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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>2011 : une ann&#233;e qui n'a gu&#232;re enregistr&#233; de progr&#232;s significatifs</title>
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		<dc:date>2011-12-31T19:28:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2011 a &#233;t&#233; marqu&#233;e par l'adoption, avec deux ann&#233;es de retard sur le calendrier initial, d'un code des t&#233;l&#233;communications transposant l'essentiel des directives communautaires adopt&#233;es par l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest-africaine (UEMOA) ainsi que des actes additionnels au trait&#233; de la Communaut&#233; &#233;conomique des &#233;tats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) afin de cr&#233;er un cadre juridique favorisant l'&#233;mergence d'un march&#233; r&#233;gional. Elle a &#233;galement vu l'instauration de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2011,301-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2011&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2011 a &#233;t&#233; marqu&#233;e par l'adoption, avec deux ann&#233;es de retard sur le calendrier initial, d'un code des t&#233;l&#233;communications transposant l'essentiel des directives communautaires adopt&#233;es par l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest-africaine (UEMOA) ainsi que des actes additionnels au trait&#233; de la Communaut&#233; &#233;conomique des &#233;tats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) afin de cr&#233;er un cadre juridique favorisant l'&#233;mergence d'un march&#233; r&#233;gional. Elle a &#233;galement vu l'instauration de la contribution au d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications et du secteur de l'&#233;nergie (CODETE), taxe parafiscale destin&#233;e &#224; alimenter le Fond de d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications (FDSUT) &#224; hauteur de 5% et le Fonds de soutien &#224; l'&#233;nergie (FSE) pour les 95% restants mais qui n'est rien d'autre qu'un m&#233;canisme de financement du secteur de l'&#233;nergie qui traverse une crise profonde. A cela, s'est ajout&#233; l'institution d'un syst&#232;me de tarification des appels internationaux entrant S&#233;n&#233;gal, mesure d&#233;nonc&#233;e par les op&#233;rateurs et combattue par les travailleurs de la Sonatel &#224; travers une s&#233;rie de mouvements de gr&#232;ve. L'imposition de ces mesures fiscales n'est sans doute pas &#233;trang&#232;re &#224; la forte baisse subie par le titre Sonatel &#224; la Bourse r&#233;gionale des valeurs mobili&#232;res (BRVM) d'Abidjan (C&#244;te d'ivoire) qui est pass&#233; de 164 000 FCFA le 31 janvier 2011 &#224; 120 000 FCFA le 30 d&#233;cembre 2011, soit une perte de pr&#232;s de 27% sur l'ann&#233;e. L'environnement global du secteur a aussi vu la nomination des membres de la Commission nationale de protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel (CNPD), institution autonome ayant pour mission la v&#233;rification de la l&#233;galit&#233; de la collecte et de l'utilisation des donn&#233;es personnelles trait&#233;es par l'Etat et les entreprises. Enfin, la Commission nationale de la connectivit&#233; (CNC), dont le Pr&#233;sident, assure d&#233;sormais la direction du FDSUT, a vu ses missions pr&#233;cis&#233;es et a &#233;t&#233; officiellement install&#233;e. En mati&#232;re de services, la Sonatel s'est finalement vu attribuer une licence 3G en contrepartie du paiement de la somme de 3 milliards de FCFA et du versement annuel d'une somme correspondant &#224; 3% du chiffre d'affaires g&#233;n&#233;r&#233; par l'exploitation de cette licence. Cette derni&#232;re a &#233;galement lanc&#233; &#171; TV Mobile &#187;, service permettant de regarder la t&#233;l&#233;vision et de la vid&#233;o &#224; la demande sur le mobile tandis qu'Expresso s'est lanc&#233; sur la voie du le co-branding avec la cr&#233;ation de &#171; Touba Mobile &#187; qui fonctionne comme un groupe ferm&#233; d'utilisateurs (GFU). Afin de soutenir le d&#233;veloppement du secteur, &#171; CTIC-Dakar &#187;, un incubateur d'entreprises TIC, a &#233;t&#233; lanc&#233; dans le cadre d'un partenariat public-priv&#233; (PPP), dans un contexte o&#249; l'on observe un mouvement d'installation de firmes &#233;trang&#232;res telles Samsung, HP, Viadeo encore IBM. Les &#233;changes commerciaux devraient d'ailleurs &#234;tre facilit&#233;s par la mise en service de la version 2010 du syst&#232;me de d&#233;douanement &#233;lectronique Ga&#239;nd&#233; 2010 d&#233;ploy&#233;e depuis 1990. Les S&#233;n&#233;galais, notamment les jeunes, utilisent de plus en plus les TIC comme l'atteste les 620 000 d'entre eux inscrits sur Facebook, soit un taux de p&#233;n&#233;tration de 4,40% de la population totale et de 67,20% de la population en ligne, ce qui place le S&#233;n&#233;gal au 10&#232;me rang en Afrique. Autres manifestations de l'importance prise par les TIC, la cr&#233;ation par les journalistes op&#233;rant sur Internet d'une Association des &#233;diteurs et des professionnels de la presse en ligne (APPEL) et le choix op&#233;r&#233; sur notre pays par ICANN pour y tenir sa 42&#232;me session. A cette occasion, le S&#233;n&#233;gal s'est vu attribuer une copie du serveur-racine du Domain Name System (DNS) d'Internet dont jusqu'&#224; pr&#233;sent seuls le Kenya et l'Afrique du sud poss&#233;daient une copie en Afrique. Par ailleurs, le paysage audiovisuel a fortement &#233;volu&#233; avec l'obtention par T&#233;l&#233;vision Futurs m&#233;dias (TFM) d'une licence de chaine g&#233;n&#233;raliste, l'autorisation donn&#233;e &#224; 2STV et TFM de diffuser des bouquets payants et l'octroi de fr&#233;quences de t&#233;l&#233;vision &#224; Bambylor TV et &#224; Al Mouridiyya TV, portant ainsi &#224; dix le nombre de chaines de t&#233;l&#233;vision dont deux publiques (RTS1 et SN2) et huit priv&#233;es (2STV, RDV, Walf TV, Canal Info News, TFM, Africa 7, Bambylor TV et Al Mouridiyya TV). Au final, cette ann&#233;e pr&#233;&#233;lectorale, dont le climat a &#233;t&#233; largement pollu&#233;, pendant pr&#232;s de six mois, par le bras de fer entre l'Etat et la Sonatel autour de la question de la surtaxe sur les appels entrants, n'aura gu&#232;re permis au secteur des TIC d'enregistrer des progr&#232;s significatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Facebook s'invite ans la campagne pour l'&#233;lection pr&#233;sidentielle de f&#233;vrier 2012</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Facebook-s-invite-ans-la-campagne.html</link>
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		<dc:date>2011-11-30T13:44:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors que les forces politiques et sociales tout comme la soci&#233;t&#233; civile se mobilisent en direction de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle du 26 f&#233;vrier 2012, la campagne &#233;lectorale est d'ores et d&#233;j&#224; plac&#233;e sous le signe des technologies de l'information et de la communication (TIC) et plus particuli&#232;rement de Facebook. Certes, d'aucuns diront qu'il ne s'agit pas d'une nouveaut&#233; tant le t&#233;l&#233;phone portable et les radios FM avaient jou&#233; un r&#244;le important lors de l'&#233;lection de 2000 qui avait sonn&#233; le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2011,301-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2011&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que les forces politiques et sociales tout comme la soci&#233;t&#233; civile se mobilisent en direction de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle du 26 f&#233;vrier 2012, la campagne &#233;lectorale est d'ores et d&#233;j&#224; plac&#233;e sous le signe des technologies de l'information et de la communication (TIC) et plus particuli&#232;rement de Facebook. Certes, d'aucuns diront qu'il ne s'agit pas d'une nouveaut&#233; tant le t&#233;l&#233;phone portable et les radios FM avaient jou&#233; un r&#244;le important lors de l'&#233;lection de 2000 qui avait sonn&#233; le glas de quarante ans de r&#232;gne du Parti socialiste (PS) sur la vie politique s&#233;n&#233;galaise et la survenue de l'Alternance. La diff&#233;rence r&#233;side dans le fait que la campagne &#233;lectorale de 2000 avait &#233;t&#233; somme toute tr&#232;s classique avec ses meetings, ses caravanes, ses concerts, le placardage d'affiches, etc. sans oublier les d&#233;sormais c&#233;l&#232;bres &#171; marches bleues &#187;, forme de mobilisation originale et surtout en ad&#233;quation avec les moyens financiers limit&#233;s dont disposait M&#176; Abdoulaye Wade et la coalition qui le soutenait. A l'&#233;poque, la mobilisation &#233;lectorale ne s'&#233;tait gu&#232;re appuy&#233;e sur les TIC et tout au plus la diaspora s&#233;n&#233;galaise avait-elle organis&#233; des &#171; marches bleues sur le net &#187; consistant &#224; se connecter massivement sur un site de chat et &#224; y envoyer r&#233;guli&#232;rement des messages pour y signaler sa pr&#233;sence. Par contre, les TIC, et plus sp&#233;cifiquement la combinaison du t&#233;l&#233;phone mobile et des radios FM, avaient jou&#233; un r&#244;le important dans un premier temps pour d&#233;noncer les diff&#233;rentes tentatives de fraudes ou de perturbations du scrutin, puis dans un second temps pour faciliter la vigilance citoyenne lors du d&#233;pouillement des r&#233;sultats dans les diff&#233;rents bureaux de vote puis leur proclamation instantan&#233;e interdisant ainsi les tripatouillages &#233;lectoraux auxquels s'adonnaient habituellement les diff&#233;rentes autorit&#233;s administratives en charge de l'organisation du scrutin et de la proclamation officielle des r&#233;sultats. Cette fois-ci, la situation est diff&#233;rente car la campagne &#233;lectorale a tr&#232;s t&#244;t d&#233;marr&#233; sur Internet, non pas &#224; travers la cr&#233;ation de sites web et de blogues d&#233;di&#233;s comme en 2007 mais plut&#244;t via l'utilisation de pages Facebook. Il faut dire que ce r&#233;seau social, d&#233;j&#224; tr&#232;s populaire parmi la jeunesse, a suscit&#233; un vif int&#233;r&#234;t dans les cercles politiques depuis la r&#233;volution du jasmin en Tunisie, que certain ont baptis&#233; &#171; r&#233;volution Facebook &#187;, qui a marqu&#233; le d&#233;but du &#171; Printemps arabe &#187;. Le coup d'envoi de la mobilisation politique des S&#233;n&#233;galais et des S&#233;n&#233;galaises via Facebook a commenc&#233; &#224; prendre de l'ampleur apr&#232;s les manifestations du 23 juin 2011 devant l'Assembl&#233;e nationale visant &#224; protester contre la modification de la constitution en vue de cr&#233;er un poste de vice-pr&#233;sident et permettre l'&#233;lection du Pr&#233;sident de la r&#233;publique avec 25% des voix. Plus d'une dizaine de pages Facebook, s'inscrivant dans la mouvance des &#171; indign&#233;s s&#233;n&#233;galais &#187; se sont alors cr&#233;&#233;es, attirant des dizaines de milliers d'internautes autour du slogan &#171; Wade d&#233;gage &#187;. Surfant sur cette dynamique, nombre de candidats &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle ont cr&#233;&#233; des pages Facebook au point qu'un site a d&#233;cid&#233; d'&#233;tablir le classement de celles-ci sur la base du nombre de &#171; J'aime &#187; qu'elles r&#233;coltent. Si dans le monde globalis&#233;e dans lequel nous vivons, l'utilisation des r&#233;seaux sociaux comme outil de mobilisation et de propagande se comprend tout &#224; fait, il n'en reste pas moins que l'on peut l&#233;gitimement s'interroger sur son impact r&#233;el sur le l'&#233;volution du cours politique. En effet, le S&#233;n&#233;gal avec ses 620 000 utilisateurs de Facebook, soit un taux de p&#233;n&#233;tration de 67,24% de la population en ligne mais de seulement 4,41% de la population totale, est loin de pr&#233;senter une situation comparable &#224; celle de la Tunisie avec ses 2 800 000 utilisateurs de Facebook soit un taux de p&#233;n&#233;tration de 26,44% de la population totale. Reste donc &#224; savoir si, au-del&#224; de l'ind&#233;niable effet de mode, le ph&#233;nom&#232;ne Facebook a r&#233;ussi &#224; se faire v&#233;ritablement une place dans les m&#339;urs politiques s&#233;n&#233;galaises au point d'en devenir un des &#233;l&#233;ments majeurs comme le sont d&#233;j&#224; l'affichage public, la presse &#233;crite, la radio, et la t&#233;l&#233;vision. Quoiqu'il en soit, globalement parlant, les TIC sont d'ores et d&#233;j&#224; des instruments indispensables &#224; l'action politique qu'il s'agisse d'utiliser le t&#233;l&#233;phone mobile pour v&#233;hiculer des mots d'ordre ou coordonner des actions, de recourir au courrier &#233;lectronique pour informer les militants et faire circuler des documents ou encore d'intervenir dans la presse en ligne et les forums de discussions pour v&#233;hiculer ses id&#233;es et peser sur la formation de l'opinion publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ICANN 42 : Pari r&#233;ussi pour l'organisation et la participation, quid du suivi des d&#233;cisions ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/ICANN-42-Pari-reussi-pour-l.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/ICANN-42-Pari-reussi-pour-l.html</guid>
		<dc:date>2011-10-31T17:21:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Editoriale</dc:subject>
		<dc:subject>Editorial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s Le Caire (mars 2000), Accra (mars 2002), Carthage (octobre 2003), Cape Town (d&#233;cembre 2004), Marrakech (juin 2006), Le Caire (novembre 2008) et Nairobi (mars 2010), Dakar a vibr&#233; &#224; l'heure d'Internet pendant une dizaine de jours avec l'organisation de la 42&#232;me r&#233;union d'ICANN du 23 au 28 octobre 2011 pr&#233;c&#233;d&#233;e par une table ronde minist&#233;rielle des ministres africains en charge des technologies de l'information et de la communication du 19 au 21 octobre 2011. Ces deux manifestations se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2011,301-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2011&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Edito-+.html" rel="tag"&gt;Editorial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s Le Caire (mars 2000), Accra (mars 2002), Carthage (octobre 2003), Cape Town (d&#233;cembre 2004), Marrakech (juin 2006), Le Caire (novembre 2008) et Nairobi (mars 2010), Dakar a vibr&#233; &#224; l'heure d'Internet pendant une dizaine de jours avec l'organisation de la 42&#232;me r&#233;union d'ICANN du 23 au 28 octobre 2011 pr&#233;c&#233;d&#233;e par une table ronde minist&#233;rielle des ministres africains en charge des technologies de l'information et de la communication du 19 au 21 octobre 2011. Ces deux manifestations se sont d&#233;roul&#233;es sur fond d'une forte mobilisation des acteurs de la communaut&#233; s&#233;n&#233;galaise des TIC b&#233;n&#233;ficiant du soutien des autorit&#233;s publiques et d'une remarquable couverture m&#233;diatique assur&#233;e notamment par le quotidien national &#171; Le Soleil &#187;. Au del&#224; de la l&#233;gitime satisfaction que peuvent &#233;prouver le S&#233;n&#233;gal et l'Afrique d'avoir vu cette importante r&#233;union internationale se d&#233;rouler dans de bonnes conditions, un examen attentif des questions abord&#233;es am&#232;ne &#224; en tirer un bilan pour le moins mitig&#233;. En effet, comme l'ont constat&#233; d'embl&#233;e les ministres africains en charge des TIC, six ans apr&#232;s le Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI) et malgr&#233; les nombreuses et pertinentes r&#233;solutions figurant dans l'Agenda de Tunis, l'Afrique occupe toujours une position marginale en mati&#232;re de d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information qu'il s'agisse de la connectivit&#233; entre l'Afrique et le reste du monde, entre pays africains comme &#224; l'int&#233;rieur de ces pays, d'accessibilit&#233;, d'adaptabilit&#233;, de diversit&#233; et d'abordabilit&#233; des produits et services TIC, de la pr&#233;sence de contenus africains sur Internet, de l'utilisation et de l'appropriation des TIC par les citoyens, de la fracture num&#233;rique de genre ou encore de la gouvernance de l'Internet. S'agissant de ce dernier point, un simple coup d'&#339;il au &#171; Board of Directors &#187; d'ICANN r&#233;v&#232;le que la grande majorit&#233; de ceux-ci sont des occidentaux, les femmes et les repr&#233;sentants du reste du globe y occupant la portion congrue, bien loin de ce que devrait &#234;tre une repr&#233;sentation &#233;quitable du monde dans toute sa diversit&#233;. Comment ne pas s'alarmer, par exemple, du fait que l'Afrique ne poss&#232;de toujours que trois repr&#233;sentants sur les vingt que compte le Conseil d'administration d'ICANN ? Certes, &#224; cette occasion le S&#233;n&#233;gal s'est vu attribuer une copie du serveur-racine du DNS de l'Internet mais il faut rappeler qu'il n'en existe que trois pour l'ensemble du continent africain, les deux autres se trouvant &#224; Johannesbourg (Afrique du Sud) et &#224; Nairobi (Kenya), alors qu'il en existe trois (Rome, Milan et Turin) pour un pays comme l'Italie ! Autre question pour laquelle aucune r&#233;ponse pleinement satisfaisante n'a &#233;t&#233; donn&#233;e, celle de la gestion du nom de domaine &#171; .africa &#187;, et ses d&#233;clinaisons linguistiques que sont le &#171; .afrique &#187; et le &#171; .afriquia &#187;, qui ne devrait pas &#234;tre laiss&#233;e au plus offrant au risque de g&#233;n&#233;rer une situation &#233;quivalente &#224; celle qui pr&#233;valait dans les ann&#233;es 90 o&#249; des noms de domaine de pays africains (ccTLD) &#233;taient g&#233;r&#233;s par des personnes morales, voire physiques, &#233;trang&#232;res &#224; l'Afrique. La prise en compte ad&#233;quate des questions qui interpellent sp&#233;cifiquement le continent africain passe notamment par la cr&#233;ation d'un bureau Afrique de l'ICANN en lieu et place de leur prise en charge par des structures et des personnes &#233;loign&#233;es des r&#233;alit&#233;s africaines. De m&#234;me, la transition de la norme d'adressage IPV4 &#224; IPV6 reste &#224; l'ordre du jour bien que l'ICANN avait d&#233;cid&#233;, en 2009 &#224; Mexico, de privil&#233;gier l'Afrique lors de l'attribution des derniers blocs d'adresses disponibles, mais &#224; ce niveau la balle est dans le camp des pays africains. En effet, si l'Afrique reste en marge de la gouvernance de l'Internet, elle ne brille gu&#232;re par la mise en &#339;uvre des d&#233;cisions qui lui permettraient de peser de tout son poids sur la sc&#232;ne internationale. En mati&#232;re de TIC, comme dans d'autres domaines, les pays africains, les commissions &#233;conomiques r&#233;gionales (CER) et l'Union africaine (UA) sont gravement atteint par cette maladie chronique qu'est la &#171; r&#233;solutionite &#187;, ce mal consistant &#224; adopter en toutes circonstances, en tous lieux et sur tous les sujets des r&#233;solutions et autres recommandations qui restent lettres mortes. Qui se souvient aujourd'hui des recommandations faites dans le cadre d'action pour l'&#233;dification d'une infrastructure africaine de l'information et la communication propos&#233; par le rapport relatif &#224; l'Initiative soci&#233;t&#233; africaine &#224; l'&#232;re de l'information (AISI) ? D&#232;s lors, il est grand temps que nos gouvernements passe des r&#233;solutions &#224; l'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>2011, ann&#233;e noire pour le groupe Sonatel ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/2011-annee-noire-pour-le-groupe.html</link>
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		<dc:date>2011-09-30T17:25:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Une fois de plus, le titre Sonatel a cl&#244;tur&#233; en baisse &#224; la fin du mois de septembre 2011 &#224; la Bourse r&#233;gionale des valeurs mobili&#232;res (BRVM) d'Abidjan (C&#244;te d'ivoire) dans ce qui semble s'annoncer comme une de ses plus mauvaises ann&#233;es. Introduit sur le march&#233; &#224; la cote de 22 000 francs CFA en octobre 1998, le titre est devenu rapidement la valeur phare de la BRVM, dont il repr&#233;senta entre 40 % et 50 % de la capitalisation boursi&#232;re selon les ann&#233;es. En 2006, il franchit la barre des 100 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2011,301-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2011&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une fois de plus, le titre Sonatel a cl&#244;tur&#233; en baisse &#224; la fin du mois de septembre 2011 &#224; la Bourse r&#233;gionale des valeurs mobili&#232;res (BRVM) d'Abidjan (C&#244;te d'ivoire) dans ce qui semble s'annoncer comme une de ses plus mauvaises ann&#233;es. Introduit sur le march&#233; &#224; la cote de 22 000 francs CFA en octobre 1998, le titre est devenu rapidement la valeur phare de la BRVM, dont il repr&#233;senta entre 40 % et 50 % de la capitalisation boursi&#232;re selon les ann&#233;es. En 2006, il franchit la barre des 100 000 francs CFA pour atteindre le cours record de 194 995 francs CFA en f&#233;vrier 2008. Alors que certains analystes pr&#233;voyaient qu'elle atteigne les 200 000 francs CFA, voire m&#234;me les 250 000 francs CFA, l'action Sonatel plongea &#224; la baisse pour se stabiliser autour de 120 000 francs CFA &#224; la fin de l'ann&#233;e 2009, suite au repli des investisseurs &#233;trangers frapp&#233;s par la crise &#233;conomique mondiale. Malgr&#233; ces fluctuations, le titre Sonatel enregistra une capitalisation boursi&#232;re de 1 300 milliards de FCFA en 2008 soit 26 fois le montant de son capital r&#233;el. Ces bons r&#233;sultats d&#233;coulaient du fait que les activit&#233;s du groupe avaient fortement progress&#233; gr&#226;ce au d&#233;veloppement de la t&#233;l&#233;phonie mobile et &#224; l'extension de ses activit&#233;s qui s'&#233;taient &#233;tendues au Mali en 2002 puis &#224; la Guin&#233;e et &#224; la Guin&#233;e-Bissau en 2006. Le chiffre d'affaires de la Sonatel est ainsi pass&#233; de 90, 695 milliards de francs CFA en 1998 &#224; 599, 002 milliards de francs CFA en 2010, soit une progression de 533 %, pendant que son r&#233;sultat net progressait de 288 %, passant de 47, 660 milliards de francs CFA &#224; 184, 760 milliards de francs CFA. Quant au dividende par action, il a augment&#233; de 438%, passant de 2 340 francs CFA en 1998 &#224; 12 600 francs CFA en 2010 et son coefficient de capitalisation de b&#233;n&#233;fices n'a jamais &#233;t&#233; inf&#233;rieur &#224; 4, s'&#233;levant m&#234;me &#224; 10 en 2007. L'ann&#233;e 2010 avait &#233;t&#233; marqu&#233;e par une forte reprise du titre puisqu'il &#233;tait pass&#233; de 124 000 francs CFA en janvier &#224; 154 000 francs CFA en d&#233;cembre de la m&#234;me ann&#233;e dans un contexte marqu&#233;e par l'augmentation de 2% &#224; 5% de la redevance sur l'acc&#232;s ou l'utilisation du r&#233;seau de t&#233;l&#233;communications publiques (RUTEL) sous pr&#233;texte de la n&#233;cessit&#233; d'augmenter les recettes destin&#233;es &#224; lutter contre la pauvret&#233;, l'instauration d'une taxe sur la tarification des communications t&#233;l&#233;phoniques internationales entrant au S&#233;n&#233;gal et le lancement de la 3G par Expresso alors que la demande Sonatel d'attribution d'une licence 3G faite par la Sonatel depuis d&#233;cembre 2009 &#233;tait toujours sans r&#233;ponse. Apr&#232;s un d&#233;but d'ann&#233;e 2011 marqu&#233; par de fortes fluctuations sur le titre qui l'ont fait bondir &#224; 186 055 francs CFA pour redescendre &#224; 164 000 francs CFA au cours du mois de janvier, celui est reparti &#224; la baisse alors que la crise ivoirienne faisait rage, entrainant la suspension des activit&#233;s de la BRVM. L'instauration de la contribution au d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications et du secteur de l'&#233;nergie (CODETE) au profit du Fond de d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications (FDSUT) et du Fonds de soutien &#224; l'&#233;nergie (FSE), taxe parafiscale d&#233;nomm&#233;e &#233;quivalant &#224; 3% du chiffre d'affaires hors taxes des exploitants de r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications ouverts au public en mars 2011, puis la publication des r&#233;sultats financiers du premier semestre de l'ann&#233;e 2011 montrant une baisse du taux de marge n'ont pas arrang&#233; la situation. Pire la r&#233;introduction, en ao&#251;t 2011, de la surtaxe sur les appels entrants, dont l'application avait &#233;t&#233; suspendue en novembre 2010, et les tensions entre l'&#201;tat et la Sonatel qui en d&#233;coulent, sans parler des baisses de recettes qui en r&#233;sulteront probablement, risquent de peser n&#233;gativement sur le titre Sonatel qui flirte &#224; nouveau avec les niveaux les plus bas qu'il avait atteint en 2009, ann&#233;e o&#249; il &#233;tait descendu jusqu'&#224; 106 000 francs CFA. Si la Sonatel &#233;tait une entreprise comme les autres, il n'y aurait pas lieu de s'alarmer outre mesure sur son &#233;tat de sant&#233;. Cependant, il n'en est rien et il ne faut pas oublier qu'elle est la premi&#232;re entreprise du S&#233;n&#233;gal, le premier investisseur, le premier contribuable et que par cons&#233;quent ses r&#233;sultats impactent directement ceux de l'&#233;conomie nationale. D&#232;s lors, on comprend mal que de hautes autorit&#233;s aient pu d&#233;clarer en public qu'elles avaient un plan pour liquider la Sonatel comme si il s'agissait d'un ennemi &#224; abattre ou d'un fl&#233;au &#224; combattre. D'ailleurs si jamais l'entreprise r&#233;ussissait et que demain la Sonatel &#233;tait &#224; terre en quoi cela serait-il profitable au S&#233;n&#233;gal ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Sagna &lt;br class='autobr' /&gt;
Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Attention &#224; ne pas mettre en p&#233;ril le secteur des TIC !</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Attention-a-ne-pas-mettre-en-peril.html</link>
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		<dc:date>2011-08-30T17:27:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En ce mois d'ao&#251;t 2011, les pouvoirs publics ont fait deux d&#233;clarations qui ont suscit&#233; de vifs d&#233;bats dans l'opinion publique s&#233;n&#233;galaise. La premi&#232;re a &#233;t&#233; l'annonce par le Pr&#233;sident de la r&#233;publique, Me Abdoulaye Wade, de son intention de nationaliser la Sonatel pour en r&#233;troc&#233;der les parts au secteur priv&#233; national au motif que les milliards engrang&#233;s France T&#233;l&#233;com pourraient servir au S&#233;n&#233;gal. Surprenante d&#233;couverte pour un r&#233;gime qui se veut le chantre du lib&#233;ralisme et qui a inscrit (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2011,301-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2011&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ce mois d'ao&#251;t 2011, les pouvoirs publics ont fait deux d&#233;clarations qui ont suscit&#233; de vifs d&#233;bats dans l'opinion publique s&#233;n&#233;galaise. La premi&#232;re a &#233;t&#233; l'annonce par le Pr&#233;sident de la r&#233;publique, Me Abdoulaye Wade, de son intention de nationaliser la Sonatel pour en r&#233;troc&#233;der les parts au secteur priv&#233; national au motif que les milliards engrang&#233;s France T&#233;l&#233;com pourraient servir au S&#233;n&#233;gal. Surprenante d&#233;couverte pour un r&#233;gime qui se veut le chantre du lib&#233;ralisme et qui a inscrit dans la lettre de politique du secteur des t&#233;l&#233;communications publi&#233;e en janvier 2005, le d&#233;sengagement partiel ou total de l'&#201;tat du capital de la Sonatel. Mieux, l'&#201;tat avait pr&#233;c&#233;demment tent&#233; de vendre 9,7% des parts qu'il d&#233;tenait dans le capital de la Sonatel &#224; France T&#233;l&#233;com, tentative qui, si elle avait r&#233;ussie, aurait transform&#233; l'op&#233;rateur historique fran&#231;ais en actionnaire majoritaire avec 52,2 % des parts ! Il ne s'agissait d'ailleurs pas d'une premi&#232;re puisqu'en novembre 2008, l'&#201;tat avait vendu, dans la plus grande discr&#233;tion, entre 3 et 5% du capital de la Sonatel qui n'avaient pas &#233;t&#233; attribu&#233;s en 1997. Face au toll&#233; d&#233;clench&#233; par cette op&#233;ration qualifi&#233;e de &#171; crime &#233;conomique &#187; par l'Intersyndicale des travailleurs de la Sonatel et de &#171; transaction inopportune &#187; par les cadres de l'entreprise, le ministre de l'&#201;conomie et des finances, avait simplement r&#233;torqu&#233; que l'&#201;tat n'allait pas sacrifier des entreprises &#224; qui il devait de l'argent pour le simple plaisir de conserver ses actions Sonatel ! La mobilisation de l'opinion publique et le rejet du protocole d'accord sign&#233; entre l'&#201;tat et France T&#233;l&#233;com par la Bourse r&#233;gionale des valeurs mobili&#232;res (BRVM) d'Abidjan (C&#244;te d'ivoire) qui l'avait jug&#233;e incompatible avec ses r&#232;gles de fonctionnement, obligeront cependant l'&#201;tat &#224; renoncer &#224; ce projet. La seconde annonce a &#233;t&#233; l'adoption d'un d&#233;cret instituant une surtaxe sur les appels t&#233;l&#233;phoniques entrants survenant apr&#232;s la suspension de l'application d'un d&#233;cret similaire adopt&#233; en mai 2010. Sa mise en &#339;uvre, augmentera en moyenne de 60% le co&#251;t des appels entrants quelle qu'en soit la destination (fixes/mobiles) mais &#233;galement celui des appels sortants par l'application de mesures de r&#233;ciprocit&#233; de la part des op&#233;rateurs avec lesquels la Sonatel a sign&#233; des accords commerciaux, encouragera la fraude devenu plus rentable et entrainera une diminution du trafic entrant comme l'a montr&#233; la baisse de 8,5% observ&#233;e en 2010 suite &#224; l'application de la surtaxe pendant moins de trois mois. Outre qu'elle affectera n&#233;gativement les r&#233;sultats de la Sonatel, dont le chiffre d'affaires est constitu&#233; pour 20,9% par les balances internationales entrantes, cette augmentation va &#224; l'encontre de la baisse r&#233;guli&#232;re des tarifs pratiqu&#233;e ces derni&#232;res ann&#233;es dans le cadre de la tarification orient&#233;e vers les co&#251;ts. Enfin, il faut rappeler cette surtaxe intervient apr&#232;s la hausse de 2 &#224; 5% de la redevance d'utilisation des t&#233;l&#233;communications (RUTEL) op&#233;r&#233;e en octobre 2010. Ces faits s'inscrivent dans un contexte peu favorable marqu&#233; par la baisse de la marge b&#233;n&#233;ficiaire de la Sonatel au premier semestre 2011 coupl&#233;e &#224; celle de l'action Sonatel &#224; la BRVM depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e. Or faut-il le rappeler la Sonatel est la premi&#232;re entreprise s&#233;n&#233;galaise en termes de chiffres d'affaires, de b&#233;n&#233;fices, d'investissements, de taxes et d'imp&#244;ts vers&#233;s et son &#233;tat de sant&#233; affecte forc&#233;ment celui de l'&#233;conomie s&#233;n&#233;galaise. Pire, tout est mis en &#339;uvre pour que le dispositif de collecte et de gestion des milliards de francs CFA g&#233;n&#233;r&#233;s par la surtaxe &#233;chappe aux proc&#233;dures ordinaires du Tr&#233;sor public et soit g&#233;r&#233; par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP), r&#233;guli&#232;rement &#233;clabouss&#233;e par des scandales depuis sa cr&#233;ation et qui g&#232;re en toute opacit&#233; les milliards vers&#233;s par les op&#233;rateurs dans le cadre du service universel. Quant aux vell&#233;it&#233;s de nationaliser la Sonatel, elles co&#251;teraient au bas mot 600 milliards de francs CFA alors que l'&#201;tat fait r&#233;guli&#232;rement face &#224; des difficult&#233;s de tr&#233;sorerie pour payer de simples d&#233;penses courantes. C'est pourquoi nous disons qu'il y en a marre d'assister &#224; la mise en p&#233;ril de ce secteur-cl&#233; du fait de d&#233;cisions inopportunes ne s'inscrivant dans aucune strat&#233;gie &#233;conomique coh&#233;rente. Les autorit&#233;s devraient plut&#244;t s'atteler &#224; am&#233;liorer l'environnement global du secteur des TIC, notamment en soutenant l'investissant et en encouragent l'innovation afin qu'il puisse jouer un r&#244;le encore plus important et contribuer ainsi &#224; l'&#233;mergence &#233;conomique et au d&#233;veloppement social du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Sagna &lt;br class='autobr' /&gt;
Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>T&#233;l&#233;phonie mobile : Miracle ou mirage ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/telephonie-mobile-miracle-ou-mirage.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/telephonie-mobile-miracle-ou-mirage.html</guid>
		<dc:date>2011-07-31T17:28:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;En ce mois de juillet 2011 o&#249; l'actualit&#233; a &#233;t&#233; largement nourrie par les rebondissements de l'affaire DSK, la guerre d'agression contre la Libye, le 93&#232;me anniversaire de Nelson Mandela, le feuilleton de la dette grecque, la famine en Afrique de l'Est ou encore l'abyssal d&#233;ficit budg&#233;taire am&#233;ricain, la c&#233;l&#233;bration du vingti&#232;me anniversaire de la premi&#232;re communication t&#233;l&#233;phonique &#233;mise sur un r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique de type GSM par le Premier ministre finlandais, Harri Holkeri, le 1er juillet (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2011,301-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2011&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ce mois de juillet 2011 o&#249; l'actualit&#233; a &#233;t&#233; largement nourrie par les rebondissements de l'affaire DSK, la guerre d'agression contre la Libye, le 93&#232;me anniversaire de Nelson Mandela, le feuilleton de la dette grecque, la famine en Afrique de l'Est ou encore l'abyssal d&#233;ficit budg&#233;taire am&#233;ricain, la c&#233;l&#233;bration du vingti&#232;me anniversaire de la premi&#232;re communication t&#233;l&#233;phonique &#233;mise sur un r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique de type GSM par le Premier ministre finlandais, Harri Holkeri, le 1er juillet 1991, est pass&#233; pratiquement inaper&#231;ue. Au S&#233;n&#233;gal, la t&#233;l&#233;phonie mobile f&#234;tera bient&#244;t le quinzi&#232;me anniversaire de son introduction suite au lancement du r&#233;seau GSM Aliz&#233; par la Sonatel en septembre 1996. A l'&#233;poque peu nombreux &#233;taient ceux auraient pr&#233;dit que la t&#233;l&#233;phonie mobile connaitrait le succ&#232;s qui est le sien aujourd'hui. Ainsi, l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT) pr&#233;disait-elle, dans une &#233;tude publi&#233;e en 1998, que le seuil des 30 000 d'abonn&#233;s ne serait pas atteint avant l'an 2000. En fait, l'engouement pour ce nouveau moyen de communication fut tel que non seulement la barre des 200 000 abonn&#233;s fut franchie lors du changement de mill&#233;naire mais que par ailleurs le nombre d'abonn&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie mobile d&#233;passa par la m&#234;me occasion celui des abonn&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie fixe pourtant introduite dans le pays depuis 1901. Il faut dire que l'annonce de l'arriv&#233;e de Sentel sur le march&#233; avec une formule pr&#233;pay&#233;e, en avril 1999, obligea Aliz&#233; &#224; investir ce cr&#233;neau qu'il avait n&#233;glig&#233; dans un premier temps. L'introduction de la formule pr&#233;pay&#233;e eut pour cons&#233;quence une explosion du nombre d'abonn&#233;s et de service r&#233;serv&#233; &#224; une &#233;lite, la t&#233;l&#233;phonie mobile devint un service de consommation courante. La croissance du march&#233; prit alors des proportions impressionnantes avec un million d'abonn&#233;s en 2004, trois millions en 2006, quatre millions en 2007 entre les op&#233;rateurs et l'on vit le nombre d'abonn&#233;s passer &#224; six millions cette m&#234;me ann&#233;e puis &#224; plus de sept millions en 2010. En ce milieu d'ann&#233;e 2011, le seuil des 9 millions d'abonn&#233;s est en passe d'&#234;tre atteint pour une population avoisinant les 13 millions d'habitants soit un taux de p&#233;n&#233;tration d&#233;passant les 70%. Avec le passage au standard GPRS, puis &#224; l'EDGE et tout derni&#232;rement &#224; la 3G, les r&#233;seaux de t&#233;l&#233;phonie mobile ont multipli&#233; les services offerts &#224; leurs abonn&#233;s ajoutant &#224; la voix, les SMS, les MMS et aujourd'hui le transfert de donn&#233;es avec l'Internet mobile. Les taux de couverture du territoire comme de la population ont fortement progress&#233; et il reste peu de zones blanches dans lesquelles aucun r&#233;seau ne peut &#234;tre capt&#233;. L'accroissement ph&#233;nom&#233;nal du nombre d'abonn&#233;s a &#233;t&#233; rendu possible gr&#226;ce &#224; la conjonction de diff&#233;rents facteurs tels la baisse du prix des terminaux, la baisse du prix de vente des cartes SIM, la baisse du prix des t&#233;l&#233;communications mais &#233;galement la multiplication des promotions offrant des bonus de 50%, voire de100%, sur les recharges de cr&#233;dit t&#233;l&#233;phoniques. A cela il faut ajouter toute une s&#233;rie d'innovations telles la baisse de la valeur faciale des cartes de recharge t&#233;l&#233;phoniques, l'achat de cr&#233;dit au micro-d&#233;tail, l'&#233;change de cr&#233;dit voire l'emprunt de cr&#233;dit ! Enfin, il faut signaler que le transfert d'argent par mobile a &#233;t&#233; lanc&#233; par La Poste avec son produit Poste One et qu'il a &#233;t&#233; &#233;tendu au paiement par mobile par Orange avec Money Transfer et la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale de banques au S&#233;n&#233;gal (SGBS) avec Yoban'tel. Malgr&#233; les nombreux progr&#232;s enregistr&#233;s, les probl&#232;mes ne manquent cependant pas dans le secteur. Depuis une d&#233;cennie l'Etat est en contentieux avec Tigo quant au montant de sa licence, la couverture des zones rurales laisse encore &#224; d&#233;sirer, la qualit&#233; de service n'est pas toujours au rendez-vous, la 3G est loin d'&#234;tre disponible partout, le niveau de la concurrence reste faible du fait notamment de la non-portabilit&#233; des num&#233;ros, en dehors des applications &#224; caract&#232;re ludique (t&#233;l&#233;chargement de sonneries et de logos, jeux, connexion au r&#233;seaux sociaux, etc.), les services permettant de r&#233;gler des probl&#232;mes pratiques sont quasi inexistants et ce quel que soit le secteur d'activit&#233; dans lequel on se place. Cela &#233;tant, la bonne nouvelle est qu'il existe bon nombre de jeunes S&#233;n&#233;galais qui s'att&#232;lent au d&#233;veloppement d'applications mobiles et il faut esp&#233;rer qu'un certain nombre d'entre eux seront capables de cr&#233;er les applications qui demain feront fureur au S&#233;n&#233;gal, en Afrique et pourquoi pas dans le monde. Enfin, on ne peut faire l'impasse sur le fait que le march&#233; est domin&#233; par des multinationales &#233;trang&#232;res &#224; l'Afrique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Sagna &lt;br class='autobr' /&gt;
Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Passage &#224; l'audiovisuel num&#233;rique : Des d&#233;fis majeurs &#224; relever</title>
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		<dc:date>2011-06-30T17:29:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'atelier sur la transition de la radiodiffusion au num&#233;rique, organis&#233; il y a quelques jours par l'Association for progressive Communication (APC) et Balancing Act, a permis de faire un premier bilan de la t&#226;che accomplie par le Comit&#233; national pour le passage de l'audiovisuel analogique au num&#233;rique (CNN). D'embl&#233;e, il faut dire qu'un travail colossal a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; par cette structure regroupant quelques cent vingt personnes venant de divers secteurs de la soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise qui ont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2011,301-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2011&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'atelier sur la transition de la radiodiffusion au num&#233;rique, organis&#233; il y a quelques jours par l'Association for progressive Communication (APC) et Balancing Act, a permis de faire un premier bilan de la t&#226;che accomplie par le Comit&#233; national pour le passage de l'audiovisuel analogique au num&#233;rique (CNN). D'embl&#233;e, il faut dire qu'un travail colossal a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; par cette structure regroupant quelques cent vingt personnes venant de divers secteurs de la soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise qui ont travaill&#233;, pour l'essentiel dans un environnement virtuel, dans le cadre de quatre commissions techniques en charge des questions juridiques et &#233;thiques, techniques, des contenus et des programmes, des aspects techniques juridiques ainsi que du volet commerce et distribution. Sur le plan technique, un certain nombre d'options ont &#233;t&#233; retenues &#224; savoir la fr&#233;quence UHF, le standard de diffusion DVB-T2 et de la norme de compression MPEG4, le formatage de la production en d&#233;finition standard (SD) et en haute d&#233;finition (HD), l'utilisation de couches permettant de diffuser 15 programmes en SD et 5 programmes en HD, la r&#233;ception fixe et mobile (CPR1 et CPR3) ainsi que le recours &#224; un structure unique charg&#233;e du multiplex, du transport et de la diffusion. En mati&#232;re juridique, des propositions de modification ou de nouvelle r&#233;daction des dispositions devenues inadapt&#233;es ont &#233;t&#233; faites de m&#234;me que de nouvelles dispositions pour les r&#233;gimes de licence et d'autorisation en relation avec les nouveaux services et supports. S'agissant des contenus, des m&#233;canismes de financement de la cr&#233;ation audiovisuelle et d'incitation &#224; l'innovation en mati&#232;re de production audiovisuelle ont &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;s, des orientations pour une politique nationale d'archivage num&#233;rique des contenus audiovisuels et de leur valorisation sugg&#233;r&#233;s et des m&#233;canismes de contr&#244;le des contenus et de mesure de l'audimat propos&#233;s. Enfin en mati&#232;re de communication et d'accompagnement du citoyen, un plan de communication a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; de m&#234;me que des mesures d'aide pour l'acquisition des d&#233;codeurs envisag&#233;es. Apr&#232;s la r&#233;alisation d'un certain nombre d'&#233;tudes compl&#233;mentaires et la mobilisation des moyens n&#233;cessaires, le d&#233;ploiement de la strat&#233;gie arr&#234;t&#233;e devrait se faire entre 2012 et 2014 de telle sorte que le S&#233;n&#233;gal soit en mesure de respecter la date butoir du 17 juin 2015 fix&#233;e par l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT). N&#233;anmoins, bien des d&#233;fis restent &#224; relever car cette mutation est beaucoup plus qu'une simple r&#233;volution technologique, comme a pu l'&#234;tre le passage de la t&#233;l&#233;vis&#233;e en noir et blanc &#224; la couleur &#224; la fin des ann&#233;es 60, tant ses enjeux soci&#233;taux s'annoncent consid&#233;rables sur les plans &#233;conomique, social et culturel. Le paysage audiovisuel s&#233;n&#233;galais, qui compte une douzaine de chaines de t&#233;l&#233;vision disposant pour la plupart de faibles moyens humains, techniques et financiers, &#224; l'exception notable de la Radio t&#233;l&#233;vision s&#233;n&#233;galaise (RTS), devra &#224; la fois consentir d'importants investissements en mati&#232;re d'&#233;quipements et de formation et se professionnaliser en donnant notamment naissance &#224; des entreprises sp&#233;cialis&#233;es dans la production de programmes, les chaines de t&#233;l&#233;vision se contentant de proposer des grilles de programmes &#224; leurs t&#233;l&#233;spectateurs qui les regarderont gratuitement, dans le cadre de bouquets payants ou via la vid&#233;o &#224; la demande (VOD). D&#232;s lors, vu la chert&#233; de la production audiovisuelle d'un c&#244;t&#233; et l'&#233;troitesse du march&#233; publicitaire de l'autre, il n'y aura sans doute plus place pour les &#171; radios film&#233;es &#187; et autres chaines de t&#233;l&#233;vision qui se contentent de diffuser des s&#233;ries insipides et des talk-shows sans grand int&#233;r&#234;t. La restructuration du paysage audiovisuel s&#233;n&#233;galais qui se profile devrait &#234;tre mise &#224; profit par ceux dont l'ambition est de proposer des chaines de t&#233;l&#233;vision de qualit&#233; de s'orienter vers la cr&#233;ation de groupes audiovisuels ayant une dimension r&#233;solument r&#233;gionale, &#224; l'&#233;chelle de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest-africaine (UEMOA) voire &#224; l'&#233;chelle de la Communaut&#233; &#233;conomique des &#201;tats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). A l'heure de l'int&#233;gration africaine, il est en effet grand temps que l'Afrique se dote de groupes de communication capables de livrer une vision africaine du monde en lieu et places des m&#233;dias qui ne cessent de nous ressasser les informations, les &#233;missions et les fictions produites ailleurs et pour d'autres avec tous les biais qu'elles peuvent v&#233;hiculer sur notre continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Sagna &lt;br class='autobr' /&gt;
Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quand l'&#233;conomie populaire investit le secteur des TIC</title>
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		<dc:date>2011-05-31T17:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au d&#233;but du mois de mai 2011, les c&#226;blodistributeurs ont organis&#233; une conf&#233;rence de presse pour faire connaitre leur combat en vue d'obtenir la mise en place d'un cadre l&#233;gal organisant la c&#226;blodistribution au S&#233;n&#233;gal. Cette activit&#233;, qui se pratique dans une relative discr&#233;tion, compte tenu de son statut aux marges de la l&#233;galit&#233;, a pour principal objet la rediffusion, via des syst&#232;mes de c&#226;bles reli&#233;s &#224; des paraboles, de chaine de t&#233;l&#233;visions propos&#233;es sur les bouquets crypt&#233;s diffus&#233;s par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2011,301-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2011&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but du mois de mai 2011, les c&#226;blodistributeurs ont organis&#233; une conf&#233;rence de presse pour faire connaitre leur combat en vue d'obtenir la mise en place d'un cadre l&#233;gal organisant la c&#226;blodistribution au S&#233;n&#233;gal. Cette activit&#233;, qui se pratique dans une relative discr&#233;tion, compte tenu de son statut aux marges de la l&#233;galit&#233;, a pour principal objet la rediffusion, via des syst&#232;mes de c&#226;bles reli&#233;s &#224; des paraboles, de chaine de t&#233;l&#233;visions propos&#233;es sur les bouquets crypt&#233;s diffus&#233;s par satellite ou par MMDS. Au fil des ann&#233;es, elle a pris une telle ampleur qu'en 2008, les responsables de Canal horizon estimaient que le nombre &#171; d'abonn&#233;s &#187; clandestins d&#233;passait celui des abonn&#233;s l&#233;gaux qui &#233;taient alors quelques 25 000. Pour endiguer le ph&#233;nom&#232;ne, Canal + avait fait venir au S&#233;n&#233;gal des membres de sa cellule anti-piratage qui avaient men&#233; des op&#233;rations de d&#233;mant&#232;lement des installations clandestines. Connue sous l'appellation de &#171; Police Canal &#187;, cette structure a permis de mettre fin au fonctionnement de plusieurs milliers de branchements ill&#233;gaux et entrain&#233; l'ouverture de plusieurs dizaines de proc&#233;dures judiciaires devant les tribunaux s&#233;n&#233;galais. La pression ainsi exerc&#233;e a incit&#233; les c&#226;blodistributeurs &#224; diversifier leur activit&#233; en s'int&#233;ressant &#233;galement aux bouquets MMDS diffus&#233;s par le groupe Excaf-Communication et par Delta-Net TV ainsi qu'&#224; la chaine crypt&#233;e Walf TV. Il s'en est suivi une multiplication des saisies de mat&#233;riel par la Brigade nationale de lutte contre la piraterie et la contrefa&#231;on (BNLPC), la multiplication des proc&#233;dures judiciaires et m&#234;me l'intervention du Conseil national de r&#233;gulation de l'audiovisuel (CNRA) qui sommera les c&#226;blodistributeurs de cesser leur activit&#233; consid&#233;r&#233;e comme ill&#233;gale en l'absence d'une concession de diffusion octroy&#233;e par l'&#201;tat. Cependant, la d&#233;cision du Tribunal r&#233;gional de Kaolack, prise en ao&#251;t 2010, de d&#233;bouter le groupe Excaf-Communication estimant que les activit&#233;s incrimin&#233;es n'&#233;taient pas ill&#233;gales a chang&#233; la donne. D'abord regroup&#233;s au sein de l'Association des r&#233;seaux c&#226;bl&#233;s du S&#233;n&#233;gal (ARCS) fond&#233;e en juin 2005 puis de la Soci&#233;t&#233; de redistribution de t&#233;l&#233;vision par c&#226;bles et services (SORETEC) cr&#233;&#233;e en 2009, les c&#226;blodistributeurs se battent d&#233;sormais pour la reconnaissance leur activit&#233; et sa r&#233;glementation par l'&#201;tat. Preuve de leur volont&#233; de se conformer &#224; la l&#233;galit&#233;, la SORETEC a sign&#233;, en octobre 2010, une convention avec les promoteurs d'ABsat qui leur permet de rediffuser en toute l&#233;galit&#233; les chaines de ce bouquet. Auparavant, certains op&#233;rateurs locaux s'&#233;taient d'ailleurs plus ou moins orient&#233;s dans cette voie en commercialisant discr&#232;tement un &#171; bouquet cablo &#187;. D'autre part, dans le cadre des discussions engag&#233;es sur le projet de nouveau code la presse, le minist&#232;re de la Communication a propos&#233; la mise sur pied d'une inter-commission regroupant toutes les parties prenantes (ARTP, CNRA, MICOM, distributeurs, c&#226;blodistributeurs, etc.) en vue d'&#233;laborer un projet de convention de concession et un cahier des charges consensuels pour organiser la c&#226;blodistribution qui tarde cependant &#224; donner des r&#233;sultats concrets. Le combat des c&#226;blodistributeurs en vue de leur reconnaissance officielle est une illustration suppl&#233;mentaire du r&#244;le jou&#233; par l'&#233;conomie populaire, souvent d&#233;sign&#233;e par le qualificatif de &#171; secteur informel &#187; par opposition au secteur dit &#171; moderne &#187; de l'&#233;conomie, dans la diffusion des technologies de l'information et de la communications (TIC) dans la soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise. En effet, contrairement &#224; ce que l'on pourrait penser, l'&#233;conomie populaire est tr&#232;s pr&#233;sente dans le secteur des TIC qu'il s'agisse de la vente et de la r&#233;paration de t&#233;l&#233;phones portables, la vente de cartes de recharge t&#233;l&#233;phonique et m&#234;me de cartes SIM ou encore de la r&#233;paration et du recyclage d'ordinateurs. Le d&#233;veloppement de la t&#233;l&#233;phonie, via les t&#233;l&#233;centres, puis celui de la t&#233;l&#233;phonie mobile doit d'ailleurs beaucoup au secteur &#171; informel &#187;. Gr&#226;ce &#224; ses capacit&#233;s d'adaptation, sa souplesse de fonctionnement et la densit&#233; de sa pr&#233;sence sur le territoire, il constitue une extraordinaire &#171; force de vente &#187; capable d'atteindre tous les segments de la soci&#233;t&#233; y compris les plus pauvres comme aucun r&#233;seau commercial mis en place par une entreprise &#171; moderne &#187; ne pourrait le faire. Le secteur &#171; formel &#187; de l'&#233;conomie l'a si bien compris qu'il n'h&#233;site pas &#224; recourir aux services du secteur &#171; informel &#187; et au del&#224; des discours officiels, on s'aper&#231;oit que les deux sont plus compl&#233;mentaires que concurrents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Sagna &lt;br class='autobr' /&gt;
Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les grands noms des nouvelles technologies se retrouvent &#224; Dakar...et apr&#232;s ?</title>
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		<dc:date>2011-04-30T17:31:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Microsoft, Nokia, Google, OVH, Samsung, Jouve, Siemens, Viadeo, Mozilla, nombreuses sont les firmes &#233;trang&#232;res, petites et grandes, op&#233;rant dans le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) qui ont d&#233;cid&#233; d'ouvrir une repr&#233;sentation au S&#233;n&#233;gal o&#249; d'y organiser ponctuellement des activit&#233;s promotionnelles. De m&#234;me, nombre d'initiatives port&#233;es par des nationaux comme Seneweb, Ga&#239;nd&#233; 2000, Facedakar, Money Transfer, PCCI, etc. rencontrent un succ&#232;s qui d&#233;passent (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2011,301-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2011&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Microsoft, Nokia, Google, OVH, Samsung, Jouve, Siemens, Viadeo, Mozilla, nombreuses sont les firmes &#233;trang&#232;res, petites et grandes, op&#233;rant dans le secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) qui ont d&#233;cid&#233; d'ouvrir une repr&#233;sentation au S&#233;n&#233;gal o&#249; d'y organiser ponctuellement des activit&#233;s promotionnelles. De m&#234;me, nombre d'initiatives port&#233;es par des nationaux comme Seneweb, Ga&#239;nd&#233; 2000, Facedakar, Money Transfer, PCCI, etc. rencontrent un succ&#232;s qui d&#233;passent souvent les fronti&#232;res du pays pour s'&#233;tendre &#224; la sous-r&#233;gion voire &#224; d'autres parties du continent. Si l'on ajoute &#224; cette tendance, la dynamique entretenue par la communaut&#233; des d&#233;veloppeurs et des utilisateurs de logiciels libres et de sources ouvertes autour des multiples &#171; Camp &#187; (BarCamp, BootCamp, CodeCamp, BlogCamp, DruppalCamp, etc.), les concours de d&#233;veloppement d'applications organis&#233;s par le projet &#171; Mobile S&#233;n&#233;gal &#187;, etc., la r&#233;cente inauguration d'un incubateur d'entreprises TIC, ou encore le seuil des cinq millions d'abonn&#233;s atteint par la Sonatel, on pourrait &#234;tre tent&#233; de penser que tout va pour le mieux dans le monde des TIC au S&#233;n&#233;gal. Et pourtant la r&#233;alit&#233; est loin d'&#234;tre aussi rose qu'elle n'y parait &#224; premi&#232;re vue. Ainsi, plus d'une d&#233;cennie apr&#232;s l'&#233;laboration des fameux &#171; Plans NICI &#187; initi&#233;s par la Commission des nations unies pour l'Afrique (CEA) dans le cadre de l'Initiative pour la soci&#233;t&#233; de l'information en Afrique (AISI), le S&#233;n&#233;gal ne poss&#232;de toujours de strat&#233;gie nationale pour le d&#233;veloppement des TIC l&#224; o&#249; certains pays en sont &#224; la deuxi&#232;me voire &#224; la troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration de plans en la mati&#232;re ! D'aucuns r&#233;torqueront qu'une strat&#233;gie a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;e dans le cadre de la grappe TIC et t&#233;l&#233;services de la Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA) quand d'autres disent que le strat&#233;gie du S&#233;n&#233;gal est de ne pas avoir de strat&#233;gie ! Certes, la grappe TIC et t&#233;l&#233;services dispose bien d'une strat&#233;gie mais celle-ci tarde &#224; &#234;tre mise en &#339;uvre dans un secteur o&#249; le pire ennemi est le temps qui s'&#233;coule &#224; grande vitesses du faite de la rapidit&#233; de l'&#233;volution technologique et du positionnement de la concurrence sur tel ou tel cr&#233;neau. De plus, cette strat&#233;gie ne poss&#232;de pas un caract&#232;re national, entendu au sens de strat&#233;gie holistique, puisqu'elle ne s'int&#233;resse qu'au d&#233;veloppement de la fili&#232;re TIC en tant que sous-secteur &#233;conomique et gu&#232;re plus. Or, l'exp&#233;rience a montr&#233;, un peu partout dans le monde, que l'on ne peut efficacement et durablement ins&#233;rer un pays dans la soci&#233;t&#233; de l'information sans concevoir une strat&#233;gie nationale dans le domaine des TIC puisque dans l'expression &#171; soci&#233;t&#233; de l'information &#187; le mot le plus important est quand au fond le mot &#171; soci&#233;t&#233; &#187;. De m&#234;me si le S&#233;n&#233;gal vient de se doter d'un incubateur d'entreprises TIC, &#224; l'initiative du secteur priv&#233;, il ne dispose toujours pas de l'instrument essentiel pour faire faire un bond qualitatif significatif au secteur des TIC &#224; savoir un parc technologique int&#233;grant la formation, la recherche et la production de biens et services TIC et offrant toutes les facilit&#233;s n&#233;cessaires, le projet du Technopole de Dakar lanc&#233; en 1996 ayant &#233;t&#233; abandonn&#233; au profit de celui du cybervillage initi&#233; en 2004, &#233;tant l'un comme l'autre d'une tr&#232;s grande virtualit&#233;. C&#244;t&#233; financement, le secteur ne dispose toujours pas de dispositifs destin&#233;s &#224; encourager l'investissement et l'innovation alors que des taxes multiples et diverses (RUTEL, CODETE, etc.) frappent le sous-secteur des t&#233;l&#233;communications simplement consid&#233;r&#233; par l'&#201;tat comme une vache &#224; lait destin&#233;e &#224; r&#233;soudre les probl&#232;mes de tr&#233;sorerie qu'il rencontre r&#233;guli&#232;rement. Dans le domaine de la formation &#224; l'utilisation des TIC, il n'existe toujours pas de strat&#233;gie sectorielle digne de ce nom visant &#224; l'introduction des TIC dans le syst&#232;me &#233;ducatif de la case des tout petits &#224; l'universit&#233; m&#234;me s'il existe une multitude de projets et d'exp&#233;riences souvent fort int&#233;ressant. Last but not least, la recherche en mati&#232;re de TIC ne fait pas partie des pr&#233;occupations des autorit&#233;s gouvernementales qui ne lui ont jamais assign&#233;e ni objectifs ni moyens. Or, sans effort de longue dur&#233;e dans ce domaine, il est totalement illusoire de vouloir passer du statut de consommateur de biens et services et TIC dans lequel se trouve aujourd'hui le pays &#224; celui de producteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Sagna &lt;br class='autobr' /&gt;
Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vie et mort du Fonds de d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;La cr&#233;ation, aupr&#232;s de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART), du Fonds de d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications (FDSUT) d&#233;coule de l'article 9 de la loi n&#176; 2001-15 du 27 d&#233;cembre 2001 portant Code des t&#233;l&#233;communications. Cependant, il n'a &#233;t&#233; officiellement cr&#233;&#233; qu'en f&#233;vrier 2003 suite &#224; l'adoption du d&#233;cret n&#176; 2003-63 du 17 f&#233;vrier 2003 fixant les r&#232;gles d'organisation et de fonctionnement de l'ART. A l'&#233;poque, le S&#233;n&#233;gal est le premier pays de l'Union (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2011,301-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2011&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La cr&#233;ation, aupr&#232;s de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART), du Fonds de d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications (FDSUT) d&#233;coule de l'article 9 de la loi n&#176; 2001-15 du 27 d&#233;cembre 2001 portant Code des t&#233;l&#233;communications. Cependant, il n'a &#233;t&#233; officiellement cr&#233;&#233; qu'en f&#233;vrier 2003 suite &#224; l'adoption du d&#233;cret n&#176; 2003-63 du 17 f&#233;vrier 2003 fixant les r&#232;gles d'organisation et de fonctionnement de l'ART. A l'&#233;poque, le S&#233;n&#233;gal est le premier pays de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest africaine (UEMOA) &#224; se doter d'un tel instrument. Aliment&#233; par les contributions annuelles des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications &#224; hauteur de 3% de leur chiffre d'affaires brut hors charges d'interconnexion, en sus de la contribution de l'&#201;tat et des bailleurs de fonds, le FDSUT a pour mission de favoriser le d&#233;veloppement des r&#233;seaux et services de t&#233;l&#233;communications dans les zones o&#249; leur d&#233;ploiement n'est pas rentable. Son fonctionnement sera pr&#233;cis&#233; avec l'adoption du d&#233;cret n&#176; 2007-593 du 10 mai 2007 fixant les modalit&#233;s de d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications ainsi que les r&#232;gles d'organisation et de fonctionnement du fonds de d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications. Cependant, il n'est devenu pleinement op&#233;rationnel qu'&#224; partir du 23 f&#233;vrier 2010, date &#224; laquelle ses organes constitutifs, &#224; savoir l'Administrateur du Fonds et son Comit&#233; de direction, ont &#233;t&#233; officiellement install&#233;s. Durant toutes ces ann&#233;es, le FDSUT a fonctionn&#233; de la mani&#232;re la plus opaque qui soit et l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) s'est toujours refus&#233;e &#224; communiquer le montant des sommes collect&#233;es et &#224; rendre compte de la gestion qui en avait &#233;t&#233; faite. En termes d'actions, la seule que l'on puisse mettre &#224; l'actif du FDSUT est le lancement du projet-pilote de t&#233;l&#233;communications dans la r&#233;gion de Matam en mai 2010. Ex&#233;cut&#233; par le Consortium du service universel (CSU), adjudicataire d'une la licence de service universel de t&#233;l&#233;communications suite &#224; une proc&#233;dure d'appel d'offres international pilot&#233; par la Banque mondiale, ce projet vise &#224; connecter 166 villages aux services de t&#233;l&#233;communications et dans une deuxi&#232;me phase, qui se d&#233;roulera avant la fin de 2012, il devrait mettre en &#339;uvre des applications pour l'enseignement &#224; distance, la t&#233;l&#233;m&#233;decine, le e-gouvernement et le commerce &#233;lectronique. Pr&#233;cision importante, le CSU n'a demand&#233; aucune subvention au FDSUT pour la r&#233;alisation de ce projet et la question se pose donc de savoir &#224; quoi ont bien pu &#234;tre utilis&#233;s les milliards de FCFA vers&#233;s dans les caisses du FDSUT par les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications. Alors que le FDSUT, cens&#233; lutter contre la fracture num&#233;rique, commen&#231;ait &#224; peine &#224; prendre sa vitesse de croisi&#232;re, il vient d'&#234;tre d&#233;pouill&#233; de l'essentiel de ses pr&#233;rogatives par l'adoption du d&#233;cret n&#176; 2001-311 en date du 7 mars 2011 qui abroge en son article 6 toutes les dispositions fixant les modalit&#233;s du d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications ainsi que les r&#232;gles d'organisation et de fonctionnement du FDSUT. En effet, les sommes collect&#233;es aupr&#232;s des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications seront d&#233;sormais affect&#233;es pour 95% au Fonds de soutien &#224; l'&#233;nergie (FSE) et seulement pour 5% au profit du FDSUT. De ce fait, ce d&#233;cret ne respecte pas l'esprit des textes communautaires puisque les sommes collect&#233;es seront d&#233;sormais d&#233;tourn&#233;es vers un secteur qui n'a rien &#224; voir avec celui des t&#233;l&#233;communications. D&#232;s lors, le FDSUT risque de devenir une de ses coquilles vides qui encombrent l'appareil d'&#201;tat et que l'on agite &#224; l'occasion avant de les laisser retomber dans l'oubli. Le moins que l'on puisse dire est que cela fait quelque peu d&#233;sordre dans un pays qui se pr&#233;sentait, il y a peu encore, comme le h&#233;raut de la lutte contre la fracture num&#233;rique et dans lequel un ministre d'&#201;tat, excusez du peu, charg&#233; de la connectivit&#233;, a &#233;t&#233; nomm&#233; il y a quelques mois ! Cette attitude politique conforte tous ceux qui pensent que la vision de l'&#201;tat consiste pour l'essentiel &#224; consid&#233;rer le secteur des t&#233;l&#233;communications comme une simple vache &#224; lait pour le Tr&#233;sor public et non comme un pr&#233;cieux outil de d&#233;veloppement &#233;conomique et social. A ce rythme, il faudra attendre encore longtemps avant que le berger du d&#233;partement de Lingu&#232;re arrive, &#224; partir d'une tablette &#233;lectronique, &#224; voir o&#249; se trouve son troupeau de vaches en m&#234;me temps qu'il pourra regarder la t&#233;l&#233;vision et savoir les points ou il y a du foin comme en r&#234;ve Alassane Dialy Ndiaye...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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