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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Afrique du Sud : la baisse des taxes sur les smartphones soutient l'adoption du num&#233;rique</title>
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		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les pays africains multiplient les initiatives pour favoriser l'inclusion num&#233;rique de leurs populations. En Afrique du Sud, les autorit&#233;s ont rappel&#233; les mesures adopt&#233;es l'an dernier afin de pr&#233;senter leur bilan aux parlementaires. &lt;br class='autobr' /&gt;
En Afrique du Sud, la suppression de la taxe d'accise ad valorem sur les smartphones d'entr&#233;e de gamme, adopt&#233;e l'an dernier, commence &#224; produire des effets mesurables. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ce qu'a indiqu&#233; le ministre sud-africain charg&#233; des TIC, Solly Malatsi, mardi 13 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-mai-2026-.html" rel="directory"&gt;Mai 2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Impots-et-taxes-+.html" rel="tag"&gt;Fiscalit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/afrique_sud-26-a4080.jpg?1778853360' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les pays africains multiplient les initiatives pour favoriser l'inclusion num&#233;rique de leurs populations. En Afrique du Sud, les autorit&#233;s ont rappel&#233; les mesures adopt&#233;es l'an dernier afin de pr&#233;senter leur bilan aux parlementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afrique du Sud, la suppression de la taxe d'accise ad valorem sur les smartphones d'entr&#233;e de gamme, adopt&#233;e l'an dernier, commence &#224; produire des effets mesurables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qu'a indiqu&#233; le ministre sud-africain charg&#233; des TIC, Solly Malatsi, mardi 13 mai devant le Parlement, lors de la pr&#233;sentation du Budget Vote de son d&#233;partement pour l'exercice 2026/2027, dot&#233; d'une enveloppe de 2,549 milliards de rands (environ 153,3 millions USD).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au cours des neuf mois pr&#233;c&#233;dant la suppression de la taxe, les ventes mensuelles de smartphones d'entr&#233;e de gamme reculaient en moyenne de 7,9 % par mois. [...] Entre avril et d&#233;cembre 2025, cette tendance s'est invers&#233;e et les ventes mensuelles dans ce segment ont augment&#233; de 3,7 %, ce qui montre clairement que les consommateurs ont davantage les moyens de remplacer leurs t&#233;l&#233;phones multifonctions par des smartphones &#187;, a indiqu&#233; le ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour M. Malatsi, la connectivit&#233; seule ne suffit plus &#224; r&#233;duire la fracture num&#233;rique. Selon une &#233;tude r&#233;cente de la Development Bank of South Africa, la proportion de m&#233;nages non connect&#233;s &#224; Internet s'&#233;l&#232;ve d&#233;sormais &#224; seulement 2,2 % &#224; l'&#233;chelle nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, le co&#251;t des terminaux reste un obstacle plus important que l'absence de couverture r&#233;seau pour une partie de la population. Le d&#233;partement veut s'appuyer sur les r&#233;sultats de la mesure fiscale pour engager des discussions avec le Tr&#233;sor national afin d'envisager des mesures compl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des appareils, le gouvernement mise sur les satellites en orbite terrestre basse (LEO) pour &#233;largir la couverture num&#233;rique, en ouvrant le march&#233; aux op&#233;rateurs internationaux sous certaines conditions r&#233;glementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Notre responsabilit&#233; est de veiller &#224; ce que les nouvelles technologies favorisent l'inclusion plut&#244;t qu'elles aggravent les in&#233;galit&#233;s. [...] &#192; cette fin, les services satellitaires en orbite terrestre basse (LEO) font &#233;galement partie int&#233;grante de l'avenir num&#233;rique de l'Afrique du Sud &#187;, a d&#233;clar&#233; le ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adoni Conrad Quenum&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.agenceecofin.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Ecofin&lt;/a&gt;, 15 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le mobile money g&#233;n&#232;re plus de recettes qu'il n'en co&#251;te &#224; condition de ne pas le taxer</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le mobile money est devenu, en quinze ans, le principal moteur de l'inclusion financi&#232;re en Afrique. Il est aussi, de plus en plus, une cible fiscale. Ces deux r&#233;alit&#233;s coexistent d&#233;sormais dans une contradiction qui commence &#224; co&#251;ter cher aux &#233;conomies africaines. Le Fonds mon&#233;taire international (FMI), la Banque mondiale et la Commission &#233;conomique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) convergent vers le m&#234;me constat : taxer les transactions num&#233;riques freine l'inclusion financi&#232;re sans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH91/fiscalite-10-65b3c.jpg?1778852913' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='91' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le mobile money est devenu, en quinze ans, le principal moteur de l'inclusion financi&#232;re en Afrique. Il est aussi, de plus en plus, une cible fiscale. Ces deux r&#233;alit&#233;s coexistent d&#233;sormais dans une contradiction qui commence &#224; co&#251;ter cher aux &#233;conomies africaines. Le Fonds mon&#233;taire international (FMI), la Banque mondiale et la Commission &#233;conomique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) convergent vers le m&#234;me constat : taxer les transactions num&#233;riques freine l'inclusion financi&#232;re sans g&#233;n&#233;rer les recettes esp&#233;r&#233;es. Certains gouvernements commencent &#224; corriger le tir. D'autres cherchent encore leur &#233;quilibre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Ouganda, tout s'est jou&#233; en un exercice budg&#233;taire. Une taxe journali&#232;re sur les r&#233;seaux sociaux et les transactions num&#233;riques est instaur&#233;e. Le r&#233;sultat, document&#233; par le Rapport &#233;conomique sur l'Afrique 2026 de la CEA, est imm&#233;diat : plus de 2,5 millions d'abonn&#233;s Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n'ont pas disparu. Ils sont simplement retourn&#233;s au cash.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas ougandais est loin d'&#234;tre isol&#233;. Selon plusieurs donn&#233;es compil&#233;es &#224; l'&#233;chelle du continent, pr&#232;s d'une vingtaine de pays d'Afrique subsaharienne avaient introduit, fin 2025, une forme de taxation du mobile money. Certains taxent la valeur des transactions, d'autres les revenus des op&#233;rateurs, d'autres encore les plateformes num&#233;riques elles-m&#234;mes. Sans doctrine commune ni coordination r&#233;gionale, chaque &#201;tat exp&#233;rimente sa propre formule, souvent au d&#233;triment des populations les plus vuln&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paradoxe est frappant : alors m&#234;me que les grandes institutions internationales recommandent d'utiliser le num&#233;rique comme levier de collecte fiscale, plusieurs gouvernements africains continuent d'en faire une cible fiscale directe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une infrastructure d'inclusion devenue objet de taxation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mobile money repr&#233;sente aujourd'hui plus de 2,1 milliards de comptes enregistr&#233;s dans le monde, dont une majorit&#233; en Afrique subsaharienne, avec plus de 514 millions d'utilisateurs actifs selon la CEA. Au Kenya, M-Pesa a permis de faire passer le taux d'inclusion financi&#232;re de moins de 30 % &#224; plus de 83 % en moins d'une d&#233;cennie. Le mobile money n'est plus un simple service financier : il constitue d&#233;sormais une infrastructure &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment parce qu'elle est devenue incontournable que cette infrastructure attire les administrations fiscales. Les transactions num&#233;riques sont visibles, tra&#231;ables et en forte croissance depuis la pand&#233;mie de Covid-19. Dans un contexte marqu&#233; par une dette &#233;lev&#233;e, un espace budg&#233;taire r&#233;duit et une baisse progressive de l'aide internationale, elles apparaissent comme une source de revenus potentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tentation est compr&#233;hensible. Mais les r&#233;sultats sont souvent contre-productifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recherches acad&#233;miques et les analyses institutionnelles convergent : ces taxes r&#233;duisent fortement l'usage des services financiers num&#233;riques. Selon le Danish Institute for International Studies, elles peuvent entra&#238;ner une baisse de l'utilisation des services jusqu'&#224; 39 % dans certains contextes. Le comportement des utilisateurs est simple : lorsque le co&#251;t augmente, ils r&#233;duisent leurs transactions, regroupent leurs paiements ou reviennent au liquide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le principe est de mobiliser les recettes tout en ayant un impact limit&#233; sur les segments les plus pauvres en s'appuyant autant que possible sur la num&#233;risation l&#224; o&#249; il y a des b&#233;n&#233;fices clairs. &#187; &#8212; Amadou Sy, D&#233;partement Afrique du FMI, Assembl&#233;es de printemps, Washington, avril 2026&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le paradoxe fiscal : taxer ce qui &#233;largit l'assiette&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argument des partisans de ces taxes est essentiellement budg&#233;taire : il faut pr&#233;lever l&#224; o&#249; l'activit&#233; &#233;conomique est visible. Une logique compr&#233;hensible, mais profond&#233;ment court-termiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mobile money est aujourd'hui l'un des meilleurs outils de formalisation &#233;conomique dont disposent les &#201;tats africains. En rendant les transactions tra&#231;ables et en int&#233;grant des millions d'acteurs informels dans des circuits identifiables, il &#233;largit naturellement l'assiette fiscale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude publi&#233;e en 2025, portant sur 36 pays africains, &#233;tablit ainsi une corr&#233;lation positive entre inclusion financi&#232;re et recettes fiscales. En d'autres termes : plus les populations utilisent les services financiers num&#233;riques, plus les capacit&#233;s de collecte fiscale augmentent &#8212; &#224; condition de ne pas d&#233;courager leur usage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Taxer les transactions revient donc &#224; affaiblir le m&#233;canisme m&#234;me qui permettrait d'&#233;largir durablement les recettes publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CEA le r&#233;sume clairement dans son rapport 2026 : le num&#233;rique doit &#234;tre un levier de collecte fiscale, pas une cible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Kenya illustre cette logique alternative. Gr&#226;ce &#224; l'int&#233;gration des donn&#233;es du mobile money dans des syst&#232;mes de d&#233;tection aliment&#233;s par l'intelligence artificielle, le pays a r&#233;duit la fraude &#224; la TVA de pr&#232;s de 30 % entre 2019 et 2021. Aujourd'hui, le mobile money y traite l'&#233;quivalent d'un milliard de shillings par jour pour les paiements li&#233;s aux recettes publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une fiscalit&#233; qui p&#233;nalise d'abord les plus vuln&#233;rables&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des chiffres, une r&#233;alit&#233; sociale demeure : ces taxes frappent principalement ceux qui n'ont aucune alternative bancaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude approfondie men&#233;e pendant trois ans par l'International Centre for Tax and Development (ICTD) sur l'e-levy ghan&#233;en l'a d&#233;montr&#233; : malgr&#233; les exemptions pr&#233;vues, ce sont les m&#233;nages les plus modestes qui ont support&#233; la charge fiscale la plus lourde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une r&#233;gion o&#249; plus de 85 % des emplois rel&#232;vent du secteur informel, le mobile money repr&#233;sente souvent le seul acc&#232;s au syst&#232;me financier. Pour une commer&#231;ante de Kumasi ou un conducteur de mototaxi &#224; Kampala, il ne s'agit pas d'un service de confort, mais d'un outil vital de survie &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les populations les plus ais&#233;es disposent, elles, de comptes bancaires et de solutions alternatives. Les autres paient&#8230; ou retournent au cash.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le co&#251;t des donn&#233;es demeure un probl&#232;me. Si nous voulons vraiment que notre jeunesse utilise ces technologies, nous devons trouver comment rendre leur acc&#232;s abordable. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt; &#8212; Stephen Karingi, Directeur de la Division macro&#233;conomique de la CEA-ONU, Tanger, avril 2026&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le risque d'un mauvais signal envoy&#233; aux investisseurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre cons&#233;quence, plus silencieuse, concerne l'attractivit&#233; &#233;conomique. L'Afrique cherche aujourd'hui &#224; attirer des investissements massifs dans ses &#233;cosyst&#232;mes fintech et num&#233;riques. Or, pour de nombreux acteurs du secteur, l'instabilit&#233; fiscale constitue un frein majeur. Des taxes introduites sans concertation ou modifi&#233;es brutalement cr&#233;ent un climat d'incertitude peu favorable aux investissements de long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des Assembl&#233;es de printemps du FMI et de la Banque mondiale en avril 2026, plusieurs dirigeants africains ont insist&#233; sur la n&#233;cessit&#233; d'investir dans les infrastructures num&#233;riques afin de soutenir l'intelligence artificielle et les syst&#232;mes financiers digitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Taxer les usages num&#233;riques sans vision strat&#233;gique envoie donc un signal contradictoire aux investisseurs que le continent cherche pr&#233;cis&#233;ment &#224; attirer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Ghana, symbole d'un revirement politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Ghana offre l'exemple le plus embl&#233;matique. Longtemps pr&#233;sent&#233; comme un mod&#232;le d'inclusion financi&#232;re, le pays introduit en 2022 une taxe sur les transactions &#233;lectroniques, l'e-levy, initialement fix&#233;e &#224; 1,75 %, puis ramen&#233;e &#224; 1 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les effets sont imm&#233;diats : baisse des volumes de transactions, retour massif vers le cash et forte contestation populaire. Lors de la campagne pr&#233;sidentielle de 2024, les principaux partis promettent sa suppression. &#201;lu pr&#233;sident, John Mahama l'abroge officiellement le 2 avril 2025. Le Parlement vote la suppression &#224; l'unanimit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'ICTD souligne un autre effet, moins visible : la suppression de la taxe a aussi entra&#238;n&#233; la disparition de plusieurs dispositifs de collecte de donn&#233;es fiscales construits autour du syst&#232;me num&#233;rique. Le v&#233;ritable potentiel de l'e-levy ne r&#233;sidait pas dans la taxe elle-m&#234;me, mais dans les informations qu'elle permettait de g&#233;n&#233;rer sur les flux &#233;conomiques. Le Ghana a donc perdu &#224; la fois les recettes et les outils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La voie alternative : utiliser le num&#233;rique au service de la fiscalit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des mod&#232;les plus efficaces existent pourtant. Le Kenya demeure la r&#233;f&#233;rence continentale, mais d'autres pays avancent &#233;galement dans cette direction. En Afrique du Sud, les syst&#232;mes de conformit&#233; fiscale aliment&#233;s par l'intelligence artificielle ont g&#233;n&#233;r&#233; plus de 101 milliards de rands de recettes suppl&#233;mentaires entre 2022 et 2023, selon la CEA. Le Rwanda d&#233;veloppe des approches similaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous ces cas, la logique est invers&#233;e : le num&#233;rique sert &#224; identifier les revenus non fiscalis&#233;s plut&#244;t qu'&#224; taxer directement les transactions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Nigeria a r&#233;cemment pr&#233;sent&#233; une approche comparable lors des Assembl&#233;es de printemps 2026 : am&#233;liorer la mobilisation des ressources publiques tout en r&#233;duisant la pression fiscale sur les revenus les plus modestes. L'&#233;quilibre est donc possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Taxer les op&#233;rateurs plut&#244;t que les utilisateurs, exploiter les donn&#233;es du mobile money pour identifier les acteurs &#233;conomiques significatifs du secteur informel, connecter les plateformes num&#233;riques aux syst&#232;mes fiscaux et douaniers : ces solutions existent d&#233;j&#224; et produisent des r&#233;sultats plus durables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La question n'est plus de savoir si les Africains peuvent financer cette transformation. La question est de savoir si nous le ferons collectivement, strat&#233;giquement et &#224; grande &#233;chelle. &#187; &#8212; Claver Gatete, Secr&#233;taire ex&#233;cutif de la CEA-ONU, Tanger, avril 2026&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un choix politique plus qu'une fatalit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pression budg&#233;taire qui pousse plusieurs &#201;tats africains &#224; taxer le mobile money est bien r&#233;elle. En 2025, les gouvernements africains consacraient pr&#232;s d'un cinqui&#232;me de leurs recettes au service de la dette. L'espace budg&#233;taire se r&#233;duit, tandis que les besoins sociaux augmentent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la logique du rendement imm&#233;diat peut devenir une impasse strat&#233;gique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les institutions internationales, les travaux acad&#233;miques et les exp&#233;riences nationales convergent d&#233;sormais vers un constat commun : taxer excessivement le mobile money rapporte souvent moins qu'esp&#233;r&#233;, fragilise l'inclusion financi&#232;re et p&#233;nalise d'abord les populations les plus modestes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me n'est plus l'absence d'information. Les donn&#233;es existent. Les alternatives aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le v&#233;ritable enjeu est d&#233;sormais politique : choisir entre une logique de pr&#233;l&#232;vement imm&#233;diat et une strat&#233;gie de transformation &#233;conomique de long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les millions d'Africains que le mobile money a progressivement int&#233;gr&#233;s dans l'&#233;conomie formelle, cette diff&#233;rence n'a rien d'abstrait. Elle se mesure en co&#251;ts quotidiens, en retour au cash et en ann&#233;es perdues sur le chemin de l'inclusion financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://cio-mag.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CIO Mag&lt;/a&gt;, 14 mai 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nigeria : la suppression des frais de droits de passage progresse lentement</title>
		<link>https://www.osiris.sn/nigeria-la-suppression-des-frais-de-droits-de-passage-progresse-lentement.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/nigeria-la-suppression-des-frais-de-droits-de-passage-progresse-lentement.html</guid>
		<dc:date>2026-04-24T17:37:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A fin f&#233;vrier 2025, 11 &#201;tats avaient d&#233;j&#224; supprim&#233; les frais de droits de passage. Bosun Tijani, ministre f&#233;d&#233;ral des Communications, de l'Innovation et de l'&#201;conomie num&#233;rique, s'&#233;tait alors montr&#233; optimiste quant &#224; une g&#233;n&#233;ralisation de cette mesure avant la fin du mois de mai. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au Nigeria, environ 15 &#201;tats sur 36 ont d&#233;j&#224; supprim&#233; les frais de droits de passage (RoW) appliqu&#233;s aux op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms pour le d&#233;ploiement de la fibre optique. Cette mesure s'inscrit dans une dynamique de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-avril-2026-.html" rel="directory"&gt;Avril 2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Impots-et-taxes-+.html" rel="tag"&gt;Fiscalit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L134xH134/nigeria-62-ddc20.jpg?1778176566' class='spip_logo spip_logo_right' width='134' height='134' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A fin f&#233;vrier 2025, 11 &#201;tats avaient d&#233;j&#224; supprim&#233; les frais de droits de passage. Bosun Tijani, ministre f&#233;d&#233;ral des Communications, de l'Innovation et de l'&#201;conomie num&#233;rique, s'&#233;tait alors montr&#233; optimiste quant &#224; une g&#233;n&#233;ralisation de cette mesure avant la fin du mois de mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Nigeria, environ 15 &#201;tats sur 36 ont d&#233;j&#224; supprim&#233; les frais de droits de passage (RoW) appliqu&#233;s aux op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms pour le d&#233;ploiement de la fibre optique. Cette mesure s'inscrit dans une dynamique de pression accrue des autorit&#233;s f&#233;d&#233;rales pour acc&#233;l&#233;rer le d&#233;veloppement des infrastructures num&#233;riques &#224; l'&#233;chelle nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce chiffre a &#233;t&#233; d&#233;voil&#233; le 23 avril par Aminu Maida, vice-pr&#233;sident ex&#233;cutif de la Nigerian Communications Commission (NCC), lors d'une conf&#233;rence de presse &#224; Lagos, relay&#233;e par The Guardian Nigeria. Il intervenait principalement sur la mise en &#339;uvre du m&#233;canisme de compensation des abonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette occasion, le directeur des services techniques de la NCC, Edoyemi Ogoh, a indiqu&#233; que la suppression des&#8239;frais de droits de passage devrait contribuer &#224; am&#233;liorer la qualit&#233; des services t&#233;l&#233;phoniques dans les &#201;tats concern&#233;s. Il a &#233;galement appel&#233; les autorit&#233;s locales &#224; acc&#233;l&#233;rer les proc&#233;dures d'approbation pour l'implantation des infrastructures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la NCC, les &#201;tats ayant adopt&#233; un tarif nul enregistrent une expansion plus rapide des r&#233;seaux de fibre optique. Kaduna et l'&#201;tat du Niger figurent ainsi parmi les plus avanc&#233;s, tirant parti de ces politiques pour &#233;tendre la connectivit&#233;, notamment dans les zones rurales encore peu desservies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, le tarif harmonis&#233; des droits de passage au Nigeria est fix&#233; &#224; 145 nairas (environ 0,11 dollar) par m&#232;tre lin&#233;aire. Ce niveau r&#233;sulte d'un processus engag&#233; en 2017 par le gouvernement f&#233;d&#233;ral avec les &#201;tats, alors qu'auparavant les co&#251;ts variaient fortement, entre 4000 et 8000 nairas selon les juridictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ces avanc&#233;es, 21 &#201;tats n'ont pas encore supprim&#233; ces frais, en d&#233;pit des appels r&#233;p&#233;t&#233;s des autorit&#233;s. D'apr&#232;s la GSMA (Association mondiale des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile), le non&#8209;respect du tarif harmonis&#233; par plusieurs &#201;tats continue d'alourdir les co&#251;ts de d&#233;ploiement, avec des surco&#251;ts pouvant atteindre 70 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, le gouvernement nig&#233;rian met en &#339;uvre le projet BRIDGE, qui vise &#224; d&#233;ployer 90 000 km de fibre &#224; travers le pays pour un co&#251;t total d'environ 2&#8239;milliards de dollars. La GSMA estime que le co&#251;t total du d&#233;ploiement de la fibre optique au Nigeria pourrait &#234;tre r&#233;duit de 15 % si les autorit&#233;s des &#201;tats se conformaient &#224; la r&#233;glementation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isaac K. Kassouwi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.agenceecofin.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Ecofin&lt;/a&gt;, 24 avril 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;gulation et finances publiques : L'ARTP, nouveau pilier des recettes de l'&#201;tat</title>
		<link>https://www.osiris.sn/regulation-et-finances-publiques-l-artp-nouveau-pilier-des-recettes-de-l-etat.html</link>
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		<dc:date>2026-04-23T18:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2025, l'Autorit&#233; de R&#233;gulation des T&#233;l&#233;communications et des Postes (ARTP) a r&#233;alis&#233; une performance budg&#233;taire remarquable, d&#233;passant largement ses objectifs de recouvrement. Une contribution d&#233;cisive &#224; la consolidation des finances publiques s&#233;n&#233;galaises, qui consacre l'institution comme un acteur strat&#233;gique de premier rang. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'exercice budg&#233;taire 2025 aura &#233;t&#233;, pour l'Autorit&#233; de R&#233;gulation des T&#233;l&#233;communications et des Postes (ARTP), une ann&#233;e de cons&#233;cration. Selon le Rapport (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L149xH144/artp_2-32-a9594.jpg?1778176567' class='spip_logo spip_logo_right' width='149' height='144' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2025, l'Autorit&#233; de R&#233;gulation des T&#233;l&#233;communications et des Postes (ARTP) a r&#233;alis&#233; une performance budg&#233;taire remarquable, d&#233;passant largement ses objectifs de recouvrement. Une contribution d&#233;cisive &#224; la consolidation des finances publiques s&#233;n&#233;galaises, qui consacre l'institution comme un acteur strat&#233;gique de premier rang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exercice budg&#233;taire 2025 aura &#233;t&#233;, pour l'Autorit&#233; de R&#233;gulation des T&#233;l&#233;communications et des Postes (ARTP), une ann&#233;e de cons&#233;cration. Selon le Rapport trimestriel d'ex&#233;cution du budget, publi&#233; en avril 2026 par le minist&#232;re des Finances et du Budget, l'institution a non seulement atteint ses cibles de recouvrement, mais les a significativement surpass&#233;es, s'imposant ainsi comme l'un des contributeurs les plus dynamiques aux ressources de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chiffres parlent d'eux-m&#234;mes. La redevance radio&#233;lectrique, principal instrument de contribution de l'ARTP au budget national, a &#233;t&#233; recouvr&#233;e &#224; hauteur de 45,6 milliards de francs CFA, contre un objectif initial de 34,8 milliards inscrit dans la loi de finances. Le taux de r&#233;alisation atteint ainsi 131,1%, traduisant une efficacit&#233; op&#233;rationnelle sans pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus &#233;loquente encore est la progression en glissement annuel : les recettes ont bondi de 89,3% par rapport &#224; l'exercice 2024, soit une plus-value nette de 21,5 milliards de francs CFA en une seule ann&#233;e. Une performance qui, dans le paysage des administrations publiques, fait figure d'exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un levier d&#233;cisif pour l'&#233;quilibre budg&#233;taire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;ussite rev&#234;t une dimension strat&#233;gique qui d&#233;passe le seul p&#233;rim&#232;tre sectoriel de l'institution. &#192; elle seule, la contribution de l'ARTP repr&#233;sente pr&#232;s de 16% des recettes non-fiscales globales de l'&#201;tat, lesquelles se sont &#233;tablies &#224; 287,4 milliards de francs CFA en 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, pr&#232;s d'un franc sur six (1/6) collect&#233; hors fiscalit&#233; directe provient de l'Autorit&#233; de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des Postes. Une proportion qui illustre le poids croissant du secteur num&#233;rique et postal dans l'architecture des finances publiques nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette contribution substantielle s'est inscrite en coh&#233;rence avec la strat&#233;gie de consolidation budg&#233;taire conduite par le gouvernement tout au long de l'exercice. Elle a directement particip&#233; &#224; la r&#233;duction du d&#233;ficit public, ramen&#233; de 7,82% &#224; 6,44% du Produit int&#233;rieur brut (PIB), un r&#233;sultat inf&#233;rieur &#224; la cible fix&#233;e par la seconde loi de finances rectificative et salu&#233; comme un signal fort de redressement des comptes de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les ressorts d'une transformation interne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette performance ne saurait &#234;tre r&#233;duite &#224; un simple effet d'aubaine li&#233; &#224; la croissance &#233;conomique nationale, estim&#233;e &#224; 6,7% en 2025, sous l'impulsion des secteurs p&#233;trolier et gazier. Elle proc&#232;de, bien davantage, d'une transformation structurelle conduite en interne par l'institution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ARTP a, en effet, intensifi&#233; ses op&#233;rations de contr&#244;le de l'occupation du spectre radio&#233;lectrique, modernis&#233; ses proc&#233;dures de recouvrement et renforc&#233; sa doctrine de r&#233;gulation &#224; l'endroit des acteurs des services num&#233;riques et postaux. Autant de leviers qui ont permis d'&#233;largir l'assiette taxable et d'am&#233;liorer sensiblement le rendement de ses instruments de collecte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des ambitions confirm&#233;es pour 2026&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fort de cette trajectoire ascendante, l'ARTP entend consolider ses acquis au cours de l'exercice 2026. L'institution r&#233;affirme sa vocation au service de la souverainet&#233; num&#233;rique et de la comp&#233;titivit&#233; du S&#233;n&#233;gal, en alignant ses objectifs sur les orientations gouvernementales qui visent l'assainissement progressif des finances publiques et le renforcement des recettes internes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un contexte o&#249; l'&#201;tat s&#233;n&#233;galais s'est fix&#233; pour cap de ramener son d&#233;ficit budg&#233;taire &#224; 5,4% du Produit int&#233;rieur brut, &#224; l'horizon 2026, chaque institution qui d&#233;passe ses objectifs de mobilisation contribue, &#224; sa mesure, &#224; la cr&#233;dibilit&#233; de cet engagement. L'ARTP, longtemps per&#231;ue comme un simple organe technique de r&#233;gulation sectorielle, s'affirme d&#233;sormais comme un acteur &#224; part enti&#232;re de la politique budg&#233;taire nationale. Une mutation silencieuse, mais aux effets bien r&#233;els sur les comptes de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Pierre Malou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.sudonline.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sud Quotidien&lt;/a&gt;, 23 avril 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ouganda : les op&#233;rateurs demandent la lev&#233;e des droits de douane sur les smartphones</title>
		<link>https://www.osiris.sn/ouganda-les-operateurs-demandent-la-levee-des-droits-de-douane-sur-les.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/ouganda-les-operateurs-demandent-la-levee-des-droits-de-douane-sur-les.html</guid>
		<dc:date>2026-04-16T17:25:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'accessibilit&#233; financi&#232;re des smartphones constitue un enjeu majeur en Afrique. Le gouvernement ougandais a r&#233;cemment appel&#233; &#224; la production locale de t&#233;l&#233;phones et d'ordinateurs afin de r&#233;duire les co&#251;ts et favoriser l'usage des services num&#233;riques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms ougandais exhortent le Parlement &#224; supprimer les droits d'importation sur les smartphones d'entr&#233;e de gamme. Cette initiative vise &#224; rendre ces appareils plus accessibles et &#224; soutenir l'adoption des services (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/ouganda-18-11201.jpg?1778197901' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'accessibilit&#233; financi&#232;re des smartphones constitue un enjeu majeur en Afrique. Le gouvernement ougandais a r&#233;cemment appel&#233; &#224; la production locale de t&#233;l&#233;phones et d'ordinateurs afin de r&#233;duire les co&#251;ts et favoriser l'usage des services num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms ougandais exhortent le Parlement &#224; supprimer les droits d'importation sur les smartphones d'entr&#233;e de gamme. Cette initiative vise &#224; rendre ces appareils plus accessibles et &#224; soutenir l'adoption des services num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet appel a &#233;t&#233; adress&#233; aux parlementaires lors d'une s&#233;ance parlementaire le mercredi 15 avril par Dennis Kakonge, directeur g&#233;n&#233;ral des services corporate de MTN Uganda. Il dirigeait une d&#233;l&#233;gation des soci&#233;t&#233;s de t&#233;l&#233;phonie mobile venue principalement plaider pour une r&#233;duction de la taxation sur les retraits mobile money.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon M. Kakonge, la fiscalit&#233; &#233;lev&#233;e rend les smartphones inabordables pour de nombreux Ougandais et encourage la contrebande. Il a ajout&#233; que le co&#251;t &#233;lev&#233; de ces appareils limite la participation num&#233;rique, emp&#234;chant de nombreux citoyens d'acc&#233;der aux services en ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet appel intervient dans un contexte o&#249; le taux d'imposition combin&#233; sur les t&#233;l&#233;phones mobiles en Ouganda est d'environ 30 %, selon les donn&#233;es de l'Association mondiale des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie (GSMA), contre une moyenne de 33 % en Afrique. Ce taux se compose d'environ 10 % de droits de douane et de 18 % de taxe sur la valeur ajout&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la GSMA estime que le prix m&#233;dian d'un smartphone d'entr&#233;e de gamme en Afrique subsaharienne s'&#233;levait &#224; 39 dollars en 2024. Cela repr&#233;sentait 26 % du revenu pour l'ensemble de la population. Ce ratio atteint 64 % pour les 40 % les plus pauvres et 87 % pour les 20 % les plus pauvres. Il est de 32 % pour les femmes et de 23 % pour les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rappel, l'accessibilit&#233; financi&#232;re des smartphones demeure l'un des principaux obstacles &#224; l'adoption et &#224; l'usage de l'Internet mobile en Afrique. Selon les donn&#233;es de la Banque mondiale, 27 % de la population &#226;g&#233;e de plus de 15 ans poss&#233;dait un smartphone en 2024. L'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT) estime le taux de p&#233;n&#233;tration d'Internet dans le pays &#224; environ 9 %, tandis que la GSMA indiquait que 30 millions de personnes dans le pays n'utilisaient pas Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isaac K. Kassouwi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.agenceecofin.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Ecofin&lt;/a&gt;, 16 avril 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Taxe sur le mobile money en Afrique : Un frein &#224; l'inclusion financi&#232;re pour le FMI, l'analyse d'un expert, les solutions de la GSMA</title>
		<link>https://www.osiris.sn/taxe-sur-le-mobile-money-en-afrique-un-frein-a-l-inclusion-financiere-pour-le.html</link>
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		<dc:date>2026-04-16T17:12:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La taxe sur l'argent (mobile money) divise. Si d'un c&#244;t&#233;, elle sert de boost au PIB de l'&#201;tat, de l'autre c&#244;t&#233;, on crie au frein &#224; l'inclusion financi&#232;re. La Global System for Mobile Communications (GSMA) a publi&#233; un rapport ce 12 avril 2026, o&#249; elle interpelle les autorit&#233;s sur cette mesure fiscale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon la GSMA, la taxation accrue du mobile money en Afrique entra&#238;ne une baisse du volume des transactions et encourageant le retour au cash. Avec un impact direct sur les m&#233;nages &#224; faible (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-avril-2026-.html" rel="directory"&gt;Avril 2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Impots-et-taxes-+.html" rel="tag"&gt;Fiscalit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/gsma-6-3094f.jpg?1778197901' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La taxe sur l'argent (mobile money) divise. Si d'un c&#244;t&#233;, elle sert de boost au PIB de l'&#201;tat, de l'autre c&#244;t&#233;, on crie au frein &#224; l'inclusion financi&#232;re. La Global System for Mobile Communications (GSMA) a publi&#233; un rapport ce 12 avril 2026, o&#249; elle interpelle les autorit&#233;s sur cette mesure fiscale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon la GSMA, la taxation accrue du mobile money en Afrique entra&#238;ne une baisse du volume des transactions et encourageant le retour au cash. Avec un impact direct sur les m&#233;nages &#224; faible revenu. L'introduction de taxes (ex : 1% au Ghana ou 0,2% au Cameroun) provoque une baisse significative des volumes de transactions (jusqu'&#224; -51% en Centrafrique), rapporte la GSMA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s le Olivier Djaba, Expert des questions financi&#232;res, cela provoque une baisse massive de 40 % au Cameroun et de 47 % en RCA de la valeur mensuelle des transactions tax&#233;es. Mais pas que : la taxe pousse les utilisateurs &#224; d&#233;laisser le num&#233;rique pour revenir &#224; l'argent liquide, renfor&#231;ant l'informalit&#233; de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyste souligne que &#171; le co&#251;t d'efficacit&#233; (perte s&#232;che) repr&#233;sente environ 35 % des revenus collect&#233;s. Pour 1 dollar r&#233;colt&#233;, l'&#233;conomie perd bien plus en opportunit&#233;s. De quoi attirer l'attention du FMI. Selon le Fonds Mon&#233;taire International (FMI), la taxation du mobile money en Afrique, bien que visant &#224; accro&#238;tre les recettes fiscales, est r&#233;gressive et freine l'inclusion financi&#232;re. Elle p&#233;nalise disproportionn&#233;ment les populations non bancaris&#233;es et rurales, entra&#238;nant une baisse de l'usage au profit des esp&#232;ces. Ces taxes, souvent faibles en rendement (environ des recettes fiscales), r&#233;duisent la num&#233;risation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Djaba rappelle la taxation &#233;lev&#233;e sur l'acquisition des t&#233;l&#233;phones portables et des intrants. L'actualit&#233; s'y pr&#234;te au Cameroun. M&#234;me s'il faut reconna&#238;tre qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle taxe appliqu&#233;e aux t&#233;l&#233;phones mais d'une modalit&#233; de collecte (digitalis&#233;e) de droits et taxes selon les autorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, Olivier Djaba indique que ces taxes sont un obstacle &#224; l'acc&#232;s et une entrave &#224; l'Inclusion num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Alors que des t&#233;l&#233;phones basiques suffisent pour le Mobile Money, toute surtaxe &#224; l'entr&#233;e emp&#234;che des millions d'individus non bancaris&#233;s de rejoindre le syst&#232;me financier num&#233;rique &#187;, observe-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude du centre international pour la fiscalit&#233; et le d&#233;veloppement dat&#233; de juillet 2024 ressort l'aspect n&#233;faste des taxes sur le mobile money.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En taxant les SFN (Services Financiers Num&#233;riques) plus lourdement que les services financiers traditionnels, comme c'est souvent le cas, on prend le risque de fausser le march&#233; et de d&#233;courager l'adoption de ces services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'incidence sera probablement plus importante pour les acteurs du march&#233; dont les revenus sont plus faibles. C'est notamment le cas lorsque la taxe est fix&#233;e &#224; un pourcentage fixe des frais factur&#233;s par les op&#233;rateurs, car ces frais repr&#233;sentent une part plus importante des transactions de faible valeur &#187;, indique l'&#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette fiscalit&#233; r&#233;gressive, la GSMA propose des solutions :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Introduire des seuils pour les transactions de moindre valeur afin de prot&#233;ger les consommateurs &#224; faible revenu. Ces seuils peuvent &#234;tre mis &#224; jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Les personnes ayant des besoins sp&#233;ciaux et les groupes d'&#233;pargne pourraient &#234;tre exempt&#233;s de taxes pour inciter leur acc&#232;s et leur utilisation de services financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Assurer l'&#233;quit&#233; avec les autres produits financiers, en particulier la banque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Avoir un impact important sur les politiques de pr&#233;l&#232;vement de l'argent mobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &#201;quilibrer les revenus g&#233;n&#233;r&#233;s par la taxe avec les aspects n&#233;gatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Les pr&#233;l&#232;vements devraient &#234;tre faciles &#224; comprendre et &#224; mettre en &#339;uvre pour les consommateurs et les entreprises. La stabilit&#233; et la pr&#233;visibilit&#233; de l'environnement fiscal est important pour maintenir la confiance et certitude d'investissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Les pr&#233;l&#232;vements sur l'argent mobile devraient &#234;tre discut&#233;s par toutes les institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Assurez-vous que les &#233;valuations d'impact des pr&#233;l&#232;vements soient effectu&#233;es ex-ante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Materne Zambo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.digitalbusiness.africa/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Digital Business Africa&lt;/a&gt;, 16 avril 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Etat &#224; l'heure du virage num&#233;rique fiscal</title>
		<link>https://www.osiris.sn/l-etat-a-l-heure-du-virage-numerique-fiscal.html</link>
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		<dc:date>2026-03-27T08:17:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre du New Deal Technologique port&#233; par le gouvernement, la Direction g&#233;n&#233;rale des imp&#244;ts et des domaines (DGID) s'engage dans une r&#233;forme centr&#233;e sur la digitalisation des services fiscaux. L'ambition est de simplifier les proc&#233;dures, am&#233;liorer la compr&#233;hension de l'imp&#244;t et renforcer la relation entre l'administration et les contribuables. &lt;br class='autobr' /&gt;
La modernisation de l'administration fiscale s&#233;n&#233;galaise franchit un nouveau cap. &#192; travers la digitalisation progressive pr&#233;vue pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-mars-2026-.html" rel="directory"&gt;Mars 2026&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Impots-et-taxes-+.html" rel="tag"&gt;Fiscalit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH91/fiscalite-9-c72be.jpg?1778197901' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='91' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre du New Deal Technologique port&#233; par le gouvernement, la Direction g&#233;n&#233;rale des imp&#244;ts et des domaines (DGID) s'engage dans une r&#233;forme centr&#233;e sur la digitalisation des services fiscaux. L'ambition est de simplifier les proc&#233;dures, am&#233;liorer la compr&#233;hension de l'imp&#244;t et renforcer la relation entre l'administration et les contribuables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La modernisation de l'administration fiscale s&#233;n&#233;galaise franchit un nouveau cap. &#192; travers la digitalisation progressive pr&#233;vue pour l'exercice 2026, la Direction g&#233;n&#233;rale des imp&#244;ts et des domaines (DGID) entend faciliter l'acc&#232;s aux services fiscaux et favoriser une meilleure adh&#233;sion des citoyens &#224; l'imp&#244;t. Au c&#339;ur de cette transformation, l'introduction de solutions de paiement mobile constitue comme un instrument important. Ces outils num&#233;riques doivent permettre aux contribuables de s'acquitter de leurs obligations fiscales &#224; distance, sans d&#233;placement, tout en r&#233;duisant les contraintes administratives et les co&#251;ts li&#233;s aux d&#233;marches physiques. Selon les responsables, cette transition num&#233;rique vise &#233;galement &#224; renforcer la communication autour de l'imp&#244;t. Ils expliquent qu'il s'agit de mieux faire comprendre aux S&#233;n&#233;galais le r&#244;le de la fiscalit&#233; dans le fonctionnement de l'&#201;tat, mais aussi de promouvoir une culture civique fond&#233;e sur la transparence et la responsabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&#233;s mettent en avant la n&#233;cessit&#233; d'adapter en permanence les m&#233;canismes fiscaux aux r&#233;alit&#233;s &#233;conomiques et sociales. Des concertations r&#233;guli&#232;res sont conduites avec les acteurs concern&#233;s, pour ajuster les conventions et am&#233;liorer les dispositifs existants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la DGID entend renforcer sa collaboration avec les organisations professionnelles et les partenaires institutionnels ; dans le but de b&#226;tir une administration fiscale plus ouverte, fond&#233;e sur le dialogue, la confiance et une meilleure prise en compte des pr&#233;occupations des contribuables. Cette r&#233;forme s'inscrit dans spectre plus large port&#233; par les pouvoirs publics qui est celle d'une gouvernance modernis&#233;e, appuy&#233;e sur le num&#233;rique, au service de l'efficacit&#233; administrative et du d&#233;veloppement &#233;conomique. &#192; terme, les autorit&#233;s esp&#232;rent que ces innovations permettront d'&#233;largir l'assiette fiscale, et renforcer le civisme fiscal, condition essentielle pour soutenir les politiques publiques et r&#233;pondre aux besoins des populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source :&lt;a href=&#034;https://www.seneplus.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Seneplus&lt;/a&gt;, 27 mars 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Taxe sur les mobiles au Cameroun : qui est r&#233;ellement concern&#233;</title>
		<link>https://www.osiris.sn/taxe-sur-les-mobiles-au-cameroun-qui-est-reellement-concerne.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/taxe-sur-les-mobiles-au-cameroun-qui-est-reellement-concerne.html</guid>
		<dc:date>2026-03-25T12:13:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le nouveau m&#233;canisme de collecte &#233;lectronique des droits de douane sur les t&#233;l&#233;phones et tablettes est op&#233;rationnel depuis le lundi 16 mars 2026. Entre amnistie fiscale pour les anciens appareils et r&#233;gimes sp&#233;ciaux pour les voyageurs, voici ce qu'il faut savoir pour comprendre qui doit payer. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'administration douani&#232;re camerounaise a lanc&#233; une r&#233;forme pour s&#233;curiser les recettes issues de l'importation des terminaux mobiles, qui &#233;taient pass&#233;es de 2 milliards FCFA (3,5 millions USD) par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L136xH136/cameroun-26-a2629.jpg?1778197901' class='spip_logo spip_logo_right' width='136' height='136' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le nouveau m&#233;canisme de collecte &#233;lectronique des droits de douane sur les t&#233;l&#233;phones et tablettes est op&#233;rationnel depuis le lundi 16 mars 2026. Entre amnistie fiscale pour les anciens appareils et r&#233;gimes sp&#233;ciaux pour les voyageurs, voici ce qu'il faut savoir pour comprendre qui doit payer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'administration douani&#232;re camerounaise a lanc&#233; une r&#233;forme pour s&#233;curiser les recettes issues de l'importation des terminaux mobiles, qui &#233;taient pass&#233;es de 2 milliards FCFA (3,5 millions USD) par mois dans les ann&#233;es 2000 &#224; seulement 100 millions FCFA en 2025 en raison de la contrebande. Selon la douane, ce nouveau dispositif, valid&#233; apr&#232;s une phase de tests avec les gros importateurs, ne constitue pas une taxe nouvelle mais un changement de m&#233;canisme de collecte d&#233;sormais num&#233;rique et centralis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La garantie de l'amnistie pour les anciens appareils &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la r&#233;troactivit&#233;, qui inqui&#232;te de nombreux propri&#233;taires d'appareils d&#233;j&#224; en circulation, est tranch&#233;e par le principe de l'amnistie fiscale. Tout t&#233;l&#233;phone ayant &#233;t&#233; connect&#233; au moins une fois &#224; un r&#233;seau mobile camerounais avant le 16 mars 2026 est consid&#233;r&#233; comme d&#233;douan&#233; et n'est pas concern&#233; par ce dispositif. Concr&#232;tement, un appareil utilis&#233; au pays en 2019, m&#234;me s'il n'est plus sur le r&#233;seau depuis 2022, reste reconnu par le syst&#232;me gr&#226;ce &#224; son identifiant unique (IMEI) d&#233;j&#224; r&#233;pertori&#233;. Ce &#171; marquage &#187; historique assure qu'aucun citoyen ne sera tax&#233; pour un t&#233;l&#233;phone d&#233;j&#224; pr&#233;sent sur le territoire avant la r&#233;forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un r&#233;gime sp&#233;cifique pour la diaspora et les touristes &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les voyageurs, le dispositif pr&#233;voit des mesures de facilitation afin de ne pas freiner le tourisme ou les s&#233;jours de la diaspora. Les personnes utilisant leur t&#233;l&#233;phone en mode itin&#233;rance (roaming) avec leur puce &#233;trang&#232;re b&#233;n&#233;ficient d'une exemption totale. Pour ceux qui optent pour une carte SIM locale, une p&#233;riode de gr&#226;ce de 30 jours est accord&#233;e sous le r&#233;gime de &#171; l'admission temporaire normale &#187;. Ce d&#233;lai d'un mois permet de s&#233;journer au pays sans payer de taxes, le blocage de l'appareil n'intervenant qu'au-del&#224; de cette dur&#233;e si le terminal reste actif sur le r&#233;seau national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un m&#233;canisme de blocage bas&#233; sur la tra&#231;abilit&#233; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fonctionnement technique repose sur une plateforme num&#233;rique qui croise les donn&#233;es douani&#232;res avec celles des op&#233;rateurs. Lorsqu'un t&#233;l&#233;phone neuf, n'ayant jamais &#233;t&#233; connect&#233; au Cameroun, tente d'acc&#233;der au r&#233;seau pour la premi&#232;re fois, le syst&#232;me v&#233;rifie instantan&#233;ment son statut douanier. En l'absence de d&#233;douanement pr&#233;alable par l'importateur, le blocage de l'acc&#232;s au r&#233;seau est d&#233;sormais imm&#233;diat. L'usager est alors invit&#233; &#224; r&#233;gulariser sa situation via une application simplifi&#233;e, avec paiement par Mobile Money ou Orange Money.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La responsabilit&#233; partag&#233;e entre vendeurs et acheteurs &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que le d&#233;douanement incombe d&#233;sormais &#224; l'importateur, une p&#233;riode de transition de deux mois, jusqu'au 13 mai 2026, est accord&#233;e aux distributeurs pour d&#233;clarer leurs stocks d'appareils non connect&#233;s. Durant ce sursis, les commer&#231;ants doivent transmettre les fichiers IMEI de leurs produits pour &#233;viter tout d&#233;sagr&#233;ment &#224; leurs clients. Pour plus de s&#233;curit&#233;, chaque acqu&#233;reur est d&#233;sormais invit&#233; &#224; v&#233;rifier syst&#233;matiquement le statut douanier d'un terminal avant l'achat, gr&#226;ce aux services de consultation par SMS ou lien web mis en place par la direction g&#233;n&#233;rale des Douanes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samira Njoya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.agenceecofin.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Ecofin&lt;/a&gt;, 25 mars 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Secteur des t&#233;l&#233;communications : 17 milliards de FCfa de redevances encaiss&#233;s en 2026</title>
		<link>https://www.osiris.sn/secteur-des-telecommunications-17-milliards-de-fcfa-de-redevances-encaisses-en.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/secteur-des-telecommunications-17-milliards-de-fcfa-de-redevances-encaisses-en.html</guid>
		<dc:date>2026-03-13T16:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En marge de la Conf&#233;rence de presse, le ministre de la Communication, des T&#233;l&#233;communications et des Postes, Alioune Sall, a fait l'&#233;tat des lieux pour son secteur. &#192; l'en croire, 17 milliards de FCfa ont &#233;t&#233; recouvr&#233;s, en 2026. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le secteur postal et des T&#233;l&#233;communications, le ministre de la Communication, des T&#233;l&#233;communications et du Num&#233;rique, Alioune Sall, a mis en exergue une &#233;volution des redevances qui &#233;taient rest&#233;es inchang&#233;es depuis les ann&#233;es 1960. Ceci, a-t-il dit, a permis &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-mars-2026-.html" rel="directory"&gt;Mars 2026&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/mctn-6-fc6d5.png?1778197901' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En marge de la Conf&#233;rence de presse, le ministre de la Communication, des T&#233;l&#233;communications et des Postes, Alioune Sall, a fait l'&#233;tat des lieux pour son secteur. &#192; l'en croire, 17 milliards de FCfa ont &#233;t&#233; recouvr&#233;s, en 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le secteur postal et des T&#233;l&#233;communications, le ministre de la Communication, des T&#233;l&#233;communications et du Num&#233;rique, Alioune Sall, a mis en exergue une &#233;volution des redevances qui &#233;taient rest&#233;es inchang&#233;es depuis les ann&#233;es 1960. Ceci, a-t-il dit, a permis &#224; des entreprises qui op&#232;rent au S&#233;n&#233;gal de gagner beaucoup d'argent sans que l'&#233;volution ne puisse suivre pour permettre &#224; l'&#201;tat de tirer profit de leurs gains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fort de ce constat, le ministre a r&#233;v&#233;l&#233; qu'aujourd'hui, l'&#233;volution des redevances dans les secteurs de la Poste et des T&#233;l&#233;communications a permis &#224; l'&#201;tat du S&#233;n&#233;gal de recouvrer, pour le compte de l'ann&#233;e 2026, 17 milliards de FCfa. &#192; ce titre, selon le ministre, suivant la logique du plan de redressement &#233;conomique et social (Pres), l'&#201;tat va gagner 51 milliards sur les trois prochaines ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Jusqu'en 2022, les redevances ne d&#233;passaient pas 20 millions de francs Cfa. Quand nous sommes arriv&#233;s, il y a eu des arr&#234;t&#233;s qui ont &#233;t&#233; sign&#233;s et qui ont permis une grande &#233;volution sur nos redevances. Nous avons fait le n&#233;cessaire pour que non seulement les montants dus puissent &#234;tre recouvr&#233;s dans un premier temps, mais &#233;galement de permettre que cette &#233;volution-l&#224; puisse &#234;tre effective &#187;, a-t-il fait savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le ministre, une partie de cette somme &#233;tait destin&#233;e &#224; l'accompagnement des acteurs du secteur des communications, de l'audiovisuel, etc. Pour lui, l'id&#233;e &#233;tait de mettre en place un fonds qui va permettre aujourd'hui &#224; ceux qui &#233;voluent dans ces secteurs de faire des contenus en rapport avec nos valeurs socioculturelles. De son avis, une partie de l'argent gagn&#233;e par les entreprises qui sont au S&#233;n&#233;gal doit b&#233;n&#233;ficier aux acteurs qui &#233;voluent dans ce secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, M. Sall a indiqu&#233; que la redevance de 1 % sur le chiffre d'affaires des entreprises &#233;voluant dans le secteur postal est pass&#233;e &#224; 4 %. Cependant, le ministre renseigne que plusieurs n&#233;gociations sont en cours et il y a une perspective sur plus de 100 milliards de FCfa avec l'impact de la connectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bada Mbathie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://lesoleil.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Soleil&lt;/a&gt;, 13 mars 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mauritanie : la r&#233;forme du d&#233;douanement des t&#233;l&#233;phones mobiles face au d&#233;fi de l'inclusion num&#233;rique</title>
		<link>https://www.osiris.sn/mauritanie-la-reforme-du-dedouanement-des-telephones-mobiles-face-au-defi-de-l.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/mauritanie-la-reforme-du-dedouanement-des-telephones-mobiles-face-au-defi-de-l.html</guid>
		<dc:date>2026-03-11T13:14:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Fiscalit&#233;</dc:subject>

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&lt;p&gt;Avec un taux de p&#233;n&#233;tration mobile de 119 %, le t&#233;l&#233;phone est devenu le pilier de l'acc&#232;s aux services essentiels en Mauritanie. La nouvelle r&#233;forme du d&#233;douanement cherche &#224; r&#233;guler ce march&#233; strat&#233;gique, mais la menace de suspension des lignes fait craindre un frein &#224; l'inclusion num&#233;rique des m&#233;nages. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Mauritanie a introduit dans sa loi de finances initiale pour 2026 un dispositif encadrant le d&#233;douanement et l'utilisation des t&#233;l&#233;phones mobiles sur les r&#233;seaux nationaux. Selon un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L143xH133/mauritanie-19-59d1f.jpg?1778183126' class='spip_logo spip_logo_right' width='143' height='133' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec un taux de p&#233;n&#233;tration mobile de 119 %, le t&#233;l&#233;phone est devenu le pilier de l'acc&#232;s aux services essentiels en Mauritanie. La nouvelle r&#233;forme du d&#233;douanement cherche &#224; r&#233;guler ce march&#233; strat&#233;gique, mais la menace de suspension des lignes fait craindre un frein &#224; l'inclusion num&#233;rique des m&#233;nages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Mauritanie a introduit dans sa loi de finances initiale pour 2026 un dispositif encadrant le d&#233;douanement et l'utilisation des t&#233;l&#233;phones mobiles sur les r&#233;seaux nationaux. Selon un communiqu&#233; publi&#233; le samedi 7 mars, la r&#233;forme pr&#233;voit une baisse des taux de taxe appliqu&#233;s aux appareils import&#233;s et instaure un m&#233;canisme de contr&#244;le num&#233;rique des t&#233;l&#233;phones en circulation, incluant la possibilit&#233; de suspendre une ligne si l'appareil n'est pas r&#233;gularis&#233; dans un d&#233;lai de 15 jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un march&#233; mieux encadr&#233; mais connect&#233; &#224; la r&#233;alit&#233; des usagers &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le minist&#232;re des finances, le taux de d&#233;douanement pour les smartphones est pass&#233; de 32,75 % &#224; 30 %, tandis que celui des t&#233;l&#233;phones dits &#171; utilitaires &#187; est fix&#233; &#224; 12 %. Pour accompagner ces mesures, les autorit&#233;s ont mis en place une plateforme num&#233;rique de d&#233;douanement &#224; distance, o&#249; vendeurs et utilisateurs peuvent effectuer leurs d&#233;marches sans se d&#233;placer physiquement dans les bureaux des douanes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau syst&#232;me permet &#233;galement aux utilisateurs de v&#233;rifier l'&#233;tat de d&#233;douanement de leur appareil en saisissant son code IMEI dans l'application d&#233;di&#233;e. Si un t&#233;l&#233;phone non d&#233;douan&#233; est d&#233;tect&#233; sur un r&#233;seau mobile, son propri&#233;taire re&#231;oit un SMS d'avertissement et dispose de 15 jours pour r&#233;gulariser la situation avant qu'une suspension de ligne ne soit appliqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le d&#233;fi de l'accessibilit&#233; et de l'inclusion &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;forme intervient dans un pays o&#249; le mobile est largement r&#233;pandu. Selon le rapport &#171; Digital 2026 &#187; de DataReportal, la Mauritanie comptait 6,37 millions de connexions mobiles actives &#224; la fin de 2025, soit environ 119 % de la population, tandis que pr&#232;s de 2 millions de personnes utilisent internet, principalement via le mobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, malgr&#233; la baisse des taxes, certains acteurs du march&#233; estiment que le co&#251;t des t&#233;l&#233;phones demeure un obstacle pour une partie de la population. D'apr&#232;s la Banque mondiale, 77 % des adultes d'Afrique subsaharienne qui ne poss&#232;dent pas de t&#233;l&#233;phone mobile citent le prix &#233;lev&#233; comme principal frein &#224; l'&#233;quipement. Un smartphone d'entr&#233;e de gamme peut ainsi repr&#233;senter jusqu'&#224; 73 % du revenu mensuel moyen des m&#233;nages les plus pauvres dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, la possibilit&#233; de suspension d'une ligne apr&#232;s 15 jours en cas de non-r&#233;gularisation du d&#233;douanement suscite des interrogations chez certains utilisateurs et commer&#231;ants. Le t&#233;l&#233;phone mobile est devenu un outil central pour les transferts d'argent, l'acc&#232;s &#224; l'information, &#224; l'&#233;ducation ou encore aux services administratifs. Les petits revendeurs redoutent &#233;galement que la complexit&#233; des d&#233;marches num&#233;riques et la crainte de blocage des appareils ne freinent les ventes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les autorit&#233;s mauritaniennes, le d&#233;fi sera donc de mieux encadrer le march&#233; des t&#233;l&#233;phones et de renforcer les recettes douani&#232;res, tout en &#233;vitant que ces nouvelles r&#232;gles ne freinent l'inclusion num&#233;rique d'une population encore partiellement hors ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samira Njoya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.agenceecofin.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Ecofin&lt;/a&gt;, 11 mars 2026)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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