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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>RASCOM 1 en orbite, pr&#233;parons d&#232;s &#224; pr&#233;sent RASCOM 2 !</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Quinze ans ! C'est le temps que les &#233;tats africains auront mis, depuis la cr&#233;ation en mai 1992 &#224; Abidjan (Cote d'Ivoire) de l'Organisation r&#233;gionale africaine de communications par satellite (RASCOM), avant de se donner les moyens de mettre en orbite le premier satellite panafricain de t&#233;l&#233;communications. En effet apr&#232;s une multitude de reports, qui avaient fini par faire douter de la possibilit&#233; de mat&#233;rialiser cet ambitieux projet, le satellite RASCOM-QAF 1 a finalement &#233;t&#233; lanc&#233; le 20 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2007,297-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2007&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quinze ans ! C'est le temps que les &#233;tats africains auront mis, depuis la cr&#233;ation en mai 1992 &#224; Abidjan (Cote d'Ivoire) de l'Organisation r&#233;gionale africaine de communications par satellite (RASCOM), avant de se donner les moyens de mettre en orbite le premier satellite panafricain de t&#233;l&#233;communications. En effet apr&#232;s une multitude de reports, qui avaient fini par faire douter de la possibilit&#233; de mat&#233;rialiser cet ambitieux projet, le satellite RASCOM-QAF 1 a finalement &#233;t&#233; lanc&#233; le 20 d&#233;cembre 2007 par une fus&#233;e Ariane 5 &#224; partir de la base spatiale de Kourou (Guyane fran&#231;aise). Il s'agit de loin de l'entreprise commune la plus importante que les &#233;tats africains aient eu &#224; r&#233;aliser depuis leur accession &#224; l'ind&#233;pendance. A la fois objectif et moyen d'int&#233;gration, RASCOM marque un pas majeur sur le long et difficile chemin conduisant &#224; l'unit&#233; africaine. En effet, jusqu'&#224; cette date, l'Afrique &#233;tait la seule r&#233;gion du monde &#224; ne pas disposer de son propre syst&#232;me de t&#233;l&#233;communications par satellite avec pour cons&#233;quence, du fait de la quasi inexistence de liaisons directes, le transit de l'essentiel des communications interafricaines par l'Europe ou les Etats-Unis, occasionnant le versement annuel d'une somme de 500 millions de dollars aux op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications occidentaux. Le co&#251;t de ce satellite &#233;tant &#171; seulement &#187; de 400 millions de dollars, il sera rapidement amorti m&#234;me s'il faut prendre en compte les sommes n&#233;cessaires &#224; l'installation des stations terriennes et &#224; la maintenance de l'ensemble du dispositif. RASCOM permettra &#233;galement la connexion de dizaines de milliers de villages jusqu'ici coup&#233;s du monde des t&#233;l&#233;communications car situ&#233;s dans des zones faiblement peupl&#233;es et/ou difficiles d'acc&#232;s et donc d&#233;laiss&#233;es par les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications qui ne s'int&#233;ressent qu'&#224; la rentabilit&#233; financi&#232;re imm&#233;diate de leurs investissements sans se pr&#233;occuper de leur rentabilit&#233; sociale, des imp&#233;ratifs visant &#224; un am&#233;nagement &#233;quilibr&#233; du territoire sans parler du droit de tous les citoyens, riches ou pauvres, urbains ou ruraux, &#224; avoir un acc&#232;s &#233;gal aux services de t&#233;l&#233;communications. La dur&#233;e de vie de ce satellite &#233;tant de quinze ans, l'Afrique, tirant les le&#231;ons de la longue et difficile gestation de RASCOM 1, doit d&#232;s &#224; pr&#233;sent mettre en oeuvre les m&#233;canismes qui permettront &#224; l'horizon 2022 de lancer son rempla&#231;ant, tout en faisant en sorte que d'autres satellites africains soient lanc&#233;s d'ici l&#224; pour faire face &#224; la demande croissante en services de t&#233;l&#233;communications de toute nature. Venant apr&#232;s la mise en service du c&#226;ble sous-marin SAT 3 en 2002 et le lancement d'un satellite nig&#233;rian de t&#233;l&#233;communications en mai 2007 et juste avant que ne commence la construction de l'East Africa Submarine Cable System (EASSy) qui desservira huit pays d'Afrique de l'Est du Soudan &#224; l'Afrique du Sud en passant par Madagascar ainsi que certains pays d'Afrique centrale d'ici la fin 2008, RASCOM est un maillon important dans la mise en place d'une infrastructure africaine de t&#233;l&#233;communications sans laquelle les initiatives visant &#224; lutter contre la fracture num&#233;rique seront autant de ch&#226;teaux construits sur du sable. Reste maintenant &#224; poursuivre l'interconnexion des pays africains via des r&#233;seaux terrestres en fibre optique &#224; haut d&#233;bit afin de compl&#233;ter le dispositif. Ceci dit, il faut rendre un hommage m&#233;rit&#233; au dirigeant libyen Mouammar Khadafi sans lequel cette aventure n'aurait pas &#233;t&#233; possible puisqu'il a contribu&#233; pour 61% &#224; la r&#233;alisation de ce projet &#224; travers le Libya Africa Portfolio for Investment (LAP) montrant ainsi &#224; ses pairs africains que l'unit&#233; africaine se construira d'abord et avant tout par des actes concrets servant effectivement les int&#233;r&#234;ts de l'Afrique. A ce titre, Il est regrettable que ni le Pr&#233;sident de la Commission de l'Union africaine ni aucun chef d'&#233;tat ni de gouvernement africain n'ait jug&#233; utile d'assister &#224; cet &#233;v&#232;nement historique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Et de cent !</title>
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		<dc:date>2007-11-30T14:51:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans un secteur o&#249; le num&#233;rique est souvent assimil&#233; au virtuel et par del&#224; &#224; l'&#233;ph&#233;m&#232;re, ce n'est pas sans une pointe de satisfaction et de fiert&#233; que nous vous offrons ce centi&#232;me num&#233;ro de Batik. Lorsqu'OSIRIS lan&#231;a cette lettre d'information &#233;lectronique en ao&#251;t 1999, nous &#233;tions loin de penser qu'elle traverserait sans trop d'encombres les al&#233;as du temps et gagnerait ses lettres de noblesse au S&#233;n&#233;gal, en Afrique mais aussi dans le reste du monde. Outil d'information et de veille fort (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2007,297-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2007&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un secteur o&#249; le num&#233;rique est souvent assimil&#233; au virtuel et par del&#224; &#224; l'&#233;ph&#233;m&#232;re, ce n'est pas sans une pointe de satisfaction et de fiert&#233; que nous vous offrons ce centi&#232;me num&#233;ro de Batik. Lorsqu'OSIRIS lan&#231;a cette lettre d'information &#233;lectronique en ao&#251;t 1999, nous &#233;tions loin de penser qu'elle traverserait sans trop d'encombres les al&#233;as du temps et gagnerait ses lettres de noblesse au S&#233;n&#233;gal, en Afrique mais aussi dans le reste du monde. Outil d'information et de veille fort appr&#233;ci&#233;, si l'on en juge par les nombreux messages de f&#233;licitations et d'encouragement que nous recevons r&#233;guli&#232;rement, Batik est aujourd'hui une r&#233;f&#233;rence pour tous ceux qui s'int&#233;ressent particuli&#232;rement au d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de l'information au S&#233;n&#233;gal et par extension en Afrique. En dehors, de l'appui apport&#233; au tout d&#233;but par la Fondation du Devenir &#224; travers le r&#233;seau ANAIS, ce r&#233;sultat a &#233;t&#233; obtenu uniquement gr&#226;ce &#224; l'engagement militant de quelques bonnes volont&#233;s, les uns apportant une assistance technique, les autres fournissant des informations tandis qu'Olivier Sagna en assure la r&#233;daction. Envoy&#233;e par courrier &#233;lectronique &#224; pr&#232;s de 5000 abonn&#233;s et mise en ligne sur le site d'Osiris en format HTML et PDF, Batik permet &#224; tous ceux qui s'int&#233;ressent &#224; la soci&#233;t&#233; de l'information dans toutes ses dimensions de se tenir inform&#233;, de mani&#232;re synth&#233;tique, des derniers d&#233;veloppements et des projets envisag&#233;s. Se voulant un observateur &#233;quidistant des diff&#233;rents acteurs que sont l'Etat, le secteur priv&#233;s, les bailleurs de fonds et la soci&#233;t&#233; civile, Batik se veut n&#233;anmoins r&#233;solument engag&#233;e dans le combat pour l'av&#232;nement d'une soci&#233;t&#233; de l'information africaine inclusive, respectueuse de la libert&#233; d'expression et du droit &#224; l'information et concourant au d&#233;veloppement social. Cet engagement inclus le soutien au d&#233;veloppement du secteur des technologies de l'information et de la communication en Afrique tant pour ce qui est de la production des services que des &#233;quipements avec pour objectif la cr&#233;ation d'une industrie africaine en la mati&#232;re. En effet, le combat de l'Afrique ne saurait se limiter &#224; revendiquer un acc&#232;s &#233;quitable aux TIC au risque de perp&#233;tuer le statut de simple consommateur de technologies, d'infrastructures, d'applications et de contenus qui est aujourd'hui le notre. Dans le r&#244;le de sentinelle que nous nous sommes assign&#233;, nous tentons d'exercer notre vigilance sur toutes les questions car chacune d'entre elles a son importance qu'il s'agisse des politiques locales, nationales, r&#233;gionales ou internationales, du financement et de la construction des infrastructures, du d&#233;veloppement des applications, de la production de contenus, de l'utilisation et de l'appropriation des TIC, du cadre juridique et r&#233;glementaire, de l'alphab&#233;tisation num&#233;rique, de la formation et de la recherche, etc. sans parler bien entendu des fractures de toutes sortes (genre, g&#233;ographique, &#233;conomique, sociale, culturelle, linguistique, etc.). En effet, loin d'&#234;tre des virtuoses du virtuel, nous sommes avant tout des acteurs du monde r&#233;el, confrontant sans cesse les connaissances th&#233;oriques glan&#233;es ici et l&#224; &#224; notre savoir pratique r&#233;sultant de notre exp&#233;rience sur le terrain, nous attelant &#224; l'analyse concr&#232;te des situations concr&#232;tes, cherchant &#224; comprendre la dialectique des situations complexes auxquels nous sommes r&#233;guli&#232;rement confront&#233;s afin d'&#234;tre pr&#234;t en permanence &#224; r&#233;pondre &#224; la question : Que faire ? Nous souhaitons, qu'&#224; votre niveau, Batik fasse partie des outils que vous utilisez dans votre r&#233;flexion et votre pratique pour contribuer &#224; l'&#233;mergence d'une soci&#233;t&#233; de l'information ayant pour finalit&#233; de r&#233;pondre aux besoins des hommes et des femmes du monde et non d'instrumentaliser la technologie pour assouvir des r&#234;ves de domination par le pouvoir et l'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Connecter l'Afrique au profit de qui ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Connecter-l-Afrique-au-profit-de.html</link>
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		<dc:date>2007-10-31T14:50:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Du 29 au 30 octobre 2007, s'est d&#233;roul&#233; &#224; Kigali (Rwanda), le sommet &#171; Connecter l'Afrique &#187;, initiative se d&#233;finissant &#171; un partenariat mondial r&#233;unissant de multiples parties prenantes et visant &#224; mobiliser les ressources humaines, financi&#232;res et techniques n&#233;cessaires pour rem&#233;dier aux insuffisances flagrantes des infrastructures des technologies de l'information et de la communication (TIC) &#187;. L'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT), la Banque mondiale, l'Union africaine (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2007,297-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2007&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Du 29 au 30 octobre 2007, s'est d&#233;roul&#233; &#224; Kigali (Rwanda), le sommet &#171; Connecter l'Afrique &#187;, initiative se d&#233;finissant &#171; un partenariat mondial r&#233;unissant de multiples parties prenantes et visant &#224; mobiliser les ressources humaines, financi&#232;res et techniques n&#233;cessaires pour rem&#233;dier aux insuffisances flagrantes des infrastructures des technologies de l'information et de la communication (TIC) &#187;. L'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT), la Banque mondiale, l'Union africaine (UA), la Banque africaine de d&#233;veloppement (BAD), l'Union africaine des t&#233;l&#233;communications (UAT), la Commission &#233;conomique des Nations unies pour l'Afrique (CEA), le Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique (FSN) et l'Alliance globale pour les TIC et le d&#233;veloppement (G@ID) en ont &#233;t&#233; les organisateurs. Deux ans apr&#232;s la cl&#244;ture du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI), il est l&#233;gitime de se demander si cette &#233;ni&#232;me grand'messe sur la fracture num&#233;rique &#233;tait bien utile. Certes, il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; de porter &#224; l'horizon 2012 les objectifs de connectivit&#233; en mati&#232;re de TIC afin de permettre la r&#233;alisation des Objectifs du Mill&#233;naire pour le d&#233;veloppement (OMD) d'ici &#224; 2015. Cependant, l'histoire a montr&#233;, en la mati&#232;re, qu'il ne suffit pas de faire de prendre des engagements pour que les probl&#232;mes soient r&#233;gl&#233;s. En r&#233;ponse &#224; l'annonce de la Banque mondiale de d&#233;gager 2 millions de dollars pour les infrastructures TIC en Afrique d'ici 2012, le Pr&#233;sident Wade a justement fait remarquer qu'en d&#233;cembre 2003 &#224; Gen&#232;ve, le Pr&#233;sident de la Banque mondiale, James Wolfensohn, avait annonc&#233; l'octroi de 500 millions de dollars en faveur du d&#233;veloppement des infrastructures en l'Afrique de l'ouest. Depuis cette date, aucun projet n'a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; par les &#233;tats concern&#233;s et les fonds sont rest&#233;s inutilis&#233;s. De m&#234;me, malgr&#233; l'enthousiasme qu'il avait soulev&#233; et les promesses de dons qu'il avait motiv&#233;, le Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique peine &#224; mobiliser les financements et ses quelques r&#233;alisations repr&#233;sentent bien peu de chose en regard des espoirs suscit&#233;s. De ce fait, lorsque la communaut&#233; internationale fait part de sa volont&#233; de connecter les villes africaines en haut d&#233;bit d'ici 2012, la prudence, voire le scepticisme, s'impose. Ne s'agit-il pas, une fois encore, de privil&#233;gier les zones urbaines au d&#233;triment des zones rurales dans lesquelles vit l'&#233;crasante majorit&#233; de la population active ? L'objectif des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications n'est-il pas, en r&#233;alit&#233;, d'&#233;cr&#233;mer les niches les plus solvables afin de r&#233;aliser des b&#233;n&#233;fices faramineux et sans commune mesure avec ceux existant ailleurs. L'&#233;volution compar&#233;e des actions Sonatel et France T&#233;l&#233;com, la premi&#232;re filiale de la seconde ayant vu sa cotation progresser de 150.000 FCFA entre 1998 et 2007 tandis que la seconde progressait de 6390 FCFA entre 1997 et 2007 montre bien que l'Afrique est avant tout une zone de superprofits pour les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications alors que la fracture num&#233;rique y persiste lorsqu'elle ne s'y accro&#238;t pas ! Alors connecter l'Afrique en haut d&#233;bit oui mais encore faudrait-il que le d&#233;ploiement des infrastructures se fasse de telle mani&#232;re qu'il profite d'abord et avant tout &#224; la grande masse des citoyens africains et non aux multinationales &#233;trang&#232;res et &#224; leurs actionnaires. L'inflexion de cette tendance lourde implique que les &#233;tats reprennent le r&#244;le de garant de l'int&#233;r&#234;t public qu'ils ont totalement abandonn&#233; dans le cadre de la privatisation des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications et de l'ouverture des march&#233;s &#224; la concurrence. Un tel choix ne signifie pas pour autant le retour &#224; la situation ant&#233;rieure dans laquelle les t&#233;l&#233;communications &#233;taient un monopole public, souvent peu efficace, mais invite au contraire &#224; la mise en place de politiques reposant sur des partenariats public-priv&#233; &#233;quilibr&#233;s avec pour finalit&#233; l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et la rentabilit&#233; sociale &#224; long terme et non l'int&#233;r&#234;t priv&#233; et la rentabilit&#233; &#233;conomique &#224; court terme. C'est uniquement dans ces conditions que connecter l'Afrique aura un sens pour les Africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Doing Business...</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Doing-Business.html</link>
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		<dc:date>2007-09-30T14:49:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Attendue depuis des ann&#233;es, l'attribution de la licence globale de t&#233;l&#233;communications a &#233;t&#233; finalement conclue le 7 septembre 2007 avec l'annonce par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) du choix port&#233; sur la soci&#233;t&#233; soudanaise Sudatel. Cette d&#233;cision a provoqu&#233; la stupeur dans les milieux sp&#233;cialis&#233;s compte tenu du fait que personne ne s'attendait &#224; ce que cet op&#233;rateur peu connu, pr&#233;sent uniquement au Soudan et en Mauritanie, soit pr&#233;f&#233;r&#233; &#224; Celtel pr&#233;sent dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2007,297-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2007&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Attendue depuis des ann&#233;es, l'attribution de la licence globale de t&#233;l&#233;communications a &#233;t&#233; finalement conclue le 7 septembre 2007 avec l'annonce par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP) du choix port&#233; sur la soci&#233;t&#233; soudanaise Sudatel. Cette d&#233;cision a provoqu&#233; la stupeur dans les milieux sp&#233;cialis&#233;s compte tenu du fait que personne ne s'attendait &#224; ce que cet op&#233;rateur peu connu, pr&#233;sent uniquement au Soudan et en Mauritanie, soit pr&#233;f&#233;r&#233; &#224; Celtel pr&#233;sent dans quinze pays africains et dont la renomm&#233;e n'est plus &#224; &#233;tablir. L'explication tient tout simplement au fait la Pr&#233;sidence de la r&#233;publique a pr&#233;f&#233;r&#233; mettre en avant les crit&#232;res financiers et attribuer la licence au plus offrant plut&#244;t qu'au mieux disant. De ce point de vue, Sudatel ayant offert la somme de 200 millions de dollars a largement surpass&#233; Bintel (152 millions de dollars) et Celtel de m&#234;me qu'elle avait obtenu sa licence en Mauritanie pour avoir propos&#233; une somme trois fois plus importante que France T&#233;l&#233;com apr&#232;s semble-t-il avoir &#233;t&#233; inform&#233;e du montant de l'offre faite de cette derni&#232;re...Alors que les uns et les autres discutaient sur les capacit&#233;s techniques de Sudatel &#224; v&#233;ritablement apporter un plus en mati&#232;re d'infrastructures et de services, l'information donn&#233; en Conseil des ministres comme quoi l'op&#233;ration avait &#233;t&#233; men&#233;e directement par Karim Wade, fils du Pr&#233;sident de la R&#233;publique et Thierno Ousmane Sy, Conseiller sp&#233;cial du Pr&#233;sident de la r&#233;publique pour les NTIC, jeta encore un peu plus le trouble dans l'opinion et montra comment l'ARTP avait &#233;t&#233; compl&#232;tement &#171; switch&#233;e &#187; ! Parmi les premiers &#224; r&#233;agir, le secteur priv&#233; national, par la voix de l'Organisation des professionnels des TIC (OPTIC), a d&#233;plor&#233; le fait de n'avoir pas &#233;t&#233; associ&#233; au processus et de s'&#234;tre vu seulement r&#233;serv&#233; 15% du capital du nouvel op&#233;rateur alors que le priv&#233; malien avait obtenu 30% du capital d'Ikatel la filiale de la Sonatel et qu'il avait r&#233;clam&#233; 51% du capital des nouveaux op&#233;rateurs lors des journ&#233;es sur la lib&#233;ralisation des t&#233;l&#233;communications de 2004. Comme si cette affaire n'avait pas suscit&#233; assez de questions, de suspicions et de pol&#233;miques, la r&#233;v&#233;lation faite par le Parti socialiste (PS) que la soci&#233;t&#233; Sudatel faisait partie d'une liste de trente entreprises soudanaises mises sous embargo par les Etats-Unis sous l'accusation d'avoir &#171; men&#233;, soutenu, entretenu et financ&#233; des activit&#233;s criminelles au Darfour &#187; a fait l'effet d'une bombe et plong&#233; les autorit&#233;s dans un silence assourdissant. R&#233;sultant les demandes de commissions d'enqu&#234;te fusent de toutes part les uns voulant faire la lumi&#232;re sur ce qu'ils appellent le bradage de la licence accord&#233;e &#224; Sentel il y a presque dix ans de cela et les autres sur les conditions n&#233;buleuses dans lesquelles Sudatel a &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;. Dans cette atmosph&#232;re les protestations de l'APIX contre le classement du S&#233;n&#233;gal &#224; la 162&#232;me place sur 178 pays dans le rapport Doing Business 2008 de la Banque mondiale ont quelque chose de d&#233;risoires et de path&#233;tiques. En effet &#224; quoi bon mettre en place un cadre formel conforme aux standards internationaux les plus &#233;lev&#233;s alors que dans la r&#233;alit&#233; quotidienne les affaires se font sur de toutes autres bases ? Ce qui vient de se passer est un mauvais signal envoy&#233; aux investisseurs &#233;trangers ayant des projets d'envergure au S&#233;n&#233;gal et qui souhaitent pouvoir op&#233;rer dans notre pays en &#233;tant &#224; l'abri de toutes sortes de pression. Il est donc grand temps que ceux qui, au sein de l'appareil d'&#233;tat, souhaitent faire des faire sortent de son giron protecteur et se comportent comme de v&#233;ritables entrepreneurs capitalistes en prenant des risques plut&#244;t que d'user et d'abuser de leurs positions. Doing business oui mais en y mettant la forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>O&#249; va le S&#233;n&#233;gal ?</title>
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		<dc:date>2007-08-31T14:37:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;N'eut &#233;t&#233; la r&#233;v&#233;lation faite par le site d'information en ligne &#171; Nettali &#187; le 16 ao&#251;t 2007, peu de gens auraient su que l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP), proc&#233;dait en ce mois d'ao&#251;t 2007 &#224; une consultation restreinte en vue de l'attribution d'une licence globale de t&#233;l&#233;communications. En juillet 2004, lorsque fut convoqu&#233;e &#224; la h&#226;te, &#224; la veille de la fin officielle du monopole de la Sonatel, une journ&#233;e de concertation sur la lib&#233;ralisation du secteur des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2007,297-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2007&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;N'eut &#233;t&#233; la r&#233;v&#233;lation faite par le site d'information en ligne &#171; Nettali &#187; le 16 ao&#251;t 2007, peu de gens auraient su que l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP), proc&#233;dait en ce mois d'ao&#251;t 2007 &#224; une consultation restreinte en vue de l'attribution d'une licence globale de t&#233;l&#233;communications. En juillet 2004, lorsque fut convoqu&#233;e &#224; la h&#226;te, &#224; la veille de la fin officielle du monopole de la Sonatel, une journ&#233;e de concertation sur la lib&#233;ralisation du secteur des t&#233;l&#233;communications, nombre d'acteurs regrett&#232;rent l'absence de visibilit&#233; et de pr&#233;visibilit&#233; de la politique mise en &#339;uvre par l'Etat et r&#233;clam&#232;rent la publication rapide d'une lettre de politique sectorielle. En effet, celle qui avait &#233;t&#233; examin&#233;e et adopt&#233;e en Conseil des ministres le 5 f&#233;vrier 2004 ne fut jamais rendue publique puisqu'&#224; peine approuv&#233;e, elle fut retir&#233;e, sans explication, de la circulation. En janvier 2005, une nouvelle lettre de politique sectorielle fut rendue publique en m&#234;me temps que l'annonce du prochain lancement d'un appel d'offres pour une licence globale de t&#233;l&#233;communications (Fixe, mobile et Internet). Le changement de Directeur G&#233;n&#233;ral de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) en juin 2005 conduisit &#224; la suspension du processus et ce n'est qu'en novembre 2005, &#224; l'occasion de la deuxi&#232;me session du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI) organis&#233;e &#224; Tunis, que le Directeur G&#233;n&#233;ral de l'ART publia un communiqu&#233; officiel dans lequel il annon&#231;ait qu'un cahier des charges en vue du lancement d'un appel d'offres international pour la d&#233;signation du nouvel op&#233;rateur global de t&#233;l&#233;communications &#233;tait en cours d'&#233;laboration et serait publi&#233; en janvier 2006. Cependant, il n'en fut rien et pendant des mois la situation resta inchang&#233;e au motif que l'ART proc&#233;dait au toilettage du Code des t&#233;l&#233;communications, afin que le choix de l'op&#233;rateur puisse se faire via un appel d'offres international. Depuis cette date, en dehors des informations faisant &#233;tat de l'int&#233;r&#234;t d'entreprises marocaines, sud-africaines, saoudiennes et chinoises pour l'acquisition de cette troisi&#232;me licence, aucune information officielle ne fut publi&#233;e concernant l'existence d'un cahier des charges. Rencontrant un groupe de d&#233;put&#233;s le 6 ao&#251;t 2007, le Directeur G&#233;n&#233;ral de l'ARTP indiqua que le processus &#233;tait en voie de finalisation et que sept op&#233;rateurs avaient manifest&#233; un int&#233;r&#234;t pour la licence globale. C'est par la presse du 16 ao&#251;t , confirm&#233;e par le Directeur g&#233;n&#233;rale de l'ARTP le 17 ao&#251;t que l'on apprit qu'une consultation restreinte &#233;tait en cours conform&#233;ment &#224; l'article 21 du Code des t&#233;l&#233;communications avec pour date limite de d&#233;p&#244;t des offres le 31 ao&#251;t 2007. Finalement, ce processus, lanc&#233; dans la plus grande discr&#233;tion le 11 ao&#251;t 2007, a abouti, d'apr&#232;s l'ARTP, &#224; la r&#233;ception de trois offres fermes, ce qui est bien peu compte tenu de l'enjeu. Officieusement l'ARTP a fait savoir que le recours &#224; cette proc&#233;dure visait &#224; pr&#233;server les int&#233;r&#234;ts de l'Etat par la maximisation des gains et &#224; limiter la comp&#233;tition aux op&#233;rateurs dont les comp&#233;tences techniques &#233;taient av&#233;r&#233;es. Nous osons esp&#233;rer que le secteur priv&#233; national s&#233;n&#233;galais qui r&#233;clame depuis toujours qu'une participation &#224; hauteur de 51% lui soit r&#233;serv&#233;e dans le capital du nouvel op&#233;rateur, figure parmi les trois soumissionnaires. Au vu des graves manquements constat&#233;s sur le r&#233;seau Orange au S&#233;n&#233;gal, la notion m&#234;me de partenaire strat&#233;gique, sens&#233; apporter avec lui la technologie de pointe indispensable, est devenu peu cr&#233;dible pour &#233;carter les nationaux. Pour rappel, il n'y avait pas un seul expatri&#233; &#224; la Sonatel au moment de l'ouverture de son capital, et c'est pr&#233;cis&#233;ment &#224; cette &#233;poque qu'elle a b&#226;ti l'un des meilleurs r&#233;seaux en fibre optique du continent. Si l'on admet que les r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communication sont aujourd'hui les points nodaux d'enjeux g&#233;ostrat&#233;giques majeurs, on ne peut que s'inqui&#233;ter de la mani&#232;re dont le S&#233;n&#233;gal, qui s'est positionn&#233; aux premiers rangs de la lutte contre la fracture num&#233;rique et dont le Pr&#233;sident est &#224; la base de la cr&#233;ation d'un Fond mondial pour y rem&#233;dier, r&#232;gle une question aussi vitale que l'attribution d'une licence globale de t&#233;l&#233;communication. On est &#233;galement en droit de s'interroger sur l'existence d'une v&#233;ritable volont&#233; politique de s'appuyer sur les TIC comme levier important permettant de mettre le S&#233;n&#233;gal sur la voie de la croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e de mani&#232;re &#224; int&#233;grer la cat&#233;gorie des pays &#233;mergents. Comme &#224; chaque fois qu'il s'agit de prendre une mesure d&#233;terminante pour l'avenir de notre pays, la question &#171; O&#249; va le S&#233;n&#233;gal ? &#187; pos&#233;e par Pierre Fougeyrollas en 1970 semble &#234;tre toujours d'actualit&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>T&#233;l&#233;centres : Agir avant qu'il ne soit trop tard</title>
		<link>https://www.osiris.sn/telecentres-agir-avant-qu-il-ne-soit-trop-tard.html</link>
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		<dc:date>2007-07-31T14:36:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Pr&#233;sent&#233;s pendant des ann&#233;es comme une remarquable &#171; Success story &#187;, les t&#233;l&#233;centres du S&#233;n&#233;gal traversent depuis la fin des ann&#233;es 90 une crise qui ne cesse de s'aggraver au point de menacer aujourd'hui leur existence. Le concept de t&#233;l&#233;centre est apparu au S&#233;n&#233;gal en 1992 lorsque la Sonatel en exp&#233;rimenta quatre &#224; Dakar sous la forme d'espaces multifonctionnels commercialisant des services de t&#233;l&#233;phonie, de t&#233;l&#233;copie et de photocopie &#224; l'image des t&#233;l&#233;cottages d'Europe du Nord cr&#233;&#233;s au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2007,297-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2007&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;sent&#233;s pendant des ann&#233;es comme une remarquable &#171; Success story &#187;, les t&#233;l&#233;centres du S&#233;n&#233;gal traversent depuis la fin des ann&#233;es 90 une crise qui ne cesse de s'aggraver au point de menacer aujourd'hui leur existence. Le concept de t&#233;l&#233;centre est apparu au S&#233;n&#233;gal en 1992 lorsque la Sonatel en exp&#233;rimenta quatre &#224; Dakar sous la forme d'espaces multifonctionnels commercialisant des services de t&#233;l&#233;phonie, de t&#233;l&#233;copie et de photocopie &#224; l'image des t&#233;l&#233;cottages d'Europe du Nord cr&#233;&#233;s au milieu des ann&#233;es 80. Cette exp&#233;rimentation s'inscrivait dans une politique de t&#233;l&#233;phonie publique visant &#224; atteindre l'objectif fix&#233; par l'Etat en mati&#232;re d'acc&#232;s universel, &#224; savoir mettre un t&#233;l&#233;phone &#224; la disposition de tous S&#233;n&#233;galais dans un rayon de cinq kilom&#232;tres. Pour ce faire, la Sonatel avait proc&#233;d&#233;, &#224; partir de 1987, &#224; l'installation de plusieurs centaines de cabines publiques, &#224; pi&#232;ces puis &#224; cartes, &#224; travers le pays. N&#233;cessitant d'avoir des pi&#232;ces de monnaie ou de disposer d'une carte, fr&#233;quemment en d&#233;rangement, victimes d'acte de vandalisme, pas assez nombreuses, ces cabines permirent certes de faire progresser la t&#233;l&#233;densit&#233; mais elles montr&#232;rent leurs limites comme outil de d&#233;mocratisation de l'acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone. La Sonatel d&#233;cida alors &#224;, partir de 1993 d'autoriser des priv&#233;s &#224; revendre des services de t&#233;l&#233;phonie dans ce qu'elle appela les &#171; t&#233;l&#233;centres &#187;, dont le mod&#232;le de base &#233;tait un local d'une superficie minimale de 16 m&#178;, &#233;quip&#233; d'une ligne de t&#233;l&#233;phone et d'un appareil de taxation. Cette formule qui permettait &#224; la Sonatel de d&#233;porter l'ensemble des co&#251;ts d'installation, de surveillance et de fonctionnement sur les exploitants des t&#233;l&#233;centres connut rapidement un grand succ&#232;s dans un S&#233;n&#233;gal frapp&#233; par la crise &#233;conomique et soumis aux politiques d'ajustement structurel. Tr&#232;s rapidement des centaines, puis des milliers, de t&#233;l&#233;centres virent le jour au point de devenir des &#233;l&#233;ments familiers du paysage urbain et dans une moindre mesure rural. L'introduction de la t&#233;l&#233;phonie mobile en1996 ne changera pas grande chose &#224; la situation puisqu'&#224; l'&#233;poque elle &#233;tait un produit de luxe r&#233;serv&#233; &#224; une &#233;lite. Le nombre de t&#233;l&#233;centres ne cess&#226;t de cro&#238;tre entra&#238;nant une guerre des prix qui fera passer le prix de l'unit&#233; de 100 FCFA &#224; 65 FCFA dans un grand nombre de t&#233;l&#233;centres alors qu'elle leur &#233;tait revendue &#224; 60 FCFA par la Sonatel. L'arriv&#233;e d'un second op&#233;rateur sur le march&#233; en 1999 et la concurrence f&#233;roce qui s'en suivit tant sur les prix que sur les services offerts dans un contexte global d'explosion de la t&#233;l&#233;phonie mobile qui compte actuellement plus de 3,5 millions d'abonn&#233;s vont aggraver les conditions d'existence des t&#233;l&#233;centres qui voient leur mage b&#233;n&#233;ficiaire se r&#233;duire et leur chiffre d'affaire chuter. Pire, avec la mise en vente de cartes de recharge d'un montant de 1000 FCFA et la possibilit&#233; offerte par les op&#233;rateurs de recharger du cr&#233;dit &#224; partir de 100 FCFA voire de transf&#233;rer du cr&#233;dit entre abonn&#233;s, les clients se font de plus en plus rares dans les t&#233;l&#233;centres d'o&#249; la fermeture d'un grand nombre d'entre eux. Compte tenu des milliards investis par les milliers de propri&#233;taires, des quelques 30.000 emplois cr&#233;&#233;s, de la cr&#233;ation de richesses g&#233;n&#233;r&#233;e, du r&#244;le social jou&#233; par le secteur et des potentialit&#233;s qu'il rec&#232;le dans le cadre de la lutte contre la fracture num&#233;rique et de la mis en &#339;uvre de la Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e, les pouvoirs publics se doivent d'apporter les solutions idoines permettant de p&#233;renniser ces acquis. De leurs c&#244;t&#233;s, les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;centres doivent poursuivre, avec d&#233;termination et ouverture, la r&#233;flexion engag&#233;e sur leur devenir et opter rapidement pour une reconversion de leur activit&#233; qui passe par une mise &#224; niveau en mati&#232;re de gestion, de marketing, de recrutement et d'utilisation des ressources humaines, la diversification de leurs partenaires et surtout des services offerts. De t&#233;l&#233;centres uniquement destin&#233;s &#224; revendre des services de t&#233;l&#233;phonie locaux ou internationaux, il est possible d'envisager leur transcroissance en centres de services multim&#233;dia connect&#233;s &#224; Internet. D&#232;s lors, ils pourraient &#234;tre utilis&#233;s, apr&#232;s d&#233;livrance d'un agr&#233;ment, comme des lieux dans lesquels le citoyen pourrait effectuer des t&#233;l&#233;proc&#233;dures administratives. De m&#234;me, comme cela se fait d&#233;j&#224; dans certains pays comme l'Inde, la Malaisie ou le Maroc, ils pourraient des structures d&#233;di&#233;es &#224; la r&#233;alisation de transactions peu complexes telles que les paiements de taxes municipales ou de factures d'eau, d'&#233;lectricit&#233; ou de t&#233;l&#233;phones. Ils pourraient &#233;galement &#234;tre des relais importants pour des programmes de t&#233;l&#233;m&#233;decine, d'enseignement &#224; distance, etc. Brefs les centres de services multim&#233;dia qui pourraient &#234;tre la voie de sortie de crise des t&#233;l&#233;centres devraient &#234;tre des instruments essentiels pour le d&#233;ploiement des t&#233;l&#233;activit&#233;s, gr&#226;ce &#224; leur connexion &#224; Internet et devenir de puissants outils de d&#233;mocratisation et de d&#233;veloppement au c&#339;ur de la lutte contre la fracture num&#233;rique. Gr&#226;ce &#224; de nouvelles formes d'organisation ces milliers de micro entreprises individuelles pourraient se transformer en un secteur &#233;conomique, puissant, dynamique et porteur de mutations dans les villes et les campagnes. Quoi qu'il en soit, il faut agir avant qu'il ne soit trop tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Unir les efforts de l'Afrique en vue de sa souverainet&#233; technologique</title>
		<link>https://www.osiris.sn/unir-les-efforts-de-l-afrique-en-vue-de-sa-souverainete-technologique.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le lancement du BlackBerry au S&#233;n&#233;gal, loin de venir s'ajouter &#224; la longue liste des activit&#233;s promotionnelles organis&#233;es en ce genre d'occasion, a pris une allure toute particuli&#232;re du fait qu'il ait &#233;t&#233; organis&#233; dans les locaux de la repr&#233;sentation canadienne au S&#233;n&#233;gal. A notre connaissance, c'est bien la premi&#232;re fois qu'une ambassade &#233;trang&#232;re au S&#233;n&#233;gal transforme ses locaux diplomatiques en locaux commerciaux pour faire la promotion d'un produit fabriqu&#233; par une de ses entreprises ! (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2007,297-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2007&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le lancement du BlackBerry au S&#233;n&#233;gal, loin de venir s'ajouter &#224; la longue liste des activit&#233;s promotionnelles organis&#233;es en ce genre d'occasion, a pris une allure toute particuli&#232;re du fait qu'il ait &#233;t&#233; organis&#233; dans les locaux de la repr&#233;sentation canadienne au S&#233;n&#233;gal. A notre connaissance, c'est bien la premi&#232;re fois qu'une ambassade &#233;trang&#232;re au S&#233;n&#233;gal transforme ses locaux diplomatiques en locaux commerciaux pour faire la promotion d'un produit fabriqu&#233; par une de ses entreprises ! Certes depuis bien longtemps d&#233;j&#224;, les grands pays industrialis&#233;s nous ont habitu&#233; &#224; ce qu'il est convenu d'appeler la diplomatie &#233;conomique consistant &#224; poursuivre des objectifs &#233;conomiques en usant des voies diplomatiques. Il est ainsi de plus en plus fr&#233;quent que les chefs d'Etat des grandes puissances se d&#233;placent entour&#233;s d'une garde rapproch&#233;e compos&#233;e de patrons de grands groupes industriels d&#233;sireux de signer des contrats de vente d'armements, d'avions de transport, etc. lorsqu'il ne s'agit pas de construire des centrales &#233;lectriques, des voies de chemin de fer, des ports, des routes, etc. Il est par contre moins courant de voir des &#233;tats intervenir pour promouvoir la vente de produits de consommation courante comme des t&#233;l&#233;phones portables fussent-ils aussi sophistiqu&#233;s que le BlackBerry ! Faut-il voir alors dans l'op&#233;ration organis&#233;e par l'Ambassade du Canada un coup de pouce donn&#233; &#224; la firme Research in Motion (RIM) apr&#232;s que le quotidien fran&#231;ais Le Monde ait publi&#233; dans son &#233;dition du 19 juin 2007 un article mentionnant le fait que le BlackBerry &#233;tait d&#233;sormais interdit &#224; l'Elys&#233;e, &#224; Matignon et dans les cabinets minist&#233;riels au motif qu'il pr&#233;senterait des risques d'interception des donn&#233;es transmises ? Toujours est-il que les repr&#233;sentants de Tigo n'ont pas manqu&#233; d'insister sur le fait que l'utilisation de cet outil ne pr&#233;sentait aucun risque pour ses utilisateurs, les communications &#233;tant crypt&#233;es du d&#233;but &#224; la fin. De son c&#244;t&#233; RIM avait d&#233;j&#224; r&#233;pondu aux craintes fran&#231;aises en indiquant que son syst&#232;me de cryptage utilisait une cl&#233; de type Advanced Encryption Standard (AES) de 256 bits soit &#171; le chiffrement commercial le plus puissant disponible dans le monde &#187;. S'il est &#233;vident qu'un tel niveau de s&#233;curit&#233; est largement suffisant pour les particuliers voire les entreprises n'&#233;voluant pas dans les secteurs strat&#233;giques, il est &#233;vident que de tels syst&#232;mes ne peuvent pas &#234;tre satisfaisants pour les &#233;tats dans la mesure o&#249; ils doivent &#234;tre obligatoirement homologu&#233;s par les services de s&#233;curit&#233; avant de pouvoir &#234;tre commercialis&#233;s. D'ailleurs la cryptographie figure sur la liste des biens et technologies dits &#171; &#224; double usage &#187; qui sont soumis au r&#233;gime international de contr&#244;le &#224; l'exportation &#233;tabli par l'accord de Wassenaar. Cet accord visant &#224; contr&#244;ler l'exportation des proc&#233;d&#233;s ayant &#224; la fois des applications civiles et militaires a &#233;t&#233; sign&#233; par une trentaine de pays parmi lesquels le seul pays africains est l'Afrique du Sud. Au-del&#224; de la question de la fiabilit&#233; du BlackBerry, le probl&#232;me qui se pose &#224; l'Afrique est celui de sa souverainet&#233; technologique qui devrait pousser les &#233;tats africains &#224; unir leur effort en vue de promouvoir une science comme la cryptologie afin de ne plus d&#233;pendre de l'ext&#233;rieur pour l'acquisition et l'utilisation de technologies critiques. A l'heure o&#249; l'on parle de cr&#233;er un gouvernement africain, voil&#224; le type de question concr&#232;te et essentielle qu'il devrait &#234;tre capable de prendre en charge dans les plus brefs d&#233;lais. En effet, &#224; quoi bon vouloir positionner l'Afrique sur l'&#233;chiquier des relations internationales si par exemple ses responsables de premier plan sont incapables de communiquer entre eux dans le plus grand secret afin de coordonner leurs positions sur les sujets d'int&#233;r&#234;t strat&#233;gique dont d&#233;pend l'avenir des hommes et des femmes qui vivent sur le Continent. C'est donc le moment et le lieu de rappeler qu'il ne saurait y avoir de souverainet&#233; &#233;conomique et politique de l'Afrique sans souverainet&#233; technologique, la science et la technologie conditionnant plus que jamais le pr&#233;sent et le futur des ensembles politiques et des peuples qui les composent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La Chine &#224; la conqu&#234;te du march&#233; africain des t&#233;l&#233;communications</title>
		<link>https://www.osiris.sn/La-Chine-a-la-conquete-du-marche.html</link>
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		<dc:date>2007-05-31T14:33:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le 14 mai 2007, la Chine a plac&#233; en orbite un satellite de t&#233;l&#233;communications de sa fabrication pour le compte du Nigeria. A l'exception des agences de presse chinoises qui ont relat&#233; l'&#233;v&#232;nement &#224; travers des d&#233;p&#234;ches diffus&#233;es sur Internet, le lancement de ce satellite g&#233;ostationnaire, couvrant l'Afrique, une partie du Proche-Orient et du sud de l'Europe, s'est fait dans l'indiff&#233;rence quasi g&#233;n&#233;rale et n'a gu&#232;re int&#233;ress&#233; les m&#233;dias africains. Il marque pourtant un jalon important dans la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2007,297-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2007&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 14 mai 2007, la Chine a plac&#233; en orbite un satellite de t&#233;l&#233;communications de sa fabrication pour le compte du Nigeria. A l'exception des agences de presse chinoises qui ont relat&#233; l'&#233;v&#232;nement &#224; travers des d&#233;p&#234;ches diffus&#233;es sur Internet, le lancement de ce satellite g&#233;ostationnaire, couvrant l'Afrique, une partie du Proche-Orient et du sud de l'Europe, s'est fait dans l'indiff&#233;rence quasi g&#233;n&#233;rale et n'a gu&#232;re int&#233;ress&#233; les m&#233;dias africains. Il marque pourtant un jalon important dans la p&#233;n&#233;tration chinoise en Afrique d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale et plus particuli&#232;rement dans le domaine des t&#233;l&#233;communications, secteur o&#249; la Chine s'&#233;tait jusqu'alors content&#233;e de fournir des &#233;quipements, de d&#233;ployer des infrastructures de t&#233;l&#233;phonie mobile, de fournir une assistance-conseil et d'affirmer sa pr&#233;sence &#224; travers des prises de participation dans des op&#233;rateurs en voie de privatisation voire l'acquisition de licences d'exploitation de r&#233;seaux cellulaires &#224; travers notamment des soci&#233;t&#233;s comme Bell Shanghai, Huawei et ZTE. En effet, &#224; travers cette op&#233;ration, la Chine se positionne vis-&#224;-vis de l'Afrique &#224; la fois comme une puissance capable de proc&#233;der au lancement commercial de satellites mais &#233;galement comme un fabricant de satellites de t&#233;l&#233;communications, deux secteurs qui &#233;taient jusqu'alors la chasse gard&#233;e des pays occidentaux sur le continent africain. Comme on le voit, on est bien loin de l'image que l'on pouvait avoir de la pr&#233;sence chinoise dans le secteur des t&#233;l&#233;communications africain il y &#224; quelques ann&#233;es de cela, &#224; savoir un pays r&#233;put&#233; pour sa capacit&#233; &#224; proposer des t&#233;l&#233;phones cellulaires bas de gamme et bon march&#233;. Loin d'&#234;tre un &#233;v&#232;nement isol&#233;, le lancement de ce satellite s'inscrit dans une strat&#233;gie soigneusement murie de p&#233;n&#233;tration du march&#233; africains des t&#233;l&#233;communications dont le premier jalon a &#233;t&#233; l'organisation en d&#233;cembre 2004 du premier atelier minist&#233;riel Chine-Afrique pour les t&#233;l&#233;communications qui avait regroup&#233; des repr&#233;sentants industriels chinois et des officiels africains venus d'Afrique du Sud, d'Alg&#233;rie, d'Egypte, d'Ethiopie, de Mauritanie, du Niger, du Soudan, de Tanzanie, du Togo, de Tunisie et du Zimbabwe. Depuis cette date, de nombreux accords commerciaux ont &#233;t&#233; pass&#233; entre des soci&#233;t&#233;s chinoises et des &#233;tats africains (B&#233;nin, Congo, Ghana, Kenya, Lesotho, Mauritanie, Niger, Togo, etc.) Sur un autre plan, la mise en orbite de ce satellite nig&#233;rian met une fois de plus &#224; l'ordre du jour, la question du lancement du satellite r&#233;gional panafricain de t&#233;l&#233;communications RASCOM, r&#233;guli&#232;rement annonc&#233; mais moult fois report&#233; pour des raisons multiples et vari&#233;es. Cette situation est d'autant plus pr&#233;occupante que l'Afrique est actuellement la seule partie du monde &#224; ne pas disposer d'un satellite r&#233;gional de t&#233;l&#233;communications avec toutes les cons&#233;quences n&#233;fastes qui en d&#233;coulent en mati&#232;re d'interconnexion entre les pays africains et entre l'Afrique et le reste du monde tant sur les plans technique, &#233;conomique et financier qu'en mati&#232;re de souverainet&#233;. C'est &#233;galement le lieu de s'interroger sur la sinc&#233;rit&#233; de l'adh&#233;sion des dirigeants africains aux objectifs d'int&#233;gration africaine dans le domaine crucial des infrastructures de t&#233;l&#233;communications lorsque l'on voit un pays, pourtant co-initiateur du NEPAD, faire ainsi cavalier seul alors qu'existe depuis maintenant pr&#232;s de deux d&#233;cennies un ambitieux projet panafricain qui peine &#224; se mat&#233;rialiser. Les difficult&#233;s rencontr&#233;es dans la mise en place du consortium devant r&#233;aliser le c&#226;ble sous marin en fibre optique d'Afrique de l'Est (EASSy) am&#232;nent &#233;galement &#224; se poser le m&#234;me type de question. A l'heure o&#249; la Chine p&#233;n&#232;tre de plus en plus le march&#233; africain des t&#233;l&#233;communications, il est grand temps que les dirigeants africains op&#232;rent une r&#233;volution culturelle et entament, dans l'unit&#233;, une longue marche vers le d&#233;veloppement qui fera de l'Afrique une puissance g&#233;ostrat&#233;gique et g&#233;o&#233;conomique capable de faire jeu &#233;gal avec toutes les grandes puissances du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Et l'on reparle de la troisi&#232;me licence de t&#233;l&#233;communications</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Et-l-on-reparle-de-la-troisieme.html</link>
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		<dc:date>2007-04-30T14:31:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;A quelques jours d'intervalle, des informations publi&#233;es dans la presse ont fait &#233;tat de l'int&#233;r&#234;t manifest&#233; par plusieurs op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications pour l'acquisition d'une licence de t&#233;l&#233;phonie mobile au S&#233;n&#233;gal. C'est ainsi qu'il a &#233;t&#233; mentionn&#233; dans le communiqu&#233; du Conseil des ministres du 20 avril 2007 que le Pr&#233;sident du Saudi Binladen Group avait manifest&#233;, &#224; l'occasion d'une entrevue avec le Pr&#233;sident de la R&#233;publique lors de son r&#233;cent voyage en Arabie Saoudite, son int&#233;r&#234;t (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2007,297-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2007&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A quelques jours d'intervalle, des informations publi&#233;es dans la presse ont fait &#233;tat de l'int&#233;r&#234;t manifest&#233; par plusieurs op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications pour l'acquisition d'une licence de t&#233;l&#233;phonie mobile au S&#233;n&#233;gal. C'est ainsi qu'il a &#233;t&#233; mentionn&#233; dans le communiqu&#233; du Conseil des ministres du 20 avril 2007 que le Pr&#233;sident du Saudi Binladen Group avait manifest&#233;, &#224; l'occasion d'une entrevue avec le Pr&#233;sident de la R&#233;publique lors de son r&#233;cent voyage en Arabie Saoudite, son int&#233;r&#234;t pour l'acquisition d'une licence de t&#233;l&#233;phonie mobile. De son c&#244;t&#233;, l'hebdomadaire &#171; Nouvel Horizon &#187;, reprenant &#171; Jeune Afrique &#187;, a publi&#233; un entrefilet dans son &#233;dition du 27 avril 2007 dans lequel il indiquait que le groupe China T&#233;l&#233;com &#233;tait int&#233;ress&#233; par l'exploitation d'une licence de t&#233;l&#233;phonie mobile et &#233;tait pr&#234;t &#224; d&#233;ployer un r&#233;seau utilisant la technologie UMTS. Par le pass&#233;, diverses sources avaient &#233;galement &#233;voqu&#233; les intentions, r&#233;elles ou suppos&#233;e, de Maroc T&#233;l&#233;com et m&#234;me d'investisseurs sud-africains mais jusqu'&#224; ce jour elles n'ont &#233;t&#233; ni confirm&#233;es ni infirm&#233;es dans un contexte marqu&#233; par le manque de lisibilit&#233; de la volont&#233; r&#233;elle des autorit&#233;s. Ces d&#233;clarations d'intention remettent en effet &#224; l'ordre du jour la question de l'attribution d'une troisi&#232;me licence de t&#233;l&#233;communications r&#233;guli&#232;rement annonc&#233;e mais jamais attribu&#233;e comme nous l'&#233;voquions d&#233;j&#224; l'ann&#233;e derni&#232;re dans notre &#233;ditorial intitul&#233; &#171; L'Arl&#233;sienne du troisi&#232;me op&#233;rateur &#187; (Cf. Batik n&#176; 83 juin 2006). Il faut en effet rappeler que, juridiquement parlant, le march&#233; s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;communications est totalement lib&#233;ralis&#233; depuis juillet 2004, date &#224; laquelle le monopole accord&#233; &#224; la Sonatel sur la t&#233;l&#233;phonie fixe, l'international et le transfert de donn&#233;es a expir&#233;. Dans les faits, ce march&#233; est fort peu concurrentiel puisqu'&#224; c&#244;t&#233; du monopole de fait dont jouit la Sonatel sur la t&#233;l&#233;phonie fixe depuis cette date, le march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie mobile ne met en pr&#233;sence que deux op&#233;rateurs dont l'un d'entre eux, Orange, d&#233;tient 75% des parts de march&#233; tandis que son concurrent Tigo doit se contenter des 25% restant et qu'enfin le march&#233; de l'Internet est domin&#233; &#224; 95% par Orange, la plupart des fournisseurs de services Internet ayant un &#224; un cess&#233; leurs activit&#233;s et ceux qui restent se contentant aujourd'hui de revendre des services ADSL fournis par la Sonatel. Dans une telle situation, il est ais&#233; de comprendre pour quoi chaque ann&#233;e la Sonatel enregistre une progression r&#233;guli&#232;re de son chiffre d'affaires et de ses b&#233;n&#233;fices. Cela &#233;tant seuls ses actionnaires, parmi lesquels France T&#233;l&#233;com et l'Etat se taillent la part du lion, en tirent un v&#233;ritable avantage &#224; travers les dividendes qu'ils per&#231;oivent. En effet, les consommateurs, qu'ils s'agissent des particuliers comme des entreprises, p&#226;tissent de cet &#233;tat de fait qui influe n&#233;gativement sur le niveau des prix, la qualit&#233; de service et l'&#233;ventail des services disponibles. L'immobilisme observable autour de cette question est d'autant plus incompr&#233;hensible que dans le cadre de l&#8216;&#233;laboration de la strat&#233;gie de d&#233;veloppement de la grappe TIC et t&#233;l&#233;services, retenue comme une des grappes porteuses de la Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA), les acteurs du monde des TIC ont fortement insist&#233; sur le fait que l'ouverture du march&#233; des t&#233;l&#233;communications &#224; d'autres op&#233;rateurs &#233;tait un des leviers essentiels sur lequel il fallait agir en vue de dynamiser le secteur et au del&#224; l'ensemble de l'&#233;conomie. Les retomb&#233;es attendus sont notamment une baisse des tarifs de la t&#233;l&#233;phonie fixe, une am&#233;lioration de la couverture et de la qualit&#233; des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;phonie mobile coupl&#233;e &#224; l'utilisation de nouvelles technologies ainsi que la diversification de l'offre de services. Il est donc grand temps de mettre en &#339;uvre, dans la transparence, le processus d'attribution de cette fameuse licence globale annonc&#233;e depuis des ann&#233;es par les autorit&#233;s et de cr&#233;er les conditions d'une v&#233;ritable concurrence sur le march&#233; des t&#233;l&#233;communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Naissance d'un op&#233;rateur r&#233;gional de t&#233;l&#233;coms ou renforcement de la pr&#233;sence &#233;trang&#232;re ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/naissance-d-un-operateur-regional-de-telecoms-ou-renforcement-de-la-presence.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/naissance-d-un-operateur-regional-de-telecoms-ou-renforcement-de-la-presence.html</guid>
		<dc:date>2007-03-31T14:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s son implantation au Mali en 2002, en Guin&#233;e Bissau en 2006 et tout derni&#232;rement en Guin&#233;e, la Sonatel est d&#233;sormais un op&#233;rateur d'envergure r&#233;gionale en mati&#232;re de t&#233;l&#233;phonie mobile avec une pr&#233;sence dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest. Le label Orange, qui a remplac&#233; toutes les marques commerciales de la Sonatel depuis novembre 2006, est d&#233;sormais pr&#233;sent dans neuf pays africains si l'on ajoute aux quatre d&#233;j&#224; cit&#233;s, le Botswana, le Cameroun, la C&#244;te d'ivoire, la Guin&#233;e &#233;quatoriale (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2007,297-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2007&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s son implantation au Mali en 2002, en Guin&#233;e Bissau en 2006 et tout derni&#232;rement en Guin&#233;e, la Sonatel est d&#233;sormais un op&#233;rateur d'envergure r&#233;gionale en mati&#232;re de t&#233;l&#233;phonie mobile avec une pr&#233;sence dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest. Le label Orange, qui a remplac&#233; toutes les marques commerciales de la Sonatel depuis novembre 2006, est d&#233;sormais pr&#233;sent dans neuf pays africains si l'on ajoute aux quatre d&#233;j&#224; cit&#233;s, le Botswana, le Cameroun, la C&#244;te d'ivoire, la Guin&#233;e &#233;quatoriale et Madagascar. En dehors de France T&#233;l&#233;com, les principaux op&#233;rateurs poss&#233;dant des r&#233;seaux r&#233;gionaux sont MTN, une soci&#233;t&#233; sud-africaine pr&#233;sente dans quinze pays (Afrique du Sud, B&#233;nin, Cameroun, Congo, Cote d'ivoire, Ghana, Guin&#233;e, Guin&#233;e Bissau, Liberia, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Soudan, Swaziland et Zambie), CelTel, filiale &#224; 100% du groupe koweitien MTC, pr&#233;sente &#233;galement dans quinze pays (Burkina Faso, Congo, Gabon, Kenya, Madagascar, Malawi, Niger, Nigeria, Ouganda, RDC, Sierra Leone, Soudan, Tanzanie, Tchad et Zambie) et Maroc T&#233;l&#233;com, filiale du groupe fran&#231;ais Vivendi, pr&#233;sent dans trois pays (Gabon, Maroc et Mauritanie). En r&#233;alit&#233;, MTN est le seul dont les capitaux soient africains, les autres &#233;tant soit des soci&#233;t&#233;s &#233;trang&#232;res &#224; l'Afrique comme MTC soit des filiales africaines de groupes &#233;trangers comme la Sonatel et Maroc T&#233;l&#233;com. Le d&#233;ploiement de la Sonatel en Afrique de l'Ouest, apr&#232;s sa tentative infructueuse de prise de contr&#244;le de Gabon T&#233;l&#233;com, est donc plus une illustration du renforcement des op&#233;rateurs &#233;trangers sur le march&#233; africain des t&#233;l&#233;communications que la naissance d'un nouvel op&#233;rateur r&#233;gional africain puisque son capital est d&#233;tenu &#224; 42,33% par France T&#233;l&#233;com. Cette situation d&#233;coule directement du processus de privatisation des op&#233;rateurs publics et d'ouverture &#224; la concurrence du march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie mobile en Afrique qui ont eu pour principal r&#233;sultat (pour ne pas dire objectif) de livrer ce secteur extr&#234;mement rentable &#224; des firmes &#233;trang&#232;res. En l'esp&#232;ce, il s'est agi d'une double d&#233;nationalisation avec d'une part la suppression des op&#233;rateurs publics de t&#233;l&#233;communications et leur remplacement par des entreprises priv&#233;es et d'autre part la destruction de l'identit&#233; africaine de ces soci&#233;t&#233;s pour en faire des filiales de soci&#233;t&#233;s &#233;trang&#232;res m&#234;me si certaines ont gard&#233; leur appellation d'origine, les transformant en quelque sorte en des soci&#233;t&#233;s &#224; peau blanche dot&#233;es de masques noirs pour faire un clin d'&#339;il &#224; Frantz Fanon. Alors que partout dans le monde, la protection des &#233;conomies nationales ou r&#233;gionales est &#224; l'ordre du jour, les dirigeants africains appliquent na&#239;vement les recettes lib&#233;rales que leur ont inculqu&#233; les institutions de Bretton Woods en acceptant, sans contrepartie, de soumettre leurs &#233;conomies aux r&#232;gles d'un lib&#233;ralisme que les puissances qui en sont les portes drapeau se gardent bien d'appliquer sur leurs propres march&#233;s. A l'heure o&#249; la construction de l'unit&#233; africaine tente de prendre un second souffle avec la cr&#233;ation de l'Union africaine (UA), il n'est pas inutile de rappeler que la r&#233;alisation de cette ambition politique restera une chim&#232;re tant qu'elle ne s'adossera pas parall&#232;lement &#224; un projet visant &#224; faire de l'Afrique une puissance &#233;conomique comptant d'abord et avant tout sur ses propres ressources. D&#232;s lors les dirigeants politiques et &#233;conomiques africains doivent s'atteler, chacun en ce qui les concerne, &#224; favoriser l'&#233;closion d'entreprises de taille internationale, notamment dans le secteur strat&#233;giques des technologies de l'information et de la communication. Concr&#232;tement, il s'agit de mettre en &#339;uvre un &#171; patriotisme &#233;conomique &#187; &#224; l'&#233;chelle continentales visant notamment &#224; appuyer les entreprises africaines du secteur des TIC dans le combat &#224; armes in&#233;gales qui les opposent aux grandes multinationales occidentales plut&#244;t que de les brader une par une au plus offrant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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