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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Solvabilit&#233; en zone rurale et t&#233;l&#233;centres ?</title>
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		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/solvabilite-en-zone-rurale-et-telecentres.html</guid>
		<dc:date>2001-09-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;1.SOLVABILITE EN ZONE RURALE &lt;br class='autobr' /&gt;
1.1 T&#233;l&#233;centres : de bons indicateurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des formes de &#171; T&#233;l&#233;boutiques &#187; ou de &#171; t&#233;l&#233;centres &#187; se multiplient en Afrique Subsaharienne et plus particuli&#232;rement au S&#233;n&#233;gal, au Mali, au Niger, au Burkina Faso ou en C&#244;te d'Ivoire. Ces t&#233;l&#233;centres proposent des communications t&#233;l&#233;phoniques avec une surtarification variable selon les pays (au Mali, de 15 &#224; 20% ; au S&#233;n&#233;gal, de 30 &#224; 70%). Les t&#233;l&#233;centres sont int&#233;ressants pour &#233;tudier la solvabilit&#233; des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2001-.html" rel="directory"&gt;2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.SOLVABILITE EN ZONE RURALE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.1 T&#233;l&#233;centres : de bons indicateurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des formes de &#171; T&#233;l&#233;boutiques &#187; ou de &#171; t&#233;l&#233;centres &#187; se multiplient en &lt;br class='autobr' /&gt;
Afrique Subsaharienne et plus particuli&#232;rement au S&#233;n&#233;gal, au Mali, au Niger, au Burkina Faso ou en C&#244;te d'Ivoire. Ces t&#233;l&#233;centres proposent des communications t&#233;l&#233;phoniques avec une surtarification variable selon les pays (au Mali, de 15 &#224; 20% ; au S&#233;n&#233;gal, de 30 &#224; 70%). Les t&#233;l&#233;centres sont int&#233;ressants pour &#233;tudier la solvabilit&#233; des populations, que ce soit en milieu rural ou en zone urbaine : les &lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;centres sont pr&#233;sents aussi bien en zone rurale qu'en zone urbaine, et la surtarification impos&#233;e permet de mesurer s'il existe une vraie demande solvable en t&#233;l&#233;communications. Le fort trafic g&#233;n&#233;r&#233; par ces t&#233;l&#233;centres dans les zones rurales o&#249; ils &lt;br class='autobr' /&gt;
se d&#233;veloppent tend bien &#224; d&#233;montrer que les populations sont dispos&#233;es &#224; payer (et m&#234;me plus cher) pour disposer du t&#233;l&#233;phone ou pouvoir l'utiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.2 Zones de forte &#233;migration&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fort trafic g&#233;n&#233;r&#233; par les t&#233;l&#233;centres au S&#233;n&#233;gal a amen&#233; la SONATEL &#224; doubler ses capacit&#233;s dans la r&#233;gion de St Louis, &#224; Mattam sans r&#233;ussir &#224; r&#233;sorber le probl&#232;me de saturation du trafic et des listes d'attentes. Le d&#233;partement de Battam, zone rurale, est une zone de fort commerce et de tr&#232;s forte &#233;migration. La demande en t&#233;l&#233;phone est toujours croissante. Les t&#233;l&#233;centres de cette zone sont des points de rendez-vous t&#233;l&#233;phoniques habituels pour des villages entiers non desservis. Un village disposant d'un ou plusieurs t&#233;l&#233;centres permet ainsi a l'ensemble des villages environnants de disposer d'un acc&#232;s t&#233;l&#233;phonique. La forte &#233;migration caract&#233;ristique de cette zone explique l'intense trafic t&#233;l&#233;phonique, en particulier en fin de semaine, o&#249; le r&#233;seau sature (jusqu'&#224; un appel sur trois mis en &#233;chec...). Dans cette zone, la demande est donc tr&#232;s forte et tout &#224; fait solvable, comme le montre le volume du trafic (alors que le co&#251;t des communications n'est pas n&#233;gligeable : environ 70% plus cher que la SONATEL).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.3 Zones &#224; potentiel &#233;conomique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal, dans la r&#233;gion de Thi&#232;s, les t&#233;l&#233;centres occupent l&#224; aussi une part importante du trafic. Sur l'ensemble de la r&#233;gion, les 807 t&#233;l&#233;centres (urbains et ruraux confondus) r&#233;alisent un trafic bimestriel de plus de 200 millions de FCFA, soit environ 250.000 FCFA par t&#233;l&#233;centre. Proportion que l'on retrouve dans un village de cette r&#233;gion. On y compte 14 abonn&#233;s, dont deux t&#233;l&#233;centres qui r&#233;alisent &#224; eux seuls le tiers (environ 500.000 FCFA pour le bimestre mars-avril 1998) du trafic des 14 abonn&#233;s. Preuve encore d'un r&#233;el march&#233; en d&#233;veloppement, aliment&#233; par des populations solvables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette m&#234;me r&#233;gion, le d&#233;ploiement est limit&#233; non pas par une &lt;br class='autobr' /&gt;
solvabilit&#233; insuffisante mais par insuffisance technique : le r&#233;seau est en saturation de capacit&#233;. Des demandes de lignes ont &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;es, les cautions d&#233;j&#224; vers&#233;es dans certains cas, alors qu'aucune solution n'appara&#238;t &#224; court terme. C'est le cas au village de Pout (13 t&#233;l&#233;centres pour 46 abonn&#233;s), sans disponibilit&#233; pour de nouveaux abonn&#233;s : les t&#233;l&#233;centres n'ont qu'une seule ligne t&#233;l&#233;phonique attribu&#233;e, alors qu'ils ont tous demand&#233; &#224; en obtenir deux, sans compter les demandes de r&#233;sidentiels non satisfaites.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe en zones rurales de nombreuses zones d'&#233;changes &#233;conomiques (en particulier sur les zones frontali&#232;res ou c&#244;ti&#232;res), dans lesquelles l'argent n'est pas un obstacle &#224; l'acc&#232;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie car il existe des enjeux &#233;conomiques forts pour la plupart des communications. Outre les t&#233;l&#233;centres qui s'affirment comme des affaires tr&#232;s rentables, le d&#233;veloppement du GSM dans certaines de ces zones prouve &#233;galement (vu le caract&#232;re dissuasif en g&#233;n&#233;ral des tarifs) qu'il existe des besoins et m&#234;me certaines fortes solvabilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1.4 Cercle vertueux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans pour autant affirmer que tout le monde en zone rurale pourra se &lt;br class='autobr' /&gt;
payer un acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone, une forte majorit&#233; de la population est &lt;br class='autobr' /&gt;
dispos&#233;e &#224; en payer le prix, au vu du succ&#232;s des t&#233;l&#233;centres.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est un cercle vertueux qui s'enclenche avec l'apport des &lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications : les t&#233;l&#233;centres permettent la cr&#233;ation de deux &lt;br class='autobr' /&gt;
emplois de service pour une ligne t&#233;l&#233;phonique. C'est alors l'ensemble de l'&#233;conomie locale qui est aliment&#233;e. En outre, les communications pass&#233;es concernent pour une bonne part des informations de type &#233;conomique (prix de telle denr&#233;e sur les diff&#233;rents march&#233;s, par exemple), qui &#224; terme permettent de d&#233;velopper les &#233;changes et donc l'&#233;conomie locale. Tout ceci permet de d&#233;velopper peu &#224; peu la solvabilit&#233; de toute une r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. TELECENTRES EN AFRIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les t&#233;l&#233;centres constituent un ph&#233;nom&#232;ne encore relativement limit&#233; au S&#233;n&#233;gal, et qui est int&#233;ressant en terme de connectivit&#233; offerte aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural. En milieu rural, son r&#244;le est souvent d'autant plus pr&#233;pond&#233;rant.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'importance prise par les t&#233;l&#233;centres d&#233;montre l'existence &#224; la fois &lt;br class='autobr' /&gt;
d'une demande et d'une solvabilit&#233; en zone rurale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.1 D&#233;finition d'un t&#233;l&#233;centre (cas du S&#233;n&#233;gal)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'accorder une autorisation &#224; des personnes physiques ou &lt;br class='autobr' /&gt;
morales d'ouvrir et d'exploiter des centres de t&#233;l&#233;communication &lt;br class='autobr' /&gt;
(comprenant une ou plusieurs lignes t&#233;l&#233;phoniques, des services de &lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;copie, de photocopie, etc.). Un contrat d'exploitation de &#171; T&#233;l&#233;centre priv&#233; &#187;, assorti d'un num&#233;ro d'agr&#233;ment lie ces personnes &#224; la SONATEL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La SONATEL a encadr&#233; par un cahier des charges le d&#233;veloppement des &lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;centres. Officiellement, le t&#233;l&#233;centre priv&#233; est un local, objet &lt;br class='autobr' /&gt;
d'une occupation privative et sp&#233;cialement am&#233;nag&#233; pour vendre des &lt;br class='autobr' /&gt;
services de t&#233;l&#233;communications (D&#233;finition de la SONATEL). Le local doit faire 12 m&#178; au minimum et comprendre un dispositif de taxation. Dans les faits, la stricte observance de ce cahier des charges n'est pas toujours &#233;vidente, que ce soit en ville ou en zone rurale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.2 Frais d'&#233;tablissement et exploitation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal, les tarifs sont en nette augmentation (la caution demand&#233;e a plus que doubl&#233; en 1998 pare rapport &#224; 1997, voir plus bas), et les frais de raccordement sont demeur&#233;s inchang&#233;s alors qu'ils baissaient pour les particuliers. Le t&#233;l&#233;centre est autoris&#233; au S&#233;n&#233;gal &#224; majorer les taxes de communication dans une limite maximale de 75% par rapport au tarif de la taxe de base de la SONATEL en vigueur (60FCFA). Le maximum l&#233;gal autoris&#233; est donc de 105 FCFA T.T.C. par unit&#233; actuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La facturation est mensuelle et un d&#233;lai maximum d'un mois est accord&#233; &#224; l'exploitant pour le r&#232;glement des sommes dues.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les frais au S&#233;n&#233;gal en juin 1968 &#233;taient les suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frais de raccordement : 67.200 FCFA&lt;br class='manualbr' /&gt;Appareil de taxation recommand&#233; par la SONATEL : 100.000 FCFA .&lt;br class='manualbr' /&gt;Caution immobilis&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;500 000 FCFA par ligne &#224; Dakar,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;300 000 FCFA par ligne dans les r&#233;gions.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Au Cameroun, l'impulsion de base de l'op&#233;rateur public est de 40 FCFA, et comme au S&#233;n&#233;gal les t&#233;l&#233;boutiques sont libres de fixer le tarif de vente (sans plafond par contre). Cette approche, devant normalement susciter une concurrence et une mod&#233;ration des prix, a abouti &#224; une entente implicite des t&#233;l&#233;boutiques sur un tarif de 100 FCFA l'unit&#233; de baseEn ao&#251;t 1998, les Frais d'&#233;tablissement au Cameroun &#233;taient les suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frais de raccordement : 60.000 FCFA&lt;br class='manualbr' /&gt;Taxes de raccordement : 40.000 FCFA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.3 Services offerts&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal, chaque t&#233;l&#233;centre poss&#232;de g&#233;n&#233;ralement deux lignes &lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;phoniques, et certains t&#233;l&#233;centres offrent la possibilit&#233; d'&#233;mission et r&#233;ception de fax. La SONATEL a lou&#233; &#224; certains d'entre eux des terminaux Minitel pour consulter l'annuaire &#233;lectronique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au Cameroun, comme au S&#233;n&#233;gal, plusieurs t&#233;l&#233;boutiques offrent en ville outre le service fax, des services de photocopie et informatiques, et &#233;galement la messagerie &#233;lectronique et l'acc&#232;s &#224; Internet (cf. tarifs pratiqu&#233;s plus bas). Les exploitants du t&#233;l&#233;centres assistent les clients analphab&#232;tes, et ceux qui auraient des difficult&#233;s quant &#224; l'utilisation des appareils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif de taxation est visible du client (en g&#233;n&#233;ral sur le bureau du g&#233;rant, qui le remet &#224; z&#233;ro sous ses yeux) et permet au client de v&#233;rifier le nombre d'unit&#233;s d'appel qui lui sont factur&#233;es. Le client peut demander &#224; ce que soit limit&#233; le temps de sa communication en fonction de ce qu'il peut ou veut d&#233;penser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains t&#233;l&#233;centres sont beaucoup utilis&#233;s non pas pour appeler mais &lt;br class='autobr' /&gt;
pour &#234;tre appel&#233; : le correspondant appelle au t&#233;l&#233;centre et le g&#233;rant va chercher la personne demand&#233;e chez elle. Cette pratique n'est pas compl&#232;tement g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Certains t&#233;l&#233;centres la tol&#232;rent juste, comme moyen de faire cr&#233;dit : si un client n'a pas assez pour payer une communication longue, le g&#233;rant, comme geste commercial, autorise le client &#224; se faire appeler pour continuer sa communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tarifs pratiqu&#233;s au Cameroun (ao&#251;t 1998)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fax &#233;mission :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; outre le tarif de connexion t&#233;l&#233;phonique, 3 FF par page.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;E-mail &#233;mission :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt; 5 lignes : 3,50 FF&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &gt; 5 lignes : 6,00 FF&lt;/li&gt;&lt;li&gt; fichier 0 &#224; 50 ko 10,00 FF/fichier chaque 50 ko suppl&#233;mentaire : 5,00 FF&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;E-mail r&#233;ception :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; texte N/B 8,00 FF / page&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Texte couleur 12,00 FF /page&lt;/li&gt;&lt;li&gt; fichier 0 &#224; 50 ko : 15,00 FF&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Navigation sur le web : 18,50 FF pour 7 mn, augment&#233; d'une communication locale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.4 D&#233;veloppement des t&#233;l&#233;centres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Initi&#233; par l'implantation de 4 t&#233;l&#233;centres pilotes en 1992, le projet a rapidement pris une certaine ampleur, puisque &#224; pr&#233;sent (mi 1998), on compte environ 6.500 t&#233;l&#233;centres au S&#233;n&#233;gal. Il est tr&#232;s simple de cr&#233;er un t&#233;l&#233;centre, et c'est pourquoi on assiste en ville &#224; une v&#233;ritable guerre commerciale. Plusieurs t&#233;l&#233;centres peuvent se c&#244;toyer (alors que la loi l'interdit normalement) en proposant des tarifs particuli&#232;rement bas (jusqu'&#224; 65 FCFA T.T.C. la taxe de base alors que la SONATEL la facture d&#233;j&#224; 60 FCFA T.T.C.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tr&#232;s fort d&#233;veloppement de ces commerces commence &#224; poser probl&#232;me, le march&#233; devenant peu &#224; peu satur&#233; en ville. Il semble en effet que les situations d'un t&#233;l&#233;centre &#224; un autre puissent &#234;tre tr&#232;s vari&#233;es ; certains r&#233;colteront jusqu'&#224; 200 unit&#233;s par jour (zone marchande) tandis que d'autre mal plac&#233;s resteront &#224; une vingtaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.4.Impact en milieu rural&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;60 &#224; 70% des 6500 t&#233;l&#233;centres s&#233;n&#233;galais se trouvent &#224; Dakar, les 700 t&#233;l&#233;centres priv&#233;s r&#233;partis en milieu rural (723 r&#233;pertori&#233;s en mai 1998) d&#233;veloppent quant &#224; eux une intense activit&#233;. La r&#233;gion de Thi&#232;s donne un &#233;chantillon repr&#233;sentatif. Il y a 8251 &lt;br class='autobr' /&gt;
abonn&#233;s au total, dont 597 en milieu rural (donn&#233;es de juin 1998). Pour 807 t&#233;l&#233;centres au total, 135 sont en zone rurale. Comme au niveau national, on trouve donc une proportion d'environ 12% de t&#233;l&#233;centres en zone rurale. Leur march&#233; est loin d'&#234;tre satur&#233;, il est au contraire en pleine croissance. Les t&#233;l&#233;centres ruraux repr&#233;sentent parfois le seul abonn&#233; d'un village. En moyenne, environ 25% des abonn&#233;s dans ces zones sont en fait des t&#233;l&#233;centres, contre 4 &#224; 6% seulement au niveau national. Le volume de trafic g&#233;n&#233;r&#233; par les t&#233;l&#233;centres en milieu rural est grandissant ; &#224; titre d'exemple le cas du village de la r&#233;gion de Thi&#232;s &#233;voqu&#233; plus haut est assez caract&#233;ristique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La part tr&#232;s importante des t&#233;l&#233;centres dans le trafic global des zones rurales prouve l'existence d'une demande grandissante en plus d'une r&#233;elle solvabilit&#233; des populations. L'impact des t&#233;l&#233;centres appara&#238;t incontournable tant sur le plan de la connectivit&#233; t&#233;l&#233;com (pouvoir appeler, et assez souvent &#234;tre appel&#233;), que sur le plan &#233;conomique (d&#233;veloppement d'un commerce et cr&#233;ation d'emplois). Sur le plan t&#233;l&#233;com, il am&#232;ne &#224; relativiser les indicateurs de t&#233;l&#233;densit&#233;s, ne d&#233;crivant pas l'accessibilit&#233; au t&#233;l&#233;phone fournie &lt;br class='autobr' /&gt;
par les t&#233;l&#233;centres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.5. Exp&#233;riences similaires ailleurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience s&#233;n&#233;galaise en mati&#232;re de t&#233;l&#233;centre a incit&#233; d'autres pays &#224; en favoriser l'&#233;mergence, en particulier au Mali, au Burkina Faso ou au Niger. Le r&#244;le des t&#233;l&#233;centres ruraux dans ces pays, quoique grandissant, demeure &#224; ce jour encore limit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Burkina Faso, il est possible d'ouvrir un t&#233;l&#233;centre depuis septembre 1996. La caution est fix&#233;e &#224; 300.000 FCFA pour 26.600 FCFA de taxes de raccordement. Au Niger, une trentaine environ de t&#233;l&#233;centres est exploit&#233;e. Mais la caution demand&#233;e est plut&#244;t d&#233;courageante : 1.000.000 FCFA, pour 36.000 FCFA de frais de raccordement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. MICRO-FINANCEMENTS DE TELE-CENTRES : Exemple de la Grameen Bank&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En milieu rural, les t&#233;l&#233;centres (raccord&#233;s &#224; l'op&#233;rateur historique) se heurtent le plus souvent &#224; des probl&#232;mes de financement initial. Il est n&#233;cessaire de trouver un mode de micro-financement pour des t&#233;l&#233;centres &#233;ventuellement bas&#233;s sur d'autres technologies (satellitaires par exemple). C'est la d&#233;marche de la Grameen Bank.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.1 Principes fondamentaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.1.1 Historique de la Grameen Bank&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fond&#233;e suite &#224; la famine de 1974 au Bangladesh, la Grameen Bank r&#233;alise des micro-cr&#233;dits aupr&#232;s des femmes du Bangladesh pour de petits projets le plus souvent dans le domaine agricole. 94% des actions soutenues concernent des femmes du Bangladesh. Aujourd'hui, plus de 2 millions de micro-cr&#233;dit ont &#233;t&#233; accord&#233;s, pour un montant total de plus d'un milliard de dollars de pr&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;marche de la Grameen Bank est d'intervenir l&#224; o&#249; le march&#233; ne le &lt;br class='autobr' /&gt;
fera pas et donc ainsi d'en corriger les insuffisances, tout en restant rentable. De fait, cet objectif est atteint. Au cours de ces 5 derni&#232;res ann&#233;es, la Grameen Bank a v&#233;cu en total autofinancement, sans aucun subside ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.1.2 Le domaine des t&#233;l&#233;communications au Bangladesh&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1996, la Grameen Bank s'est pench&#233;e sur la question du march&#233; de &lt;br class='autobr' /&gt;
l'information. Au Bangladesh, 90% de la population est en zone rurale, ce qui repr&#233;sente environ 100 millions de personnes vivant en villages isol&#233;s. Le revenu par habitant est d'environ 150 US$, alors que l'installation d'une cabine t&#233;l&#233;phonique n&#233;cessite 500US$ de d&#233;p&#244;t. En Inde, il existe des cabines publiques partout dans le pays, y compris dans les petits villages ; ce n'est absolument pas le cas au Bangladesh. L'objectif de la Grameen Bank est de permettre la couverture de tous les villages par du t&#233;l&#233;phone, &#233;tant entendu qu'il y a de r&#233;elles possibilit&#233;s d'en tirer des revenus. Jusqu'alors, le monopole ne permettait pas &#224; Grameen Bank d'intervenir. Le changement de gouvernement en 1996 a permis l'attribution d'une licence et l'apparition de deux filiales : Grameen Telecom et de Grameen Phone, la premi&#232;re louant les services de la seconde aux villages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.2 Micro-financements propos&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'installation d'un t&#233;l&#233;phone en village co&#251;te 470US$. Cette somme est pr&#234;t&#233;e par Grameen Bank aux femmes int&#233;ress&#233;es, avec des remboursements hebdomadaires &#233;chelonn&#233;s sur deux ans ; au terme de ces deux ans de remboursements, les femmes deviennent propri&#233;taire de l'installation t&#233;l&#233;phonique. Celle-ci, qui auparavant &#233;tait seulement un symbole de r&#233;ussite et de statut social, devient de plus en plus un outil popularis&#233; et g&#233;n&#233;ralis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe aujourd'hui 63 op&#233;rateurs de villages, et d'ici fin 1998, ils devraient se compter en centaines. L'ambition de Grameen Bank et de ses filiales t&#233;l&#233;com est de permettre de financer et de d&#233;ployer le t&#233;l&#233;phone dans 40.000 villages sur 5 ans. Les femmes qui prennent en charge l'exploitation de ces mini t&#233;l&#233;centres assurent l&#224; une activit&#233; rentable. Elles peuvent appliquer une surtaxation faible (de l'ordre de quelques centimes) qui, sans p&#233;naliser ou d&#233;courager trop fortement les utilisateurs potentiels, permet de d&#233;gager des b&#233;n&#233;fices et donc de p&#233;renniser l'installation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.3 R&#233;sultats attendus et constat&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience montre que 30 &#224; 40% des communications sont le fait de &lt;br class='autobr' /&gt;
femmes, en particulier &#224; destination de centres de sant&#233;, de centres &lt;br class='autobr' /&gt;
v&#233;t&#233;rinaires, de parents. L'acc&#232;s t&#233;l&#233;phonique est primordial dans une soci&#233;t&#233; comme le Bangladesh, patriarcale et musulmane, car il permet aux femmes de garder un contact plus fort et plus soutenu avec leur famille.Pour les petits producteurs, le t&#233;l&#233;phone permet de gagner du temps et de l'argent. Ils &#233;vitent ainsi de se d&#233;placer sur des march&#233;s o&#249; le prix de leurs marchandises est trop bas pour que cela en vaille la peine. Cela permet &#233;galement de r&#233;duire les interm&#233;diaires au strict minimum.Il est pr&#233;vu de d&#233;velopper la panoplie de services offerts par Grameen Phone. En particulier, sont &#224; l'&#233;tude des transferts s&#233;curis&#233;s d'argent via les liaisons t&#233;l&#233;phoniques d&#233;ploy&#233;es progressivement. Cela permettrait l&#224; encore d'&#233;conomiser du temps et de l'argent pour un grand nombre de villages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#233;bastien Heintz&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.csdptt.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CSD-PTT&lt;/a&gt; 1 septembre 2001)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dakar &#224; l'heure de la t&#233;l&#233;m&#233;decine</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Dakar-a-l-heure-de-la-telemedecine.html</link>
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		<dc:date>2001-08-31T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Professeur s&#233;n&#233;galais Cheikh Tidiane Tour&#233; est chef de la clinique chirurgicale de l'H&#244;pital Aristide Le Dantec, &#224; Dakar. Cette structure abrite, depuis trois mois, le premier &#233;quipement de t&#233;l&#233;m&#233;decine d'Afrique de l'Ouest. &lt;br class='autobr' /&gt;
En quoi consiste l'&#233;quipement de t&#233;l&#233;m&#233;decine install&#233; &#224; la clinique chirurgicale Aristide Le Dantec, &#224; Dakar ? &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;quipement comprend un syst&#232;me de visioconf&#233;rence (moniteurs TV, vid&#233;o projecteur, cam&#233;ras, etc) dans une salle r&#233;serv&#233;e &#224; la formation des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2001-.html" rel="directory"&gt;2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Professeur s&#233;n&#233;galais Cheikh Tidiane Tour&#233; est chef de la clinique chirurgicale de l'H&#244;pital Aristide Le Dantec, &#224; Dakar. Cette structure abrite, depuis trois mois, le premier &#233;quipement de t&#233;l&#233;m&#233;decine d'Afrique de l'Ouest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi consiste l'&#233;quipement de t&#233;l&#233;m&#233;decine install&#233; &#224; la clinique chirurgicale Aristide Le Dantec, &#224; Dakar ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipement comprend un syst&#232;me de visioconf&#233;rence (moniteurs TV, vid&#233;o projecteur, cam&#233;ras, etc) dans une salle r&#233;serv&#233;e &#224; la formation des chirurgiens. Depuis son installation, il y a trois mois, nous avons test&#233; l'ensemble. Cela fonctionne bien, except&#233; quelques probl&#232;mes de transmission sonore qui vont &#234;tre vite r&#233;gl&#233;. D&#232;s la rentr&#233;e prochaine, en octobre, la quarantaine d'&#233;tudiants inscrits en chirurgie et qui viennent de toute l'Afrique (Alg&#233;rie, Maroc, Guin&#233;e, etc.) pourront suivre des cours d&#233;livr&#233;s par des professeurs des Universit&#233;s de Toulouse, de Strasbourg ou de Bruxelles. La dur&#233;e de la formation est de quatre ans. Pour la partie t&#233;l&#233;m&#233;decine, nous avons une salle d'op&#233;rations munie d'un appareillage adapt&#233; &#224; la pratique chirurgicale. Ce syst&#232;me permet de recourir, &#224; distance, &#224; l'expertise de professeurs de renomm&#233;e mondiale. Nous avons test&#233; le syst&#232;me lors d'une banale op&#233;ration d'une hernie. L'expert a la possibilit&#233; de piloter &#224; distance la cam&#233;ra &#224; fibre optique, tout en visionnant l'imagerie m&#233;dicale. Pour r&#233;aliser un zoom, par exemple. Nous allons multiplier ces pratiques. Selon moi, c'est un atout consid&#233;rable de pouvoir b&#233;n&#233;ficier de cet espace de coll&#233;gialit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels avantages vous apportent ces technologies ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les b&#233;n&#233;fices sont &#233;normes. En ce qui concerne la formation, notamment. Auparavant, les experts de tel ou tel domaine m&#233;dical devaient se rendre au S&#233;n&#233;gal lors de mission de formation. De la m&#234;me fa&#231;on, certains de nos m&#233;decins se d&#233;pla&#231;aient en Europe pour suivre des stages de perfectionnement. Il demeure primordial pour un pays comme le S&#233;n&#233;gal de profiter de l'exp&#233;rience de professeurs renomm&#233;s, de b&#233;n&#233;ficier de techniques m&#233;dicales qui sont des standards en Europe. Mais ces &#233;changes se r&#233;v&#233;laient co&#251;teux. Concr&#232;tement, cela signifiait qu'un ou deux &#233;tudiants seulement b&#233;n&#233;ficiaient d'une formation en Europe. Ces installations permettent de r&#233;pondre de mani&#232;re plus satisfaisante &#224; ces besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Existent-ils d'autres projets de ce type au S&#233;n&#233;gal ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, il y a quinze jours j'ai particip&#233; &#224; une r&#233;union avec des membres de l'ONG (1) fran&#231;aise FISSA (Force d'Intervention Sanitaire Satellitaire Autoport&#233;e). Cette association a sign&#233; un partenariat avec le CNES (Centre National d'Etudes Spatiales) afin de d&#233;velopper, au S&#233;n&#233;gal, un projet de distribution de valises satellitaires de t&#233;l&#233;m&#233;decine. Une premi&#232;re phase pilote, qui interviendra dans les mois qui viennent, pr&#233;voit l'installation du mat&#233;riel sur trois sites isol&#233;s du S&#233;n&#233;gal. Ce sont en fait des stations portables qui sont &#233;quip&#233;es d'un syst&#232;me de transmission d'imagerie m&#233;dicale. La d&#233;marche vise &#224; favoriser la t&#233;l&#233; consultation et le t&#233;l&#233;diagnostic, essentiellement dans le domaine de la p&#233;rinatalogie. Pendant cette phase pilote, l'h&#244;pital principal de Dakar fera office de poste central. Selon moi, ce projet pr&#233;sente un int&#233;r&#234;t incontestable : c'est essentiel d'acqu&#233;rir ces outils de t&#233;l&#233;communications. Surtout dans les r&#233;gions s&#233;n&#233;galaises o&#249; les praticiens sont isol&#233;s...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) L'ONG fran&#231;aise FISSA (Force d'Intervention Sanitaire Satellitaire Autoport&#233;e) souhaite exploiter les potentialit&#233;s des liaisons satellites afin de d&#233;velopper, notamment, les consultations m&#233;dicales &#224; distance sur des sites isol&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Eric Mugnere&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.transfert.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Transfert.net&lt;/a&gt; 31 aout 2001)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nouvelle &#233;conomie : Les atouts du S&#233;n&#233;gal (article publi&#233; par Brigitte Breuillac dans L'Express international n&#176;2605 du 07/06/2001)</title>
		<link>https://www.osiris.sn/nouvelle-economie-les-atouts-du-senegal-article-publie-par-brigitte-breuillac.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/nouvelle-economie-les-atouts-du-senegal-article-publie-par-brigitte-breuillac.html</guid>
		<dc:date>2001-06-07T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal c&#233;l&#232;bre aussi la f&#234;te de l'Internet. Cette ann&#233;e, un visiteur inattendu s'est dit &#171; combl&#233; &#187; en d&#233;couvrant quelques-uns des programmes d&#233;j&#224; op&#233;rationnels. Abdoulaye Wade, car c'&#233;tait lui, est en fait un amateur averti. A 76 ans, le pr&#233;sident s&#233;n&#233;galais est internaute et a un ordinateur sur son bureau. Au pouvoir depuis un an, il a compris tout l'int&#233;r&#234;t que peuvent repr&#233;senter les nouvelles technologies de l'information et de la communication pour le d&#233;veloppement de son pays. &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2001-.html" rel="directory"&gt;2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal c&#233;l&#232;bre aussi la f&#234;te de l'Internet. Cette ann&#233;e, un visiteur inattendu s'est dit &#171; combl&#233; &#187; en d&#233;couvrant quelques-uns des programmes d&#233;j&#224; op&#233;rationnels.&lt;br class='autobr' /&gt;
Abdoulaye Wade, car c'&#233;tait lui, est en fait un amateur averti. A 76 ans, le pr&#233;sident s&#233;n&#233;galais est internaute et a un ordinateur sur son bureau. Au pouvoir depuis un&lt;br class='autobr' /&gt;
an, il a compris tout l'int&#233;r&#234;t que peuvent repr&#233;senter les nouvelles technologies de l'information et de la communication pour le d&#233;veloppement de son pays. &#171; Le chef&lt;br class='autobr' /&gt;
de l'Etat a une vision, il veut faire du S&#233;n&#233;gal une plate-forme o&#249; l'utilisation des nouvelles technologies sera valoris&#233;e &#187;, se f&#233;licite Alex Corenthin, pr&#233;sident&lt;br class='autobr' /&gt;
d'Isoc-S&#233;n&#233;gal et organisateur de la f&#234;te de l'Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, le S&#233;n&#233;gal dispose d'atouts lui permettant de jouer un r&#244;le de leader r&#233;gional. Il occupe une position g&#233;ographique strat&#233;gique, c'est le n&#339;ud des liaisons par&lt;br class='autobr' /&gt;
c&#226;bles sous-marins &#224; fibres optiques entre l'Europe et l'Am&#233;rique du Sud, et bient&#244;t Singapour. Son r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique a &#233;t&#233; enti&#232;rement num&#233;ris&#233; &#224; la suite de la&lt;br class='autobr' /&gt;
privatisation de la Sonatel (l'op&#233;rateur s&#233;n&#233;galais) et de l'entr&#233;e dans le capital de France C&#226;ble et Radio, une filiale de France T&#233;l&#233;com. Le r&#233;seau est donc&lt;br class='autobr' /&gt;
performant et les 6 800 t&#233;l&#233;centres ainsi que le t&#233;l&#233;phone mobile, qui a connu un formidable essor gr&#226;ce au syst&#232;me des cartes pr&#233;pay&#233;es, pallient en partie la&lt;br class='autobr' /&gt;
faiblesse du taux d'&#233;quipement t&#233;l&#233;phonique, qui atteint &#224; peine 2%. Dakar compte aujourd'hui 15 fournisseurs d'acc&#232;s &#224; Internet. Le premier cybercaf&#233; d'Afrique de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Ouest y a d'ailleurs &#233;t&#233; cr&#233;&#233;. La styliste Oumou Sy a ouvert, en 1996, le M&#233;tissacana, &#224; la fois bar-restaurant, lieu accueillant des d&#233;fil&#233;s de mode et fournisseur&lt;br class='autobr' /&gt;
d'acc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Au total, les abonn&#233;s sont encore peu nombreux, environ 12 000, car l'acquisition d'un ordinateur reste hors de port&#233;e de l'immense majorit&#233; des quelque 10&lt;br class='autobr' /&gt;
millions d'habitants. Mais il existe d'autres ressources pour se connecter &#224; Internet, comme les cybercaf&#233;s et aussi certains t&#233;l&#233;centres. R&#233;sultat, il y a pr&#232;s de 100&lt;br class='autobr' /&gt;
000 internautes au S&#233;n&#233;gal dans les domaines les plus divers. Les commer&#231;ants du secteur informel commandent, par e-mail, leurs marchandises &#224; l'&#233;tranger. Quatre&lt;br class='autobr' /&gt;
quotidiens sont disponibles en ligne. Et des efforts sont entrepris au niveau institutionnel. Ainsi, le Trade Point, une structure d&#233;pendant de l'Etat, offre la possibilit&#233; de&lt;br class='autobr' /&gt;
passer des offres et des demandes de produits ou de services. Mais, plus int&#233;ressant, un &#171; syst&#232;me de facilitation &#233;lectronique &#187; o&#249; toutes les formalit&#233;s de&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;douanement seraient trait&#233;es dans un intranet doit &#234;tre mis en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, c'est dans le secteur priv&#233; que les projets foisonnent. La soci&#233;t&#233; WAC (West African Computer) pr&#233;voit d'assembler des ordinateurs Hewlett-Packard &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dakar. Le march&#233; s&#233;n&#233;galais est certes restreint mais il s'inscrit dans le plus grand espace de la C&#233;d&#233;ao (Communaut&#233; &#233;conomique des Etats d'Afrique de l'Ouest)&lt;br class='autobr' /&gt;
o&#249; les marchandises circulent librement, en franchise de droits de douane. Ababacar Diop, qui s'est d'abord fait conna&#238;tre en France comme porte-parole des&lt;br class='autobr' /&gt;
sans-papiers de l'&#233;glise Saint-Bernard, s'int&#233;resse maintenant &#224; une nouvelle utilisation d'Internet dans son pays. Apr&#232;s avoir fait fortune en revendant le nom de&lt;br class='autobr' /&gt;
domaine &#171; vis-&#224;-vis &#187; &#224; Vivendi, il veut offrir un service de visiophonie dans ses cybercaf&#233;s pour que les &#233;migr&#233;s communiquent avec leur famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Afrique Initiatives, elle, dont Michel Rocard est le pr&#233;sident, s'est implant&#233;e &#224; Saint-Louis : les p&#234;cheurs peuvent consulter en ligne la m&#233;t&#233;o marine,&lt;br class='autobr' /&gt;
dans des t&#233;l&#233;centres. Et les mamans peuvent peser leur b&#233;b&#233; et faire &#233;tablir une courbe de poids, indicateur pr&#233;cieux de l'&#233;tat de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ainsi de nombreuses initiatives isol&#233;es, parfois &#233;ph&#233;m&#232;res, mais il faut davantage de moyens pour l'&#233;mergence d'une v&#233;ritable industrie et pour que le S&#233;n&#233;gal&lt;br class='autobr' /&gt;
devienne un pays de t&#233;l&#233;services. Certains professionnels r&#233;clament une baisse des tarifs de connexion. &#171; Dans la nouvelle &#233;conomie, on a un prix moyen mondial,&lt;br class='autobr' /&gt;
argumente Amadou Top, le pr&#233;sident d'Osiris. Le co&#251;t de la main-d'&#339;uvre n'est plus un facteur essentiel, la diff&#233;rence se joue au niveau du co&#251;t des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications. Or, ajoute-t-il, les communications locales et les liaisons sp&#233;cialis&#233;es sont tr&#232;s ch&#232;res au S&#233;n&#233;gal. &#187; En la mati&#232;re, la Sonatel est seul ma&#238;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
d'&#339;uvre. Jusqu'en juillet 2004, elle b&#233;n&#233;ficie d'un monopole pour la transmission internationale de donn&#233;es et le t&#233;l&#233;phone fixe. Mais elle rejette les accusations&lt;br class='autobr' /&gt;
d'abus de position dominante. &#171; Il est insens&#233; de dire que le monopole sur l'acc&#232;s &#224; l'international freine le d&#233;veloppement d'Internet, affirme Cheikh Tidiane Mbaye,&lt;br class='autobr' /&gt;
le patron de la Sonatel. Nos tarifs sont en baisse. Sur les liaisons sp&#233;cialis&#233;es, nous venons de les r&#233;duire de 30%. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre exigence des professionnels semble en passe d'aboutir. Une agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications devrait &#234;tre cr&#233;&#233;e. Dans le nouveau&lt;br class='autobr' /&gt;
gouvernement, le minist&#232;re de la Communication a disparu, et tout le secteur des nouvelles technologies de l'information devrait &#234;tre directement rattach&#233; &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;sidence. Car Idrissa Seck, le directeur de cabinet de la pr&#233;sidence, s'int&#233;resse de pr&#232;s &#224; ces questions. Ce jeune ministre ambitionne d'ailleurs d'am&#233;nager un lieu&lt;br class='autobr' /&gt;
dans la ville de Thi&#232;s dont il est originaire pour accueillir, dans d'excellentes conditions d'h&#233;bergement et de travail, &#171; les meilleurs cerveaux possibles &#187;. Il l'appellera&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; le Jardin des d&#233;lices &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais n'oublions pas le contexte g&#233;n&#233;ral. Au S&#233;n&#233;gal, une personne sur deux est analphab&#232;te. La production d'&#233;lectricit&#233; est insuffisante, ce qui occasionne de&lt;br class='autobr' /&gt;
longues coupures de courant. De plus, comme le souligne Amadou Top, &#171; ce qui compte pour d&#233;velopper les nouvelles technologies, ce sont les infrastructures de&lt;br class='autobr' /&gt;
base, comme les transports et les t&#233;l&#233;communications, et aussi le cadre l&#233;gal et fiscal pour l'implantation des entreprises &#187;. Cet environnement va-t-il &#233;voluer, avec&lt;br class='autobr' /&gt;
l'alternance ? C'est en tout cas le souhait de la dizaine de sp&#233;cialistes que nous avons s&#233;lectionn&#233;s (mais nous aurions pu en citer de nombreux autres) et que&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Express vous pr&#233;sente ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Brigitte Breuillac&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Internet nomade s&#233;n&#233;galais : L'Internet par Olivier Sagna </title>
		<link>https://www.osiris.sn/L-Internet-nomade-senegalais-L.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/L-Internet-nomade-senegalais-L.html</guid>
		<dc:date>2001-05-31T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La caravane des nouvelles technologies sillonnera, &#224; partir de fin juin, les routes s&#233;n&#233;galaises. Un p&#233;riple de six mois pour un bus et trois voitures &#233;quip&#233;s pour sensibiliser les zones rurales &#224; l'utilit&#233; d'Internet. Interview d'Olivier Sagna, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'ONG Osiris, ma&#238;tre d'oeuvre du projet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle meilleure promotion pour l'Internet que l'usage et la d&#233;monstration ? Une caravane &#233;quip&#233;e entamera, fin juin, un circuit de six mois &#224; travers le S&#233;n&#233;gal pour pr&#233;senter des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2001-.html" rel="directory"&gt;2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La caravane des nouvelles technologies sillonnera, &#224; partir de fin juin, les routes s&#233;n&#233;galaises. Un p&#233;riple de six mois pour un bus et trois voitures &#233;quip&#233;s pour sensibiliser les zones rurales &#224; l'utilit&#233; d'Internet. Interview d'Olivier Sagna, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'ONG Osiris, ma&#238;tre d'oeuvre du projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle meilleure promotion pour l'Internet que l'usage et la d&#233;monstration ? Une caravane &#233;quip&#233;e entamera, fin juin, un circuit de six mois &#224; travers le S&#233;n&#233;gal pour pr&#233;senter des applications simples et fonctionnelles du Web dans les parties recul&#233;es du pays. En partenariat avec la soci&#233;t&#233; Worldspace, l'Observatoire sur les syst&#232;mes d'information, les r&#233;seaux et les inforoutes au S&#233;n&#233;gal (Osiris), initiateur du projet, entend &#233;galement profiter de l'occasion pour &#233;valuer, en fonction de l'int&#233;r&#234;t rencontr&#233; chez les populations, les potentialit&#233;s en mati&#232;re de technologies de l'information et de la communication. Olivier Sagna, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral d'Osiris, revient sur la logistique et les grandes lignes du projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Afrik : Quels sont les objectifs de la caravane ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Sagna : Les objectifs sont doubles. Il s'agit d'une part de vulgariser les technologies de l'information et de la communication (TIC) au S&#233;n&#233;gal, notamment dans les zones rurales du pays, pour en montrer les possibilit&#233;s et opportunit&#233;s pour les diff&#233;rents groupes sociaux. D'autre part, nous profiterons du passage de la caravane pour faire un inventaire de ce qui existe d&#233;j&#224; : les cybercaf&#233;s, les diff&#233;rents points d'acc&#232;s Internet, les projets, les exp&#233;riences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons faire des conf&#233;rences, des vid&#233;oconf&#233;rences et beaucoup de d&#233;monstrations dans les endroits o&#249; nous nous rendrons. En fonction de l'int&#233;r&#234;t rencontr&#233;, nous comptons &#233;galement &#233;valuer le potentiel NTIC dans ces r&#233;gions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Afrik : Concr&#232;tement, comment cela va-t-il se d&#233;rouler ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Sagna : Nous avons une &#233;quipe d'animation de six personnes. Nous disposons d'un camion dot&#233; d'une antenne satellite, de quatre ordinateurs, de trois t&#233;l&#233;phones, d'un fax, d'un studio de radio mobile et de r&#233;cepteurs radio Worldspace (radios digitales par satellite, ndlr). Le reste de la caravane n'est pas encore d&#233;fini, mais il devrait y avoir trois ou quatre v&#233;hicules l&#233;gers en plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La caravane s'arr&#234;tera &#224; chaque fois quatre &#224; cinq jours dans un endroit avant de repartir. Gr&#226;ce &#224; des partenaires tels que le quotidien Le Soleil et la Radio T&#233;l&#233;vision du S&#233;n&#233;gal, nous b&#233;n&#233;ficions d'une couverture m&#233;diatique pour annoncer nos diff&#233;rents d&#233;placements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Afrik : Le parcours de la caravane est-il d&#233;j&#224; arr&#234;t&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Sagna : Oui, du moins pour la premi&#232;re phase du projet. Le parcours explorera, dans un premier temps, les r&#233;gions aux environs de Dakar : Thi&#232;s, Djourbel et Louga. Nous resterons pr&#232;s de la capitale, pour pouvoir tester la logistique, identifier et r&#233;gler les probl&#232;mes &#233;ventuels. Le d&#233;part effectif de la caravane est pr&#233;vu pour la fin juin. Pour un p&#233;riple de six mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;David Cadasse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.afrik.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Afrik&lt;/a&gt;, 31 mai 2001)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour un village Internet sur la Petite Cote</title>
		<link>https://www.osiris.sn/pour-un-village-internet-sur-la-petite-cote.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/pour-un-village-internet-sur-la-petite-cote.html</guid>
		<dc:date>2001-05-21T15:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'une des propri&#233;t&#233;s intrins&#232;ques de l'Internet, c'est la transparence d'acc&#232;s, en d'autres termes, l'ind&#233;pendance de l'acc&#232;s aux services Internet par rapport &#224; la localisation g&#233;ographique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette caract&#233;ristique ouvre d'&#233;normes opportunit&#233;s &#224; des pays ayant la qualit&#233; des ressources humaines du S&#233;n&#233;gal. Ces nouvelles opportunit&#233;s sont li&#233;es notamment &#224; &#171; l'Off shore engineering &#187; (la sous-traitance de projets informatiques dans les pays en d&#233;veloppement), et &#224; la d&#233;localisation des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2001-.html" rel="directory"&gt;2001&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'une des propri&#233;t&#233;s intrins&#232;ques de l'Internet, c'est la transparence d'acc&#232;s, en d'autres termes, l'ind&#233;pendance de l'acc&#232;s aux &lt;br class='autobr' /&gt;
services Internet par rapport &#224; la localisation g&#233;ographique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette caract&#233;ristique ouvre d'&#233;normes opportunit&#233;s &#224; des pays ayant la qualit&#233; des ressources humaines du S&#233;n&#233;gal. Ces nouvelles opportunit&#233;s sont li&#233;es notamment &#224; &#171; l'Off shore engineering &#187; (la sous-traitance de projets informatiques dans les pays en d&#233;veloppement), et &#224; la d&#233;localisation des activit&#233;s des entreprises internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions n&#233;cessaires qui favorisent aussi bien &#034;l'Off shore enginee- &lt;br class='autobr' /&gt;
ing &#034; que la d&#233;localisation sont les suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'existence d'une masse critique de comp&#233;tences locales bon march&#233; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un r&#233;seau de t&#233;l&#233;communications fiable
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des infrastructures de communication de qualit&#233; (routes, a&#233;roports ... ) &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un r&#233;seau &#233;lectrique stable &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des infrastructures d'h&#233;bergement de qualit&#233; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des structures de formation r&#233;put&#233;es (&#233;coles, centre de formation, universit&#233;s, ... ) &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des mesures fiscales attrayantes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette perspective, la cr&#233;ation d'un technop&#244;le au S&#233;n&#233;gal est une &lt;br class='autobr' /&gt;
id&#233;e g&#233;niale, mais son implantation tans la banlieue mar&#233;cageuse de &lt;br class='autobr' /&gt;
Dakar est insens&#233;e comme du reste lien d'autres options surr&#233;alistes de &lt;br class='autobr' /&gt;
concentration d'activit&#233;s strat&#233;giques sur cette petite presqu'&#238;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette concentration incontr&#244;l&#233;e des activit&#233;s &#224; Dakar a ruralis&#233; la capitale &lt;br class='autobr' /&gt;
et va conduire, dans les ann&#233;es &#224; venir, une situation d'ins&#233;curit&#233; et de blocage invivables si des mesures efficaces de d&#233;centralisation ne sont &lt;br class='autobr' /&gt;
prises dans les meilleurs d&#233;lais. Passons sur l'effet repoussoir qu'un tel &lt;br class='autobr' /&gt;
ph&#233;nom&#232;ne exerce sur tout investisseur &#233;tranger qui d&#233;barque pour la &lt;br class='autobr' /&gt;
premi&#232;re fois, dans cette espace d&#233;goulinant de rouille, de poussi&#232;re et &lt;br class='autobr' /&gt;
de sciure ....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LA SILICON COAST &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le premier int&#233;r&#234;t de l'indispensable d&#233;localisation des activit&#233;s. De ce point de vue, l'&#233;dification d'un&#171; village Internet &#187; sur la Petite Cote, offrirait l'opportunit&#233; de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;congestionner Dakar &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; cr&#233;er des infrastructures tant souhait&#233;es sur la Petite C&#244;te (&#233;coles, lyc&#233;es, centre de sant&#233;, centres sportifs, ... ) &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; attirer dans cet endroit aussi agr&#233;able que Dakar, des entreprise &lt;br class='autobr' /&gt;
nationales et &#233;trang&#232;res pour cr&#233;er des emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les technop&#244;les les plus c&#233;l&#232;bres &#233;tant la &#171; Silicon Vall&#233;e &#187; et la &#034; Digitale &lt;br class='autobr' /&gt;
Coast &#171; ce village Internet pourrait porter le nom de la &#187; Silicon Coast &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;GRANDS PROJETS &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains grands projets peuvent s'int&#233;grer dans un plan de mise en &lt;br class='autobr' /&gt;
oeuvre de cette Silicon Coast et contribuer &#224; son d&#233;veloppement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le d&#233;placement de l'a&#233;roport, non pas dans une banlieue de Dakar &lt;br class='autobr' /&gt;
comme Keur Massar, mais dans une zone techniquement appropri&#233;e la &lt;br class='autobr' /&gt;
plus proche possible du Croisement Diamniadio. En outre, la position de &lt;br class='autobr' /&gt;
Diamniado est id&#233;ale pour la desserte des villes de Dakar, Thi&#232;s, Mbour et &lt;br class='autobr' /&gt;
Kaolack.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la construction d'une route, la petite la plus courte possible, qui relie la &lt;br class='autobr' /&gt;
Petite Cote &#224; la Grande C&#244;te via la ville de Thi&#232;s. Cette route aura un objectif double : d'une part relier l'Ecole Polytechnique de Thi&#232;s au village &lt;br class='autobr' /&gt;
Internet et de l'autre faire profiter du tourisme &#224; la ville de Thi&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en fait, par-del&#224; cette&#171; Silicon Coast &#187;, il est ici question de faire de &lt;br class='autobr' /&gt;
l'emploi une priorit&#233;. Cela suppose une r&#233;vision diligente de notre syst&#232;me &#233;ducatif et que soient coordonn&#233;s de fa&#231;on coh&#233;rente tous les projets &lt;br class='autobr' /&gt;
annonc&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acc&#232;s &#224; l'emploi est un droit inali&#233;nable. Il garantit au citoyen la libert&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
et la dignit&#233;, et au pays, la prosp&#233;rit&#233;, la paix et la s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#244;mage est certes une question universelle, mais pour un pays &lt;br class='autobr' /&gt;
comme le S&#233;n&#233;gal c'est un probl&#232;me qui a ses solutions &#224; condition que la &lt;br class='autobr' /&gt;
lutte contre le ch&#244;mage soit v&#233;ritablement une sur-priorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'emploi et le d&#233;veloppement sont intrins&#232;quement li&#233;s. Le d&#233;veloppement est par essence un processus qui a sa propre histoire, donc qui ne peut &lt;br class='autobr' /&gt;
se r&#233;aliser ex-nihilo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d&#233;veloppement, au S&#233;n&#233;gal, doit se fonder sur :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la consolidation du savoir faire traditionnel acquis a travers l'histoire : &lt;br class='autobr' /&gt;
artisanat, p&#232;che, agriculture, &#233;levage &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'appropriation du savoir faire contemporain mondialement partag&#233; &lt;br class='autobr' /&gt; : le tourisme, l'environnement, les services, la nouvelle technologie &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la mise en oeuvre de grand projets qui, par d&#233;finition, occupent un grand &lt;br class='autobr' /&gt;
nombre de personnes pendant un certain temps&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;er des emplois c'est r&#233;pondre aux besoins du march&#233; tant national &lt;br class='autobr' /&gt;
qu'international &#224; travers :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une formation qualifiante, en ad&#233;quation avec le march&#233;, qui favorise &lt;br class='autobr' /&gt;
l'&#233;mergence d'une masse critique de comp&#233;tences op&#233;rationnelles, qui &lt;br class='autobr' /&gt;
permet &#224; ceux-ci soit de trouver du travail ou d'en cr&#233;er.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des infrastructures d'accueil et des mesures incitatives qui favorisent &lt;br class='autobr' /&gt;
l'embauche, la cr&#233;ation d'entreprises et la d&#233;localisation au S&#233;n&#233;gal d'entre &lt;br class='autobr' /&gt;
prises &#233;trang&#232;res et internationales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;FORMATION &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nos jours, le jeune S&#233;n&#233;galais a le choix entre deux fili&#232;res de formation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la formation dipl&#244;mante &#224; travers un cursus scolaire standard &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la formation pratique, par l'apprentissage sur le tas, sous la supervision d'un ma&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On constate dans les faits que le jeune S&#233;n&#233;galais qui a acquis un &lt;br class='autobr' /&gt;
m&#233;tier, gr&#226;ce &#224; la formation par l'apprentissage, trouve du travail ou s'installe &#224; son compte mais le plus souvent dans l'informel, alors que celui &lt;br class='autobr' /&gt;
qui a suivi la fili&#232;re classique est plus g&#233;n&#233;ralement affect&#233; par le ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation est rendue compte par les objectifs p&#233;dagogiques de chacun des deux syst&#232;mes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; formation standard : acquisition du savoir pour la culture g&#233;n&#233;rale et le &lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;veloppement de l'esprit critique &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; formation par l'apprentissage : acquisition d'un savoir faire pour &lt;br class='autobr' /&gt;
trouver un emploi ou en cr&#233;er.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, l'introduction de l'apprentissage dans le processus &lt;br class='autobr' /&gt;
p&#233;dagogique est incontournable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;coles nationales de formation doivent &#234;tre revaloris&#233;es et cesser d'&#234;tre le lieu de ceux qui ont connu l'&#233;chec scolaire. Pour ce faire, &lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;coles de formation doivent recenser,leurs objectifs, red&#233;finir leurs programmes sans cesse mis &#224; jour en fonction des besoins du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'universit&#233; s&#233;n&#233;galaise vocation doit &#234;tre celle de former &lt;br class='autobr' /&gt;
dipl&#244;m&#233;s op&#233;rationnels dans domaines :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; de l'enseignement &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; de la recherche &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; de la m&#233;decine et de la pharmacie &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des &#233;tudes sup&#233;rieures sp&#233;cialis&#233;es (nouvelles technologies, ... )&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La promotion de centres de formation en nouvelles technologies, &lt;br class='autobr' /&gt;
partenariat avec les entreprises nationales ou internationales, doit compl&#233;ter le syst&#232;me de formation. Ces formations sanctionn&#233;es par des certifications, sur des techniques phares march&#233;, permettront aux grand &lt;br class='autobr' /&gt;
nombre actuel de ma&#238;trisards, &#224; recherche d'emploi, d'acqu&#233;rir 1 &lt;br class='autobr' /&gt;
comp&#233;tences tr&#232;s recherch&#233;es tant le plan national qu'international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me national de formation fond&#233; sur les &#233;coles de formation, &lt;br class='autobr' /&gt;
universit&#233;s et les centres de formation en nouvelles technologies doit avoir &lt;br class='autobr' /&gt;
pour objectif de former une masse critique de comp&#233;tences op&#233;rationnel &lt;br class='autobr' /&gt;
capables de r&#233;pondre &#224; la d&#233;marche nationale et internationale en mati&#232;re de services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article n'est pas une &#233;tude, mais une invitation &#224; la r&#233;flexion pour de &lt;br class='autobr' /&gt;
donner un nouvel essor au moteur d&#233;veloppement qu'est l'emploi. Il n'aborde pas toutes les dimensions l'emploi. Il plaide, par l'exemple du &lt;br class='autobr' /&gt;
Village Internet qu'il est possible faire avec des r&#233;sultats aussi certains &lt;br class='autobr' /&gt;
qu'imm&#233;diats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu la mondialisation, la concurrence et l'&#233;volution rapide de la technologie, un tel projet doit &#234;tre consid&#233;r&#233; sans d&#233;lais sinon d'autres pays le r&#233;aliseront. Pour s&#251;r, et ce ne serait pas premi&#232;re fois !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouhamadou Sall &lt;br class='manualbr' /&gt;Ing&#233;nieur en &#233;lectronique et informatique &lt;br class='manualbr' /&gt;E-Mail : doudou.sall@libertysurf.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.lesoleil.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Soleil&lt;/a&gt;, 21 mai 2001)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>A quand la lib&#233;ralisation de l'internet au S&#233;n&#233;gal ? </title>
		<link>https://www.osiris.sn/A-quand-la-liberalisation-de-l.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/A-quand-la-liberalisation-de-l.html</guid>
		<dc:date>2001-05-21T15:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le secteur des t&#233;l&#233;communications est pris en otage au S&#233;n&#233;gal par la Sonatel, qui jouissant d'un monopole injustifi&#233;, ne s'efforce aucunement &#224; d&#233;velopper un secteur qu'il consid&#232;re comme mena&#231;ant pour ses activit&#233;s. Le S&#233;n&#233;gal qui fut il n'y a gu&#232;re longtemps, un des leaders en Afrique en mati&#232;re de T&#233;l&#233;com et notamment en mati&#232;re d'Internet, est aujourd'hui pass&#233; loin derri&#232;re des pays comme le Togo. la C&#244;te d'Ivoire, le Mali et m&#234;me la R&#233;publique de Guin&#233;e pour ne citer que ceux-l&#224;. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2001-.html" rel="directory"&gt;2001&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le secteur des t&#233;l&#233;communications est pris en otage au S&#233;n&#233;gal par la Sonatel, qui jouissant d'un monopole injustifi&#233;, ne s'efforce aucunement &#224; d&#233;velopper un secteur qu'il consid&#232;re comme mena&#231;ant pour ses activit&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le S&#233;n&#233;gal qui fut il n'y a gu&#232;re longtemps, un des leaders en Afrique en mati&#232;re de T&#233;l&#233;com et notamment en mati&#232;re d'Internet, est aujourd'hui &lt;br class='autobr' /&gt;
pass&#233; loin derri&#232;re des pays comme le Togo. la C&#244;te d'Ivoire, le Mali et &lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me la R&#233;publique de Guin&#233;e pour ne citer que ceux-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, il est urgent de tirer sur la sonnette d'alarme car on perd &lt;br class='autobr' /&gt;
du temps, beaucoup de temps ! Le secteur a besoin d'&#234;tre lib&#233;ralis&#233; pour &lt;br class='autobr' /&gt;
le grand bien des populations du S&#233;n&#233;gal. On ne peut s'&#233;terniser sur &lt;br class='autobr' /&gt;
des lois artisanalement fa&#231;onn&#233;es pour faire plaisir &#224; la Sonatel. Le sec- &lt;br class='autobr' /&gt;
teur priv&#233; d&#233;veloppera Internet au S&#233;n&#233;gal, sinon' ce ne sera pas la &lt;br class='autobr' /&gt;
Sonatel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Sonatel, meilleure compagnie s&#233;n&#233;galaise, ouest-africaine, meilleure ceci, meilleur cela et tralala ... qui ne l'a pas entendu plusieurs fois ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il n'en est rien ... La SONATEL est le SEUL et UNIQUE responsable de la chert&#233; des communications vers le S&#233;n&#233;gal. Si vous avez bien remarqu&#233; les prix ont chut&#233; pendant les 2 derni&#232;res ann&#233;es parce qu'il y a eu des compagnies qui ont commenc&#233; &#224; exploiter le VOIP et beaucoup de compagnies de T&#233;l&#233;com (principalement aux USA) utilisaient cette nouvelle technologie qui est moins ch&#232;re pour acheminer les appels vers le S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que la Sonatel ne fixe certes pas les &#171; prix &#187;, mais n&#233;gocie quand m&#234;me les tarifs avec les autres pays et c'est bel-et bien sur cette base &lt;br class='autobr' /&gt;
que les prix sont &#233;tablis. Cela nous am&#232;ne &#224; parler &#224; pr&#233;sent du syst&#232;me &lt;br class='autobr' /&gt;
des taxes de r&#233;partitions tr&#232;s bri&#232;vement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les taxes de r&#233;partitions (ou accounting rate system) sont un syst&#232;me archa&#239;que de transfert de paiements entre diff&#233;rentes compagnies dans diff&#233;rents pays du monde. Ces compagnies n&#233;gocient d'habitude un &lt;br class='autobr' /&gt;
tarif et se partagent 50/50 les recettes pour chaque minute de communication entre ces 2 pays. Ces tarifs ne peuvent &#234;tre chang&#233;s que sur un accord bilat&#233;ral de r&#233;vision des tarifs. A la fin de chaque cycle, chaque pays totalise le nombre de minutes qu'il a envoy&#233; de l'autre c&#244;t&#233; et verse le nombre de minutes multipli&#233; par la moiti&#233; du taux (settlement rate). Un exemple bien simplifi&#233;, supposons que les USA ont, au cours d'un mois, envoyer 8 millions de minutes de trafic a la Sonatel pour qu'elle les termine sur Dakar ou ailleurs au S&#233;n&#233;gal, et que le taux est fix&#233; &#224; 40 cents ou 0,40$ alors, la Sonatel recevra : $0,20 x 8.000.000 = $1.600.000 des USA. (1.128.000.000 CFA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me chose pour la France, l'Italie, l'Espagne, l'Australie, etc. Bien s&#251;r la &lt;br class='autobr' /&gt;
Sonatel devra aussi payer pour toutes les minutes de communications &lt;br class='autobr' /&gt;
qu'elle envoie vers ces pays mais c'est vraiment insignifiant compar&#233; aux &lt;br class='autobr' /&gt;
nombres de minutes qui proviennent de l'&#233;tranger (les communications &lt;br class='autobr' /&gt;
internationales se faisant beaucoup plus dans le sens &#034;Etranger vers &lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;n&#233;gal ''). Ce sont des milliards et des milliards que la Sonatel re&#231;oit tous les mois des autres pays sous ce r&#233;gime. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'&#224; &lt;br class='autobr' /&gt;
regarder dans leur compte de r&#233;sultat le montant des redevances per&#231;ues &lt;br class='autobr' /&gt;
sur les communications venant de l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce taux d'&#233;change est la base des prix de communications internationales dans tous les pays du monde. Si t&#233;l&#233;phoner en Gambie co&#251;te moins cher, c'est parce que les Gambiens ont n&#233;goci&#233; un tarif moins cher. La Sonatel a impos&#233; des tarifs trop &#233;lev&#233;s et c'est pourquoi il est plus cher d'appeler le S&#233;n&#233;gal qu'il ne l'est pour la Gambie, le Mali, le Ghan&#224;, le Nigeria, et m&#234;me la Cote d'Ivoire. Et c'est tr&#232;s simple : le jour o&#249; la Sonatel acceptera de r&#233;duire ses tarifs et bien les prix pay&#233;s par nos honn&#234;tes concitoyens de l'&#233;tranger baisseront, c'est aussi simple que cela et &#231;a n'a rien de magique !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Saviez vous que 98 des lignes r&#233;sidentielles au S&#233;n&#233;gal' sont non &lt;br class='autobr' /&gt;
rentables&#034;, nous disait r&#233;cemment un cadre de la Sonatel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, dans notre cher S&#233;n&#233;gal, un abonn&#233; qui ne fait aucun &lt;br class='autobr' /&gt;
appel paye &#224; la Sonatel 13 OOO CFA a chaque fin du mois pour des frais de &lt;br class='autobr' /&gt;
maintien o&#249; je ne sais quoi.Multipliez cela par les plus de 200 000 abonn&#233;s de la Sonatel et vous verrez vous-m&#234;me que c'est plus de 2 milliards 600 millions CFA que la Sonatel encaisse au pire des cas c'est-&#224;-dire si aucun abonn&#233; ne passe d'appel t&#233;l&#233;phonique. Qu'on ne nous parle pas de rentabilit&#233; alors, cela porte bien un nom : LE RIBA !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous comprenons qu'il soit tout a fait logique que les investissements &lt;br class='autobr' /&gt;
qu'a faits la Sonatel doivent &#234;tre rentabilis&#233;s et amortis, mais pas au &lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;triment du consommateur tout de m&#234;me. Il n'appartient pas aux &lt;br class='autobr' /&gt;
consommateurs de continuer &#224; payer les yeux de la t&#234;te tout simplement &lt;br class='autobr' /&gt;
parce qu'une compagnie a d&#233;cid&#233; d'investir dans une technologie qui &lt;br class='autobr' /&gt;
n'est pas forc&#233;ment la meilleure et la moins ch&#232;re. Et c'est ce que la &lt;br class='autobr' /&gt;
Sonatel a fait depuis plusieurs ann&#233;es &#224; nos frais, nous pauvres abonn&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
s&#233;n&#233;galais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, sous je ne sais quelle pr&#233;texte, la Sonatel a sournoisement &lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;cid&#233; de bloquer, il y a quelques semaines, le VOIP (voice over IP/ &lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;phonie par Internet) en filtrant le trafic Internet sur le S&#233;n&#233;gal sans &lt;br class='autobr' /&gt;
aucun fondement l&#233;gal et personne (je veux dire aucune autorit&#233;) ne dit &lt;br class='autobr' /&gt;
rien. Ce qui fait que le Voip marche vers TOUS les pays du monde actuel- &lt;br class='autobr' /&gt;
lement SAUF AU SEN EGAL !!! Ceci au grand dam de mes parents modou- &lt;br class='autobr' /&gt;
modou de la diaspora. En fait c'est m&#234;me plus grave car la Sonatel utilise &lt;br class='autobr' /&gt;
elle-m&#234;me cette technologie (chutt, ne dites rien car elle ne le dit &#224; per- &lt;br class='autobr' /&gt;
sonne !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui fait qu'elle a carr&#233;ment accapar&#233; ce secteur en usant de son &lt;br class='autobr' /&gt;
pouvoir monopolistique en mati&#232;re' d'acier &#224; Internet pour exclure tout le &lt;br class='autobr' /&gt;
monde de ce secteur, qui je le rappelle rel&#232;ve des services &#224; valeur ajout&#233;e et qui donc est ouverte &#224; la concurrence libre (cf. Cahier des charges de la Sonatel et Loi n&#176; 96-03 du 22 f&#233;vrier 1996 portant Code des t&#233;l&#233;communications). Vous vous rendez compte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec &#231;a on aspire au S&#233;n&#233;gal &#224; &#234;tre le leader des nouvelles technologies de l'information et de la communication en Afrique de l'Ouest. Eh bien &lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;veillons-nous et d&#233;trompons-nous tr&#232;s tr&#232;s vite, car la Sonatel ne fera &lt;br class='autobr' /&gt;
rien pour d&#233;velopper ce secteur qui est tr&#232;s mena&#231;ant pour sa survie. &lt;br class='autobr' /&gt;
CECI EST INADMISSIBLE ET DOIT CESSER IMMEDIATEMENT !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'en appelle solennellement au sens des responsabilit&#233;s des nouvelles autorit&#233;s de ce pays, avec bien entendu en t&#234;te son Excellence le &lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;sident de la R&#233;publique, ce grand connaisseur et f&#233;ru de Nouvelles &lt;br class='autobr' /&gt;
Technologies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avis que je partage par contre avec d'autres, c'est de proc&#233;der m&#233;thodiquement et objectivement quand il va falloir ouvrir le march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal est aujourd'hui le seul pays du monde connect&#233; sur Internet, mais priv&#233;e des services essentiels au d&#233;veloppement de certaines applications multim&#233;dia, seulement parce qu'une compagnie qui n'a pas su suivre l'&#233;volution des technologies et qui a pendant longtemps beaucoup investi dans les technologies archa&#239;ques et v&#233;tustes aux frais du pauvre s&#233;n&#233;galais, une compagnie o&#249; la culture de rente est profond&#233;ment enracin&#233;e, tente d&#233;sesp&#233;r&#233;ment de survivre en usant de pratiques mesquines et d&#233;loyales. Mais une chose est sure, on n'arr&#234;te pas la &lt;br class='autobr' /&gt;
mer avec ses bras comme dit l'adage et la Sonatel peut certes retarder &lt;br class='autobr' /&gt;
l'&#233;volution du secteur, mais ne peut aucunement arr&#234;ter la r&#233;volution des &lt;br class='autobr' /&gt;
techniques de communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a assez perdu de temps comme &#231;a, et nous ne pouvons pas en perdre &lt;br class='autobr' /&gt;
davantage, car une chose est certaine : en mati&#232;re de NTlC, un an de perdu c'est un si&#232;cle &#224; rattraper pendant que les autres pays avancent ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne saurais terminer mon propos sans vous laisser m&#233;diter sur ces &lt;br class='autobr' /&gt;
sages paroles de Wolof N diaye, le tr&#232;s malin : &#171; Soyy daqh nit, mou raww la t&#233; gueunn la gaaw, dapp ko di na doy waar ! &#187; (Si tu poursuis quelqu'un de tr&#232;s rapide et qui, de surcro&#238;t, a une avance consid&#233;rable sur toi, il te sera bien difficile de le rattraper !)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assane Gu&#232;ye &lt;br class='manualbr' /&gt;E-mail : albert@seneweb.com &lt;br class='manualbr' /&gt;BP : 3003 Thi&#232;s &lt;br class='manualbr' /&gt;S&#233;n&#233;gal&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.lesoleil.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Soleil&lt;/a&gt;, 21 mai 2001)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le hacking reste marginal en Afrique</title>
		<link>https://www.osiris.sn/le-hacking-reste-marginal-en-afrique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/le-hacking-reste-marginal-en-afrique.html</guid>
		<dc:date>2001-05-21T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Cybers&#233;curit&#233;/Cybercriminalit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne du &#171; hacking &#187;, bien connu des Occidentaux, existe aussi en Afrique. Ses cons&#233;quences sont b&#233;nignes mais cette pratique de piratage informatique met en lumi&#232;re la faiblesse s&#233;curitaire des sites et le manque de sp&#233;cialistes. Interview d'Alex Corenthin, pr&#233;sident du chapitre s&#233;n&#233;galais de l'Isoc. &lt;br class='autobr' /&gt; Alex Corenthin est pr&#233;sident du chapitre (filiale) s&#233;n&#233;galais de l'Isoc, cr&#233;&#233; en 1999. Alors que le site de la primature s&#233;n&#233;galaise a &#233;t&#233; &#171; hack&#233; &#187; il y a quelques semaines, il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2001-.html" rel="directory"&gt;2001&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Cybercriminalite-+.html" rel="tag"&gt;Cybers&#233;curit&#233;/Cybercriminalit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne du &#171; hacking &#187;, bien connu des Occidentaux, existe aussi en Afrique. Ses cons&#233;quences sont b&#233;nignes mais cette pratique de piratage informatique met en lumi&#232;re la faiblesse s&#233;curitaire des sites et le manque de sp&#233;cialistes. Interview d'Alex Corenthin, pr&#233;sident du chapitre s&#233;n&#233;galais de l'Isoc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alex Corenthin est pr&#233;sident du chapitre (filiale) s&#233;n&#233;galais de l'Isoc, cr&#233;&#233; en 1999. Alors que le site de la primature s&#233;n&#233;galaise a &#233;t&#233; &#171; hack&#233; &#187; il y a quelques semaines, il revient pour Afrik sur l'&#233;tat du hacking au S&#233;n&#233;gal et dans le reste de l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Afrik : Le hacking est-il un ph&#233;nom&#232;ne important au S&#233;n&#233;gal ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alex Corenthin : Le hacking est parfaitement connu et fait partie du quotidien de nombreux sites. Cela &#233;tant sa dimension reste encore assez faible et les cons&#233;quences ne sont pas &#233;normes. Le site &#171; hack&#233; &#187; dispara&#238;t un jour ou deux. Au pire, une semaine mais c'est tout. Les sites sont attaqu&#233;s car ce sont les seuls syst&#232;mes expos&#233;s. Il n'y a pas de probl&#232;me en Intranet par exemple. Le syst&#232;me interne de gestion d'une entreprise n'est jamais visible sur Internet. Si bien que les hackers ne peuvent jamais arriver au coeur du syst&#232;me de gestion des soci&#233;t&#233;s, comme cela se passe en Occident. Il y a une certaine protection de fait. Le risque est uniquement de perdre une vitrine mais pas des donn&#233;es vitales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Afrik : Les hackers viennent-ils de l'int&#233;rieur ou de l'ext&#233;rieur du S&#233;n&#233;gal ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alex Corenthin : C'est tr&#232;s difficile &#224; dire. Le hacker professionnel n'attaque jamais sa cible directement de sa propre machine. Il trouve une machine vuln&#233;rable et met ce que l'on appelle &#171; un cheval de Troie &#187; dans le syst&#232;me. Ainsi les hackers qui attaquent les sites s&#233;n&#233;galais se servent d'un syst&#232;me s&#233;n&#233;galais pour attaquer un autre syst&#232;me s&#233;n&#233;galais mais ne viennent pas forc&#233;ment du S&#233;n&#233;gal. Il est tr&#232;s difficile de remonter les traces des hackers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Afrik : Qu'en est-il de la s&#233;curit&#233; des sites s&#233;n&#233;galais ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alex Corenthin : Pour l'instant, les entreprises pr&#233;f&#232;rent avoir une visibilit&#233; rapide sur Internet plut&#244;t que d'assurer la s&#233;curit&#233; de leur site. Internet est un outil marketing et pas un outil de gestion d&#233;centralis&#233;e. Les ing&#233;nieurs syst&#232;me se pr&#233;occupent plus du r&#233;sultat que de la s&#233;curit&#233;. Tous les jours, de nouveaux sites apparaissent, souvent dans la pr&#233;cipitation. Leurs syst&#232;mes sont plus ou moins vuln&#233;rables. Les grosses structures ne comptent pas d'ing&#233;nieurs s&#233;curit&#233; : les ing&#233;nieurs syst&#232;me s'occupent de tout, &#224; cause des co&#251;ts. En Occident, il y a un ing&#233;nieur pour chaque op&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Afrik : L'Afrique manque-t-elle de sp&#233;cialistes ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alex Corenthin : N'oublions pas que l'Afrique est connect&#233;e depuis peu de temps : 1997, 98 et 99 pour les derniers pays. Les comp&#233;tences r&#233;centes font qu'il y a un manque de savoir-faire technologique. Les syst&#232;mes africains sont plus vuln&#233;rables. Cela ne veut pas dire que les gens sont incomp&#233;tents. Ils n'ont pas eu l'occasion de se frotter &#224; certains probl&#232;mes. La protection des sites n'est pas encore au niveau, il manque une certaine expertise dans ce domaine et cela concerne toute l'Afrique. De fait, les hackers ont une cible facile parmi tous les sites africains. A l'Isoc nous nous pr&#233;occupons de ce probl&#232;me. Nous voudrions organiser un forum et un atelier sur la s&#233;curit&#233; informatique pour apporter des solutions techniques et permettre aux informaticiens de partager leurs comp&#233;tences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivia Marsaud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.afrik.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Afrik.com&lt;/a&gt; 21 mai 2001)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>T&#233;l&#233;communications : La fleur fan&#233;e (Article publi&#233; par El Hadj Rassoul Mbaye dans Wal Fadjri du 11 mai 2001) </title>
		<link>https://www.osiris.sn/telecommunications-la-fleur-fanee-article-publie-par-el-hadj-rassoul-mbaye-dans.html</link>
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		<dc:date>2001-05-11T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Comme &#224; l'accoutum&#233;e, la Soci&#233;t&#233; nationale des t&#233;l&#233;communications du S&#233;n&#233;gal (Sonatel) vient de publier par voie de presse, ses r&#233;sultats pour l'ann&#233;e 2000. Comme toujours, ses r&#233;sultats sont faramineux. Mais dans le contexte actuel, un tel message ne flatte plus l'orgueil des autorit&#233;s qui du reste, ne sont plus les m&#234;mes. Il reste qu'il conserve les m&#234;mes objectifs : Convaincre les S&#233;n&#233;galais que la gestion de la Sonatel conf&#232;re &#224; son directeur &#171; la stature d'un chef d'entreprise surdou&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2001-.html" rel="directory"&gt;2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme &#224; l'accoutum&#233;e, la Soci&#233;t&#233; nationale des t&#233;l&#233;communications du S&#233;n&#233;gal (Sonatel) vient de publier par voie de presse, ses r&#233;sultats pour&lt;br class='autobr' /&gt;
l'ann&#233;e 2000. Comme toujours, ses r&#233;sultats sont faramineux. Mais dans le contexte actuel, un tel message ne flatte plus l'orgueil des autorit&#233;s qui du&lt;br class='autobr' /&gt;
reste, ne sont plus les m&#234;mes. Il reste qu'il conserve les m&#234;mes objectifs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Convaincre les S&#233;n&#233;galais que la gestion de la Sonatel conf&#232;re &#224; son directeur &#034;la stature d'un chef d'entreprise surdou&#233; et performant, le plus brillant&lt;br class='autobr' /&gt;
de tous ceux qui, dans d'autres secteurs, assument des responsabilit&#233;s du m&#234;me niveau&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Persuader les nouvelles autorit&#233;s qu'on ne change pas une &#233;quipe qui gagne car &#034;le manager actuel demeure le plus fort malgr&#233; ses flirts et ses&lt;br class='autobr' /&gt;
complicit&#233;s avec le r&#233;gime d&#233;funt, pendant treize ann&#233;es pass&#233;es &#224; la t&#234;te de la Sonatel&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#224; craindre que cette symphonie, si belle qu'elle soit apparemment, ne devienne, pour la Direction g&#233;n&#233;rale de la Sonatel, le Chant du Cygne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, bien d&#233;crypt&#233;, le message donne des r&#233;sultats bien contraires &#224; ceux recherch&#233;s. Avant de le lancer, la Sonatel aurait d&#251; faire sien, le mot de&lt;br class='autobr' /&gt;
Corneille : &#171; A vaincre sans p&#233;ril, on triomphe sans gloire &#187;. Tout le monde sait (ou doit savoir) que la soci&#233;t&#233; g&#232;re une situation de monopole absolu&lt;br class='autobr' /&gt;
aggrav&#233;, pour les s&#233;n&#233;galais, par l'inexistence d'une agence de r&#233;gulation pour en att&#233;nuer les exc&#232;s. Il s'y ajoute qu'aucun professionnel n'ignore que&lt;br class='autobr' /&gt;
les r&#233;sultats obtenus s'expliquent, en grande partie, par l'application de tarifs usuriers, par une violation continue du Code des t&#233;l&#233;communications et&lt;br class='autobr' /&gt;
aussi, par une insubordination, fr&#244;lant le m&#233;pris, envers le d&#233;partement de tutelle. En un mot, la Sonatel, dans l'int&#233;r&#234;t des S&#233;n&#233;galais, ne peut continuer&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; avoir toujours raison. Le temps des interrogations semble arriver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment, se demandent les s&#233;n&#233;galais, la Sonatel peut-elle doubler voire quintupler les brillants r&#233;sultats du fleuron de notre industrie, les ICS qui,&lt;br class='autobr' /&gt;
l'ann&#233;e derni&#232;re, pour 180 milliards de chiffre d'affaires, n'a r&#233;alis&#233; que 20 milliards de b&#233;n&#233;fices. Est-ce par dessein inavou&#233; de faire des brillants&lt;br class='autobr' /&gt;
dirigeants d'autres soci&#233;t&#233;s de pi&#232;tres chefs d'entreprise par comparaison ? D&#233;laissant la gymnastique cosm&#233;tique, les professionnels ont interrog&#233; les&lt;br class='autobr' /&gt;
faits et tous, sont effar&#233;s de ce qu'ils constatent. D'abord, ils rel&#232;vent, que par perversion d'une r&#232;gle &#233;l&#233;mentaire du commerce international, la Sonatel&lt;br class='autobr' /&gt;
vend un produit au S&#233;n&#233;gal plus cher qu'&#224; l'export ; c'est dire &#224; un niveau excessif des prix. Lorsque la C&#244;te d'ivoire lib&#233;ralise totalement les donn&#233;es, au&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;n&#233;gal on pille les ressources des abonn&#233;s et des op&#233;rateurs par des tarifs exorbitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi qu'une Liaison sp&#233;cialis&#233;e Internet (Lsi) d'un m&#233;gabit revient aux &#201;tats-Unis &#224; la fin du mois &#224; 230.965 francs Cfa et &#224; la Sonatel &#224; la fin du&lt;br class='autobr' /&gt;
premier mois &#224; 4.200.000 francs Cfa. Certes les Usa ne sont pas le S&#233;n&#233;gal. Prenons le probl&#232;me autrement : une Liaison sp&#233;cialis&#233;e locale est&lt;br class='autobr' /&gt;
compos&#233;e de deux &#233;l&#233;ments que la Sonatel ne fabrique pas mais qu'elle ach&#232;te :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La ligne urbaine co&#251;te environ 300.000 francs Cfa (moyenne africaine et m&#234;me bien moins au S&#233;n&#233;gal) &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les deux routeurs aux extr&#233;mit&#233;s (600.000 francs Cfa chaque) Le prix d'acquisition est donc d'environ 1.500.000 francs Cfa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Sonatel loue ce produit &#224; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1er mois : 2.300.000 francs Cfa et &lt;br class='autobr' /&gt;
au bout d'un an 19.350.000 francs Cfa soit une marge sup&#233;rieure &#224; 1200 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour bien comprendre les marges b&#233;n&#233;ficiaires insens&#233;es de la Sonatel, comparons les &#224; celles de l'immobilier et celles des pr&#234;ts bancaires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Si la Sicap applique les m&#234;mes taux en louant une villa de 10 millions (cl&#233; en main), elle encaisserait au bout d'un an, 124 millions de francs Cfa en&lt;br class='autobr' /&gt;
location simple ! &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Si la Banque pr&#234;te &#224; un tiers 5.000.000 francs Cfa, elle encaisserait au bout d'un an 62 millions rien que pour les int&#233;r&#234;ts de la dette ! Si ce n'est pas de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'usure, qu'est-ce que l'usure ? (Question &#224; 42,7 milliards). !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, parlons un peu des abonn&#233;s du t&#233;l&#233;phone. Il est bon de noter que la Sonatel, comme par enchantement et sans aucune prestation, sans&lt;br class='autobr' /&gt;
aucune activit&#233;, poss&#232;de une cagnotte de l'ordre de 13 milliards par an que constituent les taxes d'abonnement et les int&#233;r&#234;ts des cautions des abonn&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
et t&#233;l&#233;centres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 200000 lignes en 6 bimestres = 10,8 milliards &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 20000 Aliz&#233;s T&#233;ranga en 12 mois = 1,6 milliards
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Int&#233;r&#234;t des d&#233;p&#244;ts de garantie sur les lignes fixes = 0.8 milliards &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Int&#233;r&#234;t des d&#233;p&#244;ts de garantie sur les t&#233;l&#233;centres = 0.3 milliards &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Liaisons sp&#233;cialis&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, c'est beaucoup plus que cela, mais quel est le chef d'entreprise qui a cette bonification ? Certainement pas la Poste qui continue d'&#234;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
pomp&#233;e, ni le Port Autonome, encore moins la Lonase. C'est pour cela qu'aucune comparaison n'est valable. Cons&#233;quemment &#224; cette manne, la&lt;br class='autobr' /&gt;
Sonatel poss&#232;de gr&#226;ce aux capitaux cumul&#233;s des pauvres abonn&#233;s, un portefeuille de plusieurs dizaines de milliards constitu&#233;s par les d&#233;p&#244;ts de&lt;br class='autobr' /&gt;
garantie des abonn&#233;s qui, bien s&#251;r, ne voient pas la couleur des int&#233;r&#234;ts de ce portefeuille ! Cela, pour le musulman que je suis, s'appelle tout&lt;br class='autobr' /&gt;
simplement &#171; Riba &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tr&#232;s Honorable Oumou Sy a raison de penser que le b&#233;n&#233;fice est sup&#233;rieur &#224; celui annonc&#233; au regard de telles marges ! Elle interpelle, &#224; sa mani&#232;re,&lt;br class='autobr' /&gt;
les services de contr&#244;le comp&#233;tents. Alors o&#249; est le m&#233;rite dans de telles conditions ? Une chose au moins est s&#251;re : de tels &#171; r&#233;sultats &#187; vont d&#233;courager&lt;br class='autobr' /&gt;
tous les chefs d'entreprise honn&#234;tes qui se d&#233;foncent dans le respect des lois pour obtenir 5, 10, 20 milliards de b&#233;n&#233;fices ! Parce qu'&#224; c&#244;t&#233;, un &#171; prince &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
les regarde du haut de son pi&#233;destal pour leur dire &#171; Je suis votre Dieu, vous &#234;tes minables ! &#187; Les S&#233;n&#233;galais comprendront aujourd'hui pourquoi&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#233;tissacana a &#233;t&#233; coup&#233;, La Minoterie du Baol coup&#233;e, Millenium coup&#233;e, parce qu'en appliquant ses tarifs usuraires, la Sonatel leur prend quasiment&lt;br class='autobr' /&gt;
leurs recettes si ce n'est une violation du Code des t&#233;l&#233;communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des sommit&#233;s nationales en Informatique, M. Amadou Top vient d'&#233;crire avec pertinence : &#034; ...Lorsque l'on analyse l'&#233;volution qui pr&#233;vaut dans tous&lt;br class='autobr' /&gt;
les secteurs de la vie culturelle, politique et sociale depuis le changement de r&#233;gime de l'ann&#233;e derni&#232;re, on a d'autant plus de mal &#224; comprendre&lt;br class='autobr' /&gt;
l'immobilisme qui r&#232;gne dans le secteur des t&#233;l&#233;communications. Alors que la fin des privil&#232;ges indus, la libert&#233; d'entreprendre, la lib&#233;ration des &#233;nergies&lt;br class='autobr' /&gt;
cr&#233;atrices, l'&#233;quit&#233;, la transparence et la recherche de l'excellence sont exalt&#233;es en permanence dans les discours des plus hautes autorit&#233;s de l'Etat, le&lt;br class='autobr' /&gt;
secteur des t&#233;l&#233;communications continue lui &#224; fonctionner avec les r&#232;gles et les valeurs de l'ancien r&#233;gime. Hier comme aujourd'hui, de nombreux&lt;br class='autobr' /&gt;
sp&#233;cialistes ont pourtant d&#233;montr&#233; qu'il est non seulement possible mais indispensable de faire autrement si le S&#233;n&#233;gal veut garder l'avantage&lt;br class='autobr' /&gt;
comparatif qui est aujourd'hui le sien dans le domaine des t&#233;l&#233;communications et pouvoir se positionner comme il l'ambitionne sur le march&#233; des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;services. Mieux, de multiples op&#233;rateurs ont prouv&#233; que non seulement d'autres technologies pouvaient valablement &#234;tre utilis&#233;es mais encore que&lt;br class='autobr' /&gt;
des prix nettement inf&#233;rieurs &#224; ceux de la Sonatel pouvaient &#234;tre pratiqu&#233;s sans pour autant remettre en cause les imp&#233;ratifs de rentabilit&#233;. La question&lt;br class='autobr' /&gt;
qui est donc aujourd'hui pos&#233;e aux autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises est de savoir jusqu'&#224; quand les internautes et les professionnels du secteur des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications devront-ils continuer de subir les m&#233;faits de ce monopole surann&#233;, vestige d'une &#233;poque aujourd'hui r&#233;volue. Pour l'&#233;crasante&lt;br class='autobr' /&gt;
majorit&#233; des acteurs du secteur, la r&#233;ponse est claire : il faut en finir au plus vite et une fois pour toute avec le r&#233;gime de &#171; parti unique &#187; qui s&#233;vit encore&lt;br class='autobr' /&gt;
dans le domaine des t&#233;l&#233;communications et dont la survie retarde chaque jour un peu plus les chances du S&#233;n&#233;gal de profiter au mieux des&lt;br class='autobr' /&gt;
opportunit&#233;s offertes par la Soci&#233;t&#233; de l'information.&#034; (Le texte complet r&#233;dig&#233; par Amadou Top)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Rose du meilleur manager, si fi&#232;rement &#233;pingl&#233;e sur le veston du Directeur g&#233;n&#233;ral de la Sonatel est une fleur fan&#233;e. Fan&#233;e par l'usure du temps,&lt;br class='autobr' /&gt;
fan&#233;e par l'Alternance, fan&#233;e surtout par tant de &#171; Riba &#187; accumul&#233;, fan&#233;e par la col&#232;re du personnel parti jusqu'&#224; Paris, appuy&#233; par la Cgt, d&#233;noncer ces&lt;br class='autobr' /&gt;
abus, fan&#233;e enfin par cette peur bleue de la libre concurrence qu'aucun prince vieillissant ne pourra emp&#234;cher d'exister dans notre pays. Elle pourrait&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me exister avant le Chant du Cygne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El Hadj Rassoul MBAYE&lt;br class='autobr' /&gt; Pr&#233;sident du Comit&#233; d'initiatives pour la lib&#233;ralisation des donn&#233;es au S&#233;n&#233;gal Ancien Directeur de la Coop&#233;ration internationale de la Sonatel&lt;br class='autobr' /&gt;
Ancien conseiller &#224; l'Union internationale des T&#233;l&#233;coms &#224; Gen&#232;ve&lt;br class='autobr' /&gt;
Cadre politique de la F&#233;d&#233;ration des Niayes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; L'Afrique a-t-elle besoin d'Internet ? &#187;, Interview d'Olivier Sagna r&#233;alis&#233;e par St&#233;phane Foucart et publi&#233;e dans le Monde interactif du 9 mai 2001</title>
		<link>https://www.osiris.sn/L-Afrique-a-t-elle-besoin-d.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/L-Afrique-a-t-elle-besoin-d.html</guid>
		<dc:date>2001-05-09T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Le besoin est plus fort que dans les pays du Nord &#187;. Selon Olivier Sagna, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Observatoire des syst&#232;mes d'information, des r&#233;seaux et des inforoutes au S&#233;n&#233;gal, le R&#233;seau doit participer au d&#233;veloppement des pays du Sud &lt;br class='autobr' /&gt;
Olivier Sagna, 42 ans, est docteur en histoire de l'Universit&#233; Paris VII et dipl&#244;m&#233; de l'Institut national des techniques de la documentation du Conservatoire National des Arts et M&#233;tiers (Paris). Il est Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Observatoire sur les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2001-.html" rel="directory"&gt;2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_12 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.osiris.sn/IMG/art193-1.jpg' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='JPEG - 10.3 kio' type=&#034;image/jpeg&#034;&gt;&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L64xH64/jpg-d8348.svg?1774085603' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 420 x 224
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&#171; Le besoin est plus fort que dans les pays du Nord &#187;. Selon Olivier Sagna, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Observatoire des syst&#232;mes d'information, des&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;seaux et des inforoutes au S&#233;n&#233;gal, le R&#233;seau doit participer au d&#233;veloppement des pays du Sud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Sagna, 42 ans, est docteur en histoire de l'Universit&#233; Paris VII et dipl&#244;m&#233; de l'Institut national des techniques de la documentation du&lt;br class='autobr' /&gt;
Conservatoire National des Arts et M&#233;tiers (Paris). Il est Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Observatoire sur les syst&#232;mes d'information, les r&#233;seaux et les inforoutes&lt;br class='autobr' /&gt;
au S&#233;n&#233;gal (Osiris) et membre fondateur du chapitre s&#233;n&#233;galais d'Internet Society (Isoc-S&#233;n&#233;gal).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard des multiples probl&#232;mes de l'Afrique, militer pour le d&#233;veloppement d'Internet sur le continent ne semble-t-il pas quelque peu&lt;br class='autobr' /&gt;
superflu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en effet ce que l'on entend tr&#232;s souvent. Au milieu des ann&#233;es 1990, le site Internet du Monde diplomatique avait lanc&#233; un forum baptis&#233; Internet&lt;br class='autobr' /&gt;
Nord Sud, o&#249; de tels propos revenaient r&#233;guli&#232;rement. Mais ils &#233;taient toujours avanc&#233;s par des citoyens de pays du Nord et jamais par les premiers&lt;br class='autobr' /&gt;
int&#233;ress&#233;s et concern&#233;s, &#224; savoir les Africains, et plus g&#233;n&#233;ralement les citoyens des pays en voie de d&#233;veloppement. Pour ma part, je pense que les&lt;br class='autobr' /&gt;
pays du Sud ont bien plus besoin d'Internet en particulier, et des nouvelles technologies en g&#233;n&#233;ral, que les pays ayant d&#233;j&#224; accompli leur&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;veloppement. Mais si, en Afrique, Internet est un outil au service du d&#233;veloppement, il n'est certainement pas une fin en soi. C'est d'ailleurs un&lt;br class='autobr' /&gt;
instrument que nous utilisons, en g&#233;n&#233;ral, de fa&#231;on tr&#232;s simple, pour des applications &#224; la fois tr&#232;s concr&#232;tes et particuli&#232;res au contexte africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quel type d'applications pensez-vous en particulier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A des applications dans le domaine de la sant&#233;, par exemple. Dans la plupart des pays africains, la majorit&#233; des sp&#233;cialistes sont concentr&#233;s dans les&lt;br class='autobr' /&gt;
grandes agglom&#233;rations. Comme les syst&#232;mes de communication fonctionnent mal, les populations rurales doivent parfois parcourir plusieurs centaines&lt;br class='autobr' /&gt;
de kilom&#232;tres pour, simplement, obtenir un rendez-vous. Ce type de situation contribue &#224; ralentir le d&#233;veloppement des zones enclav&#233;es. La famille qui&lt;br class='autobr' /&gt;
doit se d&#233;placer va ainsi devoir d&#233;penser des sommes d'argent parfois importantes. Quant au temps pass&#233; en d&#233;placements, c'est autant de temps qui&lt;br class='autobr' /&gt;
n'est pas consacr&#233; &#224; un processus de production. &#201;quiper - tout simplement - les h&#244;pitaux r&#233;gionaux d'un PC pourvu d'une messagerie &#233;lectronique&lt;br class='autobr' /&gt;
peut tr&#232;s bien pallier les difficult&#233;s &#224; joindre les bons interlocuteurs. Il faut bien voir qu'en Afrique, Internet est souvent utilis&#233; pour remplacer les diff&#233;rents&lt;br class='autobr' /&gt;
syst&#232;mes de communications classiques, en g&#233;n&#233;ral d&#233;faillants ou trop co&#251;teux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces applications se limitent-elles pour autant &#224; la seule mise en relation de personnes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de cette seule fa&#231;on, en tout cas. En milieu rural, par exemple, il y a beaucoup de projets d'aide au d&#233;veloppement conduits en direction des&lt;br class='autobr' /&gt;
femmes. On pousse ces derni&#232;res &#224; se lancer dans certaines productions artisanales : fruits et l&#233;gumes, tissus, etc. Mais que font-elles de leur&lt;br class='autobr' /&gt;
production ? Dans la plupart des cas, personne ne sait seulement que cette production existe. Le &#171; faire-savoir &#187; est aujourd'hui le cha&#238;non manquant &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
ce mod&#232;le classique d'aide au d&#233;veloppement. Par exemple, une initiative du CRDI (Centre de recherche pour le d&#233;veloppement international, une&lt;br class='autobr' /&gt;
association canadienne), baptis&#233;e Acacia, a &#233;t&#233; lanc&#233;e en 1997. Le but &#233;tait de mettre Internet &#224; disposition des communaut&#233;s rurales et d&#233;favoris&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai particip&#233; aux enqu&#234;tes pr&#233;liminaires pour savoir si cette id&#233;e reposait sur un r&#233;el besoin. Lorsque nous sommes all&#233;s rencontrer les gens sur le&lt;br class='autobr' /&gt;
terrain, nous avons r&#233;alis&#233; que parmi les probl&#232;mes quotidiens qui se posaient &#224; eux, une grande part concernaient simplement la communication. Dans&lt;br class='autobr' /&gt;
le sud du S&#233;n&#233;gal, par exemple, les petits producteurs avaient mont&#233; un r&#233;seau de collecte d'informations sur les cours des denr&#233;es qu'ils produisaient.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, bien s&#251;r, cette information &#233;tait collect&#233;e puis mise &#224; disposition de fa&#231;on classique. Autant dire qu'elle &#233;tait souvent p&#233;rim&#233;e lors de son&lt;br class='autobr' /&gt;
exploitation, environ quinze jours &#224; un mois apr&#232;s sa collecte. Ces gens-l&#224;, des producteurs de fruits et l&#233;gumes qui ne manifestaient a priori aucun&lt;br class='autobr' /&gt;
int&#233;r&#234;t pour la Toile, ont tout de suite vu les avantages concrets qu'ils pouvaient en tirer. Il n'est pas rare, en effet, de voir des r&#233;gions en situation de&lt;br class='autobr' /&gt;
surproduction agricole - ce qui provoque l'effondrement des cours locaux-alors qu'&#224; quelques centaines de kilom&#232;tres, d'autres r&#233;gions souffrent de&lt;br class='autobr' /&gt;
p&#233;nurie. Seule la circulation de l'information peut aider l'Afrique &#224; mieux g&#233;rer ces dysfonctionnements. Lorsqu'on parle de commerce &#233;lectronique dans&lt;br class='autobr' /&gt;
les pays du Nord, on a l'image de quelqu'un devant un &#233;cran qui entre un num&#233;ro de carte de cr&#233;dit pour acqu&#233;rir une marchandise et se la faire livrer.&lt;br class='autobr' /&gt;
En Afrique, il s'agit plus simplement de permettre l'&#233;mergence d'informations bien souvent locales qui n'en restent pas moins difficilement accessibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Internet peut-il servir au contr&#244;le des processus d&#233;mocratiques en cours dans certains pays ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans aucun doute. Au S&#233;n&#233;gal, par exemple, pour que notre processus d&#233;mocratique puisse se d&#233;rouler &#224; peu pr&#232;s correctement, une des premi&#232;res&lt;br class='autobr' /&gt;
choses qui a &#233;t&#233; faite - une premi&#232;re au monde ! - a &#233;t&#233; de mettre en ligne le fichier &#233;lectoral. Auparavant, lorsqu'il y avait des &#233;lections, celles-ci &#233;taient&lt;br class='autobr' /&gt;
syst&#233;matiquement contest&#233;es au motif que le fichier &#233;lectoral n'&#233;tait pas fiable. On soup&#231;onnait, notamment, que certains individus, connus pour faire&lt;br class='autobr' /&gt;
partie de l'opposition, soient syst&#233;matiquement ray&#233;s des listes. En 1997, ce fichier a &#233;t&#233; mis sur Internet. Les gens ont par cons&#233;quent pu v&#233;rifier que&lt;br class='autobr' /&gt;
leur nom y figurait bien. Des recherches sur les dates de naissance des personnes inscrites ont &#233;galement pu &#234;tre faites et ont mis en lumi&#232;re, dans&lt;br class='autobr' /&gt;
certaines r&#233;gions, la pr&#233;sence d'un nombre anormalement &#233;lev&#233; de centenaires. D'autres noms ont &#233;galement d&#251; &#234;tre retir&#233;s de ces fichiers... Bref,&lt;br class='autobr' /&gt;
tout cela a contribu&#233; &#224; fiabiliser le processus d&#233;mocratique. Bien s&#251;r, tous les S&#233;n&#233;galais n'ont pas pu utiliser Internet pour v&#233;rifier ces donn&#233;es. Mais les&lt;br class='autobr' /&gt;
organisations de la soci&#233;t&#233; civile et les partis d'opposition s'en sont largement servi. L'utilisation d'Internet dans le processus d&#233;mocratique ne veut pas&lt;br class='autobr' /&gt;
dire que le vote se fera un jour en ligne. Dans ce domaine &#233;galement, les usages du R&#233;seau sont extr&#234;mement simples, ce qui ne veut pas dire qu'ils&lt;br class='autobr' /&gt;
soient sans int&#233;r&#234;t. D'ailleurs, pour cet exemple pr&#233;cis, certains pays du Nord devraient peut-&#234;tre s'inspirer de telles initiatives !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour que le d&#233;veloppement d'Internet en Afrique se poursuive, n'est-il pas n&#233;cessaire d'en passer par un plus fort niveau&lt;br class='autobr' /&gt;
d'&#233;quipement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a coutume de dire qu'en Afrique &#171; Internet sera communautaire ou ne sera pas &#187;. Les acc&#232;s sont et resteront n&#233;cessairement collectifs. Le co&#251;t d'un&lt;br class='autobr' /&gt;
ordinateur, d'un modem, d'un onduleur et d'une imprimante s'&#233;l&#232;ve environ &#224; 15 000 francs fran&#231;ais. Au S&#233;n&#233;gal, le salaire mensuel minimum est&lt;br class='autobr' /&gt;
d'environ 350 francs, et un professeur d'universit&#233; gagne 2 500 francs par mois. Il est illusoire de penser que d'ici dix, vingt ou m&#234;me cinquante ans,&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Afrique peut rattraper son retard par rapport &#224; l'Europe en termes de taux d'&#233;quipement des foyers. Il faut donc d&#233;velopper des points d'acc&#232;s publics&lt;br class='autobr' /&gt;
au R&#233;seau, par le biais d'actions associatives, ou encore proposer un service public en ce sens. Cette tradition communautaire est d'ailleurs fortement&lt;br class='autobr' /&gt;
ancr&#233;e en Afrique, et les utilisations de la t&#233;l&#233;vision, du t&#233;l&#233;phone ou m&#234;me de la presse &#233;crite ne sont pas diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouvelles technologies sont-elles pour autant entr&#233;es dans les habitudes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles entrent progressivement dans les m&#339;urs. Dans tous les secteurs, Internet est un outil de plus en plus utilis&#233;. Le d&#233;veloppement de ces nouvelles&lt;br class='autobr' /&gt;
technologies est exponentiel. Aujourd'hui, au S&#233;n&#233;gal, on estime le nombre d'internautes entre 70 000 et 100 000. Attention : il ne s'agit pas du nombre&lt;br class='autobr' /&gt;
d'abonnements, mais de la quantit&#233; de personnes qui ont une utilisation r&#233;guli&#232;re d'Internet. Parmi eux, on compte d'ailleurs beaucoup d'&#233;tudiants &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
recherche de fili&#232;res d'&#233;tudes &#224; l'&#233;tranger. Mais ce fort d&#233;veloppement ne concerne pas uniquement Internet. En 1998, l'Union internationale des&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;communications (UIT) pr&#233;voyait qu'en l'an 2000 il y aurait 30 000 t&#233;l&#233;phones portables au S&#233;n&#233;gal. A la fin de l'ann&#233;e 2000, il y en avait 200 000.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est-&#224;-dire plus que toutes les lignes fixes pos&#233;es depuis que le t&#233;l&#233;phone existe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon vous, les gouvernements sont-ils conscients des opportunit&#233;s offertes par les nouvelles technologies pour le d&#233;veloppement de&lt;br class='autobr' /&gt;
leur pays ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, je crois que les gouvernements ont pris la mesure de ce que pouvaient apporter les nouvelles technologies en termes de d&#233;veloppement. Toutefois,&lt;br class='autobr' /&gt;
cette prise de conscience ne s'est pas encore traduite en une politique de d&#233;veloppement adapt&#233;e. Mais les choses changent. Par exemple, il y a un&lt;br class='autobr' /&gt;
projet pilote de t&#233;l&#233;m&#233;decine de l'UIT destin&#233; au S&#233;n&#233;gal. Et le gouvernement s'y est associ&#233;. L'UIT devait intervenir dans certaines r&#233;gions, le&lt;br class='autobr' /&gt;
gouvernement dans d'autres. Aujourd'hui, et contre toute attente, c'est dans les r&#233;gions o&#249; le gouvernement s&#233;n&#233;galais avait d&#233;cid&#233; d'intervenir que le&lt;br class='autobr' /&gt;
mat&#233;riel est d&#233;j&#224; mis en place, alors que l'UIT, pourtant initiateur du projet, a souffert de retards bureaucratiques et n'a pas encore boucl&#233; certains&lt;br class='autobr' /&gt;
financements. Preuve que les gouvernements tendent de plus en plus &#224; consid&#233;rer Internet comme un outil au service du d&#233;veloppement et plus&lt;br class='autobr' /&gt;
seulement comme un simple moyen de communication. Mais cela ne signifie pas que la Toile palliera l'absence des r&#233;seaux classiques. Les&lt;br class='autobr' /&gt;
infrastructures de base doivent &#234;tre l&#224;, et Internet ne saurait en &#234;tre le substitut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Propos recueillis par St&#233;phane Foucart&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les t&#233;l&#233;coms au S&#233;n&#233;gal : Une r&#233;forme qui s'impose ! (Contribution du Groupe de r&#233;flexion Initiatives citoyennes publi&#233;e dans le journal Le Soleil les 26 et 27 avril 2001)</title>
		<link>https://www.osiris.sn/les-telecoms-au-senegal-une-reforme-qui-s-impose-contribution-du-groupe-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/les-telecoms-au-senegal-une-reforme-qui-s-impose-contribution-du-groupe-de.html</guid>
		<dc:date>2001-04-26T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;DEVANT L'EXPLOSION des t&#233;l&#233;communications dans le monde, le S&#233;n&#233;gal reste domin&#233; par le monopole de la Sonatel, soci&#233;t&#233; &#224; capitaux mixtes &#224; hauteur de 33,3 % pour France T&#233;l&#233;coms et 66,7 % pour l'Etat s&#233;n&#233;galais. L'actuel gouvernement a h&#233;rit&#233; d'une situation tr&#232;s mal g&#233;r&#233;e par son pr&#233;d&#233;cesseur qui a voulu privatiser sans aucune transparence dans les conditions que tout le monde d&#233;plore aujourd'hui. Dans cet expos&#233;, nous laisserons aux politiques la t&#226;che de dire comment on en est arriv&#233; l&#224;. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2001-.html" rel="directory"&gt;2001&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;DEVANT L'EXPLOSION des t&#233;l&#233;communications dans le monde, le S&#233;n&#233;gal reste domin&#233; par le monopole de la Sonatel, soci&#233;t&#233; &#224; capitaux mixtes &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
hauteur de 33,3 % pour France T&#233;l&#233;coms et 66,7 % pour l'Etat s&#233;n&#233;galais. L'actuel gouvernement a h&#233;rit&#233; d'une situation tr&#232;s mal g&#233;r&#233;e par son&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;d&#233;cesseur qui a voulu privatiser sans aucune transparence dans les conditions que tout le monde d&#233;plore aujourd'hui. Dans cet expos&#233;, nous&lt;br class='autobr' /&gt;
laisserons aux politiques la t&#226;che de dire comment on en est arriv&#233; l&#224;. Notre but est de faire un diagnostic et proposer des solutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SONATEL, UN MONOPOLE QUI EMP&#202;CHE UNE V&#201;RITABLE CONCURRENCE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Sonatel poss&#232;de la totalit&#233; du r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique fixe du S&#233;n&#233;gal. De par sa nature de soci&#233;t&#233; d'Etat dans le pass&#233;, elle fut responsable de la mise&lt;br class='autobr' /&gt;
en place la totalit&#233; du r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique fixe du pays. Mais ce r&#244;le de service public n'a pas surv&#233;cu la privatisation. En se partageant les&lt;br class='autobr' /&gt;
investissements de la Sonatel, l'Etat et France T&#233;l&#233;coms h&#233;ritent de la totalit&#233; du r&#233;seau. Cependant la Sonatel, m&#234;me privatis&#233;e, garde une position&lt;br class='autobr' /&gt;
dominante dans le march&#233;. Elle impose les r&#232;gles, les prix et l'acc&#232;s au r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique national et international. Pour acc&#233;der au r&#233;seau national&lt;br class='autobr' /&gt;
depuis l'&#233;tranger, la Sonatel est un passage oblig&#233; pour les abonn&#233;s des diff&#233;rents op&#233;rateurs t&#233;l&#233;phoniques au S&#233;n&#233;gal. Son h&#233;ritage lui donne&lt;br class='autobr' /&gt;
possession des centraux d'&#233;changes t&#233;l&#233;phoniques internationaux du S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce manque de diversit&#233; dans le choix des op&#233;rateurs force les S&#233;n&#233;galais &#224; utiliser la Sonatel quel qu'en soient le prix et la qualit&#233; des services. Elle a le&lt;br class='autobr' /&gt;
monopole et ne peut pas faire face &#224; ses obligations car se faire installer un t&#233;l&#233;phone fixe au pays rel&#232;ve parfois du parcours du combattant sauf si on a&lt;br class='autobr' /&gt;
les &#171; bras longs &#187;. Probl&#232;me de logistique ou volont&#233; affich&#233;e de limiter le r&#233;seau fixe beaucoup plus co&#251;teux &#224; installer ? La Sonatel ne nous dira jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;seau Internet qui est fixe par nature, est aussi sous sa mainmise. Cela a d'ailleurs retard&#233; l'introduction de l'Internet au S&#233;n&#233;gal. Ce n'est qu'en&lt;br class='autobr' /&gt;
1996 que la Sonatel s'int&#233;resse &#224; l'Internet pour enfin en ouvrir l'acc&#232;s aux S&#233;n&#233;galais. Pourtant, de 1989 &#224; 1995, de grandes soci&#233;t&#233;s install&#233;es au pays&lt;br class='autobr' /&gt;
utilisaient d&#233;j&#224; les moyens du bord pour acc&#233;der au monde en utilisant des m&#233;thodes d'encapsulation IP (Internet Protocol).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule ma&#238;tresse des voies d'acc&#232;s aux autoroutes de l'information, la Sonatel dispose l&#224; encore d'un autre outil pour s'imposer. &#192; c&#244;t&#233; du r&#233;seau fixe, se&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;veloppe un r&#233;seau cellulaire sur la bande des 900 MHZ GSM que se partagent la Sonatel et la Sentel. La loi 96-03 qui r&#233;glemente les t&#233;l&#233;coms&lt;br class='autobr' /&gt;
s&#233;n&#233;galaises donne &#224; la Sonatel l'exclusivit&#233; des appels cellulaires internationaux et les b&#233;n&#233;fices juteux du roaming international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est du t&#233;l&#233;phone cellulaire, un abonn&#233; de la Sentel d&#233;pendra forc&#233;ment de la bonne volont&#233; de la Sonatel pour passer ses communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mieux faire comprendre le probl&#232;me pos&#233; par ce monopole, nous utiliserons des exemples concrets du quotidien d'un op&#233;rateur de t&#233;l&#233;phone&lt;br class='autobr' /&gt;
cellulaire. Nous utiliserons les exemples deux abonn&#233;s cellulaires Samba et Demba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier cas : Samba et Demba habitent Dakar. Ils ont chacun un t&#233;l&#233;phone cellulaire et sont tous deux abonn&#233;s de la Sentel. Samba utilise son&lt;br class='autobr' /&gt;
cellulaire et appelle Demba sur son cellulaire. On suppose que l'appel est local puisque Samba et Demba sont &#224; Dakar au moment de l'appel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cas particulier, l'appel t&#233;l&#233;phonique se passe totalement dans les ondes et la Sentel per&#231;oit tous les b&#233;n&#233;fices. Elle n'a pas utilis&#233; le r&#233;seau de&lt;br class='autobr' /&gt;
la Sonatel. Elle a ses propres tours et antennes t&#233;l&#233;phoniques qui lui permettent d'assurer l'appel de Samba vers Demba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me cas : Samba et Demba sont toujours abonn&#233;s de la Sentel. Mais cette fois-ci, Samba est &#224; Dakar et Demba est &#224; Kaolack. L'appel, par&lt;br class='autobr' /&gt;
cons&#233;quent, n'est plus un appel local mais un appel &#171; longue distance &#187;. Les antennes de la Sentel ne rayonnent pas jusqu'&#224; Kaolack. Elle est donc&lt;br class='autobr' /&gt;
oblig&#233;e d'emprunter le r&#233;seau fixe de la Sonatel pour acheminer l'appel jusqu'&#224; Kaolack avant d'utiliser sur place ses propres ondes pour joindre Demba.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle doit payer &#224; la Sonatel le parcours t&#233;l&#233;phonique de Dakar &#224; Kaolack. La Sonatel per&#231;oit une bonne partie du revenu de cet appel. En tant que&lt;br class='autobr' /&gt;
propri&#233;taire du r&#233;seau fixe, la Sonatel impose son prix pour le parcours de Dakar &#224; Kaolack.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me cas : imaginons maintenant que Samba et Demba soient tous deux abonn&#233;s de la Sonatel. Tout comme dans le premier cas o&#249; Samba et&lt;br class='autobr' /&gt;
Demba sont &#224; Dakar, la Sonatel utilise son r&#233;seau cellulaire et contr&#244;le le prix, l'acc&#232;s et les ressources. La concurrence, dans ce cas, est honn&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatri&#232;me cas : Samba et Demba sont toujours abonn&#233;s de la Sonatel. Samba qui est &#224; Dakar appelle Demba &#224; Kaolack. La situation est nettement &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'avantage de la Sonatel. L'appel est toujours consid&#233;r&#233; &#171; longue distance &#187; sauf que dans ce cas, la Sonatel utilise son propre r&#233;seau fixe pour acheminer&lt;br class='autobr' /&gt;
l'appel &#224; Kaolack avant de le d&#233;livrer par le biais des ondes. Dans ce cas, la Sonatel utilise gratuitement le r&#233;seau fixe d&#233;j&#224; amorti depuis la nuit des&lt;br class='autobr' /&gt;
temps o&#249; elle &#233;tait encore une soci&#233;t&#233; publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres cas de figure de concurrence d&#233;loyale sont inscrits dans les r&#233;alit&#233;s des appels t&#233;l&#233;phoniques qui sont &#224; 90 % des appels du t&#233;l&#233;phone fixe &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
cellulaire ou de cellulaire &#224; t&#233;l&#233;phone fixe et seulement 10 % d'appels de cellulaire &#224; cellulaire dans le meilleur des cas. Et l&#224; encore sur les appels&lt;br class='autobr' /&gt;
fixe-cellulaire ou cellulaire-fixe la Sonatel per&#231;oit une partie de la communication du fait que l'appel est originaire du r&#233;seau fixe ou destin&#233; au r&#233;seau fixe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LES COMMUNICATIONS INTERNATIONALES, UNE VACHE A LAIT POUR LA SONATEL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prix de la communication t&#233;l&#233;phonique constitue une autre arme redoutable. Mais, commen&#231;ons d'abord par dissiper quelques mythes avant de&lt;br class='autobr' /&gt;
parler de prix. La d&#233;termination du prix de la communication t&#233;l&#233;phonique rel&#232;ve d'un ensemble de crit&#232;res qui &#233;chappent &#224; la technique. Les ing&#233;nieurs&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;livrent un syst&#232;me et l'op&#233;rateur fixe son prix aux abonn&#233;s. Dans un march&#233; concurrentiel, l'offre et la demande d&#233;terminent le prix du march&#233;. Dans&lt;br class='autobr' /&gt;
une situation de monopole, le prix est purement artificiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque nous ne disposons pas des donn&#233;es locales pour &#233;valuer le prix du t&#233;l&#233;phone local, nous examinerons les d&#233;tails d'une minute de t&#233;l&#233;phone&lt;br class='autobr' /&gt;
international arrivant au S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une chose est s&#251;re cependant, la Sonatel utilise les S&#233;n&#233;galais de l'Ext&#233;rieur pour financer les baisses de prix &#224; l'&#233;chelle nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons, pour exemple, un appel t&#233;l&#233;phonique depuis les USA vers le S&#233;n&#233;gal et &#224; titre de comparaison, nous utiliserons la Gambie, enclav&#233;e &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'int&#233;rieur du S&#233;n&#233;gal. La Federal Communications Commission (FCC) am&#233;ricaine est formelle, en mati&#232;re de prix en direction du S&#233;n&#233;gal : c'est la&lt;br class='autobr' /&gt;
Sonatel qui impose les r&#232;gles. Ce prix est bas&#233; sur une valeur de r&#233;f&#233;rence d&#233;clar&#233;e &#224; la FCC. Cette valeur de r&#233;f&#233;rence d&#233;termine le prix &#224; la minute&lt;br class='autobr' /&gt;
que la Sonatel impose pour accepter de traiter un appel venant de l'&#233;tranger vers ses centraux t&#233;l&#233;phoniques qui sont au S&#233;n&#233;gal. Cette valeur de&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;f&#233;rence est diff&#233;rente pour chaque pays (France, Italie, Gabon, Nigeria etc.). Ici, nous nous int&#233;resserons seulement au cas am&#233;ricain. Au 1er Mars&lt;br class='autobr' /&gt;
2001, cette valeur de r&#233;f&#233;rence est fix&#233;e &#224; $1,18/mn (826 FCFA/mn). En guise de comparaison, la valeur de r&#233;f&#233;rence impos&#233;e par l'op&#233;rateur gambien&lt;br class='autobr' /&gt;
est fix&#233;e &#224; $0,47/mn (329 FCFA/mn) soit moins que la moiti&#233; de la valeur impos&#233;e par la Sonatel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les op&#233;rateurs &#233;trangers prennent exactement la moiti&#233; du prix de la minute de communication qu'ils d&#233;livrent au S&#233;n&#233;gal. Donc sur chaque minute&lt;br class='autobr' /&gt;
d'appel en provenance des USA, la Sonatel touche 413 FCFA. Inversement, par la r&#232;gle de la r&#233;ciprocit&#233;, l'op&#233;rateur am&#233;ricain touche 413 FCFA pour&lt;br class='autobr' /&gt;
chaque minute d'appel au d&#233;part du S&#233;n&#233;gal vers l'Am&#233;rique. Ceci n'est pas tr&#232;s risqu&#233; pour la Sonatel car, en 1996 par exemple, les appels depuis&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Am&#233;rique ont exc&#233;d&#233; ceux qui sont au d&#233;part du S&#233;n&#233;gal de 11.518.185 minutes (chiffres fournis par l'Union Internationale des T&#233;l&#233;communications).&lt;br class='autobr' /&gt;
En valeur actuelle, les op&#233;rateurs am&#233;ricains verseraient pr&#232;s de 5 milliards de FCFA &#224; la Sonatel pour terminer leurs appels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas confondre la valeur de r&#233;f&#233;rence avec le prix de la minute de communication factur&#233;. En effet, l'op&#233;rateur ajoute toujours une marge &#224; ce&lt;br class='autobr' /&gt;
prix. C'est ainsi qu'une minute d'appel t&#233;l&#233;phonique depuis les USA vers le S&#233;n&#233;gal, au meilleur prix, co&#251;te $1,58 (1106 FCA) et la m&#234;me minute vers la&lt;br class='autobr' /&gt;
Gambie co&#251;te $0,71 (497 FCFA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation n'est pas saine pour les entreprises s&#233;n&#233;galaises qui consomment un volume important d'appels t&#233;l&#233;phoniques vers l'&#233;tranger. Dans le&lt;br class='autobr' /&gt;
cas des USA par exemple, les op&#233;rateurs am&#233;ricains r&#233;torquent et facturent &#224; la Sonatel 413 FCFA pour chaque minute d'appel qu'ils traitent pour la&lt;br class='autobr' /&gt;
Sonatel qui, pour faire du b&#233;n&#233;fice, ajoute une marge &#224; ce prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc l&#233;gitime de se poser la question de savoir si les b&#233;n&#233;fices ainsi amass&#233;s par la Sonatel valent les pertes des entreprises priv&#233;es et publiques&lt;br class='autobr' /&gt;
s&#233;n&#233;galaises utilisatrices du t&#233;l&#233;phone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;POUR UNE V&#201;RITABLE CONCURRENCE, UNE REFORME S'IMPOSE !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les solutions que nous proposons s'articulent autour de trois axes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La disparition du monopole de la Sonatel
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'obligation contractuelle de la portabilit&#233; des num&#233;ros de t&#233;l&#233;phones fixes et mobiles. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'acquisition et l'installation de nouvelles technologies de t&#233;l&#233;communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CASSER LE MONOPOLE DE LA SONATEL&lt;br class='autobr' /&gt;
Le premier volet de ces r&#233;formes passe par la suppression imm&#233;diate de la situation de monopole de la Sonatel au profit d'entit&#233;s ind&#233;pendantes les&lt;br class='autobr' /&gt;
unes des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une entit&#233; ind&#233;pendante qui g&#232;re le t&#233;l&#233;phone fixe local. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une entit&#233; ind&#233;pendante qui op&#232;re dans le cellulaire. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une entit&#233; ind&#233;pendante qui s'occupe de &#171; longue distance &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces entit&#233;s seraient ind&#233;pendantes et soumises &#224; la concurrence de telle sorte que la d&#233;termination des prix et l'acc&#232;s au r&#233;seau soient&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;quitables pour tous les concurrents. Dans une telle situation, la Sonatel et la Sentel paieraient le m&#234;me prix pour acheminer leurs appels et la&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;termination du prix et des revenus qui en d&#233;coulent d&#233;pendraient purement et simplement de l'agressivit&#233; des op&#233;rateurs et de leur habilit&#233; &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
comprendre leur march&#233; et &#224; cr&#233;er une situation d'&#233;conomie d'&#233;chelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci permettrait &#224; tous les op&#233;rateurs de s'implanter au S&#233;n&#233;gal sans avoir &#224; se d&#233;plumer pour concurrencer la Sonatel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IMPOSER LA PORTABILIT&#201; DES NUM&#201;ROS DE T&#201;L&#201;PHONE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me volet s'articule autour des nouvelles techniques qui permettent de garantir une concurrence saine entre les op&#233;rateurs. Dans un milieu&lt;br class='autobr' /&gt;
concurrentiel, il est pr&#233;f&#233;rable de tout faire pour d&#233;jouer les astuces des op&#233;rateurs &#224; limiter la volatilit&#233; des clients. Dans un environnement&lt;br class='autobr' /&gt;
concurrentiel, l'abonn&#233; a le droit de changer d'op&#233;rateur t&#233;l&#233;phonique autant qu'il veut sans &#234;tre p&#233;nalis&#233;. En gros, c'est le rapport qualit&#233;/prix qui&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;termine la fid&#233;lit&#233; des abonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le monde du t&#233;l&#233;phone, les op&#233;rateurs se partagent un ensemble de num&#233;ros de t&#233;l&#233;phone &#224; distribuer &#224; leurs abonn&#233;s. Ces num&#233;ros sont&lt;br class='autobr' /&gt;
souvent diff&#233;renci&#233;s par un code attribu&#233; &#224; l'op&#233;rateur. C'est ainsi que les num&#233;ros cellulaires de la Sonatel commencent par 63 et ceux de la Sentel par&lt;br class='autobr' /&gt;
66 (variation possible). Un abonn&#233; m&#233;content de son op&#233;rateur devra changer de num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone en s'abonnant chez le concurrent. Ce&lt;br class='autobr' /&gt;
ph&#233;nom&#232;ne a tendance &#224; fid&#233;liser injustement les abonn&#233;s &#224; un op&#233;rateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour palier &#224; cela, une intelligence (portabilit&#233; des num&#233;ros et des services) install&#233;e au niveau des centraux des signaux permet de changer d'op&#233;rateur&lt;br class='autobr' /&gt;
sans avoir &#224; changer de num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone, cassant ainsi les barri&#232;res r&#233;glementaires favorisant le monopole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour asseoir une concurrence saine, le gouvernement devra obliger tous les acqu&#233;reurs de licence t&#233;l&#233;phonique au S&#233;n&#233;gal &#224; s'&#233;quiper de cette&lt;br class='autobr' /&gt;
technologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ALLER VERS LA FIBRE OPTIQUE EN INT&#201;GRANT LE SON, LES DONN&#201;ES ET L'IMAGE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me volet est celui de l'Internet et des nouvelles technologies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal en particulier, et les pays du tiers-monde en g&#233;n&#233;ral, doivent &#233;viter de suivre le pas des pays d&#233;velopp&#233;s en mati&#232;re de technologie. Le&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;n&#233;gal doit &#233;viter que les pays europ&#233;ens installent, chez nous, une &#171; technologie de pointe &#187; d&#233;j&#224; amortie chez eux depuis des ann&#233;es et qu'ils installent&lt;br class='autobr' /&gt;
dans nos pays se servant ainsi de nos ressources pour financer l'acquisition de nouvelles technologies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On doit imm&#233;diatement acqu&#233;rir la meilleure technologie du moment, se pr&#233;servant ainsi de modifications ou de r&#233;arrangements souvent tr&#232;s co&#251;teux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On doit s'orienter d&#232;s maintenant vers une technologie d'int&#233;gration de la voix, des donn&#233;es et de la vid&#233;o sur fibre optique (n'ayons pas peur).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CR&#201;ER UNE HAUTE AUTORIT&#201; SP&#201;CIFIQUE AUX T&#201;L&#201;COMS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mettre en place cet ensemble de r&#233;formes, le gouvernement devra cr&#233;er une haute autorit&#233; qui se chargera de veiller au respect strict des r&#232;gles et&lt;br class='autobr' /&gt;
accords entre les diff&#233;rentes soci&#233;t&#233;s ainsi cr&#233;&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce titre, l'organisation devra obligatoirement &#234;tre uniquement compos&#233;e d'&#233;l&#233;ments comp&#233;tents en mati&#232;re de t&#233;l&#233;communications. Elle aura pour&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#226;che de r&#233;glementer le t&#233;l&#233;phone au S&#233;n&#233;gal car nous savons que le d&#233;veloppement du pays d&#233;pend de beaucoup de notre pr&#233;sence dans le domaine&lt;br class='autobr' /&gt;
des technologies nouvelles. L'option actuelle du gouvernement qui consiste &#224; mettre l'hydraulique et le t&#233;l&#233;phone sous la m&#234;me autorit&#233; n'est pas viable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les exigences et contraintes de ces deux technologies ainsi que les conditions de march&#233; ne sont pas les m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra aussi penser &#224; &#233;largir le r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique. On sait que si ce n'est pour des raisons de service public, aucun op&#233;rateur t&#233;l&#233;phonique ne se&lt;br class='autobr' /&gt;
serait donn&#233; la peine d'investir dans les zones rurales o&#249; il n'y a pratiquement pas d'espoir de rentabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de r&#233;gler ce probl&#232;me &#233;pineux de couverture t&#233;l&#233;phonique des zones &#233;loign&#233;es, la technologie du t&#233;l&#233;phone mobile-fixe a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;e. Cette&lt;br class='autobr' /&gt;
technologie utilise les ondes radio dans les endroits recul&#233;s pour communiquer avec un central t&#233;l&#233;phonique local qui lui permet d'acc&#233;der au r&#233;seau&lt;br class='autobr' /&gt;
national ou international.&lt;br class='autobr' /&gt;
La distance du central t&#233;l&#233;phonique &#224; l'&#233;metteur radio d&#233;pend de la technologie radio utilis&#233;e, mais un co&#251;t&lt;br class='autobr' /&gt;
raisonnable pourrait prendre en compte une vingtaine de kilom&#232;tres. Cela veut dire, que les populations &#233;loign&#233;es de&lt;br class='autobr' /&gt;
20 kms du central t&#233;l&#233;phonique peuvent avoir acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone sans faire parvenir un seul c&#226;ble t&#233;l&#233;phonique&lt;br class='autobr' /&gt;
chez eux. L'&#233;conomie des moyens r&#233;alis&#233;e dans ce cas est tr&#232;s importante. Cet aspect &#233;conomique fait de cette&lt;br class='autobr' /&gt;
technologie un bon candidat pour les pays en voie de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;ploiement de cette technologie au S&#233;n&#233;gal ouvrirait &#233;ventuellement d'autres march&#233;s t&#233;l&#233;phoniques o&#249; des Soci&#233;t&#233;s sp&#233;cialis&#233;es pourraient bien&lt;br class='autobr' /&gt;
piloter des exp&#233;riences soutenues par l'Etat ou les organismes internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, rappelons que le gouvernement de l'alternance a os&#233; mettre en cause les privatisations de la Sentel et de la Senelec. Nous pouvons esp&#233;rer&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'il sera &#233;galement motiv&#233; pour obliger la Sonatel &#224; se plier imm&#233;diatement aux r&#232;gles de la concurrence. Le sort final des t&#233;l&#233;coms s&#233;n&#233;galais&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;pendra de l'attitude des S&#233;n&#233;galais mais aussi des autres entreprises dont les plans d&#233;veloppement sont menac&#233;s par le monopole de la Sonatel. Et&lt;br class='autobr' /&gt;
que le meilleur gagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GROUPE DE R&#201;FLEXION : INITIATIVES CITOYENNES &lt;br class='manualbr' /&gt;E-MAIL : INITIATIVESCITOYENNES@HOTMAIL.COM&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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