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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>D&#233;j&#224; les premi&#232;res &#233;valuations</title>
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		<dc:date>1999-12-31T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Avec le directeur de l'Observatoire sur les Syst&#232;mes d'Information, les R&#233;seaux et les Inforoutes au S&#233;n&#233;gal (OSIRIS), un tour d'horizon des avanc&#233;es de l'Internet dans un pays qui mise sur les nouvelles technologies. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment fonctionne Osiris ? &lt;br class='autobr' /&gt;
L'association regroupe de nombreuses personnes venant de divers horizons et qui se fixent pour tache d'essayer de comprendre l'impact des nouvelles technologies sur nos soci&#233;t&#233;s, notamment la soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise, et aussi d'&#233;tudier les moyens de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.osiris.sn/IMG/art181-1.jpg' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 27.7 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L64xH64/jpg-d8348.svg?1774085603' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 300 x 293
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Avec le directeur de l'Observatoire sur les Syst&#232;mes d'Information, les R&#233;seaux et les Inforoutes au S&#233;n&#233;gal (OSIRIS), un tour d'horizon des avanc&#233;es de l'Internet dans un pays qui mise sur les nouvelles technologies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment fonctionne Osiris ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association regroupe de nombreuses personnes venant de divers horizons et qui se fixent pour tache d'essayer de comprendre l'impact des nouvelles technologies sur nos soci&#233;t&#233;s, notamment la soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise, et aussi d'&#233;tudier les moyens de les utiliser dans les contextes qui sont les n&#244;tres. Osiris travaille aussi &#224; la diffusion de ces technologies dans diff&#233;rents secteurs, pas seulement dans les quartiers favoris&#233;s mais aussi dans les quartiers populaires, au niveau des jeunes et au niveau des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc une direction assez sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais aussi avec l'envie d'&#233;tudier l'impact. Ces technologies vont induire des mutations assez profondes, beaucoup plus que la t&#233;l&#233;vision, la radio, les autres formes de communication. Il nous a sembl&#233; judicieux de voir concr&#232;tement comment notre soci&#233;t&#233; pourra faire face &#224; cette mutation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est frappant que vous soyez d&#233;j&#224; dans un processus d'&#233;valuation d'un ph&#233;nom&#232;ne qui ne fait que commencer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Justement, c'est parce qu'il y a une acc&#233;l&#233;ration de ce ph&#233;nom&#232;ne que trois ou quatre ann&#233;es repr&#233;sentent d&#233;j&#224; une p&#233;riode d'exp&#233;rimentation suffisante pour une &#233;valuation. C'est aussi une particularit&#233; de ces technologies d'avoir des d&#233;lais de mise en &#339;uvre extr&#234;mement courts. Il a fallu presque cinquante ans &#224; certains pays africains pour rendre la t&#233;l&#233;vision op&#233;rationnelle, alors que cinq ans ont suffi pour que tous les pays africains soient connect&#233;s &#224; Internet, certains avec des moyens tr&#232;s avanc&#233;s. Le S&#233;n&#233;gal dispose d'un r&#233;seau national IP : o&#249; qu'on aille, on peut avoir le m&#234;me type de connectivit&#233; Internet que dans la capitale. Le prix est donc le m&#234;me partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde a donc l'acc&#232;s en communications locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Et le S&#233;n&#233;gal a fait le saut technologique : utiliser la fibre optique pour tout le r&#233;seau national. A l'avenir, certains pays n'utiliseront peut-&#234;tre m&#234;me pas la fibre optique mais des r&#233;seaux wireless, sans fil, pour avoir des d&#233;bits encore plus importants et donc de plus faibles co&#251;ts. Au S&#233;n&#233;gal, le d&#233;bit est de 2Mb pour l'international, et nous comptons avoir beaucoup plus &#224; l'avenir. Le t&#233;l&#233;phone cellulaire, qui conna&#238;t un d&#233;veloppement fulgurant en&lt;br /&gt;
Afrique, ouvre des perspectives d'interconnexion et un d&#233;veloppement beaucoup plus rapide qu'aujourd'hui qui va d&#233;senclaver certains secteurs jusqu'au moindre village, sans compter les programmes satellitaires. La capitale africaine ne sera plus le p&#244;le unique de la centralisation de tout. Pour l'Afrique c'est donc une extraordinaire aubaine : on fait des sauts consistants dans des d&#233;lais assez courts, et surtout &#224; des co&#251;ts, me semble-t-il, tout &#224; fait acceptables quand on regarde ce qu'a co&#251;t&#233; le r&#233;seau t&#233;l&#233;commut&#233; traditionnel, d'autant plus que les prix vont chuter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous &#234;tes tr&#232;s optimiste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En terme d'infrastructures, je pense que l'Afrique pourra tenir. Il reste &#224; r&#233;soudre le probl&#232;me des contenus. Qu'est-ce que l'Afrique va y mettre et que va-t-elle en tirer ? Il y a des savoir-faire &#224; mettre en place, une formation &#224; l'utilisation : c'est aussi pour &#231;a que l'association que nous avons constitu&#233;e a beaucoup de pain sur la planche. Nous pourrons exposer beaucoup plus facilement, sans la m&#233;diation de structures ou de relais, notre culture et nos&lt;br /&gt;
savoir-faire, notre tradition, notre art et pourquoi pas nos biens &#233;conomiques, culturels et sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles sont les conclusions de vos observations ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des conclusions ce serait trop dire : nous arrivons &#224; des constats int&#233;ressants. L'un de ces constats est que les gens ne per&#231;oivent pas ces technologies comme inaccessibles. Elles sont plus simples qu'ils ne pensaient : on a moins peur de l'ordinateur qu'avant, ce qui facilite le saut vers internet. Le deuxi&#232;me constat est que nous avons vu des gens qui ne parlent ni le fran&#231;ais ni l'anglais s'int&#233;resser &#224; l'Internet pour faire des affaires, et nous l'avons constat&#233; dans des march&#233;s car il y a beaucoup de t&#233;l&#233;centres au S&#233;n&#233;gal. Ces gens viennent y chercher des informations &#233;conomiques, culturelles, par la m&#233;diation de quelqu'un qui sait faire des affaires. Ils s'informent sur le co&#251;t des produit qui les int&#233;ressent, ce qui leur permet de dire : j'ach&#232;te maintenant ou j'attends. Et surtout, nous avons constat&#233; que dans les &#233;coles qui sont branch&#233;es ou dans les universit&#233;s, Internet est une aubaine pour les &#233;tudiants : ils ont acc&#232;s &#224; des documents absents de la biblioth&#232;que universitaire de Dakar ou qui co&#251;tent les yeux de la t&#234;te dans les librairies. 80% des nouveaux dipl&#244;m&#233;s ont recherch&#233; leurs informations sur internet. Les enseignants ou le corps de la sant&#233; qui &#233;taient r&#233;ticents se mettent &#224; utiliser ces technologies : la t&#233;l&#233;-m&#233;decine est suivie par tout le corps m&#233;dical ; les enseignants demandent &#224; ce que les &#233;coles soient branch&#233;es, et des formations pour eux-m&#234;mes ; les artistes s&#233;n&#233;galais de renom con&#231;oivent leur site, ont un c&#233;d&#233;rom de pr&#233;sentation de ce qu'ils font, sont des adresses e-mail. Mais une autre le&#231;on est que cela ne suffit pas pour que &#231;a se g&#233;n&#233;ralise : il faut un accompagnement, que l'Etat prenne des mesures pour faire baisser les co&#251;ts de t&#233;l&#233;communication, et baisse les taxes douani&#232;res sur les ordinateurs et les p&#233;riph&#233;riques. Au S&#233;n&#233;gal, nous y sommes arriv&#233;s : les ordinateurs sont tax&#233;s &#224; 5%, mais nous avons encore des difficult&#233;s au niveau du t&#233;l&#233;phone, bien que nous ayons un r&#233;seau&lt;br /&gt;
num&#233;ris complet au niveau du pays. Nous consid&#233;rons que les tarifs pratiqu&#233;s sont encore dissuasifs au regard du niveau de vie g&#233;n&#233;ral. Les solutions d'attente sont les t&#233;l&#233;centres : il y en a 8000 et donc un acc&#232;s potentiel &#224; l'Internet public et communautaire. Des &#233;tudes sont en cours pour les transformer en t&#233;l&#233;centres polyvalents, avec acc&#232;s &#224; internet. Il suffirait d'y adjoindre un ordinateur avec un m&#233;diateur qui aide les gens au d&#233;part pour que &#231;a se g&#233;n&#233;ralise assez rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les avanc&#233;es se cantonnent-elles &#224; l'Internet ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le multim&#233;dia se d&#233;veloppe aussi : des maisons de fabrication de c&#233;d&#233;roms, une structure de r&#233;alisation de dessins anim&#233;s pour des compagnies am&#233;ricaines, des soci&#233;t&#233;s de t&#233;l&#233;travail, qui re&#231;oivent par exemple des abstracts de jugement, les transcrivent et les remettent au commanditaire. La soci&#233;t&#233; dans laquelle je travaille moi-m&#234;me re&#231;oit des commandes de sites web de grandes compagnies du Nord, qui trouvent que c'est beaucoup moins cher de le faire ici : la coop&#233;ration est plus ais&#233;e de par nos liens culturels ; la surveillance se fait &#224; l'heure pr&#232;s en sachant exactement ce qui vient d'&#234;tre mis &#224; jour, les orthographistes corrigent, les programmeurs modifient jusqu'&#224; ce que le site soit pr&#234;t. Nous travaillons &#233;galement &#224; un projet qui d&#233;passera la vente classique, int&#233;grant la facilitation de paiement, le d&#233;douanement du produit et l'information &#233;conomique du produit. C'est donc tout un potentiel qui se dessine, avec des co&#251;ts envisageables et qui ne sont donc pas des &#233;l&#233;phants blancs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal s'oriente-t-il ainsi vers la sous-traitance pour un Occident friand de main d'&#339;uvre bon march&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal sera vite rattrap&#233; par les autres pays dans son d&#233;veloppement technologique, notamment quand on voit le r&#233;seau de cellulaires suppl&#233;er aux d&#233;ficiences du r&#233;seau filaire traditionnel. Dans un horizon de deux &#224; trois ans, les opportunit&#233;s de travail &#224; distance se g&#233;n&#233;raliseront. Ce qui fera la diff&#233;rence, c'est la formation, bien qu'on puisse parfaitement travailler &#224; distance sur le net sans &#234;tre dipl&#244;m&#233; de l'&#233;cole classique. Il y a par exemple des soci&#233;t&#233;s de surveillance &#224; distance, un travail qui ne demande pas un mot de fran&#231;ais ou d'anglais ou d'espagnol : il suffit d'avoir de bons yeux et de r&#233;agir sur la base de r&#232;gles &#233;tablies. D'autres domaines vont s'ouvrir, comme la possibilit&#233; de visiter des pays par l'image, de faire un safari t&#233;l&#233;charg&#233; par Internet. Il faudra offrir des produits r&#233;pondant &#224; l'attente des consommateurs, en utilisant toute la richesse de la culture africaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment est financ&#233;e Osiris et comment fonctionne-t-elle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Osiris est financ&#233;e difficilement par Ana&#239;s. Nous sommes un r&#233;seau, nous avons &#233;t&#233; subventionn&#233;s par le Fond de la francophonie, mais pour l'heure nous ne sommes pas gros consommateurs de financements, parce que nous faisons de l'observation, des &#233;tudes, organisons des s&#233;minaires, apportons de l'assistance &#224; des projets en cours comme des centres de lecture pour jeunes &#224; qui nous avons donn&#233; des ordinateurs pour comprendre comment passer &#224; la lecture du livre num&#233;rique ou au surf sur l'Internet. Nous assistons aussi des groupements f&#233;minins qui essayent d'utiliser Internet pour comprendre le cours du poisson et nous aidons des &#233;l&#232;ves &#224; se connecter qui n'en ont pas les moyens... A l'avenir peut-&#234;tre que nous aurons un ou deux gros projets. Nous voulons surtout aborder comment dans un contexte d'oralit&#233; utiliser les nouvelles technologies, ce qui engage des r&#233;flexions assez s&#233;rieuses, des exp&#233;rimentations, un travail sur des &#233;quipements adapt&#233;s ne faisant pas appel &#224; des claviers. Il n'y a que les Africains qui se posent le probl&#232;me de d&#233;velopper des outils permettant &#224; des gens totalement analphab&#232;tes de s'alphab&#233;tiser, de pouvoir naviguer sur Internet, de pouvoir &#233;changer des documents oraux, d'intervenir sur la base de visuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un travail assez proche de la radio, en fait&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous voulons que l'Internet ait la m&#234;me audience, il faudrait r&#233;soudre le handicap des langues aussi bien que les radios l'ont fait. Cela veut dire que les appareils de r&#233;ception soient aussi faciles &#224; manier qu'un poste de radio que la m&#233;nag&#232;re utilise, avec &#233;crans tactiles, programmes de reconnaissance vocale, syst&#232;mes de transfert et de r&#233;ception adapt&#233;s etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc un contenu moins &#233;ph&#233;m&#232;re que la radio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#224; fait, d'autant plus que l'on &#233;tudie actuellement les passerelles entre radio et Internet, le message radiophonique relayant plus facilement l'espace communicationnel d'internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, une r&#233;appropriation de l'Internet par l'Afrique pourrait en faire un outil de peuples &#224; tradition orale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s exactement. Et le sous-&#233;quipement est &#224; relativiser : l'Afrique a aujourd'hui une t&#233;l&#233;densit&#233; de 1,2 %, mais les appareils sont utilis&#233;s par 40 personnes comme s'ils leur appartenaient car on est dans un espace de solidarit&#233;. De m&#234;me pour le t&#233;l&#233;phone qui sonne bien plus souvent que dans un foyer fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat ne prend-il pas peur face &#224; ces d&#233;veloppements ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une tr&#232;s grande inqui&#233;tude chez beaucoup de gouvernants africains de ne pas ma&#238;triser ce qu'ils vont avoir sur Internet et sur l'usage que les populations vont en faire en toute libert&#233;. Je pense que cela explique les retards dans beaucoup de pays qui on h&#233;sit&#233; &#224; aller vers Internet parce que leurs experts les pr&#233;venaient qu'ils n'en auraient pas le contr&#244;le. Aujourd'hui encore, la frilosit&#233; des efforts faits pour en &#233;tendre l'utilisation s'explique en partie par cette crainte de l&#226;cher un instrument sur lequel on n'a pas une pleine ma&#238;trise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous sentez cette r&#233;ticence au niveau de votre travail ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal moins : les conditions d'utilisation d'Internet ne sont pas limit&#233;es. Aucune autorisation n'est n&#233;cessaire pour &#234;tre fournisseur d'acc&#232;s, contrairement &#224; la quasi totalit&#233; des pays africains. Le r&#244;le de l'Observatoire est de veiller &#224; ce qu'il n'y ait pas d'obstacles Au S&#233;n&#233;gal, ce qui coince est le monopole t&#233;l&#233;com, qui est priv&#233;. La concurrence permettrait la diminution des prix. La plupart des pays africains jouent l'attentisme plut&#244;t que d'en chercher les b&#233;n&#233;fices. On ne pourra pas le bloquer : il se d&#233;veloppera de toute fa&#231;on, m&#234;me avec retard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La peur n'est-elle pas aussi face &#224; l'h&#233;g&#233;monie des contenus occidentaux sur le net ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r cette h&#233;g&#233;monie existe. On observe d'ailleurs au Nord des craintes semblables : les francophones par rapport aux anglophones etc. Mais on se rend bien compte que, dans le fond, les usagers ne vont pas sur Internet pour parler anglais ou fran&#231;ais mais pour chercher des solutions &#224; des probl&#232;mes pr&#233;cis dans des langues qu'ils comprennent. Je crois que les Africains devraient &#234;tre plus optimistes : ils y chercheront eux aussi d'abord des&lt;br /&gt;
informations pr&#233;cises puis se saisiront d'un outil en perp&#233;tuelle mutation, pour finalement s'envoyer des messages dans les langues nationales, mettre des images suffisamment parlantes pour vendre un produit artisanal, etc. A terme, la langue ne sera plus un handicap. Par contre, les savoir-faire, les espaces de communication existant &#224; travers le monde, l'identification des besoins des personnes avec lesquelles on va parler, la connaissance m&#234;me&lt;br /&gt;
de la valeur de ce qu'on offre, tout cela sera important &#224; ma&#238;triser, et cela demandera une nouvelle forme d'&#233;ducation, car c'est un nouveau march&#233; mondial qui va se dessiner, un nouvel espace de communication, un nouvel espace culturel, demandant une pr&#233;paration, un accompagnement. Je suis optimiste parce que je pense qu'on a en face de nous une r&#233;volution technologique qui nous est plus favorable que celle du pass&#233; ; nous avons plus de&lt;br /&gt;
chances d'y participer. Nous pourrons mieux nous inscrire dans les &#233;changes, sans passer par les courroies de transmission habituelles. A l'&#233;chelle des Etats, la complexit&#233; va rester, mais le citoyen va bient&#244;t pouvoir &#233;changer des biens mat&#233;riels ou immat&#233;riels. Le handicap majeur reste l'&#233;ducation permettant de s'approprier le savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment proc&#233;der ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si j'&#233;tais d&#233;cideur, je construirais moins d'universit&#233;s pour cr&#233;er les conditions de connexion des diff&#233;rents secteurs et y diffuser le savoir. C'est moins cher et c'est plus r&#233;actif face aux situations qui se posent &#224; l'avenir. Je mettrais l'accent sur l'autoformation gr&#226;ce &#224; ces outils plut&#244;t que l'&#233;cole classique qui co&#251;te excessivement cher et pour laquelle nous n'aurons jamais suffisamment d'instituteurs, de professeurs, etc..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un rapide &#233;tat des lieux de l'Internet au S&#233;n&#233;gal ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pensions qu'il y avait une trentaine de sites mais une r&#233;cente &#233;tude de l'Observatoire a d&#233;nombr&#233; pr&#232;s de 600 sites au S&#233;n&#233;gal ou parlant du S&#233;n&#233;gal ! Il y a en outre 13 ISP au S&#233;n&#233;gal, sans compter tous ceux qui ont des liaisons sp&#233;cialis&#233;es, mais ne vendent pas de la connexion car ils l'utilisent pour eux-m&#234;mes. Les banques ont leur syst&#232;me intranet. L'Administration pr&#233;pare &#233;galement un syst&#232;me intranet pour l'Etat, avec de la fibre&lt;br /&gt;
optique entre tous les minist&#232;res, pour pouvoir faire de la t&#233;l&#233;phonie, mais aussi de l'&#233;change de donn&#233;es. Nous avons 8000 t&#233;l&#233;centres qui pourront, selon le plan, dans un an au plus offrir un h&#233;bergement pour 3000 acc&#232;s internet. De 3000 internautes il y a trois ans, on en est &#224; 30 000, malgr&#233; les co&#251;ts exorbitants de 12 FF l'heure. L'Etat veut d&#233;velopper les services, ce qui va donner d&#232;s le d&#233;but 2000 de nombreux t&#233;l&#233;centres communautaires,&lt;br /&gt;
l'appui &#224; des projets de t&#233;l&#233;service, et la volont&#233; de lancer l'&#233;conomie de l'information. Nous avons un d&#233;bit &#224; 1Mb par MCI aux Etats Unis, 2Mb par T&#233;l&#233;globe au Canada, et nous pr&#233;parons une sortie sur la France &#224; 2Mb. D'apr&#232;s ce que je sais, le d&#233;bit sera augment&#233; d&#232;s que la demande se fera sentir, surtout dans le cadre de cette volont&#233; affich&#233;e de faire du S&#233;n&#233;gal un pays de t&#233;l&#233;services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc l'internaute a une vitesse de connexion &#233;quivalente &#224; ce qu'on peut avoir en Europe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela d&#233;pend du type de connexion qu'il a. Avec une connexion RNIS, il a du 64 Kb, du 128, celle qu'il demande, mais elle co&#251;te cher, beaucoup plus cher qu'en Europe, et c'est &#231;a notre probl&#232;me. Par modem normal, il a 56 Kb sans probl&#232;me, o&#249; qu'il soit dans le pays, parce que tout le r&#233;seau est num&#233;rique. Une entreprise peut avoir une connexion &#224; tr&#232;s haut d&#233;bit : les banques op&#232;rent ainsi le &#171; r&#233;seautage &#187; de leurs agences,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les t&#233;l&#233;centres s&#233;n&#233;galais semblent &#234;tre une solution originale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intelligence des gens qui ont pens&#233; les t&#233;l&#233;centres &#233;tait de d&#233;localiser l'utilisation du t&#233;l&#233;phone public payant gr&#226;ce &#224; des priv&#233;s. Vous pouvez cr&#233;er un t&#233;l&#233;centre priv&#233; chez vous : vous ouvrez une petite cabine, une chambre dans votre maison qui donne sur la rue, vous y mettez deux ou trois t&#233;l&#233;phones, et tous les gens du quartier viennent l&#224; t&#233;l&#233;phoner ; ils peuvent aussi donner le num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone du t&#233;l&#233;centre pour s'y faire appeler. L'op&#233;rateur t&#233;l&#233;com ne paye pas de frais de maintenance ni de gardiennage, et en plus &#231;a cr&#233;e des emplois, chaque t&#233;l&#233;centre employant au minimum deux personnes, parce qu'ils commencent &#224; 6 heures du matin et s'arr&#234;tent &#224; minuit. Progressivement, la plupart de ces t&#233;l&#233;centres &#233;voluent pour offrir aussi le fax, la saisie de documents, une bo&#238;te postale restante, et puis des t&#233;l&#233;centres plus importants comme les M&#233;tissacana, ont aussi d&#233;cid&#233; d'en faire un point d'acc&#232;s &#224; internet. On peut &#224; l'avenir aller plus loin dans la communautarisation des ressources, avec des m&#233;diateurs qui savent utiliser Internet, et qui peuvent servir de relais &#224; toutes les personnes qui ne parlent pas un mot de fran&#231;ais ou d'anglais. C'est l&#224; une autre mani&#232;re de s'approprier les nouvelles technologies !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; propos recueillis par Olivier Barlet&lt;br /&gt; (Africultures n&#176;3 Decembre 1999)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faire bouger les mandarins entretien avec Alex Corenthin Chef de d&#233;partement &#224; l'Ecole Sup&#233;rieure Polytechnique Universit&#233; Cheikh Anta Diop de Dakar S&#233;n&#233;gal </title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'introduction d'Internet &#224; l'universit&#233; bouleverse les rapports &#233;tudiants-enseignants mais ne les &#233;liminent pas. L'exemple s&#233;n&#233;galais et ses perspectives. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment vous en &#234;tes venu &#224; vous int&#233;resser &#224; Internet ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les ann&#233;es 90, j'ai pris la charge du d&#233;partement informatique de l'universit&#233;. J'ai travaill&#233; avec l'Orstom sur le projet du r&#233;seau RIO (R&#233;seau Intertropical d'Ordinateurs). Il s'agissait de trouver un syst&#232;me de messagerie entre les diff&#233;rents centres de recherche de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-1999,236-.html" rel="directory"&gt;1999&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'introduction d'Internet &#224; l'universit&#233; bouleverse les rapports &#233;tudiants-enseignants mais ne les &#233;liminent pas. L'exemple s&#233;n&#233;galais et ses perspectives.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment vous en &#234;tes venu &#224; vous int&#233;resser &#224; Internet ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 90, j'ai pris la charge du d&#233;partement informatique de l'universit&#233;. J'ai travaill&#233; avec l'Orstom sur le projet du r&#233;seau RIO (R&#233;seau Intertropical d'Ordinateurs). Il s'agissait de trouver un syst&#232;me de messagerie entre les diff&#233;rents centres de recherche de l'Orstom en Afrique et m&#234;me en dehors. En 90, nous avions d&#233;j&#224; effectu&#233; un travail de connections, un transfert des technologies vers les partenaires de l'Orstom. Le premier reli&#233; &#224; &#233;t&#233; l'universit&#233; de Dakar. Nous avions commenc&#233; &#224; &#233;tudier les syst&#232;mes de e-mail, de messageries, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons ensuite travaill&#233; &#224; &#233;largir ce r&#233;seau, d'abord &#224; une &#233;chelle nationale. En 92, on a d&#233;clar&#233; le domaine national du S&#233;n&#233;gal dans lequel j'avais des responsabilit&#233;s. De 92 &#224; 95, nous avons travaill&#233; sur un syst&#232;me de transfert des technologies de l'Orstom vers l'universit&#233; pour une appropriation de ces techniques. Petit &#224; petit, nous avons &#233;largi le r&#233;seau national : d'abord aux centres de recherche avec liaisons Internet (les ressources mat&#233;rielles provenaient de l'Orstom), puis en 96, quand le S&#233;n&#233;gal s'est mis sur Internet, nous avons proc&#233;d&#233; au transfert complet de toutes les comp&#233;tences dans toutes les universit&#233;s. Je suis maintenant responsable de la gestion d'Internet pour tout le S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Que permet Internet &#224; l'universit&#233; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cela permet d'abord aux chercheurs africains de sortir de leur isolement et de communiquer avec des laboratoires &#233;trangers. L'engouement des chercheurs fut imm&#233;diat. La difficult&#233; est surtout venue du peu de moyens donn&#233;s par l'universit&#233; dont les ressources sont quasi inexistantes. Les moyens sont toujours venus de la coop&#233;ration ou sur des projets support&#233;s par des organismes internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, les universit&#233;s ne sont toujours pas c&#226;bl&#233;es entre elles, ce qui oblige les chercheurs &#224; se regrouper dans la m&#234;me universit&#233;. Des cybercentres ont &#233;t&#233; mis en place dans chaque universit&#233;, ce qui permet d&#233;j&#224; d'accueillir un millier d'abonn&#233;s, avec un taux de progression d'environ 10% par mois. Le seul frein actuel est le manque d'outil : l'infrastructure informatique des centres de recherche des universit&#233;s est obsol&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quel type d'infrastructure est obsol&#232;te ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'infrastructure de communication interne de l'universit&#233;, par exemple les autocommutateurs de t&#233;l&#233;phonie interne, l'analogique qui ne supporte pas les nouvelles technologies... Les liaisons entre les diff&#233;rents b&#226;timents sont quasiment inexistantes. Cette remise &#224; jour demande du temps et des ressources. Il y a actuellement deux gros projets de financement : la Banque Mondiale pour l'&#233;quipement et la Coop&#233;ration Fran&#231;aise pour les infrastructures de communication.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Il y a les freins technologiques, mais aussi les freins des mentalit&#233;s. Comment &#233;volue le milieu universitaire avec Internet ?
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour caricaturer, on peut dire qu'il y a deux populations diff&#233;rentes, les jeunes et les universitaires &#171; un peu vieillissant &#187;, disons les mandarins, qui sont r&#233;fractaires &#224; ces technologies. &#201;videmment, c'est un probl&#232;me puisque ce sont eux qui tiennent les r&#234;nes pour l'acceptation des investissements n&#233;cessaire. Mais il y viennent de toute fa&#231;on. Une anecdote : le pr&#233;c&#233;dent recteur ne voulait pas entendre parler d'Internet jusqu'&#224; ce qu'il s'aper&#231;oive que dans les congr&#232;s internationaux, tous ses paires lui demandaient son adresse &#233;lectronique pour lui envoyer des documents !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'est-ce pas une sorte de conflit de g&#233;n&#233;rations pr&#233;sent &#224; tous les niveaux de la soci&#233;t&#233; ? Une g&#233;n&#233;ration ancienne dont on comprend qu'elle n'ait pas envie de s'initier &#224; des technologies d&#233;licates &#224; saisir mais qui a peur aussi de perdre un certain pouvoir, et d'autre part des jeunes qui veulent se mettre au niveau mondial...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#224; fait, c'est effectivement une perte de pouvoir. Je consid&#232;re pour ma part que d&#233;tenir l'information, c'est d&#233;tenir le pouvoir. Le fait que cela soit accessible &#224; tout un chacun n'est pas encore rentr&#233; dans les m&#339;urs. La grande difficult&#233; est l&#224;. Par contre, il y a toute une g&#233;n&#233;ration de jeunes loups qui ont envie de s'affirmer et de prouver quelque chose pour &#234;tre au niveau international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons &#233;tudi&#233; les cons&#233;quences de la mise &#224; disposition de l'Internet &#224; un groupe d'&#233;tudiants de notre d&#233;partement pour effectuer notamment des recherches bibliographiques. On a vu tr&#232;s vite que les enseignants &#233;taient oblig&#233;s de se remettre en cause parce que les &#233;tudiants devenaient beaucoup mieux inform&#233;s qu'eux sur le d&#233;veloppement des technologies et des m&#233;thodes. L'enseignant voyait la diff&#233;rence du contenu de son cours avec le savoir des &#233;tudiants et se mettait en porte-&#224;-faux avec eux. Du jour au lendemain, un grand nombre d'enseignants sont venus solliciter eux-m&#234;mes un acc&#232;s Internet parce qu'ils se faisaient marginaliser ! C'est un des int&#233;r&#234;ts majeurs que de mettre l'Internet &#224; la disposition des enseignants et des &#233;tudiants : l'obligation de se former. Pour enseigner &#224; l'universit&#233;, il faut obligatoirement &#234;tre chercheur. Mais certains sont l&#224;, ont leur poste et ne font plus de recherche. Ce nouvel outil leur impose de revenir r&#233;ellement &#224; leurs recherches.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;N'en arrive-t-on pas &#224; un bouleversement de la structure de transmission du savoir ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est une confrontation du savoir, mais l'&#233;tudiant &#224; quand m&#234;me besoin d'une pr&#233;sence professorale. Sans encadrement, il se retrouve vite assomm&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
par la multitude d'informations, ce qui renforce le pouvoir du professeur s'il domine cette information. Les syndicats se sont tr&#232;s vite inqui&#233;t&#233;s de l'arriv&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
de cette nouvelle technologie en disant que l'on voulait remplacer les enseignants avec des projets tels que l'universit&#233; virtuelle qu'on a essay&#233; de mettre en place &#224; Dakar. Mais c'est faux puisque les &#233;tudiants sont vite perdus et oblig&#233;s de se reporter sur un enseignant pour avoir au moins des guides p&#233;dagogiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a permis d'acc&#233;l&#233;rer l'acquisition des connaissances et surtout de rendre les gens tr&#232;s op&#233;rationnels, avec une capacit&#233; d'auto-formation qu'ils&lt;br class='autobr' /&gt;
n'avaient pas auparavant. Par exemple, dans une &#233;cole professionnelle, les &#233;tudiants de la derni&#232;re g&#233;n&#233;ration qui sont lanc&#233;s dans l'industrie sont&lt;br class='autobr' /&gt;
beaucoup plus aptes &#224; se remettre tout de suite en phase avec les obligations industrielles. Ce que les industriels reprochaient au syst&#232;me &#233;ducatif&lt;br class='autobr' /&gt;
africain &#233;tait qu'il fallait reformer les &#233;tudiants. Cette capacit&#233; d'auto-formation les rend op&#233;rationnels et cela a d&#233;j&#224; r&#233;volutionn&#233; le march&#233; du travail car les entreprises qui ne choisissaient que des ext&#233;rieurs se retourne maintenant sur un recrutement local.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Est-ce que les &#233;tudiants ont un acc&#232;s facile &#224; Internet ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le seul probl&#232;me est le manque d'infrastructures pour donner un acc&#232;s &#224; tous les &#233;tudiants. Ainsi, nous avons limit&#233; l'acc&#232;s dans notre universit&#233; aux&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;tudiants de 3eme cycle, DEA, et aux enseignants. Chaque facult&#233; &#224; sa politique de gestion de l'&#233;quipement tout &#224; fait autonome et il faudrait les pousser &#224; effectuer un &#233;quipement local, pour que nous, en temps que service central, nous puissions leur fournir une liaison. Par contre, les &#233;tudiants peuvent aller dans les cybercaf&#233;s, mais c'est plus co&#251;teux pour eux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Combien ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, l'heure de connexion est factur&#233;e &#224; 15 FF (1500 FCFA), ce qui est une somme relativement importante, alors que l'acc&#232;s pour les 3eme&lt;br class='autobr' /&gt;
cycles de l'universit&#233; est de 1000 FCFA par mois, illimit&#233;, avec une bo&#238;te aux lettres...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A titre d'exemple, combien d'ordinateurs sont mis &#224; la disposition des &#233;tudiants l&#224; o&#249; vous travaillez ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, il y a une cinquantaine de postes utilis&#233;s &#224; 90 %. Une salle libre service contient 10 machines connect&#233;es en permanence. Les 40 autres&lt;br class='autobr' /&gt;
sont utilis&#233;es selon les besoins et des plannings pr&#233;cis. D&#232;s la rentr&#233;e, l'extension permettra de mettre une quinzaine d'ordinateurs dans un autre centre et surtout on a re&#231;u une dotation d'&#233;quipement de 300 ordinateurs par la Banque Mondiale, qui vont &#234;tre d&#233;ploy&#233;s dans les diff&#233;rentes facult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les contenus consult&#233;s proviennent essentiellement du Nord. Est-ce qu'il y a du c&#244;t&#233; universitaire un souci de d&#233;velopper des contenus
sp&#233;cifiques ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est encore un probl&#232;me. L'information est consid&#233;r&#233;e comme encore tr&#232;s sensible. Les gens ont beaucoup de difficult&#233;s &#224; mettre leurs informations&lt;br class='autobr' /&gt;
en ligne. Ils n'en publient que le sommaire : les questions de copyright... la peur que leurs travaux soient publi&#233;s par quelqu'un d'autre... Il faut dire qu'il y a un vide juridique &#224; ce niveau. D'autre part, la num&#233;risation des documents n'est pas encore parfaite. Beaucoup de gens travaillent encore avec des&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#233;thodes archa&#239;ques. Le taux d'&#233;quipement des professeurs est tr&#232;s faible. Il faudrait qu'on trouve des syst&#232;mes sous format num&#233;rique et qu'on&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;veloppe les comp&#233;tences d'utilisation des techniques web, mais il n'y a pas encore de politique globale. On est en train d'&#233;quiper enti&#232;rement la&lt;br class='autobr' /&gt;
nouvelle biblioth&#232;que universitaire qui va &#234;tre informatis&#233;e avec des acc&#232;s Internet et des bases de donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La crainte de publier sur le web n'est pas sp&#233;cifique du Sud !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On a un exemple tr&#232;s fort : l'Orstom qui dispose d'un fond documentaire extraordinaire sur tous les travaux de recherche agronomique depuis 50 ans ne veux pas le mettre sur le web. Sauf pour des besoins internes, avec des mots de passe, des codes, un syst&#232;me d'abonnement...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les &#233;tudiants font-ils des sites, des journaux universitaires sur le net ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Oui. Il y a &#233;norm&#233;ment de demandes d'associations d'&#233;tudiants. Mais on se heurte &#224; l'&#233;ternel probl&#232;me d'&#233;quipement. Par ailleurs, l'Administration va&lt;br class='autobr' /&gt;
exiger un droit de regard, ce qui risque de poser quelques probl&#232;mes. Pour le moment, l'autor&#233;gulation fonctionne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En terme de rapport nord-sud, quels sont les enjeux des prochaines ann&#233;es ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'enjeu principal est l'appropriation des technologies : c'est le seul moyen pour que les soci&#233;t&#233;s africaines rattrapent leur retard. Le deuxi&#232;me enjeu est&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;conomique. Il faut mettre en valeur nos atouts culturels et d&#233;velopper les relations avec la France et d'autres pays. Internet est un moteur de&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;veloppement qu'il faut s'approprier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a un extraordinaire retournement des choses : le faible niveau de vie et l'importance de la population devient un atout...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sur-information au niveau du nord se retourne contre elle. Elle n'a plus la possibilit&#233; de g&#233;rer elle-m&#234;me ce qu'elle produit. Nous avons une chance de&lt;br class='autobr' /&gt;
rattraper tout &#231;a. Nous sommes un march&#233; potentiel qu'il faut savoir valoriser. Les politiques commencent &#224; comprendre les enjeux. Mais il ne faut pas&lt;br class='autobr' /&gt;
aller trop vite pour faire bien les choses. Il faut aller dans le bon sens. Les discussions autour des enjeux culturels sont extr&#234;mement importantes pour&lt;br class='autobr' /&gt;
ne pas se retrouver comme l'Asie du Sud-Est, &#224; la merci du moindre petit chambardement en bourse qui ferait perdre tout les acquis car on aurait &#233;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'un faire-valoir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Retrouve-t-on cette r&#233;flexion au niveau politique ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal, oui. Nous travaillons dans ce sens depuis des ann&#233;es et les politiques ont compris les enjeux. Dans les autres pays, on a encore peur de&lt;br class='autobr' /&gt;
ces nouvelles techniques. Mais le d&#233;veloppement d'Internet est in&#233;vitable. On a exactement le m&#234;me sch&#233;ma que ce qui se passe &#224; l'universit&#233; entre les&lt;br class='autobr' /&gt;
mandarins et les &#233;tudiants... D'une part les partisans et de l'autre les politiques qui ont peur de perdre tous leurs acquis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;propos recueillis par Olivier Barlet (Africultures n&#176;23 d&#233;ecembre 1999)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand la mode tutoie le web, entretien avec Claire Kane </title>
		<link>https://www.osiris.sn/quand-la-mode-tutoie-le-web-entretien-avec-claire-kane.html</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Elle compte parmi les plus grands talents de la mode. Fran&#231;aise et S&#233;n&#233;galaise, Claire Kane a invent&#233; un style qui n'appartient qu'&#224; elle en r&#233;volutionnant l'utilisation du pagne en coton tiss&#233;. C'est aussi la premi&#232;re styliste vivant en Afrique de l'Ouest &#224; avoir cr&#233;&#233; son site web il y a deux ans, o&#249; l'on peut passer des commandes. Pionni&#232;re dans bien des domaines de la mode, Claire Kane explique ce que lui apporte Internet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi avez-vous d&#233;cid&#233; de cr&#233;er votre site web ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Des amis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-1999,236-.html" rel="directory"&gt;1999&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_9 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.osiris.sn/IMG/art190-1.jpg' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 22.2 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L64xH64/jpg-d8348.svg?1774085603' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 277 x 402
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Elle compte parmi les plus grands talents de la mode. Fran&#231;aise et S&#233;n&#233;galaise, Claire Kane a invent&#233; un style&lt;br class='autobr' /&gt;
qui n'appartient qu'&#224; elle en r&#233;volutionnant l'utilisation du pagne en coton tiss&#233;. C'est aussi la premi&#232;re styliste&lt;br class='autobr' /&gt;
vivant en Afrique de l'Ouest &#224; avoir cr&#233;&#233; son site web il y a deux ans, o&#249; l'on peut passer des commandes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pionni&#232;re dans bien des domaines de la mode, Claire Kane explique ce que lui apporte Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi avez-vous d&#233;cid&#233; de cr&#233;er votre site web ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des amis qui dirigent une agence de communication et qui sont de fervents adeptes d'internet m'ont propos&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
cette aventure. J'ai d&#233;cid&#233; de m'y lancer car cela repr&#233;sentait une initiative &#224; la fois avant-gardiste - dans la&lt;br class='autobr' /&gt;
mesure o&#249; m&#234;me les grands cr&#233;ateurs n'avaient pas de site aussi complet - et prometteuse sur le plan&lt;br class='autobr' /&gt;
commercial. Pour moi, S&#233;n&#233;galaise, c'est un fabuleux outil pour communiquer &#224; distance sur mon travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment se pr&#233;sente votre site ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y trouve quasiment tout ce qui concerne mon travail. Son environnement : la boutique, les ateliers de tissage&lt;br class='autobr' /&gt;
et de confection, la s&#233;rigraphie. Une pr&#233;sentation tr&#232;s d&#233;taill&#233;e de mes derni&#232;res collections ; une revue de&lt;br class='autobr' /&gt;
presse ; des news ; une &#171; pr&#233;sentation de la styliste &#187;, etc. En plus, le site offre la possibilit&#233; de passer des&lt;br class='autobr' /&gt;
commandes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Effectuez-vous beaucoup de ventes via le site ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; pr&#233;sent, elles ont &#233;t&#233; peu nombreuses. Mais tant que nous n'avons pas mis en place le paiement &#034;on&lt;br class='autobr' /&gt;
line&#034;, il est difficile de mesurer les retomb&#233;es en termes de ventes. Le site est tr&#232;s consult&#233;. Il est imprim&#233; une fois sur deux, ce qui est &#233;norme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Professionnellement, il m'apporte une vitrine, beaucoup de contacts, de la presse et, plus ou moins directement quelques ventes. Le paiement &#171; on line &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
va fonctionner tr&#232;s prochainement. Un site web est une op&#233;ration &#224; long terme. Il est encore trop t&#244;t pour mesurer toutes ses retomb&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles ont &#233;t&#233; vos difficult&#233;s pour cr&#233;er un tel site ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale difficult&#233; a &#233;t&#233; la distance entre l'agence &#171; Comalber &#187; &#224; Paris, charg&#233;e de la cr&#233;ation du site, et moi-m&#234;me, &#224; Dakar. Nous avons parfois eu&lt;br class='autobr' /&gt;
du mal &#224; communiquer sur le style, l'esth&#233;tique visuelle et les syst&#232;mes de r&#233;f&#233;rencements. C'est toujours &#171; Comalber &#187; qui g&#232;re l'animation du site en&lt;br class='autobr' /&gt;
tenant compte des nouvelles collections et des nouveaux &#233;v&#233;nements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans votre m&#233;tier, vous servez-vous quotidiennement d'internet ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, quasiment. Surtout de l'e-mail qui est devenu l'instrument indispensable pour communiquer &#224; distance lorsque l'on sait &#224; quel point les&lt;br class='autobr' /&gt;
communications t&#233;l&#233;phoniques co&#251;tent cher depuis l'Afrique. Ces derni&#232;res ann&#233;es, j'ai mont&#233; toutes les op&#233;rations &#224; l'&#233;tranger gr&#226;ce au Net.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment comptez-vous d&#233;velopper votre site ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hormis le paiement &#171; on line &#187;, je veux communiquer sur les relations que je d&#233;veloppe avec certains musiciens. Ma derni&#232;re collection a pour th&#232;me le&lt;br class='autobr' /&gt;
reggae. Le groupe Steel Pulse a choisi mes v&#234;tements pour sa derni&#232;re tourn&#233;e. Je travaille aujourd'hui avec des musiciens de Tuff Gong, la maison de&lt;br class='autobr' /&gt;
disques des Marley. Mon site web et internet ont facilit&#233; toutes ces connexions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Propos recueillis par Ayoko Mensah&lt;br class='autobr' /&gt; (Africultures n&#176; 23 d&#233;cembre 1999)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la communaut&#233; &#224; l'unit&#233; africaine (Entretien avec Olivier Sagna)</title>
		<link>https://www.osiris.sn/De-la-communaute-a-l-unite.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/De-la-communaute-a-l-unite.html</guid>
		<dc:date>1999-12-31T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les gouvernements et les organisations non gouvernementales pr&#233;sentes dans le secteur des technologies d'information et de communication se rencontreront au Mali en f&#233;vrier prochain, &#224; l'occasion de la conf&#233;rence Bamako 2000. L'organisation OSIRIS bas&#233;e &#224; Dakar et son dirigeant, Olivier Sagna, seront au rendez-vous. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Afrique participe d&#233;j&#224; &#224; la soci&#233;t&#233; de l'information, &#224; son rythme et &#224; sa fa&#231;on. Malgr&#233; l'&#233;tendue de l'analphab&#233;tisme, &#171; les illettr&#233;s sont parfois parmi les plus gros (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-1999,236-.html" rel="directory"&gt;1999&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_10 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.osiris.sn/IMG/art191-1.jpg' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 9.2 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L64xH64/jpg-d8348.svg?1774085603' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 181 x 200
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements et les organisations non gouvernementales pr&#233;sentes dans le secteur des technologies d'information et de&lt;br class='autobr' /&gt;
communication se rencontreront au Mali en f&#233;vrier prochain, &#224; l'occasion de la conf&#233;rence Bamako 2000. L'organisation OSIRIS&lt;br class='autobr' /&gt;
bas&#233;e &#224; Dakar et son dirigeant, Olivier Sagna, seront au rendez-vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique participe d&#233;j&#224; &#224; la soci&#233;t&#233; de l'information, &#224; son rythme et &#224; sa fa&#231;on. Malgr&#233; l'&#233;tendue de l'analphab&#233;tisme, &#034;les illettr&#233;s sont parfois parmi les&lt;br class='autobr' /&gt;
plus gros utilisateurs&#034; des nouvelles technologies d'information et de communication, affirme M. Olivier Sagna, qui dirige une jeune organisation non&lt;br class='autobr' /&gt;
gouvernementale bas&#233;e &#224; Dakar, l'Observatoire sur les syst&#232;mes d'information, les r&#233;seaux et les inforoutes au S&#233;n&#233;gal (OSIRIS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal, les t&#233;l&#233;phones portables connaissent un grand succ&#232;s dans le secteur informel, parmi les &#171; n&#233;gociants illettr&#233;s. &#187; En outre, les &#233;migrants&lt;br class='autobr' /&gt;
analphab&#232;tes ont commenc&#233; il y a d&#233;j&#224; un certain temps &#224; se filmer sur des cassettes vid&#233;o qu'ils envoient ensuite dans leur pays. &#034;Maintenant la famille&lt;br class='autobr' /&gt;
peut voir le fr&#232;re ou le p&#232;re en chair et en os, l'entendre parler dans sa langue, sans interm&#233;diaire.&#034; M&#234;me si l'acc&#232;s aux technologies de l'information est&lt;br class='autobr' /&gt;
limit&#233; en raison des co&#251;ts, des barri&#232;res linguistiques et de l'analphab&#233;tisme, &#171; les communaut&#233;s adaptent la technologie &#224; leurs besoins. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans tout ce contexte de mondialisation, les Africains ne peuvent limiter leur action aux seules fronti&#232;res nationales. Nous&lt;br class='autobr' /&gt; pensons que les technologies de l'information sont un puissant outil qui permettra de faire progresser l'unit&#233; africaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#8212; Olivier Sagna&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les t&#233;l&#233;centres peuvent aider &#224; d&#233;mocratiser l'acc&#232;s aux technologies de l'information. Au S&#233;n&#233;gal, la compagnie de&lt;br class='autobr' /&gt; t&#233;l&#233;communications nationale (Sonatel) n'a pas pu assurer un service public universel. Mais elle permet aux S&#233;n&#233;galais&lt;br class='autobr' /&gt; d'installer chez eux un centre de services t&#233;l&#233;phoniques. Il existe maintenant plus de 10 000 de ces &#171; t&#233;l&#233;centres, &#187; parfois&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me dans les villages les plus recul&#233;s. A partir du moment o&#249; il y a l'&#233;lectricit&#233; et une ligne de t&#233;l&#233;phone, il peut y avoir un t&#233;l&#233;centre. Tout comme un&lt;br class='autobr' /&gt;
seul journal est lu par 10 ou 15 personnes, &#034;il en va de m&#234;me du t&#233;l&#233;phone : les voisins donnent votre num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone et re&#231;oivent des appels et&lt;br class='autobr' /&gt;
des messages.&#171; Il s'agit pr&#233;cis&#233;ment l&#224; de &#187;la sp&#233;cificit&#233; culturelle que nous devons prendre en compte dans nos strat&#233;gies.&#171; Les t&#233;l&#233;centres devraient au d&#233;part &#234;tre accessibles et de taille r&#233;duite. &#187;L'op&#233;rateur du t&#233;l&#233;centre peut composer un num&#233;ro pour vous ou traduire votre&lt;br class='autobr' /&gt;
message e-mail du fran&#231;ais en anglais. Il peut &#233;galement trouver sur Internet ce que vous cherchez.&#171; Parmi les principaux obstacles qui freinent la demande de services li&#233;s &#224; Internet, M. Sagna cite la langue et &#187;l'absence d'informations g&#233;n&#233;r&#233;es par les&lt;br class='autobr' /&gt;
Africains sur les r&#233;alit&#233;s africaines.&#171; La plupart des sites Web sont en anglais et, pour les pays africains francophones, &#187;les sites en fran&#231;ais n'ont&lt;br class='autobr' /&gt;
souvent rien &#224; voir avec leurs r&#233;alit&#233;s quotidiennes.&#171; A son avis, les Africains doivent eux-m&#234;mes d&#233;cider de ce qu'ils ont besoin de trouver sur Internet. &#187;Le risque est que, demain, d'autres personnes aillent d&#233;velopper des produits qui r&#233;pondent &#224; nos besoins. Nous ne serions encore une fois que des&lt;br class='autobr' /&gt;
consommateurs passifs, et non des producteurs.&#171; Le fait que les entreprises priv&#233;es &#233;trang&#232;res fassent pression pour faire &#233;voluer les r&#233;glementations des pays africains tient du &#187;secret de polichinelle&#171; : &#187;Ils savent que les taux de rendement sur investissement en Afrique sont les plus &#233;lev&#233;s du monde. Ils savent que l'Afrique est un tr&#232;s grand march&#233;. Ils&lt;br class='autobr' /&gt;
ont l'avantage d'avoir exploit&#233; avant nous le potentiel d'Internet. Ils disposent de plus grandes ressources financi&#232;res et humaines pour investir dans le&lt;br class='autobr' /&gt;
secteur, et pour faire pression aupr&#232;s de nos gouvernements.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains pays, les initiatives du secteur priv&#233; local se sont heurt&#233;es au monopole d'entreprises &#233;trang&#232;res qui sont venues remplacer les&lt;br class='autobr' /&gt;
monopoles d'Etat. Au S&#233;n&#233;gal, Sonatel a &#233;t&#233; privatis&#233; et France T&#233;l&#233;com d&#233;tient maintenant 42 % des parts de l'entreprise et b&#233;n&#233;ficie, sur le plan&lt;br class='autobr' /&gt;
juridique et pratique, d'un monopole dans certains secteurs de services &#171; qui fait obstacle au d&#233;veloppement du secteur priv&#233; national. &#187; M. Sagna explique&lt;br class='autobr' /&gt;
que, avec des investissements relativement r&#233;duits, des boucles sans fil et une antenne VSAT (microterminal) peuvent desservir une communaut&#233; dans&lt;br class='autobr' /&gt;
un rayon de 5 &#224; 10 kilom&#232;tres. &#034;Cela se fait dans quelques pays mais au S&#233;n&#233;gal, France T&#233;l&#233;com ne peut pas le faire et a interdit les autres entreprises&lt;br class='autobr' /&gt;
de fournir ce genre de services. La situation de monopole entra&#238;ne des co&#251;ts plus &#233;lev&#233;s que s'il y avait libre concurrence.&#171; Par exemple, tous les t&#233;l&#233;centres vendaient auparavant une unit&#233; de t&#233;l&#233;phone au prix de 100 francs CFA apr&#232;s l'avoir achet&#233;e 50 francs &#224; Sonatel. &#187;Maintenant, ce prix de vente a baiss&#233; jusqu'&#224; 65 francs dans certains quartiers ; les t&#233;l&#233;centres se multiplient rapidement ; et les consommateurs&lt;br class='autobr' /&gt;
b&#233;n&#233;ficient d'un meilleur acc&#232;s et de tarifs plus bas gr&#226;ce &#224; la concurrence.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;OSIRIS encourage le d&#233;bat sur la n&#233;cessit&#233; d'&#233;tablir au S&#233;n&#233;gal un organisme de r&#233;glementation ind&#233;pendant, et sur les questions de s&#233;curit&#233; et de&lt;br class='autobr' /&gt;
propri&#233;t&#233; intellectuelle sur Internet. L'organisation sensibilise &#233;galement la population &#224; ces questions. Elle est membre d'ANAIS (R&#233;seau consultatif sur&lt;br class='autobr' /&gt;
les strat&#233;gies africaines informationnelles), qui r&#233;unit des organisations similaires au B&#233;nin, en C&#244;te d'Ivoire, au Ghana et au Mali. En f&#233;vrier prochain, la&lt;br class='autobr' /&gt;
conf&#233;rence Bamako 2000 des organisations pr&#233;sentes dans le secteur des technologies de l'information soutiendra les efforts visant &#224; &#233;tablir un r&#233;seau&lt;br class='autobr' /&gt;
actif et solide. &#034;Dans tout ce contexte de mondialisation, les Africains ne peuvent limiter leur action aux seules fronti&#232;res nationales. Nous pensons que&lt;br class='autobr' /&gt;
les technologies de l'information sont un puissant outil qui permettra de faire progresser l'unit&#233; africaine.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.un.org/french/ecosocdev/geninfo/afrec/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Afrique renouveau&lt;/a&gt;, volume 13, n&#176; 14, d&#233;cembre 1999)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>T&#233;l&#233;m&#233;decine au S&#233;n&#233;gal : Prendre Internet pour ne plus prendre la route</title>
		<link>https://www.osiris.sn/telemedecine-au-senegal-prendre-internet-pour-ne-plus-prendre-la-route.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/telemedecine-au-senegal-prendre-internet-pour-ne-plus-prendre-la-route.html</guid>
		<dc:date>1999-11-10T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal poss&#232;de aujourd'hui une premi&#232;re inforoute de la sant&#233;, un lien haute vitesse qui relie d&#233;sormais les m&#233;decins sp&#233;cialistes de Dakar &#224; deux h&#244;pitaux de r&#233;gion. Un premier maillon qui doit servir &#224; b&#226;tir un r&#233;seau m&#233;dical panafricain. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un enfant fait une crise d'&#233;pilepsie, mais le neurologue habite &#224; Dakar, &#224; 300 km. La grossesse d'une femme enceinte se passe mal, on craint pour sa vie, mais l'obst&#233;tricien est en ville, loin du village. Un vieil homme souffre du c&#339;ur mais il faut (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-1999,236-.html" rel="directory"&gt;1999&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal poss&#232;de aujourd'hui une premi&#232;re inforoute de la sant&#233;, un lien haute vitesse qui relie d&#233;sormais les m&#233;decins sp&#233;cialistes de Dakar &#224; deux h&#244;pitaux de r&#233;gion. Un premier maillon qui doit servir &#224; b&#226;tir un r&#233;seau m&#233;dical panafricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un enfant fait une crise d'&#233;pilepsie, mais le neurologue habite &#224; Dakar, &#224; 300 km. La grossesse d'une femme enceinte se passe mal, on craint pour sa vie, mais l'obst&#233;tricien est en ville, loin du village. Un vieil homme souffre du c&#339;ur mais il faut franchir des centaines de kilom&#232;tres pour recevoir l'avis d'un cardiologue. Que faire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois cas, trois exemples courants de l'Afrique d'aujourd'hui, des situations difficiles o&#249; le m&#233;decin, voire l'infirmier sur place, aurait requis l'avis d'un sp&#233;cialiste. Au S&#233;n&#233;gal comme dans la plupart des pays africains, ces experts en m&#233;decine se tiennent pour la plupart dans la capitale. Les habitants des villes r&#233;gionales, des villages et des campagnes doivent voyager plusieurs heures, parfois plusieurs jours pour se rendre jusqu'aux h&#244;pitaux importants, tenter de rencontrer par exemple un neurologue, un gyn&#233;cologue-obst&#233;tricien ou un cardiologue. En g&#233;n&#233;ral, plusieurs membres de la famille accompagnent le malade, les voyages sont co&#251;teux, risqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation va peut-&#234;tre changer au S&#233;n&#233;gal, gr&#226;ce au projet d'implantation d'un r&#233;seau d'excellence en t&#233;l&#233;m&#233;decine/t&#233;l&#233;sant&#233;. D&#232;s cet automne, un lien de t&#233;l&#233;communications &#224; haute vitesse reliera le Centre hospitalier universitaire de Fann (Dakar), &#224; deux h&#244;pitaux r&#233;gionaux, celui de Diourbel &#224; 200 km de la capitale et celui de Saint-Louis, l'ancienne capitale du pays situ&#233;e &#224; 300 km de Dakar, au nord du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet vise &#224; permettre aux m&#233;decins ou aux infirmiers de ces h&#244;pitaux r&#233;gionaux de communiquer avec les sp&#233;cialistes des grandes villes gr&#226;ce &#224; un lien sur fibre optique. &#171; Certains h&#244;pitaux ont des salles de radiographie, des techniciens mais pas de radiologue &#187;, explique Mamadou Gueye, neurochirurgien et professeur &#224; la Facult&#233; de m&#233;decine de l'Universit&#233; Cheikh Anta Diop de Dakar, qui a eu l'initiative de ce projet. Avec la t&#233;l&#233;m&#233;decine, il sera possible de transmettre les dossiers &#233;lectroniques des patients, des images telles que des &#233;lectrocardiogrammes, des enc&#233;phalogrammes, des radiographies, des analyses d&#233;taill&#233;es, etc. Les sp&#233;cialistes des grands centres pourront ainsi poser un diagnostic &#224; distance par vid&#233;oconf&#233;rence et conseiller au m&#233;decin de la zone plus retir&#233;e la meilleure marche &#224; suivre, soit un choix entre l'&#233;vacuation rapide vers un h&#244;pital adapt&#233; au soin, un rendez-vous ult&#233;rieur avec le sp&#233;cialiste ou une m&#233;dication et des soins sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;decins en r&#233;gion pourront aussi utiliser le r&#233;seau pour recevoir de la formation &#224; distance et participer &#224; des projets de recherche, de quoi peut-&#234;tre convaincre ult&#233;rieurement quelques sp&#233;cialistes de s'installer eux aussi en r&#233;gion. Le projet touche quatre sp&#233;cialit&#233;s : les neurosciences, la gyn&#233;cologie obst&#233;trique, la cardiologie et l'ophtalmologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas par hasard que Mamadou Gueye est devenu coordonnateur de ce projet de t&#233;l&#233;m&#233;decine. &#171; Mon r&#234;ve &#233;tait de devenir &#233;lectronicien &#187;, dit cette personnalit&#233; s&#233;n&#233;galaise de 49 ans, premier neurochirurgien francophone de l'Afrique subsaharienne. L'av&#232;nement des inforoutes lui donne l'occasion de croiser ses deux centres d'int&#233;r&#234;ts, les circuits nerveux et les circuits virtuels !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux ans, avec l'appui du gouvernement s&#233;n&#233;galais, quatre h&#244;pitaux de Dakar ont d&#233;cid&#233; de mener une exp&#233;rience pilote en interconnectant leurs r&#233;seaux pour faire circuler entre eux les dossiers &#233;lectroniques des patients et les donn&#233;es. Ils pouvaient compter sur l'excellente qualit&#233; des lignes t&#233;l&#233;phoniques du S&#233;n&#233;gal, des liens en fibre optique install&#233;s il y a quelques ann&#233;es par la Soci&#233;t&#233; nationale des t&#233;l&#233;communications (SONATEL) sur une bonne partie du territoire. Un peu partout, dans les villes et les villages de ce pays de 8,5 millions d'habitants, des t&#233;l&#233;centres locaux ont vu le jour - des petites boutiques &#233;quip&#233;es de quelques postes t&#233;l&#233;phoniques, d'un t&#233;l&#233;copieur et d'un ordinateur avec acc&#232;s &#224; Internet. C'est parfois sommaire, mais cahin-caha le moindre village peut d&#233;sormais se relier au village global ! &#171; Pourquoi ne pas imaginer qu'un infirmier dans une case de sant&#233; ou un poste de sant&#233;, les deux niveaux les plus bas de la pyramide m&#233;dicale s&#233;n&#233;galaise, puisse rejoindre, gr&#226;ce &#224; un t&#233;l&#233;centre local, un expert de l'h&#244;pital universitaire ou de l'h&#244;pital r&#233;gional ? &#187;, demande Mamadou Gueye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour d&#233;velopper ce projet de t&#233;l&#233;m&#233;decine, le neurochirurgien peut d&#233;sormais compter sur l'aide du CRDI. C'est qu'il est aussi pr&#233;sident du groupe de travail sur la sant&#233; de strat&#233;gie Acacia pour le S&#233;n&#233;gal, une initiative canadienne mise sur pied en 1996 et qui vise &#224; aider les collectivit&#233;s d'Afrique subsaharienne &#224; mettre les technologies de l'information au service de leur d&#233;veloppement dans tous les domaines d'activit&#233;s. &#171; Notre projet de t&#233;l&#233;centre veut rapprocher les communaut&#233;s de base des experts en m&#233;decine, dit Mamadou Gueye, et c'est pr&#233;cis&#233;ment un des objectifs de l'initiative Acacia. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce qu'il pensait, la r&#233;sistance &#224; la t&#233;l&#233;m&#233;decine n'est pas venue des populations locales, qui en ont vite compris l'int&#233;r&#234;t pour elles, mais des sp&#233;cialistes. &#171; Ils avaient peur de perdre leur travail, explique Mamadou Gueye. Mais ils ont soutenu le projet d&#232;s qu'ils ont compris comment les technologies de l'information pouvaient faciliter leur travail de d&#233;pistage ou de diagnostic et augmenter leur champ d'action. &#187; L'acc&#232;s &#224; de l'information et &#224; un diagnostic rapides permettrait, par exemple, de r&#233;duire les d&#233;c&#232;s de femmes li&#233;s &#224; des complications de grossesse (510 d&#233;c&#232;s pour 100 000 naissances), pense-t-il. Un r&#233;seau virtuel de la sant&#233; aidera aussi &#224; pr&#233;venir plus rapidement des &#233;pid&#233;mies en renseignant sur leur nature (chol&#233;ra, m&#233;ningites, ou autre) d&#232;s l'apparition des premiers cas, m&#234;me si l'&#233;pid&#233;mie d&#233;marre dans une r&#233;gion recul&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On esp&#232;re d'ailleurs que le projet de t&#233;l&#233;centre d&#233;bordera les fronti&#232;res du S&#233;n&#233;gal. Dans le cadre de la strat&#233;gie Acacia, le CRDI a octroy&#233; une premi&#232;re tranche de 427 500 dollars sur deux ans pour permettre &#224; l'&#233;quipe du Dr Gueye de sensibiliser une s&#233;rie de pays de l'Afrique francophone, le Mali, le Burkina Faso, la Guin&#233;e Conakry, la Tunisie et le S&#233;n&#233;gal, et les inciter &#224; entamer des exp&#233;riences pilotes au niveau international. L'&#233;quipe tisse &#233;galement des liens avec l'Ouganda et l'Afrique du Sud pour qu'aux quatre coins de l'Afrique, des t&#233;l&#233;centres sp&#233;cialis&#233;s en m&#233;decine puissent, d'ici cinq &#224; six ans, s'interconnecter. &#171; La t&#233;l&#233;m&#233;decine est un outil tr&#232;s int&#233;ressant &#224; condition qu'elle s'int&#232;gre dans une strat&#233;gie nationale de sant&#233;, explique-t-il. Il ne sert &#224; rien de cr&#233;er un besoin pour ensuite mettre fin &#224; l'exp&#233;rience quelques ann&#233;es plus tard. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#226;tir une inforoute de la sant&#233; sur un continent o&#249; les communications sont si difficiles tient toutefois du d&#233;fi : &#171; Tous les pays d'Afrique ont de bonnes &#233;quipes en informatique, mais beaucoup ne disposent pas d'un r&#233;seau de t&#233;l&#233;communications suffisant &#187;, dit Mamadou Gueye. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t qu'accorde actuellement le CRDI &#224; l'implantation de centres de communications, par exemple des t&#233;l&#233;centres au Mali. Ces centres sont un maillon indispensable pour rendre le r&#233;seau m&#233;dical panafricain r&#233;ellement efficace. Si le village global permet &#224; des sp&#233;cialistes de la m&#233;decine d'intervenir jusque dans les cases de sant&#233; recul&#233;es en brousse, le visage de l'Afrique changera tr&#232;s certainement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent Fontaine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.acfas.ca/interface/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Interface&lt;/a&gt;, novembre-d&#233;cembre 1999)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pr&#233;parer les parlements africains &#224; la soci&#233;t&#233; de l'information par Mamadou DIOP &#171; Decroix &#187;, D&#233;put&#233; &#224; l'Assembl&#233;e Nationale du S&#233;n&#233;gal, Pr&#233;sident du R&#233;seau des Parlementaires sur les Technologies de l'Information et de la Communication </title>
		<link>https://www.osiris.sn/preparer-les-parlements-africains-a-la-societe-de-l-information-par-mamadou.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/preparer-les-parlements-africains-a-la-societe-de-l-information-par-mamadou.html</guid>
		<dc:date>1999-10-31T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Allocution pr&#233;sent&#233;e &#224; l'African Development Forum'99(ADF'99) &#171; le d&#233;fi de la globalisation et de la soci&#233;t&#233; de l'information pour l'Afrique. &#187; Addis-Ababa 24-28 octobre 99 &lt;br class='autobr' /&gt;
Mesdames et messieurs, &lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; le peu de temps qui m'est imparti, je vais tenter d'atteindre trois objectifs au travers de cette communication &#224; savoir : vous faire partager une exp&#233;rience, vous exposer une vision, vous proposer une &#233;bauche de plan d'actions. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'exp&#233;rience &lt;br class='autobr' /&gt;
En mars 1999, suite aux manifestations (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-1999,236-.html" rel="directory"&gt;1999&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.osiris.sn/IMG/art184-1.jpg' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 10.7 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L64xH64/jpg-d8348.svg?1774085603' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 130 x 192
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Allocution pr&#233;sent&#233;e &#224; l'African Development Forum'99(ADF'99) &#171; le d&#233;fi de la globalisation et de la soci&#233;t&#233; de l'information pour l'Afrique. &#187; Addis-Ababa 24-28 octobre 99&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesdames et messieurs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le peu de temps qui m'est imparti, je vais tenter d'atteindre trois objectifs au travers de cette communication &#224; savoir :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; vous faire partager une exp&#233;rience, &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; vous exposer une vision, &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; vous proposer une &#233;bauche de plan d'actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 1999, suite aux manifestations organis&#233;es par OSIRIS, l'Observatoire sur les Syst&#232;mes d'Information les R&#233;seaux et les Inforoutes au S&#233;n&#233;gal&lt;br class='autobr' /&gt;
et Isoc-S&#233;n&#233;gal, le Chapitre s&#233;n&#233;galais d'Internet Society, dans le cadre de la F&#234;te de l'Internet, j'ai propos&#233; au Pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e Nationale du&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;n&#233;gal la cr&#233;ation d'un r&#233;seau de parlementaires sur les technologies de l'information et de la communication. En effet, &#224; l'occasion des manifestations&lt;br class='autobr' /&gt;
organis&#233;es dans le cadre de cette F&#234;te de l'Internet, mon attention avait &#233;t&#233; particuli&#232;rement attir&#233;e par l'adoption d'une loi sur Internet par les&lt;br class='autobr' /&gt;
parlementaires fran&#231;ais de la m&#234;me mani&#232;re que jadis l'Afrique du Sud avait &#233;labor&#233; sa nouvelle constitution via Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus fondamentalement, les raisons qui m'ont pouss&#233; &#224; prendre cette initiative tiennent d'une part au fait que les technologies de l'information et de la&lt;br class='autobr' /&gt;
communication en g&#233;n&#233;ral et Internet en particulier constituent un puissant outil qui offre toute une gamme de possibilit&#233;s et d'opportunit&#233;s qui doivent&lt;br class='autobr' /&gt;
&#234;tre exploit&#233;es par le parlement et les parlementaires et d'autre part parce que ces technologies sont &#224; la base d'un formidable processus de&lt;br class='autobr' /&gt;
changement qui touche tous les domaines de l'activit&#233; humaine. Cette r&#233;volution informationelle annonce l'av&#232;nement de la Soci&#233;t&#233; de l'information dans&lt;br class='autobr' /&gt;
laquelle les activit&#233;s d'information seront le principal moteur de la soci&#233;t&#233;. Conscient de cette situation, le S&#233;n&#233;gal a clairement identifi&#233; d&#232;s la fin des&lt;br class='autobr' /&gt;
ann&#233;es 80, les enjeux de la soci&#233;t&#233; de l'information et dans le cadre du IX&#232;me plan &#034;Comp&#233;titivit&#233; et d&#233;veloppement humain durable (1996-2015), il a&lt;br class='autobr' /&gt;
int&#233;gr&#233; les recommandations de la r&#233;solution 812 de la Cea relatives &#224; la &#171; Mise en &#339;uvre de l'Initiative Soci&#233;t&#233; Africaine &#224; l'Ere de l'Information &#187; adopt&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
ici m&#234;me &#224; Addis Abeba en mai 1996 et dont nous faisons aujourd'hui le bilan de l'application. Cela &#233;tant, plus les technologies de l'information et de la&lt;br class='autobr' /&gt;
communication prennent de l'importance dans la vie de tous les jours et plus la l&#233;gislation s'av&#232;re soit d&#233;pass&#233;e, soit inadapt&#233;e, soit carr&#233;ment&lt;br class='autobr' /&gt;
inexistante. De ce fait, les parlementaires ont le devoir de s'int&#233;resser &#224; ces questions, de comprendre les probl&#233;matiques et de saisir les enjeux pour&lt;br class='autobr' /&gt;
&#234;tre &#224; m&#234;me de faire des propositions de lois ou de se prononcer en toute connaissance de cause sur les projets de lois du Gouvernement ou sur les&lt;br class='autobr' /&gt;
choix de soci&#233;t&#233; qui peuvent se poser. Mais comment un parlementaire peut-il voter des lois sur les t&#233;l&#233;services lorsqu'il ne s'est pas int&#233;ress&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
auparavant &#224; ce type de questions ? comment d&#233;battre utilement avec le gouvernement sur les politiques en la mati&#232;re sans savoir ce qu'est un&lt;br class='autobr' /&gt;
ordinateur, encore moins le multim&#233;dia ou d'autres notions particuli&#232;rement complexes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est apr&#232;s avoir pris clairement conscience de ce grave d&#233;ficit que j'ai pris l'initiative, avec l'appui des autorit&#233;s de l'institution, d'initier le r&#233;seau des&lt;br class='autobr' /&gt;
parlementaires sur les technologies de l'information et de la communication pour int&#233;resser mes autres coll&#232;gues et lancer un programme&lt;br class='autobr' /&gt;
d'impr&#233;gnation des d&#233;put&#233;s et s&#233;nateurs. Plus pr&#233;cis&#233;ment, les objectifs du r&#233;seau sont de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#233;valuer les besoins de formation des parlementaires en mati&#232;re d'utilisation des technologies de l'information et de la communication en g&#233;n&#233;ral et&lt;br class='autobr' /&gt;
d'Internet en particulier ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; rechercher aupr&#232;s des autorit&#233;s, du secteur priv&#233; et des partenaires au d&#233;veloppement les moyens n&#233;cessaire &#224; la cr&#233;ation d'une salle &#233;quip&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
d'ordinateurs connect&#233;s &#224; Internet ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; organiser des s&#233;minaires de formation &#224; l'utilisation des technologies de l'information et de la communication &#224; l'attention des parlementaires ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; susciter l'int&#233;r&#234;t et la r&#233;flexion des parlementaires sur les enjeux li&#233;s aux technologies de l'information et de la communication ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#233;tablir des relations avec nos coll&#232;gues africains en particulier et avec les autres parlementaires en g&#233;n&#233;ral s'int&#233;ressant &#224; cette question de mani&#232;re &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
animer un r&#233;seau parlementaire africain et international sur les technologies de l'information ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; conduire des missions d'information aupr&#232;s des minist&#232;res concern&#233;s, des soci&#233;t&#233;s du secteur priv&#233;, des structures de formation et des partenaires&lt;br class='autobr' /&gt;
au d&#233;veloppement intervenant d'une mani&#232;re ou d'une autre dans le secteur des technologies de l'information et de la communication ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; organiser des voyages d'&#233;tudes &#224; l'int&#233;rieur et &#224; l'ext&#233;rieur du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des premi&#232;res actions du r&#233;seau a &#233;t&#233; l'organisation, avec l'appui de l'USAID et du CRDI d'un s&#233;minaire r&#233;sidentiel de trois jours anim&#233; par les&lt;br class='autobr' /&gt;
principaux experts nationaux pour parler des enjeux des technologies de l'information et de la communication &#224; travers des expos&#233;s sur la&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;-m&#233;decine, le t&#233;l&#233;-enseignement, le commerce &#233;lectronique, les probl&#232;mes de gouvernance locale ainsi que les probl&#232;mes de genre. Le&lt;br class='autobr' /&gt;
gouvernement a marqu&#233; son int&#233;r&#234;t par la pr&#233;sence au s&#233;minaire du ministre des finances, de celui de l'Education nationale, de celui de l'&#233;nergie, des&lt;br class='autobr' /&gt;
mines et de l'industrie et de celui de la recherche scientifique et technique. La presse publique et priv&#233;e (radios, t&#233;l&#233;vision et journaux), a largement&lt;br class='autobr' /&gt;
couvert l'&#233;v&#233;nement en fran&#231;ais mais aussi dans les langues nationales et ainsi des concepts pointus ont pu &#234;tre traduits et expliqu&#233;s &#224; un tr&#232;s large&lt;br class='autobr' /&gt;
public. L'engouement suscit&#233; par les TIC aupr&#232;s des parlementaires apr&#232;s le s&#233;minaire a &#233;t&#233; tel qu'ils ont tous demand&#233; &#224; &#234;tre imm&#233;diatement form&#233;s &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'utilisation de l'ordinateur et des sessions de formation ont &#233;t&#233; planifi&#233;es dans ce sens. Le r&#233;sultat le plus &#233;vident de cette action a &#233;t&#233; que lors de la&lt;br class='autobr' /&gt;
derni&#232;re session budg&#233;taire, les parlementaires s&#233;n&#233;galais ont demand&#233; au Gouvernement de faire un effort particulier pour pr&#233;parer l'entr&#233;e du S&#233;n&#233;gal&lt;br class='autobr' /&gt;
dans la soci&#233;t&#233; de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vision&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tendance au regroupement en grands ensembles qui s'observe en Europe avec l'Union Europ&#233;enne, en Am&#233;rique du Sud avec le MERCOSUR, en&lt;br class='autobr' /&gt;
Am&#233;rique du Nord avec l'ALENA et en Afrique avec la nouvelle approche de l'unit&#233; africaine adopt&#233; lors du sommet de Syrte assigne des responsabilit&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
particuli&#232;res aux d&#233;cideurs Africains en g&#233;n&#233;ral et aux parlementaires en particulier. En effet, la marche vers l'unit&#233; africaine initi&#233;e par les chefs d'Etat&lt;br class='autobr' /&gt;
africains doit &#233;galement se manifester au niveau des peuples africains et plus particuli&#232;rement chez ceux qui les repr&#233;sentent &#224; savoir les&lt;br class='autobr' /&gt;
parlementaires du Continent. C'est &#224; eux qu'il revient d'adopter ici et l&#224; les diff&#233;rents trait&#233;s qui peu &#224; peu b&#226;tissent l'architecture de l'Afrique de demain.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, si ces parlementaires sont coup&#233;s les uns des autres, s'ils n'ont pas les moyens de s'informer sur leurs r&#233;alit&#233;s respectives, s'ils ne&lt;br class='autobr' /&gt;
peuvent &#233;changer leurs exp&#233;riences, apprendre les uns des autres alors la compr&#233;hension mutuelle sera plus difficile et plus lente &#224; s'imposer ce qui&lt;br class='autobr' /&gt;
retardera d'autant le processus d'unification dans lequel l'Afrique s'est engag&#233;e et que plus rien ne doit retarder. Contrairement &#224; ce qui ce passait dans&lt;br class='autobr' /&gt;
le pass&#233;, les parlements nationaux traitent de plus en plus de questions qui ignorent les fronti&#232;res des &#233;tats qu'il s'agisse des probl&#232;mes&lt;br class='autobr' /&gt;
d'environnement (pollution, d&#233;sertification, pr&#233;servation de la faune et de la flore, etc.), de sant&#233; (SIDA, etc.), d'&#233;conomie (OMC), etc. Les l&#233;gislations&lt;br class='autobr' /&gt;
nationales sont de moins en moins op&#233;rationnelles, de moins en moins pertinentes, de moins en moins efficientes. Mais une fois de plus comment&lt;br class='autobr' /&gt;
correctement appr&#233;hender la port&#233;e des probl&#232;mes et l'importance des enjeux si l'horizon de ceux qui doivent d&#233;cider est limit&#233; par des fronti&#232;res plus&lt;br class='autobr' /&gt;
artificielles que jamais. Pour accompagner et voire m&#234;me acc&#233;l&#233;rer le processus d'unification de l'Afrique, il faut donc d&#232;s &#224; pr&#233;sent, commencer &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
connecter les parlements africains et faire en sorte que les parlementaires utilisent intens&#233;ment les technologies de l'information et de la communication.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les technologies de l'information et de la communication qui sont en train de transformer le monde en un village global doivent en effet servir de support&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; la construction de l'unit&#233; africaine. En effet aujourd'hui, il faut &#234;tre capable de penser globalement pour pouvoir agir localement et cela ne peut &#234;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
possible qu'avec un acc&#232;s ais&#233; &#224; l'information qui est disponible un peu partout sur les r&#233;seaux. Cela &#233;tant comment nous engager concr&#232;tement sur&lt;br class='autobr' /&gt;
cette voie, c'est ce que je vais tenter de vous exposer dans &#224; travers les quelques propositions qui suivent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les propositions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous connaissons tous la place qui est actuellement celle de l'Afrique dans les affaires du monde et la situation que vivent la majorit&#233; des africains et&lt;br class='autobr' /&gt;
des africaines en d&#233;pit des richesses mat&#233;rielles et humaines qui sont disponibles sur le Continent. Les indicateurs de tous ordres attestent de cette&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;alit&#233;. Cela &#233;tant, les technologies de l'information et de la communication nous offrent une occasion exceptionnelle, sans doute la derni&#232;re avant&lt;br class='autobr' /&gt;
longtemps, d'op&#233;rer des avanc&#233;es d&#233;cisives dans tous les domaine qui conditionnent la croissance &#233;conomique, le progr&#232;s social et donc le&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;veloppement humain sur notre continent. Dans cette dynamique, les parlementaires doivent jouer un r&#244;le central et pour ce faire nous proposons :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'adoption d'un appel d'Addis Ababa destin&#233; aux parlements africains, aux gouvernements, aux collectivit&#233;s locales et aux partenaires de l'Afrique afin&lt;br class='autobr' /&gt;
que les moyens financiers n&#233;cessaires &#224; la r&#233;alisation des objectifs et actions adopt&#233;s par le pr&#233;sent forum soient mobilis&#233;s dans les meilleurs d&#233;lais ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la pr&#233;sentation et la discussion des r&#233;sultats du pr&#233;sent forum dans tous les parlements africains ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la mise en place d'un r&#233;seau panafricain des parlementaires sur les TIC &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la cr&#233;ation d'un site Web multilingue recensant les probl&#233;matiques qui interpellent les parlementaires africains ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'&#233;quipement de salles informatiques connect&#233;es &#224; Internet dans tous les parlements africains avant la fin de l'an 2000 ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'organisation d'une conf&#233;rence panafricaine parlementaire sur les TIC d'ici la fin de l'an 2000 de mani&#232;re &#224; &#233;changer sur toutes les questions relatives&lt;br class='autobr' /&gt;
aux technologies de l'information et de la communication et aller dans le sens d'une harmonisation des l&#233;gislations africaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vent de d&#233;mocratisation qui souffle sur le Continent depuis une d&#233;cennie, en d&#233;pit des difficult&#233;s et revers not&#233;s &#231;&#224; et l&#224;, a r&#233;v&#233;l&#233; le r&#244;le de plus en&lt;br class='autobr' /&gt;
plus important des parlements en tant que r&#233;elle &#233;manation des populations. Je vous remercie de votre aimable attention.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Evolution des r&#233;seaux de donn&#233;es : Le R&#233;seau IP par Mouhamet Diop (article publi&#233; dans Le Soleil du 31 juillet 1999)</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Evolution-des-reseaux-de-donnees.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Evolution-des-reseaux-de-donnees.html</guid>
		<dc:date>1999-07-31T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1. Dimension du R&#233;seau IP : Historique et Enjeux &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec la mise en &#339;uvre en 1988 du r&#233;seau de commutation de donn&#233;es par paquet (Senpac, R&#233;seau X25 ), la Sonatel a su r&#233;pondre &#224; la quasi-totalit&#233; des besoins des clients, les applicatifs &#233;tant essentiellement transactionnels. Cependant, face &#224; l'&#233;mergence et au d&#233;veloppement des nouvelles technologies et face aux mutations des environnements applicatifs et r&#233;seaux des clients, marqu&#233;s par le passage du transactionnel au multim&#233;dia, en passant (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-1999,236-.html" rel="directory"&gt;1999&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1. Dimension du R&#233;seau IP : Historique et Enjeux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la mise en &#339;uvre en 1988 du r&#233;seau de commutation de donn&#233;es par paquet (Senpac, R&#233;seau X25 ), la Sonatel a su r&#233;pondre &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
quasi-totalit&#233; des besoins des clients, les applicatifs &#233;tant essentiellement transactionnels. Cependant, face &#224; l'&#233;mergence et au&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;veloppement des nouvelles technologies et face aux mutations des environnements applicatifs et r&#233;seaux des clients, marqu&#233;s par le&lt;br class='autobr' /&gt;
passage du transactionnel au multim&#233;dia, en passant par le mod&#232;le client/serveur, la Sonatel a entrepris de faire &#233;voluer son offre r&#233;seau et de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'adapter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix de cette mutation a port&#233; sur la technologie TCP/IP comme protocole support, de l'ATM comme technologie d'interconnexion des&lt;br class='autobr' /&gt;
noeuds du r&#233;seaux (commutateurs et routeurs), du Tag Switching et la possibilit&#233; de supporter la plupart des environnements et protocoles&lt;br class='autobr' /&gt;
propri&#233;taires des clients (SNA, Apple, Novell, Microsoft, X25, Frame Relay, etc.). Dans sa strat&#233;gie de positionnement, la Sonatel offrira en tant&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'Int&#233;grateur, des solutions end-to-end (de bout en bout) avec prise en charge des &#233;quipements d'extr&#233;mit&#233; (routeurs, switchs, Hubs, modems,&lt;br class='autobr' /&gt;
ErBdB, etc.). Cette approche permettra &#224; la Sonatel de mieux se rapprocher du client et de satisfaire ses besoins en terme de connectivit&#233;, de&lt;br class='autobr' /&gt;
performance, de mobilit&#233; et de s&#233;curit&#233;, tout en pr&#233;servant les investissements d&#233;j&#224; consentis par le client.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Internet : La nouvelle donne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; depuis le d&#233;but des ann&#233;es 50 avec la cr&#233;ation du projet ARPA(Advanced Research Project Agency), Internet s'est positionn&#233; comme&lt;br class='autobr' /&gt;
une R&#233;volution dont on peut retracer sommairement l'historitque. En 1965, un syst&#232;me d'exploitation Multics (anc&#234;tre d'UNIX) est n&#233; permettant&lt;br class='autobr' /&gt;
d'avoir un environnement multit&#226;che, multi-utilisateur. Il faut se rappeler que certains services tr&#232;s connus d'Internet sont partie int&#233;grante&lt;br class='autobr' /&gt;
d'UNIX. En Septembre 1969, le premier relais du R&#233;seau Internet est mis install&#233; &#224; UCLA (Universit&#233; de Californie - Los Angeles). En 1970&lt;br class='autobr' /&gt;
commencent les premiers travaux sur l'interconnexion des r&#233;seaux dans le cadre du projet DARPA au sein du D&#233;partement de la D&#233;fense&lt;br class='autobr' /&gt;
(DoD). Il faudra attendre 1973 pour voir une premi&#232;re formalisation du &#171; langage commun &#187; TCP. La suite TCP/IP (Transmission Control&lt;br class='autobr' /&gt;
Protocol/Internet Protocol) a &#233;t&#233; finalement mise au point entre 1977 et 1979. Les impl&#233;mentations du syst&#232;mes UNIX se diversifient (Berkeley,&lt;br class='autobr' /&gt;
AT&amp;T, etc.). A partir de 1980, l'Internet (tel qu'on le conna&#238;t) est op&#233;rationnel (ARPANET/MILNET) avec une forte implication des Universit&#233;s. En&lt;br class='autobr' /&gt;
1983, l'Architecte du r&#233;seau est cr&#233;&#233; : l'Internet Architecture Board (IAB) est n&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re innovation qui &#224; permis &#224; Internet d'int&#233;grer les entreprises et de se positionner comme nouveau standard a &#233;t&#233; sans conteste le&lt;br class='autobr' /&gt;
World Wide Web (cr&#233;&#233; en 1989 par Tim Berners-Lee et diffus&#233; en 1992) avec le langage HTML (Hyper Text Markup Language), le protocole&lt;br class='autobr' /&gt;
HTTP (Hyper Text Transport Protocol) et le client web browser.Le WWW ou le Web a contribu&#233; &#224; l'explosion d'Internet comme un R&#233;seau de&lt;br class='autobr' /&gt;
communication mais &#233;galement comme un r&#233;seau de services &#224; valeur ajout&#233;e(RSVA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel est l'informaticien qui n'a pas r&#234;v&#233; un jour de faire travailler ses gros syst&#232;mes IBM avec des DPS 7000, des serveurs Novell, des&lt;br class='autobr' /&gt;
serveurs NT, des terminaux et des postes de travail ? L'interop&#233;rabilit&#233; est sans nul doute le point fort de cette nouvelle architecture. Le concept&lt;br class='autobr' /&gt;
de syst&#232;me ouvert tant attendu devient une r&#233;alit&#233; accessible. Toujours soucieuse d'accompagner les innovations technologiques et de&lt;br class='autobr' /&gt;
permettre &#224; ses clients de maintenir leur comp&#233;titivit&#233; et leur croissance dans leur secteurs d'activit&#233; respectifs, la Sonatel a proc&#233;d&#233; &#224; la mise&lt;br class='autobr' /&gt;
en place d'un r&#233;seau s'appuyant sur les technologies Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Sonatel a tr&#232;s t&#244;t investi sur le R&#233;seau Internet et s'est positionn&#233; avec sa filiale d&#232;s 1995 pour &#234;tre fournisseurs de services Internet. Cette&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me logique a pouss&#233; la Sonatel &#224; investir dans la mise en place d'un R&#233;seau IP pour supporter les flux applicatifs des clients (entreprises et&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;sidentiels) et &#224; offrir des services s'appuyant sur les technologies d'Internet. Le d&#233;veloppement d'Internet tient en grande partie &#224; deux&lt;br class='autobr' /&gt;
aspects :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; La suite TCP/IP comme standard de facto : flexibilit&#233;, interop&#233;rabilit&#233; et richesse des services et protocoles&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Le d&#233;veloppement de l'interface WEB alliant convivialit&#233; et ergonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Pr&#233;sentation du projet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 3.1. Description du projet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet couvre l'ensemble du pays et permet aux entreprises de d&#233;ployer leurs solutions sur la totalit&#233; de leurs sites et agences &#224; l'int&#233;rieur du&lt;br class='autobr' /&gt;
pays. Les besoins de communiquer plus efficacement et plus rapidement au sein des entreprises n&#233;cessitent l'utilisation d'un r&#233;seau&lt;br class='autobr' /&gt;
performant. L'utilisation unanime du protocole TCP/IP et l'arriv&#233;e des applications Intranet (WEB, SMTP, commerce &#233;lectronique...) ont conduit&lt;br class='autobr' /&gt;
la SONATEL &#224; mettre en &#339;uvre un r&#233;seau IP national haut-d&#233;bit destin&#233; &#224; ses clients. La modularit&#233; des solutions permet un d&#233;ploiement&lt;br class='autobr' /&gt;
rapide pour de nouveaux sites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 3.2. Architecture du R&#233;seau&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rents besoins cit&#233;s ci-dessus rendent indispensable une architecturecoh&#233;rente et homog&#232;ne. Les points forts de cette architecture&lt;br class='autobr' /&gt;
devront &#234;tre les suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; performance,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; &#233;volutivit&#233;,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; facilit&#233; d'administration (gestion des composants du r&#233;seau et facturation),&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; s&#233;curisation du r&#233;seau,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; int&#233;gration et prise en compte de l'existant (r&#233;seau SENPAC, environnement SNA, Bull)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le R&#233;seau IP est b&#226;ti sur une architecture constitu&#233;e d'&#233;quipements CISCO. Les technologies utilis&#233;es seront :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; ATM,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Tag Switching,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; NetFlow switching,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; OSPF comme protocole de routage dynamique,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Un routage IP simplifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 4. L'architecture globale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'architecture globale est b&#226;tie sur un mod&#232;le hi&#233;rarchique constitu&#233; des zones suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Backbone ou Core&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Access&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; End-User&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Core&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'architecture globale est constitu&#233;e d'une zone CORE haut-d&#233;bit ATM permettant de v&#233;hiculer l'information entre les sites. Les &#233;quipements&lt;br class='autobr' /&gt;
d'interconnexion de la zone CORE sont des commutateurs ATM CISCO LS1010. L'interconnexion entre les commutateurs ATM est r&#233;alis&#233;e &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'aide de liens &#224; 34 Mbit/s (E3) et &#224; 2 Mbit/s (E1). L'interface utilis&#233;e est de type NNI (Node to Node Interface). L'&#233;volution du Core n'a aucune&lt;br class='autobr' /&gt;
incidence sur le backbone et sur la gestion des adresses IP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Backbone&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce backbone est constitu&#233; de routeurs qui offrent les services IP. Ils permettent de router les paquets IP sur le r&#233;seau de la SONATEL en&lt;br class='autobr' /&gt;
passant par la zone CORE pour une communication intersites. Les &#233;quipements d'interconnexion utilis&#233;s pour le backbone sont les routeurs&lt;br class='autobr' /&gt;
CISCO de la gamme 7200. Ils sont directement connect&#233;s aux commutateurs LS1010 via un lien haut-d&#233;bit E3 (34 Mbit/s) ou un lien OC3 (155&lt;br class='autobr' /&gt;
Mbit/s) sur le site principal de M&#233;dina. L'interface d'interconnexion est de type UNI (User Network Interface).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Access&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La zone ACCESS est constitu&#233;e d'&#233;quipements d'acc&#232;s multiservices (ATM, Lignes lou&#233;es, RNIS, RTC). Les clients de la SONATEL seront&lt;br class='autobr' /&gt;
directement connect&#233;s sur ces &#233;quipements. Les &#233;quipements utilis&#233;s pour cette zone sont des routeurs CISCO 720x (pour les connectivit&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
type ATM, Lignes lou&#233;es), serveurs d'acc&#232;s distants AS5300, AS5200 et 3640 (pour les connectivit&#233;s de type RNIS et RTC) et routeurs CISCO&lt;br class='autobr' /&gt;
3640 (pour les connectivit&#233;s type Lignes lou&#233;es).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; End User&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La zone End-User est constitu&#233;e des r&#233;seaux des clients. L'acc&#232;s pouvant se faire via RTC, RNIS, Ligne lou&#233;es. C'est &#224; travers cet acc&#232;s que&lt;br class='autobr' /&gt;
la Sonatel peut assurer des services end-to-end customer. C'est l&#224; o&#249; r&#233;side tout l'int&#233;r&#234;t du programme Cisco Powered Network (CPN).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 5. Services du R&#233;seau IP&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en &#339;uvre d'un r&#233;seau IP permettra :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - le d&#233;veloppement des r&#233;seaux Internet, Intranet et Extranet des entreprises (VPNs et VPDNs s&#233;curis&#233;s) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le d&#233;veloppement d'un r&#233;seau IP supportant la quasi-totalit&#233; des protocoles et environnements client (h&#233;t&#233;rog&#232;nes, propri&#233;taires) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; de faciliter l'int&#233;gration des services de communication de donn&#233;es &#224; travers un acc&#232;s r&#233;seau unique cot&#233; client et l'interop&#233;rabilit&#233; des&lt;br class='autobr' /&gt;
environnements ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; de b&#226;tir une architecture ATM au niveau du backbone support des services haut d&#233;bit et services r&#233;seaux (avec une qualit&#233; de service&lt;br class='autobr' /&gt;
garantie) garantissant une &#233;volutivit&#233; de l'architecture,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la mise en &#339;uvre de politique de Qualit&#233; de Service et de gestion du trafic,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; de faire du r&#233;seau IP de la Sonatel, une plate-forme pour supporter d'une part aussi bien les applications transactionnelles (Douanes,&lt;br class='autobr' /&gt;
Banques, S&#233;n&#233;lec, etc.), Client/Serveur que multim&#233;dia, d'autre part l'ensemble des protocoles (TCP/IP, X25, Frame Relay, ISDN, PPP, ARA,&lt;br class='autobr' /&gt;
IPX (NOVELL), LAT, les protocoles de s&#233;curisation (PAP, CHAP, TACACS, RADIUS, S-Key, Kerberos), etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; de faciliter l'&#233;mergence et le d&#233;veloppement des t&#233;l&#233;services .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la multiplicit&#233; des r&#233;seaux et des types d'acc&#232;s, l'utilisateur n'a qu'un souci, interconnecter ses sites distants, int&#233;grer ses flux et faire&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;voluer ses applications vers des environnements ergonomiques et &#233;volutifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 5.1. L'offre Intranet (R&#233;seau Priv&#233; Virtuel)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus connu sous le nom de IP VPN, les r&#233;seaux priv&#233;s virtuels (Virtual Private Network) sont class&#233;s en deux cat&#233;gories : les VPN commut&#233;s et&lt;br class='autobr' /&gt;
les VPN d&#233;di&#233;s. Les IP VPN sont des r&#233;seaux priv&#233;s utilisant les technologies Internet (Internet Protocol). La mise en &#339;uvre de politique de&lt;br class='autobr' /&gt;
s&#233;curit&#233; dans le R&#233;seau ainsi que les m&#233;canismes d&#233;velopp&#233;s pour garantir une s&#233;curit&#233; dans les VPN a permis aux entreprises de b&#226;tir leur&lt;br class='autobr' /&gt;
strat&#233;gie r&#233;seau en int&#233;grant Internet. Au S&#233;n&#233;gal, certaines entreprises, notamment dans le domaine bancaire ont fait le saut technologique et&lt;br class='autobr' /&gt;
adopt&#233; le R&#233;seau IP comme R&#233;seau Support. On peut citer la CBAO, la Sonatel. Les VPN peuvent &#234;tre con&#231;us en mettant l'accent sur la haute&lt;br class='autobr' /&gt;
disponibilit&#233; et/ou sur la s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 6. Technologies supports du R&#233;seau IP&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 6.1. IP (Internet Protocol)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un protocole de niveau 2 et 3 (liaison et r&#233;seau) qui travaille en mode paquet et qui utilise le principe du &#171; Best Effort &#187;. Plus connue sous&lt;br class='autobr' /&gt;
le sigle de IPv4, le protocole actuel utilis&#233; sur Internet utilise un espace d'adressage de 32 bits pour l'adresse de la machine et de 32 bits pour&lt;br class='autobr' /&gt;
le masque de r&#233;seau dont la notation est d&#233;clin&#233;e en quatre octets, s&#233;par&#233;s par des points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; (Ex : Adresse : 206.155.163.195 Masque 255.255.255.240).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le d&#233;veloppement d'Internet et la p&#233;nurie annonc&#233;e sur l'utilisation non optimale des adresses, une nouvelle norme IPv6 a &#233;t&#233; d&#233;finie,&lt;br class='autobr' /&gt;
permettant de d&#233;finir des adresses de 128 bits et des masques r&#233;seau de 128 bits &#233;galement. Dans la phase transitoire, IPv4 et IPv6 vont&lt;br class='autobr' /&gt;
coexister pendant un certain temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 6.2. ATM (Asynchronous Transfert Mode)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La technologie ATM s'est positionn&#233; comme un r&#233;seau f&#233;d&#233;rateur des r&#233;seaux de donn&#233;es.Elle s'appuie sur un concept de cellules de taille&lt;br class='autobr' /&gt;
fixe (53 octets) et le protocole supporte en natif les principes de gestion de flux critiques et de Qualit&#233; de Service (QoS). Le R&#233;seau IP est un&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;seau ATM priv&#233; et permet l'utilisation des services ATM gr&#226;ce au protocole NNI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 6.3. Tag Switching : Int&#233;gration IP et ATM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;gration des technologies IP sur ATM a toujours &#233;t&#233; une question br&#251;lante pour les concepteurs et int&#233;grateurs de r&#233;seaux. Parmi les&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#233;canismes d'utilisation des technologies IP sur un r&#233;seau ATM, on peut citer le Classical IP over ATM, le LANE (Lan Emulation) et le TAG&lt;br class='autobr' /&gt;
Switching (MultiProtocol Label Switching MPLS). Dans le cadre d'un r&#233;seau d'op&#233;rateur flexible, alliant facilit&#233; d'administration et &#233;volutivit&#233;, le&lt;br class='autobr' /&gt;
Tag Switching se pr&#233;sente comme la solution idoine pour les ISP. C'est la solution retenue dans le cadre du R&#233;seau IP.Le Tag Switching allie&lt;br class='autobr' /&gt;
les performances de commutation du Niveau 2 et la flexibilit&#233; du Niveau 3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 6.4. OSPF : Routage dynamique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en &#339;uvre d'un protocole de routage dynamique permet au protocole Tag Switching de maintenir une connaissance globale et&lt;br class='autobr' /&gt;
dynamique du R&#233;seau IP. Gr&#226;ce &#224; ce protocole, chaque routeur ou commutateur Tag calcule en permanence le chemin optimal, met &#224; jour sa&lt;br class='autobr' /&gt;
table de tag et propage l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 7. Internet 2 et la convergence&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soutenu par le secteur priv&#233;, Internet 2 est une initiative n&#233;e aux Etats-Unis et d&#233;nomm&#233;e Abilene, mise en &#339;uvre par une centaine&lt;br class='autobr' /&gt;
d'universit&#233;s am&#233;ricaines, avec pr&#232;s de soixante dix centres de recherche reli&#233;s par fibre optique avec des d&#233;bits avoisinant 2,4 Gbit/s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Objectif : Atteindre les 10 Gbit/s avec l'OC192. Ces entit&#233;s sont connect&#233;es &#224; travers des Gigapops (Giga Point Of Presence). Les&lt;br class='autobr' /&gt;
applications phares du projet sont la visioconf&#233;rence, le t&#233;l&#233;-enseignement et les applications Vid&#233;o temps r&#233;el ou pour le couplage&lt;br class='autobr' /&gt;
d'ordinateurs de grande puissance, qui sont des applications tr&#232;s gourmandes en bande passante. Cette phase sera accompagn&#233;e par le&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;ploiement du protocole IPv6, des techniques Multicast.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les initiatives Internet 2 se g&#233;n&#233;ralisent un peu partout pour r&#233;soudre le probl&#232;me de surcharge du R&#233;seau Internet et de bande passante.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;pine dorsale du R&#233;seau IP au S&#233;n&#233;gal est &#224; 34 Mbit/s et &#224; certains points, on a des d&#233;bits de 155 Mbit/s (OC3 : Optical Carrier 3). Les&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;quipes de recherche impliqu&#233;es dans le d&#233;veloppement du R&#233;seau Internet travaillent sur l'int&#233;gration de IP dans tous les R&#233;seaux (fixe,&lt;br class='autobr' /&gt;
donn&#233;es, mobile) et dans toutes les applications (IP is everywhere). Les applications de Voice Over IP, Fax Over IP ainsi que la convergence&lt;br class='autobr' /&gt;
Internet-Mobile sont les forces et les nouveaux axes de croissance d'Internet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 8. Le R&#233;seau IP, les T&#233;l&#233;services et le E-Commerce ou commerce &#233;lectronique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le R&#233;seau IP sera au S&#233;n&#233;gal ce que Internet fut pour les Etats-Unis : un p&#244;le de croissance pour les t&#233;l&#233;services et un levier de croissance&lt;br class='autobr' /&gt;
pour les entreprises s&#233;n&#233;galaises. Les t&#233;l&#233;services s'appuient sur les r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communications en g&#233;n&#233;ral, mais surtout sur les r&#233;seaux&lt;br class='autobr' /&gt;
de donn&#233;es. L'Afrique est marginalis&#233;e dans la croissance d'Internet (0,7%, moins de 1%), et le S&#233;n&#233;gal compte tenu de sa vision et de sa&lt;br class='autobr' /&gt;
strat&#233;gie de renforcement de son &#233;conomie, a mis en place des structures de r&#233;flexion sur &#171; les grappes &#187; dont une sur les T&#233;l&#233;-services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le R&#233;seau IP, qui n'est rien d'autre que le R&#233;seau Internet au S&#233;n&#233;gal, est l'infrastructure la mieux adapt&#233;e au d&#233;veloppement des activit&#233;s de&lt;br class='autobr' /&gt;
T&#233;l&#233;-services. La croissance sera port&#233;e essentiellement par les services qui s'appuient sur les T&#233;l&#233;-services. Toute politique qui tend &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
renforcer les avantages comparatifs du S&#233;n&#233;gal dans le domaine des nouvelles technologies, a incontestablement une incidence positive sur la&lt;br class='autobr' /&gt;
comp&#233;titivit&#233; et la croissance des entreprises au S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le commerce &#233;lectronique est le vecteur de croissance le plus important d'Internet. Son introduction au S&#233;n&#233;gal sera facilit&#233;e par&lt;br class='autobr' /&gt;
l'aboutissement des travaux sur l'interbancarit&#233; et le renforcement du syst&#232;me bancaire et l'incitation aux particuliers de l'utilisation des&lt;br class='autobr' /&gt;
syst&#232;mes de paiement &#233;lectronique (carte bancaire,...). Le commerce &#233;lectronique est le socle du d&#233;veloppement de l'industrie des services&lt;br class='autobr' /&gt;
sur laquelle le S&#233;n&#233;gal compte b&#226;tir sa nouvelle strat&#233;gie de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 9. Programme Cisco Powered Network&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En choisissant Cisco comme partenaire, la Sonatel &#224; l'instar de Global One, de C&#233;g&#233;tel, de France T&#233;l&#233;com, s'est alli&#233;e avec le leader de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'interconnexion, CISCO Systems, &#224; travers son programme de Cisco Powered Network (CPN). Avec ce programme, la Sonatel est le&lt;br class='autobr' /&gt;
deuxi&#232;me op&#233;rateur en Afrique apr&#232;s UUNET (Afrique du Sud) &#224; &#234;tre admis dans le programme CPN. La Sonatel est CPN depuis Septembre&lt;br class='autobr' /&gt;
1998. Elle fait partie des TOP 50 ISP worldwide gr&#226;ce &#224; son nouveau r&#233;seau, &#224; la richesse des services support&#233;s et &#224; la comp&#233;tence de son&lt;br class='autobr' /&gt;
personnel. France Telecom, &#224; travers sa filiale France Telecom Transpac vient d'&#234;tre admise au programme CPN cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 10. Le march&#233; d'Internet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le march&#233; d'Internet au S&#233;n&#233;gal est estim&#233; &#224; plus de 8.000. Le march&#233; des serveurs Internet au S&#233;n&#233;gal souffre d'une mauvaise &#233;valuation et&lt;br class='autobr' /&gt;
d'une absence de structures impliqu&#233;es dans le recensement. La mise en place d'ISOC S&#233;n&#233;gal ainsi que d'associations telles que&lt;br class='autobr' /&gt;
l'observatoire OSIRIS devra aider et susciter des initiatives pour combler cette lacune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. Conclusion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les acteurs (Gouvernements, entreprises et citoyens ) s'accordent tous &#224; reconna&#238;tre le caract&#232;re incontournable de ce nouveau univers&lt;br class='autobr' /&gt;
que repr&#233;sente Internet et les Nouvelles Technologies dans le nouvel ordre mondial. Donc il convient &#224; chacun d'assumer sa part de&lt;br class='autobr' /&gt;
responsabilit&#233; dans la prise en charge de cette nouvelle donne, de l'int&#233;grer dans sa strat&#233;gie globale afin d'en tirer profit. Notre pays le&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;n&#233;gal a toutes les chances de s'accrocher et de rattraper ce qu'il n'a pas pu faire dans le contexte industriel. Il convient &#224; travers des&lt;br class='autobr' /&gt;
initiatives nationales publiques et priv&#233;es d'inciter les acteurs &#224; avoir une vision commune, et une strat&#233;gie concert&#233;e pour une appropriation de&lt;br class='autobr' /&gt;
cette nouvelle technologie et pour une facilitation de son int&#233;gration dans l'environnement des entreprises et des particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Mouhamet Diop, Ing&#233;nieur des T&#233;l&#233;communications&lt;/p&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;div class='spip_document_1 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.osiris.sn/IMG/art175-1.jpg' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 58.7 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L64xH64/jpg-d8348.svg?1774085603' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 720 x 540
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;CENTER&gt;&lt;div class='spip_document_2 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.osiris.sn/IMG/art175-2.jpg' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 41.8 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L64xH64/jpg-d8348.svg?1774085603' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 608 x 486
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Afrique pourra-t-elle relever le d&#233;fi de l'UNIMEDIA ? (Communication pr&#233;sent&#233;e par Amadou Top &#224; Orbicom 99)</title>
		<link>https://www.osiris.sn/L-Afrique-pourra-t-elle-relever-le.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/L-Afrique-pourra-t-elle-relever-le.html</guid>
		<dc:date>1999-04-17T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, une vague de fond d&#233;ferle sur le monde entier, port&#233;e par ce qu'on nomme avec un peu de simplification les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC). &lt;br class='autobr' /&gt;
Internet qui f&#233;d&#232;re les diverses formes de communication d&#233;velopp&#233;es tout au long du 20&#232;me si&#232;cle, nous laisse entrevoir des mutations structurelles dont il style est difficile d'imaginer toutes les cons&#233;quences sur l'&#233;volution de nos soci&#233;t&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelque peu pris de court par la vitesse &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-1999,236-.html" rel="directory"&gt;1999&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, une vague de fond d&#233;ferle sur le monde entier, port&#233;e par ce qu'on nomme avec un peu de simplification les nouvelles&lt;br class='autobr' /&gt;
technologies de l'information et de la communication (NTIC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Internet qui f&#233;d&#232;re les diverses formes de communication d&#233;velopp&#233;es tout au long du 20&#232;me si&#232;cle, nous laisse entrevoir des mutations structurelles&lt;br class='autobr' /&gt;
dont il style est difficile d'imaginer toutes les cons&#233;quences sur l'&#233;volution de nos soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque peu pris de court par la vitesse &#224; laquelle se manifestent quotidiennement les effets de ces nouvelles technologies sur les mani&#232;res dont nous&lt;br class='autobr' /&gt;
travaillons, pensons, r&#233;agissons et socialisons nos relations, nous &#233;prouvons des difficult&#233;s m&#234;me pour caract&#233;riser le mouvement qui se d&#233;roule. Ainsi&lt;br class='autobr' /&gt;
parlons nous de fa&#231;on impr&#233;cise de l'&#232;re de l'information, de la soci&#233;t&#233; du savoir ou de la soci&#233;t&#233; de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En nous conviant &#224; discuter des moyens de combler l'&#233;cart entre la formation et l'emploi en communication, ORBICOM nous demande de nous adonner&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; un exercice fort d&#233;licat, tant il nous faut, pour &#233;mettre un propos coh&#233;rent, prendre position d'une certaine mani&#232;re dans un d&#233;bat dont les termes&lt;br class='autobr' /&gt;
restent encore flous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Africain, &#233;voluant dans le secteur de l'informatique et du multim&#233;dia, vous me donnez l'occasion d'exposer des points de vue assez typiques au regard&lt;br class='autobr' /&gt;
des r&#233;alit&#233;s du moment qui conduisent de nombreux afro-pessimistes et quelques analystes objectifs &#224; exclure le continent africain du champ de&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;ploiement des NTIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant eu l'opportunit&#233; de participer au volet informatique du programme de redressement de la PANA - Agence panafricaine d'information- j'ai pu&lt;br class='autobr' /&gt;
constater l'extraordinaire rapidit&#233; avec laquelle Internet s'est d&#233;velopp&#233; en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction de cette institution, soutenue par l'UNESCO pour remettre &#224; flot l'agence, a tr&#232;s vite compris l'enjeu que constituait Internet pour la collecte,&lt;br class='autobr' /&gt;
le traitement et la diffusion de l'information au niveau continental &#224; des co&#251;ts compatibles avec les maigres ressources dont elle disposait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand nous avons d&#233;marr&#233; le projet RAPIDE ( R&#233;seau Africain pour l'Int&#233;gration et le D&#233;veloppement ) en 1995 &#224; Dakar, Internet n'&#233;tait encore qu'&#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'&#233;tat de balbutiement dans quelques rares pays africains, sous la forme de courrier &#233;lectronique, et le pari os&#233; fait &#224; l'&#233;poque en concevant l'un des tout&lt;br class='autobr' /&gt;
premiers serveurs web du continents &#233;tait que cette nouvelle technologie, au mieux, allait se d&#233;ployer dans un horizon de 5 ans et qu'il serait alors&lt;br class='autobr' /&gt;
possible de l'exploiter pour le r&#233;seau d'information d'agence au fur et &#224; mesure que les pays couverts par la PANA seraient connect&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grande fut notre surprise de constater d&#232;s la fin de 1997 (soit en moins de 2 ann&#233;es ) que plus de 90 % des pays africains &#233;taient non seulement&lt;br class='autobr' /&gt;
connect&#233;s &#224; Internet, mais offraient les m&#234;mes services que ceux disponibles dans les grands pays d&#233;velopp&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; un exemple qui illustre la r&#233;duction extraordinaire du temps de propagation d'une technologie aussi structurante que l'Internet entre pays du nord et&lt;br class='autobr' /&gt;
du sud. Autre preuve de l'effort et de la capacit&#233; d'adaptation de l'Afrique, je vous citerai le cas du S&#233;n&#233;gal, mon pays, o&#249; trois des cinq quotidiens&lt;br class='autobr' /&gt;
d'informations sont pr&#233;sent sur Internet ; mieux le site web de l'un d'entre eux, le journal &#171; Le Soleil &#187;, en l'occurrence, a &#233;t&#233; cit&#233; parmi les dix meilleurs de&lt;br class='autobr' /&gt;
la presse &#233;crite mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Songez, simplement, que certains pays africains n'ont dispos&#233; d'&#233;metteur TV qu'au d&#233;but des ann&#233;es 90, tandis que la couverture de l'espace national&lt;br class='autobr' /&gt;
par la radio et surtout le d&#233;veloppement des radios priv&#233;es ne se sont op&#233;r&#233;s dans la quasi totalit&#233; des pays africains que vers la fin des ann&#233;es 80.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, la contraction du temps et de l'espace dans le cyberespace est une des manifestations spectaculaires de ces nouvelles technologies de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'information, le r&#244;le f&#233;d&#233;rateur du multim&#233;dia ( qui lui vaut d'ailleurs l'appellation plus appropri&#233;e d'UNIMEDIA ) avec ses capacit&#233;s extraordinaires &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
disjoindre le contenu et la forme pour laisser la totale libert&#233; du choix de l'expression &#224; l'utilisateur, du fait de l'interchangeabilit&#233; des m&#233;dias, en est&lt;br class='autobr' /&gt;
certainement la plus impressionnante facette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il m'a paru important d'&#233;voquer ces questions parce que la discussion sur les nouvelles technologies interf&#232;re naturellement avec un autre d&#233;bat en&lt;br class='autobr' /&gt;
cours sur les concepts de mondialisation et de globalisation qui, sur d'autres registres, tentent de rendre compte des transformations en profondeur qui&lt;br class='autobr' /&gt;
affectent le fonctionnement des Etats - nations dont les fronti&#232;res g&#233;ographiques et les espaces &#233;conomiques, politiques, culturels, sociaux sont&lt;br class='autobr' /&gt;
fortement brouill&#233;s par les dynamiques du monde virtuel, celui de la &#171; global information infrastructure &#187; qu'impulse l'Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autoroutes de l'information ne sont plus per&#231;ues comme des vues de l'esprit et les plus sceptiques parmi nous se rendent &#224; l'&#233;vidence : les chantiers&lt;br class='autobr' /&gt;
ont bien d&#233;marr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une certaine opinion publique fa&#231;onn&#233;e dans l'univers de l'&#232;re industrielle, projetant la situation actuelle sur celle &#224; venir, reproduit all&#232;grement les clich&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
sur l'exclusion due au fait que nombre de pays du sud et la quasi totalit&#233; des pays africains ne sont pas travers&#233;s par les autoroutes du d&#233;veloppement&lt;br class='autobr' /&gt;
industriel et ne disposent que de rares bretelles pour en recevoir un maigre trafic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Force est cependant d'admettre que d&#233;j&#224;, on peut percevoir une diff&#233;rence de nature importante quant &#224; la mani&#232;re dont s'&#233;difient les nouvelles&lt;br class='autobr' /&gt;
autoroutes de l'information et l'importance strat&#233;gique que rev&#234;tiront les &#171; ponts &#187; dans leur trac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les b&#226;tisseurs des futurs canaux de passage &#224; grande vitesse des donn&#233;es seront bien moins embarrass&#233;s par les mers , les montagnes , les for&#234;ts,&lt;br class='autobr' /&gt;
les d&#233;serts ou tous les obstacles physiques &#224; traverser et il n'y a paradoxalement aucun moyen de contourner un seul pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait bien que tous les projets en cours, avec les satellites et autres &#233;metteurs-r&#233;cepteurs de toutes sortes qui vont relayer l'indescriptible dialogue&lt;br class='autobr' /&gt;
plan&#233;taire, par la multiplicit&#233; et la diversit&#233; des services, la simplification des proc&#233;dures d'acc&#232;s, et la baisse vertigineuse des co&#251;ts, permettront de&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;senclaver de nombreux pays africains, et r&#233;duiront au minimum les facteurs de discrimination technologique et/ou financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ne seront exclus du vaste cybermarch&#233; en constitution, dont ni le fonctionnement, ni la configuration ne nous sont intelligibles aujourd'hui, que ceux qui&lt;br class='autobr' /&gt;
n'auront pas su d&#233;velopper le minimum de comp&#233;tences pour traduire dans l'une des multiples formes support&#233;es par l'UNIMEDIA, leurs besoins et&lt;br class='autobr' /&gt;
leurs apports au rendez-vous du donner et du recevoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec moins de 1 t&#233;l&#233;phone pour 100 habitants, l'Afrique dispose de la plus faible t&#233;l&#233;densit&#233; du monde. Pour frapper les imaginations, on rappelle&lt;br class='autobr' /&gt;
souvent le fait que Manhattan dispose de plus de t&#233;l&#233;phones que toute l'Afrique noire r&#233;unie. La situation n'est gu&#232;re meilleure s'agissant des&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;quipements informatiques avec l'ordinateur pour plus de 5000 personnes dans certains pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela est vrai, mais peut se relativiser &#224; l'examen de 2 ph&#233;nom&#232;nes significatifs. Les lignes t&#233;l&#233;phoniques sont loin d'&#234;tre exploit&#233;es de la m&#234;me mani&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
ici et l&#224;, car en Afrique, chaque t&#233;l&#233;phone entre dans le r&#233;seau de la solidarit&#233; sociale et devient la quasi propri&#233;t&#233; de toute une communaut&#233;. C'est en&lt;br class='autobr' /&gt;
partant de ce constat que les t&#233;l&#233;centres ont &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;s de mani&#232;re volontariste au S&#233;n&#233;gal et dans de nombreux pays africains pour offrir au&lt;br class='autobr' /&gt;
maximum de personnes l'acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone et depuis quelques temps &#224; Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, on le sait bien , les modalit&#233;s techniques de la couverture t&#233;l&#233;phonique ont profond&#233;ment &#233;volu&#233; depuis quelques ann&#233;es avec l'av&#232;nement&lt;br class='autobr' /&gt;
de la t&#233;l&#233;phonie sans fil qui supplante progressivement les r&#233;seaux filaires et permet de connecter &#224; un rythme soutenu les zones les plus recul&#233;es, &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
des co&#251;ts inimaginables il y' a seulement quelques ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux ordinateurs, on assiste &#224; une nette tendance &#224; la baisse des co&#251;ts, mais aussi et surtout au mariage de plusieurs technologies qui&lt;br class='autobr' /&gt;
entra&#238;neront prochainement la banalisation du poste de travail, un peu &#224; la mani&#232;re des postes radio et des calculettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre argument de poids, suppos&#233; &#234;tre une barri&#232;re naturelle infranchissable, est le niveau de l'&#233;ducation qui est l'un des plus bas au monde avec&lt;br class='autobr' /&gt;
des taux de scolarisation souvent inf&#233;rieurs &#224; 40 % et des taux d'analphab&#233;tisme proches de 80% dans beaucoup de pays du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que toute l'attention est port&#233;e sur la lutte contre l'h&#233;g&#233;monie de la langue anglaise sur les contenus de l'Internet et que des pays d&#233;velopp&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
tra&#238;nent des &#171; info-exclus &#187; qui ne disposent pas d'ordinateurs et ne savent pas surfer sur Internet, qu'en est il alors de l'Afrique si longtemps&lt;br class='autobr' /&gt;
marginalis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sur cette question essentielle que les technologies de l'information et de la communication nous r&#233;servent d'agr&#233;ables surprises par le fait m&#234;me&lt;br class='autobr' /&gt;
que les nouvelles formes d'&#233;criture qu'elles induisent favorisent le nivellement par tous les c&#244;t&#233;s &#224; la fois, en s'adaptant presque parfaitement &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
technique d'expression de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui n'a pas observ&#233; l'engouement suscit&#233; dans les campagnes africaines par la prolif&#233;ration des radios communautaires dont les animateurs&lt;br class='autobr' /&gt;
communiquent dans les langues nationales et donnent une ouverture salutaire &#224; des communaut&#233;s qui se sentiront davantage citoyennes du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai souvent &#233;t&#233; impressionn&#233; par la dext&#233;rit&#233; avec laquelle des hommes et des femmes qui n'ont jamais &#233;t&#233; &#224; l'&#233;cole et n'ont donc jamais appris les&lt;br class='autobr' /&gt;
rudiments du calcul, manipulent avec aisance sur tous les march&#233;s et souks africains des calculettes qui ne les impressionnent gu&#232;re. Cela est rendu&lt;br class='autobr' /&gt;
possible du fait de la banalisation de ces petits joyaux de la technologie qui malgr&#233; leur simplicit&#233; n'en sont pas moins des ordinateurs en miniature avec&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;cran , clavier et logiciel int&#233;gr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos soci&#233;t&#233;s africaines qui accordent une place centrale &#224; l'oralit&#233; pourront &#224; coup s&#251;r d&#233;velopper des usages inexplor&#233;s de l'UNIMEDIA afin d'assurer&lt;br class='autobr' /&gt;
de meilleures conditions de conservation et de transmission de leur patrimoine culturel et de leurs savoirs faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'observatoire des syst&#232;mes d'information des r&#233;seaux et des inforoutes du S&#233;n&#233;gal - OSIRIS - a d&#233;cid&#233; d'investir en priorit&#233; cette question en&lt;br class='autobr' /&gt;
organisant prochainement une r&#233;flexion approfondie sur le th&#232;me de l'oralit&#233; et des nouvelles technologies de l'information afin d'initier un programme de&lt;br class='autobr' /&gt;
recherche appropri&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pensons qu'il n'est pas loin le moment o&#249; la fusion de la voix et de l'image allant &#224; la rencontre de l'&#233;cran tactile et de la reconnaissance vocale va&lt;br class='autobr' /&gt;
ouvrir un nouvel horizon &#224; des millions d' analphab&#232;tes, trop vite exclus par certains de la soci&#233;t&#233; de l'information, qui, n'en doutons pas, sera moins celle&lt;br class='autobr' /&gt;
des infrastructures que celle des contenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;fi de l'&#233;ducation et de la formation semble &#234;tre au c&#339;ur de ce qui va d&#233;cider finalement de la capacit&#233; o&#249; non &#224; assimiler les nouvelles technologies&lt;br class='autobr' /&gt;
de l'information et de la communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vue du nord comme du sud, la situation de l'emploi et de la formation dans les domaines de la communication est fort complexe de nos jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat qui s'impose, c'est qu'il y' a une &#233;vidente inad&#233;quation entre les enseignements dispens&#233;s par les syst&#232;mes de formation classiques et les&lt;br class='autobr' /&gt;
besoins exprim&#233;s souvent avec impr&#233;cision par les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'ambigu&#239;t&#233; provient avant tout de ce que le profil m&#234;me de la qualification recherch&#233;e n'est pas &#233;tabli avec nettet&#233;. Prenons le cas des soci&#233;t&#233;s de&lt;br class='autobr' /&gt;
service en informatique en Afrique qui soudainement doivent faire face &#224; de tr&#232;s fortes demandes en &#233;quipements et installation de r&#233;seaux o&#249;, la&lt;br class='autobr' /&gt;
fronti&#232;re entre informatique et t&#233;l&#233;communication s'estompe. Comment y faire face si on sait que les rares centres de formation avaient &#233;t&#233; taill&#233;s pour&lt;br class='autobr' /&gt;
fournir de petits contingents de techniciens sup&#233;rieurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux technologies li&#233;es &#224; Internet et au multim&#233;dia, presque aucune structure de formation n'avait pr&#233;vu de modules r&#233;ellement adapt&#233;s &#224; leur&lt;br class='autobr' /&gt;
mise en &#339;uvre, ce qui explique que devant l'urgence et face &#224; la p&#233;nurie, des formations dipl&#244;mantes priv&#233;es fleurissent en particulier sous l'impulsion&lt;br class='autobr' /&gt;
de fabricants de logiciels qui tels que Microsoft ont d&#233;velopp&#233; des approches p&#233;dagogiques nouvelles, et des m&#233;thodes inspir&#233;es des fast food qui&lt;br class='autobr' /&gt;
permettent de se former en 2 &#224; 3 semaines sur des modules sp&#233;cifiques puis de passer &#233;lectroniquement ses examens de certification sans pr&#233; requis&lt;br class='autobr' /&gt;
acad&#233;mique particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'apparence b&#226;cl&#233;e de ces formations, elles sont devenues le moyen oblig&#233; pour nombre de soci&#233;t&#233;s de services de faire face &#224; la demande&lt;br class='autobr' /&gt;
exponentielle. Compte tenu des niveaux de r&#233;mun&#233;ration de ces nouveaux experts cl&#233; en main, il n'est pas rare de voir des ing&#233;nieurs issus de la fili&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
traditionnelle faire un tour dans les centres de formation agr&#233;&#233;s pour glaner quelques certifications leur assurant toutes les chances d'obtenir rapidement&lt;br class='autobr' /&gt;
un travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des outils didactiques (cd-rom d'auto-formation) permettent m&#234;me &#224; ceux qui le souhaitent de se passer des frais souvent &#233;lev&#233;s r&#233;clam&#233;s pour&lt;br class='autobr' /&gt;
l'inscription dans un centre de formation agr&#233;&#233; , se contentant juste le moment venu, de s'acquitter des frais d'inscription &#224; l'examen que l'on peut passer&lt;br class='autobr' /&gt;
dans les heures qui suivent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et que dire des immenses perspectives ouvertes par l'&#233;ducation &#224; distance, qui va permettre de d&#233;localiser des enseignements et conduire &#224; de&lt;br class='autobr' /&gt;
substantielles r&#233;ductions des co&#251;ts tant en ce qui concerne les ressources humaines que les infrastructures, tout en assurant une plus grande richesse&lt;br class='autobr' /&gt;
fonctionnelle des prestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La flexibilit&#233; de ce nouveau type de formation correspond bien &#224; l'extr&#234;me rapidit&#233; avec laquelle &#233;voluent les demandes et convient aux pays comme les&lt;br class='autobr' /&gt;
n&#244;tres dont les ressources sont rares et les besoins immenses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet d'une version &#224; une autre d'un syst&#232;me d'exploitation ou d'un logiciel il y a souvent transformation compl&#232;te du contexte de mise en &#339;uvre,&lt;br class='autobr' /&gt;
n&#233;cessitant un nouvel apprentissage pour la bonne ma&#238;trise de ses fonctionnalit&#233;s toujours plus nombreuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agissant enfin du volet de la formation relatif plus sp&#233;cialement aux communicateurs, il reste &#224; s'accorder sur les comp&#233;tences qu'il faudra acqu&#233;rir &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'avenir pour m&#233;riter de jouer ce r&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#232;re du tout communicant, alors que les r&#232;gles deviennent vite obsolescentes, que le flot continue d'informations nous submerge et emprunte toutes&lt;br class='autobr' /&gt;
sortes de canaux, il y' a comme un besoin non plus d'informer mais d'aider &#224; s'informer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors il faudra repenser jusqu'&#224; la notion m&#234;me de formation qui pour l'heure est prise dans l'engrenage des mutations profondes et irr&#233;versibles qui&lt;br class='autobr' /&gt;
refa&#231;onnent le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Amadou Top&lt;br class='autobr' /&gt; Directeur d'ATI Interactive&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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