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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Le contenu en fran&#231;ais doit &#234;tre mis en valeur</title>
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		<dc:date>2002-06-13T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Langues/Localisation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que privil&#233;gier : la production de contenu original en fran&#231;ais ou l'adaptation de contenu existant sur d'autres supports ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Aucun doute autour de la table de l'atelier &#171; contenu &#187; : il n'est pas n&#233;cessaire de choisir. L'exemple du journal s&#233;n&#233;galais Le Soleil, dont la num&#233;risation des archives en a fait une ressource incontournable en Afrique de l'Ouest, d&#233;montre l'utilit&#233; d'adapter des contenus existants pour les rendre accessibles &#224; tous. Il est imp&#233;ratif, selon l'ensemble des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Juin,306-.html" rel="directory"&gt;Juin&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-langues-localisation-+.html" rel="tag"&gt;Langues/Localisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que privil&#233;gier : la production de contenu original en fran&#231;ais ou l'adaptation de contenu existant sur d'autres supports ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun doute autour de la table de l'atelier &#171; contenu &#187; : il n'est pas n&#233;cessaire de choisir. L'exemple du journal s&#233;n&#233;galais Le Soleil, dont la num&#233;risation des archives en a fait une ressource incontournable en Afrique de l'Ouest, d&#233;montre l'utilit&#233; d'adapter des contenus existants pour les rendre accessibles &#224; tous. Il est imp&#233;ratif, selon l'ensemble des participants, de cr&#233;er du contenu original dans la langue de Moli&#232;re. &#171; La question de l'archivage et de la num&#233;risation de contenu existant est int&#233;ressante, mais il ne faut pas n&#233;gliger la cr&#233;ation de contenu destin&#233; au Web &#187;, soutient Ren&#233; Morin, qui a oeuvr&#233; pendant plus de quatre ans pour le Centre international au d&#233;veloppement de l'inforoute en fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Odile Ambry, journaliste fran&#231;aise charg&#233;e de l'animation de l'atelier, rench&#233;rit : &#171; Le Web est un autre m&#233;dia &#187;. Produire du contenu con&#231;u et pens&#233; en fonction d'Internet est donc absolument essentiel. Elle &#233;met aussi l'id&#233;e de se servir de contenu archiv&#233; pour cr&#233;er de nouveaux contenus. &#171; On pourrait rendre ce contenu plus multim&#233;dia et cr&#233;atif en rendant vivant les lieux d'archivage. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre point qui fait l'unanimit&#233; : le contenu doit &#234;tre architectur&#233; de mani&#232;re plus coh&#233;rente. &#171; Le probl&#232;me, ce n'est pas tant le contenu que comment il a &#233;t&#233; organis&#233;, insiste Alex Corenthin, professeur et pr&#233;sident de la division s&#233;n&#233;galaise d'ISOC. Il doit &#234;tre attractif. &#187; Il donne l'exemple de sites africains o&#249; l'internaute a besoin de faire une vingtaine de clics avant d'atteindre l'information recherch&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un seul mod&#232;le pour toute la Francophonie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre question soulev&#233;e par Odile Aubry est l'uniformisation de l'ergonomie. Doit-on, par exemple, utiliser les m&#234;mes canevas en Europe et en Afrique ? Alex Corenthin croit que oui, dans une certaine mesure. Comme on ne produit pas du contenu que pour soi, il faut selon lui avoir une ouverture. &#171; Le Web est une affaire de cible &#187;, croit-il. Malgr&#233; le scepticisme d'autres participants, il estime qu'il est possible d'utiliser le m&#234;me canevas de base dans l'ensemble de la Francophonie, tout en ajoutant une touche culturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, M. Corenthin d&#233;plore le r&#244;le passif des Africains en mati&#232;re de contenu. &#171; L'Afrique ne peut pas continuer &#224; &#234;tre consommatrice, elle doit aussi &#234;tre productrice &#187;, dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lui, le but &#224; atteindre est clair, comme il l'a &#233;nonc&#233; d&#232;s le d&#233;but de l'atelier : &#171; Ce n'est pas de mettre le fran&#231;ais en ligne, c'est mettre la diversit&#233; en ligne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie-Julie Gagnon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.lienmultimedia.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lien multim&#233;dia&lt;/a&gt; 13 juin 2002)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Internet et l'Afrique - Un univers o&#249; les collectivit&#233;s s'approprient l'espace num&#233;rique, avec un internaute par 150 habitants, le retard africain est &#233;norme</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Internet-et-l-Afrique-Un-univers.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Internet-et-l-Afrique-Un-univers.html</guid>
		<dc:date>2002-06-09T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Internet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les pessimistes estiment que le retard &#233;conomique, voire politique, du continent africain se r&#233;percute aussi dans l'aire des technologies de l'information et de la communication. Les moins alarmistes mettent en avant les immenses promesses des TIC (technologies de l'information et des communications) et les opportunit&#233;s qu'elles offrent pour raccourcir la longue route du d&#233;veloppement. Au vu de la vitalit&#233; des usages de l'Internet en Afrique, il y a beaucoup plus de raisons d'esp&#233;rer que de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Internet,208-+.html" rel="tag"&gt;Internet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les pessimistes estiment que le retard &#233;conomique, voire politique, du continent africain se r&#233;percute aussi dans l'aire des technologies de l'information et de la communication. Les moins alarmistes mettent en avant les immenses promesses des TIC (technologies de l'information et des communications) et les opportunit&#233;s qu'elles offrent pour raccourcir la longue route du d&#233;veloppement. Au vu de la vitalit&#233; des usages de l'Internet en Afrique, il y a beaucoup plus de raisons d'esp&#233;rer que de d&#233;sesp&#233;rer. Un tel positivisme ne doit pas occulter les efforts &#224; d&#233;ployer pour que l'Internet, loin de constituer un gadget de plus propre &#224; divertir de l'essentiel &#8212; la recherche du d&#233;veloppement &#8212;, soit un alli&#233; pour son accomplissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dakar &#8212; Rappelons bri&#232;vement quelques chiffres. L'Afrique compte aujourd'hui plus de 5 millions d'internautes pour 750 millions d'habitants. Avec un internaute pour 150 habitants, elle est loin de la moyenne mondiale (1 pour 15) et demeure encore l'une des zones les moins connect&#233;es de la plan&#232;te. On estime &#224; seulement 1,3 million le nombre d'Africains abonn&#233;s &#224; un fournisseur d'acc&#232;s &#224; Internet (FAI). Le plus grave est que ces chiffres cachent mal les &#233;normes disparit&#233;s internes au continent noir : ainsi 57 % des abonn&#233;s aux FAI r&#233;sident en Afrique du Sud, pays regroupant aussi la plupart des internautes (plus de 2 500 000), les autres &#171; grands &#187; pays d'Internet &#233;tant l'&#201;gypte (560 000 internautes), la Tunisie (350 000), le Maroc (500 000) et l'Alg&#233;rie (180 000). Une autre disparit&#233; dont il faut tenir compte concerne l'Afrique du Sud m&#234;me, o&#249; la &#171; fracture num&#233;rique &#187; entre Noirs et Blancs est d&#233;mesur&#233;e, comme le prouve cette seule statistique : 85 % des internautes y sont Blancs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit de ces disparit&#233;s, il faut savoir que tous les 54 pays africains disposent aujourd'hui d'un acc&#232;s &#224; Internet, m&#234;me si l&#224; aussi la qualit&#233; de cet acc&#232;s, tributaire entre autres de l'&#233;tat des t&#233;l&#233;communications, demeure tr&#232;s variable, allant de moins de 500 kilobits (Sierra Leone, Togo, Niger, Guin&#233;e-Bissau, etc.) &#224; 42 m&#233;gabits (S&#233;n&#233;gal, mais bient&#244;t 100 m&#233;gabits), 136 m&#233;gabits (Maroc, bient&#244;t 300 m&#233;gabits) ou 400 m&#233;gabits (Afrique du Sud).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Africa Online&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux exemples indiquent que les Africains se sont r&#233;ellement appropri&#233;s l'Internet. Ils d&#233;veloppent m&#234;me des usages in&#233;dits, dict&#233;s par le contexte. Si, en Europe et en Am&#233;rique, l'ordinateur reste individuel et personnel, en Afrique, gr&#226;ce aux cybercentres et aux cybercaf&#233;s, devenus presque chose ordinaire dans les grandes villes, l'ordinateur, loin d'&#234;tre individuel, devient &#171; social &#187; et &#171; communautaire &#187;. Au S&#233;n&#233;gal par exemple, o&#249; s'est implant&#233; d&#232;s 1996 le premier cybercaf&#233; de l'Afrique de l'Ouest&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le M&#233;tissacana, premier cybercaf&#233; du S&#233;n&#233;gal et de l'Afrique de l'Ouest, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le nombre de cybercentres ne cesse d'augmenter jusque dans les quartiers les plus populaires. Beaucoup de capitales africaines sont peupl&#233;es d'une multitude de ces lieux publics d'acc&#232;s au r&#233;seau mondial. Africa Online, le plus important FAI du continent, a initi&#233;, &#224; travers ses centres &#171; e-touch &#187;, de nombreux cybercentres, principalement dans les pays anglophones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les usages des nouvelles technologies vont bien au-del&#224; des cybercentres o&#249; les Africains font essentiellement du courrier &#233;lectronique, du clavardage et de la recherche d'informations sur le Web. &#192; Dakar, la soci&#233;t&#233; Manobi a lanc&#233; au premier trimestre de cette ann&#233;e la premi&#232;re utilisation du WAP au S&#233;n&#233;gal, et peut-&#234;tre en Afrique de l'Ouest, en direction des&#201; paysans ! Gr&#226;ce &#224; la plateforme qu'elle a d&#233;velopp&#233;e et abrit&#233;e au Technop&#244;le de Dakar, des ruraux (horticulteurs, mareyeurs et p&#234;cheurs) ont d&#233;sormais, &#224; partir de leur t&#233;l&#233;phone portable et d'un abonnement au service, la possibilit&#233; de consulter les prix en temps r&#233;el des fruits, l&#233;gumes et produits halieutiques de la plupart des march&#233;s de Dakar. Du reste, nous avait confi&#233; l'une des utilisatrices de ce service, &#171; avec mon portable, je navigue sur les march&#233;s de Dakar pour m'informer sur les prix ; ensuite je v&#233;rifie dans quel march&#233; il y a le prix le plus bas pour aller y prendre mes produits &#224; transformer &#187;. Cette pr&#233;sidente de l'Association des femmes ouvri&#232;res de S&#233;bikhotane (un village &#224; 45 km de Dakar), qui s'occupe de la transformation de fruits et l&#233;gumes, n'avait jamais manipul&#233; le moindre portable auparavant, encore moins l'Internet et le WAP. Pour mettre &#224; jour ses donn&#233;es, Manobi se sert de collecteurs qui sillonnent tous les jours les march&#233;s dakarois, s'informent sur les prix et entrent, via leur t&#233;l&#233;phone mobile, les donn&#233;es qui sont disponibles via Internet sur PC, Pocket PC et t&#233;l&#233;phone portable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Afrique c&#226;bl&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;cente actualit&#233; des TIC en Afrique porte vers l'optimisme. Le 28 mai 2002 a &#233;t&#233; inaugur&#233; &#224; Dakar le premier c&#226;ble num&#233;rique sous-marin reliant le sud au nord. D'une longueur de 28 800 km, le SAT3/WASC/Safe traverse les cinq continents pour la bagatelle de 716 millions $US, dont 330 millions proviennent de la douzaine de pays africains ayant particip&#233; &#224; son financement. Au total, 36 op&#233;rateurs de 32 pays sont partie prenante de cette r&#233;alisation, qui va avoir des incidences &#233;videntes sur les co&#251;ts des communications et de l'Internet en Afrique. De par sa capacit&#233; d'abord de 120 gigabits (la bande passante actuelle de l'Afrique tous pays confondus, tourne autour d'un gigabit), le SAT3 devrait provoquer une baisse sensible des communications dans les pays impliqu&#233;s, aussi bien pour les appels nationaux qu'internationaux, estiment les sp&#233;cialistes. Mais surtout, une bonne partie des revenus issus des communications internationales g&#233;n&#233;r&#233;es en Afrique resteront en Afrique alors qu'aujourd'hui, seuls 20 % des 300 millions $US g&#233;n&#233;r&#233;s par ces appels demeurent sur place, comme l'a rappel&#233;, lors de l'inauguration du c&#226;ble, le pr&#233;sident du comit&#233; directeur de la soci&#233;t&#233; sud-africaine Telkom, Sizwe Nxasana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mieux ma&#238;triser cependant les &#233;volutions des TIC, l'Afrique devra prendre garde &#224; ne pas se contenter d'&#234;tre simple consommatrice de technologies et de contenus Web. Certes, les contenus africains se d&#233;veloppent, mais la &#171; bataille des contenus &#187; est loin d'&#234;tre gagn&#233;e, car le foss&#233; est encore immense au d&#233;triment du continent noir. De passage &#224; Dakar, un jeune chercheur fran&#231;ais en TIC nous disait r&#233;cemment avoir &#233;t&#233; frapp&#233; par le fait que la plupart des S&#233;n&#233;galais &#171; surfaient &#187; essentiellement dans des sites non africains. Pourtant, d&#232;s 1980, bien avant la vulgarisation d'Internet, l'ancien chef de l'&#201;tat s&#233;n&#233;galais, L&#233;opold S&#233;dar Senghor, dans un texte pr&#233;monitoire, parlait de la n&#233;cessit&#233; de cr&#233;er &#171; une base de donn&#233;es culturelles, techniques et &#233;conomiques au service du d&#233;veloppement des pays africains [qui doit contenir] une majorit&#233; de documents non &#233;crits, sonores, musicaux, graphiques, photographiques ou cin&#233;matographiques &#187; et dont l'acc&#232;s devait &#234;tre assur&#233; &#171; par un satellite de communication bien plac&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Acteurs de technologies&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut aussi que les Africains deviennent des &#171; acteurs de technologies &#187;. Qu'ils d&#233;veloppent de mani&#232;re plus r&#233;solue des programmes, des logiciels et des techniques, voire des machines, aptes &#224; imprimer des &#233;volutions notables aux nouvelles technologies. Un exemple nous vient de l'Inde qui a con&#231;u (mat&#233;riel et logiciels) le Simputer, sorte de Pocket PC am&#233;lior&#233;, baptis&#233; &#171; ordinateur des pauvres &#187; &#224; cause de son faible co&#251;t et de sa facilit&#233; d'utilisation. Except&#233; peut-&#234;tre l'Afrique du Sud, la plupart des pays africains ont encore trop tendance &#224; ne m&#234;me pas r&#234;ver d'autre chose que de la consommation des TIC. L'acquisition d'un satellite et la cr&#233;ation d'une agence spatiale africaine, comme le pr&#233;conise Cheick Modibo Diarra, le scientifique malien de la NASA aujourd'hui pr&#233;sident de l'Universit&#233; virtuelle africaine de la Banque mondiale, aideraient probablement vers des avanc&#233;es. Pour Diarra, en effet, &#171; cela permettrait de communiquer librement &#224; travers Internet, rendrait p&#233;renne et solide la recherche scientifique [pas seulement dans les nouvelles technologies] et donnerait un ballon d'oxyg&#232;ne &#224; nos entreprises qui d&#233;boursent actuellement des sommes folles pour essayer de communiquer &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'on parle de d&#233;veloppement des TIC en Afrique, il faut aussi, &#224; notre sens, consid&#233;rer certains points d'importance. Premi&#232;rement, la n&#233;cessit&#233; d'acc&#233;l&#233;rer les efforts d'alphab&#233;tisation. Avoir un minimum d'instruction est la premi&#232;re v&#233;ritable condition pour bien profiter de ces technologies. Deuxi&#232;mement, la n&#233;cessit&#233; de connecter certes les &#233;coles, les lyc&#233;es et les universit&#233;s, mais surtout d'int&#233;grer l'informatique (ou ses usages) en tant que mati&#232;re &#224; part enti&#232;re (comme les maths, la g&#233;ographie, etc.) dans les programmes scolaires et ce, d&#232;s l'&#233;cole primaire. C'est l&#224; l'unique moyen de permettre &#224; la jeunesse africaine d'acqu&#233;rir une &#171; culture informatique &#187; dans un monde de plus en plus &#171; num&#233;rique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que le Nepad (Nouveau plan de d&#233;veloppement de l'Afrique), dans son volet TIC, aborde le sujet avec son intention affich&#233;e de &#171; travailler &#224; l'am&#233;lioration du d&#233;veloppement des fili&#232;res, de la qualit&#233; de l'enseignement et de l'acc&#232;s aux TIC &#187; et de &#171; mettre sur pied une &#171; task force &#187; pour acc&#233;l&#233;rer l'introduction des TIC dans les &#233;coles primaires &#187;. Ses objectifs visent aussi, entre autres, &#224; rehausser la t&#233;l&#233;densit&#233; en Afrique pour l'amener d'ici 2005 &#224; deux lignes pour 100 habitants, &#224; d&#233;velopper et produire une masse critique de jeunes et d'&#233;tudiants capables d'utiliser les TIC et dont l'Afrique pourra tirer des ing&#233;nieurs, des programmeurs et des d&#233;veloppeurs de logiciels. Le simple fait que les TIC soient consid&#233;r&#233;es comme la deuxi&#232;me priorit&#233; parmi les actions du Nepad montre leur importance pour l'Afrique qui, dans trois ans, atteindra 20 millions d'internautes, comme le rappelle le Ghan&#233;en-Am&#233;ricain John Sarpong, directeur d'Africast aux &#201;tats-Unis, pour qui &#171; Internet est une n&#233;cessit&#233; pour l'Afrique, notre meilleur espoir pour enfin r&#233;aliser l'int&#233;gration &#233;conomique du continent noir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Just Coly&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.ledevoir.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Devoir&lt;/a&gt; 8-9 juin 2002)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le M&#233;tissacana, premier cybercaf&#233; du S&#233;n&#233;gal et de l'Afrique de l'Ouest, cr&#233;&#233; d&#232;s 1996, a annonc&#233; au mois de mai dernier sa d&#233;cision d'arr&#234;ter ses activit&#233;s Internet au S&#233;n&#233;gal, apr&#232;s que la Sonatel, seul op&#233;rateur s&#233;n&#233;galais ayant un acc&#232;s &#224; la t&#234;te de r&#233;seau internationale, lui ait suspendu sa ligne sp&#233;cialis&#233;e pour la troisi&#232;me fois suite &#224; un d&#233;faut de paiement d'arri&#233;r&#233;s de plusieurs dizaines de millions de FCFA. (1 $US = 725 FCFA)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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