me si&#232;cle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, l'activit&#233; touristique mondiale, florissante, profite peu aux pays pauvres. En effet, qu'il s'agisse des entr&#233;es touristiques, des d&#233;parts en vacances, des recettes issues du tourisme ou des investissements touristiques, le tourisme est surtout l'apanage des pays riches. Dans ces pays, ont vu le jour, depuis le Seconde Guerre mondiale, de grands groupes touristiques qui op&#232;rent &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te et qui captent l'essentiel du flux touristique international et des recettes g&#233;n&#233;r&#233;es par les d&#233;placements de ces touristes. Par contre, les pays du tiers-monde et surtout ceux de l'Afrique, sont rest&#233;s en marge des ph&#233;nom&#232;nes touristiques. Ils n'ont pas pu constituer des sources d'&#233;mission des touristes en raison de la faiblesse du pouvoir d'achat de la population. Ils n'ont &#233;galement pas pu devenir d'importantes destinations touristiques faute d'infrastructures pour accueillir et h&#233;berger correctement la client&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Suivant les recommandations de la Banque mondiale&lt;/strong&gt; et s'inspirant de l'exp&#233;rience de l'Espagne, le Maroc, &#224; l'instar d'autres pays du Sud, a adopt&#233; le tourisme comme secteur prioritaire de ses choix &#233;conomiques d&#232;s la fin des ann&#233;es 1960. L'importance accord&#233;e au tourisme en tant que moyen de d&#233;veloppement du Maroc est telle que les pouvoirs publics lui ont accord&#233; une place privil&#233;gi&#233;e dans la planification &#233;conomique et sociale, et ce, d&#232;s le plan 1965-1967. A partir du d&#233;but des ann&#233;es 2000, les strat&#233;gies de d&#233;veloppement touristique du Maroc Vision 2010 et Vision 2020 ont r&#233;habilit&#233; la priorit&#233; du tourisme pour le d&#233;veloppement &#233;conomique du pays. Aujourd'hui, les r&#233;sultats enregistr&#233;s par le tourisme marocain sont encourageants avec plus de 216 386 lits en h&#244;tellerie class&#233;e, et plus de 10 millions de touristes internationaux. Pendant ce temps, qu'avons-nous fait ici au S&#233;n&#233;gal, de 1970 &#224; nos jours ! Il est imp&#233;ratif que nous nous inspirions du model Marocain et mieux avec le Benchmarking pour voir les meilleures pratiques au monde en termes de politique, de strat&#233;gie de planification, de gestion, de management et de promotion touristique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au niveau &#233;conomique&lt;/strong&gt;, comme nous l'avons soulign&#233; ci-dessus, la contribution de l'industrie touristique &#224; la croissance et au d&#233;veloppement &#233;conomiques est ind&#233;niable. Toutefois, le d&#233;veloppement de l'industrie touristique ne se r&#233;alise pas sans poser de probl&#232;mes. Se pose alors la question des impacts n&#233;gatifs du ph&#233;nom&#232;ne touristique (externalit&#233;s n&#233;gatives : inflation, effets socioculturels etc&#8230;). D'o&#249; la mont&#233;e en puissance des consid&#233;rations relatives au d&#233;veloppement touristique durable et des exigences de responsabilit&#233; sociale des acteurs intervenant dans l'industrie touristique (h&#244;teliers, restaurateurs, transporteurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au niveau manag&#233;rial&lt;/strong&gt;, les entreprises touristiques sont des entreprises de services. Elles devraient &#234;tre g&#233;r&#233;es comme &#8216;&#8216;les autres entreprises'' offrant des prestations de services. Selon les experts en management, les secrets de succ&#232;s de ces entreprises r&#233;sident, en premier lieu, dans les comp&#233;tences des clients internes, c'est-&#224;-dire du personnel de contact, et interpellent les pratiques d&#233;velopp&#233;es en marketing des services et en gestion des ressources humaines (marketing des ressources humaines). Ils d&#233;coulent, en second lieu, du choix du site d'implantation et, cons&#233;quence des facteurs cit&#233;s, de la capacit&#233; de l'entreprise touristique &#224; &#234;tre comp&#233;titive, &#224; innover et &#224; se diff&#233;rencier des comp&#233;titeurs. Rappelons, &#224; ce niveau, que l'industrie touristique mondiale, se d&#233;veloppant &#224; pas de g&#233;ants, est une activit&#233; tr&#232;s concurrentielle avec l'apparition continue de nouvelles destinations touristiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela &#233;tant, de nombreuses questions nous interpellent dans le cadre de notre r&#233;flexion, introspection entre autres. Nous pouvons citer les interrogations suivantes : Quels sont les secrets de la croissance rapide de l'industrie touristique mondiale ? Quelles sont les grandes tendances d'une telle industrie ? Le contexte g&#233;opolitique actuel ne devrait-il pas handicaper la dynamique de l'industrie touristique mondiale ? Le tourisme international est-il un facteur de d&#233;veloppement &#233;conomique pour les pays en qu&#234;te de voies de d&#233;veloppement ? Si oui, de quelle mani&#232;re le tourisme pourrait-il contribuer au d&#233;veloppement &#233;conomique des pays du Sud en particulier ? Quels enseignements peuvent &#234;tre tir&#233;s des exp&#233;riences des pays en mati&#232;re de d&#233;veloppement du tourisme et par le tourisme ? N'est-il pas plus b&#233;n&#233;fique, d'un point de vue &#233;conomique, pour les pays du Sud, de promouvoir le tourisme interne, le tourisme r&#233;gional, sous r&#233;gional, transfrontalier, le tourisme arabe, le tourisme religieux ? Qu'en est-il des fuites des recettes ? Comment les destinations du Sud peuvent-elles court-circuiter l'emprise des Tour-op&#233;rateurs et r&#233;aliser des &#233;conomies sur les fuites de devises ? Quel est l'impact du contexte g&#233;opolitique instable sur le tourisme dans le monde et dans les pays arabes en particulier ? Comment lutter contre le d&#233;s&#233;quilibre touristique r&#233;gional constat&#233; dans les pays du Sud ? Quelles sont les sp&#233;cificit&#233;s du management des entreprises touristiques ? Comment les destinations touristiques, en particulier celles &#233;mergentes, peuvent-elles d&#233;velopper leur attractivit&#233; ? Quelles sont les sp&#233;cificit&#233;s du management de l'innovation dans le tourisme ? Quels types de management peuvent &#234;tre d&#233;ploy&#233;s pour un tourisme durable ? Le r&#244;le des institutions dans le d&#233;veloppement de l'industrie touristique ? Les investissements directs &#233;trangers dans le tourisme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sans une bonne connaissance du tourisme et une parfaite compr&#233;hension des enjeux de la planification strat&#233;gique du secteur, nous ne saurions profiter de tout le potentiel qu'offre le tourisme. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouhamed Faouzou D&#232;me&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.setal.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Setal&lt;/a&gt;, 10 d&#233;cembre 2016)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Internet : une opportunit&#233; pour se d&#233;velopper ou une bombe de destruction massive de nos modes de vie ? </title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
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&lt;p&gt;Selon WIKIPEDIA le terme &#171; Internet &#187; est d'origine am&#233;ricaine et d&#233;riv&#233; du concept d'internetting (en fran&#231;ais : interconnecter des r&#233;seaux) dont la premi&#232;re utilisation document&#233;e remonte en octobre 1972 par Robert E. Kahn au cours de la premi&#232;re ICCC (International conf&#233;rence on computer communication &#224; Washington. En effet, les origines exactes du terme &#171; Internet &#187;restent encore &#224; d&#233;terminer. Cependant, c'est le premier janvier 1983 que le nom &#171; Internet &#187; d&#233;j&#224; en usage pour l'ensemble (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon WIKIPEDIA le terme &#171; Internet &#187; est d'origine am&#233;ricaine et d&#233;riv&#233; du concept d'internetting (en fran&#231;ais : interconnecter des r&#233;seaux) dont la premi&#232;re utilisation document&#233;e remonte en octobre 1972 par Robert E. Kahn au cours de la premi&#232;re ICCC (International conf&#233;rence on computer communication &#224; Washington. En effet, les origines exactes du terme &#171; Internet &#187;restent encore &#224; d&#233;terminer. Cependant, c'est le premier janvier 1983 que le nom &#171; Internet &#187; d&#233;j&#224; en usage pour l'ensemble d'ARPANET et de plusieurs r&#233;seaux informatiques, est devenu officiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jadis, le continent africain pour des raisons multiples notamment g&#233;ographiques n'a pas pu prendre part activement &#224; la r&#233;volution industrielle. La mer et l'oc&#233;an ont &#233;t&#233; les v&#233;ritables obstacles naturels qui ont confin&#233; les africains dans les limites physiques du continent africain au moment o&#249; la r&#233;volution industrielle qui allait changer le destin des europ&#233;ens notamment celui de l'humanit&#233; se d&#233;roulait par au-del&#224; les mers et les oc&#233;ans en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des si&#232;cles apr&#232;s, l'av&#232;nement de &#171; l'internet &#187; a pulv&#233;ris&#233; les obstacles naturels et les fronti&#232;res entre les pays et entre les continents en basculant le monde dans un village plan&#233;taire o&#249; l'homme devient citoyen du monde. Viennent s'ajouter &#224; cela les corollaires r&#233;volutionnaires et transformationnels de &#171; l'Internet &#187; &#224; savoir : la d&#233;mocratisation de l'acc&#232;s aux diff&#233;rents savoirs et les possibilit&#233;s accrues du citoyen du monde d'entreprendre. L'&#233;conomie num&#233;rique est n&#233;e en cr&#233;ant de nouveaux chefs d'entreprises, de nouveaux types de m&#233;tiers contribuant ainsi &#224; la r&#233;duction du taux de ch&#244;mage et au d&#233;veloppement &#233;conomique, social et culturel mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal, l'analyse rapide de l'usage de &#171; l'Internet &#187; particuli&#232;rement des r&#233;seaux sociaux montre que les gens confondent souvent vie priv&#233;e et vie publique, s'en fichent de l'&#233;thique et du respect de la dignit&#233; humaine des cadavres de nos morts et cr&#233;ent fr&#233;n&#233;tiquement des albums de souvenirs et de formes d'existence dans les r&#233;seaux sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Vie publique et vie priv&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est connu presque de tous, mal pr&#233;par&#233;s &#224; l'usage correct de &#171; l'Internet &#187; suivant l'effet de mode en ignorant totalement les cons&#233;quences de leurs actes dans les r&#233;seaux sociaux, certains internautes n'arrivent pas &#224; faire la diff&#233;rence entre vie priv&#233;e et vie publique au point certains &#233;l&#233;ments de leur vie priv&#233;e se retrouvent dans leur vie publique. Ils mettent en ligne (Facebook, Google + twitter, Instagram, WhatsApp, et YouTube etc.) toute image qui tombe entre leurs mains. Ils ne peuvent mesurer l'immensit&#233; des cons&#233;quences qui r&#233;sulteraient d'un tel usage de &#171; l'internet &#187; sur leur vie futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, &#224; la lumi&#232;re des comptes rendus des journaux sur les faits divers, on note deux types de profil d'usagers correspondant &#224; deux types de situation observ&#233;e. Premi&#232;re situation : c'est le cas du citoyen du monde qui poste lui-m&#234;me de son propre chef des images &#224; caract&#232;re priv&#233; de sa famille ou de lui-m&#234;me en tant que individu consciemment ou inconsciemment dans les r&#233;seaux sociaux. A quelle fin ? Lui seul peut r&#233;pondre &#224; cette question. Deuxi&#232;me situation : les images &#224; caract&#232;re priv&#233; sont post&#233;es par quelqu'un d'autre dans l'intention de nuire &#224; autrui, c'est le cas des affaires de DIOMBASSE DIAW de Matam, de l'adjoint au Maire de la M&#233;dina, des jeunes filles de Grand Yoff et des Parcelles assainies jouant &#224; la pornographie et de &#171; Goudi Town &#187; etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je pense, enregistrer quelqu'un ou le filmer ou le photographier &#224; son insu dans une situation priv&#233;e et s'en servir comme &#233;l&#233;ment de chantage ou mettre le produit en ligne dans le sens de d&#233;truire l'image d'autrui est un acte ignoble et criminel qui doit s&#233;v&#232;rement &#234;tre puni. Par ailleurs, quel que soit le r&#233;seau social ou le moteur de recherche utilis&#233; par l'internaute (Facebook, twitter, WhatsApp, Instagram, Google et YouTube) il est important pour celles et ceux qui ne savent pas de quoi il s'agit, de s'approcher de la commission nationale des donn&#233;es personnelles pour savoir plus sur ses droits et obligations &#224; l'aune de l'encadrement juridique mis en place par l'Etat du S&#233;n&#233;gal pour les prot&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. M&#233;pris de l'&#233;thique et non-respect de la dignit&#233; humaine des cadavres de nos morts&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les morts pouvaient parler, ils auront beaucoup &#224; reprocher aux vivants notamment &#224; leurs parents, &#224; leurs sympathisants et aux medias qui versent dans le sensationnel &#224; l'occasion de leur c&#233;r&#233;monie fun&#233;raire. Ils sont morts ne pouvant rien dire, rien faire, on les filme ou on les photographie comme on veut. Personne ne parle. Comme si c'&#233;tait naturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est en pr&#233;sence, au jour d'hui, non sans le regretter d'un nouveau type de paparazzi qui ne guette pas les vivants mais les cadavres des morts pour les photographier ou les filmer &#224; toutes les &#233;tapes. Au lieu de se recueillir et penser &#224; sa propre mort, en tant que sujet mortel, ce &#224; quoi on assiste, c'est des gens, qui des individus &#171; lamda &#187; avec leur t&#233;l&#233;phone portable, qui, de photographes professionnels officiant pour des journaux munis de leurs appareils photo qui tirent sur les cadavres de nos morts sans oublier les cam&#233;ramans de t&#233;l&#233;vision qui font des prises de vues sans demander la permission &#224; personne. Pourquoi ? Et &#224; quelle fin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or la plus part de ces images sont retrouv&#233;es dans les r&#233;seaux sociaux telles quelles ont &#233;t&#233; prises sans aucune forme de mod&#233;ration. Cela d&#233;note, ce que je crois, le changement profond qui s'est op&#233;r&#233; dans notre soci&#233;t&#233;, notamment dans notre sensibilit&#233; en tant que soci&#233;t&#233; et notre rapport &#224; la mort, es qualit&#233; de personnes mortelles. Jadis, les gens avaient peur de la mort, c'est-&#224;-dire des cadavres, de nos jours, notre rapport &#224; la mort en milieu urbain particuli&#232;rement a beaucoup chang&#233;. La mort est devenue malheureusement un objet de curiosit&#233; mis en sc&#232;ne et une cible du nouveau type de paparazzi et de cam&#233;raman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A titre d'exemple, les images des d&#233;pouilles de Papa WEMBA (non drap&#233;), de Demba DIA (drap&#233;), de Deguene Chim&#232;re DIALLO (drap&#233;e) sont expos&#233;es sur le net sans que cela n'indigne personne comme si, nous sommes t&#233;tanis&#233;s contre la mort, incapables de sympathie, sans morale et sans &#233;thique. Les d&#233;pouilles de nos morts sont mitraill&#233;es par les appareils t&#233;l&#233;phoniques et photo et les cameras sans leur consentement et sans celui de leurs parents, de la pri&#232;re mortuaire en passant par le chemin qui les conduit au cimeti&#232;re et jusque dans la tombe. Au juste, qui sommes-nous devenus ? M&#234;me les blancs que nous imitons n'agissent pas comme &#231;a avec leurs morts. Bref ! Les cadavres de nos morts, ne m&#233;ritent-ils pas plus de respect ? A mon avis, si l'Etat doit prendre des mesures pour interdire cette pratique qui n'honore pas nos morts, pour autant, les professionnels du secteur ne doivent pas faire l'&#233;conomie de la r&#233;flexion sur le devenir de leur m&#233;tier respectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Recherche fr&#233;n&#233;tique d'images de souvenirs et de formes d'existence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut observer sans difficult&#233;s que chaque &#233;v&#232;nement de la vie humaine se pr&#233;sente, au jour d'hui, comme une occasion pour le citoyen du monde pour cr&#233;er son propre album de souvenirs c'est-&#224;-dire pour marquer sa pr&#233;sence et communiquer sur les r&#233;seaux sociaux. Tous les moyens sont bons pour y arriver. Et chacun y va de son feeling, de son intention de communiquer et du type d'appareil dont il dispose (t&#233;l&#233;phone, tablette, appareil photo) pour figer &#224; jamais son histoire personnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces photos ou images que le citoyen du monde partage avec ses amis ou le monde entier selon le r&#233;seau, lui conf&#232;rent une forme d'existence publique dans les r&#233;seaux sociaux et de reconnaissance &#224; travers la mention &#171; j'aime &#187; ou de libre commentaire souvent dithyrambique dans son journal. En substance, le citoyen du monde devient auteur, metteur en sc&#232;ne et acteur de sa propre vie. Il t&#233;moigne au m&#234;me titre que les journalistes des &#233;v&#232;nements auxquels il participe mais avec des objectifs diff&#233;rents. Il ne se contente plus de consommer l'information, il devient un fournisseur c'est &#224; dire un &#171; journaliste citoyen &#187; dont personne ne reconnait le statut. Enfin, si &#171; l'Internet &#187; est une opportunit&#233; &#224; saisir par les pays africains pour se d&#233;velopper, il est &#233;galement une bombe de destruction massive de nos modes de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Baba Gall&#233; DIALLO&lt;br class='manualbr' /&gt;Email : bbgd70@yahoo.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.senenews.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Senenews&lt;/a&gt;, 20 novembre 2016)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La carte nationale d'identit&#233; est une obligation de l'Etat et dans ses pr&#233;rogatives d'&#233;tablir une &#224; tout citoyen s&#233;n&#233;galais &#226;g&#233; au moins de 5 ans</title>
		<link>https://www.osiris.sn/La-carte-nationale-d-identite-est.html</link>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

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&lt;p&gt;La carte nationale d'identit&#233; est une obligation de l'Etat et dans ses pr&#233;rogatives d'&#233;tablir une &#224; tout citoyen s&#233;n&#233;galais &#226;g&#233; au moins de 5 ans. Mais voil&#224; qu'actuellement au S&#233;n&#233;gal, c'est la croix et la banni&#232;re pour se procurer une carte nationale d'identit&#233;, apr&#232;s 56 ans d'ind&#233;pendance. Mais o&#249; sont donc, les progr&#232;s et les avanc&#233;es r&#233;alis&#233;s depuis lors par la R&#233;publique, si nous en sommes encore l&#224; ? Et cependant, c'est une pi&#232;ce indispensable &#224; tout citoyen dans une R&#233;publique qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La carte nationale d'identit&#233; est une obligation de l'Etat et dans ses pr&#233;rogatives d'&#233;tablir une &#224; tout citoyen s&#233;n&#233;galais &#226;g&#233; au moins de 5 ans. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais voil&#224; qu'actuellement au S&#233;n&#233;gal, c'est la croix et la banni&#232;re pour se procurer une carte nationale d'identit&#233;, apr&#232;s 56 ans d'ind&#233;pendance. Mais o&#249; sont donc, les progr&#232;s et les avanc&#233;es r&#233;alis&#233;s depuis lors par la R&#233;publique, si nous en sommes encore l&#224; ? Et cependant, c'est une pi&#232;ce indispensable &#224; tout citoyen dans une R&#233;publique qui se respecte, car elle sert &#224; identifier chacun de nous. Une telle pi&#232;ce doit &#234;tre d&#233;livr&#233;e obligatoirement et gratuitement &#224; chaque citoyen, par l'Etat. Une telle obligation r&#233;publicaine ne devrait souffrir, dans le principe, d'aucun manquement de la part d'un Etat de droit r&#233;pondant bien de cela et suffisamment responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;vidence, une telle situation, anachronique, est un v&#233;ritable scandale, un recul de la R&#233;publique et de la citoyennet&#233;. Elle est inexplicable et inacceptable, surtout, &#224; l'&#232;re du num&#233;rique. Bizarrement, au S&#233;n&#233;gal, il est devenu pr&#233;sentement, plus facile d'obtenir un passeport, un document non indispensable, qu'une carte nationale d'identit&#233; qui, elle, est obligatoire, indispensable et doit &#234;tre gratuitement d&#233;livr&#233;e, car elle sert dor&#233;navant de document pour circuler librement au sein de la CDEAO et de carte d'&#233;lecteur. Assur&#233;ment, cette faute est gravissime dans une R&#233;publique consacr&#233;e, signifie un &#233;chec lamentable injustifiable, qui n'incombe &#224; personne d'autre que le gouvernement de la R&#233;publique. Un tel manquement si grave d&#233;montre incontestablement, l'insuffisance notoire du progr&#232;s technologique accompli par notre pays. Il donne &#233;galement, la preuve que notre pays patauge encore dans l&#8216;archa&#239;sme du si&#232;cle dernier, au vu de tous ses importants rendez-vous qu'il manque, et qui sont justifi&#233;s par son sous-&#233;quipement dans le domaine technologique. Bien entendu, au-del&#224; des discours flagorneurs et vaniteux, qui nous placent toujours devant tous les autres, virtuellement. Par ailleurs, cela prouve aussi, que notre pays ne prend pas s&#233;rieusement en compte, la pleine mesure de l'ordre des priorit&#233;s dans l'ex&#233;cution des t&#226;ches d'envergure nationale. Il ne consid&#232;re pas non plus, comme prioritaires, les avanc&#233;es technologiques et la ma&#238;trise de l'outil informatique ou de TIC, dans le d&#233;veloppement &#233;conomique, social voire dans tous les domaines d'activit&#233;s de notre &#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce moment pr&#233;cis, et &#224; la veille des prochaines &#233;lections l&#233;gislatives, les S&#233;n&#233;galais rencontrent encore, toutes les peines du monde pour se procurer leur pi&#232;ce d'identit&#233; nationale. Et le plus cocasse, c'est qu'il est pratiquement impossible aux citoyens, de mettre la main une autorit&#233; comp&#233;tente, comme interlocutrice valable et capable de vous fournir des renseignements fiables, sur cette n&#233;buleuse affaire de confection de la carte d'identit&#233; num&#233;rique de la CDEAO. Cette affaire, &#224; n'en pas douter, sent une man&#339;uvre qui ne dit pas son nom. Mais, le temps &#233;tant le meilleur juge, laissons au temps le temps, pour qu'il nous dise, ce qu'il adviendrait demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut signaler au passage, que la situation est d'autant plus grave, parce que les cartes nationales d'identit&#233; en cours, ne seront plus normalement valables, &#224; partir de fin d&#233;cembre 2016. Cette date &#233;tant en principe, la fin de sa prorogation. Par cons&#233;quent, dans moins de deux mois, elles seront forcloses. Par ailleurs, comment, un gouvernement vraiment conscient de ses responsabilit&#233;s ; et dont les dirigeants voudraient se faire respecter par ses concitoyens, peut-il, agir de la sorte ? A savoir &#224; moins de deux mois d'expiration de la validit&#233; des CNI en cours et &#224; 7 mois d'importantes consultations &#233;lectorales, que sont les prochaines l&#233;gislatives, &#234;tre dans l'incapacit&#233; non seulement, d'&#233;tablir une carte nationale d'identit&#233; en bonne et due forme aux citoyens, mais d'expliquer m&#234;me clairement, &#224; ces derniers, comment, o&#249; et quelle proc&#233;dure normale doit-on suivre pour se faire confectionner sa nouvelle carte d'identit&#233; ? Est-ce cela, qu'on appellerait &#234;tre sur la voie de l'&#233;mergence ? Absolument non !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Habituellement, comme pour le passeport, l'&#233;tablissement de la CNI dans les villes relevait des services de la Police nationale, et hors des agglom&#233;rations, par la Gendarmerie nationale, mais sous la direction et supervision de la DAF. Mais, par inadvertance, sans que l'on ne sache pour quelle raison ou quelle motivation, l'Etat a subitement modifi&#233; la donne, en installant dans les locaux des pr&#233;fectures et sous-pr&#233;fectures la confection et la d&#233;livrance de la carte d'identit&#233; num&#233;rique CDEAO, qui recouvre une double, voire triple fonctions actuellement, car au-del&#224; de servir d'identification, elle sert aussi de carte d'&#233;lecteur et de passeport pour circuler dans la CDEAO. D'o&#249;, la preuve de son importance capitale et aussi de son indispensabilit&#233; pour le citoyen de la CDEAO. Ce transfert ne s'est jamais fait auparavant, sauf, peut-&#234;tre, dans des cas de force majeure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, &#233;tant donn&#233; que cette pr&#233;rogative est et demeure toujours du ressort de la Direction de l'Automatisation des Fichiers (DAF) et comme il est bien pr&#233;cis&#233; par ce qui suit : &#171; Pour mener &#224; bien ses missions, la DAF dispose des moyens ci-apr&#232;s : un budget de fonctionnement et d'investissement ; des ressources humaines ; des ressources mat&#233;rielles. &#187; Donc, c'est clair, la DAF a une mission bien d&#233;termin&#233;e et pr&#233;cise, dans laquelle figure parfaitement la confection dde la CNI : &#171; La DAF s'occupe de la confection de la CNI pour le compte de la Direction g&#233;n&#233;rale de la Police Nationale (DGPN)&#8230;. &#187;. Par cons&#233;quent, &#171; La DAF est charg&#233;e de la gestion des fichiers de population &#224; but non policier au niveau d'un centre unique de traitement de l'information du Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur et de la S&#233;curit&#233; Publique. &#187; .Pourquoi d&#232;s lors, cette op&#233;ration d'envergure nationale et sp&#233;cifique a &#233;t&#233; d&#233;log&#233;e des enceintes sous contr&#244;le de la DAF, pour &#234;tre transf&#233;r&#233;e dans les locaux si exigus des pr&#233;fectures et sous-pr&#233;fectures ? Alors qu'il aurait simplement fallu, comme en 2006, installer suffisamment de commissions permanentes, itin&#233;rantes et mobiles dans les communes, les quartiers, etc. &#224; travers tout le pays pour faire convenablement le travail dans les meilleures conditions pour tous. Ce qui rapprocherait, l'administration de ses administr&#233;s. Autrement dit, un service public doit &#234;tre &#224; la port&#233;e du citoyen, donc &#224; sa proximit&#233; la plus imm&#233;diate, pour le servir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A propos des Commissions, qui assur&#233;ment, se trouvent &#234;tre pr&#233;sentement, l'unique solution la plus adaptable, face &#224; l'urgence et au r&#232;glement de cet &#233;pineux probl&#232;me. Ces Commissions le r&#233;gleraient dans les meilleurs d&#233;lais, si toutefois, elles &#233;taient dot&#233;es effectivement, de mat&#233;riels ad&#233;quats et suffisants, et bien s&#251;r, en ressources humaines de qualit&#233;, afin d'ex&#233;cuter dans les meilleures conditions et avec assurance, cette mission nationale si importante et actuellement prioritaire. Surtout, au vu de son caract&#232;re urgent et compte tenu du court d&#233;lai qui nous s&#233;pare de la prescription imminente des actuelles CNI. Pour cette raison majeure, le gouvernement doit, toutes affaires cessantes, prendre &#224; bras-le-corps la question de la confection de la CI CDEAO, en mettant tout en &#339;uvre pour son r&#232;glement sans d&#233;lai. Car, actuellement, cette t&#226;che est prioritaire sur tout. A cet effet, c'est le pr&#233;sident de la R&#233;publique qui est interpel&#233; et c'est lui qui doit prendre toutes ses responsabilit&#233;s, en intimant l'ordre au ministre de l'Int&#233;rieur pour qu'il rectifie le tir, avant qu'il ne soit trop tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se demande d'ailleurs, comment l'Etat a pu perdre de vue, na&#239;vement, l'ampleur, l'importance et le caract&#232;re urgent que repr&#233;sente cette t&#226;che majeure, au point de ne pas lui accorder toute la priorit&#233; requise et qu'elle m&#233;rite largement ? Pour s'acquitter d'une t&#226;che aussi capitale, on devrait, &#224; l'&#233;vidence, affecter aux Commissions habilit&#233;es, tous les moyens n&#233;cessaires &#224; l'ex&#233;cution convenable de leur mission. Et, Pr&#233;sentement, dans les pr&#233;fectures o&#249; se confectionnent le carte d'identit&#233;, on y trouve qu'un nombre d&#233;risoire de machines, sans parler du nombre infime de pr&#233;fectures et sous pr&#233;fectures par rapport &#224; l'importance de la population, &#224; prendre en charge. En connaissance de cause de tout cela, le gouvernement devait savoir pertinemment, s'il n'&#233;tait pas aussi na&#239;f et peu clairvoyant, que cette op&#233;ration allait &#233;chouer lamentablement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat, &#233;videmment, ne s'est pas fait attendre. Ainsi, la cons&#233;quence logique qui s'en est suivie naturellement, c'est que la confection de la carte d'identit&#233; num&#233;ris&#233;e de la CDEAO se fait au compte gouttes, par faute de centres n&#233;cessaires et suffisants, de ressources humaines comp&#233;tentes pour ex&#233;cuter un tel travail, qui exige bien de la technicit&#233;, de mat&#233;riels technologiques n&#233;cessaires, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En prenant comme exemple la sous pr&#233;fecture de Ngor, qui regroupe les Communes de Ouakam, Ngor et Yoff, selon certaines rumeurs recueillies aupr&#232;s de sources, non v&#233;rifiables, puisque celles officielles sont introuvables et aphones, les citoyens devraient se pr&#233;senter &#224; la sous pr&#233;fecture entre 2 heures et 3 heures du matin, s'ils veulent &#234;tre pris en charge. Ensuite, le centre ne prendrait qu'une soixantaine de personnes par jour sur une population concern&#233;e d'environ 100000 (cent mille) habitants. Mais qu'en est-il au juste ? Nul ne le sait, puisque le Gouvernement n'a pas jusque-l&#224;, communiqu&#233; les bonnes, pr&#233;cises et fiables informations, en direction des populations concern&#233;es. Cette mani&#232;re de proc&#233;der a bien l'air d'un sabotage ou alors, d&#8216;une mauvaise volont&#233; manifeste pour d&#233;courager les citoyens &#224; se faire &#233;tablir une pi&#232;ce d'identit&#233; et d'&#233;lecteur, que la loi oblige &#224; l'Etat de d&#233;livrer &#224; chaque citoyen, obligatoirement et gratuitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, ce sont l&#224;, les signes, les tares et les pratiques d'une gestion lib&#233;rale, fonci&#232;rement informelle de l'Etat qui subsistent encore, et dont l'actuel r&#233;gime de Macky Sall, le m&#234;me que son pr&#233;d&#233;cesseur, refuse ou n'entend pas de rompre d'avec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de cette cacophonie, soubassement d'un scandale prochain, on peut bien pr&#233;sager d'une anguille sous roche, mais aussi et peut-&#234;tre un pr&#233;texte d'un &#233;ventuel motif de report des prochaines l&#233;gislatives de mai ou juin 2017. Alors, que personne ne soit surpris ou &#233;tonn&#233; demain, d'apprendre une pareille nouvelle. Comme si l'on nous pr&#233;parait &#224; une mauvaise surprise, cet imbroglio, pourrait &#234;tre un motif pour nous mettre devant le fait accompli d'un report sine die des l&#233;gislatives, pour faute de carte d'identit&#233; et d'&#233;lecteur. Ou alors, d'organiser en catimini, des &#233;lections tronqu&#233;es, truqu&#233;es, frauduleuses, qui pourraient provoquer des troubles regrettables. Alors que l'Etat avait tout le temps devant lui pour bien les pr&#233;parer dans le calme et la transparence totale. Je reprends &#224; travers cette contribution, l'adage qui dit : &#171; Mieux vaut pr&#233;venir que gu&#233;rir &#187; En tout &#233;tat de cause, la balle est actuellement dans le camp du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dakar, le 17/11/2016&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mandiaye Gaye&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.dakaractu.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dakar Actu&lt;/a&gt;,18 novembre 2016)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>TNT : Qui en veut &#224; EXCAF ? Les vraies raisons du lynchage m&#233;diatique</title>
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		<dc:date>2016-11-17T21:51:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il y a de cela un an, presque jour pour jour, j'avais &#233;crit une contribution relay&#233;e par la presse sur une campagne d&#233;nigrement du groupe Excaf par des forces tapies dans l'ombre qui ne lui pardonnent pas d'avoir &#233;t&#233; choisi pour conduire le projet de migration de la TNT au S&#233;n&#233;gal. Depuis lors, beaucoup d'eau a coul&#233; sous le pont. En tant que vieil ami de feu Ben Bass, je ne peux rester impassible devant l'injustice qui frappe ce groupe s&#233;n&#233;galais qui existe depuis 1972 soit 44 ans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a de cela un an, presque jour pour jour, j'avais &#233;crit une contribution relay&#233;e par la presse sur une campagne d&#233;nigrement du groupe Excaf par des forces tapies dans l'ombre qui ne lui pardonnent pas d'avoir &#233;t&#233; choisi pour conduire le projet de migration de la TNT au S&#233;n&#233;gal. Depuis lors, beaucoup d'eau a coul&#233; sous le pont. En tant que vieil ami de feu Ben Bass, je ne peux rester impassible devant l'injustice qui frappe ce groupe s&#233;n&#233;galais qui existe depuis 1972 soit 44 ans aujourd'hui et qui emploie plus de 500 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant appris par la presse, les pr&#233;tendus d&#233;boires de Sidy Diagne, le patron du groupe EXCAF, j'ai pris mon t&#233;l&#233;phone et appel&#233; l'int&#233;ress&#233; pour en avoir le c&#339;ur net. Grande a &#233;t&#233; ma surprise d'apprendre que Sidy Diagne n'a jamais &#233;t&#233; devant le juge, ni entendu sur les faits encore moins mis sous libert&#233; provisoire comme plusieurs m&#233;dias l'avaient annonc&#233;. A la question de savoir pourquoi EXCAF ne publie pas de d&#233;menti ? Il me r&#233;pond &#171; cette guerre d&#233;passe ma propre personne et je ne peux pas me permettre de me tromper de combats&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Franchement, il faut d&#233;sesp&#233;rer des m&#233;dias s&#233;n&#233;galais et des journalistes v&#233;reux. Comment peut-on vouloir d&#233;truire un p&#232;re de famille &#224; ce point ? Pourquoi a-t-on v&#233;hicul&#233; cette information dans la presse ? et qui a &#233;t&#233; &#224; l'origine, et pour quel int&#233;r&#234;t ? Pourquoi vouloir co&#251;te que co&#251;te affaiblir une soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise dont le seul tort est d'avoir remport&#233; haut la main une comp&#233;tition devant des multinationales et des lobbies &#233;trangers et de mener &#224; bien cette mission ? Les auteurs de cette campagne de d&#233;nigrement veulent certainement salir le PDG d'Excaf et sa famille pour d&#233;cr&#233;dibiliser le groupe aux yeux de l'opinion et des autorit&#233;s &#233;tatiques. Le timing du lynchage m&#233;diatique semble &#234;tre bien calcul&#233;. En effet, c'est durant le s&#233;jour d'une d&#233;l&#233;gation de haut niveau de l'IUT au S&#233;n&#233;gal que ces articles de presse ont &#233;t&#233; curieusement publi&#233;s. Curieuse co&#239;ncidence ! Le satisfecit que l'UIT a d&#233;cern&#233; &#224; Excaf, apr&#232;s la visite du centre technique de la TNT est venu sonner le glas aux d&#233;tracteurs du groupe de feu Ben Bass.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de la TNT touche &#224; sa fin avec plus de 92% du territoire couvert, plus de 16 milliards investis sur fonds propres, apr&#232;s d&#233;sistement des banques qui subissent la pression de multinationales dont le cauchemar est de voir le mod&#232;le s&#233;n&#233;galais s'&#233;tendre dans la sous-r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, Le S&#233;n&#233;gal est le seul pays de la CEDEAO &#224; avoir atteint ce niveau de r&#233;alisation sans aucune aide ni subvention de l'Etat du S&#233;n&#233;gal. La TNT n'a rien co&#251;t&#233; au contribuable s&#233;n&#233;galais car c'est le groupe EXCAF qui a pris seul d'&#233;normes risques pour prouver que l'expertise des soci&#233;t&#233;s s&#233;n&#233;galaises est av&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; ce que vit une soci&#233;t&#233; enti&#232;rement s&#233;n&#233;galaise qui fait face &#224; des puissants lobbies et &#224; une absence de soutien au niveau national. Malgr&#233; les obstacles et les difficult&#233;s n&#233;es de cette situation, Excaf va courageusement terminer sa part du job, il livrera &#224; l'Etat bient&#244;t une infrastructure dont les s&#233;n&#233;galais seront fiers. &lt;br class='autobr' /&gt;
Demain, il fera jour&#8230;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mamadou Dia, vieil ami de Ben Bass Diagne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.dakaractu.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dakar Actu&lt;/a&gt;, 17 novembre 2016)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La sonatel ou &#187; Sonalater &#187; ce monstre au service de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais !</title>
		<link>https://www.osiris.sn/la-sonatel-ou-sonalater-ce-monstre-au-service-de-l-imperialisme-francais.html</link>
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		<dc:date>2016-11-11T19:05:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voil&#224; une soci&#233;t&#233; dite nationale g&#233;r&#233;e par une multinationale fran&#231;aise dite orange, qui brille par la m&#233;diocrit&#233; de son service, l'arnaque de ses abonn&#233;s, et soutenue honteusement en cela par un gouvernement nul et assoiff&#233; par la recherche de gains faciles et malsains. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle est la soci&#233;t&#233; ayant une dimension nationale qui fait autant de b&#233;n&#233;fice ? &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;tat doit revoir sa copie sur le deal contract&#233; avec orange. C'est juste inadmissible que l'on fasse payer aux gens un service aussi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; une soci&#233;t&#233; dite nationale g&#233;r&#233;e par une multinationale fran&#231;aise dite orange, qui brille par la m&#233;diocrit&#233; de son service, l'arnaque de ses abonn&#233;s, et soutenue honteusement en cela par un gouvernement nul et assoiff&#233; par la recherche de gains faciles et malsains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle est la soci&#233;t&#233; ayant une dimension nationale qui fait autant de b&#233;n&#233;fice ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat doit revoir sa copie sur le deal contract&#233; avec orange. C'est juste inadmissible que l'on fasse payer aux gens un service aussi m&#233;diocre aussi pauvre, aussi nul que l'Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Internet au Senegal est tr&#232;s m&#233;diocre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Internet au Senegal co&#251;te cher !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La t&#233;l&#233;phonie est presque de nos jours gratuit &#224; travers le monde .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi l'&#233;tat, ce monstre, doit il vendre la licence 4G &#224; cent milliards de francs CFA ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'Etat est le peuple et c'est ce m&#234;me peuple qui utilise le net, pourquoi cette surench&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A qui profite finalement cette transaction !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne cesserons jamais de le dire et et de le d&#233;noncer, la t&#233;l&#233;communication au Senegal co&#251;te ch&#232;re, du seul fait de la gourmandise des gouvernants. Incapables de cr&#233;er un pi&#232;tre poste d'emploi ou d'usines capables d'utiliser cette abondante main d'&#339;uvre juv&#233;nile, le president Sall et sa bande d'incapables, se targuent sur ce qui para&#238;t plus simple, plus profitable et susceptible de les enrichir. Ce genre de transaction, cache d'&#233;normes irr&#233;gularit&#233;s et ob&#233;it &#224; des r&#232;gles immorales et d&#233;lictuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les s&#233;n&#233;galais et particuli&#232;rement ceux de la diaspora ne comprendront jamais, cette sale politique du president Sall &#224; vouloir rendre tout difficile aux fils de la diaspora.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde sait qu'&#224; l'heure actuelle, la communication par le net, &#224; partir de logiciel invent&#233; par de grands penseurs, a fini de changer le monde. Facebook, what's app, Viber, Imo , etc . Toutes ses applications fonctionnent &#224; partir de l'Internet. Leur utilisation est free ! Mais voil&#224; que nos dirigeants, en complicit&#233; avec la sonatel ou orange, brouillent d&#233;lib&#233;r&#233;ment le r&#233;seau ! C'est inadmissible, c'est honteux et c'est simplement criminel. Les gens sont abonn&#233;s &#224; ce service et payent leur facture mensuel, pourquoi alors, le leur priver ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; sont les associations de consommateurs sens&#233;s d&#233;fendre, ces victimes d'un vol et d'une injustice, ing&#233;nieusement entretenus sur le dos des s&#233;n&#233;galais, par le president Sall et Orange ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madere fall&lt;br class='manualbr' /&gt;CPASA&lt;br class='manualbr' /&gt;USA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://senexalaat.com/l&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sene Xalaat&lt;/a&gt;, 11 novembre 2016&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pauvres anonymes...</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'av&#232;nement de l'Internet, et le d&#233;veloppement des r&#233;seaux sociaux, a favoris&#233; au Senegal la prolif&#233;ration d'une esp&#232;ce de virus d'une rare virulence : les anonymes du web. C'est une esp&#232;ce de microbes dont la nature et les conditions d'&#233;closion m&#233;ritent une attention toute particuli&#232;re en raison de leur nuisance sur les esprits non vaccin&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Essayons d'abord de caract&#233;riser l'anonyme du web type. Tout d'abord, c'est un l&#226;che : il masque son identit&#233; en se cr&#233;ant un &#171; pseudo &#187; qui lui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'av&#232;nement de l'Internet, et le d&#233;veloppement des r&#233;seaux sociaux, a favoris&#233; au Senegal la prolif&#233;ration d'une esp&#232;ce de virus d'une rare virulence : les anonymes du web. C'est une esp&#232;ce de microbes dont la nature et les conditions d'&#233;closion m&#233;ritent une attention toute particuli&#232;re en raison de leur nuisance sur les esprits non vaccin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essayons d'abord de caract&#233;riser l'anonyme du web type. Tout d'abord, c'est un l&#226;che : il masque son identit&#233; en se cr&#233;ant un &#171; pseudo &#187; qui lui permet des outrances dont il n'aurait eu jamais le courage d'assumer la paternit&#233; &#224; visage d&#233;couvert. Fort de cette impunit&#233;, garantie &#224; peu de frais, notre virus colporte, sans retenue, les rumeurs et les m&#233;disances et s'autorise &#224; &#233;mettre un avis( souvent pas &#233;clair&#233;) sur tout, tous et toutes. Il n'est donc pas intelligent, l'anonyme du web. Son exercice favori est la r&#233;plique. Souvent hors sujet, son but n'est pas de contribuer au d&#233;bat mais de le polluer. Ignorant qui s'ignore, et ce n'est que justice, l'insulte est son seul argument. &#201;tant l'acteur d'une trag&#233;die dont il est, &#224; la fois le seul acteur et le seul spectateur, l'anonyme du web est le seul &#224; se...reconna&#238;tre. Il n'existe donc que par et pour lui-m&#234;me. Il est, ainsi, l'unique au monde &#224; se satisfaire de la jouissance morbide de ses...&#233;bats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est, et reste, seul face &#224; son clavier, se d&#233;foulant sur des personnes qui ignorent jusqu'&#224; son existence. Tragique condition qui fait de lui, quant au fond, la victime ultime de ses outrances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paroxysme de cette d&#233;raison est atteint lorsque l'anonyme du web se dote de plusieurs &#171; pseudos &#187;... Il n'est plus seul ! Il est plusieurs. Cette d&#233;multiplication de la personnalit&#233;, ajout&#233;e au chaos de ce que l'on ne peut appeler que sa &#171; pens&#233;e &#187;, conforte un univers mental o&#249; il se joue plusieurs r&#244;les &#224; la fois. Parfois il est le h&#233;ros et l'anti-h&#233;ros en m&#234;me temps ! Lorsqu'au bout d'une longue journ&#233;e de s&#233;vices sur le web il croule de sommeil, il est hant&#233; par la vacuit&#233; de son existence face &#224; la r&#233;ussite de ceux qu'il s'&#233;puise &#224; vouloir nuire &#224; partir de son cyber crasseux ou via son smartphone inintelligent...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comble du ridicule, l'anonyme du web est parfois un piteux employ&#233; de commanditaires qui ne peuvent, ni ne veulent, se salir les mains &#224; ces sales besognes. Ils lui financent l'achat de cr&#233;dit t&#233;l&#233;phonique pour les &#171; wakh sa khalatt &#187;et des pass internet pour les forums avec, comme seule mission, de dire le plus de mal possible sur leurs ennemis suppos&#233;s. L'anonyme du web est donc aussi un pauvre type : Il se peut en effet qu'il soit de l'un de ceux qui vous sourient ou broutent dans vos p&#226;turages. Il tend l'oreille dans vos cercles intimes et se d&#233;masque devant son clavier pour &#234;tre le vrai lui-m&#234;me : b&#234;te et m&#233;chant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, une prophylaxie rigoureuse s'impose pour &#233;riger un code de conduite sur les diff&#233;rents foras du web, espaces pollu&#233;s par des esprits indigents qui leur donnent l'allure d'asiles mentaux &#224; ciel ouvert. Il est imp&#233;ratif, pour les dou&#233;s d'intelligence, d'aller &#224; la reconqu&#234;te de ces aires du Savoir et d'&#233;changes de civilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Haro donc sur les anonymes, l&#226;ches et malfaisants, qui encombrent les r&#233;seaux sociaux bien dignes d'un meilleur usage !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement que les anonymes du web n'existent, au fond, que dans leur propre imagination : Qui reconna&#238;trait un anonyme, mis&#233;rable virus des temps modernes ? Pas moi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amadou Tidiane Wone&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.lesoleil.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Soleil&lt;/a&gt;, 7 novembre 2016)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La probl&#233;matique de la protection des donn&#233;es personnelles</title>
		<link>https://www.osiris.sn/la-problematique-de-la-protection-des-donnees-personnelles.html</link>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les donn&#233;es personnelles correspondent &#224; toute information relative &#224; une personne physique identifi&#233;e ou qui peut &#234;tre identifi&#233;e, directement ou indirectement, par r&#233;f&#233;rence &#224; un num&#233;ro d'identification ou &#224; un ou plusieurs &#233;l&#233;ments qui lui sont propres. Aujourd'hui, la probl&#232;matique de la protection des donn&#233;es personnelles est plus que jamais d'actualit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
S'il est ais&#233; d'imaginer que nous sommes tous fich&#233;s par l'Etat et les organismes qui lui sont rattach&#233;s (s&#233;curit&#233; sociale, fisc, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2016-.html" rel="directory"&gt;2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les donn&#233;es personnelles correspondent &#224; toute information relative &#224; une personne physique identifi&#233;e ou qui peut &#234;tre identifi&#233;e, directement ou indirectement, par r&#233;f&#233;rence &#224; un num&#233;ro d'identification ou &#224; un ou plusieurs &#233;l&#233;ments qui lui sont propres. Aujourd'hui, la probl&#232;matique de la protection des donn&#233;es personnelles est plus que jamais d'actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est ais&#233; d'imaginer que nous sommes tous fich&#233;s par l'Etat et les organismes qui lui sont rattach&#233;s (s&#233;curit&#233; sociale, fisc, police &#224; travers la carte nationale d'identit&#233;, la pr&#233;fecture lors de l'&#233;tablissement de la carte grise, le P&#244;le emploi, le m&#233;decin, etc.), par son employeur, par des associations ind&#233;pendantes (club de sport, association &#224; laquelle on fait un don, forum de discussion ou chat, etc.) ou encore par des soci&#233;t&#233;s commerciales (banque, assureurs, t&#233;l&#233;phonie, fichiers clients des commerces, etc.), on imagine moins &#234;tre fich&#233;s par des soci&#233;t&#233;s que l'on ne conna&#238;t pas. Et pourtant, les donn&#233;es personnelles circulent facilement soit contre r&#233;mun&#233;ration pour le titulaire du fichier, soit de mani&#232;re involontaire en cas notamment de piratage informatique ou de d&#233;tournement de la finalit&#233; d'un fichier ou encore par une mauvaise utilisation de l'internet et des r&#233;seaux sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure d'internet, du piratage informatique, de la tra&#231;abilit&#233;, du marketing-comportemental, du spam, du d&#233;veloppement de la biom&#233;trie, de la vid&#233;osurveillance, des p&#233;ages autoroutiers et d'autres technologies avanc&#233;es, la pr&#233;servation de sa vie priv&#233;e n'est pas ais&#233;e, et il est important dans ce monde connect&#233; d'&#234;tre prudent quant &#224; l'utilisation de l'internet, des outils tels que les r&#233;seaux sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La protection de la vie priv&#233;e est un droit fondamental garanti par la D&#233;claration universelle des droits de l'Homme. Dans une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique, la vie priv&#233;e est essentielle &#224; la mise en &#339;uvre d'autres droits fondamentaux, tels que les droits d'expression ou d'association. Or, de nombreux acteurs ont aujourd'hui int&#233;r&#234;t &#224; voir assouplie la protection de ce droit fondamental, afin d'augmenter la surveillance des citoyens ou de tirer profit des informations les concernant, par leur collecte, leur traitement, leur stockage et leur commerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pratiques, dangereuses pour nos libert&#233;s en ligne et hors ligne, sont particuli&#232;rement r&#233;pandues sur Internet. C'est pour cette raison qu'il est aujourd'hui crucial de poser le d&#233;bat de la protection des donn&#233;es personnelles afin de garantir une meilleure utilisation de l'internet et de ses d&#233;membrements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y&#233;ro Mamadou Guiss&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://yerosssenewebcom.seneweb.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le blog de Y&#233;ro Mamadou Guiss&#233;&lt;/a&gt;, 1er novembre 2016)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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