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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Les Privatisations en Afrique, l'exemple de la Sonatel au S&#233;n&#233;gal</title>
		<link>https://www.osiris.sn/les-privatisations-en-afrique-l-exemple-de-la-sonatel-au-senegal.html</link>
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		<dc:date>2004-12-23T14:12:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Privatisation/Lib&#233;ralisation</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;LES RAISONS ET LES OBJECTIFS DONNES PAR L'ETAT DU SENEGAL sont de : d&#233;velopper le t&#233;l&#233;phone tr&#232;s rapidement pour parvenir &#224; un ratio de 1 t&#233;l&#233;phone pour cent habitants alors qu'il etait d' 1 pour 1000 habitants en 1995, mobiliser et orienter l'&#233;pargne publique et priv&#233;e vers des secteurs productifs, acc&#233;l&#233;rer l'&#233;volution technologique de notre r&#233;seau pour faire face &#224; l'essor des N.T.I.C. trouver un partenaire strat&#233;gique s&#251;r et fort capable de garantir nos parts de march&#233; et d'en cr&#233;er (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004,231-.html" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-privatisation-liberalisation-+.html" rel="tag"&gt;Privatisation/Lib&#233;ralisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;LES RAISONS ET LES OBJECTIFS DONNES PAR L'ETAT DU SENEGAL sont de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;velopper le t&#233;l&#233;phone tr&#232;s rapidement pour parvenir &#224; un ratio de 1 t&#233;l&#233;phone pour cent habitants alors qu'il etait d' 1 pour 1000 habitants en 1995,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; mobiliser et orienter l'&#233;pargne publique et priv&#233;e vers des secteurs productifs,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; acc&#233;l&#233;rer l'&#233;volution technologique de notre r&#233;seau pour faire face &#224; l'essor des N.T.I.C.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; trouver un partenaire strat&#233;gique s&#251;r et fort capable de garantir nos parts de march&#233; et d'en cr&#233;er d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LES RAISONS POUR LESQUELLES LES SALARIES AVAIENT ACCEPTE D'ACCOMPAGNER LE PROCESSUS DE PRIVATISATION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La mont&#233;e de la d&#233;r&#233;glementation,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une mondialisation d'essence lib&#233;rale trop rapide face &#224; un secteur des telecoms sp&#233;cifiquement ouvert sur le monde,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'&#233;chec de l'&#233;tat en tant que gestionnaire public,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE PROCESSUS DE PRIVATISATION :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La privatisation de la Sonatel fut consacr&#232;e d&#233;finitivement &#224; la surprise g&#233;n&#233;rale apr&#232;s le vote de la loi 95-25 du 29/08/95 par l'assembl&#233;e Nationale du S&#233;n&#233;gal. Ainsi, l'entreprise phare du Pays allait sans nul doute ouvrir son capital &#224; un partenaire strat&#233;gique pour les raisons invoqu&#233;es plus haut, alors que dans la pratique en Afrique, c'est plut&#244;t les entreprises en difficult&#233;s qui &#233;taient syst&#233;matiquement privatis&#232;es. Mais l'&#233;tat s&#233;n&#233;galais avait d&#233;cid&#233; de passer rapidement &#224; l'action malgr&#233; l'avis d&#233;favorable pour une fois de la Banque Mondiale qui a marqu&#233; son d&#233;saccord pour l'ouverture du capital de la Soci&#233;t&#233; Nationale des T&#233;l&#233;communications du S&#233;n&#233;gal. L'Etat du S&#233;n&#233;gal &#233;tait sans nul doute dos au mur au moment ou elle voulait cette privatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jugez du contexte :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;valuation du franc CFA intervenues un an plus tot, lesnombreuses politiques d'ajustement structurels &#233;dict&#233;s depuis Bretton Wood, la gabegie et la mauvaise gestion des entreprises publiques g&#233;n&#233;ralement confi&#233;es &#224; des politiciens en mal de popularit&#233;, la s&#233;cheresse persistante ont fini de mettre les finances publiques &#224; genoux. Compl&#233;tant la gamme, les d&#233;tournements et les mauvais choix d'investissement ont fini d' ass&#233;cher les caisses de l'&#233;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s moult r&#233;&#233;chelonnement du service de la dette par le Club de Paris, l'&#233;tat s&#233;n&#233;galais pour renflouer ses caisses avait choisi de privatiser 23 soci&#233;t&#233;s nationales. Dans un premier temps, la Sonatel ne figurait pas sur cette liste. Mais plusieurs mois apr&#232;s le lancement de l'appel d'offres, les investisseurs se faisaient d&#233;sirer pour entrer dans le capital de ces soci&#233;t&#233;s qui &#233;taient soit trop exsangues ou n'offraient aucune perspective de rentabilit&#233; imm&#233;diate ou &#224; cours termes. L'Etat se d&#233;cida donc &#224; ouvrir le Capital de la Soci&#233;te nationale des t&#233;l&#233;communications. A peine l'appel d'offres lanc&#233; que les investisseurs se bousculaient au Minist&#233;re de l'Economie et des Finances ma&#238;tre d'oeuvre. Parmi ceux la on distingue : France T&#233;l&#233;com par sa filiale France C&#226;bles Radio, T&#233;lia le consortium su&#233;do - am&#233;ricain, les op&#233;rateurs nationaux d' Arabie Saoudite, d'Afrique du Sud, de Malaisie, du Maroc etc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce furent les su&#233;dois qui firent la meilleure offre financi&#232;re et technique,suivie de F.C.R. Mais la meilleure offre financi&#232;re fut faite par les saoudiens qui furent r&#233;cus&#233; pour la faiblesse de leur offre technique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#233;gociations entre l'&#233;tat et T&#233;lia vont buter pendant plusieurs mois sur la dur&#233;e de la concession. En effet, alors que l'&#233;tat du S&#233;n&#233;gal voulait une concession sur vingt ans, les Su&#233;dois voulaient se contenter d'une concession sur 7 ans. L'Etat finira par r&#233;cuser le groupe su&#233;dois apr&#232;s plusieurs s&#233;ances de n&#233;gociations infructueuses. Pour le Gouvernement du S&#233;n&#233;gal, une concession sur 7 ans n'encouragerait pas d'investissements lourds de la part du partenaire. L'Etat fit donc appel &#224; France C&#226;bles Radio second sur la liste qui accepta d'embl&#233;e la concession sur 20 ans et accepta d'aligner son offre financi&#232;re sur celle de T&#233;lia qui se montait &#224; 70 milliards de fcfa repr&#233;sentant 33 % du capital de la Sonatel. Les deux parties s'accord&#232;rent &#233;galement sur la lib&#233;ralisation du secteur pour 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L' &#233;tat s&#233;n&#233;galais venait ainsi d'empocher sa meilleure op&#233;ration de privatisation depuis que notre pays existe et ceci gr&#226;ce surtout &#224; la vigilance et au sens des responsabilit&#233;s des organisations syndicales qui par leur participation et l'expertise qu'ils ont apport&#233;e &#224; l'&#233;tat, ont &#233;vit&#233; pour une fois qu'un pan important de notre potentiel &#233;conomique ne soit brad&#233; au profit de super puissances avides de nos maigres ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la g&#233;ographie du Capital de la nouvelle soci&#233;t&#233; se pr&#233;sentait comme suit : 34 % &#224; l'&#233;tat , 33 % &#224; France T&#233;l&#233;com, les travailleurs d&#233;tenaient 10 %, 5 % avait &#233;t&#233; retenu pour un op&#233;rateur africain dans le cadre de la politique d'int&#233;gration &#233;conomique sous r&#233;gionale, le reste appartenait aux collectivit&#233;s locales et aux personnes physiques. Mais deux ann&#233;es plus tard, &#224; la veille d'&#233;lections capitales, l'&#233;tat allait c&#233;der sous la table 9 % &#224; F.T. Qui du coup en totalisait 42 % et devenait de fait l'actionnaire majoritaire. Les raisons de cette cession n'ont pas &#233;t&#233; donn&#233; mais les cons&#233;quences pourraient &#234;tre f&#226;cheuses car depuis lors la marge de manouvre du partenaire est beaucoup plus grande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne vais pas m'&#233;tendre ici sur lutte impitoyable engag&#233;e par l'Intersyndicale pour obtenir 10 % pour les salari&#233;s. Sachez seulement que cela a n&#233;cessit&#233; plusieurs journ&#233;es de gr&#232;ve et des ponctions am&#232;res sur les salaires des agents pour les dites journ&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE COMPORTEMENT DE F.C.R. (France Cables et Radio) A LA SONATEL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La puissance et la d&#233;termination des organisations syndicales l'ont oblig&#233; &#224; revoir ses ambitions &#224; la baisse tant envers le personnel local qu'au nombre de cadres expatri&#233;s qui a &#233;t&#233; r&#233;duit &#224; sa plus simple expression avec des salaires assez raisonnables. En interne F.T a r&#233;guli&#232;rement boud&#233; les organisations syndicales et leurs revendications se cantonnant &#224; son travail de management.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, nous ne lui avons pas permis non plus de se d&#233;rober face aux exigences d'investissement m&#234;me si on peut dire qu'ils ont &#233;t&#233; beaucoup plus importants dans les villes qu'&#224; la campagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F.T. Vient de mettre en place une nouvelle politique appel&#233;e &#171; TOP SOURCING &#187; qui semble inqui&#233;ter les Autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises . Cette politique consiste &#224; une globalisation de l'approvisionnement des filiales qui doivent s'adresser d'abord &#224; FT pour toutes leurs commandes d'&#233;quipement et de mat&#233;riel t&#233;l&#233;com avant d'aller voir ailleurs. FT pr&#233;tend que cela lui permet de commander gros et de n&#233;gocier des prix favorables pour le Groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;QUEL LIEN ENTRE LES ORGANISATIONS SYNDICALES DU GROUPE F.T.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'en viens donc &#224; la derni&#232;re partie de mon intervention : comment r&#233;ussir une v&#233;ritable alliance de groupe. Le comit&#233; de groupe F.T, et l'alliance UNI des syndicats du groupe FT sont &#224; pied d'euvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous proposons en plus de ces deux initiatives, la tenue de forum semestriels ou annuels avec l'ensemble des Administrateurs salari&#233;s du groupe en pr&#233;sence des secr&#233;taires g&#233;n&#233;raux des syndicats ou de leurs repr&#233;sentants et des responsables des relations ext&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pensons que seuls les &#233;changes fr&#233;quents et directs appuy&#233;s par une bonne communication entre les organisations du Groupe peut favoriser un brassage qui activera les solidarit&#233;s et les convergences. Nous sommes pr&#234;ts &#224; engager des discussions au sortir de ce S&#233;minaire pour les modalit&#233;s pratiques de ces forums.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas je suis heureux de terminer en vous annon&#231;ant que le SYTS et l'INTER SYNDICALE de la Sonatel sont pr&#234;ts &#224; accueillir le premier forum des administrateurs salaries du Groupe avec leurs organisations syndicales au S&#233;n&#233;gal d&#233;s 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; UNIS NOUS VAINCRONS &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je devais plut&#244;t dire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; UNIS SOLIDAIRES ET DEMOCRATIQUES , NOUS VAINCRONS &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous remercie .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cheriff Younouss Diant&#233; &lt;br class='manualbr' /&gt;Responsable des Relations Ext&#233;rieures du SY.T.S (Syndicat National des Travailleurs de la Sonatel)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.csdptt.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CSDPTT&lt;/a&gt;, 20 d&#233;cembre 2004)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cette intervention a &#233;t&#233; prononc&#233;e dans le cadre du s&#233;minaire intitul&#233; T&#233;l&#233;com Bien public Mondial qui s'est tenu dans le cadre du Forum Social Europ&#233;en de Paris en novembre 2003&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Ecole s&#233;n&#233;galaise, les technologies de l'information et de la communication et la soci&#233;t&#233; de l'information : quelles influences &#187;</title>
		<link>https://www.osiris.sn/L-Ecole-senegalaise-les.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/L-Ecole-senegalaise-les.html</guid>
		<dc:date>2004-12-07T21:15:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les TIC ont fait leur apparition hors du milieu &#233;ducatif. Toutefois, la question de leur utilisation dans le processus d'enseignement/apprentissage, et plus singuli&#232;rement dans l'apprentissage du savoir, notamment dans notre syst&#232;me &#233;ducatif s'est tr&#232;s vite pos&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, les inventions technologiques mettent souvent beaucoup de temps pour s'int&#233;grer dans le syst&#232;me &#233;ducatif. Rappelons, &#224; cet &#233;gard, qu'il a fallu 500 ans pour que l'imprimerie soit utilis&#233;e &#224; l'&#233;cole alors qu'il ne s'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004,231-.html" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les TIC ont fait leur apparition hors du milieu &#233;ducatif. Toutefois, la question de leur utilisation dans le processus d'enseignement/apprentissage, et plus singuli&#232;rement dans l'apprentissage du savoir, notamment dans notre syst&#232;me &#233;ducatif s'est tr&#232;s vite pos&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, les inventions technologiques mettent souvent beaucoup de temps pour s'int&#233;grer dans le syst&#232;me &#233;ducatif. Rappelons, &#224; cet &#233;gard, qu'il a fallu 500 ans pour que l'imprimerie soit utilis&#233;e &#224; l'&#233;cole alors qu'il ne s'est &#233;coul&#233; que 50 ans entre l'invention de l'ordinateur et son utilisation dans les &#233;coles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal, &#224; l'instar des Soci&#233;t&#233;s modernes qui estiment que le d&#233;veloppement passe aussi par l'&#233;ducation et la formation, l'on a compris que l'&#233;ducation de l'enfant par l'&#233;cole est un enjeu majeur pour notre soci&#233;t&#233;, notamment dans les domaines sociologique, &#233;conomique, culturel et technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, une des missions du service public de notre &#233;ducation devra permettre l'adaptation et l'int&#233;gration de l'apprenant, notamment dans la soci&#233;t&#233; de l'information qui est en train de structurer progressivement nos modes de transmissions des savoirs. Les TIC sont au c&#339;ur de ce processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ce sont elles qui favoriseront l'adaptation des apprenants aux &#233;volutions de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la question qui est pos&#233;e et celle de savoir si l'utilisation des TIC dans notre syst&#232;me &#233;ducatif est de nature &#224; remettre en cause une des missions essentielles de l'&#233;ducation qui est l'acquisition des valeurs fondatrices de notre soci&#233;t&#233; dans le respect des principes g&#233;n&#233;raux de l'&#233;ducation, tels que d&#233;finis dans le code de l'&#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aptitude &#224; manier les TIC doit &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une comp&#233;tence de premier ordre au m&#234;me titre que l'aptitude &#224; lire, &#233;crire et compter. Donc, le r&#244;le des TIC dans le processus d'enseignement /apprentissage est une question essentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, elles peuvent &#233;largir et enrichir l'apprentissage, ce qui constitue un moyen d'am&#233;liorer les relations entre l'&#233;l&#232;ve et l'&#233;cole. C'est fort de cette compr&#233;hension que le syst&#232;me &#233;ducatif s&#233;n&#233;galais s'est employ&#233;e ces derni&#232;res d&#233;cennies &#224; s'approprier des TIC, soit en mati&#232;re exp&#233;rimentale, soit en mati&#232;re pilote. En tout &#233;tat de cause, les portes de l'Ecole s&#233;n&#233;galaise sont ouvertes &#224; cette technologie de notre &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour prendre &#224; bras le corps cette probl&#233;matique de l'int&#233;gration des TIC dans le syst&#232;me &#233;ducatif, qu'il a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par le Minist&#232;re de l'Education Nationale, par arr&#234;t&#233; du 13 mas 2003, la commission nationale pour l'int&#233;gration des technologies de l'Information et de la Communication &#224; l'Ecole &#8220;COMNITECE&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette commission conduit la r&#233;flexion sur les aspects p&#233;dagogiques et didactiques des apprentissages li&#233;s &#224; l'utilisation de l'outil informatique &#224; l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le S&#233;n&#233;gal occupe la premi&#232;re place apr&#232;s l'Afrique du Sud dans le d&#233;veloppement, l'utilisation et la r&#233;flexion sur les TIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc claire que ce &#8220;d&#233;but d'automatisation conduit &#224; une plus grande &#233;volution des comportements d'apprentissage, car l'enseignement par le multim&#233;dias, la formation &#224; distance et la recherche &#224; distance de l'information scientifique repr&#233;sentent des atouts &#233;normes pour tous ceux qui cherchent &#224; conna&#238;tre toujours davantage&#8221; (cf BATIK) dans son article intitul&#233; : &#8220;S&#233;n&#233;gal l&#233;galiser les technologies num&#233;riques &#224; l'&#233;cole&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui avec l'irruption des TIC &#224; l'&#233;cole, tous les pays se posent la m&#234;me question et le S&#233;n&#233;gal ne fait pas exception ; celle de savoir si les TIC peuvent influencer les principes de l'&#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, les TIC &#224; l'&#233;cole peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;es &#224; la fois comme un objet d'apprentissage et comme un outil de tous les apprentissages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, au S&#233;n&#233;gal comme ailleurs, l'ont doit poser des questions ; que voici :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'utilisation des TIC est-elle compatible avec les principes g&#233;n&#233;raux de l'&#233;ducation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'&#233;cole est-elle adapt&#233;e &#224; la soci&#233;t&#233; de l'information ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Quelles sont les comp&#233;tences n&#233;cessaires que le citoyen de demain doit acqu&#233;rir d&#232;s &#224; pr&#233;sent ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'utilisation de ces nouveaux outils induit-elle de nouvelles m&#233;thodes d'apprentissage ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Quelle est la place des techniques d'information et de la communication dans notre &#233;cole aujourd'hui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En particulier, il nous faudra &#234;tre plus regardant sur trois principes g&#233;n&#233;raux de l'&#233;ducation avec les TIC &#224; l'&#233;cole et avec de la soci&#233;t&#233; de l'information :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'obligation scolaire, ou le droit &#224; l'&#233;ducation tout simplement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La gratuit&#233; de l'enseignement public ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les principes de la&#239;cit&#233; et de libert&#233; dans l'enseignement apport&#233;s aux &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'utilisation des TIC dans le processus d'enseignement/ apprentissage, il y a sans doute une double exigence qui s'impose si l'ont veut que le principe de l'obligation scolaire soit respect&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit de faire en sorte que notre r&#233;glementation participe au renforcement du contr&#244;le de l'obligation scolaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il ne faudrait pas que l'utilisation des TIC occulte le caract&#232;re pr&#233;sentiel de l'enseignement car l'enseignement scolaire doit &#234;tre dispens&#233; en &#233;tablissement ; avec les TIC ce principe n'est plus &#233;vident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe de gratuit&#233; de l'enseignement public pourrait se voir &#233;voluer avec les TIC, sachant que ce principe exige que les activit&#233;s d'enseignement qui se d&#233;roulent &#224; l'&#233;cole sont &#224; la charge de l'&#233;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, en d&#233;pit du co&#251;t financier &#233;lev&#233; qu'entra&#238;nera l'utilisation des TIC &#224; l'&#233;cole, l'attachement aux valeurs r&#233;publicaines oblige l'Etat &#224; rester le promoteur de l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face au d&#233;veloppement du march&#233; du multim&#233;dia, devons-nous consid&#233;rer l'&#233;ducation comme un service rendu et l'apprenant comme client ? La r&#233;ponse est non, car l'&#233;cole ne saurait &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme un march&#233;, les TIC ne doivent pas cr&#233;er un march&#233; du savoir au sein de l'&#233;cole. La gratuit&#233; doit demeurer un principe absolu. Sur le principe de la&#239;cit&#233;, retenons tout simplement que la r&#233;publique et la citoyennet&#233; constituent le pr&#233;texte, la volont&#233; et la n&#233;cessit&#233; du &#8220;vivre ensemble &#8221; et la la&#239;cit&#233; en constitue le ciment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous ce rapport, la vigilance doit &#234;tre de mise, notamment, de la part de l'Etat avec l'introduction des TIC au niveau du syst&#232;me &#233;ducatif pour pr&#233;server la la&#239;cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'elles doivent donc pouvoir &#234;tre au c&#339;ur de la construction de l'identit&#233; et de la coh&#233;sion nationale, notamment par le biais de leur introduction dans le service public de l'&#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les TIC tendent &#224; devenir une des valeurs de notre &#233;poque, or l'&#233;cole est le lieu par excellence de la transmission de ces valeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a donc lieu d'&#234;tre anticipatif pour que l'&#233;cole et les TIC permettent &#224; notre pays de se tailler une place d'honneur dans la soci&#233;t&#233; de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, l'Etat et les professionnels de l'&#233;ducation et des TIC doivent r&#233;pondre &#224; cette double question : les TIC doivent-elle &#234;tre une discipline scolaire qu'il faut enseigner de l'&#233;l&#233;mentaire au sup&#233;rieur ou un simple support p&#233;dagogique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;pondre avec pertinence &#224; cette double question nous aidera au mieux &#224; int&#233;grer les TIC dans notre syst&#232;me &#233;ducatif et nous positionner convenablement dans la Soci&#233;t&#233; de l'Information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seydou TOURE &lt;br class='manualbr' /&gt;Email &lt;a href=&#034;mailto:seydou_toure@hotmail.com&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;seydou_toure@hotmail.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.lesoleil.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le soleil&lt;/a&gt;, 7 d&#233;cembre 2004)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'imbroglio num&#233;rique</title>
		<link>https://www.osiris.sn/L-imbroglio-numerique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/L-imbroglio-numerique.html</guid>
		<dc:date>2004-12-07T07:01:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ainsi donc, il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;, par la loi 2004-32 vot&#233;e &#224; l'assembl&#233;e nationale le 16 ao&#251;t dernier, l'annulation de toutes les listes &#233;lectorales de m&#234;me que l'instauration d'une nouvelle carte nationale d'identit&#233; (CNI) num&#233;ris&#233;e et s&#233;curis&#233;e utilisant les donn&#233;es de la biom&#233;trie et portant sur le visage et les empreintes digitales. Cette carte doit donner, en m&#234;me temps, lieu &#224; une nouvelle carte d'&#233;lecteur qui ne sera d&#233;livr&#233;e que si le citoyen en formule la demande puisque le vote n'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004,231-.html" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ainsi donc, il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;, par la loi 2004-32 vot&#233;e &#224; l'assembl&#233;e nationale le 16 ao&#251;t dernier, l'annulation de toutes les listes &#233;lectorales de m&#234;me que l'instauration d'une nouvelle carte nationale d'identit&#233; (CNI) num&#233;ris&#233;e et s&#233;curis&#233;e utilisant les donn&#233;es de la biom&#233;trie et portant sur le visage et les empreintes digitales. Cette carte doit donner, en m&#234;me temps, lieu &#224; une nouvelle carte d'&#233;lecteur qui ne sera d&#233;livr&#233;e que si le citoyen en formule la demande puisque le vote n'est pas obligatoire. L'inscription n'est pas non plus automatique, ce qui rend difficile la ma&#238;trise du corps &#233;lectoral .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, tout citoyen, pour &#234;tre inscrit sur les listes &#233;lectorales, devra n&#233;cessairement passer par la nouvelle CNI qui sera, m&#234;me si cela n'est pas dit explicitement, la seule pi&#232;ce d'identification au moment du scrutin. Et malgr&#233; ce que pensent certains, jusqu'&#224; preuve du contraire, il n'y aura pas de machine permettant d'authentifier les &#233;lecteurs dans chaque bureau de vote.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, suite &#224; la rencontre entre le ministre de l'Int&#233;rieur et les partis politiques, le 27 octobre, et l'interview accord&#233; par Habib Fall au journal &#171; Le Quotidien &#187; dans sa livraison du 19 novembre 2004, directeur de l'automatisation des fichiers (DAF), on en sait un peu plus sur la mani&#232;re dont l'Etat, &#224; travers son minist&#232;re, compte mener cette op&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, nous pouvons affirmer, sans risque de nous tromper ou d'&#234;tre contredit, que le logiciel de biom&#233;trie, qui sera utilis&#233; &#224; cet effet, ne fera pas l'objet d'un appel d'offres. Rien que pour &#233;laborer un tel outil de reconnaissance des formes, il faut des p&#233;riodes allant d'une &#224; plusieurs ann&#233;es de la conception &#224; la mise en oeuvre. Ce qui veut dire que si, au moment o&#249; ces lignes sont &#233;crites, le logiciel n'est pas encore fonctionnel, l'op&#233;ration n'aura pas lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et encore, pour ce logiciel, on peut, tout de suite, pr&#233;dire qu'il y aura un risque qu'il &#171; plante &#187; d&#232;s les premiers jours de &#171; la mise en application &#187;, &#233;tant donn&#233; que personne n'a entendu dire qu'une commune, ou un quartier, a servi de test comme cela se fait en Europe ou aux Etats-Unis avant de le lancer sur une plus grande &#233;chelle. Ce qui n'a rien &#224; voir avec les simulations r&#233;alis&#233;es en laboratoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autre part, en ce qui concerne le support &#224; utiliser, c'est-&#224;-dire la carte proprement dite, suivons M. Fall : &#171; Dans la premi&#232;re semaine du mois de d&#233;cembre 2004, nous aurons &#224; choisir d&#233;finitivement l'entreprise qui aura en charge de conduire les travaux d'&#233;dition des cartes num&#233;ris&#233;es d'identit&#233; nationale et d'&#233;lecteurs. &#187; Alors, que, semble-t-il, &#171; il ne serait pas possible d'&#233;tablir un cahier de charges de fa&#231;on formelle &#187; ! Signalons, pour l'exemple, que pour le nouveau passeport europ&#233;en sur lequel la d&#233;cision vient d'&#234;tre prise et qui int&#233;grera les m&#234;mes donn&#233;es de biom&#233;trie que notre future CNI, le support ne pourra &#234;tre disponible que fin 2005 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est heureux que le Premier ministre Macky SALL, au cours de son grand oral, ait parl&#233; de mettre sur pied une commission nationale Informatique et Libert&#233;s, pour que le citoyen sache d&#233;sormais l'usage qui sera fait de ses donn&#233;es. Si une telle commission &#233;tait mise en place avant le lancement de la nouvelle CNI biom&#233;trique, il est &#224; parier que celle-ci ne verra jamais le jour parce qu'elle pose des probl&#232;mes d'&#233;thique et surtout de libert&#233;s individuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, pour revenir &#224; notre sujet, comment comprendre qu'un pays aussi organis&#233; que la France qui n'est pas confront&#233;e &#224; des probl&#232;mes d'insalubrit&#233;, ni de transport (sauf en cas de gr&#232;ve), encore moins de logistique au sens large, qui est, pour tout dire, un pays d&#233;velopp&#233; et industrialis&#233;, quatri&#232;me puissance &#233;conomique mondiale, prenne tant de pr&#233;cautions en ce qui concerne sa nouvelle CNI, alors que notre pays qui fait encore face &#224; des besoins primaires et des maladies moyen&#226;geuses, puisse aborder cette phase avec autant de d&#233;sinvolture ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il ajouter que la nouvelle CNI &#171; num&#233;ris&#233;e et s&#233;curis&#233;e &#187;, fran&#231;aise celle-l&#224;, a commenc&#233; &#224; &#234;tre d&#233;livr&#233;e depuis 2002 et que l'Etat fran&#231;ais se donne jusqu'&#224; 2010 pour pourvoir chaque citoyen de cette carte, qui n'utilise aucune donn&#233;e de biom&#233;trie et n'est pas non plus une carte &#224; puce. De plus, apr&#232;s avoir effectu&#233; toutes les formalit&#233;s en vue de l'obtention de cette carte, le citoyen fran&#231;ais est pri&#233; de revenir un mois plus tard pour la d&#233;livrance ! 3 jours, nous dit-on, sous nos cieux (excusez du peu) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La t&#226;che est cependant immense car il faudra, en plus des aspects li&#233;s &#224; l'informatique, toujours selon M. Fall : &#171; ... effectuer des am&#233;nagements de locaux pour les centres d'instruction, &#233;tablir une campagne de communication, r&#233;aliser des formations, acqu&#233;rir des moyens logistiques entre autres. &#187; Et, jusqu'&#224; plus ample inform&#233;, aucune de ces t&#226;ches n'a encore connu un d&#233;but d'ex&#233;cution. A un mois de la date de lancement pr&#233;vue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le nombre de commissions, le chiffre arbitraire de 200 avait &#233;t&#233; retenu aussi bien pour le S&#233;n&#233;gal que pour l'&#233;tranger mais il avait &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;, suite au passage du ministre de l'Int&#233;rieur devant les d&#233;put&#233;s, qu'il y ait une commission dans chacune des 320 communaut&#233;s rurales : &#171; On est ainsi pass&#233; &#224; quelque 500 commissions... &#187; Naturellement ! Puisque les partis politiques ne raisonnent pas en termes de commissions &#233;quip&#233;es de moyens informatiques, n'&#233;tant int&#233;ress&#233;s que par l'inscription, qu'ils souhaitent massive, des citoyens sur les listes &#233;lectorales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque commission devra cependant &#234;tre bi-sp&#233;cialis&#233;e en ce sens que les op&#233;rations d'identification et d'authentification sont exclusivement d&#233;di&#233;es aux services de police et de gendarmerie tandis que les listes &#233;lectorales sont l'affaire des partis politiques, de la direction g&#233;n&#233;rale des &#233;lections et de l'organe charg&#233; de superviser et de contr&#244;ler l'ensemble du processus &#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais int&#233;ressons-nous &#224; l'objectif de 3 millions d'&#233;lecteurs. Le DAF dit en substance qu'avec 200 commissions et 100 inscriptions (au minimum) par jour, il atteindra le chiffre de 3 millions d'&#233;lecteurs en 5 mois (200C x 100E x 30J x 5M) ! Notons que le fichier actuel qui a pris naissance en 1977 a atteint le chiffre pas tr&#232;s fameux de 2 740 173 &#233;lecteurs en 27 ans de vie. Une belle occasion donc d'&#233;tablir un record !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; donc la population s&#233;n&#233;galaise compl&#232;tement robotis&#233;e ! Parce que, cela voudrait dire que si l'administration travaille 8 heures par jour (ce qui est un maximum : 8h - 13h ; 15h - 18h), chaque citoyen devra faire, d'apr&#232;s nos calculs, exactement 4 minutes et 48 secondes pour toutes ses formalit&#233;s (identification, photo, relev&#233; d'empreintes digitales etc.), y compris ceux qui n'ont jamais eu de CNI. Il n'y aura pas de temps mort et ceci tous les jours, samedis et dimanches compris ! Dans un pays o&#249; rien que les salamalecs peuvent durer parfois plus de dix minutes ! En outre, chaque commission devra &#234;tre cons&#233;quemment &#233;quip&#233;e et connect&#233;e au r&#233;seau, l'ordinateur central &#233;tant log&#233; &#224; la DAF. Sans phase de tests, ni p&#233;riode de validation ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Une v&#233;ritable gageure lorsqu'on prend en compte les d&#233;lestages fr&#233;quents et inopin&#233;s de la S&#233;n&#233;lec qui impliquent l'usage d'onduleurs haut de gamme et de g&#233;n&#233;rateurs dans toutes les commissions. Et d'ailleurs, si l'on en croit Murphy[[cf. Les lois de Murphy sur l'Informatique et ses applications.], le pire serait &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on y ajoute le fait que d&#232;s le premier trimestre de l'ann&#233;e 2005, le PAMU (Programme d'Am&#233;lioration de la Mobilit&#233; Urbaine) sera mis en oeuvre, ce qui va impliquer, pendant tout le temps que durera ce programme, des engorgements massifs, pour ne pas dire &#171; une immobilit&#233; urbaine &#187; dans Dakar et sa p&#233;riph&#233;rie, on voit d'ici les difficult&#233;s importantes qu'auront les populations &#224; se rendre dans les commissions de recensement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-il alors n&#233;cessaire de parler du budget qui passerait de 7 milliards &#224; plus de 20 milliards provoquant ainsi un d&#233;passement in&#233;dit et qui ne sera vraisemblablement pas adopt&#233; lors de la session budg&#233;taire ? D&#232;s lors, que repr&#233;senteraient les 500 FCFA que l'on veut demander &#224; chaque citoyen pour l'obtention d'une CNI &#224; laquelle il n'est pas partie prenante ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dont on n'a pas encore parl&#233;, parce que les contours n'en sont pas encore d&#233;finis, c'est le r&#244;le que devrait jouer la CENA (commission nationale &#233;lectorale autonome) ou plut&#244;t l'organe charg&#233; de superviser et de contr&#244;ler l'ensemble du processus &#233;lectoral des inscriptions au vote proprement dit, jusqu'&#224; la proclamation des r&#233;sultats. Parce que je vois mal les partis qui, lors des concertations &#224; l'Ecole Nationale de Police, ont travaill&#233; d'arrache-pied, avec les services comp&#233;tents du minist&#232;re, &#224; corriger les faiblesses et les imperfections de l'ONEL (Observatoire National des Elections), afin d'en renforcer les pouvoirs, renoncer aux formidables avanc&#233;es obtenues &#224; ce moment-l&#224;. Toujours dans ce registre, certains partis politiques parlent de CENA en pensant CENI (commission nationale &#233;lectorale ind&#233;pendante). Tout un programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est certain, c'est que dans cette affaire, nous sommes en plein dans l'improvisation et le pilotage &#224; vue et aujourd'hui, m&#234;me si nous voulons revenir &#224; l'article 7 de la loi 2004-32, comme sugg&#233;r&#233; par le DAF lui-m&#234;me, lors de la rencontre du 27 octobre, &#171; au cas o&#249; la solution n'arriverait pas &#224; terme &#187;, il faudra, selon Ousmane Badiane, expert de la chose &#233;lectorale, aller vite pour cadrer avec les d&#233;lais, &#233;tant entendu que les lois contenues dans le code &#233;lectoral sont toujours en vigueur et que le calendrier r&#233;publicain devra &#234;tre rigoureusement respect&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'informatique ne saurait s'apparenter &#224; de la magie et le r&#233;veil peut se r&#233;v&#233;ler brutal. Cependant, nous osons esp&#233;rer que le Chef de l'Etat, en homme politique avis&#233;, saura, le moment venu, prendre la bonne d&#233;cision afin de nous &#233;viter tout malentendu &#233;lectoral pr&#233;judiciable &#224; notre d&#233;mocratie devenue d&#233;sormais exemplaire en Afrique. Car, il faudrait, selon le mot du g&#233;n&#233;ral Mamadou Niang, &#171; savoir jusqu'o&#249; il ne faut pas aller trop loin. &#187; Ce que n'a pas su r&#233;aliser &#224; temps le cousin Laurent...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Iba GUEYE&lt;br class='manualbr' /&gt;Coordination des Cadres (CdC)&lt;br class='manualbr' /&gt;LD/MPT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.sudonline.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sud Quotidien&lt;/a&gt;, 7 d&#233;cembre 2004)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sonatel est une entreprise citoyenne, pas une vache &#224; lait</title>
		<link>https://www.osiris.sn/sonatel-est-une-entreprise-citoyenne-pas-une-vache-a-lait.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/sonatel-est-une-entreprise-citoyenne-pas-une-vache-a-lait.html</guid>
		<dc:date>2004-11-11T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans une contribution parue dans votre &#233;dition du samedi 6 novembre 2004, un certain Moussa Fall, ancien sonat&#233;lien plus connu sous le nom de G. K s'interroge sur Sonatel sous le titre &#171; La Sonatel, une vache &#224; lait pour qui ? &#187;, en essayant de d&#233;montrer l'inexistence d'actions citoyennes de Sonatel, contribuant au d&#233;veloppement &#233;conomique et social du S&#233;n&#233;gal. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout d'abord, Sonatel n'a pas &#224; &#234;tre une vache &#224; lait pour qui que ce soit. C'est une entreprise normale qui doit satisfaire ses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004,231-.html" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans une contribution parue dans votre &#233;dition du samedi 6 novembre 2004, un certain Moussa Fall, ancien sonat&#233;lien plus connu sous le nom de G. K s'interroge sur Sonatel sous le titre &#171; La Sonatel, une vache &#224; lait pour qui ? &#187;, en essayant de d&#233;montrer l'inexistence d'actions citoyennes de Sonatel, contribuant au d&#233;veloppement &#233;conomique et social du S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, Sonatel n'a pas &#224; &#234;tre une vache &#224; lait pour qui que ce soit. C'est une entreprise normale qui doit satisfaire ses clients, faire des b&#233;n&#233;fices pour investir, se d&#233;velopper et r&#233;mun&#233;rer ses actionnaires. Les faits &#233;tant t&#234;tus, il nous am&#232;ne &#224; &#233;voquer, pour la bonne information de vos lecteurs, quelques unes des r&#233;alisations de Sonatel visant &#224; relever les d&#233;fis &#233;conomiques, sociaux et culturels auxquels font face les pouvoirs publics du S&#233;n&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; De 1997 &#224; nos jours, 350 milliards de francs Cfa ont &#233;t&#233; investis par Sonatel : pour d&#233;velopper les t&#233;l&#233;communications au S&#233;n&#233;gal qui poss&#232;de l'un des r&#233;seaux les plus modernes et les plus performants du continent ; ceci permet &#224; notre pays de jouer un r&#244;le majeur dans le Nepad (Nouveau partenariat pour le d&#233;veloppement de l'Afrique) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Sonatel est la seule entreprise qui proc&#232;de &#224; une baisse de ses tarifs tous les ans ; il n'existe pas d'autres exemples au S&#233;n&#233;gal, les tarifs de Sonatel sont les plus bas du continent ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 30 000 emplois ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s avec les t&#233;l&#233;centres et les distributeurs de cartes ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pour mieux soutenir les actions des pouvoirs publics dans les domaines de l'&#233;ducation, de la sant&#233; et de la culture, Sonatel a cr&#233;&#233; une fondation d'entreprise. La plus grande initiative d'une entreprise priv&#233;e en mati&#232;re de lutte contre le paludisme est &#224; l'actif de la Fondation Sonatel &#224; travers le t&#233;l&#233;thon organis&#233; l'ann&#233;e derni&#232;re et qui a permis de collecter pr&#232;s de 550 millions francs Cfa. Au moment o&#249; l'auteur fait publier sa contribution, la Fondation Sonatel, en partenariat avec la ville de Dakar, organise des journ&#233;es de prise en charge m&#233;dicale gratuite (consultation, analyse, m&#233;dicaments) pour les personnes du 3e &#226;ge ; cette action va se poursuivre jusqu'au 31 d&#233;cembre, les soutiens multiformes de la Fondation Sonatel dans les diff&#233;rents secteurs cit&#233;s plus haut font d'elle le premier m&#233;c&#232;ne du pays ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Sonatel a toujours r&#233;pondu aux appels &#224; la solidarit&#233; du gouvernement face &#224; certains fl&#233;aux : Sinistr&#233;s du nord en 2002, drame du Joola en 2003 et r&#233;cemment la lutte contre l'invasion acridienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pourrions citer le soutien de Sonatel aux lions du football, aux bourses octroy&#233;es aux meilleurs &#233;l&#232;ves du concours g&#233;n&#233;ral etc. En ce qui concerne les chiffres farfelus et compl&#232;tement faux avanc&#233;s par l'auteur comme &#233;tant la r&#233;mun&#233;ration du directeur g&#233;n&#233;ral de Sonatel, ils traduisent tout simplement la malhonn&#234;tet&#233; et la malveillance qui animent ce messieur qui, vraisemblablement, poursuit des objectifs inavou&#233;s dans son article. ( ) S'agissant de la dur&#233;e du directeur g&#233;n&#233;ral &#224; son poste, elle serait scandaleuse s'il &#233;tait illustr&#233; par une gestion gabegique et non transparente de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien au contraire, gr&#226;ce &#224; sa vision, &#224; la comp&#233;tence et au professionnalisme des femmes et des hommes de Sonatel, il a prouv&#233; qu'un sens &#233;lev&#233; des responsabilit&#233;s et une transparence totale sont les &#233;l&#233;ments de la r&#233;ussite sur le long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, ce que les S&#233;n&#233;galais et les Africains retiennent de Sonatel, c'est la performance, la r&#233;f&#233;rence, un mod&#232;le de management en somme... une success story qui doit servir d'exemple aux entreprises de notre continent sur la voie du progr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cela la r&#233;alit&#233; monsieur Fall alias G. K et de gr&#226;ce arr&#234;tez vos calomnies et votre m&#233;chancet&#233; et ayez le courage de reconna&#238;tre la r&#233;ussite des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moustapha DJIGAL &lt;br class='manualbr' /&gt;Agent de la Sonatel Jet-d'Eau&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.walf.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wal Fadjri&lt;/a&gt;, 11 Novembre 2004)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Sonatel, une vache &#224; lait pour qui ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/la-sonatel-une-vache-a-lait-pour-qui.html</link>
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		<dc:date>2004-11-06T09:45:04Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Voil&#224; une soci&#233;t&#233; nationale de surcro&#238;t hyper liquide, qui d&#233;gage pr&#232;s de 56 milliards de francs Cfa de b&#233;n&#233;fices, soit plus du triple du chiffre d'affaires du Port auonome de Dakar qui tourne autour de 18 milliards de francs Cfa et qui ne fait rien pour l'Etat s&#233;n&#233;galais et pour le peuple s&#233;n&#233;galais. Jugez-en vous-m&#234;mes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, la Sonatel paie des salaires cons&#233;quents &#224; ses agents, le Drh a dit que le chauffeur &#224; la Sonatel touche 350 000 francs de salaire de base mensuel (bien plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004,231-.html" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; une soci&#233;t&#233; nationale de surcro&#238;t hyper liquide, qui d&#233;gage pr&#232;s de 56 milliards de francs Cfa de b&#233;n&#233;fices, soit plus du triple du chiffre d'affaires du Port auonome de Dakar qui tourne autour de 18 milliards de francs Cfa et qui ne fait rien pour l'Etat s&#233;n&#233;galais et pour le peuple s&#233;n&#233;galais. Jugez-en vous-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, la Sonatel paie des salaires cons&#233;quents &#224; ses agents, le Drh a dit que le chauffeur &#224; la Sonatel touche 350 000 francs de salaire de base mensuel (bien plus qu'un cadre de la hi&#233;rarchie A1 de la Fonction publique) et verse &#224; l'Etat pr&#232;s de 50 milliards de francs d'imp&#244;ts divers, entre autres menues d&#233;penses. Mais elle n'appara&#238;t nulle part dans les grands projets de d&#233;veloppement national initi&#233;s par les pouvoirs publics. C'est &#224; croire qu'elle ne s'y int&#233;resse pas du tout. Pendant que des soci&#233;t&#233;s nationales beaucoup moins nanties comme la Lonase, le Port, la Sde, les banques, les Ics et tant d'autres s'engagent r&#233;ellement de mani&#232;re patriotique &#224; soutenir les actions de d&#233;veloppement du gouvernement en participant &#224; des niveaux appr&#233;ciables aux efforts de financement de certains projets de d&#233;veloppement national (les Ics avec l'environnement ; la Lonase dans les r&#233;fections et r&#233;habilitations des &#233;coles et h&#244;pitaux, etc.), la Sonatel n'appara&#238;t nulle part de mani&#232;re significative (...) D&#232;s lors, on est en droit de se demander pour qui roule la Sonatel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout si on retient qu'en 2002, France T&#233;l&#233;com &#233;tait quasiment au bord de la faillite avec plus de 35 milliards d'euros de d&#233;ficit. La Sonatel est all&#233;e &#224; son secours en versant pr&#232;s de 40 milliards au titre de quote parts des dividendes, en achetant de fa&#231;on quasi exclusive plus de 100 milliards de mat&#233;riels et &#233;quipements t&#233;l&#233;com et en payant plus de 5 milliards au titre de salaires pour les cinq cadres assistants fran&#231;ais (inutiles ) en poste dans le cadre du management-fee tant d&#233;cri&#233; par les syndicats. Et cela va continuer .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on y ajoute que Sonatel Mobiles (ex-Aliz&#233;) a acquis sa licence d'exploitation Gsm au franc symbolique alors que Sentel a pay&#233; 50 milliards pour la sienne, on ne sait plus quoi dire. Il est vrai que passer 17 ans &#224; la t&#234;te d'une soci&#233;t&#233;, vous donne des droits quasi divins qui vous autorisent &#224; prendre les pouvoirs publics pour quantit&#233; n&#233;gligeable. Quand on a, &#224; son tableau de chasse, plus de sept ministres de Robert Sagna &#224; Abdou Fall, en passant par Moustapha K&#226;, Serigne Diop, Abdoulaye Elimane Kane, Aissata Tall Sall, Diop Decroix, tous &#171; consomm&#233;s &#187; sans coup f&#233;rir, on n'a plus peur de rien. Et ce n'est pas un petit s&#233;minariste trop poli comme Joseph Ndong, l'actuel ministre, qui va vous emp&#234;cher de dormir. D'autant plus qu'on se glorifierait d'avoir les moyens de sa politique (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite non content de se payer soi-m&#234;me un salaire mensuel de plus de 11 millions de francs (vous avez bien lu) et de s'octroyer une prime annuelle de plus de 120 millions (ce sont les syndicats qui l'ont dit), le Monsieur d&#233;tiendrait plus de 2 000 actions dans la Sonatel (ce n'est pas un d&#233;lit d'initi&#233; &#231;a ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, l'inamovible Dg de la Sonatel attrait r&#233;guli&#232;rement &#224; la barre, ne respecte jamais les d&#233;cisions de justice en sa d&#233;faveur, fort du soutien du r&#233;seau de relations de son pater tout puissant. Aussi accumule-t-il, sans sourciller, les contentieux d&#233;j&#224; vid&#233;s d&#233;finitivement par la justice. Il en est ainsi des pauvres retrait&#233;s qui attendent depuis 20 ans d'entrer dans leurs droits que la Poste a d&#233;j&#224; pay&#233;s &#224; ses ayants droit. Quand son p&#232;re disait en 1981, &#224; Abdou Diouf, &#171; les S&#233;n&#233;galais sont fatigu&#233;s &#187;, il ne pensait pas s&#251;rement &#224; ceux que son fils allait faire souffrir et continue &#224; faire souffrir &#224; la Sonatel depuis 17 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand toutes les grandes entreprises ont chang&#233; plus d'une fois de Dg, lui, il est toujours l&#224;. Quant au bon peuple s&#233;n&#233;galais, il continue &#224; &#234;tre pressuris&#233; par les tarifs exorbitants pour engranger des b&#233;n&#233;fices mirifiques qui vont continuer &#224; engraisser France T&#233;l&#233;com, car les b&#233;n&#233;fices sont r&#233;alis&#233;s uniquement avec l'argent des S&#233;n&#233;galais et accessoirement des Maliens avec Ikatel. C'est pourquoi les Fran&#231;ais ne se sont pas tromp&#233;s qui disent que la Sonatel est la meilleure filiale au monde .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi la question est repos&#233;e : La Sonatel : Vache &#224; lait pour qui ? En tout cas, pas pour le peuple ni pour le gouvernement du S&#233;n&#233;gal. Et puis 17 ans, ce n'est pas encore assez ? Tout le monde est interpell&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moussa FALL Fass Dakar &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;mailto:moussafal@hotmail.com&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;moussafal@hotmail.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.walf.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wal Fadjri&lt;/a&gt;, 6 novembre 2004)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Sonatel se moque des S&#233;n&#233;galais</title>
		<link>https://www.osiris.sn/la-sonatel-se-moque-des-senegalais.html</link>
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		<dc:date>2004-09-17T06:54:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Une fois au S&#233;n&#233;gal, au mois de f&#233;vrier de cette ann&#233;e, je me suis dirig&#233; au poste de Sonatel de Ziguinchor pour m'informer sur l'acquisition d'une ligne t&#233;l&#233;phonique pour ma tr&#232;s ch&#232;re maman qui habite &#224; Oussouye. &lt;br class='autobr' /&gt;
La fille qui m'a re&#231;u m'a inform&#233; qu'une fois faite la demande, dans l'espace d'un mois, s'il y a des conditions techniques, le t&#233;l&#233;phone sera install&#233;. Sur la base de ces informations, une fois de retour au Br&#233;sil, j'ai envoy&#233; de l'argent &#224; ma s&#339;ur pour qu'elle demande (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004,231-.html" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une fois au S&#233;n&#233;gal, au mois de f&#233;vrier de cette ann&#233;e, je me suis dirig&#233; au poste de Sonatel de Ziguinchor pour m'informer sur l'acquisition d'une ligne t&#233;l&#233;phonique pour ma tr&#232;s ch&#232;re maman qui habite &#224; Oussouye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fille qui m'a re&#231;u m'a inform&#233; qu'une fois faite la demande, dans l'espace d'un mois, s'il y a des conditions techniques, le t&#233;l&#233;phone sera install&#233;. Sur la base de ces informations, une fois de retour au Br&#233;sil, j'ai envoy&#233; de l'argent &#224; ma s&#339;ur pour qu'elle demande l'installation du t&#233;l&#233;phone. Ceci &#233;tant au mois de mai, elle s'est dirig&#233;e au poste de la Sonatel &#224; Ziguinchor pour demander le t&#233;l&#233;phone. Elle a re&#231;u le num&#233;ro 1014984, en son nom, Aissatou Diallo. Depuis le mois de mai, son marathon a commenc&#233;, parce que chaque fois qu'elle appelle au num&#233;ro 14 (t&#233;l&#233;phone vert), on lui r&#233;pond qu'ils ne peuvent pas lui donner une date pour l'installation du t&#233;l&#233;phone. Je rappelle que le t&#233;l&#233;phone n'est plus un luxe mais une n&#233;cessit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette situation, toutes les fois que je veux parler &#224; ma ch&#232;re maman, je t&#233;l&#233;phone chez mon oncle qui habite en face de ma maman. Fatigu&#233; de cette situation, j'ai pris l'initiative d'envoyer des messages &#233;lectroniques aux d&#233;partements commerciaux de Dakar, de Ziguinchor et &#224; la Pr&#233;sidence de la R&#233;publique ; mais sans succ&#232;s. C'est pour cela que j'ai d&#233;cid&#233; de vous &#233;crire pour que les m&#233;dias s&#233;n&#233;galais informent la population s&#233;n&#233;galaise du sort que nous r&#233;servent la Sonatel et le gouvernement de l'alternance. Le site de la Sonatel informe que le t&#233;l&#233;phone sera install&#233; dans l'espace de 10 jours, s'il n'y a pas de probl&#232;mes techniques. A Oussouye, il n'y a pas de probl&#232;mes techniques parce qu'en face de chez ma maman, il y a le t&#233;l&#233;phone de mon oncle et de la Douane. Je vous informe que les agents de la Sonatel vont au Cap Skirring au moins une fois par semaine pour installer des t&#233;l&#233;phones, en passant par Oussouye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 08 ao&#251;t 2004, j'ai envoy&#233; un e-mail &#224; MM. Karim Mbengue et Bassirou Ndiaye, au mail r&#233;serv&#233; aux consommateurs (webmaster@sonatel.sn) et au site de la poste commerciale de la Sonatel de Ziguinchor, &#224; travers le site de la Sonatel, pour demander l'installation du t&#233;l&#233;phone de ma maman, mais sans succ&#232;s. L'unique qui m'a r&#233;pondu fut M. Bassirou Ndiaye, me disant qu'il &#233;tait en vacances jusqu'au 06 septembre. Il m'a demand&#233; d'&#233;crire &#224; M. Mbengue, &#224; qui j'avais d&#233;j&#224; &#233;crit, sans r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 9 ao&#251;t 2004, j'ai &#233;crit &#224; la Pr&#233;sidence de la R&#233;publique, mais sans succ&#232;s, parce que jusqu' &#224; pr&#233;sent, je n'ai pas encore re&#231;u de r&#233;ponse. R&#233;cemment, notre Ambassade m'a envoy&#233; des documents informant de ce que les S&#233;n&#233;galais de l'&#233;tranger pouvaient faire pour retourner au pays et servir notre ch&#232;re Nation, mais s'il est tr&#232;s difficile d'avoir une ligne t&#233;l&#233;phonique, qu'est-ce qu'on peut attendre de notre gouvernement ? Que le peuple S&#233;n&#233;galais sache qu'il est urgent que les consommateurs se fassent respecter au pays de la T&#233;ranga. J'esp&#232;re qu'apr&#232;s cette r&#233;clamation, le gouvernement et la Sonatel prendront l'initiative de respecter d&#233;sormais tous les S&#233;n&#233;galais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alfa Oumar DIALLO &lt;br class='manualbr' /&gt;Avocat au Br&#233;sil Doyen de la Facult&#233; des Relations internationales du Centre universitaire LaSalle au Br&#233;sil, &lt;br class='manualbr' /&gt;Professeur de Droit international public _ &lt;a href=&#034;mailto:alfadiallo@via-rs.net&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;alfadiallo@via-rs.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De l'outil &#224; l'usage : les batailles pour le contr&#244;le des autoroutes de l'information</title>
		<link>https://www.osiris.sn/De-l-outil-a-l-usage-les-batailles.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/De-l-outil-a-l-usage-les-batailles.html</guid>
		<dc:date>2004-09-04T19:18:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Extraits du texte &#171; A propos de l'id&#233;ologie dominante de notre &#233;poque. La communication comme id&#233;ologie. &#187; pr&#233;sent&#233; &#224; la rencontre L'Afrique et les Nouvelles Technologies de l'Information, Gen&#232;ve, 17-18 octobre 1996 &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;sum&#233; : &lt;br class='autobr' /&gt;
L'interconnexion des r&#233;seaux informatiques implique la mise en oeuvre de moyens organisationnels, mat&#233;riels et donc financiers lourds. Les questions relatives au co&#251;t de la construction de ces moyens, &#224; l'organisation de l'acc&#232;s, &#224; leur usage et donc &#224; leur contr&#244;le, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004,231-.html" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Extraits du texte &#171; A propos de l'id&#233;ologie dominante de notre &#233;poque. La communication comme id&#233;ologie. &#187; pr&#233;sent&#233; &#224; la rencontre L'Afrique et les Nouvelles Technologies de l'Information, Gen&#232;ve, 17-18 octobre 1996&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interconnexion des r&#233;seaux informatiques implique la mise en oeuvre de moyens organisationnels, mat&#233;riels et donc financiers lourds. Les questions relatives au co&#251;t de la construction de ces moyens, &#224; l'organisation de l'acc&#232;s, &#224; leur usage et donc &#224; leur contr&#244;le, sont de plus en plus importantes. Samir Amin analyse la bataille autour du contr&#244;le des moyens techniques des autoroutes de l'information et pose la question du r&#244;le des Etats et des services publics face au pouvoir des multinationales. Bien que les NTIC risquent d'approfondir la polarisation entre les centres et les p&#233;riph&#233;ries, l'auteur estime que l'organisation et le contenu des autoroutes de l'information d&#233;pendront d'abord des formes d'appropriation des techniques par le public et qu'il tient aux usagers de cr&#233;er les conditions pour qu'elles soient socialement utiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le contr&#244;le des moyens techniques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bataille pour le contr&#244;le des moyens en question se d&#233;ploie dans deux dimensions, l'une principalement nationale, l'autre mondiale. Au plan des Etats (ou groupes d'Etats &#233;troitement associ&#233;s comme veulent l'&#234;tre ceux de l'Union Europ&#233;enne) le choix est le suivant : &#224; supposer que la production et le stockage des informations soit plus ou moins libre (c'est-&#224;-dire non censur&#233; par autre chose que les co&#251;ts, notamment financiers, qu'ils impliquent), leur transmission doit-elle &#234;tre assur&#233;e par un service public (comme la Poste), ou par des entreprises priv&#233;es, ou par la combinaison des deux &#224; pr&#233;ciser ? Cette transmission doit-elle &#234;tre aussi libre que possible, ou soumise &#224; des conditions (&#233;thiques, ou m&#234;me politiques et autres) &#224; pr&#233;ciser ? L'esprit du temps p&#232;se plut&#244;t en faveur de la solution du march&#233; libre, bien entendu. L'information est alors trait&#233;e comme une marchandise, sa transmission comme un service marchand, soumis aux lois du march&#233;. Celles-ci d&#233;termineront alors qui peut y avoir acc&#232;s, c'est-&#224;-dire payer le prix de la marchandise et du service. En amont, le choix des consommateurs par le portefeuille d&#233;terminera ceux des savoirs et informations utiles &#224; collecter (ceux qui sont vendables) et ceux qui ne le sont pas. Les crit&#232;res du service public, par contre, pourraient modifier la composition du bloc des consommateurs, r&#233;partir diff&#233;remment la couverture des co&#251;ts et s'imposer des crit&#232;res de choix qui garantissent mieux l'&#233;galit&#233; dans l'acc&#232;s (ou la moindre in&#233;galit&#233;) et les conditions de son usage d&#233;mocratique (l'objectivit&#233;, le pluralisme, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'importance des enjeux est telle que les grandes multinationales y voient la source potentielle de profits financiers majeurs. D&#233;j&#224; l'ensemble des activit&#233;s &#233;conomiques regroup&#233;es sous les titres de l'informatique, des t&#233;l&#233;coms et de l'audiovisuel, repr&#233;sente 8 &#224; 10% du PIB mondial, plus que l'automobile. Cette proportion est appel&#233;e &#224; grandir, et vite, puisque d&#233;j&#224; trois salari&#233;s sur cinq dans le monde se servent de technologies qui impliquent l'informatique. Or jusqu'&#224; pr&#233;sent, les domaines de la communication restent largement - bien qu'in&#233;galement d'un pays &#224; l'autre - soumis &#224; des r&#233;glementations l&#233;gales et sont g&#233;r&#233;s par des services publics. L'offensive du capital priv&#233;, mobilisant &#224; cet effet ses th&#232;mes pr&#233;f&#233;r&#233;s bien connus (l'efficacit&#233; du priv&#233;, etc.), vise simplement &#224; obtenir la d&#233;r&#233;glementation lui permettant de s'approprier des profits juteux en perspective. Rien de plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au plan mondial, le probl&#232;me est celui de savoir si les fronti&#232;res d'Etat doivent &#234;tre abolies pour permettre aux capitaux priv&#233;s et &#233;ventuellement publics d'&#233;tendre leurs op&#233;rations &#224; l'&#233;chelle mondiale, ou si les Etats partenaires doivent &#234;tre les ma&#238;tres du jeu dans ce domaine. La solution pr&#233;conis&#233;e par les courants politiques et id&#233;ologiques dominants, la d&#233;r&#233;glementation mondialis&#233;e, est certainement catastrophique pour la majorit&#233; des pays du monde (en fait pour le monde entier au del&#224; des Etats Unis/Canada, de l'Union Europ&#233;enne et du Japon). Car aucun des Etats en dehors des centres mentionn&#233;s, ou des groupes capitalistes priv&#233;s qui rel&#232;vent de leur juridiction, ne serait capable sur leurs propres terrains de concurrencer les multinationales am&#233;ricaines, japonaises et europ&#233;ennes. Or le march&#233; dont celles-ci se pr&#233;occupent n'est gu&#232;re que celui repr&#233;sent&#233; par 20% de la population mondiale (la majorit&#233; dans les centres, la minorit&#233; dans les p&#233;riph&#233;ries dynamiques, une minorit&#233; n&#233;gligeable dans les zones marginalis&#233;es) qui concentrent 80% de la consommation mondiale...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a plus grave encore. A supposer m&#234;me que l'option service public l'emporte dans tous les centres et les p&#233;riph&#233;ries dans l'organisation du march&#233; -ou alors pseudomarch&#233; - de l'information et de sa transmission, cela ne constitue pas une garantie de correction des d&#233;s&#233;quilibres &#224; l'&#233;chelle mondiale. Dans les p&#233;riph&#233;ries, les services publics qui seraient charg&#233;s ici &#233;galement de la gestion des communications, seraient d&#233;munis de moyens. Les entreprises priv&#233;es et m&#234;me les services publics des pays du centre pourraient alors agir de concert sur les terrains fragiles de la p&#233;riph&#233;rie pour les mettre en coupe r&#233;gl&#233;e et en tirer des profits juteux. Dans ce domaine comme dans les autres la tendance naturelle du capitalisme mondialis&#233; &#224; produire, reproduire et approfondir la polarisation ne peut &#234;tre combattue efficacement que par l'organisation d'interd&#233;pendances n&#233;goci&#233;es et r&#233;glement&#233;es. Cela implique des actions syst&#233;matiques concert&#233;es dans tous les domaines permettant en particulier l'organisation de transferts de capitaux des centres vers les p&#233;riph&#233;ries, affect&#233;s &#224; la construction des infrastructures n&#233;cessaires...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'appropriation publique des techniques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le progr&#232;s technique, l'invention de nouvelles technologies sont certainement toujours par eux m&#234;mes souhaitables ; mais la distinction entre l'outil et l'usage qu'on en fait demeure essentielle. Le d&#233;roulement de l'histoire n'est pas command&#233; directement par le progr&#232;s technique, l'histoire est davantage celle de la lutte pour le contr&#244;le des usages de ces techniques, qui est finalement un aspect de la lutte sociale, des luttes de classes et des luttes de nations entre autre. Il faut donc cr&#233;er des conditions pour que cet usage serve le progr&#232;s de la soci&#233;t&#233;, la lib&#233;ration des individus et des peuples. Fort heureusement ceux-ci existent et agissent, pas toujours comme les forces dominantes du syst&#232;me l'auraient d&#233;sir&#233;. Le t&#233;l&#233;phone avait &#233;t&#233; invent&#233; pour permettre d'&#233;couter l'op&#233;ra sans se d&#233;placer, dit-on. Le public s'en est appropri&#233; pour faire bien d'autres choses. Le Minitel a lui aussi &#233;t&#233; appropri&#233; par le public, pour le meilleur et le pire. On ne savait pas trop &#224; quoi le fax pouvait &#234;tre utile, para&#238;t-il, et sa mise au point a &#233;t&#233; retard&#233;e longtemps pour cette raison. On sait ce qu'il est advenu. Le succ&#232;s de ces m&#233;dias discrets doit renforcer notre optimisme : les peuples, les usagers, peuvent conqu&#233;rir la ma&#238;trise de l'outil et le mettre au service des strat&#233;gies qu'ils veulent d&#233;velopper dans les champs de leur choix. Mais si dans le cas des m&#233;dias discrets des acquis ont pu &#234;tre conquis sans intervention organis&#233;e, il n'en est pas de m&#234;me avec d'autres outils de la communication qui exigent que la bataille autour de leur usage soit collective, fortement organis&#233;e et politique : mettre la t&#233;l&#233;vision au service de la d&#233;mocratie en est un bel exemple. De m&#234;me, organiser l'acc&#232;s aux autoroutes de l'information, imposer une distribution des services acceptable et utile socialement aux &#233;chelles nationale et mondiale constituent aujourd'hui les enjeux des batailles &#224; mener...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samir Amin&lt;br class='manualbr' /&gt;Fondation Tiers Monde, Dakar&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'appui du CDE au PCCI, call center de Dakar</title>
		<link>https://www.osiris.sn/L-appui-du-CDE-au-PCCI-call-center.html</link>
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		<dc:date>2004-08-26T10:21:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Soci&#233;t&#233; de services du secteur des NTIC, PCCI (Premier Call Center International de Dakar) a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 2002 par des promoteurs fran&#231;ais et s&#233;n&#233;galais. Elle est leader du march&#233; des call centers en Afrique francophone. Le capital de PCCI, d&#233;tenu &#224; 100% par les fondateurs, se r&#233;partit ainsi : PCCI France 650000 &#8364; PCCI S&#233;n&#233;gal 1 525 000 &#8364; PCCI UK 150 000 &#8364;. Le chiffre d'affaire &#233;volue ainsi : 2003 : 7 M&#8364; pr&#233;visions 2004 : 12 M&#8364;. Elle propose &#224; ses clients (actuellement europ&#233;ens et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004,231-.html" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Soci&#233;t&#233; de services du secteur des NTIC, PCCI (Premier Call Center&lt;br class='autobr' /&gt;
International de Dakar) a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 2002 par des promoteurs fran&#231;ais&lt;br class='autobr' /&gt;
et s&#233;n&#233;galais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est leader du march&#233; des call centers en Afrique francophone. Le&lt;br class='autobr' /&gt;
capital de PCCI, d&#233;tenu &#224; 100% par les fondateurs, se r&#233;partit ainsi :&lt;br class='autobr' /&gt;
PCCI France 650000 &#8364; PCCI S&#233;n&#233;gal 1 525 000 &#8364; PCCI UK 150 000 &#8364;. Le&lt;br class='autobr' /&gt;
chiffre d'affaire &#233;volue ainsi : 2003 : 7 M&#8364; pr&#233;visions 2004 : 12 M&#8364;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle propose &#224; ses clients (actuellement europ&#233;ens et principalement&lt;br class='autobr' /&gt;
fran&#231;ais dont France Loisirs, Canal Horizons, Cegetel, Canal +, la&lt;br class='autobr' /&gt;
Fondation Hachette, L'Expansion, St&#233;ria, TBS, Louis Harris, Procter &amp;&lt;br class='autobr' /&gt;
Gamble), la gestion de la relation client&#232;le par t&#233;l&#233;phone de m&#234;me que&lt;br class='autobr' /&gt;
divers services : vente, enqu&#234;te, conseils, saisie, recouvrement, prise&lt;br class='autobr' /&gt;
de rendez- vous, prise de commande, assistance sur Internet et mailing.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ce faire, l'effectif PCCI est en constante progression. Le Centre&lt;br class='autobr' /&gt;
est actuellement dot&#233; de 300 positions de travail &#233;quip&#233;es. L'expansion&lt;br class='autobr' /&gt;
est rapide :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les t&#233;l&#233;acteurs qui au d&#233;part &#233;taient 41 sont actuellement 350 ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'&#233;quipe des superviseurs &#224; l'origine compos&#233;e de 8 personnes est &#224; 24 ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#224; cela il faut ajouter le personnel admi-nistratif (classique) de 70&lt;br class='autobr' /&gt;
personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un financement de la BOAD va permettre la r&#233;alisation de la deuxi&#232;me&lt;br class='autobr' /&gt;
phase du projet avec la mise en place de 400 positions additionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La flexibilit&#233; de PCCI provient notamment de son exceptionnelle base de&lt;br class='autobr' /&gt;
donn&#233;es d'environs 8000 candidatures qui lui permet de r&#233;pondre aux&lt;br class='autobr' /&gt;
besoins en personnel lors du d&#233;marrage d'op&#233;rations ou dans le&lt;br class='autobr' /&gt;
cadre d'un renforcement des effectifs. En sus des Instituts, la base de&lt;br class='autobr' /&gt;
donn&#233;es s'enrichit suite aux appels &#224; candidatures externes des canaux&lt;br class='autobr' /&gt;
tels : le parrainage, la presse, le d&#233;p&#244;t sur site WEB... La disponibilit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
des collaborateurs garantit une r&#233;activit&#233; et une souplesse de travail&lt;br class='autobr' /&gt;
incomparable, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. PCCI est devenu la&lt;br class='autobr' /&gt;
premi&#232;re structure &#224; avoir recrut&#233; autant de jeunes dipl&#244;m&#233;s en 18 mois.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nonobstant cette aptitude &#224; r&#233;sorber le ch&#244;mage, il assure la formation&lt;br class='autobr' /&gt;
des salari&#233;s et d&#233;veloppe ainsi chez eux une polyvalence et une&lt;br class='autobr' /&gt;
pluridisciplinarit&#233;, clefs de son succ&#232;s. PCCI n'a pas encore de&lt;br class='autobr' /&gt;
concurrent r&#233;gional offrant le m&#234;me niveau de prestation et la m&#234;me&lt;br class='autobr' /&gt;
gamme de services. Mais, soucieuse de conserver son avantage&lt;br class='autobr' /&gt;
concurrentiel, elle entend donner la priorit&#233; &#224; la formation et &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
fid&#233;lisation de son personnel. En l'absence de fili&#232;re locale de&lt;br class='autobr' /&gt;
formation aux m&#233;tiers de gestion des relations client&#232;le, PCCI a demand&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
au CDE de l'aider &#224; former ses t&#233;l&#233;acteurs, managers et techniciens de&lt;br class='autobr' /&gt;
t&#233;l&#233;phonie et d'informatique. Cette intervention aboutira &#224; la formation&lt;br class='autobr' /&gt;
des formateurs, cr&#233;atrice d'une valeur ajout&#233;e locale p&#233;renne. Ce programme, r&#233;alis&#233; au courant du dernier trimestre 2003, a port&#233; sur les points suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Formation pour la connaissance et la ma&#238;trise des techniques applicables en mati&#232;re de gestion qualitative de la relation client&#232;le a &#233;t&#233; dispens&#233;e &#224; la 1&#232;re &#233;quipe &#233;quipe (formateurs, superviseurs et t&#233;l&#233;acteurs) par un cabinet fran&#231;ais expert en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; leur parcours de recrutement, les candidats s&#233;lectionn&#233;s b&#233;n&#233;ficient d'une batterie de formations :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; T&#233;l&#233;marketing, techniques d'entretien t&#233;l&#233;phonique :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Formation produit : connaissance de l'environnement de la campagne du&lt;br class='autobr' /&gt;
client, conditions de l'offre, modalit&#233;s d'acquisition, tarifs...
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Formation utilisation de l'outil informatique : ma&#238;trise du clavier et&lt;br class='autobr' /&gt;
saisie simultan&#233;e.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Formations continues : remise &#224; niveau permanente des connaissances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PCCI se positionne donc comme un acteur du d&#233;veloppement durable : en optimisant l'emploi de collaborateurs locaux et en partageant des comp&#233;tences et des acquis entre les partenaires fran&#231;ais et africains et, comme d&#233;montr&#233; ci-dessus, en portant une grande attention &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
formation et qualification des personnels. A terme, cet ambitieux projet va cr&#233;er 7000 emplois, faisant de PCCI le premier employeur du secteur priv&#233; du S&#233;n&#233;gal &#224; l'horizon 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait du rapport annuel 2003 du Centre pour le d&#233;veloppement de l'entreprise (CDE)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.cde.int&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CDE&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Illusions entretenues sur les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC)</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Illusions-entretenues-sur-les.html</link>
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		<dc:date>2004-08-18T21:12:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans &#171; le Soleil &#187; du mercredi 28 juillet 2004 en page 10, nous avons relev&#233;, avec surprise, les affirmations faisant &#233;tat d'&#233;tudiants brillants au S&#233;n&#233;gal mais qui se retrouvent finalement agents de s&#233;curit&#233; en France, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; admis en ann&#233;e pr&#233;paratoire des grandes &#233;coles. Ces &#233;checs sont, d'apr&#232;s un professeur de l'UGB de Saint-Louis, imputables au manque de ma&#238;trise des NTIC dans la formation ant&#233;rieure. Nous nous garderons bien de juger ce professeur &#224; partir des propos (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004,231-.html" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans &#171; le Soleil &#187; du mercredi 28 juillet 2004 en page 10, nous avons relev&#233;, avec surprise, les affirmations faisant &#233;tat d'&#233;tudiants brillants au S&#233;n&#233;gal mais qui se retrouvent finalement agents de s&#233;curit&#233; en France, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; admis en ann&#233;e pr&#233;paratoire des grandes &#233;coles. Ces &#233;checs sont, d'apr&#232;s un professeur de l'UGB de Saint-Louis, imputables au manque de ma&#238;trise des NTIC dans la formation ant&#233;rieure. Nous nous garderons bien de juger ce professeur &#224; partir des propos rapport&#233;s par l'auteur de l'article, la fid&#233;lit&#233; n'&#233;tant pas garantie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, nous pouvons affirmer qu'aujourd'hui, le discours sur les NTIC a atteint des dimensions inqui&#233;tantes qui exigent qu'il soit reconsid&#233;r&#233; eu &#233;gard &#224; ce qui constitue, dans les enseignements et la formation, le fondement des connaissances et aptitudes. Il y a quelque temps, au S&#233;n&#233;gal une grande agence d'outre-Atlantique d'aide au d&#233;veloppement avait lanc&#233; un appel d'offres pour la cr&#233;ation de cyber caf&#233;s en milieu rural.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne cernons pas, pour la r&#233;solution des grands probl&#232;mes du paysannat du Tiers-Monde, les apports possibles de ce projet qui aurait pu aussi int&#233;resser l'actuel Chef d'Etat du pays qui a &#233;t&#233; au second rang dans le classement mondial, selon l'Indice de D&#233;veloppement Humain du PNUD. Les images diffus&#233;es par la t&#233;l&#233;vision ont permis de constater que ce pr&#233;sident, &#224; la t&#234;te de la quatri&#232;me puissance scientifique du monde, ne savait pas, il y a peu de temps encore, ce qu'est une souris en Informatique. Il y a probablement beaucoup de ses homologues africains &#224; avoir &#233;t&#233; dans le m&#234;me cas que lui, s'ils n'y sont toujours pas, nous n'indexons personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute fa&#231;on, ce manque d'aptitude dans l'utilisation des NTIC ne saurait nullement &#234;tre un facteur d&#233;terminant du vote du citoyen lors d'&#233;lections pr&#233;sidentielles, les pr&#233;occupations majeures &#233;tant ailleurs. On est en droit d'affirmer aujourd'hui que ce discours sur les NTIC en Afrique rel&#232;ve, soit d'une inqui&#233;tante m&#233;connaissance des m&#233;canismes &#233;l&#233;mentaires du processus de d&#233;veloppement &#233;conomique et social et d'acquisition de connaissances et aptitudes, soit d'une grande hypocrisie de la part de ceux qui se font les troubadours de ces nouvelles technologies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours public d'aujourd'hui sur les rapports des NTIC avec l'Indice de D&#233;veloppement Humain est comparable au discours d'hier sur les rapports entre la N&#233;gritude et le processus de d&#233;veloppement des pays africains. C'est encore et toujours de la diversion, qui risque d'entra&#238;ner l'Afrique dans une voie sans issue, si les laudateurs des NTIC ne sont pas remis &#224; leur juste place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De pi&#232;tres &#233;conomistes am&#233;ricains ayant invent&#233; &#171; l'Economie nouvelle &#187;, relay&#233;s par des autorit&#233;s africaines, conduites par la na&#239;vet&#233; &#224; emprunter ces voies hasardeuses, veulent maintenant forger une mythologie du d&#233;veloppement par les NTIC, avec ses divinit&#233;s comme l'interconnexion, la flexibilit&#233; et l'immat&#233;rialit&#233;. Les caract&#233;ristiques pr&#234;t&#233;es &#224; la &#171; Nouvelle &#233;conomie &#187; ou &#171; &#233;conomie d'Internet &#187; sont, &#224; bien des &#233;gards, des vieilleries de l'Economie classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;mat&#233;rialisation de l'Economie dont on parle tant avec le d&#233;veloppement des NTIC n'est que la poursuite d'une tendance &#224; la tertiairisation de l'&#233;conomie que le monde vivait d&#233;j&#224; bien avant l'av&#232;nement d'Internet, depuis l'&#233;clatement de la R&#233;volution industrielle en Europe au XVIIIe si&#232;cle. En effet, dans les pays d&#233;velopp&#233;s comme dans ceux en voie de d&#233;veloppement, c'est dans le secteur Tertiaire que les effectifs se sont le plus accrus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;volution, commune &#224; tous les pays, s'explique diff&#233;remment selon le niveau de d&#233;veloppement. Dans les pays d&#233;velopp&#233;s, c'est la m&#233;canisation dans l'agriculture entra&#238;n&#233;e par l'automatisation de plus en plus pouss&#233;e dans le secteur Secondaire, c'est-&#224;-dire industriel, qui ont entra&#238;n&#233; une concentration de plus en plus importante des effectifs dans le Tertiaire, dont l'informatisation reste d'un impact limit&#233; sur les effectifs employ&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, dans les pays d&#233;velopp&#233;s, l'introduction des scanners dans la grande distribution n'a pas permis de r&#233;duire le nombre de caisses et l'informatisation dans la gestion des banques et des entreprises ne s'est pas accompagn&#233;e d'une baisse des effectifs. Aucun d&#233;graissage des effectifs n'a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;, suite &#224; l'introduction des NTIC dans les organisations. L'adaptation aux NTIC, dans les entreprises, ne cr&#233;e pas de nouveaux emplois en g&#233;n&#233;ral. Elle entra&#238;ne des reconversions et des recyclages du personnel en place avec bien s&#251;r la facilitation dans l'ex&#233;cution du travail affect&#233; par l'introduction des NTIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les Pays en Voie de D&#233;veloppement, c'est par contre la faible densit&#233; du tissu industriel qui explique l'excroissance des effectifs tertiaires, dont une bonne part d'ailleurs dans l'informel, en raison de l'exode rural qui a atteint des proportions inqui&#233;tantes. La population active, qui demeure employ&#233;e dans le secteur Primaire majoritairement, est une caract&#233;ristique du Tiers-Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, ce qui est nouveau par contre, c'est la cr&#233;ation de grands march&#233;s communautaires comme l'Union Europ&#233;enne, l'ALENA en Am&#233;rique et en Afrique l'UEMOA, dont du reste on ne s'explique pas l'absence d'une dynamique de fusion avec la CEMAC (Communaut&#233; Economique et Mon&#233;taire de l'Afrique Centrale), les potentialit&#233;s &#233;conomiques &#233;tant bien compl&#233;mentaires, sauf &#224; reconna&#238;tre que le principe de diviser pour mieux r&#233;gner appliqu&#233; par l'ancienne puissance colonisatrice continue de produire ses effets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; l'Union Europ&#233;enne est pass&#233;e &#224; 25 Etats membres, on ne peut que regretter l'impr&#233;cision sur les &#233;ch&#233;ances de constitution de plus grandes organisations communautaires en Afrique. Les laudateurs des NTIC en Afrique ne r&#233;alisent toujours pas que l'&#233;clatement de la bulle financi&#232;re, depuis plus de trois ans, sur les march&#233;s boursiers europ&#233;ens et am&#233;ricains, a entra&#238;n&#233; les plus lourds d&#233;ficits jamais subis avant par des entreprises avec des pertes de pr&#232;s de 50 milliards de dollars pour World Com aux USA (30.000 milliards CFA), 20 milliards d'euros pour France T&#233;l&#233;com, 13 milliards d'euros pour Vivendi Universal, du fait de l'effondrement des cours boursiers des start up, ces jeunes pousses de la Net &#233;conomie, dans lesquelles elles avaient trop mis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les espoirs immod&#233;r&#233;s plac&#233;s en elles qui ont fait monter, sans fondement &#233;conomique justifi&#233;, leurs cours boursiers. Lorsque les march&#233;s se sont rendu compte qu'il ne s'agissait que d'anticipations irrationnelles, la bulle financi&#232;re a &#233;clat&#233;, entra&#238;nant des chutes faramineuses de cours boursiers, dont certains ont &#233;t&#233; divis&#233;s par cent, entra&#238;nant donc des pertes in&#233;gal&#233;es par le pass&#233; subies par les d&#233;tenteurs de ces titres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; &#233;conomique a fini par s'imposer sur les sp&#233;culations boursi&#232;res relatives aux NTICN avec la r&#233;action salutaire des march&#233;s pour imposer la v&#233;rit&#233; des prix. Probablement, la presse aussi a donn&#233; aux NTIC une importance disproportionn&#233;e, par rapport &#224; la r&#233;alit&#233;. En effet, le battage m&#233;diatique de tout ce qui touche aux NTIC rev&#234;t un caract&#232;re pernicieux aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soit on se positionne en chantre d'Internet, vantant de fa&#231;on immod&#233;r&#233;e les m&#233;rites des NTIC, sans emprise r&#233;aliste, l'on est consid&#233;r&#233; comme &#233;tant tr&#232;s ouvert au progr&#232;s. Soit on observe une distance critique, en soulevant de vraies questions et l'on est tax&#233; d'immobilisme et d'archa&#239;sme. Pourtant, le choix n'est pas corn&#233;lien... La fracture num&#233;rique dont on parle tant entre pays d&#233;velopp&#233;s et Pays en Voie de D&#233;veloppement, imput&#233;e &#224; tort aux NTIC, rel&#232;ve d'une confusion grave, avec les objectifs poursuivis dans l'instauration d'un Nouvel Ordre Economique Mondial par un transfert de technologies des pays d&#233;velopp&#233;s vers les Pays en Voie de D&#233;veloppement, qui avait constitu&#233; un des objectifs du dialogue Nord-Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce combat des PVD pour une redistribution plus juste du travail industriel &#224; l'&#233;chelle mondiale, qui est plus que jamais d'actualit&#233; aujourd'hui, risque d'&#234;tre rel&#233;gu&#233; au second plan par les tenants de la th&#232;se de la fracture num&#233;rique. Ces laudateurs des NTIC, inconsciemment, sont en train de l&#226;cher la proie pour l'ombre, en cherchant &#224; mettre en place un Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique, qui concerne essentiellement le secteur Tertiaire, c'est irresponsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur Tertiaire ne pouvant nullement &#234;tre le moteur du d&#233;veloppement d'un pays, toute ressource affect&#233;e &#224; ce Fonds num&#233;rique est historiquement un gaspillage, dont la responsabilit&#233; incombe &#224; tous ceux qui participent directement ou indirectement &#224; l'accr&#233;ditation de la th&#232;se que la fracture num&#233;rique Nord-Sud devant &#234;tre trait&#233;e par un Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique. Que les Africains sachent que l'industrialisation est toujours le combat &#224; mener et qu'ils se d&#233;marquent des tenants de cette mythologie du d&#233;veloppement de l'Afrique par les NTIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On retrouve l&#224; l'explication de l'attitude responsable des chefs d'Etat occidentaux qui n'ont donn&#233; aucun engagement quant au financement de ce Fonds de solidarit&#233; num&#233;rique pour l'Afrique lors du sommet de Gen&#232;ve, les priorit&#233;s sont bien ailleurs. M&#234;me Bill Gates, qui n'est pas informaticien mais dipl&#244;m&#233; d'&#233;tudes de Gestion, fondateur de MICROSOFT et premi&#232;re fortune du monde, a d&#233;clar&#233; qu'Internet sera ramen&#233; &#224; son juste et r&#233;el niveau lorsque l'euphorie se sera estomp&#233;e autour des NTIC. Et c'est ce qui l'avait amen&#233; &#224; reconna&#238;tre que l'Afrique avait beaucoup plus besoin de moyens pour lutter contre la pauvret&#233; et l'analphab&#233;tisme que d'ordinateurs, pour une population majoritairement illettr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas s&#251;r que le S&#233;n&#233;gal augmenterait sensiblement son taux de croissance &#233;conomique si des ordinateurs tombant du ciel lui assuraient une couverture Informatique comparable &#224; celle des USA aujourd'hui. Ma&#238;triser les NTIC est facile, &#224; partir du moment o&#249; l'on a les moyens d'acqu&#233;rir un micro-ordinateur et de le connecter sur Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, en faire un outil de production du citoyen avec une contribution palpable &#224; la formation du PIB, donc &#224; la cr&#233;ation de valeurs et de richesses pour le pays, est loin d'&#234;tre &#233;vident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le profil qu'on dresse souvent du formateur en Informatique (NTIC) est &#233;difiant, puisqu'il s'agit, pour la plupart du temps, d'un auto-reconverti dont le CV ne fait nulle part &#233;tat d'un seul dipl&#244;me d&#233;livr&#233; par une grande &#233;cole pour la formation dispens&#233;e. Toutes les v&#233;rit&#233;s ne sont pas bonnes &#224; dire, mais celle-ci doit l'&#234;tre pour une d&#233;mystification des NTIC chez les Africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'empressement dont a fait montre la Banque Mondiale, pour financer le projet de l'Universit&#233; Virtuelle Africaine (U.V.A) con&#231;u non pas pour &#234;tre un maillon compl&#233;mentaire du dispositif classique d'enseignement et de formation, mais plut&#244;t comme une formule de substitution, proc&#232;de d'intentions inavou&#233;es de d&#233;manteler l'Enseignement sup&#233;rieur en Afrique. De tels sch&#233;mas de substitution du capital au travail dans l'enseignement et la formation n'ont jamais &#233;t&#233; envisag&#233;s dans les pays industrialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le responsable &#224; Dakar de l'Agence de la Francophonie doit comprendre que c'est ce qui justifie le peu d'int&#233;r&#234;t du corps professoral universitaire pour ce projet, tel qu'il a &#233;t&#233; con&#231;u. Il faudra donc le reformuler dans un sens qui puisse pr&#233;server les int&#233;r&#234;ts sup&#233;rieurs de l'Afrique, en y associant plus largement les comp&#233;tences et exp&#233;riences du corps enseignant africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre affirmation reprise souvent par la presse est que l'analphab&#232;te du XXIe si&#232;cle sera celui qui ne sait pas utiliser l'outil informatique. Une telle compr&#233;hension manque de vision prospective, car les logiciels des prochaines g&#233;n&#233;rations rendront l'Informatique beaucoup plus conviviale, au point de pouvoir &#234;tre utilis&#233;e sans formation sp&#233;cifique par tout individu non illettr&#233;. Par cons&#233;quent, l'alphab&#233;tisation de masse des populations dans le Tiers-Monde doit toujours demeurer la priorit&#233; des priorit&#233;s, avec ou sans les NTIC. Il est &#233;tabli que c'est un des moyens les plus efficaces pour lutter contre la pauvret&#233; qui gagne malheureusement du terrain en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CONCLUSION&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement aux affirmations de leurs laudateurs africains, les NTIC ne g&#233;n&#233;reront probablement pas la prosp&#233;rit&#233; pr&#233;tendue. Certes, elles joueront sans doute leur juste r&#244;le en Afrique, qui sera probablement en-de&#231;&#224; de ce qui est projet&#233; actuellement dans le discours public. Il faut se rappeler que les progr&#232;s de l'humanit&#233;, source de prosp&#233;rit&#233; des nations et des peuples, restent et resteront toujours b&#226;tis sur la comp&#233;tence par la formation et le perfectionnement des travailleurs dans leurs diff&#233;rentes professions et c'est leur niveau moyen d'&#233;ducation qui sera le d&#233;nominateur commun d&#233;terminant et non les NTIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IBRAHIM HANE &lt;br class='manualbr' /&gt;Institut Sup&#233;rieur de Gestion ex-ENSUT &lt;br class='manualbr' /&gt;Universit&#233; CAD Dakar &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;mailto:hane_ibrahima@yahoo.fr&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;hane_ibrahima@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chapitre sur le S&#233;n&#233;gal du rapport &#171; Internet sous surveillance &#187; 2004 publi&#233; par Report&#232;res sans fronti&#232;res (RSF)</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Chapitre-sur-le-Senegal-du-rapport.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Chapitre-sur-le-Senegal-du-rapport.html</guid>
		<dc:date>2004-07-03T09:43:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;S&#233;n&#233;gal Population : 9 855 000 Internautes : 105 000 (2002) Prix moyen pour 20h de connexion : 34 euros DAI : 0,14 Appr&#233;ciation : situation moyenne Le S&#233;n&#233;gal propose un acc&#232;s correct &#224; Internet au regard des autres pays d'Afrique francophone. C'est un Etat dans l'ensemble respectueux de la libert&#233; d'expression, aussi bien dans la presse que sur la Toile. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le pr&#233;sident s&#233;n&#233;galais a propos&#233; lors du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI), qui s'est tenu &#224; Gen&#232;ve (Suisse) en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2004,231-.html" rel="directory"&gt;2004&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S&#233;n&#233;gal&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Population : 9 855 000
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Internautes : 105 000 (2002)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Prix moyen pour 20h de connexion : 34 euros
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; DAI&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le DAI (Digital Access Index) est un indice cr&#233;&#233; par l'Union internationale (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : 0,14
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Appr&#233;ciation&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les appr&#233;ciations (situation bonne, moyenne, difficile, grave) ont &#233;t&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : situation moyenne&lt;br class='autobr' /&gt;
Le S&#233;n&#233;gal propose un acc&#232;s correct &#224; Internet au regard des autres pays d'Afrique francophone. C'est un Etat dans l'ensemble respectueux de la libert&#233; d'expression, aussi bien dans la presse que sur la Toile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident s&#233;n&#233;galais a propos&#233; lors du Sommet mondial sur la soci&#233;t&#233; de l'information (SMSI), qui s'est tenu &#224; Gen&#232;ve (Suisse) en d&#233;cembre 2003, la cr&#233;ation d'un fonds de solidarit&#233; visant &#224; r&#233;duire la fracture num&#233;rique Nord-Sud qui serait aliment&#233; par les contributions volontaires d'Etats, de citoyens et d'organisations. Cette proposition, accept&#233;e sur le principe par la plupart des Etats pr&#233;sents au Sommet, est cependant rest&#233;e lettre morte. Aucune mesure concr&#232;te n'a en effet &#233;t&#233; adopt&#233;e pour permettre de financer ce fonds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fin du monopole sur les t&#233;l&#233;communications&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin d&#233;cembre 2003, le gouvernement a notifi&#233; &#224; l'op&#233;rateur de t&#233;l&#233;communications, Sonatel, qu'il mettait fin &#224; son monopole et ouvrait le secteur &#224; la concurrence. Cette d&#233;cision devrait favoriser une baisse du prix d'acc&#232;s &#224; Internet. Le S&#233;n&#233;gal compte 13 fournisseurs d'acc&#232;s et plus de 150 points d'acc&#232;s public au Net. Il est un des rares pays africains &#224; proposer une connexion haut d&#233;bit au R&#233;seau, gr&#226;ce &#224; une offre ADSL lanc&#233;e en mars 2003 par Sonatel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le responsable d'un site condamn&#233; pour diffamation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 janvier 2004, Christian Costeaux, responsable du site d'informations touristiques &lt;a href=&#034;http://www.senegalaisement.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.senegalaisement.com&lt;/a&gt;, a &#233;t&#233; condamn&#233; par contumace, par le tribunal correctionnel de Ziguinchor (sud du pays), &#224; un an de prison ferme et &#224; une amende de 600 millions de francs CFA (environ 915 000 euros). La peine &#233;tait assortie d'un mandat d'arr&#234;t international. Les plaignants, le maire de Ziguinchor, principale ville de Casamance et deux h&#244;teliers de la r&#233;gion, reprochaient &#224; Christian Costeaux des propos diffamatoires visant, selon eux, &#224; ternir leur image. Ce dernier avait publi&#233; sur son site un article, &#171; Ziguinchor, plus de 100 millions d&#233;tourn&#233;s au tr&#233;sor &#187;, qui mettait en cause des proches du maire dans une affaire de corruption. L'article diffus&#233; en ligne &#233;tait tir&#233; de Walfadjiri, un journal s&#233;n&#233;galais jouissant d'une bonne r&#233;putation. Le site &lt;a href=&#034;http://www.senegalaisement.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.senegalaisement.com&lt;/a&gt; est toujours accessible depuis le S&#233;n&#233;gal. Christian Costeaux, qui ne r&#233;side pas au S&#233;n&#233;gal, est hors de port&#233;e de la police s&#233;n&#233;galaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sites utiles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'Observatoire sur les syst&#232;mes d'information, les R&#233;seaux et les inforoutes du S&#233;n&#233;gal&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.osiris.sn/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.osiris.sn/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le DAI (Digital Access Index) est un indice cr&#233;&#233; par l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications pour mesurer la capacit&#233; des individus d'un pays donn&#233; &#224; acc&#233;der aux technologies de l'information et de la communication. Les notes vont de 0 (incapacit&#233; totale) &#224; 1 (acc&#232;s parfait).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les appr&#233;ciations (situation bonne, moyenne, difficile, grave) ont &#233;t&#233; &#233;tablies &#224; partir de sept crit&#232;res : cyberdissidents ou journalistes online tu&#233;s, emprisonn&#233;s, harcel&#233;s, censure de sites d'informations, existence de sites d'informations ind&#233;pendants, existence de fournisseurs d'acc&#232;s ind&#233;pendants, co&#251;t abusif de connexion.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Information reproduite avec l'aimable autorisation de RSF (&lt;a href=&#034;http://www.rsf.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.rsf.org/&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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