<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.osiris.sn/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>OSIRIS</title>
	<link>https://www.osiris.sn/</link>
	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.osiris.sn/spip.php?id_rubrique=293&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>OSIRIS</title>
		<url>https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L102xH100/osiris-4-2331f.png?1774085341</url>
		<link>https://www.osiris.sn/</link>
		<height>100</height>
		<width>102</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Apr&#232;s Gen&#232;ve : Bilan et perspectives</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Apres-Geneve-Bilan-et-perspectives.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Apres-Geneve-Bilan-et-perspectives.html</guid>
		<dc:date>2003-12-31T16:42:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2003 aurait pu simplement &#234;tre r&#233;f&#233;renc&#233;e comme celle qui a vu les valeurs technologiques atteindre le fond de l'ab&#238;me avant de rebondir comme par miracle, confortant l'id&#233;e que les TIC sont bien la nouveaut&#233; de notre temps et que la soci&#233;t&#233; qui se met en place devra s'accommoder de ce compagnonnage qui dessinera sa figure pour longtemps. Malgr&#233;, les craintes formul&#233;es, l'organisation du Sommet mondial de la soci&#233;t&#233; de l'information &#224; Gen&#232;ve du 10 au 12 d&#233;cembre dernier, est venu (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2003,293-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2003&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2003 aurait pu simplement &#234;tre r&#233;f&#233;renc&#233;e comme celle qui a vu les valeurs technologiques atteindre le fond de l'ab&#238;me avant de rebondir comme par miracle, confortant l'id&#233;e que les TIC sont bien la nouveaut&#233; de notre temps et que la soci&#233;t&#233; qui se met en place devra s'accommoder de ce compagnonnage qui dessinera sa figure pour longtemps. Malgr&#233;, les craintes formul&#233;es, l'organisation du Sommet mondial de la soci&#233;t&#233; de l'information &#224; Gen&#232;ve du 10 au 12 d&#233;cembre dernier, est venu couronner trois longues ann&#233;es de pr&#233;paration, au terme desquelles plus de 10 000 d&#233;l&#233;gu&#233;s et repr&#233;sentant des secteurs sociaux, politiques et &#233;conomiques ont particip&#233; ensemble et dans le cadre de rapports civilis&#233;s &#224; cet immense forum sur le futur de nos civilisations. Pour la premi&#232;re fois dans les annales du syst&#232;me des Nations unies, la soci&#233;t&#233; civile, le secteur priv&#233; et les pouvoirs publics, ces partenaires dans l'adversit&#233; qui jusqu'ici ont particip&#233; s&#233;par&#233;ment et dans la d&#233;fiance aux sommet mondiaux onusiens, se sont &#233;cout&#233;s, ont &#233;chang&#233; et ont compris que les th&#232;mes en d&#233;bat sont de la plus haute importance quand &#224; l'intelligence des enjeux du si&#232;cle qui fait ses premiers pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des le 1er des 67 points que compte la D&#233;claration de principes intitul&#233;e &#171; Construire la soci&#233;t&#233; de l'information : un d&#233;fi mondial pour le nouveau mill&#233;naire &#187;, les d&#233;l&#233;gu&#233;s des pays du monde entier ont formul&#233; l'essence d'une vison commune pour la soci&#233;t&#233; de l'information en construction : &#171; Nous, repr&#233;sentants des peuples du monde, r&#233;unis &#224; Gen&#232;ve du 10 au 12 d&#233;cembre 2003 pour la premi&#232;re phase du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information, proclamons notre volont&#233; et notre d&#233;termination communes d'&#233;difier une soci&#233;t&#233; &#224; dimension humaine, inclusive et privil&#233;giant le d&#233;veloppement, une soci&#233;t&#233; de l'information, dans laquelle chacun ait la possibilit&#233; de cr&#233;er, d'obtenir, d'utiliser et de partager l'information et le savoir et dans laquelle les individus, les communaut&#233;s et les peuples puissent ainsi r&#233;aliser l'int&#233;gralit&#233; de leur potentiel dans la promotion de leur d&#233;veloppement durable et l'am&#233;lioration de leur qualit&#233; de vie, conform&#233;ment aux buts et aux principes de la Charte des Nations Unies ainsi qu'en respectant pleinement et en mettant en oeuvre la D&#233;claration universelle des droits de l'homme. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prendre la mesure et anticiper sur les bouleversements qui affecteront in&#233;luctablement les sph&#232;res publiques et priv&#233;es et modifieront profond&#233;ment notre fa&#231;on de socialiser nos rapports, telle &#233;tait le d&#233;fi pos&#233; aux experts et aux d&#233;cideurs qui ne sont toutefois pour l'heure pas suffisamment outill&#233;s pour y r&#233;pondre correctement. C'est dire que les enjeux de cette conf&#233;rence d&#233;passaient les simples &#233;nonc&#233;s de principes auxquels nombre d'analystes ont voulu confiner cet &#233;v&#233;nement majeur. La D&#233;claration de principes, tout comme le Plan d'actions qui lui est annex&#233;, peuvent para&#238;tre, et sont certainement, tr&#232;s g&#233;n&#233;raux pour nous tous qui sommes contemporains des mutations qui s'op&#232;rent quotidiennement et pour lesquelles nous aurions souhait&#233; avoir un peu plus de d'&#233;clairage. C'est pour cette raison que le Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique propos&#233; par le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade, Coordinateur du volet NTIC du NEPAD, a &#233;t&#233; incontestablement le projet majeur de ce sommet, car abordant frontalement la question de la fracture num&#233;rique, qui s&#233;vit d&#233;j&#224; et dont les cons&#233;quence pour des milliards d'homme et de femmes seront si lourdes que le monde entier doit sans d&#233;lai imaginer et mettre en &#339;uvre les moyens de combattre son extension et son approfondissement. Parce que la solution propos&#233;e ne s'en tient pas &#224; la simple &#233;vocation des dangers de l'exclusion qui en r&#233;sulte, mais introduit une importante dimension de rupture d'avec les m&#233;canismes financement de l'aide au d&#233;veloppement, elle a heurt&#233; nombre de certitudes &#233;tablies et bouscul&#233; des habitudes jusque l&#224; propices &#224; la reproduction des relations de d&#233;pendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En proposant que le Fonds soit aliment&#233; par des contributions volontaires et que sa gestion soit multipartite, transparente, et incluant notamment la soci&#233;t&#233; civile, c'est tout le dispositif de l'aide li&#233;e qui, d'une certaine mani&#232;re, est remise en cause. D&#232;s lors, les r&#233;ticences et certaines oppositions farouches m&#234;me emmitoufl&#233;es du manteau de l'am&#233;lioration des m&#233;canismes de financement existant, cachent mal le d&#233;sir de conserver le statut-quo, si d&#233;favorable aux pays en d&#233;veloppement et qui surtout n'a produit jusqu'&#224; ce jour aucun r&#233;sulta concret en mati&#232;re de r&#233;duction de la fracture num&#233;rique. L'incompr&#233;hensible pol&#233;mique engag&#233;e par une partie de l'opinion internationale contre ce Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique rel&#232;ve certainement d'un manque d'information que les efforts de communication qui seront d&#233;ploy&#233;s devraient permettre de transformer en un soutien massif et salvateur, port&#233; par un mouvement citoyen &#224; la base qui d&#233;cide de prendre en charge l'une des plus grandes batailles &#224; mener pour l'av&#232;nement d'un monde vraiment solidaire. En cette p&#233;riode de v&#339;ux, je souhaite donc que l'ann&#233;e 2004 voit le d&#233;marrage effectif du Fond de solidarit&#233; Num&#233;rique et pr&#233;sente mes meilleurs v&#339;ux &#224; tous les lecteurs de Batik.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>ART : bien mais doit faire plus</title>
		<link>https://www.osiris.sn/ART-bien-mais-doit-faire-plus.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/ART-bien-mais-doit-faire-plus.html</guid>
		<dc:date>2003-11-30T16:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans le courant du mois de novembre 2003, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) s'est signal&#233;e en poussant un coup de gueule dans lequel elle s'est inqui&#233;t&#233;e de la &#171; d&#233;gradation de la qualit&#233; de service de la t&#233;l&#233;phonie mobile en particulier dans l'agglom&#233;ration dakaroise &#187;. Cette prise de position, qui intervient peu apr&#232;s son entr&#233;e en sc&#232;ne dans la mini-crise soulev&#233;e par la d&#233;cision de la Sonatel Mobiles de faire payer son service de SMS jusque l&#224; gratuit et le lancement (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2003,293-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2003&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le courant du mois de novembre 2003, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) s'est signal&#233;e en poussant un coup de gueule dans lequel elle s'est inqui&#233;t&#233;e de la &#171; d&#233;gradation de la qualit&#233; de service de la t&#233;l&#233;phonie mobile en particulier dans l'agglom&#233;ration dakaroise &#187;. Cette prise de position, qui intervient peu apr&#232;s son entr&#233;e en sc&#232;ne dans la mini-crise soulev&#233;e par la d&#233;cision de la Sonatel Mobiles de faire payer son service de SMS jusque l&#224; gratuit et le lancement d'un appel d'offres destin&#233; &#224; acqu&#233;rir l'&#233;quipement technique n&#233;cessaire &#224; l'accomplissement de sa mission, atteste de l'op&#233;rationnalit&#233; progressive de l'ART qui f&#234;tera ses deux ann&#233;es d'existence en janvier 2004. Cela &#233;tant, compte tenu des enjeux li&#233;s au d&#233;veloppement du secteur des t&#233;l&#233;communications d'une part et de la situation de quasi monopole qui voit la Sonatel imposer ses services, ses tarifs et ses pratiques souvent peu orthodoxes aux particuliers, aux entreprises comme aux autres op&#233;rateurs du secteur, il est temps que l'ART passe &#224; la vitesse sup&#233;rieure. En effet, le climat relativement malsain dans lequel vit actuellement le secteur a eu entre autres cons&#233;quences la disparition de plusieurs fournisseurs de services Internet et l'apparition d'un quasi monopole de fait au profit de la Sonatel Multim&#233;dia dans un cr&#233;neau pourtant soumis au r&#233;gime de la libre concurrence ; la faillite de plusieurs promoteurs de t&#233;l&#233;services ; l'arr&#234;t de l'activit&#233; des op&#233;rateurs de terminaison d'appel, le renoncement de gros investisseurs &#233;trangers qui avaient projet&#233; de s'installer au S&#233;n&#233;gal ; l'imposition de conditions l&#233;onines aux exploitants de t&#233;l&#233;centres ou encore la fourniture de liaisons sp&#233;cialis&#233;es de pi&#232;tre qualit&#233; &#224; des clients n'ayant pas d'autre choix que de se les procurer aupr&#232;s de la Sonatel. Si l'ART veut gagner en cr&#233;dibilit&#233; et surtout contribuer &#224; l'assainissement de l'environnement des t&#233;l&#233;communications, elle doit d&#233;sormais jouer pleinement son r&#244;le de garant de l'int&#233;r&#234;t collectif, de protecteur des consommateurs et d'arbitre veillant au strict respect d'une saine et loyale concurrence entre les acteurs &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nous avons d&#233;j&#224; perdu assez de temps</title>
		<link>https://www.osiris.sn/nous-avons-deja-perdu-assez-de-temps.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/nous-avons-deja-perdu-assez-de-temps.html</guid>
		<dc:date>2003-10-31T16:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avec le passage de la bande passante Internet internationale de la Sonatel &#224; 310 mbps, le S&#233;n&#233;gal a franchi une nouvelle &#233;tape sur la voie de l'am&#233;lioration des capacit&#233;s de son infrastructure de t&#233;l&#233;communications. Tous les acteurs du secteurs ne peuvent que se r&#233;jouir de l'annonce de cette nouvelle, mais la question lancinante qui se pose maintenant depuis pr&#232;s d'une demie-douzaine d'ann&#233;es reste celle de la mise en place d'un environnement favorisant le d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2003,293-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2003&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec le passage de la bande passante Internet internationale de la Sonatel &#224; 310 mbps, le S&#233;n&#233;gal a franchi une nouvelle &#233;tape sur la voie de l'am&#233;lioration des capacit&#233;s de son infrastructure de t&#233;l&#233;communications. Tous les acteurs du secteurs ne peuvent que se r&#233;jouir de l'annonce de cette nouvelle, mais la question lancinante qui se pose maintenant depuis pr&#232;s d'une demie-douzaine d'ann&#233;es reste celle de la mise en place d'un environnement favorisant le d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de l'information dans toutes ses dimensions. Pour se faire, nous ne r&#233;p&#233;terons jamais assez qu'il faut absolument que le S&#233;n&#233;gal se dote d'une politique nationale en la mati&#232;re. En effet, il est grand temps de d&#233;passer le stade des proclamations d'autosatisfaction mettant en avant le fait que le pays dispose d'une des meilleures infrastructures de t&#233;l&#233;communications en Afrique pour enfin s'atteler &#224; l'exploitation effective de cet important avantage comparatif qui reste jusqu'&#224; ce jour peu exploit&#233;. Cela implique tout d'abord une volont&#233; politique sans failles qu'y aille au-del&#224; des discours de circonstances et se traduise dans les faits par l'&#233;rection du d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information comme un axe fondamental et transversal du d&#233;veloppement national. En termes institutionnel cela passe notamment par la cr&#233;ation d'un organe plac&#233; sous l'autorit&#233; directe du Chef de l'Etat (Haute autorit&#233;, Conseil sup&#233;rieur, Agence, ou autre), disposant des pouvoirs n&#233;cessaires &#224; l'&#233;laboration et &#224; la mise en &#339;uvre de la strat&#233;gie nationale et r&#233;unissant les experts nationaux reconnus en la mati&#232;re, qu'ils travaillent dans l'administration, le secteur priv&#233;, les organismes internationaux ou &#224; la soci&#233;t&#233; civile. S'agissant du processus d'&#233;laboration de cette strat&#233;gie nationale, celui-ci devra pleinement associer les d&#233;partements minist&#233;riels et d&#233;membrements de l'Etat sans l'accord desquels le document adopt&#233; restera un catalogue de v&#339;ux pieux. Il s'agit en particulier du minist&#232;re de l'&#233;conomie et des finances (fiscalit&#233;, r&#233;gime douanier, code des investissements, etc.), du minist&#232;re des affaires &#233;trang&#232;res et des S&#233;n&#233;galais de l'ext&#233;rieur (coop&#233;ration internationale et mobilisation des ressources de la diaspora), du minist&#232;re de l'information et de l'int&#233;gration africaine dans les nouvelles technologies de l'information et de la communication, des minist&#232;res de l'&#233;ducation et de la recherche scientifique et technique (formation des ressources humaines, analyse des enjeux et recherche) mais aussi de la Direction informatique de l'Etat, de l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et de la Poste. Bien entendu, les grands acteurs du secteur priv&#233; (Sonatel, Sentel, fournisseurs de services Internet, entreprises de t&#233;l&#233;services, exploitants de t&#233;l&#233;centres, SSII, banques, etc.), les repr&#233;sentants de la soci&#233;t&#233; civile (mouvement consum&#233;riste, associations et ONG faisant la promotion des TIC, etc.) ainsi que les partenaires au d&#233;veloppement devront &#233;galement &#234;tre partie prenante de ce processus. L'exercice devra d&#233;boucher sur la validation, au plus haut niveau de l'Etat, d'une vision partag&#233;e s'int&#233;grant parfaitement dans la vision du d&#233;veloppement national, prenant en consid&#233;ration les dynamiques d'int&#233;gration africaine, s'appuyant sur une strat&#233;gie nationale comportant des objectifs en nombre peu nombreux mais r&#233;alistes et r&#233;alisables, se d&#233;clinant selon un plan d'actions reposant sur un calendrier d'ex&#233;cution pr&#233;cis et surtout disposant des moyens indispensables &#224; sa mise en &#339;uvre. Si l'on fait sienne la conception qui veut qu'une &#171; ann&#233;e Internet &#187; ne dure que trois mois, chacun pourra mesurer tout le temps perdu par notre pays depuis l'&#233;poque ou les autorit&#233;s politiques disaient &#224; qui voulait l'entendre que leur objectif &#233;tait de faire du S&#233;n&#233;gal un pays de t&#233;l&#233;services ! Il est donc grand temps de se mettre au travail afin que le S&#233;n&#233;gal se dote enfin d'une strat&#233;gie nationale &#224; la hauteur de son infrastructure de t&#233;l&#233;communications, de la volont&#233; d'entreprendre de ses fils et de ses filles, de l'int&#233;r&#234;t de se positionner sur certains cr&#233;neaux &#233;conomiques et surtout de la n&#233;cessit&#233; d'utiliser au mieux les opportunit&#233;s offertes par les TIC en mati&#232;re de d&#233;veloppement social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gen&#232;ve 2003 sur les traces de Cancun ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Geneve-2003-sur-les-traces-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Geneve-2003-sur-les-traces-de.html</guid>
		<dc:date>2003-09-30T16:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La 3&#232;me PrepCom qui vient de s'achever &#224; Gen&#232;ve sans parvenir &#224; adopter une d&#233;claration de principe ni un plan d'action &#224; soumettre aux Chefs d'Etats et de gouvernement pour le prochain Sommet mondial sur la Soci&#233;t&#233; de l'information de D&#233;cembre 2003, bute sur plusieurs questions qui t&#233;moignent des enjeux de la soci&#233;t&#233; de l'information, autant pour les pouvoirs publics, le secteur priv&#233; que pour la soci&#233;t&#233; civile. Les documents en discussion sont dans leur globalit&#233; entre crochet, faute de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2003,293-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2003&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La 3&#232;me PrepCom qui vient de s'achever &#224; Gen&#232;ve sans parvenir &#224; adopter une d&#233;claration de principe ni un plan d'action &#224; soumettre aux Chefs d'Etats et de gouvernement pour le prochain Sommet mondial sur la Soci&#233;t&#233; de l'information de D&#233;cembre 2003, bute sur plusieurs questions qui t&#233;moignent des enjeux de la soci&#233;t&#233; de l'information, autant pour les pouvoirs publics, le secteur priv&#233; que pour la soci&#233;t&#233; civile. Les documents en discussion sont dans leur globalit&#233; entre crochet, faute de consensus sur la quasi totalit&#233; des sujets abord&#233;s. Les divergences profondes se focalisent sur la gouvernance de l'Internet, la s&#233;curit&#233; et le financement. Des questions annexes divisent &#233;galement, qui portent sur la propri&#233;t&#233; intellectuelle, les logiciels libres et &#224; code source ouvert et les m&#233;dias, en particulier les radios communautaires, dont ne veulent pas entendre certains pays. Au total il y a peu de points de convergence pour ne pas dire aucun. Le Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique propos&#233; par le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade est au centre des questions cruciales de la pr&#233;paration du sommet, parce que c'est la seule formulation explicite d'un projet de lutte concr&#232;te contre la fracture num&#233;rique, consid&#233;r&#233;e comme un des d&#233;fis majeurs de la soci&#233;t&#233; de l'information. Il propose de donner corps au partenariat entre les trois acteurs du sommet mondial, par l'organisation d'une solidarit&#233; r&#233;elle structur&#233;e autour d'un fonds mondial aliment&#233; par des contributions volontaires, g&#233;r&#233; par une structure autonome, et disposant de suffisamment de r&#233;activit&#233; pour intervenir dans le financement des besoins en formation, en &#233;quipement et en production de contenus notamment dans les pays et les secteurs sociaux confront&#233;s &#224; une demande non solvable. Les pays du Nord, l'Union europ&#233;enne en pointe, acceptent l'id&#233;e d'une solidarit&#233; num&#233;rique mais pour l'instant pr&#233;f&#232;rent s'en tenir &#224; la simple &#233;vocation de sa n&#233;cessit&#233;, sans nouveaux m&#233;canismes de financement aptes &#224; y faire face. Ils invoquent l'existence de multiples fonds d'aide au d&#233;veloppement qui pourraient assurer disent- ils la prise en charge des demandes en mati&#232;re de technologies de l'information et de la communication. Bien &#233;videmment, les m&#233;canismes existants de la coop&#233;ration tant bilat&#233;rale que multilat&#233;rale ont fait la preuve de leur totale inefficacit&#233;, adoss&#233;es qu'ils sont sur de lourdes bureaucraties et des conditionnalit&#233;s aussi sophistiqu&#233;es qu'excentriques. Les pays du Sud sont quant &#224; eux favorables &#224; la cr&#233;ation d'un fonds de solidarit&#233; num&#233;rique sp&#233;cifiquement d&#233;di&#233; &#224; la lutte contre l'exclusion de la Soci&#233;t&#233; de l'information. Sa mise en place est soutenue par le groupe arabe, le groupe latino am&#233;ricain, avec le Br&#233;sil en t&#234;te, le groupe Afrique et de nombreux pays asiatique avec l'Inde en premi&#232;re ligne. Tous s'accordent pour que sa gestion soit confi&#233;e &#224; une structure ind&#233;pendante, regroupant des repr&#233;sentants du secteur priv&#233;, de la soci&#233;t&#233; civile et des pouvoirs publics, que les contributions soient volontaires et que ses interventions soient prioritairement destin&#233;es &#224; l'inclusion des secteurs qui risquent d'&#234;tre marginalis&#233;s dans la nouvelle soci&#233;t&#233; qui se met en place. La r&#233;union de Cancun ayant &#233;t&#233; un &#233;chec du fait de l'inflexibilit&#233; des pays du Nord qui entendent maintenir les subventions de leurs produits agricoles aux d&#233;triments des agriculteurs du Sud, il est clair pour de nombreux observateurs qu'un &#233;chec du sommet de Gen&#232;ve, du au refus de lutter concr&#232;tement contre la fracture num&#233;rique 'par la mise en place de ce fonds de solidarit&#233; num&#233;rique, ne pourra &#234;tre interpr&#233;t&#233; que comme la froide volont&#233; des plus nantis de faire de la Soci&#233;t&#233; de l'information une Soci&#233;t&#233; dans laquelle r&#232;gnera l'exclusion et sur laquelle ils continueront &#224; exercer leur domination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Que le meilleur l'emporte sur le pire...</title>
		<link>https://www.osiris.sn/que-le-meilleur-l-emporte-sur-le-pire.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/que-le-meilleur-l-emporte-sur-le-pire.html</guid>
		<dc:date>2003-08-31T16:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le 27 ao&#251;t 2003, il a &#233;t&#233; proc&#233;d&#233; a un remaniement minist&#233;riel du gouvernement s&#233;n&#233;galais qui a substantiellement affect&#233; le secteur des technologies de l'information et de la communication. Tout d'abord, le minist&#232;re de la culture et de la communication a &#233;t&#233; scind&#233; en deux, ce qui n'est pas une nouveaut&#233; en soi puisqu'il en a souvent &#233;t&#233; ainsi par le pass&#233;. Ce qui est par contre nouveau et plut&#244;t inqui&#233;tant, dans un contexte ou de nombreuses voix d&#233;noncent la mainmise du parti au pouvoir (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2003,293-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2003&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 27 ao&#251;t 2003, il a &#233;t&#233; proc&#233;d&#233; a un remaniement minist&#233;riel du gouvernement s&#233;n&#233;galais qui a substantiellement affect&#233; le secteur des technologies de l'information et de la communication. Tout d'abord, le minist&#232;re de la culture et de la communication a &#233;t&#233; scind&#233; en deux, ce qui n'est pas une nouveaut&#233; en soi puisqu'il en a souvent &#233;t&#233; ainsi par le pass&#233;. Ce qui est par contre nouveau et plut&#244;t inqui&#233;tant, dans un contexte ou de nombreuses voix d&#233;noncent la mainmise du parti au pouvoir sur l'audiovisuel public, c'est la transformation du minist&#232;re de la communicatrion en minist&#232;re de l'information, une appellation et une fonction qui ne sont plus de saison depuis belle lurette dans les r&#233;gimes qui se veulent r&#233;ellement d&#233;mocratiques. En effet, faut-il rappeler que jadis l'appellation &#171; minist&#232;re de l'information &#187; n'&#233;tait rien d'autre qu'un euph&#233;misme pour d&#233;nommer le minist&#232;re qui &#233;tait en charge de la propagande officielle du r&#233;gime et qui exer&#231;ait &#224; ce titre un contr&#244;le sans limite sur des m&#233;dias publis dont tout point de vue discordant &#233;tait syst&#233;matiquement exclu. Il faut donc esp&#233;rer qu'il s'agit l&#224; d'une simple erreur d'appellation qui devrait faire l'objet d'un d&#233;cret rectificatif dans les plus brefs d&#233;lais afin de lever toute &#233;quivoque. Cela &#233;tant, au del&#224; de cette question de la forme, sur le fond, le nouveau ministre devra s'atteler &#224; cr&#233;dibiliser les m&#233;dis public, et plus particuli&#232;rement la t&#233;l&#233;vision, en y faisant observer un profesionnalisme des plus rigoureux et surtout un &#233;quilibre strict entre les diff&#233;rentes sensibilit&#233;s politique, syndicale, culturelle, religieuses et autres qui composent le S&#233;n&#233;gal. A c&#244;t&#233; de cela, il faut saluer la cr&#233;ation d'un d&#233;partement minist&#233;riel en charge de la coop&#233;ration panafricaine dans les technologies de l'information et de la communication, domaine dont le S&#233;n&#233;gal assure d'ailleurs la coordination dans le cadre du NEPAD. En effet, il semble que jusqu'&#224; ce jour, les TIC soient le parent pauvre du NEPAD et qu'en dehors d'une liste de projets, rien de vraiment concret n'ait &#233;t&#233; engag&#233; en la mati&#232;re. A quelques mois de la tenue du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information, il serait important que le S&#233;n&#233;gal puisse rapidement prendre une initiative majeure afin que l'Afrique puisse parler d'une seule voix et qu'un contenu concret soit donn&#233; au concept de &#171; solidarit&#233; num&#233;rique &#187; lanc&#233; par le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade &#224; l'oxccasion de la PrepCom2. Enfin, il faut souhaiter qu'un nouveau d&#233;part pourra &#234;tre donn&#233; &#224; la politique nationale en mati&#232;re de TIC dont le moins que l'on puisse dire est qu'elle est en panne depuis plusieurs ann&#233;es. Il urge d'adopter une vision partag&#233;e par la majorit&#233; des acteurs, d'&#233;laborer une strat&#233;gie nationale s'appuyant sur un plan d'action et un calendrier de r&#233;alisation et surtout dot&#233;e de moyens financiers permettant sa mise en &#339;uvre. Il faudra surtout emp&#233;cher que puissent prosperer des pratiques malsaines d'affairistes incrust&#233;s &#224; des points strat&#233;giques de l'appareil d'Etat, qui faussent les r&#232;gles d'un march&#233; encore tr&#232;s faible et hypoth&#233;quent le d&#233;veloppement des TIC dans le pays. En cette p&#233;riode ou de nouvelles perspectives semblent donc se pr&#233;senter, il faut simplement esp&#233;rer que le meilleur l'emportera sur le pire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Vers des Etats g&#233;n&#233;raux de la Soci&#233;t&#233; de l'information</title>
		<link>https://www.osiris.sn/vers-des-etats-generaux-de-la-societe-de-l-information.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/vers-des-etats-generaux-de-la-societe-de-l-information.html</guid>
		<dc:date>2003-07-31T16:34:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans les deux livres qui d&#233;frayent aujourd'hui la chronique au S&#233;n&#233;gal, &#224; savoir celui d'Abdou Latif Coulibaly intitul&#233; &#171; Wade, un opposant au pouvoir, l'Alternance pi&#233;g&#233;e &#187; et celui de Jacques Habib Sy titr&#233; &#171; Crise de l'audiovisuel au S&#233;n&#233;gal &#187; , le secteur des technologies de l'information et de la communication figure en bonne place. Dans le premier ouvrage, c'est la promesse &#233;lectorale non tenue d'Abdoulaye Wade d'autoriser le transfert au S&#233;n&#233;gal de la station de t&#233;l&#233;vision &#171; La (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2003,293-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2003&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les deux livres qui d&#233;frayent aujourd'hui la chronique au S&#233;n&#233;gal, &#224; savoir celui d'Abdou Latif Coulibaly intitul&#233; &#171; Wade, un opposant au pouvoir, l'Alternance pi&#233;g&#233;e &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Abdou Latif Coulibaly : Wade, un opposant au pouvoir, l'Alternance pi&#233;g&#233;e. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et celui de Jacques Habib Sy titr&#233; &#171; Crise de l'audiovisuel au S&#233;n&#233;gal &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jacques Habib Sy : Crise de l'audiovisuel au S&#233;n&#233;gal. Aide Transparence, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; , le secteur des technologies de l'information et de la communication figure en bonne place. Dans le premier ouvrage, c'est la promesse &#233;lectorale non tenue d'Abdoulaye Wade d'autoriser le transfert au S&#233;n&#233;gal de la station de t&#233;l&#233;vision &#171; La Cha&#238;ne Africaine &#187; (LCA), appartenant au groupe Sud Communication, qui &#233;mettait sur le c&#226;ble en France et l'arr&#234;t aussi brusque qu'inexpliqu&#233; du processus d'appel d'offres qui aurait du conduire &#224; l'autorisation d'une cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision priv&#233;e qui sont au c&#339;ur des d&#233;bats. Le second ouvrage est quant &#224; lui un r&#233;quisitoire particuli&#232;rement s&#233;v&#232;re contre l'audiovisuel public dans lequel sont d&#233;nonc&#233;s p&#234;le-m&#234;le, le traitement in&#233;gal entre les m&#233;dias priv&#233;s et publics dans l'acc&#232;s aux sources d'information, l'indigence des subventions accord&#233;es &#224; la presse priv&#233;e, les lacunes du Haut Conseil de l'Audiovisuel, le caract&#232;re extraverti de la programmation t&#233;l&#233;visuelle avec 60 &#224; 70% de productions &#233;trang&#232;res, la marginalisation des langues nationales minoritaires, la gestion &#233;clat&#233;e du secteur des t&#233;l&#233;communications entre le HCA d'une part et l'Agence de R&#233;gulations des T&#233;l&#233;communications d'autre part, etc. M&#234;me si nous ne partageons pas totalement les analyses et points de vue d&#233;velopp&#233;s par les deux auteurs, il faut reconna&#238;tre que leurs ouvrages ont le m&#233;rite de mettre l'accent sur certains graves dysfonctionnements qui touchent depuis des ann&#233;es le secteur de l'&#233;conomie de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal. Aujourd'hui comme hier, les autorit&#233;s politiques aiment &#224; d&#233;clarer qu'elles consid&#232;rent le secteur des technologies de l'information et de la communication comme un des piliers du d&#233;veloppement &#233;conomique et social du pays voire m&#234;me de l'Afrique dans le cadre du NEPAD. Pour qu'il en soit effectivement ainsi, il est grand temps de rompre avec des pratiques d'un autre age dont les cons&#233;quences les plus imm&#233;diates ont pour noms d&#233;sint&#233;r&#234;t et suspicion des citoyens envers l'audiovisuel national et m&#233;fiance des investisseurs potentiels. Afin de r&#233;concilier les S&#233;n&#233;galais et les S&#233;n&#233;galaises avec le service public de l'audiovisuel et lib&#233;rer les &#233;nergies cr&#233;atrices qui n'attendent que la mise en place de conditions favorables pour exploiter pleinement les potentialit&#233;s offertes par les technologies de l'information et de la communication, l'Etat en collaboration &#233;troite avec le secteur priv&#233;, les partenaires au d&#233;veloppement et la soci&#233;t&#233; civile doit s'atteler &#224; l'organisation de v&#233;ritables &#233;tats g&#233;n&#233;raux de la soci&#233;t&#233; de l'information ayant pour objectifs de faire un bilan sans complaisance de la situation, de d&#233;finir une vision partag&#233;e et d'&#233;laborer une strat&#233;gie nationale s'appuyant sur un plan d'action et les ressources n&#233;cessaires &#224; sa mise en &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Abdou Latif Coulibaly : Wade, un opposant au pouvoir, l'Alternance pi&#233;g&#233;e. Les &#233;ditions Sentinelles, 2003, 300 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jacques Habib Sy : Crise de l'audiovisuel au S&#233;n&#233;gal. Aide Transparence, 2003, 304 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Enfin du concret !</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Enfin-du-concret.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Enfin-du-concret.html</guid>
		<dc:date>2003-06-30T16:32:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'est dans l'indiff&#233;rence quasi g&#233;n&#233;rale qu'a &#233;t&#233; sign&#233;, le 28 mai 2003 &#224; l'&#238;le Maurice, l'accord qui permet enfin de boucler le financement n&#233;cessaire &#224; la r&#233;alisation du projet RASCOM, le satellite r&#233;gional africain de t&#233;l&#233;communications pour lequel une organisation commerciale intergouvernementale r&#233;unissant 44 &#233;tats africains a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1992. A l'heure ou la probl&#233;matique des infrastructures, consid&#233;r&#233;es comme &#233;l&#233;ment-cl&#233; du d&#233;veloppement de l'Afrique, a &#233;t&#233; remise &#224; l'ordre du jour (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2003,293-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2003&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est dans l'indiff&#233;rence quasi g&#233;n&#233;rale qu'a &#233;t&#233; sign&#233;, le 28 mai 2003 &#224; l'&#238;le Maurice, l'accord qui permet enfin de boucler le financement n&#233;cessaire &#224; la r&#233;alisation du projet RASCOM, le satellite r&#233;gional africain de t&#233;l&#233;communications pour lequel une organisation commerciale intergouvernementale r&#233;unissant 44 &#233;tats africains a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1992. A l'heure ou la probl&#233;matique des infrastructures, consid&#233;r&#233;es comme &#233;l&#233;ment-cl&#233; du d&#233;veloppement de l'Afrique, a &#233;t&#233; remise &#224; l'ordre du jour par le NEPAD, on ne peut &#234;tre que surpris par le peu d'&#233;chos donn&#233; &#224; cette information par les m&#233;dias comme par les dirigeants africains. Certes, ce projet lanc&#233; en 1992 avec la cr&#233;ation de RASCOM, l'organisation commerciale intergouvernementale africaine de communications par satellite, a connu beaucoup de vicissitudes depuis que le principe de la mise en &#339;uvre d'un satellite africain dans le cadre d'un partenariat de type BOT (Built Operate and Transfer) d'une dur&#233;e de dix ans a &#233;t&#233; retenu en 1996. Apr&#232;s le lancement en 1997 d'un appel d'offres international pour la construction et le lancement du satellite, c'est Alcatel qui emporta le march&#233; en 1998. La mise en service du syst&#232;me fut d'abord annonc&#233;e pour le premier trimestre de l'ann&#233;e 2001, puis pour octobre 2002, alors que l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT) n'avait m&#234;me pas encore indiqu&#233; la position orbitale que pourrait occuper le satellite africain. Puis la date de lancement fut repouss&#233;e &#224; 2004 ce qui amena nombre de sceptiques &#224; se demander si ce projet n'&#233;tait pas vou&#233; &#224; rejoindre le mus&#233;e des nombreux projets africains sans cesse annonc&#233;s mais jamais r&#233;alis&#233;s. Heureusement, le bouclage du financement du satellite RASCOM donne enfin le coup de d&#233;part de sa construction et rend d&#233;sormais cr&#233;dible son lancement programm&#233; pour l'ann&#233;e 2006. D'un co&#251;t total estim&#233; &#224; 1,5 milliards de dollars, dont 500 millions de dollars pour le segment spatial et 1 milliard de dollars pour le segment terrestre, le projet RASCOM comprend la mise en orbite de deux satellites, l'un en d&#233;pannage de l'autre, et la construction d'un r&#233;seau de stations au sol. Il se fixe pour objectif de permettre l'installation de pr&#232;s de 400000 cabines publiques dans les zones rurales avec un co&#251;t des communications annonc&#233; entre 0,10 et 0,20 dollars US. La mise en service du satellite RASCOM devrait donc permettre d'am&#233;liorer l'interconnexion entre les pays africains, notamment entre ceux de la frange littorale pour l'essentiel d&#233;j&#224; reli&#233;s entre eux par des c&#226;bles sous-marins et ceux de l'hinterland souvent tr&#232;s isol&#233;s, d'agr&#233;ger le trafic sortant pour faire en sorte que l'Afrique soit en mesure de n&#233;gocier de meilleurs tarifs avec les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications ext&#233;rieurs au continent et de faciliter l'acc&#232;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie dans les zones rurales enclav&#233;es. Il reste que le satellite RASCOM ne sera pas la panac&#233;e universelle aux maux dont souffrent les pays africains en mati&#232;re d'infrastructures de t&#233;l&#233;communications, d'acc&#232;s aux services de communication et d'appropriation des technologies de l'information et de la communication. En effet, pour aboutir &#224; une am&#233;lioration durable de la situation il faudra d'une part que chaque pays poursuive le d&#233;veloppement de son infrastructure nationale de t&#233;l&#233;communications en combinant les diff&#233;rentes technologies existantes (fibres optiques, faisceaux hertziens, etc.) et surtout imagine les politiques et les mod&#232;les &#233;conomiques viables qui offriront au plus grand nombre la possibilit&#233; de devenir de v&#233;ritables acteurs de la Soci&#233;t&#233; de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Mea culpa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;ditorial de Batik n&#176; 46 du mois de mai 20003 consacr&#233; &#224; l'ART, nous avons indiqu&#233; par erreur que la dur&#233;e du mandat des membres du Conseil de la r&#233;gulation n'&#233;tait pas pr&#233;cis&#233;e alors qu'elle est fix&#233;e &#224; trois ans par la loi. Par contre, il peut &#234;tre mis fin &#224; leurs fonctions avant expiration de leur mandat, &#171; en cas d'emp&#234;chement constat&#233; par le Conseil d'Etat ou de manquement grave sur d&#233;cision du Pr&#233;sident de la R&#233;publique &#187; (article 47 de la Loi n&#176;2001-15 du 27 d&#233;cembre 2001 Portant Code des T&#233;l&#233;communications).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'ART d&#233;j&#224; fragilis&#233;e...</title>
		<link>https://www.osiris.sn/L-ART-deja-fragilisee.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/L-ART-deja-fragilisee.html</guid>
		<dc:date>2003-05-31T16:31:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e par l'article 42 de la loi n&#176; 2001-15 du 27 d&#233;cembre 2001 portant Code des T&#233;l&#233;communications, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) qui commen&#231;ait &#224; devenir r&#233;ellement op&#233;rationnelle apr&#232;s la signature du d&#233;cret n&#176; 2003-63 du 17 f&#233;vrier 2003 fixant ses r&#232;gles d'organisation et de fonctionnement et la nomination le 17 avril 2003 des membres du Conseil de la r&#233;gulation, vient d'&#234;tre s&#233;rieusement fragilis&#233;e par le remplacement inopin&#233; de son Directeur g&#233;n&#233;ral. Certes, cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2003,293-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2003&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e par l'article 42 de la loi n&#176; 2001-15 du 27 d&#233;cembre 2001 portant Code des T&#233;l&#233;communications, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART) qui commen&#231;ait &#224; devenir r&#233;ellement op&#233;rationnelle apr&#232;s la signature du d&#233;cret n&#176; 2003-63 du 17 f&#233;vrier 2003 fixant ses r&#232;gles d'organisation et de fonctionnement et la nomination le 17 avril 2003 des membres du Conseil de la r&#233;gulation, vient d'&#234;tre s&#233;rieusement fragilis&#233;e par le remplacement inopin&#233; de son Directeur g&#233;n&#233;ral. Certes, cette d&#233;cision est tout &#224; fait l&#233;gale puisque au vu de l'article 48 de la Loi n&#176; 2001-15 du 27 d&#233;cembre 2001 portant Code des T&#233;l&#233;communications, il est simplement mentionn&#233; que le Directeur g&#233;n&#233;ral est nomm&#233; par d&#233;cret contrairement &#224; ce qui se fait en France ou les membres du coll&#232;ge de l'ART sont d&#233;sign&#233;s pour un mandat de six ans de mani&#232;re irr&#233;vocable et non reconductible. Cette d&#233;cision pour le moins surprenante fragilise cette institution destin&#233;e &#224; jouer un r&#244;le central dans le paysage s&#233;n&#233;galais des t&#233;l&#233;communications puisque l'Etat s'est engag&#233;, dans le cadre de l'Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce des services (AGCS), &#224; mettre fin au monopole dans les domaines de la t&#233;l&#233;phonie vocale, nationale et internationale, de la transmissions de donn&#233;es, le t&#233;lex, la t&#233;l&#233;copie, les services de liaisons sp&#233;cialis&#233;es priv&#233;es et les services fixes par satellite entre 2003 et 2006. Pire, les contentieux qui opposent d&#233;j&#224; r&#233;guli&#232;rement la Sonatel avec les fournisseurs d'acc&#232;s Internet, l'op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phonie mobile, les g&#233;rants de t&#233;l&#233;centres, les op&#233;rateurs de terminaison d'appels, les consommateurs, etc., font qu'il est indispensable que le S&#233;n&#233;gal dispose d'un organe de r&#233;gulation en mesure d'exercer ses pr&#233;rogatives dans l'ind&#233;pendance, la transparence et l'impartialit&#233; les plus totales. Or, la valse des responsables &#224; la t&#234;te d'un organe aussi important que l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et le fait de nommer &#224; la t&#234;te de l'ART, comme au sein du Conseil de la r&#233;gulation, des personnes dont la dur&#233;e du mandat n'est pas fix&#233;e et qui peuvent &#234;tre r&#233;voqu&#233;es du jour au lendemain sur une simple d&#233;cision du Pr&#233;sident de la R&#233;publique ne contribuent gu&#232;re &#224; apaiser les craintes de ceux qui ont d&#233;cid&#233; d'investir dans ce secteur prometteur. En effet, les conditions et les rumeurs qui entourent le remplacement de Mactar Seck par Malick Gu&#232;ye &#224; la t&#234;te de l'ART font craindre &#224; beaucoup une volont&#233; d'instrumentalisation de l'organe r&#233;gulateur qui augure mal du climat de transparence qui devrait normalement pr&#233;valoir tant pour l'attribution des licences, autorisations et autres agr&#233;ments que pour l'instauration d'une concurrence saine et loyale sur le march&#233; des services de t&#233;l&#233;communications. D&#233;clarer urbi et orbi que la cl&#233; du d&#233;veloppement r&#233;side dans l'investissement priv&#233; est une chose mais &#234;tre en mesure de mettre en place les m&#233;canismes capables de s&#233;curiser les investisseurs potentiels et d'instaurer un climat de confiance en est une autre. Esp&#233;rons simplement que cette nouvelle affaire ne sera pas un &#233;l&#233;ment de plus qui viendra renforcer le mur d'obstacles qui entrave depuis des ann&#233;es le d&#233;veloppement du secteur malgr&#233; l'existence d'une infrastructure ad&#233;quate, de promoteurs ambitieux et de projets innovants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les magiciens de la Sonatel</title>
		<link>https://www.osiris.sn/les-magiciens-de-la-sonatel.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/les-magiciens-de-la-sonatel.html</guid>
		<dc:date>2003-04-30T16:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans un communiqu&#233; de presse en date du 25 avril 2003, la Sonatel a annonc&#233; une s&#233;rie de baisses s'&#233;chelonnant entre 15 et 50% qui s'appliquent aux tarifs du t&#233;l&#233;phone, &#224; Internet et aux solutions de donn&#233;es. Bien entendu, tous ceux qui utilisent ces services, pour lesquels la Sonatel b&#233;n&#233;ficie toujours d'un r&#233;gime de monopole, ne pourront que se r&#233;jouir de cette nouvelle. Cependant, chacun aura compris que contrairement &#224; ce que laisse entendre le communiqu&#233; publi&#233; &#224; cette occasion, la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2003,293-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2003&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un communiqu&#233; de presse en date du 25 avril 2003, la Sonatel a annonc&#233; une s&#233;rie de baisses s'&#233;chelonnant entre 15 et 50% qui s'appliquent aux tarifs du t&#233;l&#233;phone, &#224; Internet et aux solutions de donn&#233;es. Bien entendu, tous ceux qui utilisent ces services, pour lesquels la Sonatel b&#233;n&#233;ficie toujours d'un r&#233;gime de monopole, ne pourront que se r&#233;jouir de cette nouvelle. Cependant, chacun aura compris que contrairement &#224; ce que laisse entendre le communiqu&#233; publi&#233; &#224; cette occasion, la motivation principale de la Sonatel n'est pas de &#171; partager avec ses clients ses gains de productivit&#233; pour facilit&#233; davantage l'usage des services de t&#233;l&#233;communications par les m&#233;nages et am&#233;liorer la comp&#233;titivit&#233; des entreprises s&#233;n&#233;galaises en ayant les tarifs les plus bas du continent &#187; mais plus prosa&#239;quement de se pr&#233;parer &#224; l'ouverture totale du march&#233; des t&#233;l&#233;communications qui devrait se faire en 2004. Dans cette perspective, les magiciens de la Sonatel r&#233;alisent tour de force sur tour de force en diminuant r&#233;guli&#232;rement des tarifs dont ils juraient hier la main sur le c&#339;ur qu'ils &#233;taient incompressibles. Ainsi, depuis le lancement officiel d'Internet au S&#233;n&#233;gal en mars 1996, le prix des liaisons sp&#233;cialis&#233;es &#224; 64 kbps a tout simplement &#233;t&#233; divis&#233; par cinq passant de 1.064.000 Francs CFA &#224; 203.700 Francs CFA ! Ceci dit, le maintien de tarifs &#233;l&#233;v&#233;s durant une longue p&#233;riode a eu pour r&#233;sultat l'instauration d'un monopole de fait au profit de la Sonatel Multim&#233;dia dans le secteur de la fourniture de services Internet, normalement soumis au r&#233;gime de la libre concurrence, suite &#224; la disparition de toute une s&#233;rie d'ISP dont le c&#233;l&#232;bre M&#233;tissacana. A c&#244;t&#233; de cette baisse des tarifs, la Sonatel a &#233;galement indiqu&#233; par la voix de son Directeur g&#233;n&#233;ral que les 13.000 villages du S&#233;n&#233;gal seraient raccord&#233;s au t&#233;l&#233;phone d'ici la fin 2004. L&#224; encore, tous ceux qui se pr&#233;occupent depuis des ann&#233;es de la question de la t&#233;l&#233;phonie rurale ne pourront qu'applaudir une telle perspective jug&#233;e il y a encore peu totalement irr&#233;aliste par ces m&#234;mes responsable de la Sonatel au nom de la sacro-sainte rentabilit&#233;. En fait, cette annonce est une mani&#232;re d'&#233;loigner les investisseurs potentiels pour faire en sorte que le S&#233;n&#233;gal apparaisse comme une destination peu attractive pour les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications et qu'il continue d'&#234;tre une juteuse chasse gard&#233;e pour la Sonatel contribuant ainsi &#224; &#233;ponger les dettes abyssales de sa maison m&#232;re France T&#233;l&#233;com. Dans un tel contexte, l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications, d&#233;sormais dot&#233;e des d&#233;crets d'application qui lui permettent d'exercer ses pr&#233;rogatives et compl&#233;t&#233;e par le Conseil de la r&#233;gulation dont la nomination vient d'&#234;tre annonc&#233;e, aura fort &#224; faire pour qu'une concurrence saine, loyale et transparente s'instaure durablement entre les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications et les fournisseurs de services tout en pr&#233;servant les int&#233;r&#234;ts des consommateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aller au del&#224; de l'espace num&#233;rique parlementaire</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Aller-au-dela-de-l-espace.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Aller-au-dela-de-l-espace.html</guid>
		<dc:date>2003-03-31T16:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avec la r&#233;cente inauguration de l'espace num&#233;rique parlementaire de l'Assembl&#233;e nationale, un pas significatif a &#233;t&#233; franchi dans le sens de l'am&#233;lioration des conditions d'exercice du mandat de d&#233;put&#233; au S&#233;n&#233;gal. Gr&#226;ce &#224; cet outil, les parlementaires ont d&#233;sormais la possibilit&#233; d'acc&#233;der &#224; nombreuses sources d'information ce qui devrait leur permettre de s'informer plus facilement sur les questions qui sont soumises &#224; leur appr&#233;ciation et d'&#234;tre mieux arm&#233;s pour contr&#244;ler l'action du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Annee-2003,293-.html" rel="directory"&gt;Ann&#233;e 2003&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec la r&#233;cente inauguration de l'espace num&#233;rique parlementaire de l'Assembl&#233;e nationale, un pas significatif a &#233;t&#233; franchi dans le sens de l'am&#233;lioration des conditions d'exercice du mandat de d&#233;put&#233; au S&#233;n&#233;gal. Gr&#226;ce &#224; cet outil, les parlementaires ont d&#233;sormais la possibilit&#233; d'acc&#233;der &#224; nombreuses sources d'information ce qui devrait leur permettre de s'informer plus facilement sur les questions qui sont soumises &#224; leur appr&#233;ciation et d'&#234;tre mieux arm&#233;s pour contr&#244;ler l'action du gouvernement. De plus, dans le cadre du processus d'int&#233;gration africaine, notamment au sein de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communaut&#233; des &#233;tats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), ce dispositif devrait faciliter les &#233;changes entre les d&#233;put&#233;s s&#233;n&#233;galais et leurs homologues de la sous-r&#233;gion. Cela &#233;tant, il ne faudrait pas que ce projet se limite &#224; faire de nos d&#233;put&#233;s de simples utilisateurs d'Internet. En effet, compte tenu des nombreuses questions soulev&#233;es par l'utilisation croissante des technologies de l'information et de la communication, il est indispensable que les d&#233;put&#233;s soient non seulement capables d'utiliser ces instruments mais aussi et surtout qu'ils soient inform&#233;s des enjeux li&#233;es au d&#233;veloppement de la Soci&#233;t&#233; de l'information de mani&#232;re &#224; pouvoir modifier, en connaissance de cause, l'environnement l&#233;gal et r&#233;glementaire. Reconnaissance de la signature &#233;lectronique, utilisation des moyens de cryptographie, d&#233;limitation des responsabilit&#233;s respectives des propri&#233;taires de sites Web, des h&#233;bergeurs et des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, sont ainsi autant de questions qui interpelleront t&#244;t ou tard nos d&#233;put&#233;s et sur lesquelles ils doivent &#234;tre en mesure de se prononcer. Au del&#224; de l'acc&#232;s &#224; Internet, il faut donc capaciter les d&#233;put&#233;s sur ces probl&#233;matiques nouvelles d'une part en mettant &#224; leur disposition des assistants parlementaires sp&#233;cialis&#233;s et d'autre part en organisant &#224; leur intention des activit&#233;s formatrices (s&#233;minaires, auditions d'experts par l'Assembl&#233;e nationale, visites sur le terrain, etc.). Enfin, il faudrait saisir cette occasion pour mettre les technologies de l'information et de la communication au service d'une d&#233;mocratie participative dans laquelle le citoyen doit non seulement pouvoir s'informer le plus largement possible sur l'activit&#233; parlementaire mais &#233;galement &#234;tre en mesure de donner directement son point de vue sur toute sorte de questions, d'interpeller le parlement et d'interragir avec lui gr&#226;ce notamment &#224; des dispositifs de communication &#233;lectronique interactifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Top&lt;br class='autobr' /&gt;
_Pr&#233;sident d'OSIRIS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
