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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Esquisse de bilan</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En cette p&#233;riode, il est difficile de ne pas sacrifier au traditionnel bilan de fin d'ann&#233;e d'autant que 2004 semble avoir &#233;t&#233; une ann&#233;e charni&#232;re en mati&#232;re de TIC au S&#233;n&#233;gal. En effet, l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e a d&#233;but&#233; avec l'annonce par le gouvernement de son intention de mettre fin au monopole de la Sonatel sur la t&#233;l&#233;phonie fixe et internationale, intention qui a &#233;t&#233; concr&#233;tis&#233;e en juillet 2004, cl&#244;turant ainsi le processus de r&#233;forme du secteur des t&#233;l&#233;communications entam&#233; en 1981. D&#233;sormais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2004&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En cette p&#233;riode, il est difficile de ne pas sacrifier au traditionnel bilan de fin d'ann&#233;e d'autant que 2004 semble avoir &#233;t&#233; une ann&#233;e charni&#232;re en mati&#232;re de TIC au S&#233;n&#233;gal. En effet, l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e a d&#233;but&#233; avec l'annonce par le gouvernement de son intention de mettre fin au monopole de la Sonatel sur la t&#233;l&#233;phonie fixe et internationale, intention qui a &#233;t&#233; concr&#233;tis&#233;e en juillet 2004, cl&#244;turant ainsi le processus de r&#233;forme du secteur des t&#233;l&#233;communications entam&#233; en 1981. D&#233;sormais l'ensemble des activit&#233;s de t&#233;l&#233;communication est plac&#233; sous le r&#233;gime de la concurrence, ce qui devrait permettre l'arriv&#233;e de nouveaux entrants sur le march&#233;, favoriser le d&#233;ploiement de technologies alternatives et entra&#238;ner une baisse des co&#251;ts sur certains services. Cependant, en l'absence d'une lettre de politique sectorielle des t&#233;l&#233;communications, les investisseurs nationaux et &#233;trangers sont dans l'expectative ce qui a pour cons&#233;quence de retarder la mat&#233;rialisation des opportunit&#233;s offertes par la lib&#233;ralisation du secteur. L'ann&#233;e 2004 a &#233;galement permis de constater la mont&#233;e en puissance de l'ART qui a annonc&#233; de nombreux chantiers : plan national de num&#233;rotation, adoption d'une grille tarifaire pour l'assignation des fr&#233;quences radio&#233;lectriques, journ&#233;es de vulgarisation sur la gestion des fr&#233;quences, concertation nationale sur la lib&#233;ralisation du secteur des t&#233;l&#233;communications, &#233;laboration d'un projet de cahier des charges pour l'exploitation des t&#233;l&#233;centres, r&#233;flexion sur le d&#233;groupage et la portabilit&#233; des num&#233;ros, etc. Il reste &#224; l'ART de s'affirmer plus vigoureusement si elle veut &#234;tre vraiment cr&#233;dible aux yeux de tous les acteurs. Pour ce qui est de l'infrastructure et des services, les faits marquants ont &#233;t&#233; la progression continue de la t&#233;l&#233;phonie mobile, l'extension de l'ADSL &#224; toutes les capitales r&#233;gionales, le lancement du WiFi et l'exp&#233;rimentation de la t&#233;l&#233;vision sur ADSL, le passage de la bande passante Internet internationale &#224; 465 Mbps et la cr&#233;ation d'un comit&#233; de pilotage sur l'Internet nouvelle g&#233;n&#233;ration. Cependant, malgr&#233; des progr&#232;s, la couverture des zones rurales laisse toujours &#224; d&#233;sirer avec des cons&#233;quences graves en mati&#232;re d'am&#233;nagement du territoire et d'&#233;galit&#233; d'acc&#232;s des citoyens aux outils de communications. De plus, en raison notamment de tarifs &#233;lev&#233;s, l'infrastructure et les services restent largement sous-utilis&#233;s par les acteurs &#233;conomiques comme par les m&#233;nages au pouvoir d'achat limit&#233;. L'Etat a fait des avanc&#233;es substantielles tant sur le plan institutionnel avec la cr&#233;ation de l'Agence de l'Informatique de l'Etat (ADIE) qui devrait mettre d&#233;finitivement fin &#224; la cacophonie qui a r&#233;gn&#233;e dans le domaine pendant de nombreuses ann&#233;es que sur le plan op&#233;rationnel avec la mise en &#339;uvre de l'intranet administratif qui devrait contribuer de mani&#232;re significative &#224; la modernisation du fonctionnement de l'administration. L'annonce de l'introduction de la nouvelle carte nationale d'identit&#233; utilisant des proc&#233;d&#233;s biom&#233;triques devrait consolider les acquis en mati&#232;re de fichiers d'identification et permettre de fiabiliser le fichier &#233;lectoral, gage d'&#233;lections d&#233;mocratiques et transparentes. Le secteur priv&#233; continue &#224; montrer son int&#233;r&#234;t pour les TIC comme le prouve le dynamisme des entreprises du secteur et sa volont&#233; de mieux prendre en charge ses probl&#232;mes sp&#233;cifiques avec la cr&#233;ation d'organisations professionnelles comme la SITSA (Senegalese Information Technology Association ) et la FOCYS (Forum des Cyber centres du S&#233;n&#233;gal) qui sont venues s'ajouter &#224; l'Organisation des professionnels des technologies de l'information et de la communication (OPTIC). Du c&#244;t&#233; de la soci&#233;t&#233; civile, les diverses associations continuent de faire leur travail de sensibilisation, de vulgarisation et de formation avec beaucoup de volont&#233; mais avec peu de moyens. Des projets initi&#233;s avec le concours de la coop&#233;ration internationale comme la Digital Freedom Initiative (DFI) sont entr&#233;s dans leur phase de d&#233;ploiement, venant ainsi &#233;largir le champ des interventions multiformes qui doivent &#234;tre mises en synergie par une strat&#233;gie nationale &#233;labor&#233;e selon une d&#233;marche participative. L'ann&#233;e 2005 qui d&#233;bute devrait &#234;tre celle de la confirmation des options strat&#233;giques du Sommet mondial de la soci&#233;t&#233; de l'information dont la seconde phase se d&#233;roulera en novembre &#224; Tunis. D&#233;but f&#233;vrier, la r&#233;union r&#233;gionale du groupe Afrique &#224; Accra devrait donner une plus grande impulsion &#224; la concertation qui est engag&#233;e au sein du NEPAD et de l'Union Africaine, afin de mieux coordonner les initiatives en cours sur le continent et tirer ainsi davantage profit des possibilit&#233;s offertes les TIC. Avec l'inauguration prochaine du Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique (FSN), l'une des initiatives majeures lanc&#233;es pour r&#233;duire la fracture num&#233;rique, il sera bient&#244;t possible de concr&#233;tiser sur le terrain la volont&#233; d&#233;j&#224; affich&#233;e par l'Organisation mondiale des villes et pouvoirs locaux ainsi que les pays membres de l'Organisation internationale de la francophonie de mettre en place des m&#233;canismes de financement innovants. D&#232;s lors, il urge de mat&#233;rialiser l'id&#233;e de &#171; Coalition nationale &#187; pour la Soci&#233;t&#233; de l'Information qui est devenue au fil des rencontres un concept que s'approprient de nombreux acteurs qui y trouvent la formule id&#233;ale pour g&#233;rer le large consensus qui se d&#233;gage au S&#233;n&#233;gal conduire pour une politique volontariste en faveur du d&#233;veloppement des TIC tant du point de vue des infrastructures et des &#233;quipements que de celui des usages. Pour terminer, au nom de tous les membres d'OSIRIS, je voudrais souhaiter &#224; chacune et &#224; chacun d'entre vous qui nous lisez r&#233;guli&#232;rement, mes meilleurs v&#339;ux de bonne et heureuse ann&#233;e pour 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au-del&#224; du d&#233;veloppement de l'infrastructure</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Au-dela-du-developpement-de-l.html</link>
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		<dc:date>2004-11-30T15:56:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res semaines, les internautes et les professionnels ont pu se r&#233;jouir &#224; l'annonce de deux bonnes nouvelles &#224; savoir d'une part la mise sur pied d'un comit&#233; de pilotage pour le d&#233;ploiement de l'Internet nouvelle g&#233;n&#233;ration &#224; tr&#232;s haut d&#233;bit dit &#171; Internet 2 &#187; et le passage de la bande passante Internet internationale de 310 Mbps &#224; 465 Mbps. Ces deux informations, qui vont dans le sens de l'am&#233;lioration sans cesse n&#233;cessaire de l'infrastructure de t&#233;l&#233;communications, sont bien (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces derni&#232;res semaines, les internautes et les professionnels ont pu se r&#233;jouir &#224; l'annonce de deux bonnes nouvelles &#224; savoir d'une part la mise sur pied d'un comit&#233; de pilotage pour le d&#233;ploiement de l'Internet nouvelle g&#233;n&#233;ration &#224; tr&#232;s haut d&#233;bit dit &#171; Internet 2 &#187; et le passage de la bande passante Internet internationale de 310 Mbps &#224; 465 Mbps. Ces deux informations, qui vont dans le sens de l'am&#233;lioration sans cesse n&#233;cessaire de l'infrastructure de t&#233;l&#233;communications, sont bien entendu &#224; saluer en ce qu'elles permettent de coller &#224; l'&#233;volution technologique et de satisfaire voire d'anticiper les besoins en bande passante. Cela &#233;tant, force est de constater que si l'infrastructure nationale de t&#233;l&#233;communications reste une des toutes premi&#232;res du continent africain, il est loin d'en &#234;tre de m&#234;me en mati&#232;re de d&#233;veloppement du secteur des TIC et de niveau d'utilisation de ces derni&#232;res dans les diff&#233;rentes sph&#232;res de la soci&#233;t&#233;. Depuis plusieurs ann&#233;es, le nombre d'abonn&#233;s &#224; Internet stagne entre 15 et 20.000 et le nombre d'internautes se situe toujours entre 100.000 et 150.000 ce qui est bien peu ramen&#233; aux dix millions de S&#233;n&#233;galais et de S&#233;n&#233;galaises que compte le pays (soit &#224; peine plus de 1% de p&#233;n&#233;tration selon les crit&#232;res de l'IUT). Ces indicateurs mesurent les faibles r&#233;sultats des politiques men&#233;es dans le domaine des TIC depuis maintenant pr&#232;s de 10 ans. A titre de comparaison, gr&#226;ce &#224; une politique hardie, la Cor&#233;e du sud a fait passer, en 5 ans, le nombre d'utilisateurs d'Internet de 2% de sa population &#224; 65%. Or il faut bien se rendre compte que sans utilisation intensive des TIC dans tous les domaines d'activit&#233;s, le secteur des TIC lui m&#234;me ne pourra gu&#232;re se d&#233;velopper et l'&#233;conomie s&#233;n&#233;galaise sera de moins en moins comp&#233;titive dans le monde globalis&#233; dans lequel nous vivons aujourd'hui. Il est donc grand temps qu'une v&#233;ritable strat&#233;gie nationale, d&#233;clin&#233;e en autant de strat&#233;gies sectorielles que n&#233;cessaire, soit &#233;labor&#233;e, valid&#233;e, dot&#233;e des moyens requis par sa mise en &#339;uvre et effectivement mat&#233;rialis&#233;e sur la base d'un &#233;ch&#233;ancier pr&#233;cis tout en faisant l'objet d'un suivi et d'une &#233;valuation rigoureux et r&#233;guliers. Si les TIC doivent &#234;tre un des principaux leviers du d&#233;veloppement &#233;conomique et social du pays comme l'a d&#233;clar&#233; le Premier ministre dans son discours de politique g&#233;n&#233;rale, alors il devient urgent de s'atteler &#224; cette t&#226;che et &#233;viter de se limiter &#224; des initiatives parcellaires et donc forc&#233;ment non structurantes. En la mati&#232;re, il n'y a en effet pas de miracles. Lorsqu'en 1997 la France a constat&#233; qu'elle &#233;tait en retard sur les autres pays occidentaux en termes de niveau d'utilisation des TIC, le Premier ministre de l'&#233;poque, Lionnel Jospin, a pris une d&#233;cision politique volontariste en lan&#231;ant le Programme d'action gouvernemental pour la soci&#233;t&#233; de l'information (PAGSI) visant &#224; &#171; Pr&#233;parer l'entr&#233;e de la France dans la Soci&#233;t&#233; de l'information &#187; et les r&#233;sultats n'ont pas tard&#233; &#224; se faire sentir. Dans notre pays o&#249; le secteur priv&#233; national est &#224; la fois peu &#233;velopp&#233; et fragile, comme l'a r&#233;cemment montr&#233; la crise provoqu&#233;e par le projet d'arr&#234;t&#233; Sarkozy sur les centres d'appels, il est grand temps que l'Etat mette en &#339;uvre de grands chantiers num&#233;riques structurants, seuls capables de donner une impulsion significative au secteur et permettre au S&#233;n&#233;gal de tirer pleinement profit des opportunit&#233;s offertes par les technologies de l'information et de la communication sur le plan &#233;conomique culturel et social. A trop continuer de tergiverser, notre infrastructure de t&#233;l&#233;communications, dont nous sommes si fiers &#224; juste titre, risque de conna&#238;tre le m&#234;me sort que les barrages sur le Fleuve S&#233;n&#233;gal &#224; savoir repr&#233;senter un formidable investissement largement sous-utilis&#233; faute d'avoir pris les mesures d'accompagnement n&#233;cessaires. Alors il est grand temps d'aller au-del&#224; du d&#233;veloppement de l'infrastructure et de se pencher r&#233;solument sur la mise en &#339;uvre d'applications et de services capables de la rentabiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chaude alerte sur le secteur des centres d'appel</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Chaude-alerte-sur-le-secteur-des.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Chaude-alerte-sur-le-secteur-des.html</guid>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;La comp&#233;tition dans les conditions de la mondialisation &#233;dict&#233;es par l'OMC et son fameux Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS) est un leurre pour les pays faibles. Elle permet, sans frais, d'ouvrir les march&#233;s de ces derniers aux produits et services des pays d&#233;velopp&#233;s tout en donnant &#224; ceux-ci la libert&#233; et les instruments juridiques pour se prot&#233;ger d'un &#233;ventuel retour de b&#226;ton. Le cas des centres d'appel est un exemple &#233;difiant &#224; cet &#233;gard. Parce que les technologies de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La comp&#233;tition dans les conditions de la mondialisation &#233;dict&#233;es par l'OMC et son fameux Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS) est un leurre pour les pays faibles. Elle permet, sans frais, d'ouvrir les march&#233;s de ces derniers aux produits et services des pays d&#233;velopp&#233;s tout en donnant &#224; ceux-ci la libert&#233; et les instruments juridiques pour se prot&#233;ger d'un &#233;ventuel retour de b&#226;ton. Le cas des centres d'appel est un exemple &#233;difiant &#224; cet &#233;gard. Parce que les technologies de l'information et les r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communication leur permettent &#224; pr&#233;sent de se battre &#171; &#224; armes &#233;gales &#187; sur de nombreux cr&#233;neaux, avec souvent de meilleurs avantages comparatifs (co&#251;t de main d'&#339;uvre par exemple), nombre de pays en d&#233;veloppement ont investi le secteur des t&#233;l&#233;services. Les d&#233;localisations qui en r&#233;sultent constituent d&#232;s lors un sujet de pr&#233;occupation majeure dans la plupart des pays du nord qui voient ainsi un secteur &#224; forte valeur ajout&#233;e s'installer dans des pays jusqu'ici confin&#233;s &#224; l'exportation de produits primaires. La r&#233;v&#233;lation par le quotidien fran&#231;ais Lib&#233;ration, dans son &#233;dition du 27 septembre 2004, que le ministre fran&#231;ais de l'Economie et des Finances, M. Nicolas Sarkozy, pr&#233;parait un projet d'arr&#234;t&#233; visant &#224; obliger les fournisseurs de biens et de services utilisant un centre d'appel &#224; faire figurer dans leurs documents publicitaires le nom du pays &#224; partir duquel le service est rendu, et &#224; le d&#233;cliner au moment du contact t&#233;l&#233;phonique, a fait trembler bon nombre de responsables des &#171; call center &#187; s&#233;n&#233;galais. Certes, suite au toll&#233; suscit&#233; par ce projet, en France comme dans les principaux autres pays concern&#233;s, le Maroc et la Tunisie notamment, le Premier Ministre fran&#231;ais Jean-Louis Raffarin a d&#233;cid&#233; de reporter l'examen de cet arr&#234;t&#233; en 2005. Cependant, tous les analystes sont convaincus que la question n'est que momentan&#233;ment diff&#233;r&#233;e, et que de toute &#233;vidence le probl&#232;me de fond qui concerne la viabilit&#233; de certains secteurs de nos &#233;conomies se pose plus que jamais. Cette alerte montre qu'Il est devenu tr&#232;s risqu&#233; d'investir massivement dans des cr&#233;neaux qui sont totalement d&#233;pendants des march&#233;s &#233;metteurs et dont l'existence peut &#234;tre remise en question du jour au lendemain sur la base d'un simple arr&#234;t&#233; minist&#233;riel. En v&#233;rit&#233;, la preuve vient encore de nous &#234;tre administr&#233;e que tant que nos efforts de d&#233;veloppement reposeront sur des &#233;conomies extraverties, exclusivement ou presque tourn&#233;es vers la satisfaction des march&#233;s ext&#233;rieurs, elles seront &#224; la merci des moindres soubresauts se produisant dans les pays dont elles d&#233;pendront. Il ne s'agit pas, bien entendu, de renoncer &#224; exploiter les opportunit&#233; offertes par les march&#233;s ext&#233;rieurs, mais de bien garder &#224; l'esprit qu'il est essentiel de d&#233;velopper et de consolider des produits et des services pour le march&#233; national et le march&#233; sous-r&#233;gional. D'ailleurs certaines entreprises l &#8216;avaient bien compris et se sont positionn&#233;es d&#232;s le d&#233;part sur une offre destin&#233;e principalement au march&#233; national et sous-r&#233;gional, de ce fait elles ont regard&#233; passer l'orage avec s&#233;r&#233;nit&#233;. En v&#233;rit&#233;, ce n'est qu'en assurant une forte implantation sur leur march&#233; domestique que les entreprises africaines pourront s'attaquer aux march&#233;s ext&#233;rieurs avec des chances de succ&#232;s &#224; long terme. Cette responsabilit&#233;, incombe bien entendu au secteur priv&#233; mais &#233;galement et avant tout aux dirigeants politiques qui, au-del&#224; des d&#233;clarations de bonnes intentions, doivent cr&#233;er les conditions d'une v&#233;ritable int&#233;gration politique, &#233;conomique, sociale et culturelle en Afrique pour que le potentiel constitu&#233; par l'Union Economique et Mon&#233;taire Ouest Africaine (UEMOA), la Communaut&#233; des &#233;tats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et un jour celui de l'Union africaine (UA), b&#233;n&#233;ficie pleinement au secteur priv&#233; africain. En attendant, la le&#231;on devrait &#234;tre apprise et les cons&#233;quences tir&#233;es, car si une bataille tactique semble avoir a &#233;t&#233; gagn&#233;e sur ce dossier des centres d'appel, Il faut faire preuve de beaucoup de vigilance et se pr&#233;parer &#224; des attaques encore plus foudroyantes destin&#233;es &#224; nous &#244;ter toute capacit&#233; de tirer profit durablement des immenses potentialit&#233;s li&#233;s aux t&#233;l&#233;services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Printemps des radios associatives ou chant du cygne ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/printemps-des-radios-associatives-ou-chant-du-cygne.html</link>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Avec la r&#233;cente d&#233;cision des autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises d'agr&#233;er trente deux nouvelles stations de radio communautaire, religieuse ou associative, r&#233;parties sur toute l'&#233;tendue du territoire national, le S&#233;n&#233;gal semble vivre un v&#233;ritable boom des radios associatives. En effet, contrairement &#224; un pays comme le Mali ou les radios communautaires sont tr&#232;s d&#233;velopp&#233;es et ce depuis les ann&#233;es 90, le S&#233;n&#233;gal ne comptait jusqu'&#224; pr&#233;sent que douze radios de ce type caract&#233;ris&#233;es par un fort ancrage (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec la r&#233;cente d&#233;cision des autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises d'agr&#233;er trente deux nouvelles stations de radio communautaire, religieuse ou associative, r&#233;parties sur toute l'&#233;tendue du territoire national, le S&#233;n&#233;gal semble vivre un v&#233;ritable boom des radios associatives. En effet, contrairement &#224; un pays comme le Mali ou les radios communautaires sont tr&#232;s d&#233;velopp&#233;es et ce depuis les ann&#233;es 90, le S&#233;n&#233;gal ne comptait jusqu'&#224; pr&#233;sent que douze radios de ce type caract&#233;ris&#233;es par un fort ancrage autour de terroirs ou de communaut&#233;s particuli&#232;res. A la diff&#233;rence des radios priv&#233;s commerciales, ces radios, r&#233;gies par un cahier des charges particulier, doivent &#234;tre &#224; but non lucratif, ne pas prendre part au d&#233;bat politique et ne sont pas autoris&#233;es &#224; recourir &#224; la publicit&#233; pour se financer mais peuvent recevoir le parrainage d'organismes publics ou priv&#233;s d&#233;sirant financer des projets en ad&#233;quation avec leur objet social. Cela &#233;tant, l'apparition de radios municipales &#224; Dakar et aux Parcelles assainies n'est pas sans remettre en question le mod&#232;le qui pr&#233;sidait jusqu'&#224; pr&#233;sent au fonctionnement de ces radios associatives. En effet, si l'une comme l'autre se veulent des radios de proximit&#233; ayant pour objectif de rapprocher les citoyens de la municipalit&#233; et de leur fournir un cadre d'expression afin de renforcer la d&#233;mocratie locale tout en se d&#233;clarant non partisanes, on ne peut que s'interroger sur ce que donnera la pratique dans un contexte national ou rien n'&#233;chappe &#224; l'omnipr&#233;sence du politique. Comment pourra-t-il y avoir prise de parole des citoyens sur la gestion de la cit&#233; sans que ne s'expriment des points de vue politiques critiquant ou soutenant les actions des autorit&#233;s municipales en place. Comment pourra-t-on renforcer la d&#233;mocratie locale en l'expurgeant de toute dimension politique lorsque l'on sait qu'en mati&#232;re de gestion des collectivit&#233;s locales comme en d'autres mati&#232;res, quant au fond et quoiqu'on en dise, tout est politique ? Telles sont notamment les questions que l'on est en droit de se poser. Mais il n'y a pas que sur la question de la pr&#233;sence ou pas de la politique &#224; l'antenne que les fondements du mod&#232;le semblent &#234;tre remis en cause. En effet, lors d'un s&#233;minaire organis&#233; tout derni&#232;rement, les responsables des radios communautaires ont revendiqu&#233; la r&#233;vision du cahier des charges qui organise leur existence afin de pouvoir b&#233;n&#233;ficier de recettes publicitaires jusqu'&#224; hauteur de 20% de leur chiffre d'affaires. Sans nous prononcer sur le bien fond&#233; de cette revendication, si l'on combine avec celle visant &#224; &#234;tre autoris&#233; &#224; diffuser de l'information politique, on peut se demander ce qui les diff&#233;renciera demain des radios priv&#233;es commerciales. Enfin, ces radios, qui faisaient jusqu'ici de la proximit&#233; avec leur auditeurs le principal argument justifiant leur existence, tiendront elles encore longtemps la comparaison sur ce terrain avec la multiplication des stations priv&#233;es r&#233;gionales disposant de moyens humains, financiers et techniques bien plus importants ? En effet, apr&#232;s Sud Fm qui avaient commenc&#233; &#224; ouvrir des stations dans certaines localit&#233;s (banlieue de Dakar, Diourbel, Kaolack, Saint-Louis, Thi&#232;s, etc.), c'est au tour de RFM d'inaugurer une station &#224; Thi&#232;s tandis que Walf Fm annonce sa volont&#233; de lancer des stations locales dans toutes les capitales r&#233;gionales d'ici la fin de l'ann&#233;e 2004. Ces initiatives qui r&#233;pondent, comme en &#233;chos, aux manifestations en faveur du pluralisme de l'information radiophonique organis&#233;es par les habitant des zones uniquement couvertes par les cha&#238;nes de radios publiques montrent &#224; l'envie qu'il existe une r&#233;elle soif d'information locale. Cela &#233;tant, on peu se demander si les radios associatives ne seront pas bient&#244;t marginalis&#233;es par la d&#233;ferlante des radios commerciales et seront condamn&#233;es &#224; choisir entre changer de statut ou dispara&#238;tre. En d'autres termes, il semble bien que le S&#233;n&#233;gal soit en train de vivre la mutation v&#233;cue il y a pr&#232;s de deux d&#233;cennies en France par la paysage radiophonique lorsque les radios, d'abord qualifi&#233;es de &#171; pirates &#187; puis de &#171; libres &#187; sont tout bonnement devenues des radios priv&#233;es commerciales apr&#232;s la lib&#233;ralisation des ondes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quant les TIC s'invitent dans le d&#233;bat politique</title>
		<link>https://www.osiris.sn/quant-les-tic-s-invitent-dans-le-debat-politique.html</link>
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		<dc:date>2004-08-31T15:52:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Vote &#233;lectronique, vote par Internet, refonte du fichier &#233;lectoral, terminaux pour contr&#244;ler les inscriptions sur les listes &#233;lectorales, carte d'identit&#233; num&#233;rique, depuis plusieurs mois les technologies de l'information et de la communication se sont invit&#233;s dans le d&#233;bat politique national. A vrai dire, ce n'est pas une nouveaut&#233; puisque apr&#232;s s'&#234;tre dot&#233; d'un site Web, le gouvernement s&#233;n&#233;galais de l'&#233;poque avait &#233;t&#233; oblig&#233;, &#224; l'occasion des &#233;lections l&#233;gislatives de 1998, de mettre le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vote &#233;lectronique, vote par Internet, refonte du fichier &#233;lectoral, terminaux pour contr&#244;ler les inscriptions sur les listes &#233;lectorales, carte d'identit&#233; num&#233;rique, depuis plusieurs mois les technologies de l'information et de la communication se sont invit&#233;s dans le d&#233;bat politique national. A vrai dire, ce n'est pas une nouveaut&#233; puisque apr&#232;s s'&#234;tre dot&#233; d'un site Web, le gouvernement s&#233;n&#233;galais de l'&#233;poque avait &#233;t&#233; oblig&#233;, &#224; l'occasion des &#233;lections l&#233;gislatives de 1998, de mettre le fichier &#233;lectoral sur Internet afin de mettre fin au contentieux sur le contenu fichier &#233;lectoral qui hypoth&#233;quait la cr&#233;dibilit&#233; des &#233;lections. Puis ce fut l'irruption du t&#233;l&#233;phone portable qui changea la donne sur le terrain en permettant notamment &#224; la presse et aux observateurs du processus &#233;lectoral de d&#233;noncer en temps r&#233;el toutes les tentatives de fraudes qui se d&#233;roulaient ici ou l&#224; portant ainsi un coup s&#233;v&#232;re &#224; des pratiques qui avaient prosp&#233;r&#233; pendant des ann&#233;es. Lors de la pr&#233;sidentielle de 2000, la convergence entre le t&#233;l&#233;phone portable et les radios priv&#233;es &#233;mettant en modulation de fr&#233;quence permit la diffusion en directe des r&#233;sultats d&#232;s leur proclamation dans les bureaux de vote ce qui emp&#234;cha toute tentative de manipulation du scrutin dans un pays ou les autorit&#233;s nous avaient habitu&#233;s &#224; proclamer les r&#233;sultats officiels plusieurs semaines apr&#232;s la fin du scrutin...le temps peut &#234;tre de faire les rectifications qu'elles jugeaient n&#233;cessaires ! ! ! Internet a &#233;galement &#233;t&#233; tr&#232;s t&#244;t utilis&#233; par les partis politiques comme un nouvel instrument de la lutte, un des hommes politiques du pays n'h&#233;sitant pas &#224; se pr&#233;senter sur son site personnel comme le futur Pr&#233;sident de la R&#233;publique et tout r&#233;cemment Mouvement pour les Assises de la Gauche (MAG) s'est donn&#233; rendez-vous sur le net pour discuter de ses objectifs. De m&#234;me de nombreuses collectivit&#233;s locales poss&#232;dent aujourd'hui un site Web leur servant de plaquette de pr&#233;sentation &#233;lectronique. Lors des &#233;lections l&#233;gislatives de 2001, le S&#233;n&#233;gal a inaugur&#233; le t&#233;l&#233;marketing politique avec des centaines de milliers de coups de t&#233;l&#233;phone adress&#233;s &#224; des citoyens pour les appeler &#224; voter en faveur du PDS . Aujourd'hui la nouveaut&#233; c'est d'une part la refonte totale du fichier &#233;lectoral afin d'en supprimer les morts et les inscriptions multiples et d'autre part la probl&#233;matique de la carte d'identit&#233; num&#233;rique contenant des donn&#233;es biom&#233;triques qui appara&#238;t comme l'arme absolue contre la fraude. Au-del&#224;, les questions du vote &#233;lectronique et du vote par Internet ont &#233;galement &#233;t&#233; agit&#233;es, le Gouvernement &#233;tudiant la faisabilit&#233; du vote &#233;lectronique mais rejetant pour le moment la possibilit&#233; de voter via Internet notamment pour les citoyens s&#233;n&#233;galais r&#233;sidant &#224; l'&#233;tranger. L'intranet administratif devrait bient&#244;t &#234;tre op&#233;rationnel , Cependant plus de sept ans apr&#232;s la mise en ligne du site Web du gouvernement on esp&#232;re qu'il ne sera pas un outil au seul service de l'administration , mais bien un moyen pour les citoyens d'acc&#233;der aux t&#233;l&#233; proc&#233;dures susceptibles de simplifier, d'am&#233;liorer et d'acc&#233;l&#233;rer les d&#233;marches administratives en tous genres, et de favoriser leurs possibilit&#233;s d'acc&#232;s &#224; l'information publique seule vraie garantie permettant d'assurer &#224; la fois la transparence et le contr&#244;le de l'action gouvernementale. Cela &#233;tant, quelles que soient l'utilit&#233; et la pertinence des applications &#233;lectroniques mises en &#339;uvre dans le champ politique, nous restons convaincus que la d&#233;mocratie c'est d'abord et avant tout l'affaire des citoyens, organis&#233;s ou non, mais n&#233;cessairement arm&#233;s d'un esprit &#233;clair&#233;, lucide et critique. Une fois ce pr&#233; requis rempli, peut importe que la d&#233;mocratie soit analogique ou &#233;lectronique, l'essentiel est qu'elle soit vivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cinq ans d&#233;j&#224;...mais la lutte continue !</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Cinq-ans-deja-mais-la-lutte.html</link>
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		<dc:date>2004-07-31T15:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avec ce soixanti&#232;me num&#233;ro, cela fait maintenant cinq ann&#233;es que l'aventure de Batik a commenc&#233;e ! Travaillant sans aucune subvention d'aucune sorte, nous fonctionnons tant bien que mal sur la base du b&#233;n&#233;volat. Peu importe apr&#232;s tout, car &#224; notre niveau, la volont&#233; et la d&#233;termination &#224; faire en sorte que les opportunit&#233;s et les enjeux li&#233;es &#224; la Soci&#233;t&#233; de l'information soient connus et compris par le plus grand nombre restent intacte : La preuve, depuis ao&#251;t 1999 Batik a toujours &#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec ce soixanti&#232;me num&#233;ro, cela fait maintenant cinq ann&#233;es que l'aventure de Batik a commenc&#233;e ! Travaillant sans aucune subvention d'aucune sorte, nous fonctionnons tant bien que mal sur la base du b&#233;n&#233;volat. Peu importe apr&#232;s tout, car &#224; notre niveau, la volont&#233; et la d&#233;termination &#224; faire en sorte que les opportunit&#233;s et les enjeux li&#233;es &#224; la Soci&#233;t&#233; de l'information soient connus et compris par le plus grand nombre restent intacte : La preuve, depuis ao&#251;t 1999 Batik a toujours &#233;t&#233; fid&#232;le au rendez-vous, m&#234;me si quelques fois il s'est fait un peu attendre et le site Web d'Osiris a r&#233;guli&#232;rement &#233;volu&#233; pour offrir l'essentiel de l'information disponible en la mati&#232;re. Ces cinq derni&#232;res ann&#233;es, le paysage des technologies de l'information et de la communication a beaucoup &#233;volu&#233; au S&#233;n&#233;gal : Privatisation de l'op&#233;rateur historique, lib&#233;ralisation du secteur des t&#233;l&#233;communications, progression spectaculaire de la t&#233;l&#233;phonie cellulaire, augmentation consid&#233;rable de la bande passante Internet &#224; l'international, apparition de l'ADSL et du WiFi, adoption d'un nouveau code des t&#233;l&#233;communications, cr&#233;ation de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications, d&#233;veloppement des centres d'appels, promotion du concept de solidarit&#233; num&#233;rique, r&#233;alisation de l'intranet gouvernemental, prise en charge du volet TIC du NEPAD, multiplication des t&#233;l&#233;centres et des cybercaf&#233;s, naissance d'associations r&#233;unissant les professionnels du secteur, baisse substantielle des prix des communications internationales et des liaisons sp&#233;cialis&#233;es, introduction progressive des TIC dans le syst&#232;me &#233;ducatif, naissance de formations &#224; distance, &#233;mergence de services &#233;lectroniques en ligne, plus large implication de la soci&#233;t&#233; civile dans les d&#233;bats li&#233;s &#224; la soci&#233;t&#233; de l'information, etc. Apr&#232;s un tel constat, loin de nous l'id&#233;e d'essayer de faire accroire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes mais force est de reconna&#238;tre que de nombreux progr&#232;s ont &#233;t&#233; accomplis m&#234;me s'il reste encore beaucoup et mieux &#224; faire. C'est pourquoi malgr&#233; le fait que nous intervenions dans un secteur dont l'environnement se caract&#233;rise principalement par ses changements brusques et impr&#233;visibles nous comptons maintenir le cap et nous en tenir &#224; notre credo : &#234;tre fid&#232;le &#224; notre r&#244;le de sentinelle pour faire en sorte que dans ce monde en &#233;mergence dans lequel les TIC prennent chaque jour de plus en plus d'importance personne n'oublie que l'essentiel de nos &#233;nergies doit &#234;tre mis au service de l'&#233;panouissement global des hommes et des femmes de toutes conditions qui peuplent cette terre surtout ceux et celles qui sont, ici et ailleurs, dans les moins bonnes conditions. Alors, m&#234;me si nous avons conscience de heurter de temps &#224; autre quelques susceptibilit&#233;s et d'entraver la tranquilit&#233; de certains pr&#233;dateurs, nous continuerons, comme par le pass&#233;, &#224; faire entendre notre voix et &#224; crier notre indignation &#224; chaque fois que n&#233;cessaire car comme dirait l'autre....la lutte continue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faire des t&#233;l&#233;coms un outil de d&#233;veloppement au service du plus grand nombre</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Faire-des-telecoms-un-outil-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Faire-des-telecoms-un-outil-de.html</guid>
		<dc:date>2004-06-30T15:49:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La &#171; r&#233;union de concertation sur la lib&#233;ralisation des t&#233;l&#233;communications &#187; qui sera organis&#233;e au S&#233;n&#233;gal les 2 et 3 juillet 2004 nous donne l'opportunit&#233; de redire ce que nous clamons sous diff&#233;rentes formes depuis longtemps. Le mod&#232;le de lib&#233;ralisation du secteur des t&#233;l&#233;communications impos&#233; par les bailleurs de fonds n'est rien d'autre qu'un hold-up &#171; l&#233;gal &#187; destin&#233; &#224; la fois &#224; faire main basse sur les syst&#232;mes de t&#233;l&#233;communication des pays les plus pauvres et imposer, sur le long (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La &#171; r&#233;union de concertation sur la lib&#233;ralisation des t&#233;l&#233;communications &#187; qui sera organis&#233;e au S&#233;n&#233;gal les 2 et 3 juillet 2004 nous donne l'opportunit&#233; de redire ce que nous clamons sous diff&#233;rentes formes depuis longtemps. Le mod&#232;le de lib&#233;ralisation du secteur des t&#233;l&#233;communications impos&#233; par les bailleurs de fonds n'est rien d'autre qu'un hold-up &#171; l&#233;gal &#187; destin&#233; &#224; la fois &#224; faire main basse sur les syst&#232;mes de t&#233;l&#233;communication des pays les plus pauvres et imposer, sur le long terme, une entrave &#224; leur d&#233;veloppement en m&#234;me temps que l'on exerce un contr&#244;le sur les modalit&#233;s de leur implication dans la mondialisation. Certains diront que c'est une v&#233;ritable fixation maladive, mais nous persistons et signons : La question strat&#233;gique du d&#233;veloppement des t&#233;l&#233;communications dans les pays les plus pauvres ne peut &#234;tre r&#233;solue par la simple application des recettes universelles labellis&#233;es IUT-FMI-Banque Mondiale imposant l'ouverture totale des march&#233;s des pays sous-d&#233;velopp&#233;s aux puissants op&#233;rateurs du Nord, avec comme par hasard, le retour dans la plupart des pays jadis colonis&#233;s d'op&#233;rateurs originaires des ex m&#233;tropoles coloniales. L'Accord G&#233;n&#233;ral sur le Commerce et les Services (AGCS) et les r&#232;gles g&#233;n&#233;rales de lib&#233;ralisation fix&#233;es dans son accord cadre permettent en effet d'op&#233;rer sans grand frais ces man&#339;uvres iniques qui, sous pr&#233;texte de lever &#171; des obstacles non n&#233;cessaires au commerce &#187;, instaurent en fait des relations commerciales &#224; sens unique dans lesquelles les pays d&#233;velopp&#233;s dictent leur loi aux pays sous-d&#233;velopp&#233;s. A l'heure ou nous nous appr&#234;tons &#224; solder l'erreur historique qui a consist&#233; &#224; passer d'un monopole public national &#224; un monopole priv&#233; &#233;tranger, sans m&#234;me que cette d&#233;cision ait pu &#234;tre justifi&#233;e par la n&#233;cessit&#233; de confier un canard boiteux &#224; un partenaire strat&#233;gique seul capable de le sauver du d&#233;sastre, les conditions d'arr&#234;t du monopole de la Sonatel dans le courant du mois de juillet 2004 interpellent la vigilance de tous les citoyens qui regardent les choses du point de vue des int&#233;r&#234;ts &#224; long terme de notre pays. En effet, la sant&#233;, l'&#233;ducation, la formation, l'avenir de notre d&#233;mocratie &#224; travers l'usage g&#233;n&#233;ralis&#233; des TIC dans l'administration, la pr&#233;servation et la valorisation de notre identit&#233; culturelle par la ma&#238;trise des outils de d&#233;veloppement, de stockage et de diffusion des contenus endog&#232;nes, constituent autant de probl&#233;matiques vitales tributaires de la mani&#232;re dont nous g&#233;rerons l'environnement de la communication et de l'&#233;change d'information gr&#226;ce notamment aux r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communication. Or, il faut bien voir que, sous la contrainte de forces ext&#233;rieures, nous avons brad&#233; en 1997 une soci&#233;t&#233; nationale de t&#233;l&#233;communication figurant parmi les plus performantes d'Afrique et qui constituait de ce fait un formidable outil de d&#233;veloppement &#233;conomique et social pour en en faire un simple pion dans la strat&#233;gie mondiale d'un op&#233;rateur qui n'a pour seul objectif que la rentabilit&#233; de ses investissements. Certes le r&#233;seau de t&#233;l&#233;communication de la Sonatel est num&#233;ris&#233; &#224; 100%, certes nous avons une dorsale en fibre optique qui irrigue la plupart des r&#233;gions du pays, certes nous disposons d'un r&#233;seau national IP, certes nous somme un hub important pour les c&#226;bles sous-marins transatlantiques en fibre optique, certes nous avons une bande passante internationale de plus de 310 mbps. Cela &#233;tant, plut&#244;t que de s'auto glorifier &#224; tout bout de champ de ces r&#233;sultats r&#233;els et de s'en tenir &#224; faire des comparaisons avec la triste situation qui s&#233;vit dans nombre de pays africains, les seules questions qui m&#233;ritent d'&#234;tre pos&#233;es sont de savoir pourquoi, malgr&#233; tous ces avantages comparatifs, plus de 90 % de la population s&#233;n&#233;galaise n'a toujours pas acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone, pourquoi moins de 1000 de nos 13 000 villages sont reli&#233;s au r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique, pourquoi le nombre d'internautes avoisine les 150 000 personnes pour une population de 10 millions de citoyens qui ont autant droit &#224; l'eau, &#224; l'&#233;lectricit&#233;, &#224; la libert&#233; qu'&#224; l'acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone et &#224; Internet ? Pourquoi devrions nous &#234;tre condamn&#233; &#224; payer aussi cher l'usage vital du t&#233;l&#233;phone &#224; des soci&#233;t&#233;s qui viennent se refaire une bonne sant&#233; financi&#232;re sous nos tropiques ? Pourquoi jusqu'&#224; ce jour, les centaines de milliers d'emplois qui auraient pu &#234;tre g&#233;n&#233;r&#233;s depuis une d&#233;cennie dans le secteur des technologies de l'information et de la communication se font toujours attendre ? Pourquoi et au nom de quelle logique les acteurs du secteur priv&#233; s&#233;n&#233;galais op&#233;rant dans le secteur des TIC ont ils &#233;t&#233; aussi brutalement &#233;cart&#233;s des innombrables opportunit&#233;s qui pouvaient s'offrir &#224; eux comme fournisseurs d'acc&#232;s et offreurs de services &#224; valeur ajout&#233;e ? A cet &#233;gard, il n'est pas inutile de m&#233;diter la r&#233;flexion faite aux USA au moment de l&#8216;adoption du High Performance Act en 1991 et qui disait : &#171; L&#224; o&#249; autrefois notre puissance &#233;conomique &#233;tait d&#233;termin&#233;e par la profondeur de nos ports ou l&#8216;&#233;tat de nos routes, aujourd'hui elle est d&#233;termin&#233;e aussi par notre capacit&#233; &#224; transmettre de grandes quantit&#233;s d&#8216;informations rapidement et s&#251;rement et par notre capacit&#233; &#224; utiliser ces informations et &#224; les comprendre. De m&#234;me, que le r&#233;seau d&#8216;autoroute f&#233;d&#233;ral a marqu&#233; le visage historique pour notre commerce, les autoroutes de l&#8216;information d'aujourd'hui - capables de transporter des id&#233;es, des donn&#233;es et des images &#224; travers le pays et &#224; travers le monde - sont essentielles &#224; la comp&#233;titivit&#233; et &#224; la puissance de l&#8216;Am&#233;rique &#187;. Le vrai d&#233;fi que nous devons relever au moment de prendre ce nouveau virage est de faire en sorte que les t&#233;l&#233;communications soient effectivement un outil de d&#233;veloppement pour sortir nos concitoyens de la pauvret&#233; et non une vache &#224; lait pour quelques firmes &#233;trang&#232;res. C'est ainsi et seulement ainsi que la fracture num&#233;rique qui vient s'adosser, pour les aggraver, sur les fractures sociales et &#233;conomiques d&#233;j&#224; existantes, pourra &#234;tre efficacement combattue en tirant notamment parti des nombreuses solutions techniques aujourd'hui disponibles qui, judicieusement combin&#233;es, devraient permettre de faire des bonds importants vers l'inclusion de plus d'hommes et de femmes dans la soci&#233;t&#233; de l'information en &#233;mergence. Le S&#233;n&#233;gal qui assure la coordination des questions relatives aux TIC dans le cadre du NEPAD et porte l'initiative du Pr&#233;sident Wade ayant conduit &#224; la cr&#233;ation du &#171; Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique &#187; peut et doit donner l'exemple en osant sortir des sentiers battus, pour s'affranchir de toute sorte de diktat et mettre r&#233;ellement le secteur des t&#233;l&#233;communications au service des hommes et des femmes de ce pays et non le contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>L'AfriNIC prend son envol...dans la discr&#233;tion</title>
		<link>https://www.osiris.sn/L-AfriNIC-prend-son-envol-dans-la.html</link>
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		<dc:date>2004-05-31T15:46:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;En dehors de quelques sp&#233;cialistes, l'&#233;crasante majorit&#233; des Africains qui utilisent les services d'Internet sont loin de se douter que les adresses qui permettent d'identifier leurs ordinateurs et p&#233;riph&#233;riques connect&#233;s &#224; Internet sont g&#233;r&#233;es par l'APNIC, l'ARIN et le RIPE, registres respectivement comp&#233;tents pour la gestion des adresses IP dans les zones Asie-Pacifique, Am&#233;rique du Nord et Europe. Aussi paradoxale qu'elle puisse &#234;tre, cette situation n'est qu'une autre d&#233;clinaison de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En dehors de quelques sp&#233;cialistes, l'&#233;crasante majorit&#233; des Africains qui utilisent les services d'Internet sont loin de se douter que les adresses qui permettent d'identifier leurs ordinateurs et p&#233;riph&#233;riques connect&#233;s &#224; Internet sont g&#233;r&#233;es par l'APNIC, l'ARIN et le RIPE, registres respectivement comp&#233;tents pour la gestion des adresses IP dans les zones Asie-Pacifique, Am&#233;rique du Nord et Europe. Aussi paradoxale qu'elle puisse &#234;tre, cette situation n'est qu'une autre d&#233;clinaison de la fameuse fracture num&#233;rique dont on parle tant. De ce fait, il faut saluer les efforts faits, depuis 1998, par une poign&#233;e d'Africains pour rendre op&#233;rationnel l'African Network Information Center ou AfriNIC, le registre africain de gestion des adresses IP qui vient de tenir sa premi&#232;re conf&#233;rence et de d&#233;signer son conseil d'administration &#224; Dakar les 23 et 24 mai 2004. Suite &#224; une phase exp&#233;rimentale, l'AfriNIC devrait en effet &#234;tre officiellement reconnu par l'ICANN en d&#233;cembre 2004 et devenir op&#233;rationnel au cours de l'ann&#233;e 2005. A partir de cette date, lorsqu'un op&#233;rateur de t&#233;l&#233;communications ou un fournisseur de services Internet install&#233; en Afrique ou dans l'Oc&#233;an indien aura besoin d'un bloc d'adresses IP, il n'aura plus &#224; s'adresser &#224; des structures bas&#233;es en Asie, aux Etats-Unis ou en Europe mais pourra le faire directement aupr&#232;s de l'AfriNIC, organisme &#224; but non lucratif dont le si&#232;ge sera situ&#233; &#224; l'Ile Maurice. Il faut simplement regretter que cette premi&#232;re conf&#233;rence de l'AfriNIC organis&#233;e dans le pays en charge du volet Technologies de l'information et de la communication du NEPAD et qui a par ailleurs donn&#233; naissance au concept de &#171; Solidarit&#233; num&#233;rique &#187; ait &#233;t&#233; si peu couverte par les m&#233;dias et ait re&#231;u aussi peu d'int&#233;r&#234;t de la part des autorit&#233;s officielles. Pour une des rares fois ou un acte concret visant &#224; r&#233;duire la fracture num&#233;rique et &#224; faire de l'Afrique un acteur &#224; part enti&#232;re de la soci&#233;t&#233; de l'information &#233;tait pos&#233;, les dispositions n&#233;cessaires auraient du &#234;tre prises pour donner &#224; l'&#233;v&#232;nement toute son importance &#224; travers notamment une large mobilisation de la soci&#233;t&#233; civile, du secteur priv&#233; et des pouvoirs publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Sonatel/ART : D&#233;j&#224; les premi&#232;res escarmouches</title>
		<link>https://www.osiris.sn/sonatel-art-deja-les-premieres-escarmouches.html</link>
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		<dc:date>2004-04-30T15:44:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le 26 avril 2004, dans un communiqu&#233; de presse, la Sonatel annonce une s&#233;rie de baisses sur la t&#233;l&#233;phonie mobile, les tarifs internationaux et les servcies ADSL en pr&#233;cisant notamment que &#171; les nouveaux tarifs internationaux et de l'ADSL sont promotionnels jusqu'&#224; leur validation par l'ART &#187;. Le lendemain, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) r&#233;agit en publiant un communiqu&#233; dans lequel elle indique avoir notifi&#233; un certain nombre de mesures &#224; la Sonatel, dont la baisse des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 26 avril 2004, dans un communiqu&#233; de presse, la Sonatel annonce une s&#233;rie de baisses sur la t&#233;l&#233;phonie mobile, les tarifs internationaux et les servcies ADSL en pr&#233;cisant notamment que &#171; les nouveaux tarifs internationaux et de l'ADSL sont promotionnels jusqu'&#224; leur validation par l'ART &#187;. Le lendemain, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) r&#233;agit en publiant un communiqu&#233; dans lequel elle indique avoir notifi&#233; un certain nombre de mesures &#224; la Sonatel, dont la baisse des tarifs ADSL et internationaux annonc&#233;e la veille par la Sonatel ! La Sonatel r&#233;plique par un nouveau communiqu&#233; rappellant les baisses pratiqu&#233;es depuis plusieurs ann&#233;es, indiquant que celles qui viennent d'&#234;tre annonc&#233;es ont &#233;t&#233; initi&#233;es de son plein gr&#233;, approuv&#233;es par son Conseil d'administration et soumises &#224; l'ART et conclue en insistant sur le fait que &#171; la mesure de baisse des tarifs de cette ann&#233;e, comme celle de toutes les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes, est &#224; l'initiative de la Sonatel &#187;. Dans cette affaire, nombreux sont ceux qui ont du se demander ou se trouvait la v&#233;rit&#233; et plus pr&#233;cis&#233;mment qui d&#233;cidait des tarifs des t&#233;l&#233;communications entre l'ART et la Sonatel. Si l'on s'en tient &#224; la la lettre du d&#233;cret n&#176; 2003-63 du 17 f&#233;vrier 2003 fixant les r&#232;gles d'organisation et de fonctionnement de l'Agence de R&#233;gulation des T&#233;l&#233;communications, il est clairement indiqu&#233; que parmi les missions principales de l'Agence figure celle de &#171; surveiller et approuver les tarifs des services de t&#233;l&#233;communications sous le r&#233;gime du monopole et ceux du servcice universel &#187;. Contrairement &#224; ce que semble vouloir indiquer la Sonatel dans son communiqu&#233;, l'ART fait donc plus que valider les tarifs, puisqu'elle les surveille et les approuve ; ce qui signifie que c'est elle qui a le dernier mot en la mati&#232;re. En fait, cette bataille &#224; fleurets mouchet&#233;s entre la Sonatel et l'ART n'est qu'un avant gout des conflits qui risquent d'opposer les deux protagonistes sur des questions comme le d&#233;groupage de la boucle locale, les offres promotionnelles, les pratiques commerciales, l'interconnexion , les &#233;quipements utilisables, la qualit&#233; du service etc. Cette situation n'a en soit rien d'exceptionnelle et l'on semble s'acheminer tout droit vers un remake tropical du feuilleton mettant en sc&#232;ne dans l'hexagone l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et France T&#233;l&#233;com. Cela &#233;tant, il y a ART et ART et on peut l&#233;gitimement se demander si notre ART nationale aura la d&#233;termination n&#233;cessaire et les moyens suffisants pour imposer sa loi &#224; l'op&#233;rateur historique habitu&#233;, depuis des d&#233;cennies, &#224; user et &#224; abuser de sa position de monop&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lib&#233;ralisation des T&#233;l&#233;com : Toujours rien de clair &#224; trois mois de la date fatidique !</title>
		<link>https://www.osiris.sn/liberalisation-des-telecom-toujours-rien-de-clair-a-trois-mois-de-la-date.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/liberalisation-des-telecom-toujours-rien-de-clair-a-trois-mois-de-la-date.html</guid>
		<dc:date>2004-03-31T15:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation/Lib&#233;ralisation</dc:subject>

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&lt;p&gt;En 1996 quand fut d&#233;cid&#233;e la privatisation de la Soci&#233;t&#233; nationale des t&#233;l&#233;communications (Sonatel), l'autorit&#233; de l'&#233;poque avait opt&#233; pour le bradage. Pour une bouch&#233;e de pain, le monopole public qui &#233;tait accord&#233; &#224; la Sonatel, alors soci&#233;t&#233; nationale, s'est mu&#233; en monopole priv&#233;. Ainsi, sept longues ann&#233;es durant, une entreprise priv&#233;e s&#233;n&#233;galaise, dont le principal actionnaire est France T&#233;l&#233;com, (une entreprise publique fran&#231;aise) a eu au S&#233;n&#233;gal, la mainmise absolue sur le secteur le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2004&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-privatisation-liberalisation-+.html" rel="tag"&gt;Privatisation/Lib&#233;ralisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1996 quand fut d&#233;cid&#233;e la privatisation de la Soci&#233;t&#233; nationale des t&#233;l&#233;communications (Sonatel), l'autorit&#233; de l'&#233;poque avait opt&#233; pour le bradage. Pour une bouch&#233;e de pain, le monopole public qui &#233;tait accord&#233; &#224; la Sonatel, alors soci&#233;t&#233; nationale, s'est mu&#233; en monopole priv&#233;. Ainsi, sept longues ann&#233;es durant, une entreprise priv&#233;e s&#233;n&#233;galaise, dont le principal actionnaire est France T&#233;l&#233;com, (une entreprise publique fran&#231;aise) a eu au S&#233;n&#233;gal, la mainmise absolue sur le secteur le plus strat&#233;gique de toute &#233;conomie moderne, les t&#233;l&#233;communications. En principe, le 19 Juillet 2004, l'espace des t&#233;l&#233;communications au S&#233;n&#233;gal sera lib&#233;ralis&#233; et la concurrence ouverte dans tous les secteurs, suite &#224; la notification faite par le gouvernement &#224; la Sonatel, lui annon&#231;ant sa d&#233;cision de mettre fin au monopole qu'elle exerce depuis 1997 sur le fixe et l'international. Mais voil&#224;, le cas du S&#233;n&#233;gal est &#224; proprement parler atypique et tout un chacun attend que le Gouvernement veuille bien donner des indications sur le chemin qu'il compte emprunter &#224; travers une lettre de politique sectorielle des t&#233;l&#233;communications, qui faut il le rappeler accuse un bien curieux retard. De ce fait, les supputations vont bon train et les principaux acteurs du domaine, qu'il s'agisse des fournisseurs de services Internet, des exploitants de t&#233;l&#233;centres, des investisseurs potentiels, des consommateurs ou encore des simples citoyens, sont dans sont l'expectative la plus totale. Ainsi, les travailleurs de l'intersyndicale de la Sonatel redoutent une &#171; lib&#233;ralisation sauvage &#187;, la soci&#233;t&#233; civile d&#233;nonce l'absence de concertation et de d&#233;bat public sur la question, alors que nombreux sont ceux qui doutent des capacit&#233;s actuelles de l'ART &#224; faire face aux nouvelles responsabilit&#233;s qui seront les siennes, etc. Rares sont ceux, en dehors d'un petit cercle d'initi&#233;s, qui ont connaissance de la formule miracle qui sera utilis&#233;e pour d&#233;nouer l'imbroglio qui se dessine &#224; l'horizon et qui pose notamment les question suivantes : Combien y aura-t-il d'op&#233;rateurs sur le fixe ? Combien de nouvelles licences de t&#233;l&#233;phonie mobile seront-elles accord&#233;es ? Les licences seront-elles accord&#233;es sur la base d'appels d'offres ou par une mise aux ench&#232;res ? La t&#233;l&#233;phonie sur Internet sera-t-elle autoris&#233;e ? Comment seront assur&#233;es les obligations li&#233;es au service public ? Comment sera financ&#233; l'acc&#232;s au service universel ? Dans quelles conditions les op&#233;rateurs, autres que la Sonatel, acc&#232;deront-ils &#224; l'international via les c&#226;bles sous-marins ? etc. Le retard pris dans la publication de la lettre de politique sectorielle des t&#233;l&#233;communications et dans la d&#233;finition des modalit&#233;s de la lib&#233;ralisation du secteur aura pour cons&#233;quence, quasi in&#233;luctable, de prolonger le monopole de droit de la Sonatel par un monopole de fait pendant une p&#233;riode plus ou moins longue. Or, l'exp&#233;rience montre que le processus de lib&#233;ralisation ne peut &#234;tre satisfaisant pour le consommateur comme pour les nouveaux op&#233;rateurs que si sont correctement r&#233;gl&#233;es des questions telles que la portabilit&#233; des num&#233;ros qui permet &#224; un abonn&#233; de changer d'op&#233;rateur tout en conservant son num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone, le d&#233;groupage de la boucle locale qui consiste &#224; permettre aux nouveaux op&#233;rateurs d'utiliser le r&#233;seau local de l'op&#233;rateur historique pour desservir directement leurs abonn&#233;s ou encore le probl&#232;me de l'interconnexion entre les diff&#233;rents op&#233;rateurs pour faire en sorte que les abonn&#233;s puissent joindre leurs correspondants quel que soit l'op&#233;rateur qui leur fournit le service, etc.. En v&#233;rit&#233;, la lib&#233;ralisation du secteur des t&#233;l&#233;communications au S&#233;n&#233;gal sera tr&#232;s complexe du fait de l'omnipr&#233;sence d'une entit&#233;, v&#233;ritable royaume ind&#233;pendant, qui a su mettre &#224; profit son statut de monopole priv&#233; pour s'imposer et qui sait, abuser au besoin de sa position dominante. Il est donc indispensable d'engager rapidement un vaste d&#233;bat national sur ces questions afin que toutes les composantes de la soci&#233;t&#233; puissent au moins faire entendre leur point de vue &#224; d&#233;faut d'&#234;tre &#233;cout&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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