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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>2008, une ann&#233;e en demi-teinte</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2008 ne laissera pas de souvenirs imp&#233;rissables pour ce qui est de la politique nationale en mati&#232;re de soci&#233;t&#233; de l'information ! La seule d&#233;cision d'envergure a &#233;t&#233; le vote de la loi d'orientation de la Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA) mais sans pour autant que les mesures pr&#233;conis&#233;es pour le d&#233;veloppement de la grappe TIC et t&#233;l&#233;services ne connaissent un d&#233;but d'ex&#233;cution. D'importants progr&#232;s ont par contre &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s concernant l'environnent juridique avec l'adoption (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2008,298-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2008 ne laissera pas de souvenirs imp&#233;rissables pour ce qui est de la politique nationale en mati&#232;re de soci&#233;t&#233; de l'information ! La seule d&#233;cision d'envergure a &#233;t&#233; le vote de la loi d'orientation de la Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA) mais sans pour autant que les mesures pr&#233;conis&#233;es pour le d&#233;veloppement de la grappe TIC et t&#233;l&#233;services ne connaissent un d&#233;but d'ex&#233;cution. D'importants progr&#232;s ont par contre &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s concernant l'environnent juridique avec l'adoption d'une s&#233;rie de lois sur la soci&#233;t&#233; de l'information, les transactions &#233;lectroniques, la cybercriminalit&#233;, la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, la cryptologie et la contribution volontaire au Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique. De plus, le processus visant &#224; l'int&#233;gration dans la l&#233;gislation s&#233;n&#233;galaise des actes additionnels au Trait&#233; de la Communaut&#233; &#233;conomique des &#233;tats de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO) et des directives adopt&#233;es par le Conseil des ministres de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest africaine (UEMOA) visant &#224; la cr&#233;ation d'un march&#233; r&#233;gional des t&#233;l&#233;communications, a &#233;t&#233; initi&#233;. De son c&#244;t&#233;, l'infrastructure des t&#233;l&#233;communications a &#233;t&#233; am&#233;lior&#233;e puisque 13.000 des 14.000 villages du pays ont d&#233;sormais acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone et &#224; Internet tandis que la bande passante Internet internationale a &#233;t&#233; port&#233;e &#224; 2,9 Gbps. Par ailleurs, deux projets de c&#226;bles sous-marins en fibre optique reliant le Portugal &#224; l'Afrique du Sud (IWTGC) et la France au Gabon (ACE) ont &#233;t&#233; lanc&#233;s qui devraient accro&#238;tre le niveau de connexion du S&#233;n&#233;gal aux r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications mondiaux &#224; l'horizon 2010/2011. S'agissant des services, l'ann&#233;e 2008 a vu l'exp&#233;rimentation de la 3G par la Sonatel et l'effectivit&#233; de l'interbancarit&#233; mon&#233;tique au sein de l'UEMOA ce qui devrait contribuer, &#224; terme, au d&#233;veloppement du commerce &#233;lectronique. Ces innovations sont intervenues dans un contexte marqu&#233; par la croissance de la t&#233;l&#233;phonie mobile qui a franchi le cap des cinq millions d'abonn&#233;s, la lente progression d'Internet dont le taux de p&#233;n&#233;tration reste inf&#233;rieur &#224; 0,5% de la population et la baisse du nombre d'abonn&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie fixe avec une chute importante du nombre de lignes publiques qui traduit la disparition progressive des t&#233;l&#233;centres victimes &#224; la fois du d&#233;veloppement de la t&#233;l&#233;phonie mobile et de l'absence de politique de soutien de la part de la Sonatel comme des pouvoirs publics. L'actualit&#233; de l'ann&#233;e pass&#233;e a &#233;galement vu l'action Sonatel subir, pour la premi&#232;re fois de son histoire, un important mouvement &#224; la baisse, passant d'un plafond de 194.995 Francs CFA en f&#233;vrier 2008 &#224; 130.000 Francs CFA en d&#233;cembre apr&#232;s avoir atteint le plancher de 100.000 Francs CFA en novembre 2008. De son c&#244;t&#233;, Sentel a &#233;t&#233; engag&#233; dans un nouveau bras de fer avec l'Etat qui lui a signifi&#233; le retrait de sa licence en octobre 2008 apr&#232;s son refus de s'acquitter d'une somme qui s'&#233;l&#232;verait &#224; 100 milliards de Francs CFA de mani&#232;re &#224; pouvoir poursuivre ses activit&#233;s. Apr&#232;s une pol&#233;mique par m&#233;dias interpos&#233;s et des actions en justice engag&#233;es par chacun des protagonistes, Sentel a n&#233;anmoins poursuivit l'exploitation de son r&#233;seau de t&#233;l&#233;phonie mobile et l'heure est semble-t-il aux n&#233;gociations en coulisses afin de trouver un compromis acceptable pour les deux parties. Enfin, bien qu'annonc&#233;e &#224; plusieurs reprises, le lancement des activit&#233;s de Sudatel, b&#233;n&#233;ficiaire d'une licence fixe, mobile et Internet depuis septembre 2007, n'a finalement pas eu lieu retardant encore un peu plus l'ouverture du march&#233; s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;communications &#224; une v&#233;ritable concurrence. Au total, c'est donc une ann&#233;e en demi-teinte qui s'ach&#232;ve et il faut esp&#233;rer que l'ann&#233;e 2009 qui verra Batik f&#234;ter son dixi&#232;me anniversaire sera porteuse de meilleures nouvelles pour les acteurs du secteur des TIC comme pour les citoyens ordinaires qui les utilisent. A tous nous disons Deweenatti !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>S'orienter vers la mise en place d'une industrie spatiale africaine</title>
		<link>https://www.osiris.sn/s-orienter-vers-la-mise-en-place-d-une-industrie-spatiale-africaine.html</link>
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		<dc:date>2008-11-30T12:57:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;NIGCOMSAT 1, le premier satellite de communication panafricain lanc&#233; le 13 mai 2007 par une fus&#233;e chinoise &#171; Longue marche 3 &#187; pour un co&#251;t global de 40 milliards de nairas n'est plus op&#233;rationnel depuis le 10 novembre 2008 suite &#224; la perte d'une de ses sources d'approvisionnement en &#233;nergie solaire. Con&#231;u, construit et lanc&#233; par la Soci&#233;t&#233; industrielle chinoise de la Grande muraille, ce satellite qui couvrait l'Afrique centrale, l'Afrique sub-saharienne, l'Afrique australe, et m&#234;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2008,298-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;NIGCOMSAT 1, le premier satellite de communication panafricain lanc&#233; le 13 mai 2007 par une fus&#233;e chinoise &#171; Longue marche 3 &#187; pour un co&#251;t global de 40 milliards de nairas n'est plus op&#233;rationnel depuis le 10 novembre 2008 suite &#224; la perte d'une de ses sources d'approvisionnement en &#233;nergie solaire. Con&#231;u, construit et lanc&#233; par la Soci&#233;t&#233; industrielle chinoise de la Grande muraille, ce satellite qui couvrait l'Afrique centrale, l'Afrique sub-saharienne, l'Afrique australe, et m&#234;me l'Italie, et dont la dur&#233;e de vie initiale &#233;tait de quinze ans semble &#234;tre d&#233;finitivement perdu. Cette situation a amen&#233; les autorit&#233;s nig&#233;rianes &#224; d&#233;cider d'envoyer une de d&#233;l&#233;gation de membres de la Commission des sciences et de la technologie de la Chambre des repr&#233;sentants en Chine pour en savoir plus. La perte est consid&#233;rable puisque, outre l'investissement de d&#233;part, ce satellite devait permettre au Nigeria d'&#233;conomiser annuellement pr&#232;s de 10 millions de dollars en cessant d'acheter de la bande passante en Europe et aux Etats-Unis et de faciliter l'acc&#232;s &#224; la t&#233;l&#233;vision, &#224; Internet et au t&#233;l&#233;phone dans ce vaste pays. Certes, ce n'est pas la premi&#232;re fois qu'un satellite de t&#233;l&#233;communications rencontre des probl&#232;mes mais il faut toutefois noter que c'est le second satellite africain de t&#233;l&#233;communication qui est confront&#233; &#224; ce type de probl&#232;me en quelques mois alors que l'Afrique reste la seule r&#233;gion du monde &#224; ne pas disposer d'un syst&#232;me r&#233;gional de t&#233;l&#233;communications par satellite. En effet, lanc&#233; en le 2 d&#233;cembre, le satellite Rascom -QAF 1, fabriqu&#233; par la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise Thales Alenia Space pour un co&#251;t &#233;valu&#233; &#224; plus de 400 millions de dollars EU, a &#233;t&#233; victime d'une fuite au niveau du syst&#232;me de pressurisation du r&#233;servoir de carburant. Cons&#233;quence, sa dur&#233;e de vie initiale qui &#233;tait de quinze ans a &#233;t&#233; ramen&#233;e &#224; deux ann&#233;es et son rempla&#231;ant ne sera lanc&#233; qu'en 2010, retardant encore un peu plus la mise en service op&#233;rationnelle &#224; pleine capacit&#233; de ce satellite dont le projet avait mis pr&#232;s de quinze ann&#233;es avant de voir le jour. Or, les enjeux pour l'Afrique de la mise en place de syst&#232;mes de communications par satellites permettant d'agr&#233;ger le trafic entrant et sortant du continent et d'interconnecter les pays africains sont &#233;normes puisqu'une &#233;tude r&#233;alis&#233; en 2003 estimait &#224; 400 millions de dollars par an, soit l'&#233;quivalent chaque ann&#233;e du prix de RASCO, les pertes de devises pour l'Afrique d&#233;coulant de cette situation ! R&#233;cemment, l'Angola a finalis&#233; le financement d'un satellite de communication d'un cout de 327 millions de dollars EU pour r&#233;pondre &#224; ses besoins nationaux. Esp&#233;rons que ce dernier ne sera pas confront&#233; &#224; des probl&#232;mes techniques quelques temps apr&#232;s son lancement...Malchance ou sabotage, d'une certaine mani&#232;re peu importe quant au fond, car la question qui essentielle se pose est ni plus ni moins celle de la mise en place d'une industrie spatiale africaine. Utopie diront certains, mais qui aurait pari&#233;, il y a quelques d&#233;cennies de cela, que des pays comme la Chine et l'Inde deviendraient des puissances spatiales concurren&#231;ant les Etats-Unis, l'Europe et la Russie ? Dans la soci&#233;t&#233; de l'information en construction, l'Afrique se doit, au m&#234;me titre que les autres continents, d'&#234;tre sur tous les segments de la production des technologies, des infrastructures, des &#233;quipements, des applications, des logiciels et des contenus, fin de pouvoir y prendre toute la place qui lui revient. Les grands pays africains, notamment les pays producteurs de p&#233;trole, doivent s'unir afin de mettre en place d'ambitieuses politiques scientifiques et technologiques qui auront pour avantages d'avoir des retomb&#233;es pour l'ensemble des secteurs de la soci&#233;t&#233; sur la base du principe qui veut que qui peut le plus peut le moins. Faire l'impasse sur une telle strat&#233;gie aurait pour cons&#233;quence de placer l'Afrique dans une situation de d&#233;pendance interdisant tout projet social, politique, &#233;conomique et culturel visant &#224; l'&#233;mancipation du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Feuilleton Sentel, suite ou fin ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Feuilleton-Sentel-suite-ou-fin.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Feuilleton-Sentel-suite-ou-fin.html</guid>
		<dc:date>2008-10-31T12:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Saison 1. Il y a dix ans de cela, le 3 juillet 1998, la soci&#233;t&#233; Millicom international Cellular S.A obtenait une licence de t&#233;l&#233;phonie mobile pour la somme de 50 millions de francs CFA sans qu'aucun appel d'offres public n'ait &#233;t&#233; lanc&#233; par les autorit&#233;s. Apr&#232;s quelques mois pass&#233;s &#224; d&#233;ployer son infrastructure, Sentel a d&#233;marr&#233; officiellement ses activit&#233;s en avril 1999 et la concurrence aidant, on assist&#226;t &#224; une baisse significative des prix des communications et une course &#224; l'innovation (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2008,298-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Saison 1. Il y a dix ans de cela, le 3 juillet 1998, la soci&#233;t&#233; Millicom international Cellular S.A obtenait une licence de t&#233;l&#233;phonie mobile pour la somme de 50 millions de francs CFA sans qu'aucun appel d'offres public n'ait &#233;t&#233; lanc&#233; par les autorit&#233;s. Apr&#232;s quelques mois pass&#233;s &#224; d&#233;ployer son infrastructure, Sentel a d&#233;marr&#233; officiellement ses activit&#233;s en avril 1999 et la concurrence aidant, on assist&#226;t &#224; une baisse significative des prix des communications et une course &#224; l'innovation et aux promotions commerciales avec la Sonatel au grand bonheur des consommateurs s&#233;n&#233;galais. Tout allait donc pour le mieux dans le paysage s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;communications jusqu'&#224; ce que survienne le changement de r&#233;gime de mars 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saison 2. Coup de th&#233;&#226;tre, le 2 octobre 2000 un communiqu&#233; du Conseil des ministres annon&#231;ait le retrait de la licence de Sentel &#224; compter du 29 septembre 2000. Il lui &#233;tait notamment reproch&#233; le non respect de ses engagements en mati&#232;re de volume d'investissements, des d&#233;faillances en termes de qualit&#233; et de couverture radio&#233;lectrique de son r&#233;seau, l'absence d'information relative &#224; la gestion financi&#232;re et technique de sa licence et une dette de 579 millions de Francs CFA au titre des redevances dues &#224; l'Etat. La d&#233;cision sera confirm&#233; par la publication du d&#233;cret n&#176; 2001.23 du 17 janvier 2001 mettant fin &#224; la convention de concession, conclue le 3 juillet 1998 entre l'Etat du S&#233;n&#233;gal et la Soci&#233;t&#233; Sentel Gsm S.A approuv&#233;e par d&#233;cret n&#176; 98.719 du 02 septembre 1998. De son c&#244;t&#233;, Sentel rendit public un m&#233;morandum dans lequel elle r&#233;cusait point par point les arguments pour lui retirer sa licence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saison 3. Second coup de th&#233;&#226;tre, le 8 ao&#251;t 2002, suite &#224; une audience accord&#233;e par le Pr&#233;sident de la R&#233;publique aux dirigeants de Millicom International Cellular et de Sentel, la &#171; paix des braves &#187; est sign&#233;e et le contentieux enterr&#233; comme le prouve un communiqu&#233; publi&#233; dans les journaux par Sentel GSM dans lequel on peut lire que les deux parties entameront le moment venu des n&#233;gociations sur de nouvelles conditions d'exploitation mutuellement acceptables et que sur cette base, il a &#233;t&#233; convenu que Sentel Gsm, continuera d'op&#233;rer en toute l&#233;galit&#233; conform&#233;ment &#224; la convention sign&#233;e avec l'Etat le 3 juillet 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Saison 4. Troisi&#232;me coup de th&#233;&#226;tre, le 30 octobre 2008, Millicom International Cellular publie un communique r&#233;v&#233;lant que l'Etat du S&#233;n&#233;gal l'avait inform&#233; de son intention de r&#233;voquer sa licence &#224; partir du 31 octobre 2008 tout en r&#233;affirmant sa disponibilit&#233; &#224; ren&#233;gocier certaines dispositions de la licence notamment l'extension et la dur&#233;e de celle-ci, ainsi que la fourniture de services voix et donn&#233;es de type 3G. Des informations officieuses font &#233;tat d'une somme de 100 milliards de francs Cfa r&#233;clam&#233; par l'Etat pour revenir sur sa d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce brusque changement d'attitude de l'Etat intervient dans un contexte ou la tension sur la tr&#233;sorerie publique est tr&#232;s forte et s'op&#232;re sur fond de dette int&#233;rieure alarmante pour les entreprises. En outre, alors que Sudatel, le troisi&#232;me op&#233;rateur choisi dans les conditions que l'on sait, doit prochainement d&#233;marrer ses op&#233;rations, Sentel elle-m&#234;me fait l'objet d'une enqu&#234;te pour fraude sur les communications internationales. Que la licence de Sentel ait &#233;t&#233; brad&#233;e personne n'en doute mais que dire de la privatisation de la Sonatel au profit de France T&#233;l&#233;com dont le Directeur des op&#233;rations internationales d&#233;clarait en avril 2006 que les r&#233;sultats de 2004 &#233;taient vingt cinq fois plus importants que les perspectives &#233;tablies en 1997 au moment de la privatisation. Si remise en ordre du secteur des t&#233;l&#233;communications il doit y avoir, elle ne devrait pas &#234;tre s&#233;lective, m&#234;me si on en convient, il est plus facile de faire entendre raison &#224; une petite firme priv&#233;e qu'&#224; un g&#233;ant adoss&#233; &#224; un Etat tel que la France. On est apparemment loin de l'&#233;pilogue de ce th&#233;&#226;tre d'ombre qui se joue sur la sc&#232;ne des t&#233;l&#233;communications s&#233;n&#233;galaises, et les rideaux comme les masques sont loin de tomber.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lib&#233;ralisation ne rime pas avec lib&#233;ration...</title>
		<link>https://www.osiris.sn/liberalisation-ne-rime-pas-avec-liberation.html</link>
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		<dc:date>2008-09-30T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation/Lib&#233;ralisation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dix ans apr&#232;s l'octroi d'une licence de t&#233;l&#233;phonie mobile &#224; Sentel, le moment est venu de s'interroger sur ce qui a vraiment chang&#233; sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;communications. Lorsque fut adopt&#233; la loi n&#176; 96-03 du 22 f&#233;vrier 1996 portant Code des t&#233;l&#233;communications, il s'agissait de r&#233;pondre aux exigences des institutions de Bretton Woods dont la devise est symbolis&#233;e par le triptyque &#171; privatisation, lib&#233;ralisation, r&#233;gulation &#187;. Les cons&#233;quences de cette loi furent la privatisation de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2008,298-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2008&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-privatisation-liberalisation-+.html" rel="tag"&gt;Privatisation/Lib&#233;ralisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dix ans apr&#232;s l'octroi d'une licence de t&#233;l&#233;phonie mobile &#224; Sentel, le moment est venu de s'interroger sur ce qui a vraiment chang&#233; sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;communications. Lorsque fut adopt&#233; la loi n&#176; 96-03 du 22 f&#233;vrier 1996 portant Code des t&#233;l&#233;communications, il s'agissait de r&#233;pondre aux exigences des institutions de Bretton Woods dont la devise est symbolis&#233;e par le triptyque &#171; privatisation, lib&#233;ralisation, r&#233;gulation &#187;. Les cons&#233;quences de cette loi furent la privatisation de la Sonatel en 1997 et l'instauration d'un r&#233;gime de concurrence limit&#233;e pour la t&#233;l&#233;phonie mobile et d'un r&#233;gime de concurrence totale pour les services &#224; valeur ajout&#233;e, la t&#233;l&#233;phonie fixe continuant &#224; b&#233;n&#233;ficier d'un r&#233;gime de monopole. L'ann&#233;e 1998 fut marqu&#233;e par l'arriv&#233;e d'un second op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie mobile, Sentel filiale de Millicom International, suite &#224; un appel d'offres &#224; propos duquel les S&#233;n&#233;galais ne re&#231;urent pas la moindre information si ce n'est le r&#233;sultat final ! La concurrence dans ce secteur permit &#224; la fois la baisse du prix de l'abonnement et celui des tarifs des communications avec pour r&#233;sultat un accroissement exponentiel du nombre d&#8216;abonn&#233;s qui passera de 100.000 &#224; 4.720.835 en une d&#233;cennie et une extension de la couverture du r&#233;seau qui dessert aujourd'hui pr&#232;s de 90% de la population. En 2001, un nouveau code des t&#233;l&#233;communications fut adopt&#233; qui permit notamment la cr&#233;ation de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) dont la mise en place aurait d&#251; pr&#233;c&#233;der l'ouverture du march&#233; &#224; la concurrence L'existence d'une telle structure aurait peut &#234;tre emp&#234;ch&#233; que la Sonatel, usant et abusant de sa position dominante sur le march&#233; des services Internet, n'oblige la douzaine de fournisseurs de services Internet (FSI) &#224; mettre, l'un apr&#232;s l'autre, la cl&#233; sous la porte au point d'&#234;tre actuellement la seule &#224; offrir ce type de services. Cons&#233;quence directe, simple co&#239;ncidence ou raison parmi d'autres, toujours est-il que le nombre d'abonn&#233;s &#224; Internet n'a que faiblement progress&#233; durant cette p&#233;riode passant de 5000 en 1998 &#224; un peu plus de 44.000 en juin 2008 quand un pays comme la Tunisie, qui compte &#224; peu pr&#232;s le m&#234;me nombre d'habitants que le S&#233;n&#233;gal, en est &#224; plus de 150.000 abonn&#233;s. L'ann&#233;e 2004 a &#233;t&#233; caract&#233;ris&#233;e par la d&#233;cision de l'Etat de mettre officiellement fin au monopole accord&#233;e &#224; la Sonatel pour la fourniture de services de t&#233;l&#233;phonie fixe, cela &#233;tant en l'absence d'un autre op&#233;rateur autoris&#233; &#224; fournir ce type de services, rien n'a chang&#233; dans ce secteur. Certes en 2008, une licence globale, fixe, mobile et Internet, a bien &#233;t&#233; accord&#233;e &#224; Sudatel, apr&#232;s un processus d'appel d'offres peu orthodoxe qui a soulev&#233; une vive pol&#233;mique et de nombreuses questions, mais le d&#233;marrage des activit&#233;s du nouvel op&#233;rateur n'est toujours pas effectif prolongent d'autant le monopole de facto la Sonatel. Au final malgr&#233; l'existence officielle de trois op&#233;rateurs (Sonatel, Sentel et Sudatel) sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;communications, les segments de la terminaison et de la collecte de trafic sur les r&#233;seaux fixes, le transit national et international, la transmission de donn&#233;es, la location de capacit&#233;s, le march&#233; IP, l'acc&#232;s aux services sp&#233;ciaux et les services de signalisation n&#233;cessaires au roaming international, font l'objet d'un monopole de la Sonatel qui domine par ailleurs largement le segment de la t&#233;l&#233;phonie mobile dont elle d&#233;tient 79,5% de parts en termes de trafic. Conclusion, les fruits de la lib&#233;ralisation du march&#233; des t&#233;l&#233;communications n'ont pas tenu la promesse des fleurs. Libert&#233; de choix, am&#233;lioration de la qualit&#233; et diversification des services et baisse des tarifs, notamment nationaux, restent hypoth&#233;tiques pour les S&#233;n&#233;galais dont la seule certitude est d'avoir perdu leur op&#233;rateur national pass&#233; entre les mains du grand capital international, comme quoi lib&#233;ralisation ne rime pas avec lib&#233;ration !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Construire les bases d'une industrie africaine des contenus num&#233;riques</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Construire-les-bases-d-une.html</link>
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		<dc:date>2008-08-31T12:51:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Contenus num&#233;riques</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'organisation par Kheweul.com des 48 heures de la musique s&#233;n&#233;galaise sur Internet est une initiative qui m&#233;rite d'&#234;tre salu&#233;e. Cette op&#233;ration, qui a vu 63 &#233;quipes compos&#233;es de d'informaticiens, de d&#233;veloppeurs et d'infographistes cr&#233;er gratuitement des sites web utilisant les technologies de derni&#232;re g&#233;n&#233;ration, a permis &#224; 200 musiciens venus de toutes les r&#233;gions du S&#233;n&#233;gal, appartenant &#224; diff&#233;rentes g&#233;n&#233;rations et repr&#233;sentant divers styles musicaux, de disposer de leur site web. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2008,298-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2008&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Contenus-numeriques-+.html" rel="tag"&gt;Contenus num&#233;riques&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'organisation par Kheweul.com des 48 heures de la musique s&#233;n&#233;galaise sur Internet est une initiative qui m&#233;rite d'&#234;tre salu&#233;e. Cette op&#233;ration, qui a vu 63 &#233;quipes compos&#233;es de d'informaticiens, de d&#233;veloppeurs et d'infographistes cr&#233;er gratuitement des sites web utilisant les technologies de derni&#232;re g&#233;n&#233;ration, a permis &#224; 200 musiciens venus de toutes les r&#233;gions du S&#233;n&#233;gal, appartenant &#224; diff&#233;rentes g&#233;n&#233;rations et repr&#233;sentant divers styles musicaux, de disposer de leur site web. L'engouement suscit&#233; tant chez les artistes, comme la montr&#233; la pr&#233;sence &#224; la c&#233;r&#233;monie de remise des troph&#233;es des Samba Diabar&#233; Samb, Yand&#233; Codou S&#232;ne, Doudou Ndiaye Coumba Rose, Fallou Dieng, Fanta Mback&#233; Kouyat&#233;, Pape et Cheikh, etc., que chez les sp&#233;cialistes du Web qui ont travaill&#233; avec enthousiasme pendant 48 heures d'affil&#233;e, ont &#233;t&#233; des preuves &#233;clatantes de la r&#233;ussite de cette manifestation. Au-del&#224; de la sensibilisation des musiciens aux opportunit&#233;s offertes par Internet pour faire conna&#238;tre leur existence et surtout leurs productions &#224; travers le monde, cette initiative a permis de r&#233;v&#233;ler le potentiel de comp&#233;tences et de cr&#233;ativit&#233; existant chez les jeunes d&#233;veloppeurs de sites web au S&#233;n&#233;gal. A une autre &#233;chelle, si l'on souhaite v&#233;ritablement que la Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA) ne soit pas qu'un document de plus dont les recommandations dormiront dans les tiroirs des d&#233;cideurs, il faut d&#233;sormais multiplier ce genre d'op&#233;ration, non seulement en direction des autres composantes du monde des arts et de la culture (&#233;crivains, po&#232;tes, cin&#233;astes, peintres, sculpteurs, stylistes, etc.) mais &#233;galement au profit de tous les secteurs d'activit&#233;s &#233;conomiques et sociales (agriculture, tourisme, &#233;ducation, sant&#233;, artisanat, etc.). En proc&#233;dant de la sorte, il s'agit de viser deux objectifs strat&#233;giques compl&#233;mentaires &#224; savoir d'une part la modernisation, la promotion et la valorisation de ces diff&#233;rents secteurs d'activit&#233;s en vue notamment d'am&#233;liorer leur efficacit&#233; et leur comp&#233;titivit&#233; et d'autre part la construction des bases d'une industrie s&#233;n&#233;galaise des contenus num&#233;riques qui sera &#224; la fois cr&#233;atrice d'emploi et de richesses mat&#233;rielles et immat&#233;rielles &#224; travers l'affirmation de la pr&#233;sence culturelle du S&#233;n&#233;gal et de l'Afrique dans le cyberespace. Internet fonctionnant clairement sur le mod&#232;le de l'auberge espagnole dans laquelle on ne mange que ce que l'on apporte, il est grand temps que les Africains cessent de se lamenter sur le faible pourcentage de contenus v&#233;hiculant sur Internet la vision, la culture, les langues et les valeurs du continent pour s'atteler r&#233;solument &#224; la production de contenus num&#233;riques en tous genres. Qu'on s'en r&#233;jouisse ou qu'on le d&#233;plore, nous vivons h&#233;las &#224; l'heure de la marchandisation de la culture et il n'y a aucune raison que l'Afrique qui poss&#232;de d'immenses ressources culturelles ne se positionne pas fortement sur ce march&#233; qui n'a rien de secondaire. Depuis pr&#232;s de deux d&#233;cennies, les industries culturelles sont en effet devenues un des moteurs du capitalisme dans un certain nombre de pays occidentaux o&#249; elles sont fortement cr&#233;atrices d'emplois et de richesses. Enfin, &#224; l'heure o&#249; la mondialisation &#233;tend son influence &#224; pas de g&#233;ant avec pour corollaire une forte tendance &#224; l'uniformisation des valeurs, des formes d'organisation, des processus et des produits, la valorisation du patrimoine culturel africain &#224; travers sa num&#233;risation et sa mise en ligne est sans doute un des meilleurs gages contre son alt&#233;ration, son ali&#233;nation voire sa disparition et donc un atout d&#233;cisif pour l'illustration et la d&#233;fense de la diversit&#233; culturelle qui est source d'enrichissement et d'&#233;panouissement humain. Cependant pour atteindre cet objectif, il est n&#233;cessaire de d&#233;passer le cadre national et placer cette probl&#233;matique dans un cadre sous-r&#233;gional voire continental pour des raisons d'&#233;chelle &#233;conomique mais aussi afin de prendre en compte la diversit&#233; et l'unit&#233; culturelle de l'Afrique mises en &#233;vidence par Cheikh Anta Diop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Contribution volontaire au Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique : Mieux vaut tard que jamais...</title>
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		<dc:date>2008-07-31T12:49:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fracture num&#233;rique/Solidarit&#233; num&#233;rique</dc:subject>

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&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2003 &#224; Gen&#232;ve (Suisse) dans le cadre de la pr&#233;paration du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI), l'id&#233;e de la cr&#233;ation d'un Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique (FSN) aliment&#233; par des contributions volontaires, lanc&#233;e par le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade en sa qualit&#233; de coordonnateur du volet TIC du NEPAD, lors de la Prepcom 2, avait fait l'effet d'un v&#233;ritable coup de tonnerre, suscitant une longue bataille qui allait opposer les pour et les contre. Finalement le Fonds de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2008,298-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2008&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Fonds-de-solidarite-numerique,246-+.html" rel="tag"&gt;Fracture num&#233;rique/Solidarit&#233; num&#233;rique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En f&#233;vrier 2003 &#224; Gen&#232;ve (Suisse) dans le cadre de la pr&#233;paration du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI), l'id&#233;e de la cr&#233;ation d'un Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique (FSN) aliment&#233; par des contributions volontaires, lanc&#233;e par le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade en sa qualit&#233; de coordonnateur du volet TIC du NEPAD, lors de la Prepcom 2, avait fait l'effet d'un v&#233;ritable coup de tonnerre, suscitant une longue bataille qui allait opposer les pour et les contre. Finalement le Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique verra le jour gr&#226;ce &#224; l'appui d&#233;cisif des collectivit&#233;s locales r&#233;unies dans le cadre du Sommet des Villes et des Pouvoirs Locaux sur la Soci&#233;t&#233; de l'Information tenu en d&#233;cembre 2003 &#224; Lyon (France). Accept&#233; du bout des l&#232;vres par la D&#233;claration de principe de Gen&#232;ve adopt&#233;e le 12 d&#233;cembre 2003 par la premi&#232;re phase du SMSI et officiellement inaugur&#233; le 14 mars 2005 &#224; Gen&#232;ve, le FSN fera l'objet d'une session sp&#233;ciale et sa cr&#233;ation sera finalement endoss&#233;e par l'Agenda de Tunis lors de la deuxi&#232;me phase du SMSI organis&#233;e en d&#233;cembre 2005 en Tunisie. L'originalit&#233; du FSN repose dans le fait qu'il s'appuie sur un m&#233;canisme de financement innovant, baptis&#233; &#171; Principe de Gen&#232;ve &#187;. D&#232;s d&#233;cembre 2004, une d&#233;cision du Conseil administratif de la Ville de Gen&#232;ve a fix&#233; les bases de l'application de ce principe au sein de son administration municipale, le S&#233;n&#233;gal vient &#224; son tour de faire voter par le parlement la loi lui permettant de devenir le premier pays &#224; d&#233;cider d'appliquer le &#171; principe de Gen&#232;ve &#187; quatre ans et demi apr&#232;s son adoption. Il ne reste plus qu'&#224; faire en sorte que les d&#233;crets d'application de cette loi soient sign&#233;s au plus vite pour qu'elle puisse pleinement &#234;tre mise en &#339;uvre. Apr&#232;s l'adoption en janvier 2008, des lois sur la soci&#233;t&#233; de l'information, la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, les transactions &#233;lectroniques et la cybercriminalit&#233; ainsi que celle sur la cryptologie vot&#233;e le 28 juillet 2008, sans parler du processus de transposition dans la l&#233;gislation s&#233;n&#233;galaise des directives adopt&#233;es en mati&#232;re de TIC et de t&#233;l&#233;communications par l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest africaine (UEMOA) et la Communaut&#233; de d&#233;veloppement &#233;conomique des &#233;tats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), cette loi vient renforcer l'adaptation du dispositif juridique et r&#233;glementaire aux nouvelles probl&#233;matiques soulev&#233;es par le d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de l'information au S&#233;n&#233;gal. Aujourd'hui, il est indispensable de poursuivre la mise en conformit&#233; du cadre l&#233;gal et r&#233;glementaire avec le nouvel environnement global d&#233;coulant de l'&#233;volution des technologies de l'information et de la communication et des pratiques &#233;conomiques et sociales afin de cr&#233;er les conditions permettant au plus grand nombre de tirer profit des opportunit&#233;s offertes par la Soci&#233;t&#233; de l'information. Si nous appr&#233;cions &#224; leur juste valeur les actions allant dans cette direction, il n'en reste pas moins que la transformation de la r&#233;alit&#233; juridique n'est pas suffisante. Il importe de mettre en &#339;uvre, dans le cadre d'une strat&#233;gie globale, les politiques susceptibles de faire faire au S&#233;n&#233;gal des bonds quantitatifs et qualificatifs en direction d'une Soci&#233;t&#233; de l'information inclusive et solidaire et par cons&#233;quent propice au d&#233;veloppement humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rendons hommage &#224; Rose Dieng</title>
		<link>https://www.osiris.sn/rendons-hommage-a-rose-dieng.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/rendons-hommage-a-rose-dieng.html</guid>
		<dc:date>2008-06-30T12:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Scientifique de renomm&#233;e internationale, Rose Dieng nous a quitt&#233; pr&#233;matur&#233;ment &#224; l'age de 52 ans le 30 juin 2008 &#224; Nice (France). Brillante &#233;l&#232;ve au lyc&#233;e Van Vollenhoven (aujourd'hui Lamine Gu&#232;ye), elle fut r&#233;v&#233;l&#233;e au grand public en 1972 lorsqu'elle rafla le 1er prix en math&#233;matiques, en fran&#231;ais et en latin et le et 2&#232;me prix en grec au concours g&#233;n&#233;ral. Laur&#233;ate du baccalaur&#233;at scientifique avec mention tr&#232;s bien et les f&#233;licitations du jury, elle partit pour la France afin de faire les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2008,298-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2008&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Scientifique de renomm&#233;e internationale, Rose Dieng nous a quitt&#233; pr&#233;matur&#233;ment &#224; l'age de 52 ans le 30 juin 2008 &#224; Nice (France). Brillante &#233;l&#232;ve au lyc&#233;e Van Vollenhoven (aujourd'hui Lamine Gu&#232;ye), elle fut r&#233;v&#233;l&#233;e au grand public en 1972 lorsqu'elle rafla le 1er prix en math&#233;matiques, en fran&#231;ais et en latin et le et 2&#232;me prix en grec au concours g&#233;n&#233;ral. Laur&#233;ate du baccalaur&#233;at scientifique avec mention tr&#232;s bien et les f&#233;licitations du jury, elle partit pour la France afin de faire les classes pr&#233;paratoires aux grandes &#233;coles et, en 1976, elle sera la premi&#232;re africaine &#224; &#234;tre admise &#224; l'Ecole polytechnique, la c&#233;l&#232;bre X. Titulaire du dipl&#244;me d'ing&#233;nieur de l'Ecole nationale sup&#233;rieure des t&#233;l&#233;communications (ENST) et d'une th&#232;se sur la sp&#233;cification du parall&#233;lisme, elle entame sa carri&#232;re chez Digital Equipment Corporation (DEC) avant d'int&#233;grer l'Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA) en 1985. Avec Olivier Corby, elle lance en 1992, le projet Acquisition des connaissances pour l'assistance &#224; la conception par interaction entre agents (ACACIA) visant &#224; mettre au point des outils qui aideraient la phase d'acquisition des connaissances lors de la construction d'un syst&#232;me expert. A partir de 1995 suite &#224; l'av&#232;nement du Web, elle oriente ses recherches vers la construction de serveurs de connaissance sur le Web et la construction de m&#233;moires d'entreprise avant de s'int&#233;resser, &#224; partir de 1999, au Web s&#233;mantique et plus particuli&#232;rement aux ontologies, ces outils permettant d'aller au-del&#224; des mots pour s'int&#233;resser aux concepts et ainsi d'optimiser la recherche d'information par des moyens automatiques. Deuxi&#232;me femme &#224; &#234;tre nomm&#233;e Directeur de recherche &#224; l'INRIA en 1995, auteur de plus de 140 publications, dont 11 livres, co-&#233;ditrice de la s&#233;rie Frontiers in Artifical Intelligence Applications, elle verra ses m&#233;rites r&#233;compens&#233;s en 2005 par l'attribution du Prix Ir&#232;ne Joliot-Curie d&#233;cern&#233; &#224; la meilleure scientifique de l'ann&#233;e par le minist&#232;re de la recherche et la Fondation EADS. En 2006, elle lance un nouveau projet intitul&#233; Echanges, Documents, Extraction, Langages, Web, Ergonomie, Interactions, S&#233;mantique, Serveurs (EDELWEISS) que la maladie puis la mort lui interdiront d'achever. N&#233;e femme dans un environnement qui leur fait rarement la part belle, africaine dans un monde o&#249; tout ce qui vient du continent est souvent vu &#224; travers un prisme d&#233;favorable et scientifique &#224; une &#232;re qui privil&#233;gie la production des richesses mat&#233;rielles dans un optique d'appropriation individuelle au d&#233;triment de la production de connaissances utiles &#224; l'&#233;panouissement de tous, elle a su surmonter toutes les difficult&#233;s li&#233;es &#224; sa condition de femme, africaine scientifique pour s'imposer parmi les meilleurs &#224; l'&#233;chelle internationale. S'exprimant alors que l'on venait de lui d&#233;cerner le Prix Ir&#232;ne Joliot-Curie, elle d&#233;clarait &#171; Au niveau du futur, ma vision est celle d'un web de connaissances reliant individus, organisations, pays et continents &#187;. A l'heure o&#249; la France, l'Europe et les pays d&#233;velopp&#233;s se barricadent pour emp&#234;cher l'arriv&#233;e des damn&#233;s de la terre sur leur sol, oubliant un peu vite qu'ils contribuent fortement &#224; la cr&#233;ation de richesses et de savoirs &#224; leur profit, puisse son r&#234;ve se r&#233;aliser et contribuer &#224; l'av&#232;nement d'un monde meilleur. Le S&#233;n&#233;gal qui l'a vu na&#238;tre et grandir peut &#234;tre particuli&#232;rement fi&#232;re de cette lionne, devenue une reine dans la jungle scientifique et il se doit de lui rendre un hommage &#224; la hauteur de ses m&#233;rites. Au-del&#224; des discours de circonstances suscit&#233;s par l'&#233;motion du moment, pourquoi ne pas l'honorer durablement en baptisant par exemple, l'Universit&#233; de Thi&#232;s, qui incorpore en son sein l'ancienne Ecole polytechnique de Thi&#232;s (EPT), Universit&#233; Rose Dieng de Thi&#232;s ? Ce serait un message fort, montrant que le S&#233;n&#233;gal n'oublie pas ses fils et ses filles qui lui ont fait honneur o&#249; qu'ils se trouvent et indiquant &#224; la jeunesse s&#233;n&#233;galaise le chemin qu'il faut emprunter pour devenir un pays &#233;mergent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Actions Sonatel : Vendre ou ne pas vendre, telle n'est pas la seule question !</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Actions-Sonatel-Vendre-ou-ne-pas.html</link>
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		<dc:date>2008-05-31T12:47:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Depuis quelques mois, la question de la vente des actions d&#233;tenues par l'&#233;tat s&#233;n&#233;galais dans le capital de la Sonatel suscite de vifs d&#233;bats dans nombre de secteurs de l'opinion publique. Il faut rappeler qu'en juillet 1997, lorsque la Sonatel fut privatis&#233;e malgr&#233; l'avis d&#233;favorable de la Banque mondiale, l'Etat conserv&#226;t 36,67% du capital et en c&#233;da 33,33% &#224; France T&#233;l&#233;com, 20% &#224; des priv&#233;s et 10% aux salari&#233;s et anciens salari&#233;s. En janvier 1999, &#224; l'occasion de la visite au S&#233;n&#233;gal de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2008,298-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis quelques mois, la question de la vente des actions d&#233;tenues par l'&#233;tat s&#233;n&#233;galais dans le capital de la Sonatel suscite de vifs d&#233;bats dans nombre de secteurs de l'opinion publique. Il faut rappeler qu'en juillet 1997, lorsque la Sonatel fut privatis&#233;e malgr&#233; l'avis d&#233;favorable de la Banque mondiale, l'Etat conserv&#226;t 36,67% du capital et en c&#233;da 33,33% &#224; France T&#233;l&#233;com, 20% &#224; des priv&#233;s et 10% aux salari&#233;s et anciens salari&#233;s. En janvier 1999, &#224; l'occasion de la visite au S&#233;n&#233;gal de Michel Bon, PDG de France T&#233;l&#233;com, l'Etat vendit, en catimini, 9% de ses actions portant ainsi la part de France T&#233;l&#233;com &#224; 42,33% et ramenant la sienne &#224; 27,67%. A l'occasion de l'attribution de la troisi&#232;me licence de t&#233;l&#233;communications &#224; Sudatel en septembre 2007, l'information filtra comme quoi l'Etat &#233;tait en train de prendre les dispositions n&#233;cessaires pour vendre sa participation dans le capital de la Sonatel. La nouvelle suscit&#226;t aussit&#244;t une lev&#233;e de boucliers de la part des travailleurs de la Sonatel, de dirigeants politiques, de responsables d'organisations patronales, etc. et m&#234;me de ...la Banque mondiale qui estima pr&#233;f&#233;rable pour l'Etat de continuer &#224; percevoir les revenus tir&#233;s de sa participation dans le capital de la Sonatel. La vigueur de la r&#233;action semblait avoir amen&#233; l'Etat &#224; renoncer son projet mais depuis quelques jours le bruit court selon lequel la vente de 300 000 actions serait imminente. Confront&#233; &#224; des difficult&#233;s de tr&#233;sorerie suite aux d&#233;penses li&#233;es &#224; l'organisation du sommet de l'OCI et du fait de la mise en &#339;uvre d'une politique de subvention &#224; la consommation visant &#224; r&#233;duire l'impact de l'envol&#233;e des prix du p&#233;trole et des produits agricoles, l'Etat a semble-t-il d&#233;cid&#233; de franchir le pas. En r&#233;action, l'intersyndicale des travailleurs de la Sonatel envisage de d&#233;poser un pr&#233;avis de gr&#232;ve mais la question d&#233;passe le simple fait de savoir si l'Etat doit vendre ou non sa participation dans la Sonatel. D'un point de vue principiel mais aussi principal, c'est en effet le r&#244;le de l'Etat dans le d&#233;veloppement qui est jeu, dans un contexte marqu&#233; par l'&#233;chec du consensus de Washington dans les pays plac&#233;s sous la tutelle des institutions de Bretton Woods et la crise &#233;conomique naissante &#224; l'&#233;chelle mondiale d&#233;coulant de l'affaires des subprimes et de la hausse spectaculaire des produits p&#233;troliers et des mati&#232;res premi&#232;res agricoles. L'observation de ce qui se passe dans le monde, et plus particuli&#232;rement dans les pays d&#233;velopp&#233;s, montre qu'un peu partout l'Etat est appel&#233; &#224; la rescousse montrant par l&#224; m&#234;me les limites du lib&#233;ralisme &#224; tous crins. De plus, en mati&#232;re de t&#233;l&#233;communications et de TIC, l'histoire enseigne que le d&#233;veloppement du secteur a, pour l'essentiel, toujours repos&#233; sur des politiques publiques volontaires visant &#224; encourager l'innovation technologique, prot&#233;ger les entreprises nationales, garantir l'acc&#232;s universel, conqu&#233;rir des march&#233;s ext&#233;rieurs, etc. La Sonatel contribuant &#224; 6 % dans la formation du PIB, &#224; 12 % des recettes fiscales et &#224; 12,5 % des recettes budg&#233;taires sans parler d'un investissement de 80 milliards en 2007, l'Etat ne peut se priver d'avoir un droit de regard sur la gestion de la premi&#232;re entreprise du pays, m&#234;me s'il n'y poss&#232;de plus de minorit&#233; de blocage.. Cela dit, il est tout aussi essentiel d'instaurer une v&#233;ritable concurrence sur le march&#233; s&#233;n&#233;galais des communications outrageusement domin&#233; dans tous ses compartiments par la Sonatel qui b&#233;n&#233;ficie d'une situation de rente et d'une politique de r&#233;gulation qui n'a pas su, ou pu cr&#233;er les conditions d'une concurrence saine et loyale encourageant l'entr&#233;e de nouveaux op&#233;rateurs sur le march&#233;. D&#233;groupage de la boucle locale, t&#233;l&#233;phonie sur Internet, utilisation des technologies alternatives (Wi-Fi, WiMax, CPL, satellite), etc. sont autant de questions &#224; l'&#233;tude depuis des ann&#233;es dont la non r&#233;solution bloque le d&#233;veloppement du secteur. Par ailleurs, malgr&#233; la lib&#233;ralisation du secteur et la pr&#233;sence de deux autres op&#233;rateurs, la Sonatel jouit d'une position strat&#233;gique plus que privil&#233;gi&#233;e en exer&#231;ant un monopole sur toutes les lignes de communications internationales par fibre optique (c&#226;bles sous-marins Atlantis 2 et SAT-3/WASC/SAF, c&#226;ble de garde en fibre optique (S&#233;n&#233;gal, Mali, Mauritanie) ) D&#232;s lors on s'aper&#231;oit que la question principale n'est pas forc&#233;ment vendre ou ne pas vendre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>A quand la mise en place effective du FDSUT ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/A-quand-la-mise-en-place-effective.html</link>
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		<dc:date>2008-04-30T12:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Institu&#233; par l'article 9 de la loi n&#176; 2001-15 du 27 d&#233;cembre 2001 portant Code des t&#233;l&#233;communications, le Fonds de d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications (FDSUT) fait partie des nombreuses bonnes id&#233;es dont l'ex&#233;cution est rel&#233;gu&#233;e aux calendes grecques. En effet, comment comprendre que dans le pays qui s'est illustr&#233; sur la sc&#232;ne internationale &#224; l'occasion du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI) pour la cr&#233;ation du Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique (FSN), le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2008,298-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2008&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Institu&#233; par l'article 9 de la loi n&#176; 2001-15 du 27 d&#233;cembre 2001 portant Code des t&#233;l&#233;communications, le Fonds de d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications (FDSUT) fait partie des nombreuses bonnes id&#233;es dont l'ex&#233;cution est rel&#233;gu&#233;e aux calendes grecques. En effet, comment comprendre que dans le pays qui s'est illustr&#233; sur la sc&#232;ne internationale &#224; l'occasion du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI) pour la cr&#233;ation du Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique (FSN), le dispositif cl&#233; de cette solidarit&#233; num&#233;rique &#224; l'&#233;chelle nationale soit toujours non op&#233;rationnel plus de sept ans apr&#232;s le vote de la loi en portant cr&#233;ation ? Cela est d'autant plus surprenant que, bien avant que la probl&#233;matique de la fracture num&#233;rique devienne une pr&#233;occupation centrale, dans les pays du Nord comme dans les pays du Sud, les &#233;tats s'&#233;taient pr&#233;occup&#233;s d'une de ses dimensions essentielles &#224; savoir l'in&#233;gal d&#233;veloppement des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications et par cons&#233;quent l'in&#233;gale possibilit&#233; d'acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone entre les zones urbaines et les zones rurales. A l'&#233;poque o&#249; les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications &#233;taient encore dans leur tr&#232;s grande majorit&#233; des soci&#233;t&#233;s nationales, cette pr&#233;occupation &#233;tait prise en charge, dans le cadre d'une obligation de service public, &#224; travers la mise en &#339;uvre d'une politique de subventions crois&#233;es permettant le d&#233;ploiement du t&#233;l&#233;phone dans les zones o&#249; son exploitation &#233;tait peu ou pas rentable compte tenu du niveau d'investissement &#224; mettre en &#339;uvre pour y d&#233;ployer l'infrastructure en regard du faible nombre d'abonn&#233;s &#224; desservir. Dans un pays comme le S&#233;n&#233;gal, le d&#233;veloppement de la t&#233;l&#233;phonie rurale fut pendant tr&#232;s longtemps n&#233;glig&#233; au point que plus de 60% des lignes t&#233;l&#233;phoniques &#233;taient concentr&#233;es &#224; Dakar, les 40% restant &#233;tant pour l'essentiel situ&#233;es dans les villes secondaires du pays avec pour cons&#233;quence de faire du t&#233;l&#233;phone un service quasiment inconnu en zone rurale. Lors de la privatisation de la Sonatel, les obligations contenues dans le cahier des charges en la mati&#232;re furent si peu contraignantes qu'en septembre 2006 seuls 2251 sur les 14200 villages du S&#233;n&#233;gal disposaient d'un point d'acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone. Ce n'est qu'en mai 2007 que le d&#233;cret d'application organisant le fonctionnement du FDSUT, aliment&#233; par une contribution annuelle fix&#233;e &#224; 3% au maximum du chiffre d'affaires hors taxes net des frais d'interconnexion r&#233;gl&#233;s entre exploitants des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications ouverts au public vers&#233; par les op&#233;rateurs, a &#233;t&#233; adopt&#233; mais jusqu'&#224; ce jour il n'est toujours pas fonctionnel faute d'un Comit&#233; de direction d&#233;sign&#233;. Plusieurs milliards de Francs CFA ayant &#233;t&#233; collect&#233;s pour les besoins du service universel et la lutte contre la fracture num&#233;rique &#233;tant toujours d'actualit&#233; malgr&#233; les importants progr&#232;s r&#233;alis&#233;s gr&#226;ce au d&#233;ploiement du r&#233;seau CDMA par la Sonatel qui a permis de couvrir 11166 villages soit 85% des localit&#233;s du pays, il est grand temps de prendre les dispositions n&#233;cessaires pour que le FDSUT puisse jouer le r&#244;le qui lui a &#233;t&#233; assign&#233; et que les op&#233;rateurs et les citoyens puissent contr&#244;ler l'utilisation des sommes collect&#233;es depuis des ann&#233;es au nom de l'int&#233;r&#234;t public. D'une mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, l'Etat doit prendre conscience qu'&#224; l'&#232;re de la globalisation des probl&#232;mes et de la mondialisation de l'&#233;conomie dans un monde dans lequel l'information circule quasiment &#224; la vitesse de la lumi&#232;re, les processus mis en &#339;uvre par les autorit&#233;s publiques doivent connaitre un s&#233;rieux coup d'acc&#233;l&#233;rateur et cesser d'&#233;voluer &#224; pas de cam&#233;l&#233;on. Au-del&#224; de la modernisation des &#233;quipements de l'administration, il faut donc &#233;galement s&#233;rieusement songer &#224; moderniser sa culture de travail afin qu'elle soit &#224; m&#234;me de relever les d&#233;fis du monde actuel faute de quoi nous serons toujours en retard d'une bataille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>March&#233; unique des t&#233;l&#233;communications en Afrique de l'Ouest : A qui profite la dynamique ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/marche-unique-des-telecommunications-en-afrique-de-l-ouest-a-qui-profite-la.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/marche-unique-des-telecommunications-en-afrique-de-l-ouest-a-qui-profite-la.html</guid>
		<dc:date>2008-03-31T12:44:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La lib&#233;ralisation de l'&#233;conomie impuls&#233;e par les Etats-Unis depuis les ann&#233;es 80 a entra&#238;n&#233;, un peu partout dans le monde, le d&#233;veloppement de march&#233;s r&#233;gionaux fonctionnant sur la base d'une r&#233;glementation plus ou moins harmonis&#233;e. L'Afrique n'&#233;chappe pas &#224; cette dynamique m&#234;me si le processus d'int&#233;gration &#233;conomique y est encore balbutiant et par ailleurs in&#233;gal selon les sous r&#233;gions. Dans le secteur des t&#233;l&#233;communications, l'&#233;mergence de march&#233;s r&#233;gionaux dans les diff&#233;rentes parties du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2008,298-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2008&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La lib&#233;ralisation de l'&#233;conomie impuls&#233;e par les Etats-Unis depuis les ann&#233;es 80 a entra&#238;n&#233;, un peu partout dans le monde, le d&#233;veloppement de march&#233;s r&#233;gionaux fonctionnant sur la base d'une r&#233;glementation plus ou moins harmonis&#233;e. L'Afrique n'&#233;chappe pas &#224; cette dynamique m&#234;me si le processus d'int&#233;gration &#233;conomique y est encore balbutiant et par ailleurs in&#233;gal selon les sous r&#233;gions. Dans le secteur des t&#233;l&#233;communications, l'&#233;mergence de march&#233;s r&#233;gionaux dans les diff&#233;rentes parties du continent africain se fait dans le cadre de deux dynamiques parall&#232;les mais compl&#233;mentaires, &#224; savoir celle impuls&#233;e par les op&#233;rateurs et celle initi&#233;e par les &#233;tats &#224; travers les communaut&#233;s &#233;conomiques r&#233;gionales (CER). Cependant, force est de reconna&#238;tre que la d&#233;marche enclench&#233;e par les op&#233;rateurs est beaucoup plus avanc&#233;e que celle des &#233;tats, puisque ceux-ci ont d'ores et d&#233;j&#224; cr&#233;&#233;s des r&#233;seaux r&#233;gionaux en unifiant d'une part leurs offres de services et leurs tarifs et en supprimant d'autre part les frais d'itin&#233;rance (roaming) pour leurs clients. Ainsi en Afrique de l'Ouest, Celtel, MTN, Orange et Tigo disposent de r&#233;seaux qui couvrent plusieurs pays. Sur un autre plan, l'existence de l'Association des r&#233;gulateurs de l'Afrique de l'Ouest (ARTAO), plus connue sous le sigle anglais de WATRA, cr&#233;&#233;e officiellement en novembre 2002 mais effectivement initi&#233;e en 2000 a largement contribu&#233;, ne serait-ce qu'informellement &#224; l'harmonisation de la r&#233;gulation &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale. Mieux, au sein de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest africaine (UEMOA) ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es des structures de coordination et de concertation entre les principaux acteurs du secteur des t&#233;l&#233;communications telles que le Comit&#233; des r&#233;gulateurs des t&#233;l&#233;communications (CRTEL) et la Conf&#233;rence des op&#233;rateurs et fournisseurs de services de t&#233;l&#233;communications (COFTEL). Cela &#233;tant, bien que l'UEMOA a retenu le 23 mars 2008 comme date limite pour la transposition des directives relatives &#224; l'harmonisation des cadres l&#233;gislatif et r&#233;glementaire concernant les communications &#233;lectroniques adopt&#233;es en d&#233;cembre 2005 et que la CEDEAO s'&#233;tait donn&#233;e six mois &#224; partir de janvier 2007 pour effectuer la m&#234;me op&#233;ration, tout indique que le processus ne sera pas ex&#233;cut&#233; dans les d&#233;lais pr&#233;vus tandis que les op&#233;rateurs poursuivent la construction de r&#233;seaux r&#233;gionaux &#224; travers l'acquisition de licences et une offre de services harmonis&#233;e. Dans ce contexte, le processus de transposition des directives communautaires de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest africaine (UEMOA) et de la Communaut&#233; &#233;conomique des &#233;tats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) dans les l&#233;gislations nationales, m&#234;me s'il constitue un pas important vers la cr&#233;ation d'un march&#233; r&#233;gional des t&#233;l&#233;communications, ne fait qu'officialiser sur le plan juridique une r&#233;alit&#233; d&#233;j&#224; largement palpable sur le terrain. Cela &#233;tant, force est de constater qu'&#224; l'exception notoire de MTN, les op&#233;rateurs &#224; dimension r&#233;gionale existant actuellement en Afrique de l'ouest sont tous &#233;trangers au contient qu'il s'agisse d'Orange majoritairement d&#233;tenu par des capitaux fran&#231;ais, de Celtel propri&#233;t&#233; de capitaux koweitiens ou encore de Tigo dont le principal actionnaire est un holding su&#233;dois. En dernier ressort, il apparait que la cr&#233;ation d'un march&#233; unique des t&#233;l&#233;communications en Afrique de l'Ouest profite essentiellement aux op&#233;rateurs &#233;trangers &#224; l'Afrique qui, apr&#232;s s'&#234;tre appropri&#233; la plupart des op&#233;rateurs historiques dans le cadre des politiques de lib&#233;ralisation du secteur des t&#233;l&#233;communications se voient aujourd'hui offrir les conditions d'augmenter leurs profits sans que cela ne profite gu&#232;re &#224; l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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