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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Noms de domaines : Pourquoi l'extension en &#171; .sn &#187; est-elle si ch&#232;re ?</title>
		<link>https://www.osiris.sn/noms-de-domaines-pourquoi-l-extension-en-sn-est-elle-si-chere.html</link>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au niveau mondial, la gouvernance d'Internet est assur&#233;e par l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) qui est une organisation &#224; but non lucratif. Ayant parmi ses attributions la gestion des codes nationaux (ccTLD), l'ICANN d&#233;l&#232;gue le plus souvent l'attribution des noms de domaines &#224; extensions nationales de type ccTLD &#224; une entit&#233; nationale appel&#233; registre qui joue le r&#244;le d'interm&#233;diaire. Au S&#233;n&#233;gal, cette t&#226;che est d&#233;volue au NIC S&#233;n&#233;gal () log&#233;e &#224; l'Universit&#233; Cheikh (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2006,229-.html" rel="directory"&gt;2006&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au niveau mondial, la gouvernance d'Internet est assur&#233;e par l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) qui est une organisation &#224; but non lucratif. Ayant parmi ses attributions la gestion des codes nationaux (ccTLD), l'ICANN d&#233;l&#232;gue le plus souvent l'attribution des noms de domaines &#224; extensions nationales de type ccTLD &#224; une entit&#233; nationale appel&#233; registre qui joue le r&#244;le d'interm&#233;diaire. Au S&#233;n&#233;gal, cette t&#226;che est d&#233;volue au NIC S&#233;n&#233;gal (&lt;a href=&#034;http://www.nic.sn/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.nic.sn/&lt;/a&gt;) log&#233;e &#224; l'Universit&#233; Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et dirig&#233;e par un enseignement du D&#233;partement de G&#233;nie informatique de l'Ecole sup&#233;rieure polytechnique (ESP) qui se trouve &#234;tre &#233;galement &#224; la t&#234;te du chapitre s&#233;n&#233;galais d'Internet Society (ISOC-S&#233;n&#233;gal). De mani&#232;re pratique, pour obtenir un nom de domaine en &#171; .sn &#187;, il faut s'adresser au NIC S&#233;n&#233;gal ou &#224; un des interm&#233;diaires qui joue le r&#244;le de registrar en revendant les noms de domaines qu'ils ont r&#233;serv&#233;s aupr&#232;s de NIC S&#233;n&#233;gal. Parmi ces revendeurs, nous pouvons citer Kheweul.com (&lt;a href=&#034;http://www.khewel.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.khewel.com/&lt;/a&gt;) et Sonatel Multim&#233;dia (&lt;a href=&#034;http://www.orange.sn/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.orange.sn/&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusque l&#224;, la d&#233;marche est quasi identique &#224; celle qui existe dans d'autres pays. Cependant, en nous int&#233;ressant &#224; la tarification pratiqu&#233;e, nous constatons que l'extension en &#171; .sn &#187; est c&#233;der annuellement &#224; un prix excessif par rapport &#224; ce qui se fait dans d'autres pays. Ainsi, au S&#233;n&#233;gal, pour obtenir un nom de domaine en &#171; .sn &#187;, il en co&#251;te pas moins de 50.000 FCFA pour la cr&#233;ation auxquels viennent s'ajouter les ann&#233;es suivantes, 30.000 FCFA pour la redevance annuelle pay&#233;e au titre de la maintenance du nom de domaine (selon les tarifs affich&#233;s sur le site du NIC S&#233;n&#233;gal). Chez Kheweul.com, un tarif unique de 50.000 FCFA est affich&#233;, correspondant certainement &#224; la somme requise pour la cr&#233;ation du compte et celle correspondante &#224; la redevance mensuelle. Le tarif pratiqu&#233; par Sonatel Multim&#233;dia est de 40.000 FCFA pour la cr&#233;ation du nom de domaine en .sn et 40.000 FCFA pour la maintenance annuelle du compte (selon le site orange.sn).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne voulant pas juger ces tarifs sans les avoir comparer avec ce qui se pratique sous d'autres cieux, nous avons essayer d'acqu&#233;rir des ccLTD dans d'autres pays et le constat est frappant. En France, une extension en .fr peut &#234;tre r&#233;serv&#233;e &#224; moins de 5 euros, l'&#233;quivalent d'un peu plus de 3000 FCFA, soit dix fois moins que ce que demande le NIC S&#233;n&#233;gal pour la maintenance annuelle d'un nom de domaine avec l'extension en .sn. En Europe, les tarifs sont pratiquement &#233;quivalant &#224; ceux de la France mais restent toujours tr&#232;s &#233;loign&#233;s des 30.000 FCFA du NIC S&#233;n&#233;gal. En Afrique, les tarifs varient en fonction des pays, mais sont le plus souvent du m&#234;me ordre que ceux pratiqu&#233;s au S&#233;n&#233;gal, et restent donc &#233;lev&#233;s. En C&#244;te d'ivoire, il existe cependant une diff&#233;rence entre la pratique du NIC.CI (&lt;a href=&#034;http://www.nic.ci/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.nic.ci/&lt;/a&gt;) et celle du NIC.SN. Au moment o&#249; l'entit&#233; s&#233;n&#233;galaise est habilit&#233;e &#224; recevoir des demandes de r&#233;servation de nom de domaine venant du client final, son homologue ivoirien NIC.CI a d&#233;l&#233;gu&#233; cette activit&#233;s &#224; une vingtaine de registrars agr&#233;es dont la soci&#233;t&#233; s&#233;n&#233;galaise kheweul.com.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu en pr&#233;parant cet article, nous nous sommes rapproch&#233; du NIC S&#233;n&#233;gal pour avoir des explications sur leur structure de prix, en vain. Mais nous avons pu joindre une personne ressource au bureau d'ICANN &#224; Bruxelles qui nous a expliqu&#233; le fonctionnement de la gestion des ccLTD. Cette personne nous pr&#233;cise que NIC S&#233;n&#233;gal est totalement libre dans la d&#233;finition de sa politique tarifaire qui est souvent fonction des ses contraintes techniques et/ou fiscales. La somme symbolique que les registres (Ex NIC S&#233;n&#233;gal) versent &#224; ICANN n'est pas en corr&#233;lation avec le nombre de noms de domaine r&#233;serv&#233;s et se trouve &#234;tre forfaitaire et d&#233;risoire. Cette personne ressource nous pr&#233;cise aussi qu'en g&#233;n&#233;ral, dans les pays o&#249; le prix de r&#233;servation d'un nom de domaine ccLTD est abordable, le registre (ex NIC S&#233;n&#233;gal) ne traite qu'avec les registrars (ex kheweul.com ou SONATEL multim&#233;dia) et c'est cette concurrence sur le march&#233; de d&#233;tail qui rend le prix final attrayant. Il nous a cit&#233; l'exemple du registre fran&#231;ais Afnic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous estimons qu'une pluralit&#233; de registrars agr&#233;&#233;s &#224; d&#233;livrer des noms de domaines en .sn pourra instaurer une concurrence sur ce march&#233; et permettre une baisse des prix. Pour cela il faudra que NIC S&#233;n&#233;gal se limite &#224; octroyer des noms de domaines aux registrars et qu'il oriente ses tarifs vers les co&#251;ts car 30000 FCFA pour la maintenance d'un nom de domaine nous semble disproportionn&#233; et non justifi&#233;. N'oublions pas que pour promouvoir Internet et d&#233;mocratiser son usage, il est important que les internautes africains puissent jouer leur partition dans la magnifique symphonie qu'est Internet. Il est n&#233;cessaire et urgent que le co&#251;t de r&#233;servation d'un noms de domaine avec une extension nationales (ccTLD) soit revu &#224; la baisse et adapter au niveau de vie des populations africaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; secteur priv&#233;, pouvoirs publics et institutions internationales oeuvrent pour une vulgarisation des TIC dans les pays africains, il faudrait que les conditions d'acc&#232;s aux ccLTD soit all&#233;g&#233;es tant du point de vue des prix pratiqu&#233;s que des documents &#224; fournir car le nombre de noms de domaines r&#233;serv&#233;s faits partie des indicateurs fiables sur le niveau de d&#233;veloppement des TIC dans un pays. Le meilleur moyen de vulgariser un outil, c'est d'en faire une banalit&#233;, pas un luxe, surtout si ce dernier appartient, d'une certaine mani&#232;re, au patrimoine culturel s&#233;n&#233;galais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amadou Makhtar Fall&lt;br class='manualbr' /&gt;Expert en r&#233;glementation des communications &#233;lectroniques et de l'audiovisuel&lt;br class='manualbr' /&gt;Mel : &lt;a href=&#034;mailto:amadoumakhtar.fall@gmail.com&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;amadoumakhtar.fall@gmail.com&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Site Web : &lt;a href=&#034;http://www.regultelcoafrik.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.regultelcoafrik.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Attractivit&#233; de la destination S&#233;n&#233;gal dans les t&#233;l&#233;services : pour une meilleure implication des pouvoirs publics (suite et fin)</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Attractivite-de-la-destination,2627.html</link>
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		<dc:date>2006-12-04T14:34:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;II- Le d&#233;fis de la qualit&#233; : Pour une politique de formation sp&#233;cifique afin de diff&#233;rencier l'offre &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me dans les &#233;conomies les plus lib&#233;rales, l'intervention publique a un r&#244;le &#224; jouer, de mani&#232;re permanente et en amont, pour faciliter les investissements priv&#233;s. Les pays qui re&#231;oivent le plus d'IDE ne se soucient pas moins d'am&#233;liorer leur attractivit&#233;. Ils sont dans une sorte de veille permanente de fa&#231;on &#224; traquer les obstacles de toutes sortes, &#224; faire toujours mieux pour offrir le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2006,229-.html" rel="directory"&gt;2006&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II- Le d&#233;fis de la qualit&#233; : Pour une politique de formation sp&#233;cifique afin de diff&#233;rencier l'offre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me dans les &#233;conomies les plus lib&#233;rales, l'intervention publique a un r&#244;le &#224; jouer, de mani&#232;re permanente et en amont, pour faciliter les investissements priv&#233;s. Les pays qui re&#231;oivent le plus d'IDE ne se soucient pas moins d'am&#233;liorer leur attractivit&#233;. Ils sont dans une sorte de veille permanente de fa&#231;on &#224; traquer les obstacles de toutes sortes, &#224; faire toujours mieux pour offrir le meilleur cadre possible. De ce point de vue, il existe tout un champ d'actions pour les pouvoirs publics dans le sens d'un renforcement des efforts d&#233;j&#224; accomplis pour am&#233;liorer la position du S&#233;n&#233;gal en tant que destination offshore de r&#233;f&#233;rence (fiscalit&#233;, disponibilit&#233; et co&#251;t de l'immobilier, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait les avantages de localisation ne sont pas une donn&#233;e immuable. Au contraire, bien que reposant sur un potentiel, ils doivent &#234;tre construits, consolid&#233;s et am&#233;lior&#233;s, notamment par des orientations strat&#233;giques de la part des d&#233;cideurs publics. Ainsi en est-il des ressources humaines, l'un des facteurs les plus importants dans l'&#233;chelle des crit&#232;res d'implantation selon l'enqu&#234;te men&#233;e par la CNUCED ( ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une confusion est trop souvent faite entre l'existence d'un bassin de main d'&#339;uvre et l'employabilit&#233; des personnes concern&#233;es. En d&#233;pit des plus de 50 000 &#233;tudiants que compte l'UCAD et de ses 5000 &#171; ma&#238;trisards &#187; environ par an, un centre d'appels international comme PCCI, qui ambitionne d'atteindre 3500 employ&#233;s en 2007 (contre 1400 aujourd'hui), commence d&#233;j&#224; &#224; &#233;prouver des difficult&#233;s pour recruter le personnel ad&#233;quat (seul 1 candidat sur 10 remplit les crit&#232;res) et le salaire d'un t&#233;l&#233;op&#233;rateur y est pass&#233; &#224; 400 &#8364; par mois (JAI du 10/04/05).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette difficult&#233; &#224; trouver le candidat ad&#233;quat peut &#233;videmment freiner la croissance de ce secteur qui, par nature, est tr&#232;s exigent quant au profil des t&#233;l&#233;op&#233;rateurs en langue fran&#231;aise par exemple : parler un fran&#231;ais irr&#233;prochable et sans accent, avoir une excellente &#233;locution, &#234;tre capable de se projeter dans un autre univers dont il faut conna&#238;tre le mode de vie, la culture, cela en plus des comp&#233;tences techniques. Autrement dit, &#224; l'international, il ne suffit pas d'avoir un profil commercial ou marketing pour faire l'affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des dispositions naturelles (mais aussi qu'une formation bien cibl&#233;e peut permettre d'acqu&#233;rir) comme la qualit&#233; relationnelle, l'aisance orale au t&#233;l&#233;phone, l'&#233;coute, la patience sont des pr&#233;requis de plus en plus exig&#233;s par les centres d'appels fran&#231;ais. Les &#233;tudes tout comme l'exp&#233;rience ont montr&#233; que la formation est un facteur important surtout dans la gestion de la relation client. En Tunisie, une soci&#233;t&#233; comme Pro2c n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; utiliser des techniques de recrutement professionnelles comme la simulation bas&#233;e sur des crit&#232;res tels que la qualit&#233; d'&#233;coute, la capacit&#233; de r&#233;action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour am&#233;liorer son attractivit&#233; et permettre &#224; ce march&#233; des t&#233;l&#233;services de tirer le maximum de son potentiel de croissance, l'un des d&#233;fis pour toute destination offshore est de pouvoir mettre &#224; la disposition des op&#233;rateurs nationaux et internationaux un large panel de main d'&#339;uvre avec un profil ad&#233;quat. Cela suppose souvent une implication des autorit&#233;s de tutelle avec notamment comme objectif d'am&#233;liorer le nombre et le niveau technique des candidats capables de travailler pour l'international. Autrement, le d&#233;veloppement de ce secteur prometteur risque d'&#234;tre bloqu&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ailleurs, des initiatives dans ce sens ne manquent pas comme au Maroc o&#249; les autorit&#233;s ont mis en place un centre de formation d&#233;di&#233; sp&#233;cialement aux m&#233;tiers des t&#233;l&#233;services (3 &#224; 4 mois pour les t&#233;l&#233;conseillers) et prennent partiellement en charge les frais de formation &#224; concurrence de 90%, sous certaines conditions. Il existe &#233;galement en Tunisie des possibilit&#233;s de financement sur fonds publics &#224; travers le FIAP (Fonds d'Insertion et d'Adaptation Professionnelle). Dans ce pays, l'Etat prend &#233;galement en charge les frais de formation pour les sp&#233;cialit&#233;s qui n'y sont pas enseign&#233;es. En outre, elles ont favoris&#233; la cr&#233;ation de centres de formation priv&#233;s travaillant dans ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Inde, l'&#171; International Tech park &#187;, assure en permanence la formation de 16 000 personnes aux m&#233;tiers de t&#233;l&#233;op&#233;rateur (accent, prononciation, &#233;locution, culture anglaise ou am&#233;ricaine) pour une dur&#233;e variable de 1 &#224; 3 mois en fonction des aptitudes de chaque candidat. Au S&#233;n&#233;gal, l'action publique devrait non seulement s'inspirer de ces exp&#233;riences mais aller au-del&#224;. Cette impulsion de l'Etat pourrait consister dans un premier temps &#224; cr&#233;er une synergie entre diff&#233;rents acteurs, directs ou indirects (ANEJ, &#233;coles de commerce, d'enseignement aux m&#233;tiers de l'informatique, facult&#233;s ou instituts de langues &#233;trang&#232;res, op&#233;rateurs des t&#233;l&#233;services, minist&#232;re de l'enseignement professionnel, responsables du futur parc technologique de l'universit&#233; de Dakar - UCAD, etc.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif &#224; terme sera de mettre en place un observatoire du secteur des t&#233;l&#233;services. Mieux impr&#233;gn&#233; des probl&#232;mes de la fili&#232;re et des enjeux futurs, il aura une fonction de veille et de conseil pour la politique sectorielle. A cet &#233;gard, il est hautement strat&#233;gique, dans un contexte concurrentiel, de diff&#233;rencier l'offre en se positionner dans des cr&#233;neaux sp&#233;cifiques appel&#233;s &#224; conna&#238;tre un d&#233;veloppement important eu &#233;gard &#224; la n&#233;cessaire remont&#233;e de l'offshore dans la cha&#238;ne de la valeur ajout&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela suppose &#233;videmment qu'une d&#233;marche prospective soit adopt&#233;e en amont afin qu'en d&#233;finitive, cet observatoire puisse faire des propositions concr&#232;tes, voire impulser des actions pour entre autres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; anticiper sur les besoins en main d'&#339;uvre avec des profils biens d&#233;finis, &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#233;laborer des programmes de formation sp&#233;cifique notamment dans les techniques de t&#233;l&#233;traduction (compte tenu du vivier que constitue le d&#233;partement des langues de l'UCAD), de t&#233;l&#233;gestion (t&#233;l&#233;comptabilit&#233;), cr&#233;neaux sur lesquels le S&#233;n&#233;gal pourrait davantage se positionner et diff&#233;rencier ainsi son offre, &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; professionnaliser et faciliter davantage le recrutement, &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;finir un cahier de charges conforme &#224; la norme ISO 9000 en direction des op&#233;rateurs. Bref il s'agit de mettre en place une v&#233;ritable politique sp&#233;cifique permettant de r&#233;pondre en quantit&#233; et en qualit&#233; aux besoins actuels et futurs d'un secteur qui a des exigences propres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souleymane MBAYE &lt;br class='manualbr' /&gt;Economiste (I.D.E) Intervenant en &#8220;Techniques du commerce international&#8221; &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;mailto:Souley-mbaye@chello.fr&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;Souley-mbaye@chello.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.senjournaux.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Matin&lt;/a&gt;, 4 d&#233;cembre 2006)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.osiris.sn/Attractivite-de-la-destination.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Lire la premi&#232;re partie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Attractivit&#233; de la destination S&#233;n&#233;gal dans les t&#233;l&#233;services : pour une meilleure implication des pouvoirs publics</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



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&lt;p&gt;En faisant de la grappe Tic-T&#233;l&#233;services ( ) un des cinq secteurs de la strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA), reposant sur la promotion des exportations, les pouvoirs publics ont per&#231;u le potentiel qu'ils rec&#232;lent. L'&#233;troitesse du march&#233; domestique et les possibilit&#233;s offertes par les NTIC font que le d&#233;veloppement de ce secteur passe forc&#233;ment par l'acc&#232;s aux march&#233;s ext&#233;rieurs, acc&#232;s rendu possible avec les d&#233;localisations de certains services (relation client, saisie de donn&#233;es, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2006,229-.html" rel="directory"&gt;2006&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En faisant de la grappe Tic-T&#233;l&#233;services ( ) un des cinq secteurs de la strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA), reposant sur la promotion des exportations, les pouvoirs publics ont per&#231;u le potentiel qu'ils rec&#232;lent. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;troitesse du march&#233; domestique et les possibilit&#233;s offertes par les NTIC font que le d&#233;veloppement de ce secteur passe forc&#233;ment par l'acc&#232;s aux march&#233;s ext&#233;rieurs, acc&#232;s rendu possible avec les d&#233;localisations de certains services (relation client, saisie de donn&#233;es, programmation informatique, etc.) via, dans certains cas, les investissements directs &#233;trangers (IDE), comme avec les exemples de l'Inde, des Philippines, du Maroc, de la Tunisie, etc. Mais ces capitaux ne se dirigent que vers les destinations les plus attractives, celles qui se montrent capables de cr&#233;er les conditions favorables aux investissements priv&#233;s. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de cerner les forces et les faiblesses du S&#233;n&#233;gal dans le secteur particulier des t&#233;l&#233;services. Mais &#224; la lumi&#232;re du concept d'attractivit&#233;, lui-m&#234;me relatif, ces forces et faiblesses n'ont pas un caract&#232;re absolu, elles sont fonctions de l'offre des destinations concurrentes, notamment du Maghreb.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, nous inscrirons notre analyse dans une d&#233;marche comparative qui nous permettra alors d'esquisser quelques pistes de r&#233;flexion en faveur d'une action publique et d'orientations strat&#233;giques pouvant permettre au pays de tirer judicieusement le maximum de profit de l'internationalisation croissante des services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I - Comp&#233;titivit&#233; et attractivit&#233; du S&#233;n&#233;gal dans les t&#233;l&#233;services : analyse de l'offre de t&#233;l&#233;services&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion d'attractivit&#233; (capacit&#233; &#224; attirer une fraction significative de l'investissement mobile) est une notion multidimensionnelle qui n&#233;cessite une triple approche : globale d'abord, visant l'environnement des affaires, sectorielle ensuite et comparative enfin, compte tenu de son caract&#232;re relatif. Nous n'aborderons ici que les deux derniers aspects. Aujourd'hui il ne fait aucun doute que le S&#233;n&#233;gal pr&#233;sente plus d'avantages comparatifs dans les services que dans l'industrie. Cette comp&#233;titivit&#233;, le pays le doit surtout &#224; la qualit&#233; des ses communications et dans une moindre mesure, ses co&#251;ts salariaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1) L'offre de t&#233;l&#233;communications : des infrastructures et un service de qualit&#233; L'offre de t&#233;l&#233;services constitue une sorte de package dont l'un des aspects concerne les t&#233;l&#233;communications.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce sujet, la comp&#233;titivit&#233; concerne aussi bien la qualit&#233; des infrastructures, donc du service offert, que son co&#251;t. Qu'en est-il du S&#233;n&#233;gal ? La particularit&#233; de ce pays c'est d'avoir mis&#233; tr&#232;s t&#244;t sur les infrastructures de t&#233;l&#233;communication li&#233;es &#224; l'international avec d'importants investissements en termes de capacit&#233; et de modernisation. Le dynamisme de la Soci&#233;t&#233; nationale des t&#233;l&#233;communications (SONATEL) a fait le reste. Aujourd'hui, elle est l'une des meilleures soci&#233;t&#233;s op&#233;ratrices des t&#233;l&#233;coms en Afrique de l'Ouest. Apr&#232;s l'Afrique du Sud, elle peut se targuer de g&#233;rer l'un des r&#233;seaux du continent les mieux ouverts sur l'international gr&#226;ce aux liaisons t&#233;l&#233;phoniques directes utilisant la transmission par c&#226;bles sous-marin &#224; fibre optique comme la transatlantique, et aux transmissions par satellites. C'est notamment la qualit&#233; de son r&#233;seau qui a permis l'installation de nombre de centres d'appels &#224; Dakar. En particulier, les liaisons en fibre optique avec la France ont sans doute facilit&#233; le d&#233;veloppement des activit&#233;s offshore depuis Dakar, notamment les centres d'appels. La fibre optique pr&#233;sente plusieurs avantages par rapport aux conducteurs m&#233;talliques, parmi lesquels : la faible att&#233;nuation et une bande passante plus &#233;lev&#233;e, la possibilit&#233; d'acheminer plusieurs signaux diff&#233;rents sur la m&#234;me fibre et dans les deux sens. Le r&#233;seau satellite aussi permet des transmissions d'excellente qualit&#233; avec des co&#251;ts qui sont ind&#233;pendants de la distance et de la localisation. La SONATEL offre actuellement une bande passante de 465 mbps. Elle a fait d'&#233;normes efforts de baisse des tarifs internationaux. D&#232;s l'ann&#233;e 2000, ceux-ci ont diminu&#233; de 42%, &#224; telle enseigne que ses tarifs sont aujourd'hui parmi les moins chers d'Afrique. Sur le plan donc de la qualit&#233;, de la fiabilit&#233;, du niveau technique des t&#233;l&#233;communications comme de leur co&#251;t, mais aussi de la qualit&#233; des ressources humaines, tous les t&#233;moignages convergent pour reconna&#238;tre que le S&#233;n&#233;gal dispose d'un r&#233;el avantage comparatif &#224; ce niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(2) Co&#251;ts salariaux et ressources humaines : un avantage comparatif qui ne suffit pas cependant Les t&#233;l&#233;services sont par nature tr&#232;s consommateurs en main d'&#339;uvre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En particulier, on estime que les co&#251;ts de main d'&#339;uvre repr&#233;sentent 70% des charges pour un centre d'appels. On comprend d&#232;s lors l'attrait des pays qui proposent de bas salaires pour les candidats qui veulent externaliser &#224; l'&#233;tranger la gestion de leur relation client ou leur secr&#233;tariat, leur comptabilit&#233; ou pour les sous-traitants du Nord qui souhaitent d&#233;localiser toute leur activit&#233; ou inclure une option offshore dans leur plan de d&#233;veloppement. La notion de t&#233;l&#233;service englobant un grand nombre d'activit&#233;s, les niveaux de r&#233;mun&#233;rations sont extr&#234;mement variables. Entre un t&#233;l&#233;conseiller, qui est charg&#233; d'informer le client et l'analyste financier sp&#233;cialis&#233; sur un produit, voire un programmeur qui travaille pour une soci&#233;t&#233; de services informatiques, les comp&#233;tences requises ne sont pas les m&#234;mes. Du coup les salaires diff&#232;rent. Dans les centres d'appel fran&#231;ais et ceux implant&#233;s en Afrique, on trouve les m&#233;tiers classiques li&#233;s au t&#233;l&#233;marketing (prise de RDV, vente au t&#233;l&#233;phone, services apr&#232;s- vente), les activit&#233;s d'assistance, d'enqu&#234;te au t&#233;l&#233;phone, etc. En France, les r&#233;mun&#233;rations peuvent varier selon que l'on est en r&#233;ception d'appels (t&#233;l&#233;conseiller ou charg&#233; de client&#232;le) ou en &#233;mission d'appels (t&#233;l&#233;vendeur, t&#233;l&#233;enqu&#234;teur). Mais le salaire de base d'un t&#233;l&#233;op&#233;rateur d&#233;butant tourne autour du SMIC [1217,87 &#8364; brut - 975 &#8364; net (639 558 F CFA) - pour 35 heures hebdomadaire et 1370,93 &#8364; -1120 &#8364; net (734 672 F CFA) - pour 39 heures par semaine] auquel il faut ajouter souvent les primes( ). Mais une fois que l'on traverse la m&#233;diterran&#233;e pour le Maghreb ou que l'on atterrisse au sud du Sahara, le salaire est divis&#233; par trois, quatre, voire plus. L'analyse comparative que nous avons effectu&#233;e donne un salaire net de 150 &#224; 300 &#8364; (98 394 &#224; 196 787 F CFA) pour un t&#233;l&#233;op&#233;rateur au S&#233;n&#233;gal contre 300 &#224; 450 &#8364; (196 787 &#224; 295 181 F CFA) pour le Maroc et 250 &#224; 400 &#8364; (163 989 &#224; 262 383 F CFA) pour la Tunisie. De ce point de vue, il appara&#238;t donc que le S&#233;n&#233;gal offre des avantages non n&#233;gligeables avec des niveaux de r&#233;mun&#233;ration &#224; peu pr&#232;s cinq fois moins chers qu'en France. Pays r&#233;put&#233; francophile, sa main d'&#339;uvre jouit en g&#233;n&#233;ral d'une bonne r&#233;putation pour sa qualit&#233; et sa relative bonne connaissance de la culture fran&#231;aise. Financi&#232;rement, les donneurs d'ordre fran&#231;ais y r&#233;alisent des gains d'exploitation qui peuvent aller jusqu'&#224; 30% (Jeune Afrique l'Intelligent, n&#176;2309, 10/04/05). Le secteur a certes connu une nette progression depuis 2001 avec pr&#232;s d'une demi-douzaine de centres d'appels qui ont vu le jour, un centre de saisie de donn&#233;es, etc., mais on est loin de la ferveur qu'il y a au Maroc et en Tunisie autour des activit&#233;s de gestion de la relation client. En 2001, il y avait trois centres d'appels au Maroc, aujourd'hui le pays en compte pr&#232;s d'une cinquantaine surtout sur l'axe Casablanca/F&#232;s. En Tunisie, le premier centre d'appels a &#233;t&#233; inaugur&#233; en 2000 et il y en a aussi une cinquantaine aujourd'hui dont les deux tiers sont &#224; capitaux &#233;trangers ou mixtes. Avec le succ&#232;s qu'elle a connu en peu de temps, T&#233;l&#233;performance Tunisie, filiale dont le si&#232;ge est en France, a entra&#238;n&#233; dans son sillage plusieurs op&#233;rateurs internationaux comme le num&#233;ro deux fran&#231;ais du secteur (B2S). Les co&#251;ts globaux y sont estim&#233;s 35% moins &#233;lev&#233;s qu'en France (JAI, n&#176;2309, 10/04/05). Malgr&#233; ses co&#251;ts de main d'&#339;uvre relativement plus bas, le S&#233;n&#233;gal est visiblement moins attractif que ses deux concurrents en Afrique. De ce point de vue donc, le probl&#232;me doit &#234;tre abord&#233; pas seulement en termes de co&#251;ts d'exploitation mais en tenant compte de tous les param&#232;tres de l'offre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3) Une fiscalit&#233; moins avantageuse, surtout au d&#233;marrage de l'activit&#233; Si les co&#251;ts salariaux constituent une bonne partie des charges d'exploitation, d'autres facteurs peuvent concourir &#224; la rentabilit&#233; d'une implantation : l'objectif pour l'investisseur est avant tout de gagner de l'argent.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte o&#249; les nations rivalisent pour attirer le maximum de capitaux, des codes (ou chartes) des investissements plus ou moins favorables ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;s dans chaque pays. Les ambitions en termes de leadership, aussi bien au Maroc qu'en Tunisie, sont &#224; peine voil&#233;es. Au S&#233;n&#233;gal, l'agr&#233;ment des centres d'appels au statut d'entreprise franche d'exportation (accord&#233; si au moins 80% de l'activit&#233; est r&#233;alis&#233;e &#224; l'export) t&#233;moigne notamment des espoirs plac&#233;s en ce secteur. Mais l&#224; o&#249; ce pays offre un taux r&#233;duit &#224; 15% pour l'imp&#244;t sur le b&#233;n&#233;fice, ses concurrents directs que sont le Maroc et la Tunisie proposent respectivement une exon&#233;ration pour les 5 premi&#232;res ann&#233;es (-50% au- del&#224;) et une exon&#233;ration sur les 10 premi&#232;res ann&#233;es (- 50% &#224; partir de la 11&#232;me). Les primes d'investissement (possible jusqu'&#224; hauteur de 10% du montant global de l'investissement au Maroc et entre 15% &#224; 25% si implantation dans les r&#233;gions pour la Tunisie) ne font visiblement pas partie de la panoplie des mesures visant &#224; favoriser l'implantation des centres d'appels au S&#233;n&#233;gal. On retrouve quelquefois les m&#234;mes types de mesures dans les diff&#233;rents codes des investissements, comme par exemple l'exon&#233;ration des droits d'enregistrement et de timbre li&#233;s &#224; la cr&#233;ation d'une entreprise. Mais d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, il appara&#238;t qu'en mati&#232;re d'incitation financi&#232;re, le Maroc et la Tunisie soutiennent davantage les projets d'implantation durant la p&#233;riode charni&#232;re de la vie d'une entreprise qu'est le d&#233;marrage. C'est important car pour un centre d'appels par exemple, l'essentiel des co&#251;ts est pay&#233; en effet d&#232;s le d&#233;marrage. L'exigu&#239;t&#233; des march&#233;s int&#233;rieurs fait qu'il s'agit souvent d'&#171; outsourcers &#187; avec donc une client&#232;le &#233;trang&#232;re face &#224; la quelle il faut faire ses preuves. Le d&#233;marrage est en g&#233;n&#233;ral plus lent, plus difficile. Par la suite, les rendements sont plut&#244;t croissants, les co&#251;ts &#233;voluant peu en fonction du nombre d'appels. Ainsi c'est notamment au niveau des incitations fiscales o&#249; la destination S&#233;n&#233;gal offre moins d'avantages aux &#171; outsourcers &#187; &#224; leur d&#233;but. Les autorit&#233;s ont consenti un effort qui a consist&#233; &#224; baisser le taux d'imposition pour les entreprises franches d'exportation de 33 &#224; 15%. Mais en face, l&#224; concurrence propose des exon&#233;rations totales pendant les premi&#232;res ann&#233;es. Une bouff&#233;e d'oxyg&#232;ne qui est sans doute pas n&#233;gligeable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4) Quid des autres facteurs de localisation ? Outre les probl&#232;mes li&#233;s au prix et &#224; la qualit&#233; de l'&#233;lectricit&#233; fournie, plusieurs facteurs concourent pour expliquer cette moindre attractivit&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Particuli&#232;rement &#224; Dakar, la disponibilit&#233; et le co&#251;t des terrains ou des locaux d'implantation constituent un goulot d'&#233;tranglement, obligeant notamment les centres d'appels &#224; s'installer dans des villas par d&#233;finition non fonctionnelles pour ce type d'activit&#233;. En effet, les co&#251;ts de la construction sont &#233;lev&#233;s et la sp&#233;culation fonci&#232;re dans la capitale, o&#249; il y a de moins en moins de terrains constructibles, a aggrav&#233; la situation. Du coup, les locations de bureaux sont aussi tr&#232;s &#233;lev&#233;es. En revanche, au niveau de la concurrence les prix des locaux sont mod&#233;r&#233;s et des facilit&#233;s existent avec des b&#226;timents c&#226;bl&#233;s comme par exemple au &#171; Casa technopole &#187; au Maroc, au technopole de l'Ariane en Tunisie, en plus de la future &#171; Cit&#233; technologique des communications &#187; de Tunis o&#249; l'on trouve des b&#226;timents d&#233;di&#233;s aux centres d'appels. Par ailleurs, dans ces deux pays, la l&#233;gislation sociale est beaucoup plus souple, le travail de nuit et de week-end n'engendrant pas un surco&#251;t salarial important. En termes de financement, des possibilit&#233;s sont offertes pour lever plus facilement le capital avec notamment la &#171; Cri&#233;e des Start-ups &#187; au Maroc ou avec Tuninvest. Sur-liquides, les banques dans l'UMOA sont tr&#232;s frileuses lorsqu'il s'agit de prendre des risques en finan&#231;ant l'investissement priv&#233;. Autre aspect souvent occult&#233;, le ph&#233;nom&#232;ne d'agglutination. La pr&#233;sence de soci&#233;t&#233;s &#233;trang&#232;res sur un march&#233; rassure et joue comme une sorte d'aimant pour les autres. Le tissu industriel, d&#233;j&#224; plus dense dans ces deux pays, a sans doute une influence sur l'image de territoire d'accueil des implantations &#233;trang&#232;res. Qui plus est, le Maroc b&#233;n&#233;ficie d'un atout suppl&#233;mentaire : la moiti&#233; Nord du pays est hispanophone. Relativement &#224; ses concurrents maghr&#233;bins, le S&#233;n&#233;gal souffre visiblement aussi d'un d&#233;ficit d'image li&#233; &#224; la perception que les investisseurs ont de l'Afrique subsaharienne en g&#233;n&#233;ral hormis l'Afrique du Sud. Ces facteurs nous semblent plus d&#233;terminants sur les choix de localisation offshore des t&#233;l&#233;services que la proximit&#233; g&#233;ographique qui est &#233;voqu&#233;e par certains entrepreneurs fran&#231;ais. En int&#233;grant le secteur des t&#233;l&#233;services parmi les cinq &#171; grappes &#224; haut potentiel de croissance &#187;, les autorit&#233;s s&#233;n&#233;galaises ont certes montr&#233; l'importance qu'elles accordent &#224; ce secteur de l'&#233;conomie du pays. Cependant, pour ne pas freiner son d&#233;veloppement et lui ouvrir d'autres horizons au-del&#224; de la simple gestion de la relation client, une meilleure implication des pouvoirs publics s'av&#232;re n&#233;cessaire, et cela &#224; plusieurs niveaux. Mais nous nous limiterons ici &#224; des aspects fondamentaux : l'am&#233;lioration de la qualit&#233; et le positionnement strat&#233;gique de l'offre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souleymane MBAYE &lt;br class='manualbr' /&gt;Economiste (I.D.E) &lt;br class='manualbr' /&gt;Intervenant en &#8220;Techniques du commerce international&#8221; &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;mailto:Souley-mbaye@chello.fr&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;Souley-mbaye@chello.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.senjournaux.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Matin&lt;/a&gt;, 2 d&#233;cembre 2006)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.osiris.sn/Attractivite-de-la-destination,2627.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Lire la seconde partie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le bon plan - Webmaster (conception/r&#233;alisation de site Web) : Opportunit&#233;s d'emploi</title>
		<link>https://www.osiris.sn/le-bon-plan-webmaster-conception-realisation-de-site-web-opportunites-d-emploi.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/le-bon-plan-webmaster-conception-realisation-de-site-web-opportunites-d-emploi.html</guid>
		<dc:date>2006-11-25T08:32:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Prospectez les soci&#233;t&#233;s informatiques, soci&#233;t&#233;s de services, cabinets d'&#233;tudes, services informatiques des entreprises et NTIC ou bien ayez de l'audace et cr&#233;ez votre propre entreprise. &lt;br class='autobr' /&gt;
MISSIONS ET PROFILS &lt;br class='autobr' /&gt;
Participe au d&#233;veloppement et &#224; la maintenance des applications informatiques, en assurant l'analyse fonctionnelle, la conception technique, le codage, la mise au point et la documentation des programmes, dans le respect des normes et standards en vigueur dans le service. Peut aussi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Prospectez les soci&#233;t&#233;s informatiques, soci&#233;t&#233;s de services, cabinets d'&#233;tudes, services informatiques des entreprises et NTIC ou bien ayez de l'audace et cr&#233;ez votre propre entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;MISSIONS ET PROFILS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Participe au d&#233;veloppement et &#224; la maintenance des applications informatiques, en assurant l'analyse fonctionnelle, la conception technique, le codage, la mise au point et la documentation des programmes, dans le respect des normes et standards en vigueur dans le service. Peut aussi participer aux &#233;tudes pr&#233;alables (cahier des charges, analyse fonctionnelle). Dans les services de petite taille, il est exig&#233; une grande polyvalence (l'informaticien d'&#233;tude pouvant &#234;tre le seul technicien informatique de l'entreprise). Dans les services importants, o&#249; la division du travail est forte, les attributions sont plus sp&#233;cialis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'emploi s'effectue le plus souvent sur &#233;cran-clavier, dans un bureau. Les horaires sont en g&#233;n&#233;ral r&#233;guliers ; cependant, des d&#233;passements sont parfois n&#233;cessaires, notamment lors des phases de mise au point et d'installation des programmes d&#233;velopp&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En soci&#233;t&#233; de services, l'activit&#233; s'effectue le plus souvent dans le cadre de d&#233;tachements (mise &#224; disposition de personnel), ou peut amener &#224; effectuer des d&#233;placements fr&#233;quents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contacts sont r&#233;guliers avec les personnels du service informatique et occasionnels avec ceux des autres services de l'entreprise lors des phases de d&#233;veloppement (recueil des besoins, recette des logiciels, formation...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FORMATION ET EXPERIENCE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#233;tier est accessible &#224; partir de formations de niveaux III et II (Bac+2 &#224; Bac+4) en informatique. Parmi ces niveaux, les Centres de formation pour adultes, BTS, DUT, ma&#238;trise sont le plus souvent recherch&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Ecole Polytechnique offre une formation d'excellente qualit&#233;, l'acc&#232;s est cependant tr&#232;s s&#233;lectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une formation d'insertion est g&#233;n&#233;ralement assur&#233;e dans l'entreprise (sp&#233;cialisation au mat&#233;riel utilis&#233;). L'acc&#232;s &#224; l'emploi reste ouvert &#224; des praticiens exp&#233;riment&#233;s ; d&#232;s lors, les exp&#233;riences d'un mat&#233;riel informatique ou d'un syst&#232;me d'exploitation ou d'un domaine d'application sont autant d'atouts &#224; l'embauche, ind&#233;pendamment du niveau de formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El Hadji Ibrahima MBOW embow@sentoo.sn&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.lesoleil.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Soleil&lt;/a&gt;, 25 novembre 2006)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pourquoi les Nig&#233;rians sont nombreux dans les Cybercaf&#233;</title>
		<link>https://www.osiris.sn/pourquoi-les-nigerians-sont-nombreux-dans-les-cybercafe.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/pourquoi-les-nigerians-sont-nombreux-dans-les-cybercafe.html</guid>
		<dc:date>2006-11-24T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il est rare et tr&#232;s rare m&#234;me d'entrer dans un Cybercaf&#233; &#224; Dakar sans y voir un Nig&#233;rian connect&#233;. Ils sont nombreux parmi eux &#224; avoir fui leur pays pour &#233;chapper &#224; la section 419 du Code p&#233;nal nig&#233;rian. En effet, toutes leurs activit&#233;s sur Internet consistent &#224; arnaquer et &#224; extorquer des fonds &#224; travers le monde. N'avez-vous jamais re&#231;u un email vous promettant plusieurs millions de dollars si vous aidez une personne, souvent un fils h&#233;ritier de riche industriel ou politicien africain, &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2006,229-.html" rel="directory"&gt;2006&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est rare et tr&#232;s rare m&#234;me d'entrer dans un Cybercaf&#233; &#224; Dakar sans y voir un Nig&#233;rian connect&#233;. Ils sont nombreux parmi eux &#224; avoir fui leur pays pour &#233;chapper &#224; la section 419 du Code p&#233;nal nig&#233;rian. En effet, toutes leurs activit&#233;s sur Internet consistent &#224; arnaquer et &#224; extorquer des fonds &#224; travers le monde. N'avez-vous jamais re&#231;u un email vous promettant plusieurs millions de dollars si vous aidez une personne, souvent un fils h&#233;ritier de riche industriel ou politicien africain, &#224; sortir l'argent de son pays en le transf&#233;rant sur votre compte bancaire ? Cela peut faire sourire, certains penseront m&#234;me &#224; une blague. D&#233;trompez-vous, l'intention des auteurs de ces courriers n'est pas l'humour. Il s'agit de groupes tr&#232;s organis&#233;s cherchant &#224; vous d&#233;poss&#233;der, et leurs victimes sont de plus en plus nombreuses. Il s'agit tout simplement d'une fraude. En fait, rien de nouveau, ce type de fraude a toujours exist&#233;. Avant l'Internet, les contacts &#233;taient pris par fax ou par courrier. Ce type de fraude est devenu une v&#233;ritable industrie en Afrique et particuli&#232;rement au Nigeria, au point qu'on l'appelle commun&#233;ment la &#8216;fraude nig&#233;riane' ou la &#8216;fraude 419', selon la section 419 du Code p&#233;nal nig&#233;rian qui condamne sp&#233;cifiquement ce genre de crime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fraude 419 conna&#238;t diff&#233;rentes variantes. Elle peut vous promettre une commission importante pour sortir de l'argent d'un pays ou investir dans des gisements de p&#233;trole, des mines d'or ou toutes autres activit&#233;s tr&#232;s lucratives promettant des rendements spectaculaires. Dans tous les cas, les fraudeurs sont extr&#234;mement bien organis&#233;s. Ils poss&#232;dent des complices dans les grandes villes europ&#233;ennes ou am&#233;ricaines, ont des contacts aupr&#232;s de personnalit&#233;s haut plac&#233;es dans leur pays, corrompent policiers et douaniers, poss&#232;dent des faux certificats de banques et de gouvernement, mettent en ligne des faux sites de banque. Tout est fait pour vous donner confiance, mais aussi pour que vous vous rendiez complice d'un acte pas forc&#233;ment l&#233;gal. De cette mani&#232;re, la victime ira moins facilement &#224; la police lorsqu'elle aura compris s'&#234;tre fait arnaquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le processus&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils n'ont besoin que d'une connection &#224; internet. En partant de l&#224;, ils utilisent des logiciels gratuits qui circulent sur internet comme Email extractor. Pour r&#233;colter des Emails, ils envoient des messages du genre &#8216;pri&#232;re venue de la Mecque &#224; envoyer &#224; 10 personnes en mettant en copie l'exp&#233;diteur et un miracle va se produire' ou bien &#8216;Msn va &#234;tre ferm&#233;, envoyer cet mail &#224; un maximum de contacts'. Ce mail va leur revenir et, avec les logiciels comme Email extractor, ils n'auront qu'&#224; traiter les messages pour avoir des centaines, voire des milliers d'adresses avec 1st Email Adress Spider qui est un logiciel d'extraction d'adresses e-mail professionnel, qui permet de r&#233;cup&#233;rer une ou plusieurs adresses e-mail sp&#233;cifiques, &#224; partir de mots cl&#233;. L'application les r&#233;cup&#233;rera sur Internet, pages HTML, PHP, ASP, etc., mais &#233;galement via les moteurs de recherche les plus populaires. De plus, elle vous assistera dans la gestion et l'organisation de ces coordonn&#233;es pour vous permettre de cr&#233;er plus rapidement et efficacement des envois multiples de courriers ou de projet marketing, etc. Ils peuvent maintenant commencer &#224; envoyer des milliers et de mails &#224; travers le monde en esp&#233;rant une poign&#233;e de r&#233;ponses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, les fraudeurs vont demander &#224; leurs victimes du papier en-t&#234;te et des factures pro-format pour soi-disant r&#233;gler des aspects administratifs. Ces documents serviront en fait &#224; faire des faux, fausses lettres de recommandation utilis&#233;es pour pi&#233;ger d'autres victimes ou fausses lettres d'invitation en vue d'obtenir des visas. Apr&#232;s quoi, il sera demand&#233; &#224; la victime de payer pour des frais de notaire, des dessous de table et pour toutes sortes de taxes en vue de transf&#233;rer l'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les victimes sont presque toujours invit&#233;es &#224; se d&#233;placer dans le pays du fraudeur ou dans un pays voisin. Les fraudeurs affirmeront qu'il n'y a pas besoin de visa et s'arrangeront avec les douaniers pour vous faire passer. Ils organiseront des r&#233;unions avec des ministres parfois dans les vrais bureaux du minist&#232;re, parfois dans des faux. Une fois sur place, la situation change, les fraudeurs ne cherchent plus &#224; vous d&#233;pouiller en gagnant votre confiance, mais usent de la menace et de la force pour que vous leur donniez plus d'argent encore. Leur premier argument est que vous &#234;tes entr&#233; ill&#233;galement dans le pays, ce qui sera vrai et tr&#232;s fortement punissable. Un Am&#233;ricain a m&#234;me &#233;t&#233; tu&#233; dans une affaire du genre et plusieurs personnes sont port&#233;es disparues apr&#232;s s'&#234;tre rendues sur place pour finaliser la transaction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques chiffres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est estim&#233; que 70 % des courriers envoy&#233;s depuis le Nigeria aux Usa sont des fraudes 419. En quatre mois, la poste australienne aurait confisqu&#233; 4,5 tonnes (1,8 millions) de lettres reconnues comme &#233;tant des fraudes 419. Les entreprises et particuliers ont perdu, en 2005, 130 millions de dollars en France, 70 millions de dollars en Belgique, 102 millions de dollars en Suisse, 520 millions de dollars en Grande-Bretagne et 720 millions de dollars aux Usa pour un total de plus de 3 milliards de dollars dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dangers pour le S&#233;n&#233;gal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le S&#233;n&#233;gal est r&#233;pertori&#233; comme point de d&#233;part des mails par les services de lutte contre la Cybercriminalit&#233;, toutes correspondances seront intercept&#233;es par les services de postes de certains pays comme l'Australie, il en est de m&#234;me pour nos emails et adieu la confidentialit&#233;. Il est temps que la police s&#233;n&#233;galaise prenne ses responsabilit&#233;s pour nous d&#233;barrasser de ces h&#244;tes ind&#233;licats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ce fl&#233;au, la lutte s'organise. Ainsi la police sud-africaine mais aussi Scotland Yard, Interpol et les services secrets am&#233;ricains ont cr&#233;&#233; des d&#233;partements sp&#233;ciaux contre ce type de fraude. Sur Internet, il existe plusieurs associations r&#233;pertoriant les sites des fraudeurs et demandant aux h&#233;bergeurs de les fermer. Certains pare-feus et syst&#232;mes anti-spam bloquent automatiquement les sites et emails r&#233;pertori&#233;s comme &#233;tant frauduleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amadou Lamine NDIAYE&lt;br class='manualbr' /&gt;Informaticien Dakar&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.walf.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wal Fadjri&lt;/a&gt;, 24 novembre 2006)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le d&#233;cisionnel open source, un mouton &#224; cinq pattes pour le continent africain.</title>
		<link>https://www.osiris.sn/le-decisionnel-open-source-un-mouton-a-cinq-pattes-pour-le-continent-africain.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/le-decisionnel-open-source-un-mouton-a-cinq-pattes-pour-le-continent-africain.html</guid>
		<dc:date>2006-10-18T07:04:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Depuis l'av&#232;nement de la vague open, les &#233;diteurs d'applications n'ont cess&#233; de s'allier et les utilisateurs de se regrouper en communaut&#233;s. Pour dire simplement que le d&#233;cisionnel open source a boulevers&#233; le monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; cette mont&#233;e du libre, les pays du sud et l'Afrique g&#233;n&#233;ralement sont sans doute les heureux beneficaires de cet univers sans licence pour une strat&#233;gie de lutte contre la fracture num&#233;rique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien que le d&#233;cisionnel ne soit pas tr&#232;s connu dans le continent africain (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2006,229-.html" rel="directory"&gt;2006&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'av&#232;nement de la vague open, les &#233;diteurs d'applications n'ont cess&#233; de s'allier et les utilisateurs de se regrouper en communaut&#233;s. Pour dire simplement que le d&#233;cisionnel open source a boulevers&#233; le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette mont&#233;e du libre, les pays du sud et l'Afrique g&#233;n&#233;ralement sont sans doute les heureux beneficaires de cet univers sans licence pour une strat&#233;gie de lutte contre la fracture num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que le d&#233;cisionnel ne soit pas tr&#232;s connu dans le continent africain du fait que c'est une petite minorit&#233; d'entreprise qui l'utilisent il faut dire que les &#233;diteurs sont portant pr&#233;sents du fait de la d&#233;localisation et des diff&#233;rentes politiques offshore des &#233;diteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal par exemples il y a moins d'une dizaines d'&#233;diteurs qui d&#233;veloppent totalement des applications destin&#233;es &#224; l'Europe ou aux USA ou alors travaillent sur des projets d&#233;cisionnels dans des BackOffice install&#233;s localement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique caract&#233;ris&#233;e par sa faible participation au commerce mondial a un tissu de PME/PMI tr&#232;s repr&#233;sentatif avec un secteur dit &#171; informel &#187; qui s'est d&#233;velopp&#233; en marge des grandes entreprises, legs de la colonisation. L'introduction des solutions informatiques appliqu&#233;es &#224; la prise de d&#233;cision se fait progressivement mais le rythme est tr&#232;s lent et l'essentiel des applications ERP, CRM, etc.utilis&#233;s sont sous licence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est surtout du cot&#233; des grandes entreprises ou des filiales des multinationales bas&#233;es en Europe ou aux USA que l'on peut le retrouver (d&#233;cisionnel) alors que les entreprises de moyennes tailles en ont elles aussi besoin pour la gestion de l'information sur l'environnement &#233;conomique, sur les concurrents mais aussi pour la connaissance client avec les modules gestion de la relation client.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faute de bonne information, les principaux utilisateurs d'applications au S&#233;n&#233;gal, ignorent l'existence de solutions open source susceptibles de concurrencer le monde du &#171; logiciel propri&#233;taire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour preuve il faut voir la notori&#233;t&#233; de la base de donn&#233;es Mysql qui est la plus utilis&#233;e au monde ou simplement le dernier barom&#232;tre (de Relation client) des CRM qui a vu SugarCrm &#234;tre r&#233;compens&#233; par les utilisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique doit etre consciente des enjeux des solutions comme Compiere, Pentaho et autres applications open source pour prendre le train en marche et etre pour la premi&#232;re fois au diapason des outils d&#233;cisionnels pour une bonne sant&#233; de ses entreprises et une comp&#233;titivit&#233; de son &#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aboubacar sadikh NDIAYE&lt;br class='manualbr' /&gt;Om&#233;ga Intelligence&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;mailto:omegaintelligence@yahoo.fr&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;omegaintelligence@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>OHADA des T&#233;l&#233;coms : harmoniser les cadres r&#233;glementaires pour dynamiser le march&#233; africain des communications &#233;lectroniques</title>
		<link>https://www.osiris.sn/ohada-des-telecoms-harmoniser-les-cadres-reglementaires-pour-dynamiser-le.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/ohada-des-telecoms-harmoniser-les-cadres-reglementaires-pour-dynamiser-le.html</guid>
		<dc:date>2006-10-06T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'Afrique entre progressivement dans la r&#233;volution num&#233;rique, moteur principal des &#233;changes &#233;conomiques mondiaux. Dans certaines r&#233;gions enclav&#233;es, on peut notamment remarquer que de petits paysans partagent entre eux un t&#233;l&#233;phone portable pour suivre, heure par heure, les tendances du march&#233; du caf&#233; ou du cacao. Ainsi peuvent-ils d&#233;cider de vendre aux exportateurs lorsque les prix sur les march&#233;s internationaux sont &#224; leur avantage, comme le relate un r&#233;cent article du Courrier de l'Unesco (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2006,229-.html" rel="directory"&gt;2006&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Afrique entre progressivement dans la r&#233;volution num&#233;rique, moteur principal des &#233;changes &#233;conomiques mondiaux. Dans certaines r&#233;gions enclav&#233;es, on peut notamment remarquer que de petits paysans partagent entre eux un t&#233;l&#233;phone portable pour suivre, heure par heure, les tendances du march&#233; du caf&#233; ou du cacao. Ainsi peuvent-ils d&#233;cider de vendre aux exportateurs lorsque les prix sur les march&#233;s internationaux sont &#224; leur avantage, comme le relate un r&#233;cent article du Courrier de l'Unesco&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;V. A. Lopez, Les mobiles du d&#233;veloppement, in&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'auteur de l'article souligne notamment l'impossibilit&#233; il y a quelques ann&#233;es, pour ces paysans d'avoir acc&#232;s &#224; ce genre d'informations. On peut &#233;galement &#233;voquer la multiplication des t&#233;l&#233;centres et autres espaces multim&#233;dias ouverts en grand nombre en zones urbaines et rurales. Ce qui permet aux utilisateurs de communiquer &#233;lectroniquement avec l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ce constat ne doit pas faire perdre de vue le co&#251;t encore tr&#232;s &#233;lev&#233; des services offerts, en raison de l'insuffisante couverture du continent en termes d'infrastructures t&#233;l&#233;coms. De plus, les r&#233;seaux ayant un impact direct sur la baisse des services t&#233;l&#233;coms n'existent pas encore en Afrique sub-saharienne. Conscients de la n&#233;cessit&#233; d'optimiser le d&#233;ploiement des infrastructures modernes et innovant sur l'ensemble du continent, les organisations internationales proposent aux d&#233;cideurs politiques de susciter l'attrait des investissements dans le secteur des t&#233;l&#233;communications, par l'adoption d'un cadre l&#233;gal harmonis&#233;. Cet article vise donc &#224; faire le point sur les points cl&#233;s du processus d&#233;j&#224; enclench&#233;, visant l'harmonisation institutionnelle et r&#233;glementaire des march&#233;s t&#233;l&#233;coms.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le march&#233; des t&#233;l&#233;coms est tr&#232;s sensible &#224; la r&#233;glementation en vigueur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs d'une &#233;tude r&#233;cente r&#233;alis&#233;e sur l'harmonisation r&#233;glementaire des t&#233;l&#233;communications en Afrique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; &#201;tude relative &#224; l'Harmonisation r&#233;glementaire des t&#233;l&#233;communications en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ont mis en relief les pesanteurs qui freinent un investissement massif en termes d'infrastructures. Ils ont ainsi constat&#233; que l'un des principaux freins &#224; l'investissement est l'absence d'harmonisation r&#233;glementaire. En effet, comme le souligne &#233;galement un article de M. Mohamadou Diallo, le secteur des communications &#233;lectroniques constitue un &#233;cosyst&#232;me sensible au degr&#233; de lib&#233;ralisation du march&#233; car, celui-ci n&#233;cessite la mise en place d'un environnement stable, et surtout, un cadre r&#233;glementaire propice, seuls gages pour attirer les investissements massifs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;V. Mohamadou Diallo, L'Afrique, l'harmonisation du cadre r&#233;glementaire des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La d&#233;monopolisation engag&#233;e &#224; la fin des ann&#233;es 80 a notamment contribu&#233; &#224; attirer de nombreux investisseurs &#233;trangers qui ont fait de l'Afrique, un des march&#233;s actuels les plus dynamiques de la t&#233;l&#233;phonie mobile. Mais, compte tenu du potentiel existant en termes de cr&#233;ation des services &#224; valeur ajout&#233;e dans les services li&#233;s aux communications &#233;lectroniques et, des besoins important en termes de r&#233;duction de la pauvret&#233;, il convient d'acc&#233;l&#233;rer la convergence effective des politiques nationales de lib&#233;ralisation. En impulsant le processus, il s'agira de donner un signal fort aux op&#233;rateurs qui seront ainsi encourager &#224; investir sur des infrastructures modernes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'agit des technologies qui ont un impact fort sur le d&#233;veloppement de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'harmonisation des r&#233;glementations visera principalement l'encadrement des droits et obligations, et assurera aux op&#233;rateurs d'&#233;voluer dans un march&#233; r&#233;ellement concurrentiel. Comme le rappelle M. Diallo, dans tous les pays avanc&#233;s, l'exp&#233;rience a d&#233;montr&#233; qu'un cadre r&#233;glementaire harmonis&#233; permet l'&#233;closion de nouveaux services &#224; forte valeur ajout&#233;e et une baisse de leur prix. &#192; titre d'illustration, on observe que la lib&#233;ralisation a minima des communications &#233;lectroniques a enclench&#233; la m&#234;me &#233;closion en Afrique avec, aujourd'hui, la multiplication des t&#233;l&#233;centres et l'augmentation du nombre d'utilisateurs des t&#233;l&#233;phones mobiles. Or, avec l'harmonisation des r&#233;glementations, il s'agira de monter en puissance en favorisant l'&#233;volution rapide des technologies qui ont un impact fort sur le d&#233;veloppement des entreprises, sur l'&#233;ducation l'e-learning), sur la sant&#233; (la t&#233;l&#233;m&#233;decine) et sur l'emploi (l'ouverture des centres de contacts externalis&#233;s). Sans infrastructures, l'externalisation des back-offices (nouveau vivier de cr&#233;ation d'emplois des jeunes) qu'on observe au Maroc, en Tunisie et relativement au S&#233;n&#233;gal, ne sera pas acc&#233;l&#233;r&#233;e et initi&#233;e dans d'autres pays comme le Cameroun. Sans infrastructures &#233;galement, le processus de r&#233;duction de la fracture num&#233;rique par rapport aux autres pays en voie de d&#233;veloppement sera tr&#232;s long.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif affich&#233; est donc de &#171; mettre en place des changements en vue de moderniser et d'harmoniser le cadre r&#233;glementaire &#187; des communications &#233;lectroniques &#224; l'&#233;chelle du continent. Une d&#233;marche similaire a d'ailleurs donn&#233; naissance au trait&#233; de l'OHADA (Organisation de l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires), instituant un cadre l&#233;gal unifi&#233; du droit des activit&#233;s &#233;conomiques. La convergence entre les t&#233;l&#233;communications et l'informatique rend davantage n&#233;cessaire de passer &#224; une vitesse sup&#233;rieure en harmonisant les cadres juridiques, afin de consolider les acquis engrang&#233;s par la lib&#233;ralisation des march&#233;s nationaux des t&#233;l&#233;communications. Le processus consistant &#224; l'harmonisation au niveau r&#233;gional peut servir de plate-forme institutionnelle &#224; partir de laquelle la dynamisation des march&#233;s peut &#234;tre enclench&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Harmonisation des l&#233;gislations nationales au niveau r&#233;gional&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'harmonisation des politiques de r&#233;gulations en Afrique constitue une recommandation r&#233;currente des organisations internationales telles que l'UIT (Union Internationale des T&#233;l&#233;communications) et l'UAT (Union Africaine des T&#233;l&#233;communications). Ces instances inter-&#233;tatiques encouragent ses membres &#224; compl&#233;ter le droit des institutions r&#233;gionales par un volet &#171; r&#233;gulations harmonis&#233;es du secteur des t&#233;l&#233;coms &#187;. Une initiative non institutionnelle en mati&#232;re de collaboration et d'&#233;changes d'exp&#233;riences entre les &#201;tats, est le r&#233;seau francophone de la r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (FRATEL). Selon le contenu de l'accord des parties, la mission de l'organisation est de promouvoir l'&#233;change d'informations, de contribuer, dans la mesure de ses possibilit&#233;s, aux efforts de formation, &#224; la coordination et &#224; la coop&#233;ration technique entre ses membres, ainsi que de contribuer &#224; l'&#233;tude de toute question relative &#224; la r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications. Comme le rappelle l'&#233;tude du cabinet Eric V&#232;ve et Analysys sus &#233;voqu&#233;es, toutes ces initiatives sont encourag&#233;es aussi bien par l'OMC que l'UIT et l'UAT. Il s'agit en effet pour l'ensemble des &#201;tats d'Afrique sub-saharienne, dans le cadre de leurs institutions r&#233;gionales, d'harmoniser les politiques de r&#233;gulations du secteur des t&#233;l&#233;communications, de r&#233;aliser de grands march&#233;s communs et de cr&#233;er des dynamiques interr&#233;gionales constituant des espaces de dialogues et d'analyse pour une int&#233;gration sectorielle. La coop&#233;ration entre les agences nationales de r&#233;gulation en vue d'harmoniser les politiques r&#233;glementaires peut ainsi &#234;tre initi&#233;e &#224; partir des institutions &#233;conomiques r&#233;gionales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats de l'UEMOA (Union &#201;conomique et Mon&#233;taire de l'Afrique de l'Ouest) et de la CEDEAO (Communaut&#233; &#201;conomique des &#201;tats d'Afrique de l'Ouest) ont justement initi&#233; un projet r&#233;gional d'int&#233;gration des politiques li&#233;es aux TIC en Afrique de l'ouest. Le projet en question vise la cr&#233;ation d'un march&#233; des t&#233;l&#233;communications libre et unique dans la Communaut&#233;. Avec l'aide de l'UIT et de l'Union europ&#233;enne, une &#233;tude a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e indiquant que les &#201;tats membres devaient au pr&#233;alable, adopter des cadres l&#233;gislatifs et r&#233;glementaires uniformes, et &#233;tablir l'interconnexion et l'int&#233;gration des r&#233;seaux nationaux. Il convient de pr&#233;ciser que la coordination du processus d'harmonisation est supervis&#233;e par l'UEMOA en association avec l'ARTAO (Association des R&#233;gulateurs de T&#233;l&#233;communications de l'Afrique de l'Ouest), cr&#233;e en novembre 2002. Au stade actuel, des lignes directrices ont &#233;t&#233; adopt&#233;es concernant : l'octroi des licences, l'acc&#232;s/services universel, la gestion du plan de num&#233;rotage, la gestion du spectre radio&#233;lectrique et l'interconnexion. Il appara&#238;t que ces lignes directrices ont partiellement &#233;t&#233; transform&#233;es en directives depuis quelques mois&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Directive N&#176; [X]/2005/CM/UEMOA relative &#224; l'harmonisation des politiques de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, mais il reste &#224; les rendre applicables. Par ailleurs, en se fondant sur les conclusions d'une &#233;tude command&#233;e en 2003 sur l'harmonisation des t&#233;l&#233;communications dans la Communaut&#233;, la CEDEAO a &#233;galement d&#233;fini un cadre l&#233;gal unique. Celui-ci contient notamment des recommandations, une proposition de plan d'action et un calendrier. Ainsi, d'ici 2007, la transformation des lignes directrices en directives transposables sur le plan national devrait aboutir &#224; un march&#233; harmonis&#233; des t&#233;l&#233;communications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afrique centrale, la CEMAC (Communaut&#233; &#201;conomique et Mon&#233;taire d'Afrique Centrale) vise principalement la cr&#233;ation d'un march&#233; commun qui inclura notamment l'harmonisation des t&#233;l&#233;coms. &#192; cet effet, plusieurs projets en discussion depuis 1999 peuvent b&#233;n&#233;ficier d'une nouvelle impulsion : la cr&#233;ation d'une Ecole Sup&#233;rieure des T&#233;l&#233;communications de l'Afrique Centrale, d'un centre sous-r&#233;gional de maintenance des &#233;quipements des t&#233;l&#233;communications. Il est &#233;galement pr&#233;vu de d&#233;velopper un projet d'interconnexion des r&#233;seaux t&#233;l&#233;coms et un programme sous r&#233;gional de promotion et de d&#233;veloppement des TICs. L'association des r&#233;gulateurs d'Afrique centrale (ARTAC) a &#233;galement &#233;t&#233; mise en place. Sous l'impulsion du Secr&#233;tariat Ex&#233;cutif de la CEMAC, le processus d'harmonisation du cadre r&#233;glementaire des t&#233;l&#233;communications a &#233;t&#233; enclench&#233; sur proposition d'ACP Num&#233;rique et approuv&#233; par l'ARTAC. La phase op&#233;rationnelle du projet est soutenue par l'UNIDA (pr&#233;sid&#233;e par le Juge K&#233;ba Mbaye), l'OIF (sommet de Ouagadougou), la Coop&#233;ration Suisse, le Minist&#232;re des Affaires Etrang&#232;res (DGCID) et le CIAN. Le premier objectif affich&#233; est la finalisation d'un projet de code des t&#233;l&#233;communications d'ici la fin du premier trimestre 2007. Actuellement, ACP Num&#233;rique proc&#232;de en association avec l'ARTAC, &#224; l'analyse des cadres juridiques existants dans les 6 pays. Cette phase sera suivie d'une proposition contenant un ensemble de directives t&#233;l&#233;communications qui seront pr&#233;sent&#233;es &#224; un atelier de validation, pour discussion et approbation avant la pr&#233;sentation au conseil des ministres de la CEMAC dans le courant de l'ann&#233;e 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus au sud du continent, la TRASA (Telecommunications Regulators' Association of Southern Africa), l'association des r&#233;gulateurs de t&#233;l&#233;communications de l'Afrique australe est n&#233;e le 15 septembre 1997 et regroupe les 14 r&#233;gulateurs de la SADC. L'accord engage les &#201;tats signataires vers une harmonisation des politiques de r&#233;gulation du secteur &#224; l'&#233;chelle sous-r&#233;gionale. Ainsi, les &#201;tats de la SADC s'engagent &#224; mettre tous les moyens en oeuvre pour appliquer le protocole et le plan d'action sign&#233; respectivement en 1998 et 2004. &#192; ce jour, l'association CRASA (ex TRASA) a r&#233;ussi &#224; d&#233;finir des mod&#232;les de r&#233;glementation, de politique types et de lignes directrices. Sur un mod&#232;le d'harmonisation inter-&#233;tatique, ce cadre l&#233;gal est constitu&#233; de recommandations mises &#224; la disposition des &#201;tats pour les prendre en compte dans le d&#233;veloppement de leur propre politique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; &#201;tude relative &#224; l'Harmonisation r&#233;glementaire des t&#233;l&#233;communications en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour de la partie Est et Australe de l'Afrique, il s'est constitu&#233; la COMESA, une communaut&#233; regroupant des &#201;tats membres de la SADC et de la CAE. La zone &#233;conomique dite COMESA (Common Market of East and Southern Africa) a initi&#233; un chantier en 2003 visant l'harmonisation des politiques de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications. L'accord a abouti sur une politique commune, une loi-cadre et sur des lignes directrices constituant des bases d'inspiration &#224; tous les &#201;tats membres. Par ailleurs, une association dite ARICEA est n&#233;e et r&#233;unit en son sein, l'ensemble des r&#233;gulateurs de l'information et de la communication en Afrique de l'Est et Australe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Communaut&#233; d'Afrique de l'Est (CAE) n'est qu'en phase de r&#233;flexion sur une strat&#233;gie r&#233;gionale en mati&#232;re de r&#233;glementation des t&#233;l&#233;communications. Ainsi, l'EARTO, une organisation de r&#233;glementation des postes et t&#233;l&#233;communications a &#233;t&#233; institu&#233;e. Celle-ci &#233;tudie notamment les opportunit&#233;s d'harmonisation des r&#233;glementations des t&#233;l&#233;communications en Afrique orientale. Aux derni&#232;res nouvelles, elle a entrepris la finalisation d'un accord potentiel concernant l'offre d'attribution de licence pr&#233;f&#233;rentielle pour les services de microstations r&#233;gionaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, il convient de souligner que toutes ces initiatives, bien que constitutives d'une v&#233;ritable &#233;volution vers la convergence des politiques en mati&#232;re de t&#233;l&#233;communications, ne se traduisent pas encore en un signal fort de la part des &#201;tats envers les investisseurs. Bien entendu, ici o&#249; l&#224;, il arrive que certains op&#233;rateurs devancent la mise en oeuvre des l&#233;gislations harmonis&#233;es. On l'a notamment observ&#233; r&#233;cemment en Afrique de l'est o&#249; un op&#233;rateur a investi sur des infrastructures transfronti&#232;res, permettant ainsi de cr&#233;er un r&#233;seau unique couvrant trois pays (Uganda, Kenya et Tanzanie)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;V. , rubrique ICT.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En d&#233;pit de l'absence d'un cadre unique consolid&#233; dans la r&#233;gion, le r&#233;seau a ainsi &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233; et va d&#233;sormais permettre d'&#233;liminer tous les frais li&#233;s aux services d'itin&#233;rance pour les utilisations transfronti&#232;res. Il convient d'ajouter que ledit op&#233;rateur, Celtel pour ne pas le citer, envisage de relier tous ses r&#233;seaux africains afin d'&#233;liminer &#224; l'int&#233;rieur du continent les frais d'itin&#233;rance (roaming). Imaginons un moment les avantages en terme d'abaissement des co&#251;ts q'une telle initiative peut avoir si on se pla&#231;ait sur le terrain des communications &#233;lectroniques &#224; haut d&#233;bit. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de mettre en phase les dispositifs juridiques existants (en les compl&#233;tant et en les harmonisant) dans l'optique de rassurer les investisseurs en infrastructures t&#233;l&#233;coms, que le risque juridique tant redout&#233; est d&#233;sormais pr&#233;visible et ma&#238;trisable en amont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un cadre l&#233;gal insuffisamment outill&#233; et moins contraignant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le consensus sur la n&#233;cessit&#233; d'une harmonisation du cadre r&#232;glementaire des t&#233;l&#233;communications &#224; partir du mod&#232;le d&#233;fini par l'UIT est largement retenu par presque toutes les organisations r&#233;gionales. La premi&#232;re remarque qu'on peut faire est cependant la forte h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; institutionnelle et organisationnelle. Il en ressort malheureusement qu'il existe de disparit&#233;s entre les divers &#201;tats sub-sahariens, selon l'article de M. Diallo. Ces disparit&#233;s sont observables, aussi bien au niveau des politiques (privatisation, concurrence), qu'aux niveaux technologiques (infrastructures, connectivit&#233;, portabilit&#233;, itin&#233;rance, raccordements internationaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il convient de souligner l'autonomie limit&#233;e des r&#233;gulateurs nationaux dans une des missions qui leur est assign&#233;e, c'est-&#224;-dire, le d&#233;veloppement d'un march&#233; libre et concurrentiel. Leur ind&#233;pendance (comme l'encourage l'UIT) serait largement favoris&#233;e par la cr&#233;ation de Comit&#233; des r&#233;gulateurs &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale. &#192; titre d'exemple, l'UEMOA a cr&#233;e un Comit&#233; r&#233;gional des r&#233;gulateurs d&#233;pendant directement du Conseil des Ministres des T&#233;l&#233;communications. Si cet &#233;l&#233;ment cl&#233; de supranationalit&#233; assure l'ind&#233;pendance des r&#233;gulateurs nationaux, il constitue un param&#232;tre important pour la mise en oeuvre des projets de d&#233;veloppement r&#233;gional d'un op&#233;rateur t&#233;l&#233;coms et plus g&#233;n&#233;ralement pour les investissements dans les Nouvelles Technologies. L'&#233;tude r&#233;alis&#233;e par les cabinets Eric V&#232;ve et Analysys mentionnent d'ailleurs certains des obstacles susceptibles de ralentir le processus d'harmonisation : le doute des d&#233;cideurs politiques sur l'utilit&#233; d'une harmonisation du cadre r&#233;glementaire, la diversit&#233; des cultures juridiques, le d&#233;mant&#232;lement retard&#233; des monopoles, la sacro-sainte souverainet&#233; des &#201;tats, la r&#233;elle volont&#233; politique et la r&#233;ticence &#224; transposer le mod&#232;le pr&#233;tendument europ&#233;en. D&#232;s lors, on se retrouve souvent avec des l&#233;gislations souvent &#171; sophistiqu&#233;es &#187; sur le papier et dont l'application est vici&#233;e par des interpr&#233;tations ambigu&#235;s, essentiellement politiques, en dehors de toute consid&#233;ration d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, on peut observer que les initiatives d'harmonisation des politiques en mati&#232;re des t&#233;l&#233;coms se mat&#233;rialisent seulement dans des recommandations et des lignes directrices. Il s'agit en effet d'actes juridiques moins contraignants pour les &#201;tats que des directives ou actes uniformes directement applicables. Bien entendu, les l&#233;gislations en vigueur s'inspirent largement des &#171; bonnes pratiques internationales &#187;. Cependant, le probl&#232;me de l'application effective des textes demeure. Comme le souligne l'&#233;tude r&#233;alis&#233;e par les cabinets Eric V&#232;ve et Analysys, les r&#233;glementations existantes ne sont pas toujours mises en oeuvre, et quand elles le sont, des pressions peuvent &#234;tre exerc&#233;es sur les r&#233;gulateurs. Les auteurs de l'&#233;tude font aussi observer que de telles situations sont per&#231;ues par les investisseurs comme des risques susceptibles de retarder la mise en oeuvre des projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si, les l&#233;gislations pr&#233;sentent encore beaucoup d'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233;s comme on a pu l'observer, que dans bon nombre de pays le r&#233;gulateur n'est pas autonome et que les pressions politiques restent tr&#232;s fortes, l'harmonisation reste possible. En effet, M. Diallo le rappelle d'ailleurs, il n'est pas utopique de mettre en place une structure de r&#233;gulation &#171; supranationale &#187; comme l'envisage le projet &#171; Ohada T&#233;l&#233;coms &#187;. La structure envisag&#233;e aurait alors &#171; pour mission de d&#233;finir les grandes directives et donner des impulsions &#224; la politique r&#233;glementaire notamment sur les &#233;tudes tarifaires, la validation des politiques et des tarifs d'interconnexion, la d&#233;finition des marges, &#224; l'instar de la commission de Bruxelles &#187;. Il appara&#238;t donc que le processus d'harmonisation est faisable, opportun et n&#233;cessaire. Ainsi, on observe qu'un consensus sur la n&#233;cessit&#233; de cette harmonisation est retenu, &#224; tout le moins, par l'Afrique de l'ouest qui vient de poser les bases et, tr&#232;s probablement par l'Afrique centrale, apr&#232;s l'&#233;tape importante franchie en juin 2006 lors de la rencontre des r&#233;gulateurs nationaux des t&#233;l&#233;communications &#224; Yaound&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;UEMOA, CEDEAO et CEMAC : les &#233;l&#233;ments d'un projet avanc&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'examen des l&#233;gislations en vigueur ne pr&#233;sente pas que des divergences comme nous le signalions plus haut. En effet, les r&#233;glementations existantes s'inspirent largement de &#171; bonnes pratiques internationales &#187; et consacrent des principes juridiques reconnus. On peut notamment citer les principes qui sous-tendent l'interconnexion que l'on retrouve &#224; peu pr&#232;s similaires dans tous les cadres l&#233;gaux en vigueur. En examinant le contenu du processus d'harmonisation impuls&#233; au sein des espaces &#233;conomiques de l'Afrique de l'ouest, on observe que les &#201;tats de l'UEMOA, s'engagent &#224; harmoniser les politiques au travers des directives concernant notamment l'interconnexion, le service universel et le r&#233;gime des autorisations. La d&#233;cision de cr&#233;ation d'un Comit&#233; des r&#233;gulateurs vise &#224; assurer leur l'ind&#233;pendance vis-&#224;-vis des pouvoirs publics nationaux. Pour l'instant, l'adoption d&#233;finitive des directives en question par les &#201;tats concern&#233;s est toujours d'actualit&#233; mais devrait normalement &#234;tre r&#233;alis&#233;e d'ici la fin de l'ann&#233;e 2006. La CEDEAO qui inclut la plupart des pays de l'UEMOA en plus des march&#233;s Nig&#233;rians et Ghan&#233;ens des t&#233;l&#233;coms, envisage de se servir tr&#232;s prochainement des textes adopt&#233;s par l'UEMOA. C'est ce qui ressort des textes adopt&#233;s le 11 mai 2006 d&#233;finissant le cadre l&#233;gislatif et r&#233;glementaire unique des t&#233;l&#233;communications dans un espace regroupant pr&#232;s de 15 &#201;tats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le consensus retenu sur la n&#233;cessit&#233; d'un march&#233; des t&#233;l&#233;coms r&#233;gional harmonis&#233; est &#233;galement d'actualit&#233; dans la zone CEMAC. Le secr&#233;tariat Ex&#233;cutif de la CEMAC a en effet accept&#233; d'impulser le processus devant conduire &#224; une harmonisation de la r&#233;glementation des t&#233;l&#233;communications. La phase op&#233;rationnelle ponctu&#233;e par les rencontres et les discussions avec les acteurs (politiques, r&#233;gulateurs, op&#233;rateurs priv&#233;s et ACP Num&#233;rique) depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e 2006 va se poursuivre jusqu'en d&#233;cembre. &#192; l'issue de ces &#233;changes il devrait &#234;tre possible de faire accepter un cadre juridique commun dans le courant du premier trimestre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, lorsque l'UEMOA aura mis en place son Comit&#233; de r&#233;gulateurs et la CEMAC adopter son ensemble de directives t&#233;l&#233;communications, la coordination par les deux entit&#233;s r&#233;gionales de leurs l&#233;gislations servira de tremplin pour un projet de trait&#233; instituant une organisation interafricaine des communications &#233;lectroniques. Le trait&#233; &#224; venir est une condition n&#233;cessaire pour permettre une tr&#232;s forte croissante d'investissements en termes d'infrastructures innovantes et dans les services &#224; valeur ajout&#233;e, qui auront un impact direct sur la r&#233;duction de la fracture num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu il ne s'agit pas d'op&#233;rer en Afrique une r&#233;volution juridique et institutionnelle, mais, tout part de la n&#233;cessit&#233; de cr&#233;er des dynamiques interr&#233;gionales afin de constituer des espaces int&#233;gr&#233;s o&#249; les prix des communications &#233;lectroniques peuvent baisser substantiellement. En effet, harmoniser le cadre politique et r&#233;glementaire des t&#233;l&#233;communications permettra de r&#233;aliser de grands march&#233;s des TIC au sein de chaque Communaut&#233; &#201;conomique R&#233;gionale (CER) ; d'autant plus que le secteur des TIC est transversal et peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une plate-forme indispensable &#224; la r&#233;alisation des objectifs d'int&#233;gration &#233;conomique et sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient d'&#234;tre optimiste car les d&#233;cideurs comprennent davantage la n&#233;cessit&#233; d'acc&#233;l&#233;rer les investissements pour optimiser les capacit&#233;s en haut d&#233;bit des r&#233;seaux, afin de permettre aux op&#233;rateurs et surtout aux utilisateurs de mettre le continent en phase avec les progr&#232;s insuffl&#233;s par la r&#233;volution num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques BLANCH&#201; (Expert T&#233;l&#233;coms - Vice-pr&#233;sident d'ACP Num&#233;ri)ue)&lt;br class='manualbr' /&gt;Rapha&#235;l NKOLWOUDOU (Docteur en droit Juriste en droit des TIC - ACP Num&#233;rique)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.ohada.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ohada.com&lt;/a&gt;, 6 octobre 2006)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;V. A. Lopez, Les mobiles du d&#233;veloppement, in &lt;a href=&#034;http://www.unesco.org/courrier/2000_07/fr/connex.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.unesco.org/courrier/2000_07/fr/connex.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; &#201;tude relative &#224; l'Harmonisation r&#233;glementaire des t&#233;l&#233;communications en Afrique francophone sub-saharienne &#187;, r&#233;alis&#233;e par le cabinet d'avocats Eric V&#232;ve et Associ&#233;s et Analysys Limited, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;V. Mohamadou Diallo, L'Afrique, l'harmonisation du cadre r&#233;glementaire des t&#233;l&#233;coms, une super priorit&#233;, publi&#233; dans Le Professionnel des T&#233;l&#233;communications de l'Afrique Francophone&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il s'agit des technologies qui ont un impact fort sur le d&#233;veloppement de nouveaux services contribuant au d&#233;senclavement rapide des r&#233;gions &#224; l'instar de l'ADSL, le WIMAX...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Directive N&#176; [X]/2005/CM/UEMOA relative &#224; l'harmonisation des politiques de contr&#244;les et de r&#233;gulation du secteur des t&#233;l&#233;communications ; Directive N&#176; [X+5]/CM/UEMOA organisant le cadre g&#233;n&#233;ral de coop&#233;ration entre les autorit&#233;s nationales de r&#233;gulation en mati&#232;res de t&#233;l&#233;communications.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; &#201;tude relative &#224; l'Harmonisation r&#233;glementaire des t&#233;l&#233;communications en Afrique francophone sub-saharienne &#187;, r&#233;alis&#233;e par le cabinet d'avocats Eric V&#232;ve et Associ&#233;s et Analysys Limited, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;V. &lt;a href=&#034;http://www.allafrica.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.allafrica.com&lt;/a&gt; , rubrique ICT.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Resorber La Fracture Numerique</title>
		<link>https://www.osiris.sn/resorber-la-fracture-numerique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/resorber-la-fracture-numerique.html</guid>
		<dc:date>2006-09-27T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;volution du num&#233;rique, confin&#233;e il y a quelques ann&#233;es dans un r&#233;seau marginal qui reliait des pionniers et quelques initi&#233;s de ce qui &#233;tait alors les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC), est devenue aujourd'hui un v&#233;ritable fait culturel et civilisationnel &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te. La toile s'&#233;largit au gr&#233; des avanc&#233;es technologiques &#224; tel point qu'on ne parle plus de &#171; NTIC &#187; mais simplement de &#171; TIC &#187; ; &#233;tant donn&#233; que dans ce secteur o&#249; la vitesse (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2006,229-.html" rel="directory"&gt;2006&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;volution du num&#233;rique, confin&#233;e il y a quelques ann&#233;es dans un r&#233;seau marginal qui reliait des pionniers et quelques initi&#233;s de ce qui &#233;tait alors les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC), est devenue aujourd'hui un v&#233;ritable fait culturel et civilisationnel &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te.&lt;br class='autobr' /&gt;
La toile s'&#233;largit au gr&#233; des avanc&#233;es technologiques &#224; tel point qu'on ne parle plus de &#171; NTIC &#187; mais simplement de &#171; TIC &#187; ; &#233;tant donn&#233; que dans ce secteur o&#249; la vitesse est le param&#232;tre principal, l'on ne consid&#232;re plus comme nouvelles les technologies du num&#233;rique. La &#171; cyberculture &#187; tend &#224; devenir l'affaire de tous, y compris dans les zones les plus isol&#233;es g&#233;ographiquement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, si l'Internet est assur&#233;ment un facteur de rapprochement, il comporte en m&#234;me temps de s&#233;rieux risques de marginalisation. La ligne de d&#233;marcation entre les peuples se d&#233;finit aujourd'hui entre ceux qui communiquent parce qu'ils ont acc&#232;s aux instruments du num&#233;rique et ceux qui sont coup&#233;s du reste du monde parce que rel&#233;gu&#233;s &#224; la p&#233;riph&#233;rie de la soci&#233;t&#233; de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je rappelais &#224; l'occasion de la c&#233;r&#233;monie de lancement du Fonds de Solidarit&#233; Num&#233;rique (FSN) le 14 mars 2005, quelques statistiques illustrant ce monde &#224; deux vitesses : dans le seul district de Manhattan, il y a plus de t&#233;l&#233;phones fixes que dans toute l'Afrique sub-saharienne hors Afrique du Sud !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays du Nord, soit 15% de la population mondiale, d&#233;tiennent plus de 85% des ressources en t&#233;l&#233;communications. Alors que la moiti&#233; des serveurs du monde est concentr&#233;e aux Etats-Unis, les pays du Sud dans leur ensemble en comptent moins de 5%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; en termes assez simples -j'aurais pu faire appel &#224; bien d'autres &#233;l&#233;ments de comparaison- comment se pose le probl&#232;me du foss&#233; num&#233;rique. Le FSN que j'ai propos&#233; en d&#233;cembre 2003 au Sommet Mondial de la Soci&#233;t&#233; de l'Information, en ma qualit&#233; de Coordonnateur du volet TIC du Nouveau Partenariat pour le D&#233;veloppement de l'Afrique (NEPAD), cherche &#224; contribuer aux efforts de la Communaut&#233; internationale pour combler la fracture num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques rappels s'imposent : le FSN dont le si&#232;ge est &#224; Gen&#232;ve est aliment&#233; par des contributions volontaires, publiques ou priv&#233;es. Une contribution d'au moins 300.000 euros est sugg&#233;r&#233;e aux Etats, villes et gouvernements locaux qui y adh&#232;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; Principe de Gen&#232;ve &#187; est un des piliers majeurs du FSN Suivant ce m&#233;canisme, une entreprise partenaire qui gagne un march&#233; de biens ou services li&#233;s aux TIC, s'engage &#224; verser au Fonds 1% du montant de la transaction, pr&#233;lev&#233; sur sa marge b&#233;n&#233;ficiaire. Les ressources du FSN (5.354.444 euros au 31 d&#233;cembre 2005) sont g&#233;r&#233;es dans une rigoureuse transparence par un Conseil de Fondation tripartite : pouvoirs publics, entreprises priv&#233;es et soci&#233;t&#233; civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, le FSN a pour vocation de faciliter l'acc&#232;s du grand public au r&#233;seau mondial des TIC dans ses diff&#233;rentes applications, y compris celle, essentielle, de l'&#233;ducation. Dans une soci&#233;t&#233; du savoir comme la notre, il n'est plus exag&#233;r&#233; de dire que ceux qui ont acc&#232;s &#224; l'Internet ne sont plus oblig&#233;s de parcourir le monde &#224; la conqu&#234;te des connaissances. Il suffit de se connecter car la toile est devenue une &#233;norme biblioth&#232;que &#224; l'&#233;chelle mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tout dire, aussi bien pour la recherche que pour l'enseignement, &#171; le savoir est aujourd'hui dans le net &#187;. L'&#233;vidence du lien entre le FSN et l'&#233;ducation n'a donc pas besoin d'&#234;tre d&#233;montr&#233;e outre mesure. Au sud comme au Nord, l'internet n'est point un luxe mais bien une n&#233;cessit&#233; des temps modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pourquoi, au S&#233;n&#233;gal o&#249; nous d&#233;veloppons un projet de soci&#233;t&#233; bas&#233; sur des ressources humaines de qualit&#233; au point de consacrer 40% de notre budget &#224; l'&#233;ducation, nous mettons le num&#233;rique au d&#233;but et &#224; la fin du cursus de nos &#233;l&#232;ves et &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la Case des Tout-Petits qui accueille des enfants de 2 &#224; 6 ans, l'ordinateur de jeux figure dans la panoplie des jouets &#233;ducatifs destin&#233;s &#224; forger l'esprit de nos enfants pour l'adapter &#224; l'environnement du num&#233;rique. Devenus adultes, ils ne seront pas au nombre des &#171; analphab&#232;tes du 21 e si&#232;cle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'autre bout du cursus, nous sommes en train de construire l'Universit&#233; du Futur Africain o&#249; les enseignements seront dispens&#233;s par satellite en temps r&#233;el et en connexion avec de grandes universit&#233;s du monde. A terme, les &#233;tudiants de cette universit&#233; recevront le m&#234;me dipl&#244;me - l'&#233;quivalent- que ceux des universit&#233;s partenaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3e volet de cette politique est le programme un &#233;tudiant/un ordinateur, un enseignant/un ordinateur pour am&#233;liorer la qualit&#233; de nos enseignements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la Mairie de Besan&#231;on et la Soci&#233;t&#233; AXA-Assurances, nous r&#233;alisons actuellement un programme d'envergure d&#233;nomm&#233; &#171; SENECLIC &#187; dans l'esprit du FSN. Nos deux partenaires mettent &#224; la disposition du S&#233;n&#233;gal 30.000 ordinateurs &#224; raison de 10.000 par an pour renforcer notre r&#233;seau national de solidarit&#233; num&#233;rique.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'originalit&#233; de cette op&#233;ration lanc&#233;e le 3 juin 2006, et qui s'inscrit dans le cadre de notre Programme d&#233;cennal d'Enseignement et de Formation (PDEF9 est que ces ordinateurs, &#233;quip&#233;s de logiciels &#233;ducatifs, seront reconditionn&#233;s par des personnes handicap&#233;es. C'est l&#224; une autre forme de solidarit&#233; envers une couche sociale souvent marginalis&#233;e. D&#233;j&#224;, trois &#233;coles de Dakar ont &#233;t&#233; &#233;quip&#233;es chacune d'une salle multim&#233;dia gr&#226;ce au projet SENECLIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma conviction est faite que chaque fois que nos jeunes sont mis dans les m&#234;mes conditions de comp&#233;tition que c eux des pays d&#233;velopp&#233;s, ils sont en mesure d'obtenir d'excellents r&#233;sultats. Une belle illustration en a &#233;t&#233; donn&#233;e par un jeune compatriote que j'ai rencontr&#233; en mai dernier &#224; New York apr&#232;s sa victoire &#224; un concours de robotique devant des &#233;l&#232;ves d'&#233;coles beaucoup plus prestigieuses que celle de son quartier de Harlem. Et dire que ce jeune qui &#233;tait en Novembre 2004 sous le coup d'une expulsion pour immigration ill&#233;gale, a finalement suscit&#233; un formidable &#233;lan de solidarit&#233; autour de lui avec le soutien de hautes personnalit&#233;s qui ont engag&#233; une campagne pour r&#233;gulariser sa situation !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a deux ans, une femme rurale, petite productrice agricole alphab&#233;tis&#233;e vivant &#224; Podor, &#224; 400. km de Dakar, avait su am&#233;liorer sa production de mais en qualit&#233; et en quantit&#233;, parce que gr&#226;ce au Web, elle s'&#233;tait familiaris&#233;e avec de nouvelles m&#233;thodes de production en d&#233;couvrant de nouvelles vari&#233;t&#233;s. Comme j'avais lanc&#233; un programme avec un objectif d'un million de tonnes de mais, c'est avec enthousiasme qu'elle vint jusqu'au palais pour me pr&#233;senter son produit !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai l'habitude de dire que les TIC sont par excellence le domaine de l'&#233;galisation des chances parce que devant un ordinateur, nous avan&#231;ons tous &#224; la m&#234;me vitesse. Mais tant que les 2/3 de l'humanit&#233; qui courent des risques de marginalisation seront des laiss&#233;s pour compte, la toile mondiale, &#224; l'image d'une &#339;uvre inachev&#233;e, conna&#238;tra toujours un gigantesque trou b&#233;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et que l'on ne s'y trompe gu&#232;re. La solidarit&#233; num&#233;rique ne doit pas &#234;tre per&#231;ue comme une &#339;uvre caritative. En r&#233;alit&#233;, en renfor&#231;ant les capacit&#233;s du Sud, le Nord se bonifie &#233;galement parce qu'il s'offre autant d'opportunit&#233;s et de parts de march&#233;. C'est en effet au Sud o&#249; les besoins restent &#233;normes que se trouvent les grandes marges de progression pour les entreprises.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au finish, nous y gagnons tous. &#171; A win-win situation &#187; diraient les anglo-saxons !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdoulaye Wade,&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;sident de la R&#233;publique du S&#233;n&#233;gal&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://weekly.ahram.org.eg/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Al Ahram Weekly&lt;/a&gt;, 21 - 27 septembre 2006)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pourquoi Sidy Lamine Niasse doit aller jusqu'au bout (pour nous)</title>
		<link>https://www.osiris.sn/pourquoi-sidy-lamine-niasse-doit-aller-jusqu-au-bout-pour-nous.html</link>
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		<dc:date>2006-08-26T12:51:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A quelque chose malheur est bon, dit-on. Esp&#233;rons alors que la &#171; m&#233;prise &#187; (m&#233;prise, vraiment ?) de notre bien aim&#233;e Sonatel contre le groupe Walf serve &#224; quelque chose. Esp&#233;rons que la justice lui fasse payer cher son comportement cavalier et surtout... incompr&#233;hensible et intol&#233;rable. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je le dis, parce que j'ai toujours voulu protester &#224; haute voix contre la Sonatel et ses abus. J'ai souvent hurl&#233; au t&#233;l&#233;phone contre ses agents que je consid&#232;re et qualifie d'incomp&#233;tents'. J'ai souvent, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2006,229-.html" rel="directory"&gt;2006&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A quelque chose malheur est bon, dit-on. Esp&#233;rons alors que la &#171; m&#233;prise &#187; (m&#233;prise, vraiment ?) de notre bien aim&#233;e Sonatel contre le groupe Walf serve &#224; quelque chose. Esp&#233;rons que la justice lui fasse payer cher son comportement cavalier et surtout... incompr&#233;hensible et intol&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je le dis, parce que j'ai toujours voulu protester &#224; haute voix contre la Sonatel et ses abus. J'ai souvent hurl&#233; au t&#233;l&#233;phone contre ses agents que je consid&#232;re et qualifie d'incomp&#233;tents'. J'ai souvent, dans mes grandes col&#232;res, dit aux dirigeants de l'entreprise que leurs agents &#233;taient &#171; nuls &#187; et que la premi&#232;re chose &#224; faire dans cette entreprise, c'&#233;tait de voir si tous ceux qui y sont, m&#233;ritent vraiment d'y &#234;tre. Des responsables de la Sonatel parmi les plus hauts plac&#233;s savent de quoi je parle, car j'ai plus d'une fois appel&#233; pour protester soit contre l'attitude d'un agent, soit contre son ignorance manifeste de ce dont il est cens&#233; s'occuper, soit contre la qualit&#233; (dire non-qualit&#233; serait mieux) du service... En vain !.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'incident contre Walf semble bien me donner raison, car comment confier un client de la cat&#233;gorie de Walf &#224; un... &#171; int&#233;rimaire &#187; ( si l'on en croit les faits relat&#233;s dans Walf n&#176; 4332 du 24 ao&#251;t 2006).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai m&#234;me, lorsque j'&#233;tais de moins mauvaise humeur, souvent menac&#233; en rigolant d'&#234;tre le &#8216;tout premier sur la liste des futurs d&#233;sabonn&#233;s' d&#232;s qu'il y aura une concurrence sur le fixe... J'ai par d&#233;pit choisi de prendre un abonnement Adsl chez un autre fournisseur alors que je payais en m&#234;me temps un abonnement chez Sentoo, uniquement pour ne pas avoir &#224; parler avec les agents affect&#233;s &#224; la soi-disant hotline de ce service...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste de mes complaintes est longue, trop longue pour &#234;tre relat&#233;e ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la v&#233;rit&#233; c'est que la Sonatel n'en a cure. Elle n'a d'yeux que pour ses b&#233;n&#233;fices mirobolants, qui heurte la conscience et nargue ses clients, petits comme gros. Une autre preuve encore de ce je m'en foutisme indigne d'une entreprise moderne, c'est l'intention qu'on lui pr&#234;te - relat&#233;e dans la presse - de vouloir d&#233;sormais faire payer un service qui &#233;tait gratuit sur le r&#233;seau mobile, sans aucune autre forme de proc&#232;s. J'esp&#232;re qu'il s'agit d'un bluff. Mais comme je ne suis pas Sidy et tous les abonn&#233;s &#224; ce service ne sont pas Walf pour crier nos malheurs sur les ondes. La Sonatel et ses filiales nous narguent &#224; longueur de journ&#233;e tout en encaissant nos sous durement gagn&#233;s...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour toutes ces raisons et d'autres encore, Sidy et tous ceux qui le soutiennent dans cette affaire ne doivent pas l&#226;cher. Qu'ils re&#231;oivent la d&#233;l&#233;gation annonc&#233;e en toute courtoise, mais surtout, de gr&#226;ce, pour moi et pour tous les autres devenus les souffre-douleur de la Sonatel et qui n'avons pas Walf Fm, allez-y, jusqu'au bout. Vous ferez &#339;uvre de salubrit&#233; publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H. Tidiane SY &lt;br class='manualbr' /&gt;Usager Sonatel Dakar&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;mailto:acc@arc.sn&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;acc@arc.sn&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.walf.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wal Fadjri&lt;/a&gt;, 26 ao&#251;t 2006)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Dans les entreprises qui se respectent o&#249; le client est vraiment roi, on ne pointerait jamais du doigt vers un pauvre &#171; int&#233;rimaire &#187; pour le d&#233;signer comme bouc-&#233;missaire, m&#234;me si les deux semblent bien rimer ! On aurait m&#234;me honte de le dire. Le r&#233;cent cas chez le g&#233;ant AOL est assez &#233;difiant &#224; ce titre. Le Cto (Chief Technical Officer ou Directeur technique) a d&#251; d&#233;missionner apr&#232;s une erreur d'un de ses agents. L'agent en question et son superviseur direct ont &#233;t&#233; simplement licenci&#233;s !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la lib&#233;ration audiovisuelle : Plaidoyer et propositions pour une autorit&#233; de r&#233;gulation aux comp&#233;tences &#233;largies</title>
		<link>https://www.osiris.sn/De-la-liberation-audiovisuelle.html</link>
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		<dc:date>2006-08-08T06:50:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les fr&#233;quences audiovisuelles sont des ressources nationales au m&#234;me titre que toutes autres ressources dont la concession doit r&#233;pondre &#224; un certain nombre de principes et r&#232;gles qui fondent les caract&#233;ristiques de l'Etat de droit en termes d'&#233;gal acc&#232;s aux services et traitement des citoyens, du respect de la libert&#233; d'entreprendre, des principes de neutralit&#233; et de non discrimination. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Cl&#233; de voute du syst&#232;me &lt;br class='autobr' /&gt;
Mon exp&#233;rience et ma position personnelle m'inclinent &#224; penser que ces (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2006,229-.html" rel="directory"&gt;2006&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les fr&#233;quences audiovisuelles sont des ressources nationales au m&#234;me titre que toutes autres ressources dont la concession doit r&#233;pondre &#224; un certain nombre de principes et r&#232;gles qui fondent les caract&#233;ristiques de l'Etat de droit en termes d'&#233;gal acc&#232;s aux services et traitement des citoyens, du respect de la libert&#233; d'entreprendre, des principes de neutralit&#233; et de non discrimination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Cl&#233; de voute du syst&#232;me&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon exp&#233;rience et ma position personnelle m'inclinent &#224; penser que ces pr&#233;rogatives doivent &#234;tre express&#233;ment reconnues dans les attributions et missions de l'autorit&#233; ind&#233;pendante de r&#233;gulation des m&#233;dias qui se d&#233;clinent ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; veiller &#224; l'exercice des droits et devoirs li&#233;s &#224; la libert&#233; de la communication audiovisuelle dans les conditions d&#233;finies par la Constitution et les dispositions de la pr&#233;sente loi ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; garantir, dans le respect de la loi , l'ind&#233;pendance et la libert&#233; de l'information et de la communication des m&#233;dias et op&#233;rateurs audiovisuels ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; veiller, dans le respect de la loi et de la pr&#233;servation des identit&#233;s culturelles, &#224; l'objectivit&#233; et au respect de l'&#233;quilibre dans le traitement de l'information v&#233;hicul&#233;e par les m&#233;dias et op&#233;rateurs audiovisuels ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; veiller au respect de l'acc&#232;s &#233;quitable des partis politiques, des syndicats et des organisations reconnues de la soci&#233;t&#233; civile aux m&#233;dias du service public dans les conditions fix&#233;es par les lois et r&#232;glements en vigueur ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; proc&#233;der &#224; l'appel &#224; candidature publique pour l'exploitation des services de t&#233;l&#233;vision et de redistribution de signaux t&#233;l&#233;vis&#233;s ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; examiner les demandes d'exploitation des op&#233;rateurs audiovisuels priv&#233;s et de d&#233;livrer les autorisations et licences n&#233;cessaires apr&#232;s avis technique de l'Art ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; autoriser sur la base de la transparence et de l'&#233;galit&#233; des chances les services de radio et de t&#233;l&#233;vision ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; publier les autorisations au journal officiel ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; motiver les refus d'autorisation ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; proc&#233;der aux sanctions relatives aux divers manquements des op&#233;rateurs audiovisuels publics et priv&#233;s ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; fixer les r&#232;gles concernant les conditions de production, de programmation, de diffusion des &#233;missions r&#233;glement&#233;es des m&#233;dias et op&#233;rateurs audiovisuels lors des campagnes &#233;lectorales ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; favoriser et promouvoir la libre et saine concurrence entre les m&#233;dias et op&#233;rateurs audiovisuels ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;livrance des autorisations d'exploitation de services de radiodiffusion sonore ou de t&#233;l&#233;vision diffus&#233; par voie hertzienne terres-tre, par c&#226;ble, par Mmds, par satellite ou tout autre proc&#233;d&#233; de t&#233;l&#233;communication, autres que ceux exploit&#233;s par la soci&#233;t&#233; nationale de service public, devrait, &#224; mon avis, &#234;tre subordonn&#233;e &#224; la conclusion d'une convention pass&#233;e entre l'Autorit&#233; de r&#233;gulation, au nom de l'Etat, apr&#232;s avis technique de l'Art et la personne physique ou morale qui demande l'autorisation. Les conditions &#224; remplir pour l'obtention d'une autorisation pourraient porter sur :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le d&#233;p&#244;t des statuts de l'entit&#233; requ&#233;rante ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un formulaire sp&#233;cial disponible aupr&#232;s de l'Autorit&#233; de R&#233;gulation ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; une copie certifi&#233;e conforme de la carte d'identit&#233; nationale du requ&#233;rant ou de son repr&#233;sentant l&#233;gal, lorsqu'il s'agit d'une personne morale de droit priv&#233; ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; des extraits de casier judiciaires des promoteurs, requ&#233;rants ou repr&#233;sentant lorsqu'il s'agit d'une personne morale ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le certificat de domicile au S&#233;n&#233;gal du repr&#233;sentant l&#233;gal ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la description du projet et des sites ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les sources de financement ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la dur&#233;e et les caract&#233;ristiques g&#233;n&#233;rales du programme propre ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le temps consacr&#233; &#224; la diffusion de la production propre et locale, y compris les &#339;uvres africaines, notamment de programmes d'informations quotidiennes, &#233;ducatifs, culturels et de d&#233;fense des consommateurs ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la pr&#233;sence d'&#233;missions au moins dans une langue nationale et dans le cas de projets r&#233;gionaux dans la langue pr&#233;dominante de la zone de diffusion ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la description des &#233;quipements techniques conformes aux normes et standards de diffusion d&#233;finis et arr&#234;t&#233;s par l'Art ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la description des proc&#233;d&#233;s techniques de diffusion ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le versement d'une caution non remboursable selon la nature, la vocation et la dimension des projets (vocation locale ou nationale, de radio ou t&#233;l&#233;vision, communautaire ou commerciale) ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le versement d'une redevance annuelle correspondant au type de service exploit&#233; ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un engagement &#233;crit &#224; se conformer aux obligations l&#233;gales r&#233;gissant l'activit&#233; audiovisuelle ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; un engagement d'incessibilit&#233; de l'autorisation &#224; tout tiers, sous forme de vente, pr&#234;t, location, gage ou tout autre proc&#233;d&#233; ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; l'emploi d'un nombre minimum de professionnels nationaux selon le format et le service envisag&#233;s avec indication des qualit&#233;s et qualification des personnels et dans le respect des dispositions du Code de travail et des textes en vigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dur&#233;e de l'autorisation est &#233;galement sujette &#224; r&#233;flexion. Je milite personnellement pour les hypoth&#232;ses suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; dix ans pour les services de t&#233;l&#233;vision ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; cinq ans pour les services de radiodiffusion ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Autorit&#233; de r&#233;gulation doit faire suite &#224; toute demande d'autorisation au plus tard trois mois ou 90 jours apr&#232;s son d&#233;p&#244;t d&#251;ment constat&#233;. L'absence de r&#233;ponse dans ledit d&#233;lai correspondrait &#224; une autorisation de fait. Pour aider &#224; avoir des effets structurants durables et attirer des investissements cons&#233;quents, la dur&#233;e de l'autorisation doit &#234;tre renouvelable. La demande de renouvellement pourrait &#234;tre introduite un an et au plus tard six mois avant l'&#233;ch&#233;ance de l'autorisation. Sauf signification express et contraire au moins trois mois apr&#232;s le d&#233;p&#244;t de la demande, l'autorisation est r&#233;put&#233;e renouvel&#233;e automatiquement pour la m&#234;me dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Autorit&#233; de r&#233;gulation peut mettre en demeure les titulaires d'une autorisation d'exploitation de service de radiodiffusion ou de t&#233;l&#233;vision de respecter les textes et dispositions en vigueur et les rendre publiques. En cas de non-respect de la mise en demeure, elle peut proc&#233;der, selon la gravit&#233; des manquements constat&#233;s aux sanctions &#224; pr&#233;voir comme la suspension, la r&#233;duction ou le retrait de l'autorisation, en sus de sanctions p&#233;cuniaires qui, avec les redevances, pourraient alimenter un Fonds d'appui &#224; la communication. Un certain nombre de dispositions relatives &#224; l'information et &#224; la publicit&#233; doivent &#234;tre pr&#233;vues d&#232;s le d&#233;part. C'est ainsi que l'op&#233;rateur audiovisuel titulaire d'une licence/autorisation doit assurer l'honn&#234;tet&#233; et le pluralisme de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;missions d'informations sous toutes leurs formes (journaux, reportages, magazines, talk-shows,...) doivent respecter les principes d'expression pluraliste et d'&#233;quilibre entre les divers courants d'opinion et diverses familles de croyances et de pens&#233;e. De m&#234;me, le respect des cibles sensibles doit &#234;tre de r&#232;gle. Les op&#233;rateurs audiovisuels publics et priv&#233;s, assurant une diffusion publique et non crypt&#233;e de leurs programmes, doivent s'abstenir de diffuser des &#233;missions dont le contenu et la nature portent atteinte aux us, coutumes, traditions et bonnes m&#339;urs, notamment &#224; la pudeur des enfants, adolescents et personnes &#226;g&#233;es. Les &#233;missions incitant &#224; la violence, &#224; la discrimination sexuelle, ethnique ou raciale doivent &#234;tre strictement interdites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout titulaire d'une licence/autorisation d'exploitation de services de communication audiovisuelle, autre que les distributeurs de signaux non produits localement sur r&#233;seaux c&#226;bl&#233;s, serait tenu d'ins&#233;rer un programme d'informations qui lui est propre d'au moins une demi-heure par jour pour permettre au public de s'informer. Il serait &#233;galement tenu de contribuer &#224; l'animation &#233;conomique et culturelle des zones de diffusion. Les op&#233;rateurs audiovisuels publics et priv&#233;s doivent satisfaire les obligations pr&#233;vues aux cahiers des charges en mati&#232;re d'informations g&#233;n&#233;rales avec au moins un journal d'information nationale et un journal d'information r&#233;gionale dans chaque zone de diffusion, notamment dans la langue nationale principale. La notion d'informations sp&#233;cialis&#233;es devrait &#234;tre introduite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un service obligatoire pour tous les op&#233;rateurs audiovisuels publics et priv&#233;s de diffusion de messages, notamment du chef de l'Etat &#224; l'occasion de la F&#234;te nationale, du Nouvel An, d'une grande cause nationale ou de tout message &#224; la Nation. Les services de communication audiovisuelle ont le droit d'acc&#232;s &#233;gal &#224; l'information ind&#233;pendamment de leur support et de leur nature juridique au nom de la libert&#233; d'information et de rendre compte des manifestations publiques autres que sportifs n&#233;cessitant l'acquisition de droits. L'obligation d'informer le public s'exerce dans le respect des droits des personnes priv&#233;es notamment le respect &#224; la vie priv&#233;e et des droits &#224; l'image.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La libert&#233; de l'information est &#233;galement soumise &#224; des restrictions en mati&#232;re de secret de l'instruction, de s&#233;curit&#233; et de d&#233;fense nationales, de pr&#233;vention du crime, de protection de la sant&#233; ou de la morale. En mati&#232;re de publicit&#233;, l'exigence de v&#233;rit&#233; et de d&#233;cence doit &#234;tre la pierre angulaire. Le contenu des messages publicitaires doit &#234;tre conforme aux exigences de v&#233;rit&#233;, de d&#233;cence et de respect de la personne humaine telles que d&#233;finies dans la Loi n&#176; 83-20 du 28 janvier 1983, portant cr&#233;ation du Bureau s&#233;n&#233;galais de la publicit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne peut porter atteinte au cr&#233;dit de l'Etat. Les messages publicitaires ne doivent contenir aucun &#233;l&#233;ment de nature &#224; choquer les convictions religieuses, philosophiques ou politiques. Les messages publicitaires doivent &#234;tre con&#231;us dans le respect des int&#233;r&#234;ts des consommateurs. Ils ne doivent en aucun cas, directement ou indirectement, par omission ou en raison de leur caract&#232;re ambigu, les induire en erreur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les messages publicitaires ne doivent contenir aucun &#233;l&#233;ment ou signe de discrimination raciale, ethnique ou de sexe, des sc&#232;nes de violence ou toute incitation &#224; des comportements pr&#233;judiciables &#224; la sant&#233;, &#224; la s&#233;curit&#233; des personnes et des biens, ou &#224; la protection de l'environnement. Doivent &#234;tre &#233;galement interdits de fait, les messages publicitaires concernant les produits faisant l'objet d'une interdiction l&#233;gale ou r&#233;glementaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La publicit&#233; ne doit en aucun cas exploiter l'inexp&#233;rience ou la cr&#233;dulit&#233; des enfants et des mineurs. Ils ne peuvent &#234;tre les prescripteurs du produit ou du service faisant l'objet de la publicit&#233;. Ils ne peuvent &#234;tre acteurs principaux que s'il existe un rapport direct entre eux et le produit ou le service concern&#233;. Les messages publicitaires doivent &#234;tre clairement annonc&#233;s comme tels, m&#234;me dans le cas d'&#233;missions interrompues par des messages. Les &#233;crans doivent &#234;tre identifiables avant et apr&#232;s leur diffusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le militant de la co-existence d'un secteur priv&#233; dynamique et prosp&#232;re avec un service public fort et irrempla&#231;able dans ses missions intrins&#232;ques ne peut conclure en occultant l'indispensable pr&#233;paration du service public &#224; la concurrence. Et cela passera n&#233;cessairement par l'instauration de m&#233;canismes de financement public cons&#233;quents et &#224; la hauteur des ambitions et missions assign&#233;es. Ainsi le service public ne puiserait-il plus 70 &#224; 80% de son financement dans des sources priv&#233;es. Cette inversion de flux et de tendance avec un plafonnement publicitaire assurerait, par l&#224; m&#234;me, la viabilit&#233; des structures priv&#233;es de production et de diffusion, maillons essentiels de la cha&#238;ne aud iovisuelle publique et priv&#233;e de qualit&#233; que nous r&#234;vons tous de construire, jour apr&#232;s jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mactar SILLA&lt;br class='manualbr' /&gt;Dg de Spectrum Tv&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.lequotidien.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Quotidien&lt;/a&gt;, 8 ao&#251;t 2006)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.osiris.sn/De-la-liberation-audiovisuelle,2450.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Lire la premi&#232;re partie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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