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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Afrique : vers un march&#233; Internet unique ?</title>
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		<dc:date>2005-08-19T07:26:01Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Si la fracture num&#233;rique est une r&#233;alit&#233;, c'est bien dans le foss&#233; qui se creuse entre le Nord et le Sud. Comment hisser le continent africain &#224; un niveau suffisant sur le plan des infrastructures pour que les technologies de la communication deviennent &#224; la fois un moteur &#233;conomique et un outil au service des populations ? C'est &#224; cette question que les Etats d'Afrique noire francophone ont d&#233;cid&#233; de s'attaquer, d'une fa&#231;on particuli&#232;re : par le moyen du droit. &#171; L'OHADA des t&#233;l&#233;coms (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2005,230-.html" rel="directory"&gt;2005&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si la fracture num&#233;rique est une r&#233;alit&#233;, c'est bien dans le foss&#233; qui se creuse entre le Nord et le Sud. Comment hisser le continent africain &#224; un niveau suffisant sur le plan des infrastructures pour que les technologies de la communication deviennent &#224; la fois un moteur &#233;conomique et un outil au service des populations ? C'est &#224; cette question que les Etats d'Afrique noire francophone ont d&#233;cid&#233; de s'attaquer, d'une fa&#231;on particuli&#232;re : par le moyen du droit. &#171; L'OHADA des t&#233;l&#233;coms (Organisation pour l'harmonisation en Afrique du froit des affaires) &#187; vient de recevoir un renfort de poids en la personne de Brigitte Girardin, Ministre d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; la coop&#233;ration, au d&#233;veloppement et &#224; la francophonie annon&#231;ant officiellement le soutien de la France au projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un march&#233; en retard et tr&#232;s disparate&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique accuse une &#171; fracture num&#233;rique &#187; importante, en particulier concernant l'Internet. Une seule fibre optique draine le continent, le c&#226;ble sous-marin SAT3/WASC/SAFE qui part de Lisbonne et court jusqu'en Malaisie, longeant la c&#244;te atlantique pour se jeter dans l'oc&#233;an indien par l'Afrique du Sud. Cons&#233;quence : pas ou peu d'acc&#232;s au haut d&#233;bit car la bande passante est insuffisante. Et de fortes disparit&#233;s : les pays c&#244;tiers disposent de plusieurs centaines de Mbits/s, contre quelques dizaines pour les pays enclav&#233;s desservis par des liaisons satellites et seulement 2 &#224; 4 Mbits/s pour le Burundi ou le Tchad, soit l'&#233;quivalent de la bande passante de quelques abonn&#233;s &#224; l'ADSL en France !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En corollaire, le prix. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays &#233;loign&#233;s des c&#244;tes utilisent les liaisons V-SAT co&#251;teuses pour leurs connexions. R&#233;sultat : peu de cybercaf&#233;s, de services d'h&#233;bergement de sites Web ou de bo&#238;tes e-mail. De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, du fait de la faiblesse des infrastructures et du manque de concurrence dans un secteur fortement tenu par des op&#233;rateurs historiques, la bande passante est ch&#232;re. Le Mbit/s se paye plusieurs milliers d'euros par mois dans la plupart des pays d'Afrique alors qu'il co&#251;te &#224; peine 10 euros pour un particulier abonn&#233; &#224; l'ADSL en Europe et est presque gratuit aux Etats-Unis. Quand on sait qu'au-del&#224; de 450 euros par mois pour un Mbit/s, l'Internet n'est plus consid&#233;r&#233; comme un outil du d&#233;veloppement durable, on se rend compte que le chantier est vaste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers une harmonisation r&#233;glementaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;glementation est l'un des moyens pour donner confiance aux investisseurs et aux industriels et, &#224; terme, r&#233;soudre ces probl&#232;mes. On a vu, avec l'exemple europ&#233;en, qu'elle est un facteur d'am&#233;lioration de la qualit&#233; tout comme l'ouverture des march&#233;s a permis, via la concurrence, une baisse des prix et une acc&#233;l&#233;ration de l'innovation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lanc&#233; lors du Sommet de la Francophonie de Ouagadougou en novembre 2004, ce chantier &#224; l'initiative de l'UNIDA (Association pour l'unification du droit en Afrique) et sous l'&#233;gide d'Abdou Diouf, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Organisation de la francophonie, vise donc &#224; harmoniser les r&#233;glementations nationales, dans un premier temps au sein de l'Afrique noire francophone. Dans l'esprit, le travail s'inspire de ce qui a &#233;t&#233; fait pour le droit des affaires OHADA, qui a standardis&#233; les lois et r&#232;glements pour simplifier et s&#233;curiser les &#233;changes &#233;conomiques dans la zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, il s'agit en quelque sorte d'&#171; inf&#233;oder &#187; les structures actuelles de r&#233;gulation et de mieux d&#233;finir leur r&#244;le. Les ministres des t&#233;l&#233;communications seront le point central dans l'orientation et la mise en place d'une r&#233;glementation unique, ainsi que dans l'&#233;laboration de son contenu. Les r&#232;gles institu&#233;es seront directement applicables aux Etats membres. Un appel d'offre a &#233;t&#233; ouvert en vue d'une &#233;tude d&#233;taill&#233;e des dispositions existantes dans chaque pays concern&#233;. Les r&#233;sultats permettront d'appr&#233;hender les transformations juridiques n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On esp&#232;re r&#233;duire l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des situations, sachant qu'en mati&#232;re de t&#233;l&#233;coms les aspects juridiques et techniques sont souvent &#233;troitement li&#233;s en raison de l'&#233;volution et de la convergence des nouvelles technologies. Quelques exemples : le r&#244;le des r&#233;gulateurs dans la r&#233;solution des conflits entre op&#233;rateurs doit &#234;tre harmonis&#233; ; le statut des FAI, tr&#232;s disparate d'un pays &#224; l'autre (il y en a plus de 40 au Mali, 15 au S&#233;n&#233;gal et un seul en Centrafrique) n&#233;cessite d'&#234;tre harmonis&#233; et lib&#233;ralis&#233; ; la voix sur IP, interdite encore dans une majorit&#233; de pays (l'Afrique du Sud ne l'a autoris&#233;e qu'en f&#233;vrier de cette ann&#233;e !), doit &#234;tre largement ouverte...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un chemin encore long malgr&#233; les soutiens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;oriquement, un trait&#233; verra le jour pour le sommet de la francophonie en 2006. Mais le chemin risque d'&#234;tre long. Le processus n'a pas v&#233;ritablement commenc&#233;, m&#234;me si les soutiens en Afrique et en Europe sont nombreux (ACP num&#233;rique (Afrique-Cara&#239;bes-Pacifiques), CIAN (Comit&#233; fran&#231;ais des investisseurs en Afrique)... et si des initiatives ont &#233;t&#233; lanc&#233;es par des accords r&#233;gionaux ou avec l'aide de l'ARCEP (Autorit&#233; de r&#233;gulation des communications &#233;lectroniques et des postes) et d'organismes internationaux tels que l'IUT et la Banque Mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une premi&#232;re &#233;tape consistera en un accord entre les ministres de certains pays africains francophones pour lancer le processus, insiste Jacques Blanch&#233;, expert (ex-Alcatel) d&#233;sign&#233; par le CIAN pour aider au lancement du projet. Il est indispensable que les acteurs africains participent d&#233;s le d&#233;but &#224; ce processus ! Cette d&#233;marche est n&#233;cessaire pour &#233;viter que la fracture num&#233;rique actuelle ne devienne quasi-d&#233;finitive &#187; alerte l'expert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les freins pourraient &#234;tre nombreux : mutation complexe des r&#233;seaux (de la commutation par circuits vers la commutation par paquets), crainte des op&#233;rateurs historiques ne ma&#238;trisant plus le march&#233;, r&#233;ticences &#224; l'&#233;volution, barri&#232;res aux nouveaux entrants... Le tout dans un contexte radicalement diff&#233;rent de celui ma&#238;tris&#233; en Europe : l'existence de nombreuses zones rurales le plus souvent tr&#232;s &#233;tendues change la notion m&#234;me de &#171; Service Universel &#187;, qui est in fine le but recherch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Fantin &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident de TechandCo, soci&#233;t&#233; de conseil aux entreprises pour les march&#233;s &#233;mergents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.journaldunet.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Journal du Net&lt;/a&gt;, 19 ao&#251;t 2005)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>T&#233;l&#233;services : Quelle attractivit&#233; pour la destination S&#233;n&#233;gal dans un contexte concurrentiel ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/teleservices-quelle-attractivite-pour-la-destination-senegal-dans-un-contexte.html</link>
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		<dc:date>2005-07-19T13:07:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cliquez sur l'icone ci-dessous pour prendre connaissance de l'article de Soulyeamne Mbaye intitul&#233; : &#171; T&#233;l&#233;services : Quelle attractivit&#233; pour la destination S&#233;n&#233;gal dans un contexte concurrentiel ? &#187;&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cliquez sur l'icone ci-dessous pour prendre connaissance de l'article de Soulyeamne Mbaye intitul&#233; : &#171; T&#233;l&#233;services : Quelle attractivit&#233; pour la destination S&#233;n&#233;gal dans un contexte concurrentiel ? &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Abdoulaye Wade re&#231;oit le premier Prix de la Soci&#233;t&#233; de l'Information</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Abdoulaye-Wade-recoit-le-premier.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Abdoulaye-Wade-recoit-le-premier.html</guid>
		<dc:date>2005-05-19T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Lors de la Journ&#233;e mondiale de la Soci&#233;t&#233; de l'Information, le Pr&#233;sident du S&#233;n&#233;gal souligne le besoin d'une conf&#233;rence internationale sur le financement de la solidarit&#233; num&#233;rique &lt;br class='autobr' /&gt;
V.E. M. le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade, que vous inspire la remise du premier Prix de la Soci&#233;t&#233; de l'Information ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est pas tant la remise du prix qui importe que la reconnaissance par la communaut&#233; internationale du 17 mai comme la &#171; Journ&#233;e mondiale de la Soci&#233;t&#233; de l'Information &#187;. Ce faisant, les Etats (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2005,230-.html" rel="directory"&gt;2005&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors de la Journ&#233;e mondiale de la Soci&#233;t&#233; de l'Information, le Pr&#233;sident du S&#233;n&#233;gal souligne le besoin d'une conf&#233;rence internationale sur le financement de la solidarit&#233; num&#233;rique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V.E. M. le Pr&#233;sident Abdoulaye Wade, que vous inspire la remise du premier Prix de la Soci&#233;t&#233; de l'Information ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas tant la remise du prix qui importe que la reconnaissance par la communaut&#233; internationale du 17 mai comme la &#171; Journ&#233;e mondiale de la Soci&#233;t&#233; de l'Information &#187;. Ce faisant, les Etats reconnaissent que nous entrons dans une nouvelle &#232;re, celle d'une soci&#233;t&#233; de l'information. En me remettant ce prix, les Nations Unies soulignent leur exigence d'une nouvelle solidarit&#233; internationale. Ce point est essentiel car nous ne pouvons envisager la soci&#233;t&#233; de l'information en maintenant les clivages qui ont perdur&#233; entre le Nord et le Sud durant ces derni&#232;res d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le FSN, que vous avez fond&#233;, re&#231;oit-il un large soutien de la part de la communaut&#233; internationale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;cisions adopt&#233;es &#224; l'unanimit&#233; par les Nations Unies montrent que le Fonds dispose aujourd'hui de la reconnaissance de toute la communaut&#233; internationale. C'est un succ&#232;s qui est largement d&#251; aux responsables du Fonds que je tiens &#224; associer &#224; la remise de ce prix. Il s'agit maintenant d'ancrer le Fonds et son m&#233;canisme innovant de financement dans le droit international (le &#171; pour cent de solidarit&#233; num&#233;rique &#187; pr&#233;lev&#233; sur les transactions de produits ou de services num&#233;riques). C'est le d&#233;fi que nous lan&#231;ons pour les prochains mois. Le Fonds est une nouvelle initiative et comme toute nouvelle proposition, elle suscite des interrogations, notamment dans les milieux qui craignent les changements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment financer le combat contre la fracture num&#233;rique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Pr&#233;sidents Chirac, Lula et Lagos ont lanc&#233; en janvier 2004, &#224; Gen&#232;ve, avec l'appui du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des Nations Unies, un appel pour le d&#233;veloppement de nouveaux m&#233;canismes financiers pour r&#233;pondre aux Objectifs du Mill&#233;naire. Sur proposition de 77 Etats, les Nations Unies ont endoss&#233; l'ann&#233;e pass&#233;e &#224; New York, l'appel des Pr&#233;sidents Chirac, Lula et Lagos. Nous escomptons le m&#234;me un appui pour notre initiative du &#171; pour cent de solidarit&#233; num&#233;rique &#187;, tout en pr&#233;cisant que d'autres sources de financements sont possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;duction de la fracture num&#233;rique que le Pr&#233;sident Mandela exigeait d&#233;j&#224; &#224; la fin des ann&#233;es 90 est un enjeu d&#233;terminant pour l'avenir des pays en d&#233;veloppement. L'exclusion de facto de ces Etats de la mondialisation, en leur refusant l'acc&#232;s aux connaissances et aux savoirs, est inacceptable. Priver 80% de la population mondiale des acc&#232;s aux TIC revient &#224; nier leur existence culturelle, &#233;conomique et politique. Ce n'est &#233;videment pas le monde que nous envisageons au seuil du XXIe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est la responsabilit&#233; des pays qui ont acc&#232;s aux TIC, notamment les pays industrialis&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est immense dans la mesure o&#249; ils sont les principaux b&#233;n&#233;ficiaires de la soci&#233;t&#233; de l'information et qu'ils sont les mieux plac&#233;s pour en &#233;valuer les avantages. L'ensemble des acteurs politiques et &#233;conomiques du Nord sont concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le FSN, en s'ouvrant, &#224; c&#244;t&#233; des Etats, aux collectivit&#233;s locales, aux entreprises et &#224; la soci&#233;t&#233; civile jette les bases d'une nouvelle solidarit&#233; mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous pr&#233;conisez l'organisation d'une conf&#233;rence internationale sur le financement de la fracture num&#233;rique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une &#233;tape essentielle pour le d&#233;veloppement du Fonds. Les projets n&#233;cessitent des ressources &#224; la hauteur des enjeux, estim&#233;s &#224; plusieurs milliards d'Euros. La conf&#233;rence devra adopter un accord international fixant les modalit&#233;s du financement d'une soci&#233;t&#233; de l'information plus solidaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est le message que vous voulez transmettre aux entreprises du secteur num&#233;rique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'engagement du secteur priv&#233; est cardinal. Le Fonds attend un engagement sans ambigu&#239;t&#233; des entreprises. Celles-ci sont directement int&#233;ress&#233;es &#224; ce que le Fonds investisse dans les march&#233;s actuellement insolvables. Le &#171; pour cent de solidarit&#233; num&#233;rique &#187; n'est pas une taxe mais un investissement des entreprises pour leur ouvrir de nouveaux march&#233;s. Il est donc juste qu'elles s'associent au Fonds pour r&#233;aliser cet objectif. De plus, les entreprises sollicit&#233;es sont les premi&#232;res b&#233;n&#233;ficiaires des achats du Fonds. D&#232;s lors, elles sont doublement gagnantes dans ce processus, d'autant qu'elles sont &#233;galement &#233;troitement associ&#233;es &#224; la gestion des ressources du FSN. Le Fonds est en effet l'illustration d'un &#171; ppp &#187; (partenariat priv&#233; - public), notion soutenue par le World Economic Forum, Global Compact et les Nations Unies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y-a-t-il un r&#244;le pour la coop&#233;ration d&#233;centralis&#233;e dans le d&#233;veloppement du Fonds ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'implication des collectivit&#233;s locales dans le FSN est l'un des points forts de cette d&#233;marche. Nous ne r&#233;soudrons aucun probl&#232;me de d&#233;veloppement sans un engagement d&#233;termin&#233; des collectivit&#233;s locales dans les politiques de coop&#233;ration. Les objectifs du Mill&#233;naire exigent cet engagement. C'est tout particuli&#232;rement vrai en mati&#232;re de technologies de l'information. Les collectivit&#233;s locales disposent d'une exp&#233;rience essentielle qu'elles doivent partager. C'est l'essence m&#234;me d'une soci&#233;t&#233; fond&#233;e sur la communication. Toutes les collectivit&#233;s locales doivent s'engager en faveur de l'application du principe du &#171; pour cent de solidarit&#233; num&#233;rique &#187; en l'introduisant dans leurs appels d'offres touchant des produits ou des services num&#233;riques. Les villes de Dakar et de Gen&#232;ve sont les premi&#232;res &#224; avoir franchi le pas. Elles ont d&#233;montr&#233; que la solidarit&#233; ne rel&#232;ve pas seulement du discours mais qu'elle fonctionne dans l'int&#233;r&#234;t de tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.dsf-fsn.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le bulletin d'information du FSN No. 6&lt;/a&gt;, 18 mais 2005)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce que cachent les b&#233;n&#233;fices colossaux de Sonatel</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Ce-que-cachent-les-benefices.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Ce-que-cachent-les-benefices.html</guid>
		<dc:date>2005-05-10T07:03:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Fid&#232;le &#224; sa tradition et conform&#233;ment aux dispositions comptables r&#233;gissant les soci&#233;t&#233;s cot&#233;es en bourse, la Sonatel est encore revenue &#224; la charge le 29 avril 2005 &#224; vingt quatre heures de l'expiration du d&#233;lai qui lui est imparti &#224; cet effet et fix&#233; au 30 avril de chaque ann&#233;e pour sacrifier &#224; son exercice favori, la publication du bilan de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e 2004. Cette ann&#233;e encore, l'opinion n'a point &#233;t&#233; surprise car, d&#233;j&#224; bien habitu&#233;e aux chiffres colossaux de notre soci&#233;t&#233; phare. Nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2005,230-.html" rel="directory"&gt;2005&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fid&#232;le &#224; sa tradition et conform&#233;ment aux dispositions comptables r&#233;gissant les soci&#233;t&#233;s cot&#233;es en bourse, la Sonatel est encore revenue &#224; la charge le 29 avril 2005 &#224; vingt quatre heures de l'expiration du d&#233;lai qui lui est imparti &#224; cet effet et fix&#233; au 30 avril de chaque ann&#233;e pour sacrifier &#224; son exercice favori, la publication du bilan de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e 2004. Cette ann&#233;e encore, l'opinion n'a point &#233;t&#233; surprise car, d&#233;j&#224; bien habitu&#233;e aux chiffres colossaux de notre soci&#233;t&#233; phare. Nous vous en gratifions un peu, bien que la presse l'ait d&#233;j&#224; si bien relay&#233;e, sans y apporter l'&#339;il critique qu'on attendait pourtant d'elle. En terme de b&#233;n&#233;fices, voyez ce qui est tomb&#233; dans la gibeci&#232;re de la Sonatel, rien que pour ces trois derni&#232;res ann&#233;es : en 2002 : 46,48 milliards de francs ; en 2003 : 56,142 milliards soit une hausse de 20,8 % et tenez vous bien en 2004, ce chiffre a presque doubl&#233; car il est de 76,3 milliards soit une hausse de 37,5 % par rapport &#224; 2003. Et le chiffre d'affaire quant &#224; lui, il caracole &#224; 252,263 milliards pour l'exercice 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objet de notre propos n'est point de remettre en cause les chiffres, encore moins mettre en doute la bonne gestion de cette boite qui, quoi qu'on puisse dire, fait la fiert&#233; de nombre de nos compatriotes du fait qu'elle constitue l'une des rares soci&#233;t&#233;s pour ne pas dire la seule &#224; ne jamais &#234;tre &#233;clabouss&#233;e par un scandale de d&#233;tournement financier, ou de successions perp&#233;tuelles de directeurs g&#233;n&#233;raux &#224; sa t&#234;te. Les agents aussi, depuis le cap de la privatisation pass&#233;, on n'a not&#233; aucun mouvement d'humeur de leur part, ce qui conforte l'existence de bonnes conditions de travail du personnel. N&#233;anmoins, nous souhaitons attirer l'attention de l'opinion et surtout celle des autorit&#233;s sur de nombreux dysfonctionnements qui, si l'on y prend garde, risquent de jeter le discr&#233;dit sur ce joyau mais aussi toucher du doigt les sentiers urgents sur lesquels la client&#232;le attend des r&#233;actions diligentes de la Sonatel : d'abord il convient de rappeler que la Sonatel est depuis une soci&#233;t&#233; anonyme &#224; participation publique minoritaire, en langage &#233;l&#233;mentaire, son capitale est d&#233;tenu en majorit&#233; par France T&#233;l&#233;com. Mais l&#224; n'est pas le probl&#232;me, le hic c'est que la Sonatel est li&#233;e &#224; France T&#233;l&#233;com par une convention l&#233;onine qui fait que cette derni&#232;re pr&#233;l&#232;ve 20 % de l'accroissement du r&#233;sultat d'exploitation ce qui porte sur plusieurs milliards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Me Wade, en bon &#233;conomiste depuis son accession au pouvoir, ferme les yeux sur cette injustice. En g&#233;n&#233;ral, des soci&#233;t&#233;s comme Sonatel font beaucoup de r&#233;tention de b&#233;n&#233;fices qui sont comptabilis&#233;s dans les provisions, ce qui r&#233;duit consid&#233;rablement l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s qui est de 35 % du b&#233;n&#233;fice &#224; payer &#224; l'Etat. Dans ce m&#234;me sillage, l'Etat doit revoir les redevances des concessions de services publics en mettant d'une part une partie fixe et une partie variable &#224; calculer sur le r&#233;sultat d'exploitation, ceci permettrait &#224; l'Etat de rattraper ce qu'il a perdu dans le cadre de la convention l&#233;onine avec Fcr (France C&#226;ble Radio) &#224; d&#233;faut d'y revenir. L'Etat &#233;tant le plus gros client de la Sonatel, pourquoi ne n&#233;gocie-t-il pas ses propres tarifs ? (C'est de la livraison &#224; soi-m&#234;me soumise &#224; la Tva) ; cela se justifie amplement d'autant plus qu'&#224; chaque session parlementaire portant sur le budget, on entend les complaintes du ministre des Finances sur l'&#233;normit&#233; des factures t&#233;l&#233;phoniques que l'Etat doit honorer. Finalement, le seul recours est de mettre sous gescompte les services de l'Etat. Mais nous pensons aussi qu'une soci&#233;t&#233; comme la Sonatel doit faire l'objet de contr&#244;le fiscal approfondi men&#233; par la Direction g&#233;n&#233;rale des Imp&#244;ts qui se fera assister par des experts comptables qui ma&#238;trisent parfaitement cette soci&#233;t&#233; et son environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contr&#244;le pouvant s'effectuer au moins tous les deux ans. Mais nous sugg&#233;rons aussi que l'Etat doit v&#233;rifier si bel et bien la Sonatel s'acquitte du paiement de sa Tva sur ses propres consommations t&#233;l&#233;phoniques. Et si apr&#232;s v&#233;rification, l'Etat constate que tel n'est pas le cas ; il doit s&#233;vir car cela signifie que des milliards lui sont pass&#233;s sous le nez et ceci sera un pr&#233;judice &#224; r&#233;parer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il faut se f&#233;liciter de la cr&#233;ation de l'Adpme, il faut aussi dire que les soci&#233;t&#233;s concessionnaires de services publics doivent servir de moteur de d&#233;veloppement aux Pme et Pmi locales mais malheureusement les plus grands b&#233;n&#233;ficiaires sont les grandes entreprises &#233;trang&#232;res ; signalons &#224; ce sujet que m&#234;me l'annuaire t&#233;l&#233;phonique de la Sonatel a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; par ces &#233;trangers au d&#233;triment de nos imprimeries de la place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour clore notre propos, nous disons que les clients de la Sonatel admettent difficilement le fait que cette derni&#232;re puisse engranger autant de milliards de b&#233;n&#233;fices alors que de nombreux dysfonctionnement affectent r&#233;guli&#232;rement son r&#233;seau. Tout le monde se rappelle cette fin et d&#233;but d'ann&#233;e d&#233;sastreuse que la Sonatel a fait subir &#224; ses clients en se lan&#231;ant, de mani&#232;re hasardeuse dirait-on, dans une vaste op&#233;ration de promotion de cartes pr&#233;pay&#233;es et de nouveaux num&#233;raux d'abonnement. Figurez-vous que selon leurs propres chiffres, donn&#233;s d'ailleurs en son temps par le directeur de la Sonatel-Mobile, la soci&#233;t&#233; commercialisait 15 000 cartes par mois et &#224; cette p&#233;riode ils ont os&#233; mettre sur le march&#233; 175 000 cartes sans s'assurer de la capacit&#233; du r&#233;seau &#224; faire face &#224; une telle nouvelle demande. Le m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne s'est reproduit lors du Magal de Touba, peut &#234;tre &#224; des degr&#233;s moindres et la d&#233;l&#233;gation de l'Oci a fait les frais de ces d&#233;sagr&#233;ments. Concernant la t&#233;l&#233;phonie rurale, m&#234;me si la Sonatel a fait des progr&#232;s, il faut reconna&#238;tre qu'il en reste encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin nous disons aux autorit&#233;s de la Sonatel que, faire des b&#233;n&#233;fices est une bonne chose mais satisfaire la client&#232;le par des prestations de qualit&#233; et &#224; des co&#251;ts beaucoup plus accessibles en est une autre et c'est &#224; cela qu'ils doivent s'atteler pour ce qui est des questions fiscales, nous y reviendrons avec des avis qui l&#232;veront davantage un coin du voile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bara GAYE &lt;br class='manualbr' /&gt;Etudiant en 2nd cycle de communication &lt;br class='manualbr' /&gt;e-mail : &lt;a href=&#034;mailto:baragaye72@yahoo.fr&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;baragaye72@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.walf.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wal Fadjri&lt;/a&gt;, 10 mai 2005)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'Etat doit se retirer de la Sonatel, mais plus tard</title>
		<link>https://www.osiris.sn/L-Etat-doit-se-retirer-de-la.html</link>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'Etat s&#233;n&#233;galais va-t-il se retirer de la Sonatel (Soci&#233;t&#233; nationale des t&#233;l&#233;communications) ? Pour l'instant, le gouvernement s'est gard&#233; de pr&#233;ciser sa position, se limitant &#224; indiquer dans la Lettre de politique sectorielle des t&#233;l&#233;communications, publi&#233;e en janvier 2005, que &#171; l'Etat &#233;tudiera les options relatives &#224; son d&#233;sengagement partiel ou total et dans cette attente fera preuve d'impartialit&#233; en tant qu'ultime garant des nouvelles r&#232;gles r&#233;gissant le secteur &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Etat gagne-t-il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2005,230-.html" rel="directory"&gt;2005&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Etat s&#233;n&#233;galais va-t-il se retirer de la Sonatel (Soci&#233;t&#233; nationale des t&#233;l&#233;communications) ? Pour l'instant, le gouvernement s'est gard&#233; de pr&#233;ciser sa position, se limitant &#224; indiquer dans la Lettre de politique sectorielle des t&#233;l&#233;communications, publi&#233;e en janvier 2005, que &#171; l'Etat &#233;tudiera les options relatives &#224; son d&#233;sengagement partiel ou total et dans cette attente fera preuve d'impartialit&#233; en tant qu'ultime garant des nouvelles r&#232;gles r&#233;gissant le secteur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat gagne-t-il &#224; se d&#233;sengager de la Sonatel ou est-il pr&#233;f&#233;rable qu'il conserve ses actions ? D'un point de vue strictement financier, il lui faut faire un arbitrage entre les gains imm&#233;diats tir&#233;s de la cession de ses parts et les rentes futures qu'il percevra avec les b&#233;n&#233;fices de la soci&#233;t&#233;. Mais l'aspect financier n'est pas le plus important ici. Toute d&#233;cision doit se fonder d'abord et avant tout sur des consid&#233;rations strat&#233;giques, sur l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et sur la coh&#233;rence globale du sch&#233;ma retenu. Aujourd'hui, l'Etat exerce un r&#244;le prot&#233;iforme, &#233;tant en m&#234;me temps un strat&#232;ge qui d&#233;finit la politique de t&#233;l&#233;communications, un actionnaire dans le capital de la Sonatel et un r&#233;gulateur garant d'une concurrence saine et loyale dans le secteur. Pour &#233;viter d'&#234;tre &#233;cartel&#233; entre ces trois fonctions mettant en &#339;uvre des int&#233;r&#234;ts divergents, le plus raisonnable serait que l'Etat choisisse de n'en exercer qu'une seule (la d&#233;finition des politiques et des strat&#233;gies), de cesser d'&#234;tre un acteur (en se d&#233;sengageant totalement de la Sonatel) et de transf&#233;rer l'exercice de la r&#233;gulation &#224; une autorit&#233; r&#233;ellement ind&#233;pendante, dot&#233;e d'une autonomie financi&#232;re et qui rendrait compte non pas au pr&#233;sident de la R&#233;publique mais au Parlement. Tel est le mod&#232;le id&#233;al et le S&#233;n&#233;gal devrait converger t&#244;t ou tard vers ce sch&#233;ma-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vrai d&#233;bat n'est donc pas de savoir si l'Etat doit se retirer de la Sonatel (il doit le faire) mais quand et &#224; quelles conditions. Le tout est d'&#233;valuer si le contexte est suffisamment adapt&#233; pour que l'Etat s'engage hic et nunc dans cette voie. Tr&#232;s clairement, la r&#233;ponse est non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci pour une raison principale. Le march&#233; des t&#233;l&#233;communications demeure peu concurrentiel au S&#233;n&#233;gal et l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (Art) ne semble pas encore poss&#233;der les capacit&#233;s n&#233;cessaires pour exercer ses comp&#233;tences comme il se doit. La Sonatel est toujours un monopole pour le fixe et occupe une position dominante sur le mobile et sur la transmission des donn&#233;es (Internet). En demeurant dans son capital, l'Etat, &#224; d&#233;faut de pouvoir r&#233;guler convenablement le march&#233; de l'ext&#233;rieur, peut toujours r&#233;duire l'asym&#233;trie d'information et exercer une certaine influence sur les choix strat&#233;giques de la Sonatel, au-del&#224; de la fixation d'objectifs dans le cadre des cahiers de charges. Par cons&#233;quent, le pr&#233;alable au retrait de l'Etat, c'est l'installation effective d'un second op&#233;rateur global (fixe, mobile, donn&#233;es) et l'&#233;mergence d'une Art forte, cr&#233;dible et impartiale. Une Art &#224; m&#234;me notamment de contr&#244;ler efficacement la tarification des services offerts et leur qualit&#233;, &#224; travers des indicateurs de performances, ainsi que de pr&#233;venir tout comportement anticoncurrentiel de la part des acteurs. Un autre pr&#233;alable, c'est l'application par l'Etat de r&#233;formes sur le plan technique qui faciliteront l'ouverture des march&#233;s &#224; la concurrence, en obligeant par exemple la Sonatel &#224; proc&#233;der au d&#233;groupage de la boucle locale pour favoriser l'acc&#232;s universel &#224; Internet et permettre au S&#233;n&#233;gal d'&#233;merger au niveau mondial comme un pays phare en mati&#232;re de technologies de l'information et de la communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, le d&#233;sengagement de l'Etat devra se faire en respectant certaines formes, en transf&#233;rant notamment les actions publiques au secteur priv&#233; s&#233;n&#233;galais qui renforcerait ainsi ses aptitudes entrepreneuriales dans un secteur n&#233;vralgique de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moubarack LO &lt;br class='manualbr' /&gt;e-mail : &lt;a href=&#034;mailto:emergence27@yahoo.fr&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;emergence27@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.walf.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wal Fadjri&lt;/a&gt;, 18 avril 2005)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les f&#226;cheuses habitudes des s&#233;n&#233;galais au t&#233;l&#233;phone</title>
		<link>https://www.osiris.sn/les-facheuses-habitudes-des-senegalais-au-telephone.html</link>
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		<dc:date>2005-02-25T06:57:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;C'est connu de tout le monde, la communication par le t&#233;l&#233;phone rapproche les hommes et facilite la vie. Elle r&#233;duit &#224; z&#233;ro la notion de distance qui &#233;tait, il n'y a pas longtemps de cela,le principal facteur du manque de communication. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous le savons, moins on communique, moins on se comprend. Et moins on se comprend, plus on met de temps &#224; coordonner nos actions pour atteindre notre objectif commun. Pire, moins on se comprend, plus l'on a tendance &#224; pr&#234;ter de fausses intentions aux (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2005,230-.html" rel="directory"&gt;2005&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est connu de tout le monde, la communication par le t&#233;l&#233;phone rapproche les hommes et facilite la vie. Elle r&#233;duit &#224; z&#233;ro la notion de distance qui &#233;tait, il n'y a pas longtemps de cela,le principal facteur du manque de communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous le savons, moins on communique, moins on se comprend. Et moins on se comprend, plus on met de temps &#224; coordonner nos actions pour atteindre notre objectif commun. Pire, moins on se comprend, plus l'on a tendance &#224; pr&#234;ter de fausses intentions aux autres, ce qui peut aboutir &#224; la naissance de conflits entre amis, entre voisins, entre parents et m&#234;me entre pays. Voil&#224; donc que la science nous donne un cadeau qui nous permet de mieux vivre ensemble, dans la concorde, en phase avec nous-m&#234;mes et avec notre temps : le t&#233;l&#233;phone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'homme est-il en train d'empoisonner lui-m&#234;me ce cadeau si pr&#233;cieux dont il ne sait pas souvent se servir ? Que de d&#233;sagr&#233;ments ne supporte-t-on pas dans la fa&#231;on de t&#233;l&#233;phoner des uns et des autres ? Tenez ! Qui d'entre nous ne se voit pas r&#233;pondre s&#232;chement apr&#232;s avoir compos&#233; un num&#233;ro pour joindre un correspondant : -&#171; Kook kan la ? &#187; ou alors &#171; Yow la Kan ? &#187; (Vous &#234;tes qui ?) Et malgr&#233; la foudre, si vous obtemp&#233;rez en donnant votre identit&#233; avec la plus grande politesse, la voix criardeet am&#232;recontinuera de plus belle ! -&#171; Kooy seet ? &#187; (Vous cherchez qui ?) -Je voudrais parler &#224; Monsieur X ou Madame Y. -Il ou elle n'est pas l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point final. Pas une id&#233;e de l'identit&#233; de l'interlocuteur ! Et si par chance on vous r&#233;pond :&#171; ne quittez pas &#187;, prenez votre mal en patience, sachant que vous en aurez encore pour de bonnes minutes d'attente et des unit&#233;s en plus. Quelques fois, dans nos foyers, ce sont des enfantsqui servent d'apprentis standardistes. Apprenons-leur alors comment parler avec un adulte au t&#233;l&#233;phone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, celui qui &#233;prouve le besoin d'appeler m&#233;rite d'&#234;tre bien &#233;cout&#233; pour, au moins, trois raisons : soit il vient vous donner une information dansl'int&#233;r&#234;t du destinataire, soit il vient se renseigner d'une situation ou d'une information d&#233;tenue par cette derni&#232;re (et qui, souvent, dans le cadre professionnel, fait partie de ses raisons d'exister), soit en fin,on peut appeler quelqu'un simplement dans le but d'avoir de ses nouvelles et de consolider les rapports.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais paradoxalement, il arrive fr&#233;quemment que ce soit l'appelant lui-m&#234;me qui pose toutes ces questions anodines, pour ne pas dire idiotes &#224; l'appel&#233;, sans salamalek ou autres formules de politesse. &#171; Allo, kook kan la ? &#187; ou alors :&#171; Allo, yow la kan ? &#187; Certains poussent l'absurdit&#233; jusqu'&#224; poser ces questions apr&#232;s avoir compos&#233; un num&#233;ro de cellulaire qui, a priori, est li&#233; au nom du propri&#233;taire. Nom de Dieu ! Ayons le r&#233;flexe de d&#233;cliner notre identit&#233; le premier apr&#232;s la formule de salutation au lieu de l'imposer &#224; notre interlocuteur ! Et ce n'est jamais superflu de demander ensuite si on ne d&#233;range pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nos f&#226;cheuses habitudes avec le t&#233;l&#233;phone ne s'arr&#234;tent pas l&#224;. Dans les milieux publics tels que les banques et autres, certains clients indisposent tout le monde en dominant de leurs voix extensibles &#224; volont&#233; toute la salle pour r&#233;pondre&#224; uncoup de fil. A l'occasion des r&#233;unions de services de directions ou d'associations, l'on est encore peu enclin &#224; &#233;teindre les portables avant le d&#233;but de la s&#233;ance. Les multiples sonorit&#233;s fusent de partout, suivies de r&#233;ponses laconiques que l'on s'efforce en vain de dire tout bas : &#171; Je suis en r&#233;union, je te rappelle plus tard &#187; A d&#233;faut de pouvoir &#233;teindre nos portables dans de telles circonstances, effor&#231;ons-nous de les mettre en silencieux et de sortir de la salle en cas de n&#233;cessit&#233; absolue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On retrouve aussi ce genre de comportement peu orthodoxe dans les mosqu&#233;es ou en plein enterrement, ce qui perturbe consid&#233;rablement le climat spirituel et ang&#233;lique des fid&#232;les. Pendant que nousparlons de mosqu&#233;es, t&#226;chons de ne pas joindre nos correspondants aux heures de pri&#232;res et particuli&#232;rement le vendredi vers 14 h (Al Diouma). Cela ferait moins d'appels perdus et att&#233;nuerait les perturbations en ces moments de recueillement et de d&#233;votion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les services, il arrive qu'un t&#233;l&#233;phone sonne continuellement au point de g&#234;ner le travail des coll&#232;gues d'&#224; c&#244;t&#233;. Certains appelants ont du mal &#224; r&#233;aliser que si personne ne d&#233;croche le t&#233;l&#233;phone, c'est, soit parce qu'il n'y a personne dans le bureau, ou celui qu'on essaie de joindre est suffisamment occup&#233;. Dans les deux cas, rien ne justifie que l'on veuille insister. Apr&#232;s quatre sonneries sans r&#233;ponse, le bon sens voudrait que l'on remette &#224; plus tard son appel. De toutes les fa&#231;ons, si vous persistez malgr&#233; tout, vous risquez dans le meilleur des cas d'obtenir une r&#233;ponse qui ne vous satisfait pas, puisqu'ayant d&#233;j&#224; r&#233;ussi &#224; mettre l'interlocuteur dans tous ses &#233;tats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, s'il est &#233;vident que derri&#232;re chaque appel t&#233;l&#233;phonique, il y a un co&#251;t et quelqu'unqui le supporte, certains s'en soucient peu, en usent et en abusent puisque c'est l'Etat, l'entreprise, le mari (ou l'&#233;pouse) qui paye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si la tendance est &#224; la baisse, certaines secr&#233;taires ou standardistes n'ont pas encore pleinement conscience du faitque l'accueil t&#233;l&#233;phonique est la premi&#232;re vitrine de l'entreprise. Si la r&#233;ponse est aimable, elle peut encourager le contact et fid&#233;liser la client&#232;le. Par contre, si elle est anti-commerciale, elle peut faire perdre des clients. Parlons maintenant de ces bavards au t&#233;l&#233;phone, comme moi, qui ne savent pas s'arr&#234;ter quand ils vous appellent. Point de souci du moment,du lieu ou de l'environnement o&#249; se situe le correspondant. S'il &#233;tait en train de d&#233;jeuner, il retrouvera un repas bien refroidi et un app&#233;tit difficile &#224; r&#233;cup&#233;rer. S'il &#233;tait d&#233;j&#224; au lit, le sommeil est d&#233;j&#224; parti et l'insomniebien install&#233;e. S'il &#233;tait en plein dans le travail, il aura du mal &#224; retrouver le fil de ses id&#233;es. Et puis, que faire pour se d&#233;faire de ces longs coups de fil ? Couper brusquement ? Non ! Ce n'est pas courtois. Attendre qu'il termine son discours ? Peut-&#234;tre, s'il n'y a pas d'autres issues. Trouver le temps d'une respiration pour placer une phrase du genre : &#171; Puis-je vous rappeler ? &#187; ou &#171; Pouvez-vous me rappeler un peu plus tard ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres comportementssont aussi &#224; bannir : certains ont le go&#251;t de r&#233;pondre au t&#233;l&#233;phone tout en &#233;tant au volant. Oblig&#233;s alors de ralentir, ils entra&#238;nent derri&#232;re eux des embouteillages dont ils ne soup&#231;onnent pas l'ampleur. D'autres encore se font tout simplement tuer ou endommagent leurs v&#233;hicules avec tous les d&#233;g&#226;ts collat&#233;raux que l'on peut imaginer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, qui peut nous dire l'effet de ces longs coups de fil sur nos tympans, sur le cerveau ou sur la sant&#233; en g&#233;n&#233;ral ? En tout cas, les t&#233;l&#233;phones portables sont soup&#231;onn&#233;s d'&#233;missions d'ondes n&#233;fastes au corps humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Relatant la conclusion d'un rapport de l'Office parlementaire d'&#233;valuation des choix scientifiques et technologiques (France) sur &#171; le rapport t&#233;l&#233;phonie mobile/sant&#233; &#187;. Le Nouvel observateur du 2 novembre 2002 nous apprend ceci :&#171; Concernant les effets pathologiques des portables, dans l'&#233;tat actuel des connaissances scientifiques, &#171; les signaux de la t&#233;l&#233;phonie mobile n'induisent pas le cancer et probablement pas non plus l'acc&#233;l&#233;ration du d&#233;veloppement de tumeurs d&#233;j&#224; existantes &#187;, soulignent les rapporteurs qui ne nient pas, en revanche, &#171; les effets biologiques &#187; sans gravit&#233;, li&#233;s &#224; l'utilisation des portables, notamment &#171; la modification de certaines fonctions c&#233;r&#233;brales &#187;. Le plus grand danger, pour eux, c'est le changement de comportements : ils soulignent que les accidents de la circulation repr&#233;sentent aujourd'hui le principal risque sanitaire connu de l'usage des portables. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant que les sp&#233;cialistes nous disent avec pr&#233;cision ou nous prouvent le degr&#233; r&#233;el de nocivit&#233; ou non de ces appareils, usons-en sans en abuser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et que dire des appels qui n'arrivent pas &#224; la bonne destination ? Il est fr&#233;quent de recevoir une voix inconnue qui s'excuse de s'&#234;tre tromp&#233;e de num&#233;ro. Jusque l&#224;, il n'y a rien de grave. Le probl&#232;me, c'est quand on vous d&#233;pose par erreur un message vocal ou &#233;crit du genre &#171; Ch&#233;ri(e), je t'attends au m&#234;me endroit &#187; C'est pourquoi, je conseille aux uns et aux autres de ne pas lire les messages du conjoint ou de la conjointe, car une erreur d'appr&#233;ciation peut na&#238;tre de ces circonstances. Quant &#224; ceux qui envoient de tels messages, je leur recommande de pr&#233;ciser le nom du destinataire et de ne pas oublier de signer les messages par leurs noms. Cela &#233;viterait en cas d'erreur, le risque de d&#233;stabiliser certains couples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apprenons &#224; mieux t&#233;l&#233;phoner pour mieux b&#233;n&#233;ficier de cette merveille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cheikh Bamba DIOUM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.walf.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wal Fadjri&lt;/a&gt;, 24 f&#233;vrier 2005)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>TIC et d&#233;veloppement rural : Contribution en direction de la Prepcom-2 (Phase de Tunis)</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les tentatives de lutte contre la pauvret&#233; ne datent pas de l'&#232;re des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication. Comme le Fonds de fiducie mis en place en 1976 &#171; pour fournir aux pays qui le demandaient une aide temporaire pour redresser un d&#233;s&#233;quilibre dans leurs balances de paiement &#187;, les Politiques d'Ajustement Structurel (PAS) impos&#233;es au milieu des ann&#233;es 80 par les institutions de Breton Woods aux pays africains en particulier, visaient la r&#233;duction de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2005,230-.html" rel="directory"&gt;2005&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les tentatives de lutte contre la pauvret&#233; ne datent pas de l'&#232;re des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication. Comme le Fonds de fiducie mis en place en 1976 &#171; pour fournir aux pays qui le demandaient une aide temporaire pour redresser un d&#233;s&#233;quilibre dans leurs balances de paiement &#187;, les Politiques d'Ajustement Structurel (PAS) impos&#233;es au milieu des ann&#233;es 80 par les institutions de Breton Woods aux pays africains en particulier, visaient la r&#233;duction de la pauvret&#233;, non son &#233;radication, laquelle devrait &#234;tre l'enjeu de tout projet de d&#233;veloppement en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'application de ce programme pendant pr&#233;s de 20 ann&#233;es a largement suffi pour se rendre compte qu'il ne contribuait pas au d&#233;veloppement de la croissance &#233;conomique mais accentuait plut&#244;t la pauvret&#233; dans les pays dits &#171; en voie de d&#233;veloppement. &#187; Ce constat amer est &#224; l'origine de la mise en place, en 1999, par la Banque Mondiale et le FMI, du Document de Strat&#233;gie de R&#233;duction de la Pauvret&#233; (DSRP), et de son adoption dans les pays en voie de d&#233;veloppement. Plus que tous ses pr&#233;d&#233;cesseurs, ce programme formule le voeu pieux de placer la concertation avec les populations au c&#339;ur de sa mise en &#339;uvre. C'est ainsi que les concepteurs de ce document clament que &#171; l'&#233;laboration du DSRP a impliqu&#233; tous les acteurs du d&#233;veloppement &#187; et &#171; du fait du processus participatif qui fonde sa l&#233;gitimit&#233;, il sera le cadre de r&#233;f&#233;rence de toutes les interventions de tous les acteurs &#187;. Voil&#224; affirm&#233;e la participation effective des couches les plus d&#233;favoris&#233;es de la population africaine : les ruraux en particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le DSRP s&#233;n&#233;galais est tr&#232;s explicite &#224; ce sujet ; il avoue que &#171; la pauvret&#233; est localis&#233;e pour une large part dans les zones rurales &#187;, l'incidence de la pauvret&#233; y variant entre 72% et 88%. Dans le cas de ce pays, la strat&#233;gie de lutte contre la pauvret&#233; pr&#233;conis&#233;e pour endiguer le fl&#233;au a pour base &#171; quatre (4) leviers fondamentaux : la cr&#233;ation de richesses, le renforcement des capacit&#233;s et la promotion des services sociaux de base, l'am&#233;lioration des conditions de vie des groupes vuln&#233;rables et une approche participative de mise en &#339;uvre et de suivi-&#233;valuation bas&#233;e sur la d&#233;centralisation du pilotage et de l'ex&#233;cution &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous semble que toute lutte contre la pauvret&#233;, ax&#233;e sur ces principes, devrait apporter des r&#233;ponses aux multiples &#233;quations auxquelles le monde rural est confront&#233; pour sa survie. Nous pensons que la r&#233;solution de ces questions est un pr&#233;alable pour le d&#233;veloppement du monde rural, et par cons&#233;quent son appropriation des technologies de l'Information et de la Communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, en cherchant des solutions aux probl&#232;mes d'acc&#232;s des communaut&#233;s de base aux technologies de l'information et de la communication, les gouvernants et les bailleurs de fonds doivent toujours travailler de concert avec, principalement les populations, et la soci&#233;t&#233; civile pour prendre en compte la r&#233;alit&#233; du terrain et ainsi &#233;viter de proposer des solutions non seulement inappropri&#233;es mais &#233;galement inacceptables sur les plans culturel et social. Car la lutte contre la pauvret&#233; ne peut &#234;tre que des actions men&#233;es, pour l'essentiel, au niveau local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul n'ignore, et le monde rural en t&#234;te, que les nouvelles technologies de l'information et de la communication, sont de formidables outils de gestion efficace et de d&#233;veloppement ; mais elles restent des outils, des instruments comme la charrette ou la voiture, la fl&#251;te ou le tambour, le tamtam ou la fum&#233;e etc.... autant d'instruments utilis&#233;s pour communiquer, pour informer et s'informer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les outils traditionnels, les TIC doivent r&#233;pondre &#224; des besoins pour &#234;tre efficientes. Or si en milieu rural des besoins immenses existent, le sol n'est pas encore fertilis&#233; pour recevoir la bonne semence. En effet, il faut au monde rural un minimum d'infrastructures &#233;conomiques et sociales de base comme des routes, de l'eau, de la nourriture, de l'&#233;lectricit&#233;, de l'alphab&#233;tisation, etc. pour recevoir dans de bonnes conditions l'outil TIC, &#233;l&#233;ment transversal dans le processus vers l'am&#233;lioration de la productivit&#233; et des m&#233;canismes de communication modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de cela n'existe en milieu rural si ce n'est que des points test, du saupoudrage &#224; faire voir aux bailleurs de fonds pour la p&#233;rennisation de leur soutient aux populations &#171; marginalis&#233;es et vuln&#233;rables &#187;. Nous n'en voulons pour preuve que la multitude d'ONG oeuvrant en milieu rural et/ou p&#233;riurbain pour &#171; aider &#187; ces populations. Certaines de ces organisations fonctionnant sous le mod&#232;le de soci&#233;t&#233;s priv&#233;es parce que recherchant le profit, parlent au nom et pour des populations qui ne les ont pas mandat&#233;es. La mystification atteint son point culminant quand ces populations sont repr&#233;sent&#233;es, on ne sait par qui, &#224; des rencontres comme le Sommet Mondial sur la Soci&#233;t&#233; de l'Information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des organisations rurales comme les communaut&#233;s rurales, &#224; l'instar de Communes et des r&#233;gions, ont sollicit&#233; en vain des accr&#233;ditations au SMSI. Pendant que des communes et des r&#233;gions recevaient les leurs, les demandes des conseils ruraux ont &#233;t&#233; simplement rejet&#233;es sans autre forme de proc&#232;s. Au moment o&#249; l'on proclame que la soci&#233;t&#233; de l'information doit &#234;tre inclusive, les zones rurales sont exclues du processus des sommets et aux sommets eux-m&#234;mes. N'ont-elles pas le droit de donner leurs avis sur des questions les concernant directement ? Doit-on continuer &#224; penser pour elles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; l'on d&#233;clare promouvoir une soci&#233;t&#233; de l'information pour tous (par tous devrait-on ajouter), la repr&#233;sentation des populations africaines de base aux grands rendez-vous de ce monde est infime sinon inexistante ; ce qui rajoute &#224; leur marginalisation (concept fort usit&#233;). Et pourtant c'est &#224; leur nom que l'on se plait &#224; s'exprimer pour se donner bonne conscience ou pour se faire l&#233;gitimer. Leur statut de personnes marginalis&#233;es explique certainement leur absence aux prises de d&#233;cisions ou tout au moins la prise en compte de leurs pr&#233;occupations. Mais pourquoi ce statut de populations marginalis&#233;es ? Qui les marginalise ? Au mon de quoi sont-elles sont marginalis&#233;es ? A quand la fin de cette marginalisation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fracture num&#233;rique est loin d'&#234;tre la plus importante fracture &#224; laquelle dont le monde rural est confront&#233;. Il ressent dans sa chair la fracture sociale interne, ce fl&#233;au propre &#224; plusieurs pays africains. A l'&#233;chelle nationale, il y a l'imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233; d'endiguer les cruelles disparit&#233;s entre les villes et les campagnes, disparit&#233;s constat&#233;es &#224; tous les niveaux : sant&#233;, &#233;ducation et formation, eau potable, transports, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question importante qui se pose d&#232;s lors est de savoir comment les TIC peuvent r&#233;gler les multiples fractures sociale, &#233;conomique, agricole, num&#233;rique constat&#233;es actuellement dans notre village plan&#233;taire ; et &#224; l'int&#233;rieur des continents et des &#233;tats ? La communaut&#233; internationale reconna&#238;t le r&#244;le majeur que jouent les TIC dans le d&#233;veloppement. Elles donnent &#224; la mondialisation une dimension insoup&#231;onn&#233;e d'autant plus qu'elles assurent leur juridiction sur tous les espaces politique, &#233;conomique, culturel de l'espace-monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, les politiques se sont appropri&#233;s le concept NTIC pour asseoir leur vision du d&#233;veloppement &#233;conomique et social. Cette perspective prend plus de relief avec le NEPAD qui vient d'initier le projet relatif &#224; la r&#233;sorption du gap num&#233;rique dont souffrent les pays africains. La mise en &#339;uvre du concept de solidarit&#233; num&#233;rique requiert la cr&#233;ation d'un fonds sp&#233;cial pour financer le retard infrastructurel de l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si une telle ambition est louable, force est de faire observer qu'elle souffre d'une v&#233;ritable inversion de l'ordre des priorit&#233;s en Afrique marqu&#233;e par le mal d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, n'est-il pas plus urgent pour l'Afrique de r&#233;duire le gap agricole ? La rencontre de Dakar en F&#233;vrier 2005 ne s'y est pas tromp&#233;e. Un pays sous d&#233;velopp&#233; qui n'a pas r&#233;solu la question de l'auto suffisance alimentaire ne peut faire de la question des NTIC une pr&#233;occupation premi&#232;re. Les pays qui souffrent du gap agricole souffrent en m&#234;me temps de la d&#233;sindustrialisation qui freine toute ambition pour une r&#233;volution technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En v&#233;rit&#233;, les NTIC poursuivent et continuent les r&#233;volutions de la soci&#233;t&#233; industrielle dont elles rationalisent les &#233;changes &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire. Elles organisent les modalit&#233;s des &#233;changes gr&#226;ce &#224; la performance des services qu'elles offrent. Certains penseurs parlent des NTIC comme le signe le plus apparent du post modernisme. Comment d&#232;s lors les &#233;voquer judicieusement dans les pays o&#249; l'&#233;lectricit&#233; (quelle que soit son origine) est un privil&#232;ge des villes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, la campagne qui n'est pas investie par la r&#233;volution &#233;lectrique peut-elle &#234;tre un terrain de d&#233;ploiement des TIC ? A ce propos il nous parait plus urgent d'ex&#233;cuter, entre autre, les projets d'&#233;lectrification rurale, sans la mat&#233;rialisation desquels l'informatique n'aura pas de support technique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bakary FAYE&lt;br class='manualbr' /&gt;Conseiller r&#233;gional (R&#233;gion de Thi&#232;s)&lt;br class='manualbr' /&gt;Conseiller rural (Communaut&#233; rurale de Malicounda)&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident de la Commission NTIC de Malicounda&lt;br class='manualbr' /&gt;Mail : &lt;a href=&#034;mailto:fbakary@ucad.sn&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;fbakary@ucad.sn&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&#034;mailto:malipartena@hotmail.com&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;malipartena@hotmail.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La t&#233;l&#233;vision sur ADSL : vers quel cadre juridique au S&#233;n&#233;gal ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/la-television-sur-adsl-vers-quel-cadre-juridique-au-senegal.html</link>
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		<dc:date>2005-02-18T11:02:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La t&#233;l&#233;vision par la ligne t&#233;l&#233;phonique, commun&#233;ment appel&#233;e t&#233;l&#233;vision sur ADSL fait actuellement l'objet d'exp&#233;rimentation par la Sonatel. Cette avanc&#233;e technologique qui relevait du r&#234;ve il y a quelques temps est en train de devenir r&#233;alit&#233; au S&#233;n&#233;gal ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette nouveaut&#233;, s'il en est une, se pr&#233;sente comme un autre moyen pour tout utilisateur, &#224; c&#244;t&#233; de l'antenne TV classique, de l'antenne MMDS, ou de la parabole, d'acc&#233;der &#224; un contenu t&#233;l&#233;visuel. C'est un march&#233; existant et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2005,230-.html" rel="directory"&gt;2005&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La t&#233;l&#233;vision par la ligne t&#233;l&#233;phonique, commun&#233;ment appel&#233;e t&#233;l&#233;vision sur ADSL fait actuellement l'objet d'exp&#233;rimentation par la Sonatel. Cette avanc&#233;e technologique qui relevait du r&#234;ve il y a quelques temps est en train de devenir r&#233;alit&#233; au S&#233;n&#233;gal !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouveaut&#233;, s'il en est une, se pr&#233;sente comme un autre moyen pour tout utilisateur, &#224; c&#244;t&#233; de l'antenne TV classique, de l'antenne MMDS, ou de la parabole, d'acc&#233;der &#224; un contenu t&#233;l&#233;visuel. C'est un march&#233; existant et concurrentiel qui voit arriver un nouveau type de support.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'heure actuelle, s'il existe un terme en vogue dans le monde des t&#233;l&#233;communications, c'est bien celui de la convergence, ses illustrations ne manquent pas : TV sur ADSL, la visiophonie, la voix sur IP , les chats, les messengers, etc. Aussi, les r&#233;seaux et les &#233;quipements permettant la convergence voix, vid&#233;o, donn&#233;es ont consid&#233;rablement &#233;volu&#233; &#224; une vitesse rendant caduques d'autres technologies tels que le t&#233;lex, bient&#244;t le fax, le courrier postal de base qui a d&#251; subir un sacr&#233; coup !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, le type de r&#233;seau de t&#233;l&#233;communication utilis&#233; (t&#233;l&#233;phonique, hertzien, c&#226;ble, satellite) ne conditionne plus le type d'utilisation que l'on peut en faire (voix, donn&#233;es, images, son). Ainsi donc, apr&#232;s le t&#233;l&#233;graphe, la voix et les donn&#233;es, la ligne t&#233;l&#233;phonique traditionnelle s'ouvre d&#233;sormais &#224; d'autres usages. L'arriv&#233;e des cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision dans les foyers s&#233;n&#233;galais gr&#226;ce &#224; la ligne t&#233;l&#233;phonique marque une nouveaut&#233; dans la mesure o&#249; elle permet d'autoriser sur une m&#234;me ligne t&#233;l&#233;phonique des vitesses de connexion tr&#232;s &#233;lev&#233;es ainsi que des transmissions de donn&#233;es non informatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi donc, faire &#233;merger un tel march&#233; avec la volont&#233; d'en faire b&#233;n&#233;ficier le plus grand nombre, nous dit on, est une initiative majeure &#224; saluer. Il faut remarquer qu'&#224; l'heure actuelle o&#249; beaucoup de pays occidentaux n'ont pas encore ma&#238;tris&#233; cette innovation et ses techniques, un op&#233;rateur africain va oser se lancer sur ce cr&#233;neau !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle fa&#231;on d'acc&#233;der aux programmes de TV ne laisse pas indiff&#233;rent les juristes. En effet, la convergence TV sur ADSL est une source de services innovants n&#233;cessitant un cadre juridique incitatif comme toute technologie de pointe. Les enjeux strictement juridiques sont nombreux et vari&#233;s : la s&#233;curit&#233; d'acc&#232;s, la protection des contenus contre les piratages, la diffusion de contenus interdit (incitation &#224; la haine raciale, terrorisme, pornographie, r&#233;visionniste ou propagande, etc.), l'exercice du contr&#244;le parental, etc. Si la t&#233;l&#233;vision sur ADSL est techniquement faisable, elle est loin d'&#234;tre juridiquement organis&#233;e. Elle met en rapport le droit de l'audiovisuel, le droit des t&#233;l&#233;communications et le droit de la concurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant la caract&#233;ristique d'&#234;tre &#224; la fois un support informatique et audiovisuel, la t&#233;l&#233;vision sur ADSL peut &#234;tre confront&#233;e &#224; la l&#233;gislation et la r&#233;glementation relative aux t&#233;l&#233;communications ou &#224; celle relative &#224; l'audiovisuel. D&#232;s lors, quel cadre r&#233;glementaire lui est applicable ? Qui doit r&#233;guler ce nouveau vecteur d'images, de sons et d'interactivit&#233; via les t&#233;l&#233;communications ? Quel r&#244;le peut, ou doit jouer l'Etat dans cette innovation ? Notre contribution vise &#224; faire le point sur ces questions, et y apporter des &#233;l&#233;ments concrets de r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I - L'Autorit&#233; de R&#233;gulation des T&#233;l&#233;communications (ART) : une incomp&#233;tence textuelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une lecture attentive de la r&#233;glementation des t&#233;l&#233;communications au S&#233;n&#233;gal conduit &#224; l'inapplicabilit&#233; des dispositions du code des t&#233;l&#233;communications &#224; la t&#233;l&#233;vision sur ADSL. L'Autorit&#233; de R&#233;gulation des T&#233;l&#233;communications est incomp&#233;tente en vertu de l'article 2 alin&#233;a 17 de la loi 2001-15 du 27 d&#233;cembre 2001 portant Code des t&#233;l&#233;communications qui d&#233;finit les t&#233;l&#233;communications comme &#171; toute prestation incluant la transmission ou l'acheminement de signaux ou une combinaison de ces fonctions par des proc&#233;d&#233;s de t&#233;l&#233;communications. Ne sont pas concern&#233;s les services de radiodiffusion et de t&#233;l&#233;vision &#187;. Cette exclusion ne fait pas l'ombre d'un doute dans l'esprit des diff&#233;rents acteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l'article 1er du m&#234;me code dispose que ce texte &#171; r&#233;git toutes les activit&#233;s de t&#233;l&#233;communications exerc&#233;es sur le territoire s&#233;n&#233;galais &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, les bouquets de t&#233;l&#233;vision ne peuvent relever de la comp&#233;tence de l'ART. Il est donc admis d'en d&#233;duire que cette exclusion expresse des services de t&#233;l&#233;vision &#244;te toute base l&#233;gale &#224; une comp&#233;tence de l'Autorit&#233; de r&#233;gulation concernant le domaine de l'audiovisuel. Mais, la nature ayant horreur du vide, m&#234;me en droit, il y a donc de fortes chances que le R&#233;gulateur de l'audiovisuel soit totalement comp&#233;tent pour r&#233;guler le volet contenu, ne serait ce que du fait de l'absence de fondement juridique en l'&#233;tat actuel de la r&#233;glementation des t&#233;l&#233;coms et de la l&#233;gislation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II - Le Haut Conseil de l'Audiovisuel (HCA) : une comp&#233;tence de principe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 2 de la loi n&#176; 98-09 du 2 mars 1998 portant cr&#233;ation du Haut Conseil de l'Audiovisuel (HCA), indique que &#171; tous les m&#233;dias audiovisuels entrent dans son champ de comp&#233;tence quel que soit leur statut juridique &#187;. Ainsi donc, la comp&#233;tence directe du HCA s'impose, du fait de l'application du principe de neutralit&#233; technologique entre les diff&#233;rents supports (hertzien, ADSL, le c&#226;ble ou le satellite), lequel doit pr&#233;valoir dans la r&#233;glementation et la r&#233;gulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il lui appartient conform&#233;ment &#224; l'article 3 alin&#233;a 5 de la loi n&#176; 98-09 du 2 mars 1998 portant cr&#233;ation du Haut Conseil de l'Audiovisuel (HCA) de &#171; favoriser et promouvoir la libre et saine concurrence entre les m&#233;dias audiovisuels &#187;. A ce titre, il doit &#171; veiller au respect des cahiers des charges exig&#233;s des entit&#233;s b&#233;n&#233;ficiaires des concessions portant autorisation d'exploiter un service de radiodiffusion ou de t&#233;l&#233;vision &#187;. Il devra veiller &#233;galement &#224; r&#233;guler les contenus des bouquets de t&#233;l&#233;vision pour garantir &#171; le pluralisme et la protection des mineurs sur tous les supports de diffusion &#187;. Dans le futur, il devra enfin se prononcer &#171; sur d'&#233;ventuels litiges entre &#233;diteurs de cha&#238;nes et distributeurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de l'existence des deux institutions de r&#233;gulations que sont l'ART pour les t&#233;l&#233;communications et le HCA pour l'audiovisuel et des arguments d&#233;velopp&#233;s ci-dessus, le cadre pour l'exercice d'une telle activit&#233; existe au S&#233;n&#233;gal mais n&#233;cessite un &#233;claircissement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;III - Vers quelle solution ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une offre de t&#233;l&#233;vision sur ADSL est une &#233;quation &#224; deux variables au niveau du S&#233;n&#233;gal du fait du faible taux de p&#233;n&#233;tration de l'ADSL et de la non d&#233;finition des champs de comp&#233;tences respectifs entre l'ART et le Haut Conseil de l'Audiovisuel. N'&#233;tant pas li&#233;, le second aspect doit stimuler le d&#233;veloppement du premier. La recherche d'une solution passe in&#233;vitablement par une approche comparative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas ais&#233; d'avoir un aper&#231;u homog&#232;ne des mod&#232;les de r&#233;glementation et de r&#233;gulation des nouveaux services de t&#233;l&#233;vision sur ADSL. Les pays asiatiques, o&#249; l'offre est plus abondante, ont &#233;t&#233; les premiers &#224; adapter leur l&#233;gislation pour encadrer ces nouveaux services. Le principe de neutralit&#233; technologique pr&#233;vaut &#224; Hong Kong et au Japon : les services de t&#233;l&#233;vision doivent, pour &#234;tre diffus&#233;s en ADSL, obtenir une autorisation calqu&#233;e sur celle d&#233;livr&#233;e aux cha&#238;nes du c&#226;ble. En revanche, aux &#201;tats-Unis, o&#249; le c&#226;ble est particuli&#232;rement puissant, les offres de t&#233;l&#233;vision sur ADSL sont presque inexistantes. Actuellement, malgr&#233; les efforts du r&#233;gulateur pour ouvrir le march&#233; de la distribution de services de t&#233;l&#233;vision aux compagnies de t&#233;l&#233;phone, la concurrence peine &#224; se mettre en place. Les pays d'Europe, de leur c&#244;t&#233;, d&#233;couvrent actuellement la t&#233;l&#233;vision sur ADSL et en organisent la r&#233;gulation. Certaines autorit&#233;s de r&#233;gulation la consid&#232;rent sous l'angle de service de t&#233;l&#233;communication, quand d'autres lui conf&#232;rent des statuts voisins &#224; ceux de la distribution de cha&#238;nes par c&#226;ble. La r&#233;glementation europ&#233;enne n'est donc pas encore uniforme bien que la &#171; transposition du paquet t&#233;l&#233;coms &#187; doive les guider dans ce sens &#224; terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal, la t&#233;l&#233;vision sur ADSL rel&#232;ve &#233;galement de la communication audiovisuelle. Toute la r&#233;gulation du contenu est du ressort du HCA. Une note minist&#233;rielle et un changement du texte r&#233;gissant le HCA sont n&#233;cessaires pour apporter plus de pr&#233;cisions dans le domaine. Il s'agit d'une simple adaptation textuelle. Pour y arriver, la r&#233;gulation reste d&#233;finitivement le mode d'intervention de l'&#201;tat le plus raisonnable et le plus ad&#233;quat pour accompagner de fa&#231;on souple cette convergence entre t&#233;l&#233;communications, informatique et audiovisuel. La loi modificative devra se traduire par un renforcement du cahier des charges des diff&#233;rents acteurs tant audiovisuels que de t&#233;l&#233;communication. Toutefois, le cadre juridique &#224; mettre en place doit &#234;tre souple et non contraignant pour &#233;viter que ce ne soit finalement un handicap pour les acteurs de ces services innovants et pour les principaux b&#233;n&#233;ficiaires, les s&#233;n&#233;galais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conform&#233;ment au Code des t&#233;l&#233;communications, un des r&#244;les de l'ART est d'encourager et de faciliter le d&#233;veloppement de services innovants, ce qui fait qu'elle aura un r&#244;le d&#233;terminant dans la r&#233;ussite de la p&#233;n&#233;tration de nouveau support audiovisuel au s&#233;n&#233;gal. Par contre, elle est incomp&#233;tente pour se prononcer sur la question de l'acc&#232;s aux contenus audiovisuels. Ses pr&#233;rogatives lui permettent de s'occuper de la r&#233;gulation des contenants en imposant &#224; l'op&#233;rateur des t&#233;l&#233;communications, le respect des dispositions du cahier des charges et de sa concession relatif &#224; son r&#244;le de transporteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, par l'utilisation du t&#233;l&#233;phone, les bouquets de t&#233;l&#233;vision frappent aux portes des foyers s&#233;n&#233;galais comme nouveau moyen permettant de faire jouer la concurrence entre des supports de transmission d'un contenu audiovisuel. Dans cette perspective, la r&#233;glementation doit permettre une harmonisation des r&#233;gimes juridiques. La situation actuelle dans laquelle nous nous trouvons risque de poser quelques difficult&#233;s de compr&#233;hension aux acteurs. Un &#233;claircissement s'impose mais en tant que march&#233; &#233;mergent, le l&#233;gislateur doit agir avant tout avec &#171; pragmatisme et prudence &#187;. C'est toute la question de la r&#233;glementation ex-ante ou ex-post qui revient &#224; grands pas ! Il est des choix &#224; faire pour permettre l'innovation et le progr&#232;s. Il en va de la recherche, de l'audace et de ce nouveau S&#233;n&#233;gal qui gagne et qui innove par la qualit&#233; de ses entreprises qui contribuent &#224; changer l'image des entreprises africaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La TV ADSL ne n&#233;cessite pas aujourd'hui une r&#233;gulation pr&#233;alable, mais que celle-ci devra &#234;tre envisag&#233;e au fur et &#224; mesure de son d&#233;ploiement. En effet, d'autres questions d'ordre juridique connexes restent &#224; r&#233;soudre. Ainsi, &#224; l'avenir, il faudra veiller &#224; ce que l'offre t&#233;l&#233;vision sur ADSL soit conforme &#224; la l&#233;gislation en vigueur sur la propri&#233;t&#233; intellectuelle, sur le droit d'auteur, etc. Et bient&#244;t la vid&#233;o &#224; la demande suivra nous promet-on ! C'est un environnement juridique et r&#233;glementaire favorable qui pourra contribuer de fa&#231;on significative au succ&#232;s de ces innovations exemplaires dans la sous r&#233;gion, et permettre la cr&#233;ation d'emplois, la diffusion de savoirs et de l'information tout en contribuant &#224; la r&#233;duction de la fracture num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra &#233;laborer un nouveau cadre r&#233;glementaire harmonis&#233; pour ce qu'il est convenu d'appeler en Europe maintenant les &#171; communications &#233;lectroniques &#187; (l'ensemble des r&#233;seaux de audiovisuel et t&#233;l&#233;communications), confirmer l'objectif d'&#233;tablir une concurrence effective sur l'ensemble du march&#233; et rendre applicable la loi 2002-23 portant cadre de r&#233;gulation pour les entreprises concessionnaires de services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra que le Gouvernement prenne en compte les mutations actuelles et celles &#224; venir, les limites du cadre actuel du secteur des secteurs des t&#233;l&#233;communications et de l'audiovisuel, afin de faciliter le d&#233;veloppement de ces industries, de renforcer leur comp&#233;titivit&#233;, de consolider le service public, et d'offrir &#224; nos concitoyens et &#224; nos entreprises une gamme &#233;largie de services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alpha THIAM&lt;br class='manualbr' /&gt;Juriste&lt;br class='manualbr' /&gt;Consultant en R&#233;glementation des t&#233;l&#233;communications&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;mailto:alphathiam1@hotmail.com&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;alphathiam1@hotmail.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouhamadou LO&lt;br class='manualbr' /&gt;Docteur en Droit Public des NTIC&lt;br class='manualbr' /&gt;Conseiller Juridique de l'ADIE&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;mailto:mouhamadou.lo@adie.sn&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;mouhamadou.lo@adie.sn&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ce que nous attendons de la nouvelle direction de la Rts</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;D&#233;cid&#233;ment sous l'&#232;re Wade, la Rts &#224; l'image de nombre de soci&#233;t&#233;s nationales la Lonase, la Poste etc. est partie pour battre le records des bo&#238;tes qui croquent le plus de Directeur G&#233;n&#233;ral. Apr&#232;s s'&#234;tre d&#233;barrass&#233; de Mactar Sylla, un vrai professionnel de l'audiovisuel dont l'opinion avait bien accueilli la nomination au lendemain de l'Alternance, Wade avait intronis&#233;, Khoudoss Niang qui, d&#232;s sa prise de fonction avait affich&#233; sa d&#233;termination &#224; mettre la Rts, la t&#233;l&#233;vision en particulier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2005,230-.html" rel="directory"&gt;2005&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;cid&#233;ment sous l'&#232;re Wade, la Rts &#224; l'image de nombre de soci&#233;t&#233;s nationales la Lonase, la Poste etc. est partie pour battre le records des bo&#238;tes qui croquent le plus de Directeur G&#233;n&#233;ral. Apr&#232;s s'&#234;tre d&#233;barrass&#233; de Mactar Sylla, un vrai professionnel de l'audiovisuel dont l'opinion avait bien accueilli la nomination au lendemain de l'Alternance, Wade avait intronis&#233;, Khoudoss Niang qui, d&#232;s sa prise de fonction avait affich&#233; sa d&#233;termination &#224; mettre la Rts, la t&#233;l&#233;vision en particulier au service exclusif de Wade, du Pds et de ses structures satellites par son slogan d'alors &#171; Je suis venu pour rendre visible l'action de Me Wade &#187;. Aujourd'hui c'est cet homme l&#224; que Me Wade vient encore de d&#233;f&#233;nestrer pour enfin remettre la Rts entre les mains de professionnels, mieux de purs produits de la maison. L'objet de mon propos n'est point de d&#233;crier la caporalisation de la Rts par le r&#233;gime Wade, cela l'a &#233;t&#233; suffisamment sans que rien n'y changea, mais d'&#233;voquer quelques mesures hardies, non exhaustives &#224; soumettre &#224; la nouvelle &#233;quipe pilot&#233;e par Daouda Ndiaye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;fl&#233;chissant bien sur la d&#233;cision de Wade de limoger Khoudoss Niang et de porter son choix sur lui, &#224; notre avis Daouda Ndiaye doit se dire au moins une chose : m&#234;me si demain il me r&#233;voque, personne ne va s'en &#233;mouvoir puisque combien il a en remerci&#233; ? Par cons&#233;quent je dois m'efforcer &#224; mieux faire que mon pr&#233;d&#233;cesseur pour la satisfaction des travailleurs et du public tout en prenant en compte l'aspect incontournable de m&#233;dia d'Etat et de service public. Daouda Ndiaye est d&#233;positaire d'un talent et d'une exp&#233;rience tels que m&#234;me sorti de la Rts il ne tardera pas &#224; trouver une plaque pourquoi pas plus juteuse. La preuve Mactar Sylla avait si bien raison &#224; son d&#233;part en disant &#171; j'&#233;tais pas venu &#224; la Rts pour chercher de l'argent &#187; par la suite, il s'est retrouv&#233; &#224; la t&#234;te d'une cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision au Cameroun dont le budget d&#233;passerait de loin celui du Triangle Sud. Mieux, Daouda Ndiaye et les hommes qu'il s'est choisi pour l'accompagner dans sa mission et m&#234;me Me Wade savent per tinemment que continuer &#224; g&#233; rer la Rts de cet te mani&#232;re c'est le meilleur mo yen de creuser d'avantage le fos 0s&#233; qui le s&#233;pare chaque jour du public dont il est cens&#233; servir. Ensuite la conscience professionnelle et la d&#233;ontologie doi vent occuper une place centra le dans le c&#339;ur des &#233;l&#233;ments de la nouvelle &#233;quipe pour les doter de suffisamment de courage qui leur permettra de refuser d'&#234;tre sous le dictat de quelque lobby politico-affairiste d'o&#249; qu'il vienne. Ainsi fort de tout cela, Daouda et son &#233;quipe doivent arc-bouter leur feuille de route sur une ligne directrice qui est : r&#233;concilier la Rts avec ses travailleurs et son public. Et cela se r&#233;alisera &#224; travers plusieurs actions aussi urgentes et n&#233;cessaires les unes que les autres, nous en &#233;num&#233;rons quelques unes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Permettre un acc&#232;s &#233;quilibr&#233; aux m&#233;dias d'Etat, &#224; la t&#233;l&#233;vision en particuliers &#224; tous les acteurs de la vie nationale : partis politiques, syndicats, mouvements associatifs et religieux ; Am&#233;liorer la qualit&#233; du service offert, les interruptions fr&#233;quentes avec &#233;cran blanc &#224; la t&#233;l&#233;vision doivent dispara&#238;tre pour de bon ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cesser les nombreux et longs reportage politiciens de Ma&#238;tre Wade avec des propos ennuyeux et dithyrambiques ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eviter l'exc&#232;s de z&#232;le et de populisme dont font montre certains journalistes notamment les reporters du palais et le griot de Wade ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interruption brutale des films par des spots publicitaires irrite le public ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De v&#233;ritables films de cin&#233;ma et des documentaires instructifs sont devenus rares sur notre petit &#233;cran ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cr&#233;dit horaire des journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s en langues nationales doit &#234;tre reconsid&#233;r&#233; de m&#234;me que le contenu de ses journaux. Pour clore notre propos je voudrais pr&#233;ciser que nous ne doutons gu&#232;re de la comp&#233;tence, de la volont&#233; et de l'engagement du personnel de la Rts, mais h&#233;las celui-ci me semble t-il n'a jamais dispos&#233; de moyens, d'un environnement et de pouvoirs propices &#224; son plein &#233;panouissement. Et l'arriv&#233;e de Wade au pouvoir qui avait fait penser qu'un vent de changement allait souffler dans la maison a eu des effets contraires. De toute fa&#231;on avec ses mouvements d'humeurs intervenus r&#233;cemment &#224; la Rts et ayant abouti au d&#233;part de Khoudoss des questions m&#233;ritent d'&#234;tre pos&#233;es : Wade commence t-il &#224; comprendre que le monopole qu'il fait exercer sur les m&#233;dias publics le dessert aupr&#232;s de l'opinion ? Daouda Ndiaye r&#233;ussira t-il &#224; r&#233;aliser les changements tant attendus par le public ? l'avenir nous &#233;difiera ; en attendant bon vent Monsieur le Directeur G&#233;n&#233;ral....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bara GAYE - Mback&#233; baragaye72@yahoo.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.lequotidien.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Quotiein&lt;/a&gt;, 31 janvier 2005)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ces portes ferm&#233;es par la Sonatel</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Officiellement lib&#233;ralis&#233;es, les t&#233;l&#233;communications au S&#233;n&#233;gal, surtout le t&#233;l&#233;phone fixe, restent toujours l'apanage de la Sonatel. Et pourtant, le pr&#233;sident de la R&#233;publique, lib&#233;ral convaincu, avait, lors d'une rencontre des investisseurs priv&#233;s et nationaux, au mois de juin dernier, annonc&#233; l'ouverture officielle de la lib&#233;ralisation des t&#233;l&#233;communications. Un acte louable, quand on sait que ce secteur g&#233;n&#233;rateur de revenus (des milliards de b&#233;n&#233;fices pour la seule Sonatel), a besoin (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Officiellement lib&#233;ralis&#233;es, les t&#233;l&#233;communications au S&#233;n&#233;gal, surtout le t&#233;l&#233;phone fixe, restent toujours l'apanage de la Sonatel. Et pourtant, le pr&#233;sident de la R&#233;publique, lib&#233;ral convaincu, avait, lors d'une rencontre des investisseurs priv&#233;s et nationaux, au mois de juin dernier, annonc&#233; l'ouverture officielle de la lib&#233;ralisation des t&#233;l&#233;communications. Un acte louable, quand on sait que ce secteur g&#233;n&#233;rateur de revenus (des milliards de b&#233;n&#233;fices pour la seule Sonatel), a besoin d'&#234;tre galvanis&#233; par une concurrence saine et profitable &#224; l'&#233;conomie nationale et &#224; la r&#233;sorption du ch&#244;mage des jeunes dipl&#244;m&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question que nous nous posons, nous demandeurs d'emploi dipl&#244;m&#233;s de l'universit&#233; et des &#233;coles de formation de la place, est de savoir ce que l'Etat attend pour donner la licence ou cahier des charges aux hommes priv&#233;s d&#233;j&#224; pr&#234;ts &#224; se lancer dans le secteur. Nous ne comprenons pas cette lenteur des choses, quand on sait que nos demandes d'emploi sont d&#233;pos&#233;es il y a sept &#224; huit mois dans ces bo&#238;tes, avec l'espoir d'&#234;tre recrut&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Expliquez-nous (Etat) et l&#226;chez les r&#234;nes. Ces derniers temps, on a tous vu &#224; la t&#233;l&#233; que la Sonatel est en train de d&#233;ployer toutes ses batteries pour occuper le terrain (qui du reste est encore vague et accessible &#224; d'autres). Elle a assez monopolis&#233; le secteur et n'offre plus beaucoup d'emplois, si ce n'est des stages difficilement accord&#233;s (et &#224; qui ?). D'o&#249; le besoin vital pour les jeunes de voir d'autres sources g&#233;n&#233;ratrices d'emplois voir le jour. Pendant que la Sonatel s'&#233;largit, ses diff&#233;rents protagonistes sont sur la touche &#224; se ronger les ongles, car ayant d&#233;j&#224; tout mis en &#339;uvre pour commencer et n'attendent que le signal d'en haut. Suivant le cours d'une demande d'emploi que j'ai d&#233;pos&#233;e dans une de ces bo&#238;tes, j'ai eu l'opportunit&#233; de discuter avec son administrateur g&#233;n&#233;ral qui, du reste, avait beaucoup de temps libre. Un temps qu'il prend &#224; ne pas faire grand chose si ce n'est attendre de guerre lasse leur licence. Il a eu &#224; m'expliquer qu'ils sont en train de jeter de l'argent par la fen&#234;tre (c'est son expression), signant chaque mois un ch&#232;que de 3 millions de francs r&#233;partis entre la location des bureaux, les taxes, les factures d'&#233;lectricit&#233;, d'eau et (ironie du sort) de t&#233;l&#233;phone, domaine o&#249; ils comptent s'investir et du paiement des salaires du peu de personnel d&#233;j&#224; recrut&#233;. Il m'a m&#234;me montr&#233; l'organigramme de la future bo&#238;te qui a d&#233;j&#224; choisi ses diff&#233;rents directeurs de section qui sont eux aussi en stand-by.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginez que toutes ces d&#233;penses se font depuis le mois de f&#233;vrier et faites le d&#233;compte. S'ils sont en train de perdre de l'argent, ce qui est contre nature dans le milieu des affaires, nous par contre, nous sommes sur le point de nous d&#233;courager, voire de perdre notre foi et de sombrer dans le d&#233;sespoir. Et n'est-ce-pas Me Wade qui disait dans son livre Un destin pour l'Afrique : &#171; Un homme sans travail peut sombrer dans le d&#233;sespoir... &#187; ? Jeunes sans emploi nous rongeons nos freins pendant que les jours, les semaines, les mois voire les ann&#233;es passent, laissant derri&#232;re eux le d&#233;sappointement, la lassitude, l'envie de quitter le pays par tous les moyens et enfin la d&#233;ch&#233;ance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours dans son livre Un destin pour l'Afrique qui du reste m'a permis de croire encore plus en Me Wade, j'ai eu &#224; noter ces lignes : &#171; Travaille pour te lib&#233;rer, et ta dignit&#233; tu garderas. Travaille pour te r&#233;aliser et ton pays tu sauveras... &#187;. Nous ne demandons qu'&#224; travailler, beaucoup travailler, toujours travailler et encore travailler. L'alternance qu'on a tous voulue et vot&#233; pour, est en train de voire ses fruits, dividendes, pr&#233;sentement partag&#233;s et in&#233;quitablement par une minorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:aimerou@yahoo.fr&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;aimerou@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.walf.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wal Fadjri&lt;/a&gt;, 3 janvier 2005)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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