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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>L&#233;on Charles Ciss, Directeur commercil de la SONATEL : &#171; Les t&#233;l&#233;centres font 30% de notre chiffre d'affaires &#187; </title>
		<link>https://www.osiris.sn/leon-charles-ciss-directeur-commercil-de-la-sonatel-les-telecentres-font-30-de.html</link>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>T&#233;l&#233;centres/Cybercentres</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les t&#233;l&#233;centres occupent une place importante dans le dispositif &#233;conomique national. A tel point que la Soci&#233;t&#233; nationale de t&#233;l&#233;communications (Sonatel) a cr&#233;&#233; au mois de septembre dernier un nouveau service Distribution et partenariat (Dip) pour s'occuper exclusivement de leurs activit&#233;s qui g&#233;n&#232;rent 30% de son chiffre d'affaires.Pour vulgariser les Ntic aupr&#232;s des S&#233;n&#233;galais, la Sonatel pousse les g&#233;rants de t&#233;l&#233;centres &#224; h&#233;berger ou fournir des sites web de taille moyenne. Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-sud-ntic-no-6-du-lundi-15-janvier-2001-.html" rel="directory"&gt;Sud NTIC n&#176; 6 du lundi 15 janvier 2001&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-telecentres-cybercentres-+.html" rel="tag"&gt;T&#233;l&#233;centres/Cybercentres&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les t&#233;l&#233;centres occupent une place importante dans le dispositif &#233;conomique national. A tel point que la Soci&#233;t&#233; nationale de t&#233;l&#233;communications&lt;br class='autobr' /&gt;
(Sonatel) a cr&#233;&#233; au mois de septembre dernier un nouveau service Distribution et partenariat (Dip) pour s'occuper exclusivement de leurs activit&#233;s qui&lt;br class='autobr' /&gt;
g&#233;n&#232;rent 30% de son chiffre d'affaires.Pour vulgariser les Ntic aupr&#232;s des S&#233;n&#233;galais, la Sonatel pousse les g&#233;rants de t&#233;l&#233;centres &#224; h&#233;berger ou&lt;br class='autobr' /&gt;
fournir des sites web de taille moyenne. Les t&#233;l&#233;centres repr&#233;sentent 30% du chiffre d'affaires de la Soci&#233;t&#233; nationale de t&#233;l&#233;communications (Sonatel),&lt;br class='autobr' /&gt;
selon le directeur commercial, L&#233;on Charles Ciss.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant l'exercices 2000, le chiffre d'affaires de la Sonatel a &#233;t&#233; de 110 milliards de FCfa si on prend en compte la Sonatel mobile.Dans cette part, la&lt;br class='autobr' /&gt;
contribution des t&#233;l&#233;centres est de 33 milliards de FCfa. Pour cette ann&#233;e 2001, la projection est de 36 milliards de FCfa puisque la Sonatel pr&#233;voit de&lt;br class='autobr' /&gt;
faire un chiffre d'affaires de 120 milliards de FCfa. &#034;Les t&#233;l&#233;centres constituent pour la Sonatel le deuxi&#232;me grand secteur apr&#232;s les grandes&lt;br class='autobr' /&gt;
entreprises&#034;, explique le directeur commercial. Sur un parc de 210 000 lignes t&#233;l&#233;phoniques fixes, les t&#233;l&#233;centres repr&#233;sentent les 6%, soit 12 600 lignes,&lt;br class='autobr' /&gt;
selon les r&#233;sultats d'une &#233;tude sur les t&#233;l&#233;centres r&#233;alis&#233;e par les services de la Sonatel en juin 2000. Ces 12.600 lignes priv&#233;es sont partag&#233;es par 7&lt;br class='autobr' /&gt;
000 t&#233;l&#233;centres d&#233;nombr&#233;s par la Sonatel sur l'ensemble du territoire national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue de la &#171; moyenne du parc global de lignes t&#233;l&#233;phoniques &#187;, c'est la r&#233;gion de Tambacounda qui devance toutes les autres avec 13%, selon&lt;br class='autobr' /&gt;
les r&#233;sultats d'une &#233;tude dat&#233;e de juin 2000. Elle est suivie de Ziguinchor (11%,) alors que Saint-Louis, Kaolack et Thi&#232;s font chacune 9% . La r&#233;gion de&lt;br class='autobr' /&gt;
Dakar ferme la marche avec 5%. Mais si l'on consid&#232;re la &#171; densit&#233; t&#233;l&#233;phonique pour 100 habitants &#187;, c'est Dakar qui d&#233;tient le record avec 4,7%.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ziguinchor et Kolda sont derni&#232;res avec 0.42%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de la variable &#171; densit&#233; ligne t&#233;l&#233;centre pour 100 habitants &#187;, Dakar devance toutes les autres r&#233;gions avec 0,27%. Kaolack et Fatick ont&lt;br class='autobr' /&gt;
la plus faible densit&#233; avec 0,04%. Dakar occupe aussi la premi&#232;re place pour ce qui est du &#171; nombre de lignes t&#233;l&#233;centres par km2 &#187;, avec 11,52% alors&lt;br class='autobr' /&gt;
que la moyenne nationale est de 0,06%. Selon le directeur commercial de Sonatel, ces diff&#233;rents indicateurs montrent que les t&#233;l&#233;centres &#034;constituent&lt;br class='autobr' /&gt;
une v&#233;ritable r&#233;ponse sociale &#224; un type de demande de services t&#233;l&#233;phoniques&#034;en ce sens que m&#234;me des individus ayant une ligne t&#233;l&#233;phonique &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
domicile se rendent dans les t&#233;l&#233;centres pour t&#233;l&#233;phoner. Ils le font pour diverses raisons, parmi lesquelles on note g&#233;n&#233;ralement, la recherche de la&lt;br class='autobr' /&gt;
confidentialit&#233; de l'appel et la volont&#233; de contr&#244;ler son budget pour &#233;viter les factures &#233;lev&#233;es. Gr&#226;ce aux t&#233;l&#233;centres, &#034;le S&#233;n&#233;gal d&#233;tient le record&lt;br class='autobr' /&gt;
mondial en proportion de parcs&#034; c'est-&#224;-dire du meilleur rapport nombre de lignes publiques sur le nombre de lignes priv&#233;es, selon L&#233;on Charles Ciss.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce record est de 8%. La part des t&#233;l&#233;centres dans ce record est de 6%. Les 2% restants sont constitu&#233;s par les diff&#233;rents point phone install&#233;s dans&lt;br class='autobr' /&gt;
certains coins comme l'a&#233;roport, les h&#244;tels , certaines grandes art&#232;res etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prolif&#233;ration de t&#233;l&#233;centres peut s'expliquer par la relative facilit&#233; qu'il y a &#224; se lancer dans une telle entreprise pareille. En milieu urbain, quelque 630&lt;br class='autobr' /&gt;
000 FCfa suffisent comme capital de d&#233;part. En zone rurale, il faut 430 000 FCfa en moyenne, compte non tenu des frais li&#233;s &#224; l'&#233;quipement et &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'am&#233;nagement des cabines ( en page 1 les charges des g&#233;rants) . Cette somme est constitu&#233;e des frais d'installation d'une ligne t&#233;l&#233;phonique (23 000&lt;br class='autobr' /&gt;
FCfa), le prix d'un taxaplus (entre 80. 000 et 120 000 FCfa) et une caution de 500 000 FCfa , si on est en zone urbaine. En milieu rural, la caution est de&lt;br class='autobr' /&gt;
300. 000 FCfa. La facturation moyenne d'une ligne t&#233;l&#233;centre et de 150 000 FCfa alors que celle d'une ligne priv&#233;e varie entre 15 000 FCfa &#224; 20 000&lt;br class='autobr' /&gt;
FCfa en moyenne, selon les indications obtenues aupr&#232;s de la Sonatel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le mois de septembre dernier, la Sonatel offre aux t&#233;l&#233;centres les plus dynamiques un avantage dit &#171; avantage volume &#187;. Ainsi, &#224; partir de 125 000&lt;br class='autobr' /&gt;
FCfa, un rabais de 17% est accord&#233; au t&#233;l&#233;centre sur sa facture. Avec l'av&#232;nement des Nouvelles technologies de l'information et de la communication&lt;br class='autobr' /&gt;
(Ntic), la Sonatel compte s'appuyer, pour leur vulgarisation aupr&#232;s des S&#233;n&#233;galais, sur le dense r&#233;seau de t&#233;l&#233;centres. La direction commerciale de la&lt;br class='autobr' /&gt;
Sonatel est peu prolixe sur la strat&#233;gie que compte d&#233;velopper son entreprise en vue de la vulgarisation des Ntic au S&#233;n&#233;gal. &#034;Nous en sommes au&lt;br class='autobr' /&gt;
stade de la r&#233;flexion. Il y a quelques semaines ( le 22 novembre dernier, Ndlr), nous avons convi&#233; tous les g&#233;rants de t&#233;l&#233;centres &#224; une journ&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
nationale de r&#233;flexion. Cette rencontre nous a permis de les sensibiliser sur les Ntic en leur proposant quelques pistes de r&#233;flexions&#034;. Parmi celles-ci, on&lt;br class='autobr' /&gt;
note la possibilit&#233; d'ajouter &#224; leurs activit&#233;s classiques celles d'un fournisseur d'acc&#232;s ou encore h&#233;berger des sites de taille moyenne faite par exemple&lt;br class='autobr' /&gt;
par des jeunes &#233;coliers, des artisans et autres particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux accusations de beaucoup de g&#233;rants de t&#233;l&#233;centres selon lesquelles la Sonatel ne respecte pas la distance r&#233;glementaire entre deux&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;centres en d&#233;livrant des agr&#233;ments &#224; la pelle, le directeur commercial parle de confusion. &#034;Ils (les g&#233;rants de t&#233;l&#233;centres, Ndlr) posent un vrai&lt;br class='autobr' /&gt;
probl&#232;me mais le font mal. La Sonatel n'est pas le minist&#232;re du Commerce&#034;. Selon M. Ciss, il n'y a aucun texte qui lie la Sonatel dans ce sens.&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233;anmoins, cette derni&#232;re compte prendre en main ce dossier, a affirm&#233; son directeur commercial. &#034;Nous sommes entrain de r&#233;fl&#233;chir sur le concept&lt;br class='autobr' /&gt;
de contrat de franchise consistant &#224; donner aux t&#233;l&#233;centres une exclusivit&#233; dans la distribution des produits Sonatel sur un rayon donn&#233;&#034;. La Sonatel&lt;br class='autobr' /&gt;
compte ainsi r&#233;gler dans un proche avenir, le probl&#232;me pos&#233; par la trop grande proximit&#233; entre les t&#233;l&#233;centres, si les carences observ&#233;es persistent &#224; ce&lt;br class='autobr' /&gt;
niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant la r&#233;glementation sur les dimensions minimales d'un t&#233;l&#233;centre, &#224; savoir 12m2 , la Sonatel a des difficult&#233;s pour faire respecter sa d&#233;cision .&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; C'est toute la difficult&#233; qu'on rencontre quand on a une justice sans police &#187;, explique L&#233;on Charles Ciss. &#034;Chaque fois qu'on re&#231;oit une demande&lt;br class='autobr' /&gt;
d'agr&#233;ment, on envoie une mission sur les lieux pour v&#233;rifier si les dimensions r&#233;glementaires sont respect&#233;es et, pour la plupart, ce qu'on nous fait&lt;br class='autobr' /&gt;
visiter est acceptable. Mais une fois les lignes install&#233;es, le g&#233;rant utilise l'espace pour mener d'autres activit&#233;s commerciales&#034;, explique le directeur&lt;br class='autobr' /&gt;
commercial de Sonatel. Ce dernier ajoute qu'il leur arrive d&#232;s fois de r&#233;gulariser des cas plus par souci de laisser s'installer la fraude qu'autre chose.&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;on Charles Ciss compte sur la politique de &#171; contrat de franchise &#187;que compte d&#233;velopper plus tard la Sonatel pour r&#233;gler ce probl&#232;me. &#034;C'est parce &lt;br class='autobr' /&gt;
qu'on est conscient de tous ces probl&#232;mes auxquels on veut apporter des solutions que nous avons cr&#233;&#233; le service Distribution et partenariat (Dip) au&lt;br class='autobr' /&gt;
mois de septembre dernier. Cette structure s'occupe exclusivement des t&#233;l&#233;centres&#034;, affirme le directeur commercial de Sonatel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malick BA&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La d&#233;prime des g&#233;rants de t&#233;l&#233;centres </title>
		<link>https://www.osiris.sn/La-deprime-des-gerants-de.html</link>
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		<dc:date>2001-01-15T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>T&#233;l&#233;centres/Cybercentres</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les activit&#233;s des t&#233;l&#233;centres occupent pr&#232;s de 17.000 S&#233;n&#233;galais. Elles ont g&#233;n&#233;r&#233; en 2000 un chiffre d'affaires de 33 milliards Fcfa. Mais sur fond de cette importante contribution &#224; l'&#233;conomie nationale, les g&#233;rants connaissent une chute des revenus &#224; cause notamment de l'explosion incontr&#244;l&#233;e des t&#233;l&#233;centres. Au moment o&#249; les nouveaux services offerts int&#233;grent, de plus en plus, les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (Ntic) comme Internet. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'Association des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-sud-ntic-no-6-du-lundi-15-janvier-2001-.html" rel="directory"&gt;Sud NTIC n&#176; 6 du lundi 15 janvier 2001&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-telecentres-cybercentres-+.html" rel="tag"&gt;T&#233;l&#233;centres/Cybercentres&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les activit&#233;s des t&#233;l&#233;centres occupent pr&#232;s de 17.000 S&#233;n&#233;galais. Elles ont g&#233;n&#233;r&#233; en 2000 un chiffre d'affaires de 33 milliards Fcfa. Mais sur fond de&lt;br class='autobr' /&gt;
cette importante contribution &#224; l'&#233;conomie nationale, les g&#233;rants connaissent une chute des revenus &#224; cause notamment de l'explosion incontr&#244;l&#233;e des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;centres. Au moment o&#249; les nouveaux services offerts int&#233;grent, de plus en plus, les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication&lt;br class='autobr' /&gt;
(Ntic) comme Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'Association des g&#233;rants de t&#233;l&#233;centres vous informe qu'apr&#232;s concertation, le prix de l'unit&#233; passe de 75 Fcfa &#224; 100 Fcfa &#224; partir de ce lundi 24&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;cembre &#034;. Cette affiche a &#233;t&#233; appos&#233;e &#224; l'entr&#233;e de plusieurs t&#233;l&#233;centres des HLM Grand-Yoff, une zone situ&#233;e dans la proche banlieue dakaroise. La&lt;br class='autobr' /&gt;
mesure qu'elle institue n'est cependant rest&#233;e en vigueur que pendant un peu plus d'une semaine. Elle est ensuite annul&#233;e. Peu de g&#233;rants de&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;centres l'ont suivie. &#034;Nous avions, &#224; la suite d'une concertation, d&#233;cid&#233; d'augmenter les tarifs de communication de 25 francs. L'unit&#233; de&lt;br class='autobr' /&gt;
communication qui &#233;tait vendue &#224; 75 Fcfa devait passer &#224; 100 Fcfa. Mais je me rends compte que dans le quartier, beaucoup de g&#233;rants n'appliquent&lt;br class='autobr' /&gt;
pas la d&#233;cision . Ils sont revenus &#224; l'ancienne tarification de 75 francs qui est conforme aux revenus des clients. Je les ai suivis &#034;, explique une jeune&lt;br class='autobr' /&gt;
g&#233;rante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre d'abonn&#233;s au t&#233;l&#233;phone est important dans ces HLM Grand Grand-Yoff. A tel point qu'une demande d'abonnement de t&#233;l&#233;phone &#224; domicile&lt;br class='autobr' /&gt;
met souvent plus de 6 mois pour &#234;tre satisfaite, parfois plus. La zone est jug&#233;e &#171; satur&#233;e &#187; par les agents de la Sonatel. La densit&#233; de t&#233;l&#233;centres priv&#233;s y&lt;br class='autobr' /&gt;
est tout aussi &#233;lev&#233;e. Aussi, la concurrence est-elle vive entre les g&#233;rants. Des g&#233;rants ont baiss&#233; la tarification jusqu'&#224; 65 francs l'unit&#233;. En fait, dans le&lt;br class='autobr' /&gt;
contrat sign&#233; avec la Sonatel, les g&#233;rants ach&#232;tent l'unit&#233; de communication &#224; 50 francs. En outre, ils paient une taxe sur la valeur ajout&#233;e (TVA) de 20%.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela leur revient entre 60 et 65 francs cfa repr&#233;sentant ce qu'ils doivent verser &#224; la Sonatel. Libres &#224; eux d'appliquer la marge pr&#233;f&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, en commercialisant &#224; leur tour l'unit&#233; de communication vendue par la Sonatel, ils ont la possibilit&#233; de fixer un tarif allant jusqu'&#224; 105 francs. C'est&lt;br class='autobr' /&gt;
le prix maximum. Ils ne peuvent pas le d&#233;passer. A l'exp&#233;rience, les tarifs pratiqu&#233;s dans les t&#233;l&#233;centres, c'est &#224; la carte. Les difficult&#233;s des g&#233;rants de&lt;br class='autobr' /&gt;
Grand-Yoff &#224; s'entendre sur une tarification unique donnent une id&#233;e de la forte concurrence qui est de mise dans cette corporation. Celle-ci conna&#238;t,&lt;br class='autobr' /&gt;
depuis quelques temps, une chute des revenus due &#224; l'augmentation du nombre de cabines. Et depuis quelques mois, &#224; l'arriv&#233;e sur le march&#233; de&lt;br class='autobr' /&gt;
nouveaux produits qui font d&#233;serter les cabines. Ainsi, &#224; la vue d'une carte de t&#233;l&#233;phone pr&#233;pay&#233;e &#171; Nopal&#233; &#187;, Iba, un g&#233;rant affirme, interloqu&#233; : &#034;Voil&#224; l'une&lt;br class='autobr' /&gt;
des raisons pour lesquelles nous avons des difficult&#233;s&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Introduits au S&#233;n&#233;gal en 1993, les t&#233;l&#233;centres ont beaucoup contribu&#233; &#224; &#233;largir l'acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone. Selon les chiffres fournis par la Sonatel, les cabines&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;phoniques priv&#233;es repr&#233;sentent 12.600 lignes, soit 6% du parc de la Sonatel. Dans les villages les plus recul&#233;s du S&#233;n&#233;gal, les t&#233;l&#233;centres font partie&lt;br class='autobr' /&gt;
du d&#233;cor classique. M&#234;me &#224; Fongolimbi (732 km de Dakar environ, &#224; l'Est du S&#233;n&#233;gal ), l'un des villages s&#233;n&#233;galais les plus c&#233;l&#232;bres par l'&#233;loignement ,&lt;br class='autobr' /&gt;
on en trouve, sur la place du march&#233;. Au S&#233;n&#233;gal, on compte officiellement 7000 t&#233;l&#233;centres. Leurs g&#233;rants sont principalement r&#233;partis en deux&lt;br class='autobr' /&gt;
organisations : Le Syndicat national des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s du S&#233;n&#233;gal (Synts) pr&#233;sid&#233; par Bassirou Ciss&#233; et l'Association pour la redynamisation des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;centres au S&#233;n&#233;gal (ARTS) dirig&#233;e par Ansoumani Ciss&#233;. Pour ce dernier, il y a eu deux moments dans l'&#233;volution des t&#233;l&#233;centres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une belle &#233;poque, celle du d&#233;but, qui a vu les g&#233;rants gagner beaucoup d'argent. &#034; Il y a ensuite eu une phase morose marqu&#233;e par beaucoup de&lt;br class='autobr' /&gt;
fermetures. Les gens ne parviennent pas &#224; s'en sortir &#224; cause des charges. Il y a beaucoup de g&#233;rants de t&#233;l&#233;centres qui sont en prison ou dont les&lt;br class='autobr' /&gt;
biens ont &#233;t&#233; saisis. Ils ne sont pas parvenus honorer leurs factures. La Sonatel les a assign&#233;s en justice &#034;. &#201;voquant ces charges, il cite : le loyer,&lt;br class='autobr' /&gt;
l'am&#233;nagement des cabines, le bureau et les chaises, frais d'&#233;lectricit&#233;, le taxa plus (compteur), la paie des gardiens et des employ&#233;s dont le nombre&lt;br class='autobr' /&gt;
est variable etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le pr&#233;sident de l'Association pour la redynamisation des t&#233;l&#233;centres (ARTS), Ansoumani Ciss&#233;, &#034;pour ouvrir une cabine t&#233;l&#233;phonique d'une seule&lt;br class='autobr' /&gt;
ligne, il faut au minimum 900 mille francs cfa&#034;. Selon notre interlocuteur, cette somme int&#232;gre la caution de 500 mille Fcfa d&#233;pos&#233;e &#224; la Sonatel si le&lt;br class='autobr' /&gt;
g&#233;rant est dans une zone urbaine. En zone rurale, la somme est de 300 mille francs. A l'ouverture des premiers t&#233;l&#233;centres, cette caution n'&#233;tait pas&lt;br class='autobr' /&gt;
exig&#233;e par la Sonatel. Cette derni&#232;re l'a institu&#233;e apr&#232;s que nombre de g&#233;rants, nantis d'un chiffre d'affaires &#171; consistant &#187;, se sont &#233;clips&#233;s. Il semble que&lt;br class='autobr' /&gt;
beaucoup d'entre eux ont &#233;migr&#233; en laissant des impay&#233;s &#224; la Sonatel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La proximit&#233; fait chuter les recettes</title>
		<link>https://www.osiris.sn/la-proximite-fait-chuter-les-recettes.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/la-proximite-fait-chuter-les-recettes.html</guid>
		<dc:date>2001-01-15T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>T&#233;l&#233;centres/Cybercentres</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Sonatel est vis&#233;e par de nombreuses critiques &#233;manant des g&#233;rants des t&#233;l&#233;centres. Elle est mise en cause, par exemple, pour &#171; non respect &#187; des
&lt;br class='autobr' /&gt;
dispositions sur la distance devant s&#233;parer deux t&#233;l&#233;centres. Selon un responsable d'une Association de g&#233;rants de t&#233;l&#233;centres, &#034; il &#233;tait pr&#233;vu que deux
&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;centres doivent &#234;tre s&#233;par&#233;s par une distance de 500 m. Mais aujourd'hui, on voit des t&#233;l&#233;centres qui sont &#224; c&#244;te &#224; c&#244;te ou qui se font face. La
&lt;br class='autobr' /&gt;
Sonatel n'est int&#233;ress&#233;e que par la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-sud-ntic-no-6-du-lundi-15-janvier-2001-.html" rel="directory"&gt;Sud NTIC n&#176; 6 du lundi 15 janvier 2001&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-telecentres-cybercentres-+.html" rel="tag"&gt;T&#233;l&#233;centres/Cybercentres&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Sonatel est vis&#233;e par de nombreuses critiques &#233;manant des g&#233;rants des t&#233;l&#233;centres. Elle est mise en cause, par exemple, pour &#171; non respect &#187; des&lt;br class='autobr' /&gt;
dispositions sur la distance devant s&#233;parer deux t&#233;l&#233;centres. Selon un responsable d'une Association de g&#233;rants de t&#233;l&#233;centres, &#034; il &#233;tait pr&#233;vu que deux&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;centres doivent &#234;tre s&#233;par&#233;s par une distance de 500 m. Mais aujourd'hui, on voit des t&#233;l&#233;centres qui sont &#224; c&#244;te &#224; c&#244;te ou qui se font face. La&lt;br class='autobr' /&gt;
Sonatel n'est int&#233;ress&#233;e que par la caution&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce g&#233;rant &#233;tabli au march&#233; &#171; Ng&#233;law &#187; de Dakar, &#224; cause de la multiplication du nombre de t&#233;l&#233;centres, des recettes d'un certain niveau ne sont plus&lt;br class='autobr' /&gt;
garanties. &#034;Je peux faire une recette de 2 millions FCfa ce mois. Le mois suivant, une cabine est ouverte &#224; c&#244;t&#233; ou en face de moi. Alors, mes revenus&lt;br class='autobr' /&gt;
chutent&#171; . Les responsables des t&#233;l&#233;centres indexent &#224; ce propos la Sonatel pour &#187;absence de suivi et de contr&#244;le. Apr&#232;s l'installation de la ligne, aucune&lt;br class='autobr' /&gt;
inspection n'est ensuite faite&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une gamme de nouveaux services</title>
		<link>https://www.osiris.sn/une-gamme-de-nouveaux-services.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/une-gamme-de-nouveaux-services.html</guid>
		<dc:date>2001-01-15T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>T&#233;l&#233;centres/Cybercentres</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les t&#233;l&#233;centres s&#233;n&#233;galais est connu une &#233;volution qui leur a conf&#233;r&#233; de nombreuses nouvelles fonctions. Auparavant limit&#233;s seulement &#224; commercialiser la communication fournie par la Sonatel, ils pr&#233;sentent aujourd'hui maints nouveaux aspects. La gamme de service s'est &#233;largie avec des services li&#233;s aux Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (Ntic). L'un des derniers services &#224; entrer dans les attributions de ce qu'on pourrait appeler les &#171; t&#233;l&#233;centres de deuxi&#232;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-sud-ntic-no-6-du-lundi-15-janvier-2001-.html" rel="directory"&gt;Sud NTIC n&#176; 6 du lundi 15 janvier 2001&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les t&#233;l&#233;centres s&#233;n&#233;galais est connu une &#233;volution qui leur a conf&#233;r&#233; de nombreuses nouvelles fonctions. Auparavant limit&#233;s seulement &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
commercialiser la communication fournie par la Sonatel, ils pr&#233;sentent aujourd'hui maints nouveaux aspects. La gamme de service s'est &#233;largie avec&lt;br class='autobr' /&gt;
des services li&#233;s aux Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (Ntic). L'un des derniers services &#224; entrer dans les attributions de&lt;br class='autobr' /&gt;
ce qu'on pourrait appeler les &#171; t&#233;l&#233;centres de deuxi&#232;me g&#233;n&#233;ration &#187; est la commercialisation d'Internet. Ce service fait que pratiquement nombre d'entre&lt;br class='autobr' /&gt;
eux jouent le r&#244;le de cyber caf&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette caract&#233;ristique est fr&#233;quemment observ&#233;e au point qu'au mois de novembre dernier, la Sonatel et le Syndicat national des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
(Synts) a engag&#233; une reflexion sur &#171; les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s et le d&#233;veloppement d'Internet au S&#233;n&#233;gal &#187;. C'&#233;tait &#224; l'occasion de la journ&#233;e nationale des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;centres priv&#233;s. Mais avant l'adoption d'Internet, pour diversifier leurs revenus, nombre de g&#233;rants ont explor&#233; des activit&#233;s comme la vente de&lt;br class='autobr' /&gt;
produits cosm&#233;tiques, la couture, la saisie, la photocopie, la reliure etc..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette diversification des activit&#233;s a &#233;t&#233; une des premi&#232;res r&#233;ponses aux difficult&#233;s n&#233;es de l'augmentation du nombre de t&#233;l&#233;centres. Elle s'est traduite&lt;br class='autobr' /&gt;
par une valorisation &#224; outrance de l'espace, possibilit&#233; en principe offerte &#224; la Sonatel. Cependant, la disposition est limitative. En effet, selon les&lt;br class='autobr' /&gt;
indications donn&#233;es, &#034;dans le contrat sign&#233; avec la Sonatel, il est pr&#233;vu que nous pouvons revendre certains produits, particuli&#232;rement ceux qui ne sont&lt;br class='autobr' /&gt;
pas polluants. Cela concerne par exemple les produits de la Sonatel comme les portables, les cartes Diamono&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cette r&#233;glementation sur les produits qui doivent &#234;tre vendus n'est pas appliqu&#233;e dans toute sa rigueur par la Sonatel. Et avec l'&#233;largissement des&lt;br class='autobr' /&gt;
marchandises &#233;coul&#233;es, &#171; on voit m&#234;me des l&#233;gumes dans certains t&#233;l&#233;centres &#187;. Ainsi,&#034;il est difficile d'avoir aujourd'hui une d&#233;finition exacte d'un&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;centre &#034;, affirme Ansoumani Ciss&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>16.400 emplois cr&#233;&#233;s en sept ans</title>
		<link>https://www.osiris.sn/16-400-emplois-crees-en-sept-ans.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/16-400-emplois-crees-en-sept-ans.html</guid>
		<dc:date>2001-01-15T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>T&#233;l&#233;centres/Cybercentres</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La contribution de l'activit&#233; des t&#233;l&#233;centres &#224; l'&#233;conomie nationale est jug&#233;e importante, selon les chiffres fournis ( voir les chiffres cit&#233;s par le directeur commercial de la Sonatel, L&#233;on Charles Ciss). &lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; la baisse de leurs revenus dus aux r&#233;ajustements des prix op&#233;r&#233;s par la Sonatel, notamment sur les communications internationales, les t&#233;l&#233;centres constituent encore une importante source d'emplois. Depuis l'av&#232;nement des premiers t&#233;l&#233;centres en 1993, 16.400 emplois ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-sud-ntic-no-6-du-lundi-15-janvier-2001-.html" rel="directory"&gt;Sud NTIC n&#176; 6 du lundi 15 janvier 2001&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La contribution de l'activit&#233; des t&#233;l&#233;centres &#224; l'&#233;conomie nationale est jug&#233;e importante, selon les chiffres fournis ( voir les chiffres cit&#233;s par le directeur&lt;br class='autobr' /&gt;
commercial de la Sonatel, L&#233;on Charles Ciss).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la baisse de leurs revenus dus aux r&#233;ajustements des prix op&#233;r&#233;s par la Sonatel, notamment sur les communications internationales, les&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;centres constituent encore une importante source d'emplois. Depuis l'av&#232;nement des premiers t&#233;l&#233;centres en 1993, 16.400 emplois ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
sur l'ensemble du territoire, selon les chiffres fournis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, pour la promotion de ce m&#233;tier qui fait de plus en plus vivre beaucoup de S&#233;n&#233;galais, le Syndicat national des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s du S&#233;n&#233;gal&lt;br class='autobr' /&gt;
(Synts), lors de la journ&#233;e de r&#233;flexion organis&#233;e au mois de novembre dernier &#224; Dakar, avait-il par la voix de son pr&#233;sident, Bassirou Ciss&#233;, formul&#233; un&lt;br class='autobr' /&gt;
certain nombre de dol&#233;ances (Soleil du 23 novembre 2000). Ces dol&#233;ances tournent, selon autour de la diminution du co&#251;t de l'unit&#233; avec comme prix de&lt;br class='autobr' /&gt;
mire 30 francs au lieu de 65 francs actuellement. Les g&#233;rants des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s demandent &#233;galement que la TVA soit fix&#233;e &#224; 10% contre 20%&lt;br class='autobr' /&gt;
actuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Par Malick BA et Bassirou NDIAYE&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Touba : Les Mourides instrumentalisent les Ntic </title>
		<link>https://www.osiris.sn/touba-les-mourides-instrumentalisent-les-ntic.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/touba-les-mourides-instrumentalisent-les-ntic.html</guid>
		<dc:date>2001-01-15T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Usages et comportements</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Touba, ville religieuse et deuxi&#232;me centre urbain du S&#233;n&#233;gal, est le lieu d'observation de la relation urbanisation croissante-appropriation des NTIC. Son urbanisation fulgurante est le r&#233;sultat d'une prise en charge volontariste d'une confr&#233;rie religieuse musulmane qui a jou&#233; au d&#233;but du si&#232;cle un r&#244;le de remplacement des structures sociales traditionnelles de la soci&#233;t&#233; wolof, ethnie dominante au S&#233;n&#233;gal (environ 45 % de la population). La confr&#233;rie mouride qui repr&#233;sente aujourd'hui plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-sud-ntic-no-6-du-lundi-15-janvier-2001-.html" rel="directory"&gt;Sud NTIC n&#176; 6 du lundi 15 janvier 2001&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-usages-et-comportements-+.html" rel="tag"&gt;Usages et comportements&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Touba, ville religieuse et deuxi&#232;me centre urbain du S&#233;n&#233;gal, est le lieu d'observation de la relation urbanisation croissante-appropriation des NTIC. Son&lt;br class='autobr' /&gt;
urbanisation fulgurante est le r&#233;sultat d'une prise en charge volontariste d'une confr&#233;rie religieuse musulmane qui a jou&#233; au d&#233;but du si&#232;cle un r&#244;le de&lt;br class='autobr' /&gt;
remplacement des structures sociales traditionnelles de la soci&#233;t&#233; wolof, ethnie dominante au S&#233;n&#233;gal (environ 45 % de la population). La confr&#233;rie&lt;br class='autobr' /&gt;
mouride qui repr&#233;sente aujourd'hui plus du 1/3 de la population s&#233;n&#233;galaise est un puissant groupe socio-religieux connu pour son dynamisme agricole&lt;br class='autobr' /&gt;
et commercial, son enracinement, son internationalisation croissante et sa capacit&#233; d'adaptation aux innovations&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gu&#232;ye Cheikh, 1999 - L'organisation de l'espace dans une ville religieuse : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (...). Le Mouridisme semble &#234;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
l'exemple d'une soci&#233;t&#233; &#224; forte identit&#233; locale mais qui se transnationalise et suit le mouvement de la mondialisation en domestiquant les NTIC. Il invente&lt;br class='autobr' /&gt;
ainsi une forme de religion migrante dont les reterritorialisations multiformes renouvellent les symboles et les recomposent sans cesse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bava Sophie, Gu&#232;ye Cheikh : Le grand magal de Touba. Exil proph&#233;tique, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Touba, par une croissance forte (15% par an) et soutenue depuis 1958 a supplant&#233; toutes les autres capitales r&#233;gionales s&#233;n&#233;galaises et est devenu la&lt;br class='autobr' /&gt;
seconde concentration urbaine du pays. Cette ville-champignon compterait aujourd'hui plus de 500.000 habitants peut &#234;tre 600 &#224; 700. 000. La population&lt;br class='autobr' /&gt;
a &#233;t&#233; ainsi multipli&#233;e par 4 au moins depuis 12 ans seulement. Touba est devenu r&#233;cemment la deuxi&#232;me ville du S&#233;n&#233;gal pour les NTIC, notamment&lt;br class='autobr' /&gt;
pour le parc t&#233;l&#233;phonique et pour les appels arriv&#233;s. Il est &#233;galement la capitale r&#234;v&#233;e, r&#233;alis&#233;e et v&#233;cue d'un groupe religieux fond&#233; autour d'un projet&lt;br class='autobr' /&gt;
universaliste et qui s'est effectivement transnationalis&#233; en exportant ses symboles sacr&#233;s et culturels, ses pratiques sociales et &#233;conomiques. Apr&#232;s les&lt;br class='autobr' /&gt;
phases rurales et urbaines de la territorialisation, la soci&#233;t&#233; mouride tente de toutes ses &#233;nergies de concr&#233;tiser la vision de son fondateur et son projet&lt;br class='autobr' /&gt;
de construire un lieu de r&#233;f&#233;rence religieuse et un refuge moral et social. Sa capacit&#233; d'innovation et d'adaptation est une nouvelle fois d&#233;montr&#233;e &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
travers la soci&#233;t&#233; urbaine qui s'est mise en place progressivement &#224; Touba et qui saisit les opportunit&#233;s que constituent les NTIC pour se rendre plus&lt;br class='autobr' /&gt;
performante dans ses activit&#233;s, et s'ouvrir au monde. Les diff&#233;rents foyers d'implantation des Mourides, qu'ils soient nationaux ou internationaux, font de&lt;br class='autobr' /&gt;
Touba leur lieu d'unicit&#233; et instrumentalisent les NTIC pour promouvoir l'identit&#233; du groupe, diffuser ses biens religieux et conqu&#233;rir les territoires virtuels&lt;br class='autobr' /&gt;
que constitue le monde d'Internet (...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Touba semble attirer plus que Dakar et la ville religieuse devient une grande agglom&#233;ration, un nouveau p&#244;le &#233;conomique et d'&#233;change qui&lt;br class='autobr' /&gt;
s'affirme. Certains l'appellent d&#233;j&#224; la &#171; capitale de l'informel &#187;. Il constitue pour les dizaines de milliers de migrants internationaux mourides un lieu de&lt;br class='autobr' /&gt;
retour privil&#233;gi&#233; (une sorte de J&#233;rusalem), un espace d'investissement symbolique, ostentatoire mais de plus en plus &#233;conomiquement viable. Les&lt;br class='autobr' /&gt;
soci&#233;t&#233;s de t&#233;l&#233;communications, la SONATEL et la SENTEL notamment, apr&#232;s avoir d&#233;velopp&#233; une logique de rattrapage pour satisfaire le march&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; toubien &#187;, s'engage dans une politique d'anticipation et d'investissement-pari. Touba est pour la SONATEL comme pour sa concurrente la SENTEL, pour&lt;br class='autobr' /&gt;
la t&#233;l&#233;phonie mobile comme pour le t&#233;l&#233;phone fixe, le second centre le plus important du pays et les projets allant dans le sens du renforcement de cette&lt;br class='autobr' /&gt;
position sont nombreux face &#224; la demande croissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse des repr&#233;sentations montre la place r&#233;elle des effets de mode, de la fascination, des opportunit&#233;s, du besoin d'information, du besoin de se&lt;br class='autobr' /&gt;
mettre au diapason, du besoin d'affirmation individuelle ou d'autonomisation dans l'adoption rapide des NTIC &#224; Touba. La naissance d'un r&#233;seau&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;phonique &#224; Touba a eu lieu dans les ann&#233;es 60 au moment o&#249; une vraie conscience urbaine naissait dans la ville apr&#232;s l'ach&#232;vement de la grande&lt;br class='autobr' /&gt;
mosqu&#233;e et un d&#233;but de peuplement massif. Les six premi&#232;res lignes ont &#233;t&#233; install&#233;es pour le compte du deuxi&#232;me khalife et de certains de ses neveux&lt;br class='autobr' /&gt;
et cousins donc pour le corps maraboutique privil&#233;gi&#233;. Le r&#233;seau s'est conform&#233; &#224; la r&#232;gle de centralit&#233; qui veut que toute chose commence &#224; Touba par&lt;br class='autobr' /&gt;
l'esplanade de la grande mosqu&#233;e d'o&#249; partent les rues ainsi que tous les symboles, et qui est le coeur de la ville et l'espace de postionnement de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'autorit&#233; maraboutique. Le parc t&#233;l&#233;phonique a ensuite connu une &#233;volution r&#233;guli&#232;re passant &#224; 126 en 1978. Cette &#233;volution a &#233;t&#233; par la suite mod&#233;r&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
par les possibilit&#233;s techniques limit&#233;es et par le fait que le march&#233; populaire de Touba &#233;tait juste balbutiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme le montre le tableau et le graphique ci-dessus, c'est surtout &#224; partir de la construction en 1986 du fameux central automatique d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
capacit&#233; de 1000 lignes pour Touba et Darou Mousty (30 km au nord de Touba) que le t&#233;l&#233;phone a connu une v&#233;ritable explosion. Ce central r&#233;alis&#233; sur&lt;br class='autobr' /&gt;
financement de la Caisse Centrale de Coop&#233;ration Economique (C.C.C.E) et de la SONATEL pour un montant de 917.682.000 F CFA s'est tout de suit&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;v&#233;l&#233; insuffisant pour satisfaire la demande pressante en t&#233;l&#233;phone. La Cellule Planification de la SONATEL qui avoue &#034;avoir toujours eu un probl&#232;me&lt;br class='autobr' /&gt;
assez important avec Touba, n'ayant jamais su pr&#233;voir son d&#233;veloppement d&#233;mographique &#171; , avait pourtant mis en oeuvre des &#187;outils de planification&lt;br class='autobr' /&gt;
complexes &#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Birahim Sarr, le 20 juillet 2000 SONATEL DAKAR&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour d&#233;cider de la puissance et de l'implantation du central de Touba. Les trois extensions de 1988, 1990 et 1993 qui ont port&#233; cette&lt;br class='autobr' /&gt;
capacit&#233; &#224; 5000 lignes n'ont pas emp&#234;ch&#233; la saturation du central. Les demandes en instance atteignent en 1990 le nombre de 1200 soit 75,30 % des&lt;br class='autobr' /&gt;
demandes r&#233;gionales (1593) et 15,40 % des demandes nationales (7787). Le nombre croissant de demandes en instance &#224; Touba place la r&#233;gion de&lt;br class='autobr' /&gt;
Diourbel au deuxi&#232;me rang apr&#232;s la r&#233;gion de Dakar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1986 et 1988, le parc de t&#233;l&#233;phone de Touba a tripl&#233;. Il est ensuite pass&#233; en 1991 &#224; 1203, &#224; 2940 en 1992, &#224; 3601 en 1993, &#224; 3944 en 1994. Mais&lt;br class='autobr' /&gt;
2000 demandes restaient encore en instance. C'est en ce moment que la SONATEL a d&#233;cid&#233; d'investir massivement en d&#233;finissant et en r&#233;alisant un&lt;br class='autobr' /&gt;
projet sp&#233;cifique de 14 milliards qui avait pour ambition de se mettre en phase avec le nouveau Plan de Lotissement du khalife qui a produit pr&#232;s de 110&lt;br class='autobr' /&gt;
000 parcelles &#224; usage d'habitation. L'objectif &#233;tait de surmonter les obstacles techniques que pose l'&#233;talement de la ville. Il a &#233;t&#233; ainsi mis en place un&lt;br class='autobr' /&gt;
dispositif complexe de quatre nouveaux centraux &#224; m&#233;moire extensible, l'ancien central ayant &#233;t&#233; red&#233;ploy&#233; dans une autre r&#233;gion. Depuis la mise en&lt;br class='autobr' /&gt;
place de ces centraux, le parc a doubl&#233; passant de 4404 &#224; 9911 en 1997 puis &#224; 11946 en 1998 et 13246 en 1999. Le seul Central de Touba Mosqu&#233;e (le&lt;br class='autobr' /&gt;
quartier le plus peupl&#233; de Touba) compte plus d'abonn&#233;s que Saint-Louis-Ville et Tamba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les t&#233;l&#233;communications sont des indicateurs du pouvoir d'achat d'une population et d&#233;pendent de lui. Elles sont surtout r&#233;v&#233;latrices de l'extraversion&lt;br class='autobr' /&gt;
d'une soci&#233;t&#233; ou d'un groupe. Si Touba est la 2&#232;me ville en terme de nombre d'abonn&#233;s, elle a une particularit&#233; qui en fait un enjeu important pour la&lt;br class='autobr' /&gt;
SONATEL. En effet, dans la capitale des Mourides, les appels entrants sont beaucoup plus nombreux que les appels sortants. Et ceci traduit&lt;br class='autobr' /&gt;
enti&#232;rement l'originalit&#233; de la ville et de l'appropriation particuli&#232;re des NTIC qui y est invent&#233;e. L'explosion du parc t&#233;l&#233;phonique de Touba est surtout une&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;ponse des migrants mourides &#224; leurs besoins de communication permanente avec famille, marabouts, commer&#231;ants convoyeurs de fonds. C'est&lt;br class='autobr' /&gt;
entre autres par le t&#233;l&#233;phone que les liens se construisent et se maintiennent avec le pays d'origine. Un migrant s&#233;n&#233;galais d&#233;pense de 5 &#224; 30% de ses&lt;br class='autobr' /&gt;
revenus par le t&#233;l&#233;phone malgr&#233; la baisse sensible des prix des communications et les nombreux forfaits propos&#233;s par les soci&#233;t&#233;s de&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communication pour attirer la client&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Trafic mensuel suivi depuis septembre 1997 gr&#226;ce &#224; la sollicitude de la SONATEL r&#233;v&#232;le l'importance du trafic arriv&#233;e dans cette ville. Celui-ci&lt;br class='autobr' /&gt;
repr&#233;sente entre 39% et 64,77% du trafic total qui comprend outre le trafic arriv&#233;e, le trafic local, le trafic d&#233;part, le trafic transit et la rubrique &#171; autres &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
essentiellement compos&#233;e d'Internet et du mobile. 70 &#224; 80 % du trafic arriv&#233;e vient de l'international. Le central de Touba qui g&#232;re les trois centraux de&lt;br class='autobr' /&gt;
Madiyana, Darou Khoudoss, et Touba Mosqu&#233;e ainsi que ceux de Darou Mousty, Khelcom et les villages satellites autour de Touba est le second le plus&lt;br class='autobr' /&gt;
important du pays apr&#232;s ceux de Dakar. Celui de Touba est par ailleurs le seul connect&#233; aux centraux internationaux (...). Internet sert le projet universel&lt;br class='autobr' /&gt;
de la confr&#233;rie :(...) Dans un contexte de g&#233;n&#233;ralisation d'Internet, les Mourides ont &#233;galement su saisir la balle au bond pour utiliser une image sportive&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Web devient tr&#232;s vite un instrument de pros&#233;lytisme important pour la confr&#233;rie et un nouveau territoire &#224; conqu&#233;rir m&#234;me s'il n'est que virtuel. Les&lt;br class='autobr' /&gt;
sites qui vantent la puissance mouride et fournissent des informations sur la vie confr&#233;rique, son message, ses biens religieux, ses diff&#233;rentes&lt;br class='autobr' /&gt;
manifestations et leur signification, l'&#339;uvre de Cheikh Ahmadou Bamba et de sa descendance sont de plus en plus nombreux. Certains d'entre eux sont&lt;br class='autobr' /&gt;
issus d'initiatives de marabouts qui se singularisent ainsi et se font conna&#238;tre tout en participant &#224; la promotion de l'image de la confr&#233;rie. Mais la plupart&lt;br class='autobr' /&gt;
sont le fait de dahira qui ont soit &#224; la fois une implantation nationale et internationale, soit une implantation internationale exclusive couvrant plusieurs&lt;br class='autobr' /&gt;
pays ou li&#233;e &#224; un seul pays voire une ville. Les dahira qui r&#233;alisent ces sites vendent &#233;galement leur propre image en pr&#233;sentant leurs structures, leurs&lt;br class='autobr' /&gt;
organigrammes, leurs actions. Les Mourides sont ainsi d&#233;j&#224; positionn&#233;s dans la bataille du Savoir et du Contenu pour lequel le S&#233;n&#233;gal est presque&lt;br class='autobr' /&gt;
inexistant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me g&#233;n&#233;ralis&#233; d'&#233;changes qui fonctionne aujourd'hui sur la base de l'interactivit&#233; et l'instantan&#233;it&#233; met face &#224; face &#034;les Nords, USA, Europe et&lt;br class='autobr' /&gt;
Japon hyperm&#233;diatis&#233;s et imbriqu&#233;s dans des r&#233;seaux complexes&#171; et les Suds dont &#187;l'Afrique des villages, des villes champignons qui &#233;chappe en&lt;br class='autobr' /&gt;
partie &#224; la structuration de l'espace et des r&#233;seaux techniques mais o&#249; par contre les r&#233;seaux sociaux jouent un r&#244;le d&#233;terminant&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Annie Ch&#233;neau-Loquay, 2000 - Quelle insertion de l'Afrique dans les r&#233;seaux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La massification et&lt;br class='autobr' /&gt;
le caract&#232;re de plus en plus transcendant des Technologies de l'Information et de la Communication sonnent comme une nouvelle r&#233;volution. Et celle-ci&lt;br class='autobr' /&gt;
semble devoir faire comme la r&#233;volution industrielle, ses exclus et ses favoris&#233;s. Mais cette distinction manich&#233;enne entre deux cat&#233;gories ne semble&lt;br class='autobr' /&gt;
pas &#234;tre le paradigme qui op&#232;re aujourd'hui. C'est que les NTIC sont un domaine dans lequel tout le monde est parti sans gros &#233;cart de g&#233;n&#233;rations et&lt;br class='autobr' /&gt;
les retards les plus criards sont combl&#233;s plus ais&#233;ment. Le transfert de technologie est &#233;galement dans le contexte actuel facilit&#233; par les mobilit&#233;s plus&lt;br class='autobr' /&gt;
fortes et les r&#233;seaux qui se sont densifi&#233;s et diversifi&#233;s. L'Afrique partage d&#233;sormais la m&#234;me histoire que le reste du monde. Malgr&#233; la faiblesse de ses&lt;br class='autobr' /&gt;
ressources, elle int&#232;gre progressivement les r&#233;seaux et s'approprie avec ses moyens et son identit&#233; ce nouvel espace de rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La confr&#233;rie mouride est l'un des groupes embl&#233;matiques et porteurs de cette &#233;volution. Devenue un mouvement socio-religieux migrant, elle a pris une&lt;br class='autobr' /&gt;
envergure nationale par les milieux ruraux et les milieux urbains, puis internationale en int&#233;grant les interstices d'une &#233;conomie mondiale dont on dit&lt;br class='autobr' /&gt;
pourtant qu'elle est globalisante et dominatrice. Je le souligne avec Mamadou Diouf, les Mourides s'inscrivent dans une logique de participation active &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
mondialisation dont ils surfent sur la vague. La confr&#233;rie&#034;s'am&#233;nage des ouvertures dans la culture transnationale, s'y glisse et y n&#233;gocie sa part, avec&lt;br class='autobr' /&gt;
des r&#232;gles et des pratiques commerciales souterraines. . . en lui imprimant de nouveaux points d'inflexion, en le sommant de transiger avec de nouveaux&lt;br class='autobr' /&gt;
acteurs, de nouvelles op&#233;rations et des formes in&#233;dites et flexibles d'accumulation &#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Diouf M, 2000 - Commerce et cosmopolitisme. Le cas des diasporas mourides du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les NTIC constituent d'une part un instrument d'int&#233;gration de la ville-territoire qu'est Touba au reste du pays, et d'autre part le levier de son&lt;br class='autobr' /&gt;
internationalisation qui est une composante de son autonomisation. Leur importance prise dans la capitale des Mourides et au sein du groupe tout entier&lt;br class='autobr' /&gt;
en fait un analyseur des mutations sociales au S&#233;n&#233;gal et permettent de saisir les contours d'un projet culture l&#224; la fois endog&#232;ne et universaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le monde global qui se construit aujourd'hui, acc&#233;der aux lignes et r&#233;seaux, c'est acc&#233;der aux id&#233;es, et acc&#233;der aux id&#233;es, c'est acc&#233;der aux&lt;br class='autobr' /&gt;
pouvoirs. Les NTIC qui progressent au S&#233;n&#233;gal ouvrent les perspectives, &#233;largissent les horizons, &#233;veillent les consciences, donnent de nouvelles&lt;br class='autobr' /&gt;
opportunit&#233;s de relations plus fortes et faisant fi de la distance. Si elles donnent potentiellement la facult&#233; de se lib&#233;rer de son corps, de sa race, de sa&lt;br class='autobr' /&gt;
nationalit&#233;, de sa personnalit&#233; et de communiquer comme de purs esprits, les Mourides eux se les approprient de mani&#232;re singuli&#232;re en les&lt;br class='autobr' /&gt;
instrumentalisant dans leur fonctionnement et dans la promotion de leur message religieux. La photographie, la radio, la t&#233;l&#233;vision, le t&#233;l&#233;phone, et&lt;br class='autobr' /&gt;
Internet transportent les symboles par le son et l'image partout dans le monde et permettent de construire et de diffuser parmi eux-m&#234;me et vers&lt;br class='autobr' /&gt;
d'autres les codes d'une identit&#233; socio-religieuse qui s'est d&#233;barrass&#233;e de ses complexes et qui revendique sa reconnaissance (...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appropriation des NTIC par les Mourides de tous les horizons contribuent surtout &#224; faire de Touba, leur ville &#171; id&#233;ale &#187;, leur n&#233;cropole-ville de p&#232;lerinage,&lt;br class='autobr' /&gt;
leur ville-march&#233;, un p&#244;le des t&#233;l&#233;communications qui influe de plus en plus sur les enjeux nationaux et internationaux. Touba contribue &#224; remettre en&lt;br class='autobr' /&gt;
cause les notions de fronti&#232;re et de citadinit&#233; qui se vivent d&#233;sormais autrement, perdant de leur r&#233;alit&#233;. La relative jeunesse de la ville se marie bien&lt;br class='autobr' /&gt;
avec celle des NTIC qui contribuent &#224; fa&#231;onner la ville et son image de lieu de r&#233;f&#233;rence. En tout &#233;tat de cause, ce qui fait la force des Mourides, c'est&lt;br class='autobr' /&gt;
autant leur capacit&#233; &#224; s'adapter &#224; l'&#233;tranger que leur facult&#233; &#224; se recentrer symboliquement et concr&#232;tement sur le lieu saint de Touba, &#224; jouer dans ces&lt;br class='autobr' /&gt;
entre-deux pour valoriser et l&#233;gitimer une certaine pratique nomade du religieux. Reterritorialisations et recompositions incessantes par les NTIC&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;galement qui donnent de nouvelles limites au groupe et embellissent symboliquement et concr&#232;tement l'embl&#232;me qu'est Touba. La soci&#233;t&#233; mouride et&lt;br class='autobr' /&gt;
la SONATEL sont repr&#233;sentatives d'une certaine soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise qui est en avance par rapport &#224; l'Etat qui perd son r&#244;le de catalyseur, oblig&#233; de&lt;br class='autobr' /&gt;
louvoyer pour suivre et &#234;tre pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Par Cheikh Gu&#232;ye* Consultant UNRISD&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gu&#232;ye Cheikh, 1999 - L'organisation de l'espace dans une ville religieuse : Touba (S&#233;n&#233;gal). Th&#232;se de doctorat (nouveau r&#233;gime) de l'Universit&#233; Louis&lt;br class='autobr' /&gt;
Pasteur de Strasbourg, 650 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Bava Sophie, Gu&#232;ye Cheikh : Le grand magal de Touba. Exil proph&#233;tique, migration et p&#232;lerinage au sein du mouridisme. A para&#238;tre dans la revue&lt;br class='autobr' /&gt;
Social Compass, 2001.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Birahim Sarr, le 20 juillet 2000 SONATEL DAKAR&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Annie Ch&#233;neau-Loquay, 2000 - Quelle insertion de l'Afrique dans les r&#233;seaux mondiaux ? Une approche g&#233;ographique. In Enjeux des Technologies de&lt;br class='autobr' /&gt;
la communication en Afrique, Paris, Karthala-Regards&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Diouf M, 2000 - Commerce et cosmopolitisme. Le cas des diasporas mourides du S&#233;n&#233;gal. Bulletin du Codesria 1, 2000, p.20&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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