<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.osiris.sn/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>OSIRIS</title>
	<link>https://www.osiris.sn/</link>
	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.osiris.sn/spip.php?id_mot=188&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>OSIRIS</title>
		<url>https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L102xH100/osiris-4-2331f.png?1787055957</url>
		<link>https://www.osiris.sn/</link>
		<height>100</height>
		<width>102</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Ce n'est pas ce S&#233;n&#233;gal que nous voulons sur le web !</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Ce-n-est-pas-ce-Senegal-que-nous.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Ce-n-est-pas-ce-Senegal-que-nous.html</guid>
		<dc:date>2022-04-24T23:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal n'a jamais connu, depuis l'av&#232;nement de l'internet et des r&#233;seaux sociaux, cette nouvelle vague d'indignation, de haine, de m&#233;chancet&#233;, de sensibilit&#233;s transform&#233;es par une fibre d'insultes, de diffamation, bref une cruaut&#233; indescriptible entre internautes. Aujourd'hui, l'environnement de ces plateformes num&#233;riques est pollu&#233; par un Nouveau Type de S&#233;n&#233;galais m&#233;connaissable, brusquement devenu m&#233;chant, arrogant et sans piti&#233; sur les r&#233;seaux. Divulgation de donn&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2022-.html" rel="directory"&gt;2022&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le S&#233;n&#233;gal n'a jamais connu, depuis l'av&#232;nement de l'internet et des r&#233;seaux sociaux, cette nouvelle vague d'indignation, de haine, de m&#233;chancet&#233;, de sensibilit&#233;s transform&#233;es par une fibre d'insultes, de diffamation, bref une cruaut&#233; indescriptible entre internautes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'environnement de ces plateformes num&#233;riques est pollu&#233; par un Nouveau Type de S&#233;n&#233;galais m&#233;connaissable, brusquement devenu m&#233;chant, arrogant et sans piti&#233; sur les r&#233;seaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Divulgation de donn&#233;es personnelles, guerre des audios, partage de vid&#233;os Lomotif, atteinte &#224; la vie priv&#233;e... le web est devenu un ring digital o&#249; organiser un battle d'insanit&#233;s entre internautes est devenu le ma&#238;tre mot de l'exigence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas ce S&#233;n&#233;gal que nous voulons sur le web. Ce n'est pas cette jeunesse perdue, tromp&#233;e, agress&#233;e dans des r&#233;flexions immatures que nous voulons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La facilit&#233; d'ouvrir en quelques minutes une cha&#238;ne YouTube, &#224; cr&#233;er un compte Twitter, Facebook, Tiktok ou Instagram, a acc&#233;l&#233;r&#233; cette nouvelle tendance d'hypocrisie, de m&#233;chancet&#233; et de haines m&#233;connues du S&#233;n&#233;gal. Les esprits s'&#233;chauffent &#224; la moindre critique sur le net. Les d&#233;clarations se font sentir d&#232;s qu'un commentaire est fait sur un sujet qui f&#226;che ou qui ne nous arrange pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A vrai dire, ce changement de comportements des internautes est li&#233; &#224; deux facteurs que tout le monde conna&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un secret de polichinelle que de dire que depuis l'implication en politique de la jeunesse, la perception a totalement chang&#233; dans les esprits. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les jeunes qui dormaient dans leur coin ont pris conscience de la situation du pays, et veulent vaille que vaille avoir une place dans le milieu politique pour, ne serait-ce que, tenter de conduire le pays &#224; des lendemains meilleurs. Cette vague d'indignation doubl&#233;e d'une affaire de fesses impliquant un homme politique et une jeune masseuse est, d'une part, le point d&#233;clencheur de cette chose naus&#233;abonde qui risque de polluer l'atmosph&#232;re socio-politique de notre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, la soci&#233;t&#233; est tenue en haleine par le ch&#244;mage, la corruption, le n&#233;potisme flagrant, les abus de pouvoir, le d&#233;lit d'ing&#233;rence, le d&#233;tournement de fonds et les malversations diverses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une soci&#233;t&#233; &#224; deux balles, tir&#233;e vers le bas par elle-m&#234;me et par ceux du haut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les autorit&#233;s le savent et laissent venir cette &#171; mafia Kacc Kacc &#187; tr&#232;s dangereuse, chauffant sur son chemin une jeunesse d&#233;s&#233;quilibr&#233;e et &#224; bout des mensonges, complots et combines des politiciens qui veulent rendre ce pays invivable. Ce plaisir &#224; faire du mal &#224; son prochain sans aucune mod&#233;ration est inqui&#233;tant. C'est une patate chaude qui pourrait, si l'on ne prend pas garde exploser entre les mains d'innocentes personnes. Notre S&#233;n&#233;gal m&#233;rite mieux que &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Semer la bonne graine sur le web&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les r&#233;seaux sociaux sont des plateformes compl&#233;mentaires capables de participer &#224; l'&#233;mergence et au d&#233;veloppement d'un pays. Nous avons une jeunesse tr&#232;s digitale capable de relever les d&#233;fis de la cr&#233;ativit&#233;. Le num&#233;rique ne doit pas simplement &#234;tre un buzzword utilis&#233; par les politiques pour endormir le peuple. A l'heure des nouveaux m&#233;tiers et de l'avanc&#233;e de la recherche scientifique, de la crypto monnaie, de l'intelligence artificielle, de la blockchain... nous ne devons pas rater encore ce train de la r&#233;volution num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entrepreneuriat des jeunes innovateurs, cha&#238;ne de valeur de la grappe TIC et tous les autres projets dans le cadre du Programme S&#233;n&#233;gal Num&#233;rique, ne doivent pas &#234;tre phagocyt&#233;s et oubli&#233;s par cette situation d&#233;l&#233;t&#232;re du web. Jeunes du S&#233;n&#233;gal n'acceptez pas de faire partie de ce nouveau type de s&#233;n&#233;galais totalement diff&#233;rent de nos r&#233;alit&#233;s. La politique politicienne n'en vaut pas la peine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Basile Niane &lt;br class='manualbr' /&gt;Sp&#233;cialiste en Communication Digitale &lt;br class='manualbr' /&gt;Consultant IT et Directeur G&#233;n&#233;ral de Social Net Link&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.socialnetlink.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Social Net Link&lt;/a&gt;, 24 avril 2022)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Les r&#233;seaux sociaux au S&#233;n&#233;gal : les dieux de la d&#233;cadence&#8230; &#187;</title>
		<link>https://www.osiris.sn/les-reseaux-sociaux-au-senegal-les-dieux-de-la-decadence.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/les-reseaux-sociaux-au-senegal-les-dieux-de-la-decadence.html</guid>
		<dc:date>2022-04-24T09:39:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Epigraphe &#171; A la fin des soci&#233;t&#233;s troubl&#233;es, quand il n'y a plus de doctrines, d'&#233;coles, que l'art est entre une tradition perdue et une tradition qui s'inaugure, il se trouve des d&#233;cadents singuliers, prodigieux, libres, charmants, des aventuriers de la ligne et de la couleur, qui m&#234;lent tout, risquent tout et marquent toutes choses d'un cachet singulier, corrompu, rare &#187;. Edmond et Jules de Goncourt, Journal, 7 d&#233;cembre 1859. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le mal que nous faisons subir &#224; notre pays est comparable &#224; un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2022-.html" rel="directory"&gt;2022&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Epigraphe &#171; A la fin des soci&#233;t&#233;s troubl&#233;es, quand il n'y a plus de doctrines, d'&#233;coles, que l'art est entre une tradition perdue et une tradition qui s'inaugure, il se trouve des d&#233;cadents singuliers, prodigieux, libres, charmants, des aventuriers de la ligne et de la couleur, qui m&#234;lent tout, risquent tout et marquent toutes choses d'un cachet singulier, corrompu, rare &#187;. Edmond et Jules de Goncourt, Journal, 7 d&#233;cembre 1859.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mal que nous faisons subir &#224; notre pays est comparable &#224; un suicide collectif La diffusion d'image obsc&#232;nes dans les r&#233;seaux sociaux est en train d'&#234;tre &#233;rig&#233;e en culture. La d&#233;nonciation calomnieuse, le montage vid&#233;o pour exposer des vices, etc. : est-ce vraiment un h&#233;ritage &#224; l&#233;guer &#224; notre jeunesse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#199;a ne peut pas continuer, il faut arr&#234;ter cette perversion des &#226;mes, ce massacre de la culture, ce rabaissement de notre humanit&#233;. Macky Sall a souill&#233; notre d&#233;mocratie en institutionnalisant depuis 2010 les meutes des r&#233;seaux sociaux. Il a &#233;t&#233; aid&#233; par une certaine presse qui avait fait de Souleymane Jules Diop une icone en lui donnant un m&#233;dium pour d&#233;biter des insanit&#233;s. Mais nous ne devons pas ali&#233;ner notre &#226;me, nous n'avons pas &#224; imiter Macky Sall, il est ce qu'il est !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La qu&#234;te et la conservation du pouvoir ne valent pas la d&#233;shumanisation de la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut que la classe politique, les citoyens, les d&#233;fenseurs des droits de l'homme, les &#233;lites religieuses, les associations consum&#233;ristes (qui ont malheureusement une conception tr&#232;s &#233;triqu&#233;e de la notion de consommation) s'accordent sur une &#233;vidence : la n&#233;cessit&#233; d'une r&#233;gulation des r&#233;seaux sociaux. C'est un pari tr&#232;s risqu&#233; surtout avec un homme comme Macky Sall, mais nous savons tous que ce massacre des &#226;mes nobles qui se fait quotidiennement dans les r&#233;seaux sociaux ne peut pas continuer. J'entends souvent dire que le pays risque la guerre civile si on ne fait rien, mais je vois pire : un abrutissement de notre jeunesse qui troque l'obligation de l'effort et du travail bien fait contre la facilit&#233; et la trivialit&#233; du discours haineux, vulgaire et sans esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commentez le livre de TAS, celui de Ngouda Fall Kane, celui d'Errol Malou, etc., &#231;a n'int&#233;resse que quelques dizaines de personnes. Mais faites une vid&#233;o diffusant des insanit&#233;s, vous &#234;tes lik&#233;s plusieurs centaines de fois. Est-ce vraiment une piste viable pour un pays qui aspire &#224; &#233;merger ? Des &#233;lites qui conspirent avec le bas-peuple pour instaurer une culture de l'insolence et de l'impertinence est un fl&#233;au pour la nation. Or on ne peut pas ne pas remarquer que les intellectuels, les artistes, les entrepreneurs et, pire, depuis un certain temps, les marabouts sont inscrits &#224; l'&#233;cole de l'insulte, de la d&#233;lation, du d&#233;vergondage et de l'irr&#233;v&#233;rence !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne d&#233;veloppe pas un pays avec la culture de la d&#233;lation ni avec des insulteurs enrag&#233;s. Faisons le pari de diffuser dans les RS des images et des contenus &#233;ducatifs, formateurs et id&#233;ologiques. Et pour ce faire, il faut que nos journalistes fassent l'effort de ne plus faire des RS leur source d'information ou de l&#233;gitimation de leurs sources. La presse a une grande part de responsabilit&#233; dans cette d&#233;gringolade qui nous arrive : d'architecte de l'information, elle a plong&#233; dans l'abime o&#249; grouillent les charognards en qu&#234;te de carcasse. Cette presse en ligne qui relaie n'importe quelle vid&#233;o nous porte vraiment pr&#233;judice ! Ces t&#233;l&#233;visions qui ont fait des n&#233;vros&#233;s du net les icones (chroniqueurs hurleurs) du petit-&#233;cran polluent notre humanit&#233;. Il faut redonner &#224; la t&#233;l&#233; son s&#233;rieux et son professionnalisme ! C'est la seule fa&#231;on de concurrencer sainement ce d&#233;chainement n&#233;vrotique sur les RS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alassane K. Kitane&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;Http://www.senego.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034;&gt;Senego&lt;/a&gt;, 24 avril 2022)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Impact d'une monnaie num&#233;rique de banque centrale sur les banques</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Impact-d-une-monnaie-numerique-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Impact-d-une-monnaie-numerique-de.html</guid>
		<dc:date>2022-04-23T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Poursuivant sa s&#233;rie de r&#233;flexions sur les technologies num&#233;riques disruptives, qui ont &#233;voqu&#233; pr&#233;c&#233;demment &#171; la mutation num&#233;rique des moyens de paiement &#187; , le rapport entrela monnaie num&#233;rique et la souverainet&#233; mon&#233;taire, Dr Kouassi Kouam&#233; aborde dans cette partie l'impact d'une monnaie num&#233;rique de banque centrale sur les banques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec la s&#233;curit&#233; attach&#233;e &#224; un compte ou un porte-monnaie num&#233;rique de banque centrale, des agents &#233;conomiques pourraient &#234;tre tent&#233;s d'y d&#233;tenir tous leurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2022-.html" rel="directory"&gt;2022&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Poursuivant sa s&#233;rie de r&#233;flexions sur les technologies num&#233;riques disruptives, qui ont &#233;voqu&#233; pr&#233;c&#233;demment &#171; &lt;a href='https://www.osiris.sn/mutation-numerique-des-moyens-de-paiement.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;la mutation num&#233;rique des moyens de paiement&lt;/a&gt; &#187; , le rapport entre&lt;a href='https://www.osiris.sn/monnaie-numerique-et-souverainete-monetaire.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;la monnaie num&#233;rique et la souverainet&#233; mon&#233;taire&lt;/a&gt;, Dr Kouassi Kouam&#233; aborde dans cette partie l'impact d'une monnaie num&#233;rique de banque centrale sur les banques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la s&#233;curit&#233; attach&#233;e &#224; un compte ou un porte-monnaie num&#233;rique de banque centrale, des agents &#233;conomiques pourraient &#234;tre tent&#233;s d'y d&#233;tenir tous leurs avoirs, au d&#233;triment des d&#233;p&#244;ts bancaires. Ils pourraient se d&#233;tourner des banques et des frais &#233;lev&#233;s et autres co&#251;ts (transport, temps d'attente) qu'ils subissent pour effectuer leurs op&#233;rations bancaires. Ceux qui ne peuvent pas b&#233;n&#233;ficier de financement de leurs banques pourraient ne plus voir d'int&#233;r&#234;t &#224; y d&#233;tenir leurs avoirs. Une transformation massive de d&#233;p&#244;ts bancaires en d&#233;p&#244;ts de monnaie num&#233;rique de banque centrale poserait un probl&#232;me de survie des banques et de financement de l'&#233;conomie. Le compte ou le porte-monnaie num&#233;rique de banque centrale ne doit pas &#234;tre une alternative &#224; la d&#233;tention d'un compte aupr&#232;s d'une banque, d'un &#233;tablissement financier ou d'un &#233;tablissement de paiement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut relever &#233;galement le risque qu'&#224; la moindre incertitude sur certaines banques, les agents &#233;conomiques soient tent&#233;s d'y retirer leurs fonds pour les transf&#233;rer sur leurs comptes ou leurs portes-monnaies num&#233;riques de banque centrale. Mais, cette attitude ne serait pas sp&#233;cifique &#224; la monnaie num&#233;rique de banque centrale. Elle peut &#234;tre aussi observ&#233;e pour la monnaie scripturale, les agents &#233;conomiques se comportant ainsi pour les d&#233;p&#244;ts bancaires lorsqu'il y a des rumeurs de difficult&#233;s d'une banque. Les banques devraient rester au c&#339;ur de l'&#233;cosyst&#232;me financier num&#233;ris&#233;, et devraient continuer &#224; jouer leur r&#244;le de facilitation des paiements, de gestion des avoirs et de distribution de pr&#234;ts aux agents &#233;conomiques. Le syst&#232;me mon&#233;taire &#224; deux niveaux devrait &#234;tre maintenu, avec les banques &#224; un premier niveau et la banque centrale &#224; un deuxi&#232;me niveau. L'adoption d'une forme num&#233;rique de monnaie nationale appel&#233;e &#224; &#234;tre une composante importante de la liquidit&#233; globale ne devrait pas affecter la capacit&#233; de cr&#233;ation mon&#233;taire des banques. L'activit&#233; de gestion des d&#233;p&#244;ts et le pouvoir de cr&#233;ation mon&#233;taire des banques devraient &#234;tre pr&#233;serv&#233;s, ainsi que leur capacit&#233; &#224; financer l'&#233;conomie. La distribution du cr&#233;dit devrait toujours relever des banques et autres &#233;tablissements financiers, y compris les &#233;tablissements &#233;metteurs de monnaie num&#233;rique. Plus que par le pass&#233;, l'offre de financement devrait &#234;tre le principal argument des banques pour attirer ou maintenir la client&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation d'une monnaie num&#233;rique de banque centrale ne devrait pas mettre &#224; mal l'offre de moyens de paiement par des entit&#233;s priv&#233;es. La monnaie num&#233;rique doit &#234;tre cr&#233;&#233;e autant par la banque centrale que par les banques et autres &#233;tablissements, avec une supervision appropri&#233;e de leurs activit&#233;s. Si les banques ne sont pas autoris&#233;es &#224; &#233;mettre de la monnaie num&#233;rique, leur mutation vers le num&#233;rique serait incompl&#232;te face &#224; la digitalisation croissante de l'&#233;conomie et de la soci&#233;t&#233;. Si elles n'ont pas de pouvoir de cr&#233;ation mon&#233;taire en mati&#232;re de monnaie num&#233;rique, alors c'est leur activit&#233; et leur existence qui seraient menac&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La monnaie num&#233;rique de banque centrale devrait coexister avec des monnaies num&#233;riques standards &#233;mises par des acteurs priv&#233;s au profit de leurs client&#232;les. A l'instar des pi&#232;ces et des billets de banque, la d&#233;tention ou l'usage de monnaie num&#233;rique de banque centrale ne devrait pas &#234;tre soumis &#224; des frais. Les agents &#233;conomiques devraient pouvoir transformer des d&#233;p&#244;ts bancaires et autres d&#233;p&#244;ts num&#233;riques en monnaie num&#233;rique de banque centrale, sans frais, comme c'est le cas pour la transformation de d&#233;p&#244;ts bancaires en esp&#232;ces, et vice-versa. En revanche, la d&#233;tention ou l'utilisation des monnaies num&#233;riques g&#233;r&#233;es par des acteurs priv&#233;s pourrait &#234;tre soumise &#224; des frais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La monnaie num&#233;rique priv&#233;e existe d&#233;j&#224; sous forme de carte bancaire pr&#233;pay&#233;e, de &#8216;'mobile money'' et de crypto-monnaies (notamment les &#8216;'stablecoins'' adoss&#233;s &#224; des monnaies nationales). Les monnaies num&#233;riques priv&#233;es fonctionnent aujourd'hui sur le mod&#232;le de produits bancaires, et leur &#233;mission est assujettie &#224; la d&#233;tention de niveaux de r&#233;serve &#233;quivalant aux montants en circulation. Cette exigence de d&#233;tention de r&#233;serves en liquidit&#233;s ne pourra pas &#234;tre continuellement respect&#233;e. C'est le cas d&#233;j&#224; du &#8216;'stablecoin'' tether dont l'&#233;metteur dispose de ressources couvrant les montants en circulation, mais non enti&#232;rement constitu&#233;es de liquidit&#233;s, et compos&#233;es principalement d'obligations et autres divers placements. Dans le cadre de leurs activit&#233;s, les banques ne d&#233;tiennent pas toutes leurs r&#233;serves sous forme de liquidit&#233;s, d&#233;tenant (selon des ratios d&#233;finis) des liquidit&#233;s et diff&#233;rentes formes d'actifs couvrant les d&#233;p&#244;ts de leurs client&#232;les.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a g&#233;n&#233;ralement deux d&#233;clinaisons de la monnaie scripturale : une premi&#232;re apparaissant dans les livres des banques au profit des particuliers et des entreprises, et une seconde apparaissant dans les livres de la banque centrale au profit des banques. La monnaie num&#233;rique devrait avoir &#233;galement deux d&#233;clinaisons. La premi&#232;re concernerait la monnaie num&#233;rique de banque centrale, inscrite dans les livres de l'institut d'&#233;mission et d&#233;tenue par les banques et les autres agents &#233;conomiques. La deuxi&#232;me d&#233;clinaison concernerait la monnaie num&#233;rique priv&#233;e inscrite dans les livres des banques et autres &#233;tablissements &#233;metteurs au profit de particuliers et d'entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les traitements de la monnaie num&#233;rique devraient &#234;tre similaires &#224; ceux de la monnaie fiduciaire ou de la monnaie scripturale. Le traitement de la monnaie num&#233;rique de banque centrale devrait &#234;tre identique &#224; celui de la monnaie fiduciaire, et le traitement de la monnaie num&#233;rique priv&#233;e devrait aussi &#234;tre similaire &#224; celui de la monnaie scripturale. Les montants de monnaie num&#233;rique de banque centrale que les banques d&#233;tiendraient devraient &#234;tre trait&#233;s comme le sont les esp&#232;ces d&#233;tenues dans leurs encaisses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tablissements &#233;metteurs de monnaie num&#233;rique offrent des moyens de paiement num&#233;riques pour faciliter les transactions des usagers. Ils &#233;tendent ensuite leurs activit&#233;s &#224; des services de pr&#234;ts aux usagers, ce qui leur conf&#232;re alors un pouvoir de cr&#233;ation mon&#233;taire num&#233;rique, m&#234;me s'ils sont cens&#233;s le faire en partenariat avec une banque. Dans plusieurs pays, l'offre des plates-formes num&#233;riques de paiement s'est &#233;tendue aux services de pr&#234;ts, d'&#233;pargne, de gestion de patrimoine et d'assurance. Faut-il autoriser les &#233;tablissements &#233;metteurs de monnaie num&#233;rique &#224; op&#233;rer et offrir des cr&#233;dits uniquement en partenariat avec des banques ? Faut-il les autoriser &#224; le faire sans adossement &#224; des banques ? Il serait souhaitable de faire jouer pleinement la concurrence, en permettant aux &#233;tablissements &#233;metteurs de monnaie num&#233;rique d'offrir des services de pr&#234;ts, sans exigence de partenariat avec une banque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#232;glementation et r&#233;gulation des acteurs de monnaie num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La monnaie num&#233;rique priv&#233;e apparait comme l'&#233;quivalent num&#233;rique de la monnaie scripturale &#233;mise par les banques. Des acteurs priv&#233;s ne devraient &#234;tre autoris&#233;s &#224; cr&#233;er et g&#233;rer de la monnaie num&#233;rique, que s'ils sont soumis &#224; un dispositif prudentiel et &#224; une surveillance par la banque centrale. Les &#8216;'fintechs'' et les g&#233;ants technologiques ont investi le terrain d'activit&#233;s des banques, en profitant d'une absence ou d'une moindre r&#232;glementation &#224; leur &#233;gard. Certaines autorit&#233;s de r&#233;gulation ont entrepris de soumettre d&#233;sormais ces plates-formes &#224; plus de r&#232;glementation, et les obliger &#224; mener ces activit&#233;s dans des structures d&#233;di&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir de cr&#233;ation de monnaie scripturale par les banques est r&#233;gul&#233; par l'exigence de respect de r&#232;gles prudentielles. C'est au travers d'un dispositif similaire que le pouvoir de cr&#233;ation de monnaie num&#233;rique par les &#233;tablissements de paiement et les banques devrait aussi &#234;tre r&#233;gul&#233;. Les &#233;tablissements de services financiers num&#233;riques devraient &#234;tre soumis &#224; un minimum de r&#233;gulation et de contr&#244;le, d&#232;s lors qu'ils collectent des d&#233;p&#244;ts et fournissent des pr&#234;ts. L'offre de services de paiement et la gestion de d&#233;p&#244;ts constituent des pans de l'activit&#233; des banques. Lorsque des &#233;tablissements &#233;mettent des moyens de paiement et g&#232;rent des d&#233;p&#244;ts d'une client&#232;le, et se trouvent engag&#233;s en contrepartie des d&#233;p&#244;ts qu'ils re&#231;oivent, ils se livrent &#224; une activit&#233; de banquier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation mon&#233;taire par les banques doit-elle &#234;tre faite sous forme de monnaie scripturale uniquement ou peut-elle aussi se faire en monnaie num&#233;rique ? Elle devrait pouvoir se faire en monnaie scripturale comme en monnaie num&#233;rique. Les particuliers et les entreprises devraient pouvoir d&#233;tenir leurs avoirs aupr&#232;s des banques sous forme de d&#233;p&#244;ts bancaires et de d&#233;p&#244;ts num&#233;riques. Les banques devraient continuer de cr&#233;er de la monnaie scripturale, et elles pourraient offrir des comptes ou des portes-monnaies num&#233;riques &#224; leurs client&#232;les. Si les &#233;tablissements &#233;metteurs de monnaie num&#233;rique sont autoris&#233;s &#224; faire du cr&#233;dit &#224; leurs usagers, ils ne pourraient le faire que sous forme num&#233;rique. S'ils accordent des pr&#234;ts, ils cr&#233;ent de la monnaie num&#233;rique, et ne peuvent cr&#233;er de la monnaie que sous forme num&#233;rique. Leur accorder un pouvoir de cr&#233;ation de monnaie num&#233;rique devrait conduire &#224; en faire de m&#234;me pour les banques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;n&#233;ralement, les banques accordent des pr&#234;ts et cr&#233;ent de la monnaie scripturale sans aucune exigence de disponibilit&#233;s de monnaie fiduciaire. C'est lorsque les b&#233;n&#233;ficiaires expriment une demande de cash que les banques se r&#233;f&#232;rent &#224; la banque centrale pour s'approvisionner, si elles n'en disposent pas suffisamment. Il devrait en &#234;tre de m&#234;me pour la monnaie num&#233;rique. Les banques et les &#233;tablissements &#233;metteurs de monnaie num&#233;rique pourraient accorder des pr&#234;ts et cr&#233;er de la monnaie num&#233;rique. Ils se tourneraient ensuite vers la banque centrale si leurs disponibilit&#233;s ne leur permettent pas de faire face &#224; leurs engagements et aux besoins de la client&#232;le en monnaie num&#233;rique de banque centrale ou de se conformer aux exigences r&#233;glementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plafonnement des comptes de monnaie num&#233;rique de banque centrale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comptes de monnaie num&#233;rique de banque centrale devraient &#234;tre plafonn&#233;s et non-productifs d'int&#233;r&#234;ts, pour &#233;viter une d&#233;saffection des banques. La non-r&#233;mun&#233;ration et le plafonnement des d&#233;p&#244;ts de monnaie num&#233;rique de banque centrale devraient emp&#234;cher les usagers d'y d&#233;tenir tous leurs avoirs, et permettre d'att&#233;nuer le risque de fuite vers cette monnaie. Contrairement aux transactions en monnaie num&#233;rique de banque centrale, qui devraient se faire sans frais, celles effectu&#233;es avec des monnaies num&#233;riques priv&#233;es impliquant des commerces pourraient &#234;tre soumises &#224; des frais, comme c'est le cas des transactions par cartes bancaires. Ne pas soumettre le compte de monnaie num&#233;rique de banque centrale &#224; un plafond fragiliserait les banques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, il n'y a pas de limite impos&#233;e &#224; la d&#233;tention d'esp&#232;ces. Mais, les contraintes de logistique, de transport et de s&#233;curit&#233; constituent des limites naturelles &#224; la d&#233;tention de gros volumes de pi&#232;ces et de billets de banque. En revanche, des dispositions l&#233;gales ou r&#233;glementaires fixent un plafond aux paiements en esp&#232;ces dans les transactions &#233;conomiques et financi&#232;res, au-del&#224; duquel des justificatifs doivent &#234;tre fournis sur l'origine des fonds. Des limitations existent &#233;galement pour certains types d'op&#233;rations. C'est notamment le cas des retraits d'esp&#232;ces aux guichets automatiques et des r&#232;glements par cartes bancaires, soumis &#224; des plafonnements quotidiens, hebdomadaires et mensuels. Le montant de l'alimentation des cartes pr&#233;pay&#233;es est &#233;galement limit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La monnaie scripturale &#233;tant virtuelle, il n'y a pas de limites naturelles aux volumes pouvant &#234;tre d&#233;tenus. Il en est de m&#234;me de la monnaie num&#233;rique qui est aussi virtuelle. Il n'y a &#233;galement aucune limitation l&#233;gale ou r&#232;glementaire &#224; la d&#233;tention et &#224; l'utilisation de monnaie scripturale cr&#233;&#233;e par les banques. Il devrait aussi en &#234;tre de m&#234;me pour la monnaie num&#233;rique priv&#233;e ou standard. La monnaie num&#233;rique de banque centrale &#233;tant appel&#233;e &#224; remplacer les esp&#232;ces, un plafond devrait &#234;tre aussi impos&#233; aux transactions de monnaie num&#233;rique de banque centrale, comme c'est le cas pour les esp&#232;ces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plafond du compte ou du porte-monnaie num&#233;rique de banque centrale pourrait &#234;tre diff&#233;renci&#233;, selon qu'il s'agit de particuliers ou d'entreprises. Des montants diff&#233;rents pourraient &#234;tre fix&#233;s pour le &#8216;'porte-monnaie particulier'' et pour le &#8216;'porte-monnaie entreprise'', et pour ce dernier, des cat&#233;gorisations pourraient &#234;tre &#233;tablies, dont certaines pourraient &#234;tre sans limitation (notamment pour le Tr&#233;sor public et les autres institutions). Les transactions sup&#233;rieures &#224; la limite d&#233;finie pourraient se faire &#224; partir des comptes bancaires ou des comptes num&#233;riques priv&#233;s non-plafonn&#233;s d&#233;tenus aupr&#232;s des banques ou autres &#233;tablissements financiers. Il convient de souligner que les crypto-monnaies et autres monnaies num&#233;riques internationales ne sont pas soumises &#224; des limitations, ce qui peut leur conf&#233;rer un certain attrait aupr&#232;s des usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kouam&#233; Kouassi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ing&#233;nieur Statisticien &#201;conomiste, KOUASSI KOUAME a servi &#224; plusieurs (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.financialafrik.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Financial Afrik&lt;/a&gt;, 23 avril 2022&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ing&#233;nieur Statisticien &#201;conomiste, KOUASSI KOUAME a servi &#224; plusieurs niveaux de responsabilit&#233;, en tant que Directeur G&#233;n&#233;ral du budget et des finances au minist&#232;re ivoirien de l'&#233;conomie et finances, Directeur et Administrateur de la BCEAO, pr&#233;sident de conseil dans diff&#233;rentes institutions publiques et priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Monnaie num&#233;rique et souverainet&#233; mon&#233;taire</title>
		<link>https://www.osiris.sn/monnaie-numerique-et-souverainete-monetaire.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/monnaie-numerique-et-souverainete-monetaire.html</guid>
		<dc:date>2022-04-16T17:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voici la deuxi&#232;me partie de la tribune de Kouam&#233; Kouassi sur la monnaie num&#233;rique en Afrique. L'ancien cadre de la Banque Centrale des &#201;tats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) traite cette mutation sous le prisme de la souverainet&#233; mon&#233;taire. &lt;br class='autobr' /&gt;
La mutation num&#233;rique de la soci&#233;t&#233; n'&#233;pargne pas le domaine de la souverainet&#233; mon&#233;taire. Elle va bousculer les acteurs traditionnels de l'exercice de la souverainet&#233; mon&#233;taire (banque centrale et banques), &#224; l'instar des bouleversements intervenus dans (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2022-.html" rel="directory"&gt;2022&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici la deuxi&#232;me partie de la tribune de Kouam&#233; Kouassi sur la monnaie num&#233;rique en Afrique. L'ancien cadre de la Banque Centrale des &#201;tats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) traite cette mutation sous le prisme de la souverainet&#233; mon&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mutation num&#233;rique de la soci&#233;t&#233; n'&#233;pargne pas le domaine de la souverainet&#233; mon&#233;taire. Elle va bousculer les acteurs traditionnels de l'exercice de la souverainet&#233; mon&#233;taire (banque centrale et banques), &#224; l'instar des bouleversements intervenus dans d'autres secteurs d'activit&#233;s. L'av&#232;nement des banques et de la monnaie scripturale avait ajout&#233; une composante suppl&#233;mentaire &#224; l'exercice de la souverainet&#233; mon&#233;taire, &#224; l'origine enti&#232;rement d&#233;volu &#224; la banque centrale. Le b&#233;n&#233;fice de seigneuriage attach&#233; &#224; l'exercice de souverainet&#233; mon&#233;taire, limit&#233; &#224; l'origine &#224; l'&#233;mission de la monnaie fiduciaire, s'est &#233;tendu &#224; la monnaie scripturale, et est depuis lors partag&#233; entre l'Etat et les banques. L'av&#232;nement des crypto-monnaies et des &#233;metteurs de monnaies num&#233;riques introduira une nouvelle composante &#224; l'exercice de souverainet&#233; mon&#233;taire, qui sera profond&#233;ment modifi&#233;e. L'arriv&#233;e de ces nouveaux acteurs devrait conduire &#224; une lib&#233;ralisation plus pouss&#233;e d'une activit&#233; qui &#233;tait &#224; l'origine un domaine r&#233;serv&#233; de la banque centrale, et avait &#233;t&#233; ouverte aux banques avec l'&#233;mission par celles-ci de la monnaie scripturale. Les nouveaux acteurs num&#233;riques s'invitent aussi au partage du b&#233;n&#233;fice de seigneuriage attach&#233; &#224; l'&#233;mission de la monnaie, inh&#233;rente &#224; l'exercice de la souverainet&#233; mon&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La monnaie num&#233;rique est devenue un enjeu important, et les syst&#232;mes mon&#233;taires et bancaires nationaux doivent s'adapter au d&#233;veloppement consid&#233;rable des moyens de paiement num&#233;riques et des crypto-monnaies. L'usage non contr&#244;l&#233; de crypto-monnaies et de monnaies num&#233;riques des g&#233;ants technologiques pourrait affecter la souverainet&#233; mon&#233;taire et le pouvoir de r&#233;gulation des banques centrales, et constituer une menace pour la stabilit&#233; des syst&#232;mes financiers. Des flux mon&#233;taires importants li&#233;s aux moyens de paiement num&#233;riques pourraient se trouver hors de supervision des banques centrales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de syst&#232;mes de paiement num&#233;riques non contr&#244;l&#233;s et non r&#233;glement&#233;s pourrait conduire &#224; la cr&#233;ation d'un espace mon&#233;taire parall&#232;le expos&#233; aux risques de blanchiment d'argent. Des acteurs de l'&#233;conomie souterraine pourraient y dissimuler les op&#233;rations financi&#232;res li&#233;es &#224; leurs sombres activit&#233;s. Les r&#233;gulateurs devraient se donner les moyens de contr&#244;ler totalement les &#233;tablissements &#233;metteurs de monnaie num&#233;rique. Certains soulignent le risque d'instabilit&#233; que l'absence de r&#232;glementation ad&#233;quate des crypto-monnaies ferait peser sur le syst&#232;me financier et sur les investisseurs individuels. Mais, il convient de souligner que malgr&#233; la r&#233;glementation du syst&#232;me financier, son &#233;volution est aussi jalonn&#233;e de crises pr&#233;judiciables aux investisseurs individuels. La guerre engag&#233;e par certaines banques centrales interdisant les transactions de crypto-monnaies vise &#224; pr&#233;venir d'&#233;ventuels menaces sur la souverainet&#233; mon&#233;taire. Il vaudrait mieux r&#233;glementer et r&#233;guler la d&#233;tention et les transactions de crypto-monnaies. Les interdire totalement pourrait accentuer davantage leur usage dans la sph&#232;re de l'&#233;conomie souterraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transformation num&#233;rique du paysage financier implique des changements profonds de l'&#233;cosyst&#232;me financier. C'est la responsabilit&#233; des autorit&#233;s publiques (pouvoir politique et pouvoir mon&#233;taire) de cr&#233;er un &#233;cosyst&#232;me assurant des r&#232;glements rapides, efficients et s&#233;curis&#233;s, et une forme de monnaie compatible avec une &#233;conomie de plus en plus digitalis&#233;e. Les modifications de l'&#233;cosyst&#232;me financier devraient se mat&#233;rialiser par l'&#233;mission d'une monnaie num&#233;rique par la banque centrale, permettant de renforcer l'exercice de souverainet&#233; mon&#233;taire, face aux crypto-monnaies et aux g&#233;ants technologiques. Si la monnaie num&#233;rique devait &#234;tre cr&#233;&#233;e uniquement par les &#233;tablissements de paiement et les banques, cela limiterait les capacit&#233;s de la banque centrale &#224; contr&#244;ler l'offre de monnaie et &#224; conduire la politique mon&#233;taire. Cela les mettrait dans une position o&#249; elles n'auraient pas besoin de la banque centrale pour alimenter leur client&#232;le en monnaie num&#233;rique. Pour les besoins de politique mon&#233;taire, la banque centrale devrait tenir son r&#244;le de pr&#234;teur en dernier ressort, y compris en monnaie num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monnaie num&#233;rique de banque centrale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une monnaie num&#233;rique de banque centrale r&#233;pondrait &#224; l'&#233;volution digitale de la soci&#233;t&#233;, et ob&#233;irait &#224; une logique de souverainet&#233; mon&#233;taire. Elle pourrait &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme la crypto-monnaie de la banque centrale. La question n'est plus de savoir s'il faut cr&#233;er une monnaie num&#233;rique de banque centrale, mais plut&#244;t quand et comment le faire. Plusieurs pays en d&#233;veloppement sont d&#233;j&#224; engag&#233;s dans un processus devant les conduire &#224; la r&#233;alisation d'une phase pilote, et &#224; la mise en circulation d'une version num&#233;rique de leurs monnaies. En Afrique, c'est le cas du Ghana, du Nig&#233;ria, du Maroc, de l'Afrique du Sud, de l'Egypte, du Kenya. En l'absence d'une monnaie num&#233;rique de banque centrale, les crypto-monnaies et autres instruments mon&#233;taires num&#233;riques &#233;trangers pourraient &#234;tre pr&#233;pond&#233;rants dans les syst&#232;mes nationaux de paiement. Une telle absence limiterait la mutation du cadre op&#233;rationnel de la banque centrale vers le num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation d'une monnaie num&#233;rique de banque centrale, largement accessible, n&#233;cessite de r&#233;viser le cadre r&#233;gissant l'&#233;mission et l'usage de la monnaie. Il apparait n&#233;cessaire d'&#233;largir les diff&#233;rentes d&#233;clinaisons de la monnaie, en donnant une base l&#233;gale et r&#233;glementaire &#224; la nouvelle forme num&#233;rique de la monnaie. Il s'agit de donner par la loi, cours l&#233;gal &#224; la monnaie num&#233;rique dans l'espace &#233;conomique national, comme c'est le cas pour la monnaie fiduciaire et la monnaie scripturale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ordinaire, la monnaie cr&#233;&#233;e est un engagement de l'institution qui est &#224; l'origine de sa cr&#233;ation. La monnaie fiduciaire, constitu&#233;e des pi&#232;ces et des billets de banque, symbolise un engagement de la banque centrale, et constitue pour son d&#233;tenteur une cr&#233;ance sur celle-ci. La monnaie scripturale, mat&#233;rialis&#233;e par des d&#233;p&#244;ts inscrits dans les livres des banques, est consid&#233;r&#233;e comme un engagement de chaque institution bancaire et une cr&#233;ance des d&#233;posants. La banque centrale cr&#233;e aussi de la monnaie scripturale inscrite dans ses livres, et mat&#233;rialisant un engagement de celle-ci &#224; l'&#233;gard des banques. Quelle que soit sa forme, la monnaie est un engagement pour son &#233;metteur et une cr&#233;ance pour son d&#233;tenteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en place de dispositifs d'assurance d&#233;p&#244;ts ne remet pas en cause l'engagement des banques sur les d&#233;p&#244;ts qu'elles d&#233;tiennent, ces dispositifs ne couvrant g&#233;n&#233;ralement qu'un faible montant des d&#233;p&#244;ts bancaires. Si un syst&#232;me de protection des d&#233;p&#244;ts existe pour les d&#233;p&#244;ts bancaires, alors il devrait &#234;tre &#233;tendu aux d&#233;p&#244;ts num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La monnaie num&#233;rique de banque centrale serait un engagement de celle-ci, &#224; l'instar de la monnaie fiduciaire. Sa d&#233;tention conf&#232;rerait une cr&#233;ance sur la banque centrale, comme c'est le cas pour les pi&#232;ces et les billets de banque d&#233;tenus par les agents &#233;conomiques (y compris les banques). Les avoirs des agents &#233;conomiques (financiers et non-financiers) en monnaie num&#233;rique de banque centrale appara&#238;traient donc au bilan de la banque centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appel&#233;e &#224; remplacer les esp&#232;ces, la monnaie num&#233;rique de banque centrale ne fera pas cependant dispara&#238;tre totalement l'usage du cash. L'appellation de monnaie num&#233;rique de banque centrale &#233;tablit une diff&#233;rence avec les monnaies num&#233;riques cr&#233;&#233;es par des acteurs priv&#233;s. Les cr&#233;ations de monnaie num&#233;rique par des &#233;tablissements financiers doivent &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme des engagements de ces institutions, port&#233;s &#224; leurs bilans. Comme avec les esp&#232;ces, les op&#233;rations qui seraient effectu&#233;es par les agents &#233;conomiques avec de la monnaie num&#233;rique de banque centrale ne devraient pas affecter les engagements des banques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la monnaie num&#233;rique de banque centrale est consid&#233;r&#233;e comme une version num&#233;rique des esp&#232;ces, elle devrait en poss&#233;der les caract&#233;ristiques principales. Celles-ci portent notamment sur son &#233;mission par la banque centrale, sa distribution &#224; travers les banques, un large acc&#232;s des populations et l'anonymat sur les transactions. Dans l'&#233;cosyst&#232;me financier actuel, les particuliers et les entreprises se procurent les pi&#232;ces et les billets aupr&#232;s des banques ou d'autres agents &#233;conomiques. Ils ne disposent ni de d&#233;p&#244;ts ni de comptes aupr&#232;s de la banque centrale. En revanche, avec la monnaie num&#233;rique de banque centrale, les agents &#233;conomiques pourraient d&#233;tenir des avoirs sur des comptes ou des portes-monnaies num&#233;riques rattach&#233;s &#224; la banque centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le compte ou le porte-monnaie num&#233;rique rattach&#233; &#224; la banque centrale devrait &#234;tre le seul canal d'utilisation de la monnaie num&#233;rique de banque centrale. Il pourrait &#234;tre qualifi&#233; de public (ou national)pour le diff&#233;rencier de ceux fournis par les autres acteurs locaux ou &#233;trangers. Certaines banques centrales s'orientent plut&#244;t vers une monnaie num&#233;rique rattach&#233;e &#224; des comptes aupr&#232;s des banques. Le taux de bancarisation &#233;lev&#233; dans ces pays offre un large acc&#232;s des populations &#224; la monnaie num&#233;rique de banque centrale &#224; partir de comptes bancaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un compte ou un porte-monnaie num&#233;rique de banque centrale devrait &#234;tre attribu&#233; &#224; chaque r&#233;sident &#224; partir d'un certain &#226;ge, associ&#233; &#224; un identifiant unique et &#224; un num&#233;ro de compte contribuable. Les comptes ou les portes-monnaies num&#233;riques de banque centrale pourraient &#234;tre diff&#233;renci&#233;s. On pourrait avoir un &#8216;'porte-monnaie particulier'' (consumer wallet), un &#8216;'porte-monnaie entreprise'' (corporate wallet), un &#8216;'porte-monnaie d'association'' (association wallet). Le Tr&#233;sor et les autres institutions publiques devraient &#233;galement en disposer (institution wallet).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Distribution de la monnaie num&#233;rique de banque centrale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains consid&#232;rent que la monnaie num&#233;rique &#233;mise par la banque centrale devrait &#234;tre g&#233;r&#233;e directement par cette derni&#232;re, ce qui est faisable d'un point de vue technique et op&#233;rationnel. D'autres imaginent alors un syst&#232;me sans banques, ce qui signifierait que c'est la banque centrale qui distribuerait &#233;galement les cr&#233;dits aux agents &#233;conomiques. Un tel syst&#232;me serait une incongruit&#233;, car la banque centrale se trouverait &#224; conduire la politique mon&#233;taire pour influer sur la liquidit&#233; globale, et en m&#234;me temps &#224; distribuer des cr&#233;dits aux agents &#233;conomiques. Cela conduirait la banque centrale &#224; poursuivre des objectifs contradictoires, et la transformerait en un organisme de cr&#233;dits aux agents &#233;conomiques &#224; la place des banques dont c'est l'activit&#233; principale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral, l'&#233;conomie nationale est aliment&#233;e en monnaie fiduciaire par la banque centrale, &#224; travers les banques et le Tr&#233;sor public. Les banques approvisionnent leur client&#232;le en pi&#232;ces et billets en s'approvisionnant elles-m&#234;mes aupr&#232;s de la banque centrale. Des &#233;changes de pi&#232;ces et de billets s'effectuent aussi entre les acteurs &#233;conomiques non-financiers. De la m&#234;me fa&#231;on, l'&#233;conomie devrait &#234;tre aliment&#233;e en monnaie num&#233;rique de banque centrale &#224; travers les banques et le Tr&#233;sor public. La banque centrale &#233;mettrait de la monnaie num&#233;rique au profit des banques, des &#233;tablissements de paiement et du Tr&#233;sor public. La distribution de la monnaie num&#233;rique de banque centrale se ferait comme pour la monnaie fiduciaire, et celle de la monnaie num&#233;rique priv&#233;e se ferait comme pour la monnaie scripturale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banques et autres &#233;tablissements s'approvisionneraient &#224; la banque centrale pour alimenter leur client&#232;le en monnaie num&#233;rique de banque centrale, s'ils n'en disposent pas en quantit&#233; suffisante. Mais, permettre l'acc&#232;s &#224; la monnaie num&#233;rique de banque centrale par le seul canal des banques exclurait la population non bancaris&#233;e de son usage, ce qui serait contraire &#224; l'objectif et &#224; l'esprit d'une monnaie de banque centrale. Contrairement &#224; la monnaie fiduciaire, un agent &#233;conomique ne pourrait recevoir des fonds et effectuer des paiements en monnaie num&#233;rique de banque centrale, que s'il dispose lui-m&#234;me d'un compte ou d'un porte-monnaie num&#233;rique qui lui est associ&#233;. La d&#233;tention et l'usage d'un compte de monnaie num&#233;rique de banque centrale devrait donc concerner tous les agents &#233;conomiques r&#233;sidents, qu'ils soient bancaris&#233;s ou non. D'o&#249; l'id&#233;e d'attribuer un compte de monnaie num&#233;rique de banque centrale &#224; chaque entreprise et chaque r&#233;sident (&#224; partir d'un &#226;ge d&#233;fini).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une banque centrale doit assurer un large acc&#232;s &#224; des moyens de paiement fiables et s&#233;curis&#233;s, qu'elle met &#224; la disposition du grand public. C'est le cas des pi&#232;ces et des billets de banque, dont l'usage ne se limite pas aux agents &#233;conomiques bancaris&#233;s. Leur usage s'&#233;tend aux populations non-bancaris&#233;es, leur permettant de participer pleinement aux &#233;changes &#233;conomiques. Le statut de populations non-bancaris&#233;es ne les emp&#234;che pas de se procurer les pi&#232;ces et les billets de banque aupr&#232;s d'autres agents &#233;conomiques ou aupr&#232;s des banques (munies de ch&#232;ques libell&#233;s &#224; leur profit).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comptes ou les portes-monnaies num&#233;riques de banque centrale pourraient &#234;tre &#233;galement distribu&#233;s &#224; travers plusieurs autres canaux, pour parvenir &#224; une large couverture des populations. Tout agent &#233;conomique devrait pouvoir en disposer &#224; travers une banque, un &#233;tablissement de paiement, une agence du Tr&#233;sor public ou toute autre structure habilit&#233;e. L'attribution d'un compte ou d'un porte-monnaie num&#233;rique de banque centrale pourrait &#234;tre coupl&#233;e &#224; l'&#233;tablissement d'un compte contribuable, y compris pour ceux qui ne sont pas fiscalement immatricul&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gestion des comptes ou des portes-monnaies num&#233;riques de banque centrale pourrait &#234;tre assur&#233;e par une structure d&#233;di&#233;e, en relation avec les banques, les institutions de micro-finance, les &#233;tablissements &#233;metteurs de monnaie num&#233;rique, le Tr&#233;sor public et &#233;ventuellement d'autres acteurs (services de poste, municipalit&#233;s, station-services, pharmacies, etc).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kouam&#233; Kouassi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ing&#233;nieur Statisticien &#201;conomiste, KOUASSI KOUAME a servi &#224; plusieurs (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.financialafrik.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Financial Afrik&lt;/a&gt;, 16 avril 2022&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ing&#233;nieur Statisticien &#201;conomiste, KOUASSI KOUAME a servi &#224; plusieurs niveaux de responsabilit&#233;, en tant que Directeur G&#233;n&#233;ral du budget et des finances au minist&#232;re ivoirien de l'&#233;conomie et finances, Directeur et Administrateur de la BCEAO, pr&#233;sident de conseil dans diff&#233;rentes institutions publiques et priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mutation num&#233;rique des moyens de paiement</title>
		<link>https://www.osiris.sn/mutation-numerique-des-moyens-de-paiement.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/mutation-numerique-des-moyens-de-paiement.html</guid>
		<dc:date>2022-04-14T17:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les technologies num&#233;riques disruptives ont affect&#233; profond&#233;ment l'&#233;volution de nombreux secteurs d'activit&#233;s. L'av&#232;nement d'Amazon a boulevers&#233; l'activit&#233; de distribution et de logistique, tout comme Airbnb dans le domaine du tourisme et Uber dans le secteur du transport. Ce bouleversement num&#233;rique disruptif touche &#233;galement plusieurs autres secteurs, notamment le secteur financier. La pr&#233;sente tribune d&#233;crypte diff&#233;rents aspects et implications de cette mutation num&#233;rique sur les moyens (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2022-.html" rel="directory"&gt;2022&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les technologies num&#233;riques disruptives ont affect&#233; profond&#233;ment l'&#233;volution de nombreux secteurs d'activit&#233;s. L'av&#232;nement d'Amazon a boulevers&#233; l'activit&#233; de distribution et de logistique, tout comme Airbnb dans le domaine du tourisme et Uber dans le secteur du transport. Ce bouleversement num&#233;rique disruptif touche &#233;galement plusieurs autres secteurs, notamment le secteur financier. La pr&#233;sente tribune d&#233;crypte diff&#233;rents aspects et implications de cette mutation num&#233;rique sur les moyens de paiement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Digitalisation de la soci&#233;t&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde vit une num&#233;risation croissante de la soci&#233;t&#233;, marqu&#233;e par une digitalisation des supports et des moyens servant &#224; animer la vie &#233;conomique et sociale. Il en est ainsi du billet d'avion &#233;lectronique, du carnet de sant&#233; num&#233;rique, du carnet de vaccination &#233;lectronique, de l'extrait d'acte d'&#233;tat civil num&#233;rique, des contrats &#233;lectroniques, des salles de classe virtuelles et des r&#233;unions virtuelles. La mutation num&#233;rique de la soci&#233;t&#233; bouleverse tous les secteurs d'activit&#233;s, affectant aussi le secteur financier dans ses diff&#233;rentes composantes (moyens de paiement et autres activit&#233;s bancaires). Cette mutation s'est d&#233;j&#224; traduite par une d&#233;mat&#233;rialisation des titres financiers (actions et obligations) et par un accroissement des paiements par carte bancaire &#224; travers un terminal &#233;lectronique. Les moyens et les habitudes de paiement &#233;voluent dans le temps, et la nature de la monnaie est &#233;galement amen&#233;e &#224; changer au fil du temps. Plusieurs changements ont jalonn&#233; l'histoire mon&#233;taire de l'humanit&#233;, passant des objets mat&#233;riels &#224; l'argent m&#233;tal, aux billets, aux ch&#232;ques et aux cartes bancaires. Au d&#233;but, la monnaie scripturale &#233;tait retrac&#233;e par des &#233;critures dans des livres-registres. Aujourd'hui, elle est retrac&#233;e dans des livres-&#233;lectroniques. Les transactions financi&#232;res sont aujourd'hui largement ex&#233;cut&#233;es avec de la monnaie virtuelle sous forme de d&#233;p&#244;ts bancaires, et op&#233;r&#233;e par des moyens &#233;lectroniques (virement, carte bancaire via un terminal &#233;lectronique). La majeure partie de la monnaie en circulation est d&#233;tenue sur des supports &#233;lectroniques et les d&#233;p&#244;ts bancaires peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme des d&#233;p&#244;ts num&#233;riques, ayant fait entrer le monde dans l'univers de la monnaie virtuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mutation num&#233;rique du secteur financier a fait appara&#238;tre de nouveaux acteurs dans divers segments des activit&#233;s bancaires. Elle a fait &#233;merger &#233;galement de nouveaux moyens de paiement num&#233;riques (portes-monnaies &#233;lectroniques) et de nouveaux supports (t&#233;l&#233;phones mobiles). L'usage des moyens de paiement d&#233;mat&#233;rialis&#233;s dans les transactions &#233;conomiques s'est renforc&#233; dans le paysage financier, avec le confinement des populations li&#233; &#224; la pand&#233;mie de la COVID-19. Les paiements &#233;lectroniques mobiles sont appel&#233;s &#224; devenir la forme pr&#233;dominante de r&#232;glement des transactions, vers lesquels de plus en plus de personnes se tournent dans leurs modes de consommation et de d&#233;tention de leurs avoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Essor des crypto-monnaies&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mutation num&#233;rique des moyens de paiement voit aussi la soci&#233;t&#233; et le monde de la finance embrasser l'univers des crypto-monnaies. L'absence d'une monnaie &#233;pousant &#224; la fois la mondialisation et la num&#233;risation de la vie &#233;conomique laisse le champ libre aux crypto-monnaies. Certains pays ou acteurs ne consid&#232;rent plus le dollar id&#233;al pour leurs op&#233;rations et r&#233;duisent son usage, en raison des sanctions auxquelles ils s'exposent avec l'application normative de l'extra-territorialit&#233; de la loi am&#233;ricaine sur les transactions en dollar. Le bitcoin, la plus connue des crypto-monnaies, apparait aux yeux de ses nombreux adeptes comme une alternative aux monnaies existantes et &#224; l'absence d'une monnaie mondiale. Il a inspir&#233; la cr&#233;ation de plusieurs autres crypto-monnaies, et continue de susciter int&#233;r&#234;t et m&#233;fiance plus d'une d&#233;cennie apr&#232;s sa cr&#233;ation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les banquiers centraux et les &#233;conomistes ne reconnaissent pas au bitcoin un statut de monnaie, n'&#233;tant adoss&#233; &#224; aucune institution et n'&#233;tant ni une unit&#233; de compte, ni un moyen de paiement, ni une r&#233;serve de valeur en raison de sa forte volatilit&#233;. Ils ne lui reconnaissent au mieux qu'un statut de crypto-actif tr&#232;s sp&#233;culatif. L'or et l'argent ne sont &#233;galement pas consid&#233;r&#233;s comme des monnaies et ne sont adoss&#233;s &#224; aucune institution. Mais, cela n'emp&#234;che pas certains Etats am&#233;ricains (Utah, Wyoming, Oklahoma, South Carolina, Kansas) de leur donner cours l&#233;gal pour payer des imp&#244;ts et des dettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'il ne soit pas consid&#233;r&#233; comme une unit&#233; de compte, une r&#233;serve de valeur et un moyen de paiement, le bitcoin est de plus en plus pr&#233;sent sur certaines de ces fonctions. M&#234;me si plusieurs facteurs peuvent limiter une utilisation g&#233;n&#233;ralis&#233;e du bitcoin, de nombreux acteurs l'acceptent et plusieurs pays ne l'interdisent pas ou le reconnaissent comme moyen de paiement. Il est largement accept&#233; au Japon, a cours l&#233;gal au Salvador et est cot&#233; sur le march&#233; &#224; terme de Chicago. On compte &#233;galement des pays en d&#233;veloppement aux premiers rangs des usagers du bitcoin. D'importantes transactions sont enregistr&#233;es dans plusieurs pays africains, notamment le Nig&#233;ria qui occupait le troisi&#232;me rang mondial en termes de volumes de transaction en 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans plusieurs pays en d&#233;veloppement, la monnaie nationale est caract&#233;ris&#233;e par une instabilit&#233; chronique. La forte volatilit&#233; du bitcoin ne peut y &#234;tre per&#231;ue comme un inconv&#233;nient. Et malgr&#233; cette forte volatilit&#233;, on ne peut parier sur un horizon de dix &#224; vingt ans, &#224; un affaiblissement plus important du pouvoir d'achat du bitcoin par rapport aux monnaies des pays en d&#233;veloppement et m&#234;me par rapport aux grandes devises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La monnaie est une question de confiance. La cr&#233;dibilit&#233; d'une monnaie ne se d&#233;cr&#232;te pas. Elle se mat&#233;rialise par la confiance que lui portent ses usagers. Le dollar zimbabw&#233;en et le bolivar v&#233;n&#233;zu&#233;lien, &#233;mis par des banques centrales, ont cours l&#233;gal et sont soutenus par des pouvoirs publics. Mais, la confiance du public dans ces monnaies a disparu, et elles n'ont pratiquement plus de valeur. Ce qui compte pour une monnaie, c'est la cr&#233;dibilit&#233; de l'institution qui en est l'&#233;mettrice et la confiance du public dans cette monnaie. Ce qui est d&#233;terminant pour le bitcoin ou pour tout actif mon&#233;taire, c'est la confiance qu'il peut inspirer aux usagers. Le bitcoin pourrait &#234;tre solidement implant&#233; dans le paysage financier, tant qu'il b&#233;n&#233;ficiera de la confiance d'un large public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la menace du bitcoin s'ajoute celle des g&#233;ants technologiques. Avec leur port&#233;e plan&#233;taire, les crypto-monnaies et les moyens de paiement num&#233;riques des g&#233;ants technologiques devraient &#233;voluer sur les plates-bandes des monnaies &#233;mises par les banques centrales, y compris les grandes devises. Ces menaces ont eu l'effet d'un &#233;lectrochoc et acc&#233;l&#233;r&#233; la r&#233;flexion sur la monnaie num&#233;rique et sa mat&#233;rialisation au niveau des banques centrales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nouvelle forme num&#233;rique de la monnaie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la r&#233;volution num&#233;rique du monde financier, les cadres l&#233;gaux et r&#232;glementaires nationaux ne d&#233;clinent g&#233;n&#233;ralement que deux formes de la monnaie : la monnaie fiduciaire et la monnaie scripturale. Plusieurs modalit&#233;s de paiement sont attach&#233;es &#224; l'une ou &#224; l'autre de ces deux formes. Il en est ainsi des pi&#232;ces et des billets de banque, des ch&#232;ques, des virements et des cartes bancaires. Les transactions r&#233;gl&#233;es avec des esp&#232;ces correspondent &#224; un usage de la monnaie fiduciaire, et celles effectu&#233;es par ch&#232;ques, virements ou cartes bancaires se rapportent &#224; la monnaie scripturale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les transactions par carte bancaire effectu&#233;es en ligne ou par un terminal de paiement &#233;lectronique sont devenues courantes et donnent lieu &#224; des mouvements des d&#233;p&#244;ts bancaires repr&#233;sentant la monnaie scripturale. Elles impactent les comptes bancaires de leurs d&#233;tenteurs et ceux des commer&#231;ants impliqu&#233;s dans ces transactions. Ces op&#233;rations apparaissent quasi-instantan&#233;es, mais elles n&#233;cessitent des traitements ex-post. De m&#234;me, des paiements par ch&#232;ques impactent les comptes bancaires et donnent lieu &#224; des traitements ult&#233;rieurs par les banques. Ces op&#233;rations s'accompagnent souvent de r&#232;glements interbancaires, notamment lorsque les acteurs concern&#233;s ne sont pas dans la m&#234;me banque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement aux cartes bancaires traditionnelles, les op&#233;rations effectu&#233;es avec les nouveaux moyens de paiement num&#233;riques n'induisent pas toujours de mouvements de d&#233;p&#244;ts bancaires. Elles affectent majoritairement des d&#233;p&#244;ts autres que les d&#233;p&#244;ts bancaires, et ne sont adoss&#233;es ni &#224; la monnaie fiduciaire ni &#224; la monnaie scripturale (sauf s'il s'agit d'une carte bancaire virtuelle). Ces op&#233;rations sont associ&#233;es &#224; des mouvements de d&#233;p&#244;ts mettant en &#233;vidence une nouvelle forme num&#233;rique de la monnaie. Il ne s'agit plus de monnaie fiduciaire ni de monnaie scripturale, mais d'une troisi&#232;me forme de monnaie, qu'il conviendrait de formaliser &#224; travers une modification du cadre l&#233;gal et r&#233;glementaire ad&#233;quat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les nouveaux moyens de paiement num&#233;riques, les transferts de fonds sont concomitants aux op&#233;rations de paiement. Les transactions effectu&#233;es sont comptabilis&#233;es dans les comptes ou portes-monnaies num&#233;riques des acteurs concern&#233;s. Elles n'exigent pas de traitements ult&#233;rieurs par des tiers de confiance, et n'impliquent pas n&#233;cessairement de r&#232;glements interbancaires. Un porte-monnaie ordinaire sert principalement &#224; ranger des pi&#232;ces et des billets de banque (monnaie fiduciaire) ou des cartes bancaires donnant acc&#232;s &#224; un compte bancaire (monnaie scripturale). De m&#234;me, un porte-monnaie &#233;lectronique ou num&#233;rique sert &#224; ranger de la monnaie num&#233;rique ou une carte virtuelle donnant acc&#232;s &#224; un compte bancaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La monnaie num&#233;rique peut &#234;tre d&#233;finie comme une valeur mon&#233;taire stock&#233;e sous une forme &#233;lectronique, permettant d'effectuer des transactions. Elle existe sous une forme virtuelle, mat&#233;rialis&#233;e dans des comptes ou des portes-monnaies num&#233;riques (y compris ce qui est commun&#233;ment appel&#233; &#8216;'mobile money''). Elle est d&#233;tenue sur un terminal &#233;lectronique (ordinateur, tablette, t&#233;l&#233;phone) servant de support de paiement, et est transf&#233;rable en usant de moyens &#233;lectroniques. La monnaie num&#233;rique et le terme de &#8216;'mobile money'' qui l'accompagne souvent se r&#233;f&#232;rent davantage au t&#233;l&#233;phone mobile servant de support, plut&#244;t qu'&#224; la portabilit&#233; de la monnaie. Les autres formes de monnaie ont &#233;galement une caract&#233;ristique de portabilit&#233;. La mobilit&#233; est aussi attach&#233;e aux pi&#232;ces et aux billets de banque que l'on peut d&#233;tenir dans un porte-monnaie ordinaire et se d&#233;placer avec. Les ch&#232;ques et les cartes bancaires classiques conf&#232;rent &#233;galement une portabilit&#233; &#224; la monnaie scripturale que l'on peut utiliser partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kouam&#233; Kouassi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ing&#233;nieur Statisticien &#201;conomiste, KOUASSI KOUAME a servi &#224; plusieurs (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.financialafrik.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Financial Afrik&lt;/a&gt;, 14 avril 2022&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ing&#233;nieur Statisticien &#201;conomiste, KOUASSI KOUAME a servi &#224; plusieurs niveaux de responsabilit&#233;, en tant que Directeur G&#233;n&#233;ral du budget et des finances au minist&#232;re ivoirien de l'&#233;conomie et finances, Directeur et Administrateur de la BCEAO, pr&#233;sident de conseil dans diff&#233;rentes institutions publiques et priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La cybers&#233;curit&#233;, une guerre dans une guerre </title>
		<link>https://www.osiris.sn/La-cybersecurite-une-guerre-dans.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/La-cybersecurite-une-guerre-dans.html</guid>
		<dc:date>2022-03-23T20:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Jamais, dans l'histoire contemporaine, le monde n'a fait face &#224; autant de risques de cyberattaques commandit&#233;es par des &#201;tats. A fortiori depuis l'invasion Russe en Ukraine. Incontestablement, ces vagues de cyberattaques auront des r&#233;percussions sur nos organisations. Au-del&#224; des r&#233;cits d'affrontements sur de nombreux th&#233;&#226;tres d'op&#233;rations, avec son lot d&#233;plorable de pertes en vie humaines et de populations d&#233;plac&#233;es, au-del&#224; des nouvelles formes de trafic engendr&#233;es par les sanctions (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2022-.html" rel="directory"&gt;2022&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jamais, dans l'histoire contemporaine, le monde n'a fait face &#224; autant de risques de cyberattaques commandit&#233;es par des &#201;tats. A fortiori depuis l'invasion Russe en Ukraine. Incontestablement, ces vagues de cyberattaques auront des r&#233;percussions sur nos organisations. Au-del&#224; des r&#233;cits d'affrontements sur de nombreux th&#233;&#226;tres d'op&#233;rations, avec son lot d&#233;plorable de pertes en vie humaines et de populations d&#233;plac&#233;es, au-del&#224; des nouvelles formes de trafic engendr&#233;es par les sanctions &#233;conomiques, une autre forme de guerre fait son apparition. Une guerre moderne. C'est aussi ce qui se passe dans la finance digitale, notamment avec les cryptomonnaies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce conflit, le recours &#224; la cryptomonnaie est in&#233;dit. Et son succ&#232;s repose sur le principe de monnaie d&#233;centralis&#233;e, fond&#233;e sur des &#233;changes anonymes. Elle ne d&#233;pend d'aucune banque centrale et ne porte l'&#233;tendard d'aucun pays. De ce point de vue, le Bitcoin, qui est la plus importante des cryptomonnaies, n'est ni pro-ukrainien, ni pro-russe. Et d'un camp &#224; l'autre, son usage n'est pas le m&#234;me. Pour le gouvernement ukrainien, il s'est caract&#233;ris&#233; par un appel aux dons, qui a permis de collecter, en une semaine, plus de 50 millions de dollars en cryptomonnaie. Du c&#244;t&#233; russe, son usage sera tout autre. Il consistera &#224; contourner les sanctions &#233;conomiques contre l'Etat, les banques priv&#233;es et les oligarques, suite &#224; leur bannissement du syst&#232;me international Swift de compensation interbancaire. Mais pas seulement. Il permettra de faire face &#224; la d&#233;pr&#233;ciation du rouble, qui a chut&#233; jusqu'&#224; 30 %. On note d'ores et d&#233;j&#224; une ru&#233;e vers le Bitcoin, consid&#233;r&#233; comme une valeur refuge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, l'adoption de Bitcoin par les deux camps &#8211; ou dans les deux blocs (Est &amp; Ouest) &#8211; pourrait acc&#233;l&#233;rer l'acceptation des cryptomonnaies comme devises et leur int&#233;gration dans l'&#233;conomie r&#233;elle. Et pour que cette adoption soit effective, il faut, au pr&#233;alable, que les infrastructures de paiement reconnaissent et acceptent les paiements en Bitcoin, de fa&#231;on &#224; d&#233;mocratiser les usages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et l'Afrique dans tout cela ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique ne peut rester en marge de cette situation, m&#234;me si cette guerre semble lointaine. L'adoption d'une monnaie d&#233;centralis&#233;e pourrait favoriser rapidement et massivement l'inclusion financi&#232;re de plusieurs millions d'Africains. Mais, les cons&#233;quences peuvent &#234;tre importantes du fait de la fragilit&#233; et de la grande vuln&#233;rabilit&#233; des syst&#232;mes de protection des donn&#233;es critiques. C'est le th&#232;me de l'enqu&#234;te, qui a &#233;t&#233; men&#233;e par nos &#233;quipes, dans ce num&#233;ro sp&#233;cial. Et la plupart des acteurs interview&#233;s ont mesur&#233; l'importance des enjeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accroissement de la connectivit&#233; expose davantage &#224; des vuln&#233;rabilit&#233;s de toute sorte. Et pour vous permettre de suivre ces actualit&#233;s au quotidien, la r&#233;daction de Cio mag a d&#233;cid&#233; de consacrer un cahier sp&#233;cial, pour &#234;tre au plus pr&#232;s de l'actualit&#233; de la cybers&#233;curit&#233; et de ses enjeux au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mohamadou Diallo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://cio-mag.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CIO Mag&lt;/a&gt;, 23 mars 2022)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Afrique en guerre pour prot&#233;ger Internet</title>
		<link>https://www.osiris.sn/L-Afrique-en-guerre-pour-proteger.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/L-Afrique-en-guerre-pour-proteger.html</guid>
		<dc:date>2022-02-10T23:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le monde, en deux ans depuis 2019, plus de 782 millions de nouveaux internautes ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s, suscitant ainsi un int&#233;r&#234;t accru pour la cybercriminalit&#233;. Un rapport de l'ONU de 2020 fait &#233;tat d'une augmentation de la cybercriminalit&#233;, avec 7 000 violations de donn&#233;es enregistr&#233;es pour la seule ann&#233;e de 2019, exposant plus de 15 milliards d'enregistrements. Le co&#251;t de telles violations devrait d&#233;passer les 5 000 milliards de dollars d'ici 2024. Face &#224; ces sombres pr&#233;visions, les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2022-.html" rel="directory"&gt;2022&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le monde, en deux ans depuis 2019, plus de 782 millions de nouveaux internautes ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s, suscitant ainsi un int&#233;r&#234;t accru pour la cybercriminalit&#233;. Un rapport de l'ONU de 2020 fait &#233;tat d'une augmentation de la cybercriminalit&#233;, avec 7 000 violations de donn&#233;es enregistr&#233;es pour la seule ann&#233;e de 2019, exposant plus de 15 milliards d'enregistrements. Le co&#251;t de telles violations devrait d&#233;passer les 5 000 milliards de dollars d'ici 2024. Face &#224; ces sombres pr&#233;visions, les experts lancent des mises en garde sur le fait que l'Afrique, tout comme le reste du monde, devrait examiner de mani&#232;re objective des solutions susceptibles de lui permettre de garder une longueur d'avance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette semaine, alors que le monde c&#233;l&#233;brait la Journ&#233;e pour un Internet plus s&#251;r, il a &#233;t&#233; impossible d'occulter les r&#233;alit&#233;s statistiques concernant la p&#233;n&#233;tration d'Internet en Afrique, qui s'&#233;l&#232;ve actuellement &#224; 22 %. Bien que se trouvant tr&#232;s loin derri&#232;re le reste du monde, 22 % des 1,4 milliard d'Africains repr&#233;sentent le nombre consid&#233;rable de personnes dont Internet fa&#231;onne la vie au quotidien ponctu&#233;e de transactions financi&#232;res, d'achats, de d&#233;placements &#224; l'aide de cartes, de rapports avec des amis, la famille et les proches, de travail, de divertissements, entre autres activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces activit&#233;s impliquant le partage de donn&#233;es, &#8212; selon un article de la Chronique de l'ONU &#8212; cela suppose &#233;galement que nos informations personnelles sont de plus en plus expos&#233;es aux attaques et aux utilisations abusives. Le nombre d'attaques auxquelles nous sommes confront&#233;s concerne malheureusement parfois la structure institutionnelle. Brad Smith, pr&#233;sident et directeur juridique de Microsoft en 2017, a ouvertement d&#233;nonc&#233; cette situation lors de la 10&#232;me &#233;dition de la s&#233;rie de conf&#233;rences de Gen&#232;ve. &#171; Une course aux cyberarmements est en cours avec des nations, d&#233;veloppant et multipliant une nouvelle g&#233;n&#233;ration d'armes destin&#233;es aussi bien aux gouvernements qu'aux personnes civiles &#187;, a d&#233;clar&#233; M. Smith. Selon lui, cet &#233;tat des choses met en p&#233;ril les donn&#233;es critiques et l'infrastructure num&#233;rique dont nous d&#233;pendons tous dans notre vie quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Position soutenue &#233;galement par M. Smith, et accueillie favorablement par beaucoup d'entre nous qui sommes impliqu&#233;s dans le leadership dans les TIC, en l'occurrence, l'Union africaine des t&#233;l&#233;communications (UAT) ; est que l'avenir de la cybers&#233;curit&#233; sur Internet n&#233;cessitera de nombreuses mesures &#224; prendre par plusieurs personnes. Le renforcement des niveaux de coop&#233;ration entre les diff&#233;rents acteurs de cet &#233;cosyst&#232;me, sans oublier la contribution des individus, repr&#233;sente notre meilleure chance d'effectuer une perc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coop&#233;ration &#224; grande &#233;chelle est le cheval de bataille de l'UAT et de nombreuses autres institutions &#224; travers l'Afrique ayant un vif int&#233;r&#234;t pour la cybers&#233;curit&#233;. En 2007, lorsque l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT)) a lanc&#233; le programme mondial de cybers&#233;curit&#233; de l'UIT con&#231;u pour la coop&#233;ration et l'efficacit&#233;, encourageant la collaboration avec et entre tous les partenaires concern&#233;s, l'UAT est devenue et continue d'&#234;tre un partenaire de mise en &#339;uvre englobant des programmes tels que l'initiative de protection en ligne des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que statistiquement, le monde virtuel d'Internet occupe toujours la deuxi&#232;me place derri&#232;re le monde r&#233;el, en tant que lieu permettant d'accomplir des t&#226;ches quotidiennes ou de profiter de loisirs, les deux ne sont pas en concurrence et, de la m&#234;me mani&#232;re que nous nous employons &#224; assurer la s&#233;curit&#233; dans le monde r&#233;el, nous devons accorder la m&#234;me attention, voire davantage au cyberespace. Cela est d'autant plus vrai qu'au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie, les pays africains, en collaboration avec divers partenaires locaux et internationaux, ont accompli d'&#233;normes progr&#232;s pour rendre Internet accessible aux 1,4 milliard d'habitants du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde s'accorde &#224; reconnaitre l'accroissement de l'importance de l'Internet dans le monde d'aujourd'hui. De r&#233;centes estimations de la Banque mondiale ont permis de quantifier cet int&#233;r&#234;t et ont laiss&#233; entendre que l'Afrique aura besoin d'un investissement global de 100 milliards de dollars pour connecter chaque citoyen &#224; Internet d'ici 2030. D&#233;j&#224;, la voie vers ces 100 milliards de dollars est en train d'&#234;tre trac&#233;e, avec en t&#234;te le g&#233;ant am&#233;ricain de la technologie Google, qui a annonc&#233; en octobre dernier son intention d'investir 1 milliard de dollars en Afrique au cours des cinq prochaines ann&#233;es. Cela signifie que le nombre de personnes qui aura besoin de protection dans le cyberespace augmentera, et donc la capacit&#233; du pare-feu que nous cr&#233;ons, devra &#234;tre encore plus forte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, l'ann&#233;e prochaine, comme l'ann&#233;e derni&#232;re et les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes, le 8 f&#233;vrier prochain fournira certainement au monde l'occasion de comm&#233;morer une autre parmi les nombreuses journ&#233;es pour un Internet plus s&#251;r. La question qui doit nous tarauder doit tourner autour de l'engagement du jour, et on pourrait se demander si nous allons une fois de plus &#233;tudier des possibilit&#233;s d'accomplir des progr&#232;s ou bien &#233;valuer les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s. &#192; cet &#233;gard, la cybers&#233;curit&#233;, de l'avis de l'Union africaine des t&#233;l&#233;communications, est un sujet qui n&#233;cessite moins de paroles et davantage d'actions. Apr&#232;s tout, ne porte-t-elle pas le fardeau de nos vies ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;John Omo, Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Union africaine des t&#233;l&#233;communications&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://lanouvelletribune.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Nouvelle Tribune&lt;/a&gt;, 10 f&#233;vrier 2022)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Administration &#233;lectronique &#224; l'&#232;re post-covid : vers une red&#233;finition des relations entre Etats et citoyens</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Administration-electronique-a-l.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Administration-electronique-a-l.html</guid>
		<dc:date>2022-01-26T17:08:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le r&#244;le et l'importance du num&#233;rique n'ont jamais &#233;t&#233; aussi d&#233;terminants depuis la pand&#233;mie de Covid-19. Avec l'am&#233;lioration de la connectivit&#233; en Afrique, au cours de cette p&#233;riode, l'on remarque que le contexte digital est plus favorable, en particulier dans les administrations. Loin de vouloir opposer, de fa&#231;on syst&#233;matique, infrastructures physiques et infrastructures num&#233;riques, nous voulons plut&#244;t accentuer notre propos sur la grande compl&#233;mentarit&#233; entre les deux. L'int&#233;gration du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2022-.html" rel="directory"&gt;2022&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le r&#244;le et l'importance du num&#233;rique n'ont jamais &#233;t&#233; aussi d&#233;terminants depuis la pand&#233;mie de Covid-19. Avec l'am&#233;lioration de la connectivit&#233; en Afrique, au cours de cette p&#233;riode, l'on remarque que le contexte digital est plus favorable, en particulier dans les administrations. Loin de vouloir opposer, de fa&#231;on syst&#233;matique, infrastructures physiques et infrastructures num&#233;riques, nous voulons plut&#244;t accentuer notre propos sur la grande compl&#233;mentarit&#233; entre les deux. L'int&#233;gration du digital dans les processus de gouvernance a &#233;t&#233; engag&#233;, de fa&#231;on irr&#233;versible, pour gagner en r&#233;silience. Et le digital a permis de sauver des vies humaines et a pr&#233;serv&#233; des pans entiers des syst&#232;mes &#233;conomiques, sociaux et culturels. Pour autant, les potentialit&#233;s escompt&#233;es pour une meilleure gouvernance &#233;lectronique restent en de&#231;&#224; des capacit&#233;s r&#233;elles qu'offre le secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le faible taux d'alphab&#233;tisation, le co&#251;t &#233;lev&#233; de connexion et le manque d'infrastructures sont autant de freins &#224; l'essor du processus de la gouvernance &#233;lectronique. Mais, cela pourrait &#234;tre transform&#233; en force si l'on partait du principe que les pays consid&#233;r&#233;s comme avanc&#233;s partent avec un fort legacy, lequel ralentit, voire &#233;touffe l'impl&#233;mentation de syst&#232;mes innovants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tirer profit de ces innovations, de fa&#231;on &#224; transformer et moderniser l'Etat, le recours aux innovations d'usage pourrait servir de socle &#224; l'&#233;mergence d'une administration &#233;lectronique inclusive fond&#233;e sur une base bottom-down. Ce syst&#232;me en trois &#233;tapes permettrait, dans un premier temps, de fournir des ressources au travers d'un open data mis &#224; disposition d'une communaut&#233; de d&#233;veloppeurs locaux et de start-up. Ces derniers seraient, dans un second temps, challeng&#233;s &#224; partir de th&#233;matiques ax&#233;es sur la gouvernance locale. Ce processus permettrait, in fine, de valoriser les meilleurs projets. Ils seraient financ&#233;s et mis en &#339;uvre apr&#232;s une phase de proof of concept. En disposant, en parall&#232;le, de FabLabs et de programme de mentoring et de coaching, il serait alors possible d'accompagner les jeunes. Ce serait une fa&#231;on de cr&#233;er de l'&#233;mulation et de promouvoir, en m&#234;me temps, le potentiel d'innovation par des usages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Automatisation de 50 % des emplois&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi incroyable que cela puisse para&#238;tre, ce vent d'administration &#233;lectronique a connu ses premiers d&#233;veloppements au d&#233;but des ann&#233;es 2000, avec le Rwanda et le Burkina Faso. Ces deux pays ont &#233;t&#233; les pionniers avec la mise en place des e-Conseil des ministres. Et tout cela gr&#226;ce &#224; la centralisation des informations via l'harmonisation de l'informatique de l'Etat. D&#233;j&#224;, &#224; l'&#233;poque, c'&#233;tait r&#233;volutionnaire, en d&#233;pit des syst&#232;mes balbutiants. C'est ce qui donnera naissance &#224; la gouvernance &#233;lectronique, avec la cr&#233;ation de plusieurs vagues d'agences gouvernementales en charge du digital. A cette &#233;poque, le Rwanda est m&#234;me all&#233; jusqu'&#224; noter les performances des responsables et des agents de l'Etat sur des crit&#232;res tenant compte de l'int&#233;gration des TIC dans leurs processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, depuis, il y a eu pl&#233;thore d'&#233;volutions. A commencer par les nouvelles tendances consid&#233;r&#233;es comme disruptives, telles que l'Etat plateforme et l'open data. Et aussi gr&#226;ce &#224; l'immense r&#233;servoir de potentiels des champs d'application de l'IA et des technologies blockchain. Et pour les vingt prochaines ann&#233;es, on s'achemine vers l'automatisation de plus de 50% des emplois dans l'administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mohamadou Diallo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://cio-mag.com/a&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CIO Mag&lt;/a&gt;, 26 janvier 2022)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les transformations actuelles de la r&#233;gulation</title>
		<link>https://www.osiris.sn/les-transformations-actuelles-de-la-regulation.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/les-transformations-actuelles-de-la-regulation.html</guid>
		<dc:date>2021-12-16T23:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La r&#233;gulation repose sur deux &#233;l&#233;ments-cl&#233;s : des r&#232;gles et des institutions charg&#233;es de faire respecter ces r&#232;gles. Les institutions sp&#233;cialis&#233;es permettent de compl&#233;ter l'action de la justice et de tenir d&#251;ment compte des sp&#233;cificit&#233;s des services d'infrastructures. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#232;gles relatives &#224; l'activit&#233; portent g&#233;n&#233;ralement sur la correction des d&#233;faillances du march&#233; : pr&#233;vention des d&#233;s&#233;quilibres (r&#233;gulation ex ante) et correction des d&#233;s&#233;quilibres (r&#233;gulation ex post). Mais (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2021-.html" rel="directory"&gt;2021&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;gulation repose sur deux &#233;l&#233;ments-cl&#233;s : des r&#232;gles et des institutions charg&#233;es de faire respecter ces r&#232;gles. Les institutions sp&#233;cialis&#233;es permettent de compl&#233;ter l'action de la justice et de tenir d&#251;ment compte des sp&#233;cificit&#233;s des services d'infrastructures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#232;gles relatives &#224; l'activit&#233; portent g&#233;n&#233;ralement sur la correction des d&#233;faillances du march&#233; : pr&#233;vention des d&#233;s&#233;quilibres (r&#233;gulation ex ante) et correction des d&#233;s&#233;quilibres (r&#233;gulation ex post). Mais progressivement, on observe un &#233;largissement du champ de comp&#233;tences du r&#233;gulateur vers les r&#232;gles relatives &#224; la s&#233;curit&#233;, la protection de l'environnement, la lutte contre les discriminations &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, &#224; travers le concept de r&#233;gulation, il s'agit d'assurer le fonctionnement correct d'un ensemble &#233;conomique complexe ou d'un syst&#232;me politique complexe en harmonisant les points de vue et en arbitrant entre les divers int&#233;r&#234;ts en pr&#233;sence, aussi bien en aval pour r&#233;soudre des litiges qu'en amont pour fixer les r&#232;gles du jeu et d&#233;finir les &#233;quilibres souhaitables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la question de la l&#233;gitimit&#233; de la r&#233;gulation n'est plus en d&#233;bats (d&#233;bats qui autorisaient certains &#224; soutenir que la r&#233;gulation est un dysfonctionnement de l'administration), celle relative &#224; l'efficacit&#233; de la r&#233;gulation est, par contre, tr&#232;s actuelle. C'est en effet, la recherche de l'efficacit&#233; dans la r&#233;gulation qui conduit aux nombreuses transformations qui ne sont en fait que des adaptations aux &#233;volutions contemporaines des faits &#233;conomiques et sociaux et des besoins de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons, qu'une des fonctions essentielles en r&#233;gulation est, pour le r&#233;gulateur, le &#171; suivi du respect des r&#232;gles &#233;tablies &#187;. Mais comment faire, quand on sait que &#171; r&#233;guler n'est pas juger &#187;, pour amener les op&#233;rateurs, titulaires de licences d'exploitation, &#224; respecter les r&#232;gles l&#233;gales et contractuelles, cahier des charges notamment, qui r&#233;gissent le secteur ? &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s l'origine (lib&#233;ralisation des secteurs traditionnellement sous gestion publique directe : &#233;lectricit&#233;, eau, t&#233;l&#233;communications&#8230;), les r&#233;gulateurs se sont focalis&#233;s dans le contr&#244;le de la comp&#233;tition entre les op&#233;rateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On croyait que droit de la concurrence &#233;tait l'essence de la r&#233;gulation. Ce qui avait cr&#233;&#233; un conflit, aujourd'hui maitris&#233;, entre les r&#233;gulateurs sectoriels et les autorit&#233;s de la concurrence. Par la suite, le curseur s'est d&#233;plac&#233; vers les tarifs des services d&#233;sormais payants. On travaillait &#224; la baisse de ces tarifs et on croyait ici aussi que, plus il y a de concurrents dans un march&#233;, plus les prix baisseraient.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Aujourd'hui, l'exigence de qualit&#233; est devenue une donn&#233;e permanente dans toutes les activit&#233;s humaines.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il n'est donc pas &#233;tonnant que les r&#233;gulateurs en fassent une priorit&#233;. En cons&#233;quence, que le r&#233;gulateur des t&#233;l&#233;coms prononce une lourde sanction &#224; l'encontre des op&#233;rateurs du secteur pour mauvaise qualit&#233; de service ne doit pas &#233;tonner. Ce n'est pas du tout original et ce n'est pas la premi&#232;re fois dans notre pays ! A mon avis, le r&#233;gulateur est dans son r&#244;le de veille sur l'application des normes m&#234;me s'il est vrai que la d&#233;cision est impressionnante par le montant et l'ampleur de la sanction qui touche plus d'un op&#233;rateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne vais surtout pas me prononcer sur cette affaire encore pendante. En revanche, je voudrais m'y appuyer, en qualit&#233; de &#171; fait pertinent &#187;, pour appeler &#224; une r&#233;flexion approfondie sur les transformations de la r&#233;gulation qu'annonce cette attitude des r&#233;gulateurs qui seront de plus en plus attendus sur les questions de qualit&#233;. Oui parce que les services de base sont de plus en plus offerts dans une perspective marchande, ceux qui les vendent doivent donc un minimum de respect et un maximum de qualit&#233; &#224; ceux qui les ach&#232;tent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette exigence de qualit&#233; va aller crescendo avec la num&#233;risation croissante de la soci&#233;t&#233;. La nouvelle revendication citoyenne issue de la probl&#233;matique de la digitalisation est que tout le monde doit avoir acc&#232;s &#224; internet comme on le disait de l'eau et de l'&#233;lectricit&#233; il y a quelques ann&#233;es. Du coup dans la r&#233;gulation du num&#233;rique, la concurrence entre op&#233;rateurs et m&#234;me la question des prix deviennent d&#233;risoires face aux probl&#233;matiques li&#233;es &#224; l'acc&#232;s &#224; ce type de service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes la sanction au prorata du chiffre d'affaires est celle que semble pr&#233;f&#233;rer les r&#233;gulateurs. Vrais avantages au plan financier pour l'Etat ou le r&#233;gulateur (selon le destinataire du montant de la sanction) ! Mais en r&#233;gulation, la sanction n'est pas la panac&#233;e. Il y a d'autres voies et moyens pour amener les op&#233;rateurs au respect des normes et particuli&#232;rement de celles relatives &#224; l'acc&#232;s aux services de base de la soci&#233;t&#233; contemporaine parmi lesquels, internet. Il faut les conna&#238;tre. On y reviendra au besoin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr Abdoulaye SAKHO. Fondateur du Master Droit et Economie de la R&#233;gulation. Institut EDGE/CRES/ Dakar&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.socialnetlink.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Social Net Link&lt;/a&gt;, 16 d&#233;cembre 2021)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les partenariats et la formation essentiels pour lutter contre la menace de cybercriminalit&#233; post-pand&#233;mique en Afrique</title>
		<link>https://www.osiris.sn/les-partenariats-et-la-formation-essentiels-pour-lutter-contre-la-menace-de.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/les-partenariats-et-la-formation-essentiels-pour-lutter-contre-la-menace-de.html</guid>
		<dc:date>2021-11-18T14:18:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Point de vue</dc:subject>
		<dc:subject>POINT_DE_VUE</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Afrique est sur le radar des cybercriminels du monde entier, et avec l'ing&#233;nierie sociale et le hame&#231;onnage parmi les vecteurs d'attaque les plus courants, la sensibilisation et la formation du public devront &#234;tre intensifi&#233;es pour emp&#234;cher les organisations et les individus &#224; travers le continent de subir des pertes importantes. C'est selon l'organisation internationale de sensibilisation &#224; la s&#233;curit&#233;, KnowBe4, que la cybercriminalit&#233; a grimp&#233; en fl&#232;che depuis le d&#233;but de la pand&#233;mie et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.osiris.sn/-2021-.html" rel="directory"&gt;2021&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point-de-vue-+.html" rel="tag"&gt;Point de vue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-point_de_vue-+.html" rel="tag"&gt;POINT_DE_VUE&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Afrique est sur le radar des cybercriminels du monde entier, et avec l'ing&#233;nierie sociale et le hame&#231;onnage parmi les vecteurs d'attaque les plus courants, la sensibilisation et la formation du public devront &#234;tre intensifi&#233;es pour emp&#234;cher les organisations et les individus &#224; travers le continent de subir des pertes importantes.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est selon l'organisation internationale de sensibilisation &#224; la s&#233;curit&#233;, KnowBe4, que la cybercriminalit&#233; a grimp&#233; en fl&#232;che depuis le d&#233;but de la pand&#233;mie et que les &#234;tres humains restent les plus grandes cibles en mati&#232;re de s&#233;curit&#233; organisationnelle, mais qu'ils peuvent &#233;galement &#234;tre la meilleure d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anna Collard, vice-pr&#233;sidente principale de la strat&#233;gie de contenu et &#233;vang&#233;liste pour KnowBe4 Africa, affirme que le hame&#231;onnage, les escroqueries en ligne et la Compromission des E-Mails Professionnels (CEP) sont rest&#233;s parmi les m&#233;thodes les plus courantes pour les cybercriminels pour lancer leurs attaques au cours de la derni&#232;re ann&#233;e, et toutes ces m&#233;thodes reposent sur l'erreur et la vuln&#233;rabilit&#233; humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport d'Evaluation des Cybermenaces (&lt;a href=&#034;https://bit.ly/3CrTb0r&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://bit.ly/3CrTb0r&lt;/a&gt;) en Afrique publi&#233; en octobre 2021 par INTERPOL cite une &#233;tude men&#233;e par la soci&#233;t&#233; panafricaine de cyber s&#233;curit&#233; informatique, Serianu (&lt;a href=&#034;https://bit.ly/3oydrbC&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://bit.ly/3oydrbC&lt;/a&gt;), qui a r&#233;v&#233;l&#233; que la cybercriminalit&#233; r&#233;duisait le PIB en Afrique de plus de 10 %, pour un co&#251;t estim&#233; &#224; 4,12 milliards de dollars en 2021.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport d'INTERPOL indique que les cinq principaux cybermenaces en Afrique sont des escroqueries en ligne qui incitent les individus &#224; r&#233;v&#233;ler des informations personnelles ou financi&#232;res. l'extorsion num&#233;rique telle que la sextorsion/cyberharc&#232;lement ; CEP dans lequel les criminels piratent les syst&#232;mes de messagerie pour tromper les employ&#233;s de l'entreprise en transf&#233;rant de l'argent sur leurs comptes bancaires. Cy-X (cyber-extorsion) tel que le ran&#231;ongiciel dans lequel les criminels verrouillent des donn&#233;es ou des syst&#232;mes pour exiger de l'argent ; et l'utilisation de Botnets : r&#233;seaux de machines compromises &#224; utiliser pour automatiser les cyberattaques &#224; grande &#233;chelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'incidence de la cybercriminalit&#233; a augment&#233; avec le d&#233;veloppement de l'&#233;conomie num&#233;rique de l'Afrique, et elle a consid&#233;rablement augment&#233; depuis le d&#233;but de la pand&#233;mie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'incidence de la cybercriminalit&#233; a augment&#233; avec le d&#233;veloppement de l'&#233;conomie num&#233;rique de l'Afrique, et elle a consid&#233;rablement augment&#233; depuis le d&#233;but de la pand&#233;mie &#187;, a d&#233;clar&#233; Collard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien qu'en Afrique du Sud, la r&#233;cente enqu&#234;te de KnowBe4 / ITWeb sur ran&#231;ongiciel a r&#233;v&#233;l&#233; que 32% des r&#233;pondants avaient &#233;t&#233; victimes des ran&#231;ongiciels, et que 48% de ceux qui avaient un impact significatif ou tr&#232;s significatif sur leurs op&#233;rations commerciales en cons&#233;quence. Pr&#232;s d'un sur quatre (24%) des personnes qui avaient &#233;t&#233; attaqu&#233;es ont d&#233;clar&#233; avoir subi plus de 1 million de rands en dommages et co&#251;ts en cons&#233;quence. L'&#233;tude a &#233;galement r&#233;v&#233;l&#233; que les principales causes profondes de la prise de pied des ran&#231;ongiciels dans ces environnements &#233;taient l'ing&#233;nierie sociale (27%), les logiciels non corrig&#233;s (16%), les erreurs de configuration (11%) et les probl&#232;mes de mot de passe (8%).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2020, les donn&#233;es personnelles de plus de 24 000 000 de Sud-Africains et de pr&#232;s de 800 000 entreprises ont &#233;t&#233; expos&#233;es en raison de la cybercriminalit&#233; et, selon le Service de Pr&#233;vention de la Fraude en Afrique Australe (SPFAA), la fraude par usurpation d'identit&#233; &#8211; &#233;galement connue sous le nom de fraude d'identit&#233; &#8211; a augment&#233; d'une fa&#231;on alarmante de 337% en 2020, ce qui indique que la pand&#233;mie a cr&#233;&#233; de nouvelles opportunit&#233;s pour les fraudeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces tendances sont refl&#233;t&#233;es dans de nombreux autres rapports. Selon Trans-Union , le taux de tentatives de fraude num&#233;rique contre les entreprises a consid&#233;rablement augment&#233; par rapport au niveau d'avant la pand&#233;mie, tandis que Sophos annonce dans son rapport de &#171; IT Security team : 2021 and beyond &#187;/ l'&#233;quipe de la S&#233;curit&#233; Informatique : 2021 et au-del&#224; que 58% des organisations sud-africaines interrog&#233;es ont connu une augmentation des cyberattaques au cours de l'ann&#233;e 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pertes caus&#233;es par ces violations sont stup&#233;fiantes. Selon un rapport de Sophos, le co&#251;t moyen de correction d'une attaque de ran&#231;ongiciel en Afrique du Sud est de 447 097 $ en 2021. La s&#233;curit&#233; IBM rapporte que le dernier rapport de l'Institut Ponemon sur le co&#251;t d'une violation de donn&#233;es pour l'Afrique du Sud co&#251;te d&#233;sormais en moyenne 3,21 millions de dollars par violation, la moyenne mondiale &#233;tant pass&#233;e &#224; 4,24 millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Collard d&#233;clare : &#171; Les co&#251;ts des attaques augmentent rapidement, malgr&#233; le fait que les organisations font de la cyber s&#233;curit&#233; une priorit&#233; absolue et investissent davantage dans les solutions de s&#233;curit&#233;. De toute &#233;vidence, il reste encore beaucoup &#224; faire pour pr&#233;venir les causes profondes de ces attaques et pr&#233;parer les organisations et les institutions gouvernementales. Davantage de partenariats public-priv&#233; sont n&#233;cessaires pour travailler ensemble &#224; la lutte contre cette menace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie r&#233;gionale d'INTERPOL en mati&#232;re de cybercriminalit&#233; pour l'Afrique appelle &#224; un cadre solide pour le partage des renseignements et la coordination des actions visant &#224; renforcer la r&#233;ponse des services r&#233;pressifs dans toute l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Collard est d'accord. &#171; Les solutions miracles n'existent pas dans le monde de la cyber s&#233;curit&#233;. Ce n'est que gr&#226;ce &#224; un effort de collaboration, au partage des connaissances et &#224; l'accent mis sur les bases telles que la gestion judicieuse des correctifs, le processus de r&#233;ponse aux incidents et les programmes de culture de s&#233;curit&#233; que nous serons en mesure de freiner cette menace croissante &#187;, dit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.socialnetlink.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Social Net Link&lt;/a&gt;, 18 novembre 2021)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
