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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>2009 : Pas beaucoup de neuf !</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'&#233;v&#232;nement majeur de l'ann&#233;e 2009 a &#233;t&#233; l'arriv&#233;e, sous la marque commerciale Expresso, de l'op&#233;rateur Sudatel sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;communications. Fort de sa licence globale, Expresso a d&#233;ploy&#233; un r&#233;seau de t&#233;l&#233;phonie mobile de 3&#232;me g&#233;n&#233;ration et propos&#233; des services innovants tels la formule &#171; Yobal&#233;ma &#187; consistant en un poste t&#233;l&#233;phonique fixe utilisable comme un t&#233;l&#233;phone portable avec acc&#232;s &#224; Internet. Cela &#233;tant, Expresso n'a pas propos&#233; des tarifs particuli&#232;rement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2009,299-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2009&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;v&#232;nement majeur de l'ann&#233;e 2009 a &#233;t&#233; l'arriv&#233;e, sous la marque commerciale Expresso, de l'op&#233;rateur Sudatel sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;communications. Fort de sa licence globale, Expresso a d&#233;ploy&#233; un r&#233;seau de t&#233;l&#233;phonie mobile de 3&#232;me g&#233;n&#233;ration et propos&#233; des services innovants tels la formule &#171; Yobal&#233;ma &#187; consistant en un poste t&#233;l&#233;phonique fixe utilisable comme un t&#233;l&#233;phone portable avec acc&#232;s &#224; Internet. Cela &#233;tant, Expresso n'a pas propos&#233; des tarifs particuli&#232;rement attractifs ce qui, coupl&#233; &#224; l'obligation de poss&#233;der un terminal CDMA incompatible avec les r&#233;seaux GSM, a consid&#233;rablement diminu&#233; l'attrait pour ses services. De son c&#244;t&#233;, Orange a sign&#233; un accord de distribution avec SIAGRO dans le cadre d'une op&#233;ration de co-branding et lanc&#233; une nouvelle gamme pr&#233;pay&#233;e d&#233;nomm&#233;e Kir&#232;ne Mobile. Malgr&#233; son contentieux avec l'Etat du S&#233;n&#233;gal, Tigo a continu&#233; &#224; fournir ses services comme si de rien &#233;tait et a m&#234;me b&#233;n&#233;fici&#233; d'une premi&#232;re d&#233;cision favorable du Tribunal arbitral international du CIRDI avec la recommandation faite &#224; l'Etat de suspendre les poursuites engag&#233;es contre lui. En mati&#232;re d'infrastructures, la bande passante Internet internationale de la Sonatel est pass&#233;e de 2,9 Gbps &#224; 4,2 Gbps et la quasi-totalit&#233; du territoire s&#233;n&#233;galais est d&#233;sormais couverte par le r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique gr&#226;ce &#224; une combinaison de la technologie CDMA2000 et du satellite. La t&#233;l&#233;phonie mobile, avec pr&#232;s de 6.500.000 abonn&#233;s et un taux de p&#233;n&#233;tration sup&#233;rieur &#224; 50%, laisse loin derri&#232;re elle la t&#233;l&#233;phonie fixe qui stagne autour de 270.000 abonn&#233;s repr&#233;sentant un taux de p&#233;n&#233;tration &#224; peine sup&#233;rieur &#224; 2%. Les recettes consid&#233;rables g&#233;n&#233;r&#233;es par le secteur des t&#233;l&#233;communications ont pouss&#233; l'Etat &#224; instaurer une nouvelle redevance sur l'acc&#232;s ou l'utilisation du r&#233;seau de t&#233;l&#233;communications publiques (RUTEL) &#233;gale &#224; 2% du montant hors taxe de l'ensemble des prestations de service en la mati&#232;re. Les consommateurs se voient ainsi un peu plus pressur&#233;s tant par les op&#233;rateurs qui maintiennent des tarifs relativement &#233;lev&#233;s et peu concurrentiels que par l'Etat qui multiplie les droits et taxes en tous genres, sans que le secteur des TIC n'en profite directement alors qu'il est confront&#233; depuis des ann&#233;es &#224; des probl&#232;mes de financement. Toujours &#224; la recherche de ressources additionnelles, l'Etat a &#233;galement tent&#233; de vendre &#224; France T&#233;l&#233;com sa participation dans le capital de la Sonatel mais il a du y renoncer face &#224; la forte mobilisation des syndicats de l'entreprise et de la grande majorit&#233; de l'opinion publique s&#233;n&#233;galaise ligu&#233;s dans un combat commun pour la d&#233;fense de l'int&#233;r&#234;t national. Tout ceci s'est d&#233;roul&#233; dans un climat marqu&#233; par les pratiques pour le moins probl&#233;matiques de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) bloquant l'attribution de nouvelles fr&#233;quences de t&#233;l&#233;visons au profit de Walf Tv et mena&#231;ant de fermeture les stations de radios et de t&#233;l&#233;visions non &#224; jour de leurs obligations financi&#232;res alors qu'un rapport de l'Inspection g&#233;n&#233;rale d'Etat (IGE) accusait la direction g&#233;n&#233;rale d'un d&#233;tournement de fonds portant sur un milliard six cents millions FCFA qui emportera son Directeur g&#233;n&#233;ral, Daniel G. Seck, remplac&#233; par Ndongo Diaw. L'ann&#233;e a aussi &#233;t&#233; marqu&#233;e par l'instabilit&#233; institutionnelle du secteur des TIC avec la nomination le 1er mai 2009, d'Abdourahim Agne comme Ministre des T&#233;l&#233;communications, des TICS, des transports terrestres et des transports ferroviaires, en remplacement d'Habib Sy nomm&#233; &#224; ce poste en d&#233;cembre 2008. Pour la petite histoire, nous rappellerons que Batik a f&#234;t&#233; cette ann&#233;e ses dix ans d'existence et que vous avez &#233;t&#233; nombreux &#224; nous adresser vos encouragements &#224; cette occasion. Au final, l'ann&#233;e 2009 n'aura pas apport&#233; beaucoup de neuf, consacrant la stagnation du secteur des TIC qui, malgr&#233; les discours officiels, ne b&#233;n&#233;fice toujours pas de la mise en &#339;uvre des mesures qui lui permettraient de devenir un des leviers de la croissance du d&#233;veloppement &#233;conomique et social du S&#233;n&#233;gal. Bonne ann&#233;e, dewenatti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>De la fracture num&#233;rique &#224; la facture num&#233;rique</title>
		<link>https://www.osiris.sn/De-la-fracture-numerique-a-la.html</link>
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		<dc:date>2009-11-30T12:29:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fracture num&#233;rique/Solidarit&#233; num&#233;rique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A peine le Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique (FSN) a-t-il b&#233;n&#233;fici&#233; d'un enterrement de 1&#232;re classe ponctu&#233; par l'oraison fun&#232;bre prononc&#233;e sur sa tombe par le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade que les marchands du temple ont fait leur apparition au S&#233;n&#233;gal ! En effet un mois jour pour jour apr&#232;s l'annonce de la dissolution du FSN, une d&#233;l&#233;gation fran&#231;aise conduite par un collaborateur d'Alain Madelin, Pr&#233;sident du FSN, &#233;tait au S&#233;n&#233;gal pour vendre le projet de fournir 40.000 tableaux blancs interactifs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2009,299-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2009&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Fonds-de-solidarite-numerique,246-+.html" rel="tag"&gt;Fracture num&#233;rique/Solidarit&#233; num&#233;rique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A peine le Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique (FSN) a-t-il b&#233;n&#233;fici&#233; d'un enterrement de 1&#232;re classe ponctu&#233; par l'oraison fun&#232;bre prononc&#233;e sur sa tombe par le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade que les marchands du temple ont fait leur apparition au S&#233;n&#233;gal ! En effet un mois jour pour jour apr&#232;s l'annonce de la dissolution du FSN, une d&#233;l&#233;gation fran&#231;aise conduite par un collaborateur d'Alain Madelin, Pr&#233;sident du FSN, &#233;tait au S&#233;n&#233;gal pour vendre le projet de fournir 40.000 tableaux blancs interactifs (TBI) &#224; notre pays sous pr&#233;texte de r&#233;duire la fracture num&#233;rique et d'apporter l'&#233;ducation num&#233;rique pour tous. Ce projet, dont le co&#251;t est estim&#233; au bas mot &#224; 40 millions d'euros soit la bagatelle de plus de 26 milliards de Francs Cfa, n'a rien d'un geste de solidarit&#233; envers notre pays et ses &#233;l&#232;ves priv&#233;s de l'acc&#232;s aux technologies de l'information et de la communication (TIC) comme certains pourraient na&#239;vement &#234;tre tent&#233;s de le croire. Il s'agit en r&#233;alit&#233; d'une op&#233;ration commerciale dont les principaux b&#233;n&#233;ficiaires seront les fournisseurs de ces &#233;quipements et leurs associ&#233;s, la facture &#233;tant r&#233;gl&#233;e par le S&#233;n&#233;gal qui devrait notamment se voir allouer un pr&#234;t de la Banque africaine d&#233;veloppement (BAD) &#224; cet effet. Que l'on nous comprenne bien, la d&#233;nonciation de cette op&#233;ration n'est en rien une prise de position contre l'introduction massive des TIC dans notre syst&#232;me &#233;ducatif qui est une n&#233;cessit&#233; incontournable pour former les ressources humaines en phase avec le nouvel environnement dans lequel se meut d&#233;sormais le S&#233;n&#233;gal &#224; l'&#233;chelle globale. Le probl&#232;me est simplement que la lutte contre fracture num&#233;rique ne se r&#233;duit pas &#224; un d&#233;ploiement massif d'infrastructures de t&#233;l&#233;communications et d'&#233;quipements informatiques car c'est une probl&#233;matique extr&#234;mement complexe qui va bien au-del&#224; des questions d'&#233;quipement m&#234;me si celles-ci sont importantes. La fracture num&#233;rique pose en r&#233;alit&#233; la question des cinq C que sont la connectivit&#233;, les comp&#233;tences, les contenus, les co&#251;ts et le contr&#244;le qui sont inextricablement li&#233;es et qui influent en permanence les unes sur les autres. La connectivit&#233;, c'est tout ce qui touche &#224; l'infrastructure d'acc&#232;s aux TIC, entendue au sens large, et qui va des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications jusqu'aux terminaux mis &#224; la disposition des utilisateurs. Certes beaucoup reste &#224; faire en la mati&#232;re mais des progr&#232;s importants ont &#233;t&#233; accomplis et souvent cette infrastructure est sous-utilis&#233;e. Les comp&#233;tences, c'est tout ce qui concerne la formation des ressources humaines non seulement &#224; l'utilisation des TIC mais &#233;galement &#224; leur appropriation, leur maintenance et surtout leur production. Les contenus, ce sont les logiciels et les applications en tous genres, dont les contenus p&#233;dagogiques, par rapport auxquels l'enjeu le plus important est &#224; la fois celui de l'ad&#233;quation au contexte s&#233;n&#233;galais mais &#233;galement celui de la production. Les co&#251;ts quant &#224; eux sont essentiels en ce qu'ils d&#233;terminent d'une part l'acc&#232;s aux TIC et d'autre part la p&#233;rennit&#233; des dispositifs mis en place tant d'un point de vue &#233;conomique que social. Enfin le contr&#244;le recouvre tout ce qui est du domaine de la gouvernance de la Soci&#233;t&#233; de l'information tant &#224; l'&#233;chelle locale, nationale, r&#233;gionale, continentale que globale, dimension que l'on ne saurait ignorer dans la perspective de la construction d'une soci&#233;t&#233; libre, d&#233;mocratique, juste, solidaire, &#233;quitable et durable. Comme on le voit, si introduction massive des TIC dans le syst&#232;me &#233;ducatif il doit y avoir, cela ne peut se faire au d&#233;tour de projets isol&#233;s mais dans le cadre d'une strat&#233;gie dot&#233;e d'un nombre limit&#233; d'objectifs pr&#233;cis, dont la mise en &#339;uvre repose sur des moyens identifi&#233;s et mobilisables et un calendrier contraignant, le tout permettant la r&#233;alisation d'une vision partag&#233;es par tous les acteurs du syst&#232;me &#233;ducatif et au-del&#224; par les diff&#233;rentes composantes organis&#233;es de la soci&#233;t&#233;. Faute d'emprunter cette d&#233;marche, notre pays sera pendant encore longtemps condamn&#233;e &#224; payer la facture num&#233;rique sans pour autant que ne se r&#233;duise la fracture num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le Fonds mondial de solidarit&#233; num&#233;rique est mort et alors ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/le-fonds-mondial-de-solidarite-numerique-est-mort-et-alors.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/le-fonds-mondial-de-solidarite-numerique-est-mort-et-alors.html</guid>
		<dc:date>2009-10-31T12:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fracture num&#233;rique/Solidarit&#233; num&#233;rique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lanc&#233; &#224; l'occasion de la deuxi&#232;me r&#233;union pr&#233;paratoire (PrepCom 2) du Sommet mondial sur la Soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI) en f&#233;vrier 2003 &#224; Gen&#232;ve (Suisse) par le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade en sa qualit&#233; de responsable du volet NTIC du NEPAD, le concept de solidarit&#233; visait &#224; r&#233;duire la fracture num&#233;rique tout en permettant l'&#233;mergence de nouveaux march&#233;s dans les pays dans lesquels la demande n'&#233;tait pas solvable. Le bras arm&#233; devant permettre l'atteinte de cet objectif &#233;tait le Fonds de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2009,299-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2009&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Fonds-de-solidarite-numerique,246-+.html" rel="tag"&gt;Fracture num&#233;rique/Solidarit&#233; num&#233;rique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lanc&#233; &#224; l'occasion de la deuxi&#232;me r&#233;union pr&#233;paratoire (PrepCom 2) du Sommet mondial sur la Soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI) en f&#233;vrier 2003 &#224; Gen&#232;ve (Suisse) par le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade en sa qualit&#233; de responsable du volet NTIC du NEPAD, le concept de solidarit&#233; visait &#224; r&#233;duire la fracture num&#233;rique tout en permettant l'&#233;mergence de nouveaux march&#233;s dans les pays dans lesquels la demande n'&#233;tait pas solvable. Le bras arm&#233; devant permettre l'atteinte de cet objectif &#233;tait le Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique (FSN) dont l'originalit&#233; &#233;tait d'&#234;tre aliment&#233; par des contributions volontaires r&#233;sultant d'un pr&#233;l&#232;vement de 1% sur les march&#233;s publics relatifs aux TIC. Pr&#233;sent&#233;e sans m&#234;me avoir &#233;t&#233; soumise auparavant aux diverses instances en charge de la pr&#233;paration du SMSI, la proposition recueillera tout autant le soutien des organisations de la soci&#233;t&#233; civile et des pays du Sud que l'hostilit&#233; ouverte ou feutr&#233;e des pays du Nord qui pr&#233;f&#233;raient recourir aux m&#233;canismes de financements existants quite &#224; en am&#233;liorer l'efficacit&#233;. Suite &#224; une bataille diplomatique et d'opinion &#233;pique, le FSN sera finalement cr&#233;&#233; en d&#233;cembre 2003 &#224; Lyon (France) suite &#224; la tenue, dans la m&#234;me ville, du Sommet des villes et des pouvoirs locaux sur la Soci&#233;t&#233; de l'information. Apr&#232;s avoir re&#231;u l'appui financier de quelques villes, &#233;tats et organismes internationaux, le FSN a d&#233;marr&#233; ses activit&#233;s de collecte de fonds dont la France et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la cr&#233;ation du FSN sera approuv&#233;e par la deuxi&#232;me r&#233;union pr&#233;paratoire (PrepCom 2) de la seconde phase du SMSI en f&#233;vrier 2005 puis sera d&#233;finitivement ent&#233;rin&#233;e lors du Somment de Tunis en d&#233;cembre 2005. Apr&#232;s une naissance aux forceps, le FSN connaitra une enfance difficile caract&#233;ris&#233;e d'une part par sa difficult&#233; &#224; faire adh&#233;rer massivement les &#233;tats, les collectivit&#233;s locales et les entreprisses au principe de Gen&#232;ve du 1% num&#233;rique et donc &#224; se financer et d'autre part son incapacit&#233; &#224; mettre en &#339;uvre un nombre cons&#233;quent de projets visant &#224; r&#233;duire la fracture num&#233;rique. En effet, en dehors de quelques projets pilotes conduits au Burkina Faso et au Burundi dans le but de mettre les TIC et l'acc&#232;s &#224; l'Internet au service de communaut&#233;s engag&#233;es dans la lutte contre le VIH/SIDA ainsi qu'en Indon&#233;sie avec la reconstruction de la Mairie de Banda Aceh, d&#233;truite par le tsunami de d&#233;cembre 2004, tr&#232;s peu d'action concr&#232;tes ont &#233;t&#233; men&#233;es par le FSN. Pire avec l'arriv&#233;e d'Alain Madelin &#224; la pr&#233;sidence de ce dernier, l'accent est d&#233;sormais mis sur la fourniture de mat&#233;riel informatique, notamment les fameux tableaux blancs interactifs (TBI) au d&#233;triment de projets v&#233;ritablement structurants et s'attaquant &#224; la r&#233;duction de la fracture num&#233;rique dans toute sa complexit&#233; et non seulement dans sa dimension infrastructurelle et mat&#233;rielle. Avec la suspension des activit&#233;s du FSN dans un premier temps puis sa dissolution dans un second temps, le bilan global de cette formidable initiative se r&#233;sume &#224; un &#233;norme g&#226;chis de temps, d'&#233;nergie, de ressources financi&#232;res et d'espoirs ponctu&#233; par des querelles de chiffonniers qui n'int&#233;ressent gu&#232;re tous ceux qui continuent &#224; subir les cons&#233;quences de la fracture num&#233;rique ainsi que ceux qui la combattent sinc&#232;rement sans en faire un business personnel tr&#232;s lucratif. Les regrets et les lamentations n'ayant jamais permis de solutionner durablement les probl&#232;mes de ce bas monde, il convient de prendre acte de la mort du Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique et d'appeler les &#233;tats, dont la responsabilit&#233; est premi&#232;re dans la r&#233;duction de la fracture num&#233;rique, &#224; mettre en place les strat&#233;gies, les politiques, les m&#233;canismes et les moyens permettant de la combattre efficacement, en association avec le secteur priv&#233;, la soci&#233;t&#233; civile et les bailleurs de fonds dont l'action en la mati&#232;re consistera en autre chose que de beaux discours, de nombreuses r&#233;unions et des millions de dollars ou d'euros destin&#233;s &#224; la consultation pour au final mettre en &#339;uvre des projets &#224; trois francs six sous dont la dur&#233;e de vie co&#239;ncidera avec celle du financement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Mettre en place une r&#233;gulation ind&#233;pendante, transparente et &#224; &#233;quidistance des acteurs</title>
		<link>https://www.osiris.sn/mettre-en-place-une-regulation-independante-transparente-et-a-equidistance-des.html</link>
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		<dc:date>2009-09-30T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Avec la nomination de Ndongo Diaw comme Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) le 10 septembre 2009, cette institution en est &#224; son quatri&#232;me directeur g&#233;n&#233;ral en &#224; peine sept d'ann&#233;es d'existence. Une telle situation porte gravement atteinte &#224; la cr&#233;dibilit&#233; de cette structure ayant pour vocation d'assurer la stabilit&#233; du march&#233; des services postaux et de t&#233;l&#233;communications, d'autant plus que l'essentiel du pouvoir de r&#233;gulation repose sur le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2009,299-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2009&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec la nomination de Ndongo Diaw comme Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) le 10 septembre 2009, cette institution en est &#224; son quatri&#232;me directeur g&#233;n&#233;ral en &#224; peine sept d'ann&#233;es d'existence. Une telle situation porte gravement atteinte &#224; la cr&#233;dibilit&#233; de cette structure ayant pour vocation d'assurer la stabilit&#233; du march&#233; des services postaux et de t&#233;l&#233;communications, d'autant plus que l'essentiel du pouvoir de r&#233;gulation repose sur le Directeur g&#233;n&#233;ral. La gen&#232;se de l'ARTP remonte aux n&#233;gociations de l'Uruguay round ayant d&#233;bouch&#233; sur la signature de l'accord sur les t&#233;l&#233;communications de base en 1997. C'est accord, aujourd'hui inclus dans le trait&#233; de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a consacr&#233; la lib&#233;ralisation des march&#233;s des t&#233;l&#233;communications, la transformation des services de t&#233;l&#233;communications en des produits commerciaux et le d&#233;p&#233;rissement du syst&#232;me des balances de trafic. Dans la perspective de la fin du monopole naturel ayant r&#233;gi pendant des d&#233;cennies le secteur des t&#233;l&#233;communications et son ouverture &#224; la concurrence, il a &#233;t&#233; demand&#233; aux pays signataires de proc&#233;der &#224; la s&#233;paration des fonctions d'exploitation et de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et &#224; la cr&#233;ation d'organes de r&#233;gulation autonomes. Le S&#233;n&#233;gal s'&#233;tait engag&#233; &#224; cr&#233;er une telle structure avant le 31 d&#233;cembre 1997 mais celle-ci ne verra le jour, apr&#232;s une cr&#233;ation maintes fois annonc&#233;e puis repouss&#233;e, qu'en janvier 2002, suite &#224; l'adoption du code des t&#233;l&#233;communications de d&#233;cembre 2001 et &#224; la nomination de Mactar Seck comme Directeur g&#233;n&#233;ral. A peine dix-huit mois apr&#232;s sa prise de fonction, et alors que l'Agence commen&#231;ait &#224; peine &#224; &#234;tre op&#233;rationnelle, celui-ci sera limog&#233;, sans aucune explication officielle, en mai 2003. Il sera remplac&#233; par Malick F. Gu&#232;ye, qui sera &#233;galement limog&#233;, sans explication officielle, en juin 2005 suite &#224; une mission de v&#233;rification de l'Inspection g&#233;n&#233;rale d'Etat (IGE) ayant relev&#233; des malversations. Daniel G. Goumalo Seck, son rempla&#231;ant, qui vient d'&#234;tre relev&#233; de ses fonctions, sans motif officiel, apr&#232;s le passage d'une nouvelle mission de l'IGE ayant relev&#233; des malversations, sera par contre rest&#233; un peu plus de quatre ans en fonction. Le moins que l'on puisse dire est que cela fait d&#233;sordre pour une institution qui se veut &#171; un p&#244;le d'excellence dans le domaine des TIC &#187;. A l'heure o&#249; il est question de l'int&#233;gration des directives de l'UMEOA et de la CEDEAO dans la l&#233;gislation nationale, il faut revoir les conditions de la nomination du Directeur g&#233;n&#233;ral de l'ARTP, en le recrutant suite &#224; un appel d'offres ouvert et sur la base de comp&#233;tences av&#233;r&#233;es, en limitant la dur&#233;e de son mandat tout en lui donnant un caract&#232;re irr&#233;vocable, sauf faute lourde, et en transf&#233;rant la r&#233;alit&#233; du pourvoir de r&#233;gulation au Conseil de r&#233;gulation afin que les d&#233;cisions prises soient d&#233;sormais coll&#233;giales. Depuis la lib&#233;ralisation du secteur des t&#233;l&#233;communications, le fonctionnement probl&#233;matique de l'Agence de r&#233;gulation a eu pour cons&#233;quence la mise en &#339;uvre d'une politique et de pratiques inappropri&#233;es avec notamment une lenteur inexplicable dans la prise d&#233; d&#233;cisions sur des questions aussi curiales que la t&#233;l&#233;phonie sur Internet, le d&#233;groupage de la boucle locale, la boucle locale radio, etc. R&#233;sultat, l'Agence a &#233;chou&#233; dans sa mission et un monopole priv&#233; s'est substitu&#233; au monopole public d'antan, la Sonatel privatis&#233;e &#233;tant aujourd'hui en situation de position dominante sur neuf des dix segments du march&#233; des t&#233;l&#233;communications et partageant cette position sur le dixi&#232;me avec Sentel et le d&#233;veloppement des services &#224; valeur ajout&#233; s'en &#233;tant trouv&#233; frein&#233;. Si les TIC doivent effectivement &#234;tre un des leviers de la croissance &#233;conomique du S&#233;n&#233;gal, il faut rapidement mettre en place une r&#233;gulation ind&#233;pendante, transparente responsable et &#224; &#233;quidistance des acteurs afin de rompre avec une situation qui fausse la concurrence, handicape le d&#233;veloppement du secteur et dissuade les investisseurs compte tenu de son impr&#233;dictibilit&#233; et son manque de cr&#233;dibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;gulation : Faire pr&#233;valoir la force de la raison sur la raison de la force</title>
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		<dc:date>2009-08-30T12:24:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s la fermeture de toutes les stations de radio de Sud Fm, la saisie du journal Sud Quotidien et l'arrestation d'une trentaine d'employ&#233;s du Groupe Sud Communication en octobre 2005 pour &#171; atteinte &#224; la suret&#233; de l'Etat &#187; suite &#224; la diffusion d'une interview d'un des responsables du Mouvement des forces d&#233;mocratiques de Casamance (MFDC), la suspension de Premi&#232;re Fm, au lendemain de son d&#233;marrage en mai 2007, au motif qu'elle utilisait une fr&#233;quence qui ne lui avait pas &#233;t&#233; officiellement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2009,299-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2009&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la fermeture de toutes les stations de radio de Sud Fm, la saisie du journal Sud Quotidien et l'arrestation d'une trentaine d'employ&#233;s du Groupe Sud Communication en octobre 2005 pour &#171; atteinte &#224; la suret&#233; de l'Etat &#187; suite &#224; la diffusion d'une interview d'un des responsables du Mouvement des forces d&#233;mocratiques de Casamance (MFDC), la suspension de Premi&#232;re Fm, au lendemain de son d&#233;marrage en mai 2007, au motif qu'elle utilisait une fr&#233;quence qui ne lui avait pas &#233;t&#233; officiellement attribu&#233;e, la fermeture des radios communautaires Afia Fm, Djoloff Fm et Oxyjeunes par le Conseil national de r&#233;gulation de l'audiovisuel (CNRA) en mars 2009 pour non respect des r&#232;gles du cahier des charges les r&#233;gissant en mati&#232;re de diffusion d'informations &#224; caract&#232;re politique, la d&#233;cision avort&#233;e de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) du 22 mai 2009 de suspendre toutes les stations de radios et de t&#233;l&#233;visions ne s'&#233;tant pas acquitt&#233;es de leurs obligations financi&#232;res, la suspension pendant quelques heures Walf TV le 4 mai 2009 dans le cadre du diff&#233;rend commercial l'opposant &#224; la chaine de t&#233;l&#233;vision RDV, les &#233;missions de Walf Fm et de Walf Tv ont &#233;t&#233; interrompues pendant une huitaine de jours entre le 27 ao&#251;t et le 3 septembre 2009 suite &#224; une d&#233;cision de justice relative au contentieux opposant le Bureau s&#233;n&#233;galais du droit d'auteurs (BSDA) au Groupe Wal Fadjri. Si l'on ajoute &#224; cela, les attaques informatiques contre certains sites web (Rewmi et Senweb), les violences exerc&#233;es contre les journalistes en diverses circonstances, la censure d'un certain nombre de livres ainsi que les multiples convocations devant la justice voire les emprisonnements de journalistes, il appara&#238;t que les autorit&#233;s sont dans une logique de confrontation dans leurs rapports avec les m&#233;dias nationaux notamment lorsqu'ils expriment un discours critique &#224; leur &#233;gard. S'il n'est pas question de cautionner les violations de la loi par les journalistes et les groupes de presse qui les emploient, il n'est pas pour autant tol&#233;rable que ceux-ci se voient r&#233;duire brutalement au silence du jour au lendemain comme cela a &#233;t&#233; le cas &#224; plusieurs reprises par le pass&#233;. Dans cette affaire opposant le BSDA au groupe Wal Fadjri, de nombreuses voix se sont &#233;lev&#233;es, &#224; juste titre, contre la nature et la s&#233;v&#233;rit&#233; de la sanction jug&#233;es totalement disproportionn&#233;es par rapport au d&#233;lit commis. En effet, du point de vue des principes, il est tout &#224; fait inadmissible que l'Etat et ses d&#233;membrements portent ainsi atteinte &#224; la libert&#233; d'expression et au droit &#224; l'information inscrits dans la Constitution du S&#233;n&#233;gal apr&#232;s les longues et &#226;pres luttes men&#233;es par les forces d&#233;mocratiques pour le renforcement des libert&#233;s individuelles et collectives. Tant que l'attribution des fr&#233;quences de radio se fera sur la base de consid&#233;rations politiques, pour ne pas dire politiciennes, comme cela a &#233;t&#233; le cas ces derni&#232;res ann&#233;es pour la cr&#233;ation de stations Fm, tant qu'il sera possible d'obtenir l'autorisation de lancer une chaine de t&#233;l&#233;vision priv&#233;e suite &#224; une audience avec le Pr&#233;sident de la r&#233;publique ou que l'attribution des licences de t&#233;l&#233;communications se fera dans l'opacit&#233;, la mise en place d'une r&#233;gulation adapt&#233;e, transparente et &#233;quilibr&#233;e restera un v&#339;ux pieux. Compte tenu de ses dimensions d&#233;mocratiques, &#233;thiques, &#233;conomiques et de ses enjeux sociaux, la r&#233;gulation de la Soci&#233;t&#233; de l'information, qu'elle porte sur les infrastructures de t&#233;l&#233;communications comme sur les contenus, doit s'inscrire dans des rapports polic&#233;s entre les diff&#233;rents acteurs reposant sur des r&#232;gles &#233;labor&#233;es et accept&#233;es par tous. Seule une telle d&#233;marche peut permettre, le cas &#233;ch&#233;ant, de faire preuve de toute la fermet&#233; n&#233;cessaire dans l'observation de la loi sans pour autant tomber dans la brutalit&#233;. A l'heure o&#249; l'on parle de soci&#233;t&#233; de l'information et de la connaissance, il est grand temps de privil&#233;gier la force de la raison plut&#244;t sur la raison de la force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier Sagna &lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Batik f&#234;te son dixi&#232;me anniversaire !</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Batik-fete-son-dixieme.html</link>
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		<dc:date>2009-07-31T12:23:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il y a dix ans de cela lorsque sortait le premier num&#233;ro de Batik, nous &#233;crivions que notre ambition d'&#171; observer de fa&#231;on vigilante la mani&#232;re dont une soci&#233;t&#233; comme la notre se comporte r&#233;ellement au contact des NTIC, et surtout comment elle se les approprie au quotidien, avec ses handicaps et ses avantages, &#224; son rythme propre et &#224; travers ses prismes culturels &#187;. En nous lan&#231;ant dans cette aventure, nous &#233;tions loin d'imaginer qu'elle s'inscrirait dans la dur&#233;e tant le contexte et les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2009,299-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2009&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a dix ans de cela lorsque sortait le premier num&#233;ro de Batik, nous &#233;crivions que notre ambition d'&#171; observer de fa&#231;on vigilante la mani&#232;re dont une soci&#233;t&#233; comme la notre se comporte r&#233;ellement au contact des NTIC, et surtout comment elle se les approprie au quotidien, avec ses handicaps et ses avantages, &#224; son rythme propre et &#224; travers ses prismes culturels &#187;. En nous lan&#231;ant dans cette aventure, nous &#233;tions loin d'imaginer qu'elle s'inscrirait dans la dur&#233;e tant le contexte et les conditions dans lesquels nous &#233;voluions &#233;taient peu propices &#224; une telle initiative. Cependant, forts de notre volont&#233; de ne pas laisser &#224; d'autres le monopole d'observer et d'analyser l'entr&#233;e progressive du S&#233;n&#233;gal dans la soci&#233;t&#233; de l'information et b&#233;n&#233;ficiant de la solidarit&#233; discr&#232;te mais agissante de personnes convaincues, comme nous, que les technologies de l'information et de la communication devaient &#234;tre accessibles &#224; tous afin que le plus grand nombre puisse en tirer profit pour son &#233;panouissement individuel et collectif, nous avons poursuivis notre objectif avec d&#233;termination jusqu'&#224; vous offrir ce 120&#232;me num&#233;ro de Batik. En une d&#233;cennie la formule n'a pas &#233;volu&#233; sur la forme mais sur le fond, l'exp&#233;rience aidant, le produit a gagn&#233; en qualit&#233; pour ne pas dire en maturit&#233; et nous pouvons dire sans forfanterie qu'il est un outil appr&#233;ci&#233;, utile et cr&#233;dible comme en t&#233;moignent les nombreux messages de f&#233;licitation et d'encouragement que nous recevons r&#233;guli&#232;rement. D'aucuns nous reprochent parfois la sobri&#233;t&#233;, voire l'aust&#233;rit&#233;, de la pr&#233;sentation qui ne s'embarrasse ni de couleurs, ni d'illustration et se contente d'un texte mis en forme de la mani&#232;re la plus simple qui soit. Loin d'&#234;tre une limite &#224; corriger, il s'agit plut&#244;t d'un choix d&#233;lib&#233;r&#233; qui correspond &#224; la volont&#233; de permettre &#224; tous ceux qui se connectent dans des conditions difficiles &#224; travers le continent africain de lire ce bulletin sans difficult&#233;. Par ailleurs, tous ceux qui nous lisent doivent savoir que Batik, tout comme le site Web d'Osiris, sont les fruits d'un travail enti&#232;rement b&#233;n&#233;vole, pour ne pas dire d'un engagement militant. Nous ne b&#233;n&#233;ficions de l'appui d'aucun bailleur de fonds, sponsor ou m&#233;c&#232;ne national ou &#233;tranger et cela nous permet d'une part d'exercer notre regard critique sur ce secteur, qui g&#233;n&#232;re des sommes faramineuses, en toute libert&#233; et d'autre part c'est une d&#233;monstration par l'exemple qu'il est possible d'agir et d'obtenir des r&#233;sultats concrets &#224; force de d&#233;termination et d'abn&#233;gation. Conscients que nous pourrions faire mieux, nous ne sommes donc pas peu fiers d'avoir pu relever le d&#233;fi de para&#238;tre tous les mois pendant dix ans que l'actualit&#233; du secteur soit riche ou pauvre. Batik, et au-del&#224; Osiris, se veulent des outils d'observation et d'analyse au service de tous ceux qui s'int&#233;ressent au d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de l'information au S&#233;n&#233;gal, et au-del&#224; en Afrique, quel que soit leur statut, leur &#226;ge, leur sexe, leur nationalit&#233; et leurs convictions politiques, syndicales, religieuses, philosophiques ou autres. Nous situant &#224; &#233;quidistance du gouvernement, des organismes d'aide bilat&#233;rale et multilat&#233;rale, des entreprises et de toute forme de pouvoir, nous ne sommes pas pour autant neutres et affichons sans masque les convictions qui sont les n&#244;tres. Engag&#233;s mais pas partisans, nos prises de position mettent toujours en avant l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, l'int&#233;r&#234;t national ou les int&#233;r&#234;ts de l'Afrique. Nos analyses d&#233;plaisent parfois aux uns et aux autres mais il faut savoir que nous ne cherchons pas &#224; plaire, jaloux que nous sommes de notre droit d'exercer un regard critique sur les strat&#233;gies, les politiques, les projets, les propos et les actes de tous ceux qui &#233;voluent dans le secteur des TIC. Si cela ne nous vaut pas que des amis, nous n'avons pas pour autant d'ennemis et sommes r&#233;solus &#224; poursuivre notre croisade au service la justice sociale, l'&#233;quit&#233;, la d&#233;mocratie, la libert&#233;, la solidarit&#233;, la transparence, le pluralisme, etc. pour faire en sorte que la soci&#233;t&#233; de l'information en construction soit source d'&#233;mancipation, d'&#233;panouissement et de progr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Paiement par mobile : la nouvelle fronti&#232;re de la t&#233;l&#233;phonie mobile en Afrique ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/paiement-par-mobile-la-nouvelle-frontiere-de-la-telephonie-mobile-en-afrique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/paiement-par-mobile-la-nouvelle-frontiere-de-la-telephonie-mobile-en-afrique.html</guid>
		<dc:date>2009-06-30T12:22:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Introduite en Afrique au milieu des ann&#233;es 90, la t&#233;l&#233;phonie mobile a connu un d&#233;veloppement extraordinaire qui l'a vu d&#233;passer, en moins d'une d&#233;cennie, le taux de p&#233;n&#233;tration de la t&#233;l&#233;phonie fixe, pourtant plus que centenaire, puis atteindre un taux de p&#233;n&#233;tration &#224; deux chiffres qui se situe en moyenne autour de 30% de la population mais d&#233;passe les 50% dans certain pays. Ce succ&#232;s s'explique d'abord par les &#233;normes besoins en communication &#224; satisfaire sur un continent o&#249; les op&#233;rateurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2009,299-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2009&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Introduite en Afrique au milieu des ann&#233;es 90, la t&#233;l&#233;phonie mobile a connu un d&#233;veloppement extraordinaire qui l'a vu d&#233;passer, en moins d'une d&#233;cennie, le taux de p&#233;n&#233;tration de la t&#233;l&#233;phonie fixe, pourtant plus que centenaire, puis atteindre un taux de p&#233;n&#233;tration &#224; deux chiffres qui se situe en moyenne autour de 30% de la population mais d&#233;passe les 50% dans certain pays. Ce succ&#232;s s'explique d'abord par les &#233;normes besoins en communication &#224; satisfaire sur un continent o&#249; les op&#233;rateurs publics se sont globalement montr&#233;s incapables de fournir un service universel des t&#233;l&#233;communications accessible &#224; la majorit&#233; des citoyens. A cela, s'ajoute qu'avec l'ouverture des march&#233;s &#224; la concurrence, le ticket d'entr&#233;e pour acc&#233;der aux services de la t&#233;l&#233;phonie mobile a drastiquement baiss&#233; au point d'&#234;tre souvent quasiment gratuit si l'on omet le prix d'acquisition du terminal qui a lui aussi fortement baiss&#233; sous le double effet de la vente d'appareils neufs &#224; bon march&#233; et de l'&#233;mergence d'un march&#233; des terminaux de seconde main. Mieux, pour rendre plus abordables les tarifs des communications, qui restent malgr&#233; tout beaucoup plus &#233;lev&#233;s que ceux de la t&#233;l&#233;phonie fixe, les op&#233;rateurs ont multipli&#233; les op&#233;rations de promotion, r&#233;duit la valeur faciale des cartes de recharge de cr&#233;dit, permis la recharge de cr&#233;dit &#224; partir de sommes d&#233;risoires et autoris&#233; le transfert de cr&#233;dit &#224; un tiers. Malgr&#233; son succ&#232;s, la t&#233;l&#233;phonie mobile a pendant longtemps offert une gamme de services et d'applications visant des niches d'utilisateurs &#224; travers notamment le t&#233;l&#233;chargement de sonneries et de logos, des services d'informations par SMS et plus r&#233;cemment l'Internet mobile. Les choses ont cependant commenc&#233; &#224; changer depuis le milieu des ann&#233;es 2000 avec le lancement de syst&#232;mes de paiement par t&#233;l&#233;phone mobile tels Wizzit, M-Pesa, Text me cash, Celpay, Orange Money, Zap, etc. Sur un continent o&#249; l'&#233;crasante majorit&#233; de la population est quotidiennement confront&#233;e aux affres de la pauvret&#233; et o&#249; de nombreuses familles vivent, o&#249; plut&#244;t survivent, gr&#226;ce aux transferts de fonds effectu&#233;s d'un c&#244;t&#233; par les immigr&#233;s et d'un autre c&#244;t&#233; par tous ceux qui b&#233;n&#233;ficient de revenus r&#233;guliers, ces syst&#232;mes de transfert de fonds ont rapidement connu un grand succ&#232;s. Ils se substituent en effet aux services financiers postaux peu d&#233;velopp&#233;s et souvent peu fiables ainsi qu'aux banques qui jouent un r&#244;le marginal avec un taux de bancarisation de 3,6% pour l&#8216;ensemble du contient africain. Dans ce contexte, et si leur utilisation n'implique pas le paiement de commissions trop &#233;lev&#233;es, ils pourraient jouer un r&#244;le important pour le paiement des factures des soci&#233;t&#233;s concessionnaires (eau, &#233;lectricit&#233; et t&#233;l&#233;phone), le versement de salaires, de pensions de retraite ou de bourses d'&#233;tudes, l'acquittement de certaines taxes, la r&#233;alisation d'op&#233;ration dans les organismes de microcr&#233;dit, etc. La pr&#233;cipitation avec laquelle les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie cellulaire pr&#233;sents en Afrique s'empressent de proposer des services de paiement par mobile semble indiquer qu'ils pourraient devenir la &#171; killer application &#187; de la t&#233;l&#233;phonie mobile sur le continent dans les prochaines ann&#233;es. Sur des march&#233;s de plus en plus concurrentiels avec trois (S&#233;n&#233;gal), quatre (Ghana), cinq (Ouganda), voire six op&#233;rateurs (C&#244;te d'ivoire) et sur lesquels la portabilit&#233; des num&#233;ros devrait peu &#224; peu faire son apparition, la mise en place de ce type d'application est &#233;galement un excellent moyen pour les op&#233;rateurs de fid&#233;liser durablement une client&#232;le qui devrait &#234;tre de moins en moins captive. Ceci dit ne r&#234;vons pas trop ! L'Afrique n'ayant pas encore fait son entr&#233;e dans la soci&#233;t&#233; de consommation, loin s'en faut, ces services, m&#234;mes s'ils pr&#233;sentent un r&#233;el int&#233;r&#234;t, ne devraient pas r&#233;volutionner les activit&#233;s financi&#232;res et commerciales et la valeur des transactions g&#233;n&#233;r&#233;es ne devrait pas porter sur des montants extraordinaires au regard du volume global des mouvements financiers de toutes sortes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>MVNO, quatri&#232;me op&#233;rateur, etc. : Y a-t-il un r&#233;gulateur dans le secteur ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/mvno-quatrieme-operateur-etc-y-a-t-il-un-regulateur-dans-le-secteur.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/mvno-quatrieme-operateur-etc-y-a-t-il-un-regulateur-dans-le-secteur.html</guid>
		<dc:date>2009-05-31T12:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le 23 mai dernier, une information publi&#233;e sur le blogue &#171; L'Afrique des t&#233;l&#233;coms &#187; annon&#231;ait en avant premi&#232;re le prochain lancement de Kir&#232;ne mobile pr&#233;sent&#233; comme le premier op&#233;rateur de r&#233;seau mobile virtuel (MVNO) d'Afrique de l'Ouest. Aussit&#244;t reprise sur le site d'Osiris, la nouvelle fut d&#233;mentie par les responsables du groupe Kir&#232;ne et de Kir&#232;ne mobile qui pr&#233;cis&#232;rent qu'il ne s'agissait pas d'un MVNO mais d'un accord de distribution commerciale. Il n&#8216;en fallait pas plus pour que le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2009,299-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2009&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 23 mai dernier, une information publi&#233;e sur le blogue &#171; L'Afrique des t&#233;l&#233;coms &#187; annon&#231;ait en avant premi&#232;re le prochain lancement de Kir&#232;ne mobile pr&#233;sent&#233; comme le premier op&#233;rateur de r&#233;seau mobile virtuel (MVNO) d'Afrique de l'Ouest. Aussit&#244;t reprise sur le site d'Osiris, la nouvelle fut d&#233;mentie par les responsables du groupe Kir&#232;ne et de Kir&#232;ne mobile qui pr&#233;cis&#232;rent qu'il ne s'agissait pas d'un MVNO mais d'un accord de distribution commerciale. Il n&#8216;en fallait pas plus pour que le d&#233;bat s'installe parmi les acteurs et les observateurs du secteur des t&#233;l&#233;communications surpris une fois de plus par le silence assourdissant de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) qui a pourtant autoris&#233; ce nouveau service en lui attribuant des num&#233;ros sp&#233;cifiques commen&#231;ant par 7790 et 7791. Simple accord de distribution commerciale ou MVNO, le d&#233;bat en cours ne porte pas sur le sexe des anges comme pourrait le penser les personnes non averties car il touche directement &#224; la r&#233;gulation du secteur des t&#233;l&#233;communications, aux conditions d'acc&#232;s pour les nouveaux entrants sur le march&#233;, &#224; l'introduction de services innovants et finalement &#224; la transparence des offres et donc de la concurrence pour les op&#233;rateurs comme pour les consommateurs. Apparus en 1999 en Europe avec Virgin Mobile, les MVNO, qui s'inscrivent dans la probl&#233;matique du partage d'infrastructure, ne disposent pas d'un r&#233;seau mais ach&#232;tent en volume des minutes et des donn&#233;es &#224; un op&#233;rateur mobile existant afin de pouvoir commercialiser des services mobiles sous leurs propre marque, ne sont pourtant pas une nouveaut&#233;. Mieux dans un pays comme la France o&#249; ils ont &#233;t&#233; lanc&#233;s en 2005, ils ont fait l'objet d&#232;s 2002 d'un rapport de la Commission consultatives des radiocommunications afin d'identifier clairement les acteurs du secteur, les mod&#232;les &#233;conomiques associ&#233;s ainsi que les enjeux d&#233;coulant de leur mise en &#339;uvre. Au S&#233;n&#233;gal rien de tout cela n'a &#233;t&#233; fait et c'est de mani&#232;re incidente que l'on a appris l'information d'abord par une voie officieuse puis de mani&#232;re officielle via une conf&#233;rence de presse de lancement d'un produit commercial alors qu'il aurait &#233;t&#233; plus normal que l'ARTP informe pr&#233;alablement et publiquement les acteurs du secteur et les citoyens des conditions d'&#233;tablissement et de fonctionnement d'un MVNO au S&#233;n&#233;gal. En effet, pour que les MVNO puissent prosp&#233;rer, il est n&#233;cessaire d'&#233;tablir un cadre r&#233;glementaire qui prot&#232;ge leurs int&#233;r&#234;ts afin qu'ils ne soient pas soumis au diktat des op&#233;rateurs disposant d'une infrastructure. Ainsi si Virgin Mobile a pu avoir le succ&#232;s qu'on lui conna&#238;t, c'est notamment parce qu'il a pu obtenir une ristourne de 65% sur les prix de d&#233;tail de Deutsche Telekom, r&#233;percuter cette baisse sur ses propres tarifs tout en proposant des formules tr&#232;s int&#233;ressantes pour ses clients et ainsi proposer une v&#233;ritable alternative aux clients de la t&#233;l&#233;phonie mobile. Avec Kir&#232;ne mobile, nous sommes bien loin de tout cela puisqu'en dehors d'une carte SIM gratuite et de la possibilit&#233; de gagner quelques litres de boisson, les tarifs pratiqu&#233;s sont identiques &#224; ceux pratiqu&#233;s par les autres op&#233;rateurs. Sur la question des MVNO, comme sur celle du quatri&#232;me op&#233;rateur &#233;voqu&#233; dans une &#233;mission radiophonique ainsi que sur toute une s&#233;rie de questions telles que la t&#233;l&#233;phonie sur Internet, le d&#233;groupage, la boucle locale radio, la portabilit&#233; des num&#233;ros, etc. dont on nous dit, depuis des ann&#233;es, qu'elles sont &#224; l'&#233;tude, il est grand temps que l'ARTP, apr&#232;s de larges consultations publiques, prenne des d&#233;cisions pr&#233;cises et en informe &#224; temps les acteurs du secteur et l'opinion publique afin que la possibilit&#233; d'investir dans ce secteur extr&#234;mement rentable soit offerte &#224; tous et non r&#233;serv&#233;e aux seuls initi&#233;s. Mais pour cela encore faudrait-il disposer d'un r&#233;gulateur assurant sa mission dans le strict respect des r&#232;gles de l'art et en phase avec l'&#233;volution des technologies, des services et des besoins de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Affaire des actions Sonatel de l'Etat : Tout est bien qui finit bien...mais vigilance</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Affaire-des-actions-Sonatel-de-l.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Affaire-des-actions-Sonatel-de-l.html</guid>
		<dc:date>2009-04-30T12:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Du 8 avril, date de la signature du protocole d'accord entre France T&#233;l&#233;com et l'Etat du S&#233;n&#233;gal pour la cession de 9,78% des parts qu'il d&#233;tient dans le capital de la Sonatel, au 30 avril, date de l'annonce du renoncement de l'Etat &#224; cette op&#233;ration au profit d'un nantissement des actions en vue de garantir un emprunt, le S&#233;n&#233;gal a v&#233;cu au rythme de la bataille men&#233;e par les travailleurs de la Sonatel contre ce qui apparaissait comme un acte de recolonisation &#233;conomique. En effet, sans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2009,299-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2009&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Du 8 avril, date de la signature du protocole d'accord entre France T&#233;l&#233;com et l'Etat du S&#233;n&#233;gal pour la cession de 9,78% des parts qu'il d&#233;tient dans le capital de la Sonatel, au 30 avril, date de l'annonce du renoncement de l'Etat &#224; cette op&#233;ration au profit d'un nantissement des actions en vue de garantir un emprunt, le S&#233;n&#233;gal a v&#233;cu au rythme de la bataille men&#233;e par les travailleurs de la Sonatel contre ce qui apparaissait comme un acte de recolonisation &#233;conomique. En effet, sans concertation ni avec les travailleurs de la Sonatel ni avec le secteur priv&#233; national, le gouvernement avait brutalement annonc&#233; sa d&#233;cision de vendre une partie de ses actions Sonatel &#224; France T&#233;l&#233;com qui s'emparait ainsi de la majorit&#233; absolue du capital en voyant ses parts atteindre les 52,2%. L'op&#233;ration, pr&#233;sent&#233;e comme un renforcement du partenaire strat&#233;gique avec France T&#233;l&#233;com, n'avait en r&#233;alit&#233; pour objectif que de renflouer les caisses de l'Etat. Elle a provoqu&#233; un toll&#233; g&#233;n&#233;ral dans le pays et suscit&#233; un vaste front conduit par les travailleurs de la Sonatel pour s'y opposer. M&#234;mes des ministres en exercice, oubliant de sacrifier au principe de la sacro-sainte solidarit&#233; gouvernementale, s'y sont oppos&#233;s publiquement. Certes, cette op&#233;ration n'&#233;tait pas une premi&#232;re puisque l'Etat avait d&#233;j&#224; vendu, en catimini, 9% de ses actions &#224; France T&#233;l&#233;com en janvier 1999. Si &#224; l'&#233;poque cette op&#233;ration &#233;tait pass&#233;e inaper&#231;ue, il n'en a pas &#233;t&#233; de m&#234;me cette fois-ci compte tenu de ses implications possibles et du contexte global qui a remis &#224; l'ordre du jour le r&#244;le de l'Etat dans l'&#233;conomie. Par ailleurs, la situation qui serait ainsi cr&#233;e aurait mis la multinationale fran&#231;aise en position de pouvoir d&#233;cider toute seule de la strat&#233;gie et de l'&#233;volution future de ce fleuron de l'&#233;conomie s&#233;n&#233;galaise. Il faut dire que la Sonatel n'est pas une entreprise comme les autres puisque avec un chiffre d'affaires de 529 552 milliards de francs CFA, un r&#233;sultat net de 156 825 milliards de francs CFA, un volume d'investissements de 56 milliards de francs CFA &#233;quivalant &#224; 10,6% des investissements priv&#233;s, une contribution de 12,4% aux recettes fiscales, une part de 7,7% dans les exportations, 2 500 salari&#233;s et 45 000 personnes travaillant indirectement &#224; son profit, elle est, de loin, la premi&#232;re entreprise du S&#233;n&#233;gal. Apr&#232;s l'imposition de la marque Orange en novembre 2006, l'&#233;tape suivante aurait sans dout&#233; &#233;t&#233; le phagocytage complet par France T&#233;l&#233;com de la Sonatel, proie de premier choix dont la rentabilit&#233; ne s'est jamais d&#233;mentie depuis son acquisition en 1997. Parmi les cons&#233;quences pr&#233;visibles de cette absorption, il y aurait eu la mise &#224; l'&#233;cart des cadres s&#233;n&#233;galais au profit de cadres expatri&#233;s, le remplacement des sous-traitants locaux par des entreprises &#233;trang&#232;res, le d&#233;tournement du trafic t&#233;l&#233;phonique international etc. Au-del&#224; des int&#233;r&#234;ts de la Sonatel, ce sont les int&#233;r&#234;ts de l'Etat qui auraient &#233;t&#233; gravement l&#233;s&#233;s car, loin d'&#234;tre une op&#233;ration &#171; gagnant-gagnant &#187;, cette vente aurait non seulement r&#233;duit les recettes r&#233;guli&#232;res provenant des dividendes mais surtout consid&#233;rablement affaibli la position de l'Etat au sein du Conseil d'administration. En v&#233;rit&#233;, on peut se demander en quoi une telle d&#233;cision aurait servi les int&#233;r&#234;ts de l'&#233;conomie s&#233;n&#233;galaise et quel profit le secteur des TIC et des t&#233;l&#233;services aurait-il bien pu tirer d'une telle mesure ? D'une certaine mani&#232;re, si l'affaire avait &#233;t&#233; conclue, France Telecom qui se refait une sant&#233; apr&#232;s avoir fr&#244;l&#233; la catastrophe en 2003, aurait confort&#233; ses man&#339;uvres non dissimul&#233;es pour b&#226;tir un nouvel empire africain avec le secret d&#233;sir de faire jouer &#224; la Sonatel le r&#244;le de tirailleur des temps modernes. Un regard attentif sur les positions d&#233;j&#224; prises en Afrique centrale et en Afrique de l'ouest montre que la (re)conqu&#234;te est d&#233;j&#224; bien enclench&#233;e et qu'il suffit d'op&#233;rer la jonction des l&#233;gions Orange pr&#233;sentes au Cameroun, au Niger, en C&#244;te d'Ivoire, au S&#233;n&#233;gal, au Mali et dans les deux Guin&#233;es pour administrer depuis Paris un vaste territoire dont l'extension se ferait plus ais&#233;ment depuis le point d'appui de Dakar. En acceptant de reconsid&#233;rer sa position, l'Etat est certes all&#233; &#224; Canossa, mais il a sauv&#233; la mise du S&#233;n&#233;gal et d'une certaine mani&#232;re perturb&#233; les plans de France T&#233;l&#233;com, qui nous devons en &#234;tre convaincus reviendra &#224; la charge au vu des enjeux qui en l'occurrence ne sont pas que financiers. Pour l'instant on peut dire que l'offensive est stopp&#233;e et que tout finit bien, mais VIGILANCE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;guler les r&#233;gulateurs</title>
		<link>https://www.osiris.sn/reguler-les-regulateurs.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/reguler-les-regulateurs.html</guid>
		<dc:date>2009-03-31T12:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'attitude adopt&#233;e tant par le Conseil national de r&#233;gulation de l'audiovisuel (CNRA) d'une part que par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) d'autre part, &#224; l'occasion des &#233;lections locales de mars 2009, a mis, une fois de plus, en exergue les graves dysfonctionnements qui entachent le fonctionnement et surtout la cr&#233;dibilit&#233; de ces organes cens&#233;s assurer une r&#233;gulation transparente, honn&#234;te, &#233;quilibr&#233;e et d&#233;mocratique des secteurs dont ils ont la charge. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2009,299-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2009&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'attitude adopt&#233;e tant par le Conseil national de r&#233;gulation de l'audiovisuel (CNRA) d'une part que par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) d'autre part, &#224; l'occasion des &#233;lections locales de mars 2009, a mis, une fois de plus, en exergue les graves dysfonctionnements qui entachent le fonctionnement et surtout la cr&#233;dibilit&#233; de ces organes cens&#233;s assurer une r&#233;gulation transparente, honn&#234;te, &#233;quilibr&#233;e et d&#233;mocratique des secteurs dont ils ont la charge. S'agissant du contr&#244;le des contenus v&#233;hicul&#233;s par les m&#233;dias audiovisuels, la promptitude avec laquelle le CNRA a suspendu trois radios communautaires sous pr&#233;texte de violation de leur cahier des charges contraste avec sa passivit&#233; devant la flagrante in&#233;galit&#233; du traitement r&#233;serv&#233; aux acteurs politique et sociaux par les m&#233;dias d'Etat. Il suffit en effet d'&#233;couter les stations de radio et de regarder la t&#233;l&#233;vision appartenant &#224; l'audiovisuel public pour constater que l'ind&#233;pendance et la libert&#233; de l'information et de la communication ainsi que l'objectivit&#233; et le respect de l'&#233;quilibre dans le traitement de l'information y sont tr&#232;s souvent bafou&#233;s. L'ARTP qui s'&#233;tait d&#233;j&#224; illustr&#233;e lors de l'attribution de la licence &#224; Sudatel, a de son cot&#233;, h&#226;tivement sorti un communiqu&#233; le dimanche 22 mars &#224; 20h39 par lequel elle mena&#231;ait de suspendre pour une dur&#233;e de quarante cinq jours &#224; partir du lundi 23 mars 2009, toutes les stations de radios et cha&#238;nes de t&#233;l&#233;visions qui n'&#233;taient pas en r&#232;gle vis-&#224;-vis de leurs obligations financi&#232;res. L'annonce de cette mesure a imm&#233;diatement provoqu&#233; un toll&#233; g&#233;n&#233;ral, avec notamment l'intervention en direct du PDG du Groupe Wal Fadjri, ce qui amena le Ministre de l'information, s'exprimant au nom des autorit&#233;s gouvernementales, &#224; d&#233;savouer cette mesure et &#224; en demander la suspension. Le caract&#232;re politique, pour ne pas dire politicien, de cette d&#233;cision de l'ARTP n'avait en effet &#233;chapp&#233; &#224; personne. Heureusement que certains tenants du pouvoir ont eu l'intelligence et le courage de d&#233;samorcer cette bombe qui aurait pu conduire au pire. Certes comparaison n'est pas raison mais il faut rappeler que c'est la fermeture de la t&#233;l&#233;vision d&#233;tenue par Andry Rajoelina qui a servi d'acc&#233;l&#233;rateur &#224; la crise politique et sociale qui couvait &#224; Madagascar au point d'engendrer des manifestations publiques qui ont eu pour r&#233;sultats de provoquer la mort de plus d'une centaine de personnes et finalement d'entra&#238;ner la chute du r&#233;gime du Pr&#233;sident Marc Ravalonama. Les apprentis sorciers qui ont pris cette d&#233;cision avaient-ils r&#233;fl&#233;chis aux cons&#233;quences qu'auraient pu avoir leur d&#233;cision si jamais des responsables de l'opposition avaient appel&#233; leurs partisans &#224; descendre dans la rue pour d&#233;fendre la libert&#233; d'expression et le droit &#224; l'information ? Manifestement non et c'est pourquoi apr&#232;s &#234;tre peut &#234;tre pass&#233; &#224; c&#244;t&#233; d'une crise politique certaine, les autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises se doivent de prendre l'initiative de lancer une large r&#233;flexion, associant les partis politiques, la soci&#233;t&#233; civile et le secteur priv&#233;, sur le fonctionnement des organes d'information public et les modalit&#233;s de nomination, la composition, les missions et surtout le contr&#244;le citoyen des organes de r&#233;gulation intervenant dans le champ de l'information et de la communication afin de corriger les d&#233;rives constat&#233;es. Cette question est essentielle car le domaine pr&#233;sente la particularit&#233; de poser des enjeux qui sont &#224; la fois d'ordre d&#233;mocratique et &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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