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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Des avanc&#233;es mais il reste encore beaucoup &#224; faire</title>
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		<dc:date>2005-12-31T15:29:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Alors que l'ann&#233;e 2005 vient de s'achever quel bilan dresser en mati&#232;re de technologies de l'information et de la communication et au del&#224; de construction de la Soci&#233;t&#233; de l'information ? D'embl&#233;e, nous dirons que des progr&#232;s importants ont &#233;t&#233; accomplis mais il reste beaucoup &#224; faire. Sur un plan g&#233;n&#233;ral, le gouvernement a enfin publi&#233; la lettre de politique sectorielle des t&#233;l&#233;communications attendue par les uns et les autres suite &#224; la lib&#233;ralisation totale du march&#233;. Sa publication a &#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2005,295-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2005&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que l'ann&#233;e 2005 vient de s'achever quel bilan dresser en mati&#232;re de technologies de l'information et de la communication et au del&#224; de construction de la Soci&#233;t&#233; de l'information ? D'embl&#233;e, nous dirons que des progr&#232;s importants ont &#233;t&#233; accomplis mais il reste beaucoup &#224; faire. Sur un plan g&#233;n&#233;ral, le gouvernement a enfin publi&#233; la lettre de politique sectorielle des t&#233;l&#233;communications attendue par les uns et les autres suite &#224; la lib&#233;ralisation totale du march&#233;. Sa publication a &#233;t&#233; accompagn&#233;e de l'annonce d'un appel d'offres pour une licence globale de t&#233;l&#233;communications, dont le lancement est pr&#233;vu pour janvier 2006. Cependant, l'incertitude pr&#233;vaut toujours quant aux intentions de l'Etat au sujet de sa participation dans le capital de la Sonatel dont on ne sait pas si elle sera maintenue, r&#233;duite ou bien supprim&#233;e. L'ART, secou&#233;e par le limogeage de son Directeur g&#233;n&#233;ral, a travers&#233; une passe difficile mais a vu ses comp&#233;tences &#233;tendues avec sa transformation en une Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP). A l'heure de la convergence des technologies, on aurait cependant pu profiter de l'occasion pour cr&#233;er un organe charg&#233; de la r&#233;gulation globale du secteur des TIC, &#224; l'image de l'Independent Communications Authority of South Africa (ICASA), plut&#244;t que de cr&#233;er, aux c&#244;t&#233;s de l'ARTP, le Conseil national de r&#233;gulation de l'audiovisuel (CNRA). Sous l'impulsion de l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE), un intranet gouvernemental a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;, concr&#233;tisant ainsi un projet &#233;voqu&#233; dans les ann&#233;es 90 et dont on a jamais vu le moindre d&#233;but de r&#233;alisation &#224; savoir le R&#233;seaux de Communication Administratif Voix et Donn&#233;es ! Un portail pr&#233;sentant les d&#233;marches administratives est &#233;galement en cours de r&#233;alisation qui devrait apporter plus de transparence, d'efficacit&#233;, de rapidit&#233; et une meilleure qualit&#233; dans le service rendu aux citoyens. Quatre avant projets de loi portant sur une loi d'orientation sur la soci&#233;t&#233; de l'information, la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, les transactions &#233;lectroniques et la cybercriminalit&#233; ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;s et publiquement discut&#233;s permettant ainsi de franchir un pas important vers la mise en conformit&#233; de notre l&#233;gislation avec les exigences de la Societ&#233; de l'information. Sur le plan &#233;conomique, dans le cadre de la strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e, la grappe &#171; TIC et t&#233;l&#233;services &#187; a accompli un important travail de r&#233;flexion qui devrait d&#233;boucher sur l'&#233;laboration d'une strat&#233;gie et d'un plan d'action afin de donner une nouvelle impulsion au secteur. En mati&#232;re de services, l'arriv&#233;e du GPRS, norme de transition vers l'UMTS, permet d&#233;sormais aux utilisateurs nomades de se connecter &#224; Internet d'un peu partout. La t&#233;l&#233;phonie mobile est en progr&#232;s constant puisque le nombre d'abonn&#233;s fr&#244;le d&#233;sormais le chiffre de 2 millions tandis que la t&#233;l&#233;phonie fixe progresse lentement avec moins de 300.000 lignes. S'agissant enfin de la lutte contre la fracture num&#233;rique, le projet des centres multim&#233;dias communautaires (CMC) a d&#233;marr&#233; et des initiatives du type &#171; un enseignant, un ordinateur &#187; ont vu le jour, mais le S&#233;n&#233;gal doit faire plus en menant une politique exemplaire, permettant par exemple de faire de Dakar la ville la plus branch&#233;e d'Afrique. Cela implique, l'&#233;laboration d'une strat&#233;gie nationale discut&#233;e et partag&#233;e par les acteurs, le renforcement de la cr&#233;dibilit&#233; de l'ART, l'attribution transparente de la licence globale de t&#233;l&#233;communications, le d&#233;veloppement de la t&#233;l&#233;phonie rurale, la cr&#233;ation d'un r&#233;seau de points d'acc&#232;s communautaires, la promotion d'op&#233;rateurs alternatifs utilisant des technologies novatrices et faciles &#224; d&#233;ployer (CPL, WiMAX, etc.), la modification de la l&#233;gislation sur les march&#233;s publics afin de permettre l'application du Principe de Gen&#232;ve, etc. Autant de d&#233;fis qu'il nous faudra savoir relever au cours de l'ann&#233;e 2006 si nous voulons tirer le meilleur profit des opportunit&#233;s offertes par les TIC et continuer &#224; jouer un r&#244;le leader en Afrique. Bonne et heureuse ann&#233;e 2006 &#224; tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De Gen&#232;ve &#224; Tunis : Esquisse de bilan</title>
		<link>https://www.osiris.sn/De-Geneve-a-Tunis-Esquisse-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/De-Geneve-a-Tunis-Esquisse-de.html</guid>
		<dc:date>2005-11-30T15:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>SMSI</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le processus qui a conduit &#224; l'organisation du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI) &#224; Gen&#232;ve (Suisse) puis &#224; Tunis (Tunisie) s'est achev&#233; le 18 novembre 2005. Apr&#232;s plusieurs ann&#233;es de mobilisation des Etats, du secteur priv&#233; et de la soci&#233;t&#233; civile autour des probl&#233;matiques et enjeux soulev&#233;s par la construction de la Soci&#233;t&#233; de l'information, quel bilan peut on tirer ? Tout d'abord, il faut se r&#233;jouir que pour la premi&#232;re fois dans l'histoire des sommets mondiaux organis&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2005,295-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2005&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-smsi-+.html" rel="tag"&gt;SMSI&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le processus qui a conduit &#224; l'organisation du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI) &#224; Gen&#232;ve (Suisse) puis &#224; Tunis (Tunisie) s'est achev&#233; le 18 novembre 2005. Apr&#232;s plusieurs ann&#233;es de mobilisation des Etats, du secteur priv&#233; et de la soci&#233;t&#233; civile autour des probl&#233;matiques et enjeux soulev&#233;s par la construction de la Soci&#233;t&#233; de l'information, quel bilan peut on tirer ? Tout d'abord, il faut se r&#233;jouir que pour la premi&#232;re fois dans l'histoire des sommets mondiaux organis&#233;s par le syst&#232;me des Nations unies, le secteur priv&#233; et surtout la soci&#233;t&#233; civile aient &#233;t&#233; associ&#233;s &#224; l'ensemble du processus m&#234;me si on peut regretter que toutes les dispositions n'aient pas &#233;t&#233; prises et tous les moyens mis en &#339;uvre pour assurer une meilleure participation, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, de ces deux secteurs fondamentaux de la soci&#233;t&#233;. En second lieu, la tenue de ce sommet a permis d'attirer l'attention d'une multitude d'acteurs, et ce dans tous les pays du monde, sur l'importance des questions li&#233;es au d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information sur le plan politique, &#233;conomique, culturel et social. S'agissant en particulier de l'Afrique, elle a pu, dans la diversit&#233; de ses composantes, prendre conscience que le d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information &#233;tait bel et bien une r&#233;alit&#233; concr&#232;te et actuelle et non une perspective lointaine. La proposition, au nom de l'Afrique, de la cr&#233;ation du Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique, par le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade, de mani&#232;re &#224; pallier les lacunes et dysfonctionnements des m&#233;canismes existant de lutte contre la fracture num&#233;rique a &#233;t&#233; sans aucun doute un des temps forts du SMSI et un de ses rares r&#233;sultats concrets. En effet, il y a fort &#224; parier que la D&#233;claration de principes et le plan d'action, s'ils ont certes le m&#233;rite d'exister, courent le risque de rejoindre la masse des r&#233;solutions qui peuplent les &#233;tag&#232;res de la biblioth&#232;que internationale des v&#339;ux pieux si des m&#233;canismes de suivi ad&#233;quat ne sont pas mis en place. La r&#233;union de Tunis se devait de faire le point sur la mise en &#339;uvre de la D&#233;claration de Gen&#232;ve et de faire avancer les discussions en vue d'une meilleure gouvernance de l'Internet, via notamment une d&#233;mocratisation et une internationalisation du fonctionnement de l'ICANN. Cependant, face &#224; la ferme volont&#233; des Etats-Unis de continuer &#224; s'assurer le contr&#244;le quasi exclusif des outils d'administration d'Internet sous pr&#233;texte d'y sauvegarder la libert&#233; d'expression et la s&#233;curit&#233;, le statu quo a pr&#233;valu malgr&#233; les efforts faits par une grande partie de la communaut&#233; internationale. Du sommet de Tunis, on retiendra &#233;galement la pr&#233;sentation faite par le Massachusset Institute of Technology (MIT) d'un ordinateur portable &#224; 100 dollars capable de fonctionner en l'absence de r&#233;seau &#233;lectrique gr&#226;ce &#224; une manivelle destin&#233;e &#224; recharger ses batteries et utilisant le syst&#232;me d'exploitation libre &#171; Linux &#187;. Le S&#233;n&#233;gal, confirmant son option de faire des TIC un des leviers de sa strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e n'a pas failli &#224; sa r&#233;putation, en pr&#233;sentant un stand particuli&#232;rement attractif et surtout en faisant conna&#238;tre sa vision et ses potentialit&#233;s &#224; travers une cl&#233; USB aux couleurs du drapeau national qui s'est arrach&#233;e comme des petits pains. Le Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique en organisant une visioconf&#233;rence avec un h&#244;pital du Burundi, connect&#233; par ses soins gr&#226;ce &#224; une liaison par satellite, a prouv&#233; &#224; ceux qui pouvait encore en douter qu'il est possible d'arriver &#224; des r&#233;alisations concr&#232;tes dans de brefs d&#233;lais. Il faut maintenant esp&#233;rer que les contributions continueront &#224; affluer pour apporter des r&#233;ponses rapides et massives &#224; la fracture num&#233;rique en lieu et place des habituels discours et promesses non tenues. Dans ce sens, l'annonce faite par le s&#233;nateur maire de la ville de Lyon du projet destine &#224; reformer la loi fran&#231;aise sur la passation des march&#233;s publics afin de permettre l'application du principe de Gen&#232;ve est une excellente nouvelle. C'est ici l'occasion de saluer l'&#233;mergence sur la sc&#232;ne internationale des collectivit&#233;s locales comme acteurs majeurs de la lutte contre la fracture num&#233;rique et au del&#224; comme porteurs d'une autre conception de l'aide au d&#233;veloppement d&#233;barrass&#233;e des lourdeurs, des incertitudes et des agendas cach&#233;s de l'aide bilat&#233;rale ou multilat&#233;rale. Comment ne pas regretter &#233;galement que le sommet de Tunis fut en partie ternie par les atteintes &#224; la libert&#233; d'expression et au droit &#224; l'information. Au final, nous retiendrons enfin, que ce sommet a &#233;t&#233; pour l'Afrique l'occasion de discuter de toute une s&#233;rie de sujets cruciaux sur lesquels elle s'&#233;tait auparavant peu voire pas pench&#233; et d'adopter un plan d'action tr&#232;s &#233;labor&#233; tranchant avec la cacophonie souvent not&#233;e dans les instances internationales, m&#234;me s'il reste encore de gros efforts &#224; faire en la mati&#232;re pour d&#233;velopper une v&#233;ritable vision africaine de la soci&#233;t&#233; de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Prendre des engagements fermes au profit d'une soci&#233;t&#233; de l'information inclusive</title>
		<link>https://www.osiris.sn/prendre-des-engagements-fermes-au-profit-d-une-societe-de-l-information.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/prendre-des-engagements-fermes-au-profit-d-une-societe-de-l-information.html</guid>
		<dc:date>2005-10-31T15:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>SMSI</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Du 16 au 18 novembre 2005, Tunis recevra le flambeau allum&#233; &#224; Gen&#232;ve, pour le parach&#232;vement du processus du Sommet Mondial sur la Soci&#233;t&#233; de l'Information (SMSI), cl&#244;turant ainsi un cycle de quatre ann&#233;es durant lesquelles la communaut&#233; internationale a tent&#233; de donner une r&#233;ponse aux d&#233;fis multiformes pos&#233;s par la Soci&#233;t&#233; de l'information. Apparemment, aucune question n'a &#233;t&#233; &#233;lud&#233;e, m&#234;me si les accords intervenus dans de nombreux domaines refl&#232;tent, par leur ambigu&#239;t&#233;, le niveau de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2005,295-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2005&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-smsi-+.html" rel="tag"&gt;SMSI&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Du 16 au 18 novembre 2005, Tunis recevra le flambeau allum&#233; &#224; Gen&#232;ve, pour le parach&#232;vement du processus du Sommet Mondial sur la Soci&#233;t&#233; de l'Information (SMSI), cl&#244;turant ainsi un cycle de quatre ann&#233;es durant lesquelles la communaut&#233; internationale a tent&#233; de donner une r&#233;ponse aux d&#233;fis multiformes pos&#233;s par la Soci&#233;t&#233; de l'information. Apparemment, aucune question n'a &#233;t&#233; &#233;lud&#233;e, m&#234;me si les accords intervenus dans de nombreux domaines refl&#232;tent, par leur ambigu&#239;t&#233;, le niveau de complexit&#233; des probl&#233;matiques qui vont agiter le monde au cours de ce nouveau si&#232;cle. Durant toutes les phases du SMSI, les gouvernements, les pouvoirs locaux, les organisations de la soci&#233;t&#233; civile et le secteur priv&#233; ont confront&#233; leurs hypoth&#232;ses et envisag&#233; de diff&#233;rentes mani&#232;res l'&#233;volution de nos soci&#233;t&#233;s. Le constat le mieux partag&#233; est qu&#8216;elles vont devoir s'adosser &#224; leurs identit&#233;s tout en faisant preuve d'ouverture pour survivre dans un monde qui va se globaliser de plus en plus, avec les technologies de l'information et de la communication comme colonne vert&#233;brale. Si malgr&#233; tous les efforts soutenus &#224; l'occasion d'intenses n&#233;gociations, la gouvernance de l'Internet reste une question pos&#233;e et &#224; r&#233;soudre, il n'en demeure pas moins que des avanc&#233;es significatives ont &#233;t&#233; obtenues sur nombre de sujets touchant notamment aux droits des citoyens &#224; jouir des immenses potentialit&#233;s offertes par les moyens de communication et d'&#233;change &#233;lectroniques. Les menaces aux libert&#233; ainsi que les multiples travers que certaines formes d'utilisation d'Internet pourraient induire tant du fait d'individus, de groupes plus ou moins organis&#233;s qu'au travers de pratiques &#233;tatiques et gouvernementales, ont &#233;t&#233; &#233;valu&#233;es &#224; leur juste mesure et ont fait l'objet de recommandations pr&#233;cises. Toutefois, le danger le plus grave qui menace l'humanit&#233;, dans la perspective de cette soci&#233;t&#233; de l'information en gestation, est sans nul doute le risque que des millions d'hommes et de femmes soient marginalis&#233;es et contraints d'&#233;voluer &#224; la p&#233;riph&#233;rie d'un monde o&#249; rien de ce qui se passe dans le coin le plus isol&#233; de la plan&#232;te ne peut &#233;chapper &#224; l'attention des uns et des autres. Le monde souffre d&#233;j&#224; trop des incompr&#233;hensions entre les peuples pour se permettre d'approfondir encore un peu plus le foss&#233; li&#233; &#224; l'absence de communication et de dialogue entre les diverses cultures, les sensibilit&#233;s et les groupes sociaux ayant des v&#233;cus diff&#233;rents mais qui sont contraints par l'histoire, la g&#233;ographie et la marche du monde actuelle de partager le m&#234;me espace qu'est la plan&#232;te terre. La proposition, faite par le Chef de l'&#233;tat s&#233;n&#233;galais et port&#233;e par l'Afrique, de cr&#233;er un Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique, pr&#233;sente dans ce contexte un &#233;v&#233;nement d'une tr&#232;s haute port&#233;e historique. Tout d'abord, c'est la premi&#232;re fois qu'une id&#233;e de port&#233;e universelle, venant d'Afrique, est accept&#233;e par la communaut&#233; internationale et salu&#233;e dans toutes les instances o&#249; se d&#233;cide le pr&#233;sent et l'avenir des relations internationales. Ensuite, au del&#224; de son originalit&#233; qui est de poser clairement la question de la solidarit&#233; dans une perspective diff&#233;rente des modalit&#233;s classiques de &#171; l'aide au d&#233;veloppement &#187;, le fonctionnement du Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique repose sur des m&#233;canismes qui devraient permettre d'assurer une intervention diligente et cibl&#233;e en vue de contrer la tendance naturelle &#224; ignorer les campagnes et les zones rurales, les femmes et tous les laiss&#233;s pour compte du processus de d&#233;veloppement des infrastructures et applications tributaires des dures lois du march&#233;. En tout &#233;tat de cause, Tunis s'annonce comme le rendez-vous &#224; l'occasion duquel la communaut&#233; internationale doit prendre des engagements fermes afin d'apporter des r&#233;ponses pr&#233;cises &#224; la mani&#232;re de mettre en &#339;uvre le plan d'action &#233;labor&#233; de mani&#232;re consensuelle &#224; Gen&#232;ve pour faire en sorte que la Soci&#233;t&#233; de l'information soit inclusive et orient&#233;e vers l'&#233;panouissement des femmes et des hommes du monder entier au del&#224; de toutes les diff&#233;rences qui peuvent les caract&#233;riser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;passer les enjeux nationaux</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Depasser-les-enjeux-nationaux.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Depasser-les-enjeux-nationaux.html</guid>
		<dc:date>2005-09-30T15:26:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Comme la presse en a rendu compte, ce n'est pas sans difficult&#233; que s'est d&#233;roul&#233;e la r&#233;union des ministres africains en charge des technologies de l'information et de la communication consacr&#233;e &#224; la gouvernance d'Internet, tenue &#224; Dakar du 5 au 7 septembre 2005, afin d'adopter des postions communes en vue de la prochaine r&#233;union de la deuxi&#232;me phase du SMSI qui doit se tenir &#224; Tunis. L'adoption de positions communes, sur ces questions d'int&#233;r&#234;t strat&#233;gique pour l'Afrique, a en effet souvent (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2005,295-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2005&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme la presse en a rendu compte, ce n'est pas sans difficult&#233; que s'est d&#233;roul&#233;e la r&#233;union des ministres africains en charge des technologies de l'information et de la communication consacr&#233;e &#224; la gouvernance d'Internet, tenue &#224; Dakar du 5 au 7 septembre 2005, afin d'adopter des postions communes en vue de la prochaine r&#233;union de la deuxi&#232;me phase du SMSI qui doit se tenir &#224; Tunis. L'adoption de positions communes, sur ces questions d'int&#233;r&#234;t strat&#233;gique pour l'Afrique, a en effet souvent but&#233; sur les particularismes nationaux, et emp&#234;ch&#233; les consensus n&#233;cessaires. Au-del&#224; de cet &#233;v&#232;nement ponctuel, il est important d'attirer l'attention des d&#233;cideurs politiques africains sur l'imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233; de d&#233;passer les perspectives nationales et d'int&#233;grer la dimension r&#233;gionale dans les politiques relatives aux TIC. Qu'il s'agisse des politiques, des infrastructures, de l'environnement l&#233;gal et r&#233;glementaire, des produits et services d'information voire m&#234;me de la formation des ressources humaines, la nature et l'ampleur des d&#233;fis pos&#233;s appellent &#224; une collaboration &#233;troite entre les &#233;tats africains, &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale comme &#224; l'&#233;chelle continentale. A quoi bon &#233;laborer des politiques nationales qui ignorent o&#249; sont m&#234;me en contradiction avec les politiques du m&#234;me genre &#233;labor&#233;es par les pays voisins ? A quoi bon disposer de bonnes infrastructures de t&#233;l&#233;communications si celles-ci ne sont faiblement voire pas du tout interconnect&#233;es entre pays voisins comme &#224; l'&#233;chelle du continent ? A quoi bon d&#233;velopper des produits et services d'informations pour des march&#233;s nationaux, pour l'essentiel de taille limit&#233;e, &#224; l'heure o&#249; le march&#233; est devenu global et voit s'affronter de grands groupes multinationaux ? A quoi bon l&#233;gif&#233;rer et r&#233;glementer sur le plan national alors que la nature des transactions et la n&#233;cessit&#233; de cr&#233;er un vaste march&#233; impliquent l'adoption de r&#232;gles applicables &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale voire continentale et de plus compatibles avec ce qui se fait sur le plan international ? Enfin, &#224; quoi bon vouloir cr&#233;er des dispositifs de formation nationaux qui ne disposeront ni des ressources humaines, ni des ressources financi&#232;res, ni des ressources mat&#233;rielles n&#233;cessaires &#224; l'accomplissement de leur mission alors que le contexte exige que nos pays puissent compte tenu de la n&#233;cessit&#233; de disposer de ressources humaines de mieux en mieux form&#233;es et ce dans des domaines de plus en plus sp&#233;cialis&#233;s. Les &#233;tats africains, &#224; travers notamment les cadres d'int&#233;gration r&#233;gionale tels l'UEMOA, la CEDEAO, la CEMAC ou encore la COMESA, doivent donc &#233;laborer, sur toutes ces questions, des politiques r&#233;gionales seules capables d'apporter des r&#233;ponses fiables et durables. En la mati&#232;re, plus que dans d'autres encore, il ne saurait y avoir de salut pour l'Afrique que si elle s'engage r&#233;solument dans des politiques et des entreprises qui se d&#233;clinent &#224; l'&#233;chelle continentale o&#249; du moins &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aller au del&#224; du cadre juridique</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Aller-au-dela-du-cadre-juridique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Aller-au-dela-du-cadre-juridique.html</guid>
		<dc:date>2005-08-31T15:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le s&#233;minaire sur le cadre juridique des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal, organis&#233; les 29 et 30 ao&#251;t 2005 par l'Agence de l'Informatique de l'Etat (ADIE), a &#233;t&#233; sans conteste un &#233;v&#233;nement important. Des communications de haut niveau ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;es par les experts commis &#224; cet effet et les &#233;changes de qualit&#233; qui s'en sont suivi ont contribu&#233; &#224; faire de cette rencontre un intense moment de r&#233;flexion sur l'environnement juridique &#224; mettre en place afin que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2005,295-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2005&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le s&#233;minaire sur le cadre juridique des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal, organis&#233; les 29 et 30 ao&#251;t 2005 par l'Agence de l'Informatique de l'Etat (ADIE), a &#233;t&#233; sans conteste un &#233;v&#233;nement important. Des communications de haut niveau ont &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;es par les experts commis &#224; cet effet et les &#233;changes de qualit&#233; qui s'en sont suivi ont contribu&#233; &#224; faire de cette rencontre un intense moment de r&#233;flexion sur l'environnement juridique &#224; mettre en place afin que notre pays puisse faire face aux d&#233;fis pos&#233;s par la Soci&#233;t&#233; de l'information. Venant &#224; son heure, compte tenu notamment de la multiplication des affaires li&#233;es &#224; la cybercriminalit&#233;, de l'adoption de la loi instituant la carte d'identit&#233; num&#233;ris&#233;e ou encore des exigences auxquelles sont de plus en plus soumis les centres d'appels impliqu&#233;s dans des transferts transfrontaliers de donn&#233;es, il a &#233;galement rev&#234;tu un caract&#232;re original par l'association de professionnels de la justice, de repr&#233;sentants de l'Etat et du secteur priv&#233;, d'universitaires et de membres de la soci&#233;t&#233; civile, rarement impliqu&#233;s de la sorte dans les processus visant &#224; &#233;laborer de nouveaux textes l&#233;gislatifs. Les discussions qui se sont notamment d&#233;roul&#233;es autour de la question, oh combien sensible, de la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, a tr&#232;s justement mis en avant la n&#233;cessit&#233; d'assurer la garantie du droit au respect de la vie priv&#233;e, du secret de la correspondance, etc. tout en trouvant un juste &#233;quilibre avec les imp&#233;ratifs de s&#233;curit&#233; et de d&#233;fense comme avec ceux permettant aux activit&#233;s &#233;conomiques de s'&#233;panouir. Un des enseignements majeurs de ce s&#233;minaire aura &#233;t&#233; l'accent mis sur une vision clairement d&#233;finie et partag&#233;e, en mati&#232;re de technologies de l'information et de la communication, s'appuyant pour sa r&#233;alisation sur une strat&#233;gie nationale comportant des objectifs pr&#233;cis, des indicateurs de r&#233;alisation et des moyens financiers. Sous ce regard, il est &#224; d&#233;plorer qu'au moment o&#249; les s&#233;minaristes discutaient de la n&#233;cessit&#233; de la mise sur pied d'une autorit&#233; administrative ind&#233;pendante charg&#233; du contr&#244;le des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel, &#224; l'image de ce qu'est la Commission nationale de l'informatique et des libert&#233;s (CNIL) en France, on annon&#231;ait dans la presse la pr&#233;sentation &#224; l'Assembl&#233;e nationale du projet de loi instituant la carte d'identit&#233; num&#233;ris&#233;e ! ! ! La logique aurait dict&#233; que la loi organisant la protection des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel f&#251;t adopt&#233;e au pr&#233;alable afin de d&#233;finir dans quelles conditions la nouvelle carte d'identit&#233; num&#233;ris&#233;e, devant comporter &#224; la fois des donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel et de nature biom&#233;trique, pouvait &#234;tre institu&#233;e. C'est dire que le S&#233;n&#233;gal ne peut faire l'&#233;conomie d'une v&#233;ritable r&#233;flexion strat&#233;gique pour tirer profit de la formidable synergie qui se cr&#233;erait si les actions souvent louables, qui sont mises en &#339;uvre, s'inscrivaient r&#233;solument dans le cadre d'une vision connue et partag&#233;e par les acteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Exigence de qualit&#233; de service dans le secteur de la t&#233;l&#233;phonie mobile</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Exigence-de-qualite-de-service.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Exigence-de-qualite-de-service.html</guid>
		<dc:date>2005-07-31T15:22:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A la demande de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART), une enqu&#234;te sur la qualit&#233; de service des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;phonie mobile a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e sur l'ensemble du territoire s&#233;n&#233;galais du 20 mai au 9 juin 2005. Les r&#233;sultats, qui ont &#233;t&#233; restitu&#233;s lors d'un atelier tenu le 25 juillet 2005, sont loin d'&#234;tre brillants et ce pour la filiale de l'op&#233;rateur historique, Sonatel Mobiles, comme pour son concurrent Sentel. Pourtant, ces deux soci&#233;t&#233;s se targuent r&#233;guli&#232;rement d'&#234;tre pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2005,295-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2005&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la demande de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART), une enqu&#234;te sur la qualit&#233; de service des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;phonie mobile a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e sur l'ensemble du territoire s&#233;n&#233;galais du 20 mai au 9 juin 2005. Les r&#233;sultats, qui ont &#233;t&#233; restitu&#233;s lors d'un atelier tenu le 25 juillet 2005, sont loin d'&#234;tre brillants et ce pour la filiale de l'op&#233;rateur historique, Sonatel Mobiles, comme pour son concurrent Sentel. Pourtant, ces deux soci&#233;t&#233;s se targuent r&#233;guli&#232;rement d'&#234;tre pour l'une &#171; Le premier r&#233;seau &#187; et pour l'autre &#171; Le meilleur r&#233;seau &#187;. Malheureusement, l'&#233;tude men&#233;e par une soci&#233;t&#233; priv&#233;e fran&#231;aise sp&#233;cialis&#233;e en la mati&#232;re montre que l'on est bien loin de ces images idylliques : couverture insuffisante de nombreuses localit&#233;s comme des axes routiers, probl&#232;mes d'interconnexion entre les deux op&#233;rateurs ainsi qu'entre le r&#233;seau fixe et les r&#233;seaux de t&#233;l&#233;phonie mobile, taux d'&#233;chec &#233;lev&#233;s des communications, nombreuses coupures, etc. sont les principaux maux constat&#233;s sur les deux r&#233;seaux &#224; des degr&#233;s divers. Il est vrai que ces r&#233;sultats ne sont pas v&#233;ritablement une surprise puisque, de mani&#232;re empirique, les clients de ces deux soci&#233;t&#233;s les constatent et les endurent depuis de nombreuses ann&#233;es. Les S&#233;n&#233;galais ont d'ailleurs encore en m&#233;moire la saturation du r&#233;seau Aliz&#233; observ&#233; &#224; la fin de l'ann&#233;e 2004 suite &#224; une campagne de promotion aux cons&#233;quences non ma&#238;tris&#233;es ou encore celle occasionn&#233;e lors du Magal de Touba sans parler des probl&#232;mes rencontr&#233;s au quotidien dans l'utilisation des services de t&#233;l&#233;phonie mobile. D'un cot&#233; comme de l'autre, il appara&#238;t que l'accent a &#233;t&#233; mis sur la &#171; chasse &#187; aux abonn&#233;s sans pour autant faire les investissements n&#233;cessaires pour assurer une couverture ad&#233;quate du territoire national, un &#233;coulement fluide du trafic et une interconnexion sans faille du fixe au mobile et de mobile &#224; mobile. Autant il faut se r&#233;jouir de l'enqu&#234;te commandit&#233;e par l'ART autant il faut regretter son caract&#232;re tardif (la t&#233;l&#233;phonie mobile est op&#233;rationnelle au S&#233;n&#233;gal depuis 1996) et surtout d&#233;plorer l'absence de sanctions de quelques nature que ce soit &#224; l'encontre des op&#233;rateurs pris en flagrant d&#233;lit de non respect du contrat les liant &#224; leurs abonn&#233;s. Pourtant, ces derniers paient le prix fort pour b&#233;n&#233;ficier des services de t&#233;l&#233;phonie puisqu'il leur en co&#251;te cinq &#224; six fois plus cher que lorsqu'ils utilisent la t&#233;l&#233;phonique fixe. Comment expliquer dans ces conditions qu'ils doivent se contenter d'un service d'aussi pi&#232;tre qualit&#233; et qui plus est ne r&#233;pondant pas aux standards internationaux voire m&#234;me aux indications commerciales des op&#233;rateurs. C'est donc l'occasion d'appeler les autorit&#233;s gouvernementales, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, et l'ART, en particulier, &#224; se soucier un peu plus de la qualit&#233; des services de t&#233;l&#233;phonie en introduisant dans les cahiers des charges des op&#233;rateurs des obligations strictes en la mati&#232;re assorties de lourdes p&#233;nalit&#233;s financi&#232;res en cas de non respect en lieu et place des simples invitations &#224; mieux faire. Il est en effet totalement inadmissible, dans un &#233;tat de droit, qu'un fournisseur de service ne respecte pas ses engagements envers ses clients et se permette de dire haut et fort qu'il n'envisage pas de les d&#233;dommager comme cela a &#233;t&#233; entendu en janvier 2005 et ce sans qu'aucune autorit&#233; n'intervienne pour le rappeler &#224; l'ordre. Au-del&#224; du niveau de qualit&#233; d&#251; aux particuliers, il faut &#233;galement souligner qu'une aussi mauvaise qualit&#233; de service ne peut continuer &#224; &#234;tre tol&#233;r&#233;e dans le contexte o&#249; le gouvernement met en &#339;uvre une strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e dont l'un des piliers est pr&#233;cis&#233;ment l'utilisation des technologies de l'information et de la communications. En effet la qualit&#233; des services de t&#233;l&#233;communications est un &#233;l&#233;ment d&#233;terminant de la comp&#233;titivit&#233; des entreprises et d'attractivit&#233; pour les investisseurs &#233;trangers. Il est donc grand temps que le respect des normes de qualit&#233; devienne une obligation dans ce secteur particuli&#232;rement rentable et non un objectif dont l'atteinte serait laiss&#233;e au bon vouloir des op&#233;rateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les collectivit&#233;s locales &#224; l'heure des TIC</title>
		<link>https://www.osiris.sn/les-collectivites-locales-a-l-heure-des-tic.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/les-collectivites-locales-a-l-heure-des-tic.html</guid>
		<dc:date>2005-06-30T15:21:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A quelques semaines du Forum africain des collectivit&#233;s locales et de la soci&#233;t&#233; de l'Information qui doit se tenir du 13 au 25 juillet 2005 &#224; Dakar autour du th&#232;me &#171; Gouvernance &#233;lectronique et Solidarit&#233; num&#233;rique : construire les agendas locaux en Afrique &#187;, l'actualit&#233; semble confirmer que les pouvoirs locaux sont entrain de travailler &#224; la concr&#233;tisation de leur engagement au sein du Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique. Premiers acteurs parmi tous les partenaires &#224; avoir soutenu la mise sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2005,295-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2005&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A quelques semaines du Forum africain des collectivit&#233;s locales et de la soci&#233;t&#233; de l'Information qui doit se tenir du 13 au 25 juillet 2005 &#224; Dakar autour du th&#232;me &#171; Gouvernance &#233;lectronique et Solidarit&#233; num&#233;rique : construire les agendas locaux en Afrique &#187;, l'actualit&#233; semble confirmer que les pouvoirs locaux sont entrain de travailler &#224; la concr&#233;tisation de leur engagement au sein du Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique. Premiers acteurs parmi tous les partenaires &#224; avoir soutenu la mise sur pied de cet important outil de financement de la lutte contre la fracture num&#233;rique et confront&#233;s &#224; la question axiale de l'inclusion des populations dans la soci&#233;t&#233; de l'information, les communes, les villes et les r&#233;gions prennent davantage conscience des nombreuses opportunit&#233;s qu'elles peuvent tirer des technologies de l'information et de la communication. Qu'il s'agisse de l'informatisation de l'Etat civil ou de la gestion administrative, comptable et budg&#233;taire, les r&#233;alisations et les projets fleurissent ici et l&#224; et l'on ne peut que s'en r&#233;jouir. Cependant, il faut noter que le citoyen est souvent le grand absent de ces projets et rares sont les collectivit&#233;s locales qui songent en priorit&#233; &#224; am&#233;liorer le service rendu &#224; leurs administr&#233;s voire &#224; en cr&#233;er de nouveaux, m&#234;me si les efforts de modernisation ont des retomb&#233;es indirectes pour ce dernier. Il est en effet grand temps que l'utilisation des TIC ne soit plus pens&#233;e uniquement comme un moyen d'am&#233;liorer l'efficacit&#233; du fonctionnement interne, pour ne pas dire de la gestion administrative des collectivit&#233;s locales, mais aussi et surtout comme un outil au service du citoyen et de la d&#233;mocratie locale fournissant plus de transparence, d'information, de facilit&#233;s, d'espaces d'expressions et de d&#233;bats, etc. en rapport avec la vie de la cit&#233;. Les collectivit&#233;s doivent ainsi s'orienter vers la mise en place de services en ligne informant sur les diff&#233;rentes d&#233;marches administratives qui sont de leur ressort tout en permettant de t&#233;l&#233;d&#233;charger les formulaires n&#233;cessaires &#224; leur accomplissement. Au del&#224; des diff&#233;rents services en ligne qu'il est possible de mettre en &#339;uvre, il est &#233;galement important que les collectivit&#233;s locales s'impliquent concr&#232;tement dans la lutte contre la fracture num&#233;rique en installant des points d'acc&#232;s public &#224; Internet. Il ne sert en effet &#224; rien de r&#233;aliser de magnifiques &#171; vitrines num&#233;riques &#187; si la majorit&#233; des habitants d'une collectivit&#233;s locales n'ont pas la possibilit&#233; des les utiliser faute de pouvoir acc&#233;der &#224; Internet soit parce que l'infrastructure d'acc&#232;s est inexistante, soit parce qu'ils n'ont pas les moyens financiers de se connecter ou encore parce qu'ils ne sont pas capables d'utiliser l'outil informatique. Pour apporter des solutions &#224; tous ces probl&#232;mes, les collectivit&#233;s locales doivent donc, &#224; l'image des Etats, concevoir des strat&#233;gies en la mati&#232;re, prenant en compte les dimensions infrastructures, co&#251;ts d'acc&#232;s, formation, cr&#233;ation de contenu, etc. Leur implication plus active dans le d&#233;ploiement de r&#233;seaux alternatifs de t&#233;l&#233;communication et l'offre de services d'information administrative plus d&#233;velopp&#233;s permettraient de r&#233;duire les co&#251;ts d'acc&#232;s et favoriser une plus grande diss&#233;mination ; ce qui leur garantirait ainsi des ressources additionnelles dans le m&#234;me temps o&#249; la p&#233;n&#233;tration Internet s'accro&#238;trait. Il faut souhaiter que les recommandations attendues de la conf&#233;rence de Dakar indiquent, comme ce fut le cas avec la rencontre de Bamako 2002 pr&#233;paratoire au sommet de Gen&#232;ve, des pistes int&#233;ressantes &#224; proposer &#224; la rencontre de Bilbao puis au sommet de Tunis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Encourager la cr&#233;ation, la circulation et le partage du savoir</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Encourager-la-creation-la.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Encourager-la-creation-la.html</guid>
		<dc:date>2005-05-31T15:20:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le 25 mai 2005 &#224; Johannesburg s'est d&#233;roul&#233; un &#233;v&#232;nement important qui est pourtant presque pass&#233; inaper&#231;u &#224; savoir le lancement de Creative Commons South Africa (ccSA). Quasiment inconnu en Afrique, Creative Commons est un syst&#232;me alternatif de contrats invent&#233; par Lawrence Lessig, Professeur de Droit &#224; l'Universit&#233; de Stanford (Etats-Unis), en vue de pallier les inconv&#233;nients li&#233;s au Copyright et &#224; la l&#233;gislation sur le droit d'auteur. Les contrats Creative Commons assurent la protection (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2005,295-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2005&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 25 mai 2005 &#224; Johannesburg s'est d&#233;roul&#233; un &#233;v&#232;nement important qui est pourtant presque pass&#233; inaper&#231;u &#224; savoir le lancement de Creative Commons South Africa (ccSA). Quasiment inconnu en Afrique, Creative Commons est un syst&#232;me alternatif de contrats invent&#233; par Lawrence Lessig, Professeur de Droit &#224; l'Universit&#233; de Stanford (Etats-Unis), en vue de pallier les inconv&#233;nients li&#233;s au Copyright et &#224; la l&#233;gislation sur le droit d'auteur. Les contrats Creative Commons assurent la protection du droit d'auteur tout en autorisant &#224; l'avance le public &#224; utiliser, diffuser, r&#233;utiliser ou modifier les cr&#233;ations de l'esprit (musique, photos, films, textes, site Web, etc.) selon les conditions sp&#233;cifi&#233;es par l'auteur dans le contrat qui leur est associ&#233;. En effet, compte tenu de leur caract&#232;re restrictif et de leur complexit&#233;, les dispositions relatives au Copyright et aux droits d'auteur constituent aujourd'hui un obstacle &#224; la diffusion des &#339;uvres et &#224; la cr&#233;ativit&#233; intellectuelle. De plus, compte tenu du fait q'elles impliquent souvent le paiement de droits &#233;lev&#233;s pour autoriser la diffusion ou la reproduction des oeuvres, notamment dans le domaine de l'&#233;dition, elles rench&#233;rissent consid&#233;rablement les co&#251;ts des ouvrages litt&#233;raires, &#233;ducatifs et scientifiques freinant le d&#233;veloppement de la culture, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, et ob&#233;rant, en particulier, les efforts consentis par les pays en voie de d&#233;veloppement en mati&#232;re d'&#233;ducation, de formation et de recherche. A l'heure o&#249; certains pays d&#233;velopp&#233;s souhaitent renforcer les restrictions sur le Copyright et la propri&#233;t&#233; intellectuelle et imposer la brevetabilit&#233; des logiciels et du vivant, via l'Organisation mondiale de la propri&#233;t&#233; intellectuelle (OMPI), l'Organisation mondiale du commerce (OMC) voire dans le cadre des n&#233;gociations commerciales bilat&#233;rales en y incluant des clauses dites &#171; TRIPS plus &#187;, la plus grande vigilance est de mise sur ces questions. Des pays comme l'Inde, le Br&#233;sil ou encore l'Afrique du Sud montrent cependant que les combats contre les puissances dominantes, qu'il s'agisse des &#233;tats ou des firmes multinationales, sont loin d'&#234;tre perdus d'avance si la d&#233;termination politique et la mobilisation sociale s'&#233;paulent mutuellement. Afin de renforcer cette dynamique internationale naissante, l'Afrique doit s'atteler &#224; la cr&#233;ation de chapitres Cr&#233;ative Commons, &#224; vocation nationale ou r&#233;gionale, afin d'encourager l'&#233;ducation, la cr&#233;ativit&#233;, l'innovation et par la m&#234;me le d&#233;veloppement. Il est de la responsabilit&#233; de la soci&#233;t&#233; civile d'impulser un vaste mouvement social, associant l'ensemble des cr&#233;ateurs intellectuels, et visant notamment &#224; inventer des mod&#232;les &#233;conomiques alternatifs permettant de r&#233;tribuer le travail des cr&#233;ateurs sans pour autant que leurs implications financi&#232;re interdisent aux plus d&#233;munis d'acc&#233;der &#224; la culture. Cela &#233;tant, les &#233;tats sont &#233;galement interpell&#233;s et devraient d&#233;finir et mettre en &#339;uvre des politiques visant &#224; &#233;largir les fronti&#232;res du domaine public de l'information. Le principe selon lequel l'information et les travaux produits sur la base de financements publics devraient, sauf cas exceptionnel, pouvoir &#234;tre utilis&#233;s librement devrait ainsi &#234;tre &#233;rig&#233; en r&#232;gle intangible afin que les fruits de l'effort public ne puissent avoir des retomb&#233;es b&#233;n&#233;ficiant d'abord et avant tout &#224; des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s. Globalement, il s'agit de mettre en &#339;uvre une strat&#233;gie reposant sur le triptyque utilisation des logiciels libres pour le d&#233;veloppement d'applications et la production de biens et services d'information, recours aux contrats Creative Commons en vue de favoriser la cr&#233;ation, la libre circulation et le partage du savoir et extension du domaine public de l'information dans le but promouvoir l'information comme bien public, afin que l'Afrique puisse b&#226;tir une soci&#233;t&#233; de l'information inclusive ayant pour objectif l'&#233;panouissement de ses citoyens dans un monde pacifique, juste et solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;gulation des t&#233;l&#233;coms : Apporter des r&#233;ponses rapides et pertinentes &#224; l'&#233;chelle africaine</title>
		<link>https://www.osiris.sn/regulation-des-telecoms-apporter-des-reponses-rapides-et-pertinentes-a-l.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/regulation-des-telecoms-apporter-des-reponses-rapides-et-pertinentes-a-l.html</guid>
		<dc:date>2005-04-30T15:18:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La troisi&#232;me assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'Association des r&#233;gulateurs des t&#233;l&#233;communications d'Afrique de l'Ouest (ARTAO) s'est tenue du 12 au 14 avril 2005 &#224; Dakar sur le th&#232;me &#171; Les t&#233;l&#233;communications comme infrastructures de d&#233;veloppement : Perspectives africaines &#187;. A cette occasion, les analystes du secteur des t&#233;l&#233;communications ont une fois de plus rappel&#233; les indicateurs peu reluisant caract&#233;risant le d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information en Afrique : 0,4% des contenus accessibles (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2005,295-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2005&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La troisi&#232;me assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'Association des r&#233;gulateurs des t&#233;l&#233;communications d'Afrique de l'Ouest (ARTAO) s'est tenue du 12 au 14 avril 2005 &#224; Dakar sur le th&#232;me &#171; Les t&#233;l&#233;communications comme infrastructures de d&#233;veloppement : Perspectives africaines &#187;. A cette occasion, les analystes du secteur des t&#233;l&#233;communications ont une fois de plus rappel&#233; les indicateurs peu reluisant caract&#233;risant le d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information en Afrique : 0,4% des contenus accessibles sur le Web sont d'origine africaine, les internautes africains repr&#233;sentent 1,1% de ceux de la plan&#232;te, le taux de p&#233;n&#233;tration du t&#233;l&#233;phone fixe est en moyenne de 2% et celui du t&#233;l&#233;phone mobile de 10%. Avec une telle situation comment l'Afrique peut-elle esp&#233;rer tirer profit des opportunit&#233;s offertes par les technologies de l'information et de la communication pour contribuer &#224; son d&#233;veloppement ? Les raisons de cette situation sont bien connues : Manque de moyens financiers pour investir dans le d&#233;ploiement des infrastructures de t&#233;l&#233;communications, chert&#233; de l'&#233;quipement informatique et de t&#233;l&#233;communications import&#233; dans son int&#233;gralit&#233;, forte proportion de la population vivant dans des zones peu voire pas desservies par les r&#233;seaux routiers et &#233;lectriques, faiblesse des revenus de l'&#233;crasante majorit&#233;, taux d'analphab&#233;tisme &#233;lev&#233;s doubl&#233;s par des taux encore plus importants d'analphab&#233;tisme num&#233;rique, etc. On oublie cependant souvent de dire que cette situation est largement imputable aux &#233;tats africains qui n'ont pas su ou voulu mettre en &#339;uvre les politiques ad&#233;quates et ont laiss&#233; prosp&#233;rer des pratiques inacceptables aujourd'hui lourdes de cons&#233;quences. En effet, pendant des ann&#233;es les op&#233;rateurs historiques, pourtant sous contr&#244;le public, se sont content&#233;s de d&#233;velopper les r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications dans les zones rentables au m&#233;pris du respect de l'&#233;galit&#233; des citoyens devant la loi et d'un am&#233;nagement harmonieux du territoire. L'acc&#232;s universel, objectif figurant pourtant dans quasiment toutes les politiques nationales de t&#233;l&#233;communications, est rest&#233; un v&#339;ux pieux tellement ont &#233;t&#233; rares les efforts visant &#224; mailler les territoires avec des acc&#232;s publics &#233;quitablement r&#233;partis. Enfin, les prix des services de t&#233;l&#233;communications ont souvent &#233;t&#233; et restent d'une chert&#233; sans commune mesure avec leurs co&#251;ts r&#233;els. Avec la mise en &#339;uvre des politiques de r&#233;forme du secteur des t&#233;l&#233;communications, les choses n'ont souvent fait qu'empirer. En effet, dans la majeure partie des pays, la privatisation des op&#233;rateurs historiques a pr&#233;c&#233;d&#233; la lib&#233;ralisation des march&#233;s avec pour principale cons&#233;quence le remplacement de monopoles publics nationaux par des monopoles priv&#233;s &#233;trangers. De m&#234;me l'ouverture &#224; la concurrence du seul secteur de la t&#233;l&#233;phonie mobile a entra&#238;n&#233; le d&#233;veloppement de r&#233;seaux cellulaires de premi&#232;re g&#233;n&#233;ration, techniquement incapables de servir de support au d&#233;ploiement d'Internet, et la stagnation des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;phonie fixe d&#233;j&#224; peu d&#233;velopp&#233;s. Enfin, la cr&#233;ation tardive d'organes de r&#233;gulation dot&#233;s de faibles moyens humains, techniques et financiers, d&#233;pourvus d'une r&#233;elle autorit&#233; et de pouvoirs de sanction et surtout n'ayant pas de v&#233;ritable autonomie vis-&#224;-vis du pouvoir politique, par ailleurs souvent actionnaire dans les op&#233;rateurs historiques, n'a pas permis que se d&#233;veloppe une concurrence saine et loyale ni que l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et la protection des consommateurs soit v&#233;ritablement garantis. Aujourd'hui, dans le sillage des efforts men&#233;s en vue d'acc&#233;l&#233;rer le processus d'int&#233;gration africaine, il est de plus en plus question d'harmoniser la r&#233;gulation du secteur des t&#233;l&#233;communications &#224; l'&#233;chelle des r&#233;gions comme en t&#233;moigne le travail men&#233; au sein de la Southern African Telecommunication Regulatory Association (SATRA) et de son homologue ouest-africaine l'ARTAO. Cela &#233;tant au-del&#224; des d&#233;clarations de principes, les &#233;tats africains, qui restent terriblement interventionnistes en mati&#232;re &#233;conomique, sont-ils pr&#234;ts &#224; abandonner le contr&#244;le qu'ils exercent encore sur ce secteur strat&#233;gique et hautement rentable &#224; travers leur participation dans le capital des op&#233;rateurs historiques et les relations incestueuses qu'ils entretiennent avec les organes de r&#233;gulation ? De plus, si r&#233;gulation &#224; l'&#233;chelle des r&#233;gions il doit y avoir, qu'elles seront les dispositions prises pour que la t&#233;l&#233;phonie rurale soit v&#233;ritablement une priorit&#233; et que cela se traduise effectivement dans les cahiers des charges impos&#233;s aux op&#233;rateurs existant ou entrant sur le march&#233; ? Quelles seront les mesures prises en mati&#232;re de grille tarifaire pour mettre fin &#224; l'aberration qui fait qu'en Afrique, partie la plus pauvre du monde, le co&#251;t des services de t&#233;l&#233;communications est de loin le plus cher au monde au monde alors qu'ils reposent sur des technologies d&#233;j&#224; amorties ailleurs et sont souvent de pi&#232;tre qualit&#233; ? Last but not least, quelles actions concr&#232;tes seront mises en &#339;uvre pour interconnecter les r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications de telle sorte que le trafic intra africain ne soit pas trait&#233; par des op&#233;rateurs europ&#233;ens ou am&#233;ricains &#224; l'ext&#233;rieur du continent et que le co&#251;t des communications internationales soient r&#233;duits ? Enfin comment faire en sorte qu'&#233;mergent des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications &#224; capitaux majoritairement africains capables de se d&#233;ployer &#224; l'&#233;chelle des r&#233;gions voire du continent afin que le secteur des t&#233;l&#233;communications ne devienne pas la chasse gard&#233;e des op&#233;rateurs &#233;trangers ? Tels sont quelques uns des d&#233;fis qui interpellent notamment les responsables des organes de r&#233;gulation africains et auxquels l'Afrique attend des r&#233;ponses rapides et pertinentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Aller de l'administration en r&#233;seau vers la soci&#233;t&#233; en r&#233;seau</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Aller-de-l-administration-en.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Aller-de-l-administration-en.html</guid>
		<dc:date>2005-03-31T15:17:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avec le lancement officiel de l'intranet gouvernemental le 15 mars 2005, par le Pr&#233;sident de la R&#233;publique, c'est un pas de g&#233;ant qui a &#233;t&#233; franchi dans le sens de la modernisation de l'administration s&#233;n&#233;galaise. Pendant des ann&#233;es, la D&#233;l&#233;gation &#224; l'Informatique a d&#233;clar&#233; &#234;tre en train de mettre sur pied un outil de communication moderne au service de l'administration dans le cadre du fameux r&#233;seau &#171; Voix et donn&#233;es &#187; qui, bien que maintes fois annonc&#233; depuis le milieu des ann&#233;es 90, n'a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2005,295-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2005&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec le lancement officiel de l'intranet gouvernemental le 15 mars 2005, par le Pr&#233;sident de la R&#233;publique, c'est un pas de g&#233;ant qui a &#233;t&#233; franchi dans le sens de la modernisation de l'administration s&#233;n&#233;galaise. Pendant des ann&#233;es, la D&#233;l&#233;gation &#224; l'Informatique a d&#233;clar&#233; &#234;tre en train de mettre sur pied un outil de communication moderne au service de l'administration dans le cadre du fameux r&#233;seau &#171; Voix et donn&#233;es &#187; qui, bien que maintes fois annonc&#233; depuis le milieu des ann&#233;es 90, n'a en fait jamais &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;. C'est tout &#224; l'honneur de la Direction de l'Informatique de l'Etat devenue depuis l'Agence De l'Informatique de l' Etat, dirig&#233; par Mouhamed Tidiane Seck, que d'avoir r&#233;ussi &#224; mener &#224; bien cet ambitieux projet qui devrait dans un premier temps r&#233;volutionner la communication intra administrative mais aussi les m&#233;thodes de travail de l'administration par la mise en place d'applications collaboratives. De la sorte, l'Etat joue pleinement le r&#244;le qui doit &#234;tre le sien dans la pr&#233;paration du pays &#224; une participation active dans la soci&#233;t&#233; de l'information &#224; savoir celui d'un utilisateur mod&#232;le des technologies de l'information et de la communication indiquant la voie &#224; suivre aux h&#233;sitants, jouant un r&#244;le d'entra&#238;nement pour les diff&#233;rents secteur d'activit&#233;s et surtout contribuant &#224; la modernisation de son fonctionnement au service de la comp&#233;titivit&#233; et de la croissance mais aussi &#224; l'am&#233;lioration du service rendu aux citoyens en termes de rapidit&#233;, de qualit&#233; et de transparence des proc&#233;dures administratives. Intranet gouvernemental aujourd'hui, extranet administratif demain, cet outil doit rapidement permettre de d&#233;mat&#233;rialiser toute une s&#233;rie de proc&#233;dures administratives et d'offrir de nombreuses possibilit&#233;s d'interactions entre l'administration, l'entreprise et le citoyen. L'erreur serait grande et le g&#226;chis important compte tenu du montant de l'investissement et des opportunit&#233;s offertes si l'on voulait se contenter seulement d'am&#233;liorer le fonctionnement et la productivit&#233; de l'administration. D&#232;s que les textes reconnaissant les documents et la signature &#233;lectronique auront &#233;t&#233; adopt&#233;s, la loi sur la protection des donn&#233;es individuelles vot&#233;e, la carte d'identit&#233; num&#233;rique devenue une r&#233;alit&#233;, il faudra d&#233;velopper partout o&#249; cela sera possible les t&#233;l&#233;proc&#233;dures administratives afin que les citoyens comme les entreprises cessent de se d&#233;placer pour un oui ou pour un non et surtout arr&#234;tent de perdre des heures et des heures dans les services administratifs pour la moindre attestation. Bien entendu, tout cela ne sera qu'utopie, si l'on n'autorise pas la cr&#233;ation de structures d'acc&#232;s agr&#233;es, proches des citoyens, qui leur permettront d'acc&#233;der &#224; des ordinateurs connect&#233;s et surtout de b&#233;n&#233;ficier des conseils n&#233;cessaires. Cela appelle aussi la mise sur pied d'une v&#233;ritable politique en mati&#232;re d'acc&#232;s publics &#224; Internet qui fait aujourd'hui cruellement d&#233;faut. Certes, les cybercaf&#233;s priv&#233;s sont l&#224;, qui se d&#233;veloppent un peu partout dans les quartiers des principales villes du pays, mais quid des zones o&#249; ils sont absents pour cause de non rentabilit&#233; ? Il revient donc &#224; l'Etat et aux collectivit&#233;s locales de d&#233;velopper un vaste r&#233;seau d'acc&#232;s publics &#224; travers le pays non seulement pour permettre la connexion &#224; Internet et demain la mise en &#339;uvre des t&#233;l&#233;proc&#233;dures administratives, mais aussi pour y mener des activit&#233;s de sensibilisation et de formation destin&#233;es &#224; tous ceux qui sont en dehors des circuits formels. Il s'agit donc maintenant de mettre en &#339;uvre un autre grand chantier num&#233;rique pour d&#233;passer le stade de l'administration en r&#233;seau pour aller vers une soci&#233;t&#233; en r&#233;seau &#224; laquelle tous les citoyens, y compris les plus d&#233;munis, pourront se connecter. Cela ne peut se r&#233;aliser que si l'Etat se d&#233;cide &#233;galement &#224; mettre en &#339;uvre une politique volontariste de d&#233;monopolisation du secteur, notamment dans son volet transport de donn&#233;es, pour permettre la floraison d'offres de services aptes &#224; assurer une vaste gammes de produits accessibles aux moyens financiers du plus grand nombre. Le pays qui est &#224; la base du Fonds mondial de solidarit&#233; num&#233;rique a l'obligation de donner l'exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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