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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Ile Maurice : La &#171; Number Resource Organization &#187; met en garde apr&#232;s les &#233;lections du conseil d'administration</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Noms de domaine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Number Resource Organization (NRO), l'organe de coordination des registres Internet r&#233;gionaux &#224; travers le monde, a adress&#233; une lettre officielle le 22 septembre au gouvernement, sur la situation d'AFRINIC, le registre des ressources Internet pour l'Afrique bas&#233; &#224; &#201;b&#232;ne. Cette intervention survient dans un contexte marqu&#233; par l'&#233;lection, le 12 septembre, d'un nouveau conseil d'administration, per&#231;ue comme un pas important vers la stabilisation de l'organisation. &lt;br class='autobr' /&gt;
La correspondance a &#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-septembre-2025-.html" rel="directory"&gt;Septembre 2025&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH64/img_3333-6-d0769.webp?1774091315' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='64' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Number Resource Organization (NRO), l'organe de coordination des registres Internet r&#233;gionaux &#224; travers le monde, a adress&#233; une lettre officielle le 22 septembre au gouvernement, sur la situation d'AFRINIC, le registre des ressources Internet pour l'Afrique bas&#233; &#224; &#201;b&#232;ne. Cette intervention survient dans un contexte marqu&#233; par l'&#233;lection, le 12 septembre, d'un nouveau conseil d'administration, per&#231;ue comme un pas important vers la stabilisation de l'organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La correspondance a &#233;t&#233; transmise au Premier ministre, Navin Ramgoolam, au ministre des Technologies, Avinash Ramtohul, ainsi qu'&#224; l'Attorney General, Gavin Glover. D'entr&#233;e de jeu, la NRO se f&#233;licite de l'aboutissement des &#233;lections d'AFRINIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle qualifie ce renouvellement de &#171; pas positif &#187; vers davantage de stabilit&#233; et de r&#233;silience du syst&#232;me mondial de registre des num&#233;ros Internet. Selon l'organisation, ces &#233;lections ouvrent la voie &#224; une restauration compl&#232;te de la gouvernance et des activit&#233;s d'AFRINIC, indispensables pour servir ses membres et la communaut&#233; africaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais derri&#232;re ce constat encourageant, le ton de la lettre se fait rapidement plus ferme. La NRO dit suivre de pr&#232;s la situation locale et se dit pr&#233;occup&#233;e par des tentatives visant &#224; restreindre ou &#224; contester l'autorit&#233; du nouveau conseil. Elle avertit qu'une telle ing&#233;rence introduirait un niveau d'instabilit&#233; qui nuirait &#224; la capacit&#233; d'AFRINIC de servir pleinement le continent africain et, au-del&#224;, mettrait en p&#233;ril l'&#233;quilibre du syst&#232;me global de gouvernance d'Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce courrier n'est pas anodin puisqu'il est cosign&#233; par des figures majeures de l'&#233;cosyst&#232;me internet mondial. Hans Petter Holen, pr&#233;sident de la NRO et directeur g&#233;n&#233;ral du RIPE Network Coordination Center ; John Curran, vicepr&#233;sident et secr&#233;taire de la NRO ainsi que pr&#233;sident de l'American Registry for Internet Numbers ; Jia Rong Low, tr&#233;sorier de la NRO et directeur g&#233;n&#233;ral de l'Asia-Pacific Network Information Center ; et Ernesto Majo, directeur ex&#233;cutif du Latin American and Caribbean Network Information Center ; se sont associ&#233;s &#224; ce message.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion de sa lettre, la NRO rappelle que la communaut&#233; internationale surveille de pr&#232;s l'&#233;volution de la situation. Elle esp&#232;re qu'AFRINIC pourra avancer avec un conseil garantissant un syst&#232;me de registre stable et r&#233;silient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Constitutional complaint &#187; et demande de &#171; Judicial review &#187; renvoy&#233;es au 6 octobre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux proc&#233;dures judiciaires opposant Cloud Innovation Ltd &#224; AFRINIC et aux autorit&#233;s mauriciennes &#233;taient inscrites au r&#244;le de la Cour supr&#234;me le lundi 22 septembre. La soci&#233;t&#233; seychelloise, troisi&#232;me membre le plus important d'AFRINIC, conteste &#224; la fois la d&#233;signation de l'organisation comme &#171; declared company &#187; et la nomination d'un inspecteur pour examiner ses affaires internes. La premi&#232;re affaire est une demande de &#171; judicial review &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cloud Innovation y attaque la d&#233;cision du Premier ministre, Navin Ramgoolam, du Registrar of Companies et du Cabinet de d&#233;clarer AFRINIC comme &#171; declared company &#187; par la Proclamation No. 10 de 2025 et de mandater un inspecteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Cloud Innovation Ltd, ces d&#233;cisions sont irrationnelles, ill&#233;gales et ultra vires, empi&#233;tant sur le pouvoir judiciaire. L'objectif est de maintenir le status quo ante et de suspendre toute action administrative li&#233;e &#224; cette proclamation jusqu'&#224; ce que la Cour se prononce sur le fond. La seconde est une &#171; constitutional complaint &#187;. Cloud Innovation y invoque la violation des articles 1, 45(1) et 47 de la Constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle affirme que la s&#233;paration des pouvoirs a &#233;t&#233; compromise par la d&#233;cision du pr&#233;sident, sur avis du Cabinet, de lib&#233;rer temporairement un juge de ses fonctions judiciaires pour servir d'inspecteur. Cette d&#233;marche est qualifi&#233;e d'ing&#233;rence inacceptable de l'ex&#233;cutif dans le judiciaire. Cette contestation a connu un tournant en ao&#251;t : le juge Nicolas Ohsan-Bellepeau, d&#233;sign&#233; inspecteur, a renonc&#233; &#224; cette responsabilit&#233; le 18 ao&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la suite de ce retrait, l'injonction provisoire d&#233;pos&#233;e par Cloud Innovation pour bloquer sa nomination a &#233;t&#233; abandonn&#233;e. La &#171; constitutional complaint &#187; a &#233;t&#233; appel&#233;e, hier, en mention devant la Senior Puisne Judge Nirmala Devat. L'affaire a &#233;t&#233; renvoy&#233;e au 6 octobre prochain. De son c&#244;t&#233;, la demande de &#171; judicial review &#187;, entendue par le juge Lutchmeeparsad Aujayeb, a &#233;galement &#233;t&#233; renvoy&#233;e au 6 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vashish Nuckchhed&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.lexpress.mu/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Express&lt;/a&gt;, 24 septembre 2025)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Guin&#233;e lance officiellement son nom de domaine national &#171; .gn &#187;</title>
		<link>https://www.osiris.sn/la-guinee-lance-officiellement-son-nom-de-domaine-national-gn.html</link>
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		<dc:date>2025-09-05T23:59:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Noms de domaine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Longtemps administr&#233; depuis l'&#233;tranger par le registre PSGNet, le nom de domaine &#171; .gn &#187; passe d&#233;sormais sous contr&#244;le guin&#233;en. Une &#233;volution qui consacre la souverainet&#233; num&#233;rique du pays et ouvre de nouvelles perspectives pour ses acteurs &#233;conomiques et institutionnels. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Guin&#233;e proc&#232;de, ce jeudi 4 septembre, au lancement officiel de son domaine national de premier niveau &#171; .gn &#187;, marquant une &#233;tape majeure vers l'autonomie num&#233;rique. Cette initiative est pilot&#233;e par le minist&#232;re des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/img_1928-12-119b9.jpg?1774091315' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Longtemps administr&#233; depuis l'&#233;tranger par le registre PSGNet, le nom de domaine &#171; .gn &#187; passe d&#233;sormais sous contr&#244;le guin&#233;en. Une &#233;volution qui consacre la souverainet&#233; num&#233;rique du pays et ouvre de nouvelles perspectives pour ses acteurs &#233;conomiques et institutionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Guin&#233;e proc&#232;de, ce jeudi 4 septembre, au lancement officiel de son domaine national de premier niveau &#171; .gn &#187;, marquant une &#233;tape majeure vers l'autonomie num&#233;rique. Cette initiative est pilot&#233;e par le minist&#232;re des Postes, des T&#233;l&#233;communications et de l'&#201;conomie num&#233;rique. Elle consacre une gestion d&#233;sormais souveraine de l'adresse Internet nationale, auparavant administr&#233;e &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Introduit en 1994, le &#171; .gn &#187; (country code Top-Level Domain, ccTLD) d&#233;signe l'extension Internet propre &#224; la Guin&#233;e. Son administration est d&#233;sormais assur&#233;e par l'Agence nationale de digitalisation de l'&#201;tat (ANDE), conform&#233;ment aux normes techniques et aux bonnes pratiques internationales. Les sous-domaines associ&#233;s &#8211; tels que .com.gn pour les entreprises, .gov.gn pour l'administration ou .edu.gn pour les &#233;tablissements scolaires &#8211; devraient permettre de renforcer la visibilit&#233; et la cr&#233;dibilit&#233; des acteurs nationaux dans l'espace num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce lancement s'inscrit dans le cadre du Programme Simandou 2040, une strat&#233;gie de long terme destin&#233;e &#224; transformer les immenses ressources mini&#232;res du pays en croissance durable. Outre les infrastructures physiques, le plan accorde une place centrale au num&#233;rique, per&#231;u comme un levier essentiel de modernisation et de diversification &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Guin&#233;e concr&#233;tise ainsi une d&#233;marche initi&#233;e de longue date. En novembre dernier, les autorit&#233;s avaient annonc&#233; avoir repris officiellement la gestion du &#171; .gn &#187;, jusque-l&#224; confi&#233;e &#224; l'&#233;tranger. Ce rapatriement, fruit de plus de vingt ans d'efforts, a ouvert la voie &#224; son exploitation nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ce nouvel &#233;lan, le gouvernement entend offrir un cadre num&#233;rique s&#233;curis&#233; aux administrations, aux entreprises et aux citoyens, tout en affirmant l'identit&#233; num&#233;rique de la Guin&#233;e. Au-del&#224; de la port&#233;e symbolique, le &#171; .gn &#187; pourrait stimuler l'essor de l'e-commerce, de l'enseignement en ligne et des services digitaux, renfor&#231;ant ainsi l'attractivit&#233; du pays sur la sc&#232;ne internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samira Njoya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.wearetech.africa/fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;WeAreTechAfrica&lt;/a&gt;, 5 septembre 2025)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Crise d'AfriNIC : appel &#224; l'action de la communaut&#233; num&#233;rique de C&#244;te d'Ivoire pour sauver le Registre Internet africain</title>
		<link>https://www.osiris.sn/crise-d-afrinic-appel-a-l-action-de-la-communaute-numerique-de-cote-d-ivoire.html</link>
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		<dc:date>2025-08-30T19:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Noms de domaine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; C'est le temps de l'action pour sauver AfriNIC. &#187; Gertrude Kon&#233;, pr&#233;sidente de la Commission de l'&#233;conomie num&#233;rique et de l'entreprise digitale (CENED) du Patronat ivoirien a fait cette d&#233;claration au cours d'un webinaire, le 28 ao&#251;t 2025. L'objectif de cette vid&#233;oconf&#233;rence &#233;tait de d&#233;crypter la crise qui secoue AfriNIC, l'organisme charg&#233; de la gestion des adresses IP en Afrique. Intitul&#233;e &#171; AfriNIC : radioscopie d'une crise profonde, v&#233;ritable danger pour l'avenir de l'Internet en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-aout-2025-.html" rel="directory"&gt;Ao&#251;t 2025&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-noms-de-domaine-+.html" rel="tag"&gt;Noms de domaine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH64/img_3333-5-ddb62.webp?1774091315' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='64' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; C'est le temps de l'action pour sauver AfriNIC. &#187; Gertrude Kon&#233;, pr&#233;sidente de la Commission de l'&#233;conomie num&#233;rique et de l'entreprise digitale (CENED) du Patronat ivoirien a fait cette d&#233;claration au cours d'un webinaire, le 28 ao&#251;t 2025. L'objectif de cette vid&#233;oconf&#233;rence &#233;tait de d&#233;crypter la crise qui secoue AfriNIC, l'organisme charg&#233; de la gestion des adresses IP en Afrique. Intitul&#233;e &#171; AfriNIC : radioscopie d'une crise profonde, v&#233;ritable danger pour l'avenir de l'Internet en Afrique &#187;, la rencontre a r&#233;uni des experts pour d&#233;battre des causes, des cons&#233;quences et des perspectives du conflit impliquant l'entreprise Cloud Innovation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AfriNIC (African Network Information Centre), cr&#233;&#233; le 11 octobre 2004, est un des cinq Registres Internet R&#233;gionaux (RIR) dans le monde. Sa mission est de g&#233;rer et distribuer les adresses IP en Afrique. Il garantit aussi un acc&#232;s &#233;quitable aux ressources IP (IPv4, IPv6, ASN) pour les acteurs africains, tels que les op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms, les fournisseurs d'acc&#232;s et les gouvernements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AfriNIC est enregistr&#233; &#224; l'&#238;le Maurice en tant que soci&#233;t&#233; de droit mauricien. Ce statut juridique r&#233;pond aux exigences de l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). En effet, un RIR doit &#234;tre une structure communautaire, repr&#233;sentative, ouverte et non lucrative. Le si&#232;ge administratif et juridique est &#224; Maurice, tandis que les op&#233;rations techniques sont bas&#233;es en Afrique du Sud, le centre de secours en &#201;gypte, et la coordination de la formation au Ghana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cat&#233;gories de membres&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du webinaire, Arthur N'Guessan, membre d'AfriNIC, a pr&#233;sent&#233; trois cat&#233;gories de membres. D'abord, les resource members. Cette cat&#233;gorie regroupe des organisations telles que les universit&#233;s, op&#233;rateurs ou institutions &#233;tatiques. Ces membres signent un accord avec AfriNIC pour recevoir des adresses IP. Ils paient des frais annuels, qui constituent l'essentiel du budget d'AfriNIC, et ont le droit de vote pour le Conseil d'administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, les registered members. Ce sont les membres &#233;lus au Conseil d'administration par la communaut&#233;. Ils disposent aussi d'un droit de vote. Enfin, les associated members. Ils regroupent des entreprises et des personnes physiques souhaitant contribuer au d&#233;veloppement de l'&#233;cosyst&#232;me num&#233;rique. Ces membres peuvent assister aux assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales en tant qu'observateurs, mais ne re&#231;oivent pas d'adresses IP et n'ont pas de droit de vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Origine du conflit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur du litige se trouve Cloud Innovation, une entreprise enregistr&#233;e aux Seychelles et dirig&#233;e par l'homme d'affaires chinois Lu Heng. Selon les pr&#233;sentations, cette soci&#233;t&#233; a obtenu, entre 2013 et 2016, un total de 6,2 millions d'adresses IPv4, ce qui fait d'elle le troisi&#232;me plus grand d&#233;tenteur d'adresses IP en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s Emmanuel Vitus, chercheur en gouvernance de l'Internet &#224; l'Universit&#233; de Malte, le probl&#232;me a d&#233;but&#233; quand AfriNIC a reproch&#233; &#224; Cloud Innovation de violer leur accord. Celui-ci stipule que les adresses IP allou&#233;es doivent d'abord servir au d&#233;veloppement num&#233;rique africain. Au contraire de cela, &#171; moins de 1% des adresses de Cloud Innovation sont utilis&#233;es sur le continent africain, la plupart &#233;tant exploit&#233;es en Chine et aux &#201;tats-Unis &#187;, a affirm&#233; Emmanuel Vitus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Failles de gouvernance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la question sur la mani&#232;re dont Cloud Innovation a pu obtenir 6 millions d'adresses IP malgr&#233; les contr&#244;les internes, Brice Abba, membre d'AfriNIC, a expliqu&#233; que l'allocation s'est faite selon les politiques en vigueur &#224; cette &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon lui, un rapport est pr&#233;sent&#233; chaque ann&#233;e lors des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales. Appel&#233; &#8220;Policy Implementation Review Report&#8221;, cette documentation signale des failles dans la gestion des adresses IP. &#171; Malheureusement, la plupart des failles n'ont pas &#233;t&#233; corrig&#233;es. Ainsi, quand Cloud Innovation demandait des adresses suppl&#233;mentaires, elle pouvait justifier l'utilisation de 80% des adresses selon les r&#232;gles d'allocation de l'&#233;poque. Cela s'est produit avant la mise en place de la &#8220;Self-Lending Policy&#8221;. C'est dans ces conditions, au fil des ann&#233;es, que Cloud Innovation a accumul&#233; ses six millions d'adresses IP &#187;, r&#233;v&#232;le Brice Abba. Puis d'ajouter : &#171; AfriNIC a-t-il proc&#233;d&#233; selon la proc&#233;dure l&#233;gale ? Oui. La communaut&#233; &#233;tait-elle inform&#233;e des failles ? Oui. Y a-t-il eu r&#233;action de la communaut&#233; ? Pas toujours. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tensions juridiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours est-il que le Conseil d'administration d'AfriNIC a d&#233;cid&#233; &#224; l'unanimit&#233;, en 2021, sous la direction du PDG Eddy Kayihura, de mettre fin au contrat de Cloud Innovation pour manquement &#224; ses obligations. En r&#233;ponse, Emmanuel Vitus rapporte que Cloud Innovation a engag&#233; une offensive judiciaire &#224; Maurice, multipliant les actions (plus de 50 dossiers &#224; ce jour). Cela a entra&#238;n&#233; le gel des comptes bancaires d'AfriNIC, la suspension des &#233;lections et le blocage des r&#233;unions, ouvrant la phase la plus sombre de l'histoire d'AfriNIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, la crise s'est approfondie avec la demande de liquidation judiciaire d'AfriNIC d&#233;pos&#233;e par Cloud Innovation le 14 juillet 2025. Par ailleurs, le 29 ao&#251;t 2025, Cloud Innovation a intent&#233; une action en justice contre l'&#201;tat mauricien via une plainte constitutionnelle, dont les suites sont attendues le 22 septembre 2025. L'entreprise a aussi demand&#233; un &#8220;Judicial Review&#8221; pour contester l'ing&#233;rence du gouvernement mauricien dans le processus &#233;lectoral d'AfriNIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 24 juillet 2025, la Cour supr&#234;me avait fix&#233; une date pour qu'AfriNIC r&#233;ponde &#224; la requ&#234;te de liquidation. Le 18 ao&#251;t 2025, le juge Nicolas Ohsan-Bellepeau, d&#233;sign&#233; par l'ex&#233;cutif pour enqu&#234;ter sur les affaires d'AfriNIC, s'est d&#233;charg&#233; de ses fonctions. L'affaire a &#233;t&#233; appel&#233;e devant la Cour supr&#234;me le 26 ao&#251;t 2025, o&#249; Cloud Innovation devait clarifier ses intentions concernant sa demande. Un rapport d'enqu&#234;te sur la l&#233;galit&#233; des d&#233;cisions judiciaires et l'action des administrateurs est attendu pour le 30 septembre 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Menaces sur la transformation digitale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise d'AfriNIC impacte fortement la gouvernance d'Internet en Afrique. Le blocage des nouveaux blocs d'adresses IP ralentit la transformation num&#233;rique. Didier Kla, expert en transformation digitale et mod&#233;rateur du webinaire, a r&#233;v&#233;l&#233; que &#171; les entreprises africaines sont parfois contraintes d'acheter des adresses sur le march&#233; noir &#224; des prix exorbitants, alors que ces ressources devraient &#234;tre gratuites &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pan&#233;listes ont averti que la disparition d'AfriNIC provoquerait un durcissement du march&#233; noir et freinerait les services d&#233;mat&#233;rialis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ma&#238;trise des ressources num&#233;riques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette crise sans pr&#233;c&#233;dent, la communaut&#233; num&#233;rique ivoirienne a propos&#233; plusieurs mesures. Elle pr&#233;conise d'abord une r&#233;forme &#233;lectorale et une plus grande transparence. Les membres doivent se mobiliser pour garantir l'&#233;lection d'un Conseil d'administration cr&#233;dible et initier des r&#233;formes profondes. Il est aussi recommand&#233; d'acc&#233;l&#233;rer la transition vers l'IPv6 en encourageant les pays africains &#224; adopter de v&#233;ritables strat&#233;gies de formation et de renforcement des comp&#233;tences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la communaut&#233; ivoirienne souhaite renforcer les m&#233;canismes de gouvernance d'AfriNIC, notamment par une participation accrue des membres dans l'&#233;laboration et la mise &#224; jour des politiques. Enfin, une mobilisation continentale et un recours aux voies judiciaires sont sugg&#233;r&#233;s pour d&#233;fendre AfriNIC en justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; C'est le temps d'agir &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du webinaire, Pierre Dandjinou, vice-pr&#233;sident de l'ICANN pour l'Afrique et ancien pr&#233;sident du conseil d'AfriNIC, a rappel&#233; que l'ICANN joue un r&#244;le dans cette crise. Il assurera un suivi pour garantir qu'AfriNIC respecte les normes et proc&#233;dures, en apportant son soutien aux &#233;lections et &#224; la restauration de la gouvernance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emmanuel Vitus a insist&#233; sur le fait que &#171; tout se joue en justice aujourd'hui &#187;. Il invite la communaut&#233; &#224; se mobiliser pour d&#233;fendre AfriNIC devant les tribunaux. Une mailing list sera lanc&#233;e pour les resource members africains francophones, y compris les 23 membres ivoiriens, afin de poursuivre les &#233;changes et encourager l'engagement. Objectif ? Faire &#171; comprendre &#187; aux Africains que &#171; leur vote, c'est leur pouvoir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gertrude Kon&#233;, pr&#233;sidente du CENED, a conclu le webinaire en lan&#231;ant un appel &#224; l'action : &#171; Il ne s'agit pas seulement d'organiser un webinaire, mais de sensibiliser toute la communaut&#233; ivoirienne et au-del&#224; &#224; ce qui se passe, et de se demander ce qu'il faut faire. &#187; Elle a propos&#233; la cr&#233;ation d'une &#8220;task force&#8221; pilot&#233;e par Didier Kla pour &#233;laborer une r&#233;ponse coordonn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est le temps de l'action &#187;, a insist&#233; Gertrude Kon&#233;, soulignant la n&#233;cessit&#233; d'agir urgemment pour sauver AfriNIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre ces intervenants, plusieurs voix se sont &#233;galement &#233;lev&#233;es en Afrique, comme celles de Lacina Kon&#233;, directeur g&#233;n&#233;ral de Smart Africa, et Redouane El Haloui, Pr&#233;sident de l'APEBI (F&#233;d&#233;ration Marocaine des Technologies de l'Information, des T&#233;l&#233;communications et de l'Offshoring), insistant toutes sur l'urgence d'une action concert&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce que dit Cloud Innovation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un communiqu&#233; de presse du 26 juillet 2025, Cloud Innovation a pr&#233;sent&#233; sa version des faits, affirmant que ses actions sont &#171; tout &#224; fait l&#233;gitimes &#187;. L'entreprise rappelle que la Cour supr&#234;me mauricienne a rendu plusieurs ordonnances en sa faveur, interdisant &#224; AfriNIC de r&#233;silier son adh&#233;sion et de r&#233;cup&#233;rer ses ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cloud Innovation a soulign&#233; qu'un juge a ordonn&#233; la saisie des fonds d'AfriNIC &#224; hauteur de 50 millions de dollars US le 23 juillet 2021, dans le cadre d'une demande de dommages-int&#233;r&#234;ts pour une r&#233;siliation qu'elle qualifie d'&#171; ill&#233;gale &#187;. L'entreprise, qui accuse AfriNIC d'agir &#171; de mauvaise foi &#187;, esp&#232;re que cette derni&#232;re reconna&#238;tra ses torts. Elle se dit pr&#234;te &#224; accepter &#171; toute solution raisonnable propos&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anselme Ak&#233;ko&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://cio-mag.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CIO Mag&lt;/a&gt;, 30 ao&#251;t 2025)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>AfriNIC : &#201;lections annul&#233;es, la crise de gouvernance persiste et menace l'avenir num&#233;rique de l'Afrique</title>
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		<dc:date>2025-07-02T20:04:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Noms de domaine</dc:subject>

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&lt;p&gt;Fin juin, les espoirs plac&#233;s dans l'AfriNIC (African Network Information Centre) pour des &#233;lections cruciales se sont transform&#233;s en inqui&#233;tue avec l'annulation, le 26 juin 2025, des &#233;lections pour son Conseil d'Administration. Cette situation plonge l'organisation, cl&#233; de la gestion des ressources num&#233;riques du continent, dans une incertitude prolong&#233;e, mena&#231;ant la stabilit&#233; de l'Internet en Afrique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis des ann&#233;es, AfriNIC est secou&#233; par des conflits internes, des accusations de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH64/img_3333-4-c45f5.webp?1774091315' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='64' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fin juin, les espoirs plac&#233;s dans l'AfriNIC (African Network Information Centre) pour des &#233;lections cruciales se sont transform&#233;s en inqui&#233;tue avec l'annulation, le 26 juin 2025, des &#233;lections pour son Conseil d'Administration. Cette situation plonge l'organisation, cl&#233; de la gestion des ressources num&#233;riques du continent, dans une incertitude prolong&#233;e, mena&#231;ant la stabilit&#233; de l'Internet en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des ann&#233;es, AfriNIC est secou&#233; par des conflits internes, des accusations de mauvaise gestion et des litiges co&#251;teux. Cette instabilit&#233; a cr&#233;&#233; un climat de m&#233;fiance, entravant sa mission fondamentale : l'allocation et l'enregistrement transparents des adresses IP, piliers de l'infrastructure num&#233;rique mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;La crise au sein d'AfriNIC n'est pas qu'une affaire interne ; elle a des r&#233;percussions directes sur chaque fournisseur d'acc&#232;s Internet, chaque entreprise num&#233;rique et chaque utilisateur en Afrique,&#8221; avait d&#233;j&#224; d&#233;clar&#233; un expert du secteur, souhaitant rester anonyme. &#8220;Une gouvernance stable et int&#232;gre est non n&#233;gociable pour le d&#233;veloppement de notre &#233;cosyst&#232;me num&#233;rique.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'annulation des &#233;lections : un tournant n&#233;gatif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections de juin &#233;taient per&#231;ues comme un tournant d&#233;cisif, l'occasion pour les membres d'AfriNIC d'&#233;lire une nouvelle direction avec un mandat clair pour :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#233;tablir la Transparence et la Responsabilit&#233; : Mettre fin aux pratiques opaques et assurer une gestion financi&#232;re rigoureuse.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Mettre un terme aux Conflits : Favoriser l'unit&#233; et la collaboration pour que l'organisation se concentre sur sa mission technique.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Reconstruire la Confiance : Restaurer la r&#233;putation d'AfriNIC aupr&#232;s de ses membres, des gouvernements et de la communaut&#233; internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ces espoirs ont &#233;t&#233; bris&#233;s par l'annonce de l'annulation. Selon AfriNIC, cette d&#233;cision fait suite &#224; des &#8220;retours et des expressions de pr&#233;occupations de plusieurs parties prenantes concernant de potentielles irr&#233;gularit&#233;s li&#233;es &#224; la documentation des &#233;lecteurs.&#8221; Cette suspension, puis annulation, intervient apr&#232;s des all&#233;gations de manipulations graves. &#171; Cette annulation aggrave une crise de gouvernance d&#233;j&#224; profonde. Elle remet en cause non seulement la capacit&#233; d'AfriNIC &#224; organiser des &#233;lections libres, mais aussi sa neutralit&#233; institutionnelle. &#192; court terme, cela accentue l'instabilit&#233; organisationnelle, retarde la reconstitution du Board, et compromet la continuit&#233; des d&#233;cisions critiques, y compris celles li&#233;es &#224; la gestion des ressources IP &#187;, d&#233;plore pour sa part Lacina KONE, Directeur G&#233;n&#233;ral de Smart Africa (voir interview exclusive).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un vide institutionnel et un isolement g&#233;opolitique accrus&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'annulation des &#233;lections de juin 2025, officiellement motiv&#233;e par des irr&#233;gularit&#233;s, n'est pas un simple incident technique. C'est le sympt&#244;me d'une crise de l&#233;gitimit&#233; plus profonde qui affecte AfriNIC depuis des ann&#233;es. Cette d&#233;cision s'inscrit dans une s&#233;quence de paralysie administrative et d'effondrement de la confiance entre les parties prenantes. Il ne s'agit plus seulement de contester une &#233;lection, mais d'interroger la viabilit&#233; du mod&#232;le de gouvernance actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des recherches internes et des t&#233;moignages d'anciens dirigeants d'AfriNIC entre 2001 et 2013 r&#233;v&#232;lent que les litiges judiciaires et la pression proc&#233;durale ont d&#233;courag&#233; les voix mod&#233;r&#233;es. De nombreux acteurs historiques, gouvernements africains et partenaires internationaux h&#233;sitent &#224; intervenir, craignant d'&#234;tre aspir&#233;s par un champ de tension d&#233;sormais juridico-politique. Cela soul&#232;ve une question fondamentale : une infrastructure critique peut-elle encore &#234;tre g&#233;r&#233;e selon les principes de la gouvernance multilat&#233;rale si la structure elle-m&#234;me est l&#233;galement emp&#234;ch&#233;e d'agir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des risques syst&#233;miques menacent le continent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences de cette crise s'accentuent avec l'annulation. L'incertitude planant sur la gestion des ressources num&#233;riques risque de dissuader les investissements, de ralentir l'innovation et de menacer la connectivit&#233; &#224; long terme du continent. La cr&#233;dibilit&#233; d'AfriNIC sur la sc&#232;ne mondiale de la gouvernance d'Internet, d&#233;j&#224; mise &#224; rude &#233;preuve, est d&#233;sormais affaiblie, r&#233;duisant la voix de l'Afrique dans des d&#233;bats cruciaux sur l'avenir du web.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impasse actuelle n'est pas sans cons&#233;quences techniques graves. L'allocation des adresses IP, la coordination entre registres r&#233;gionaux et la cr&#233;dibilit&#233; de l'Afrique dans les discussions globales sur la gouvernance d'Internet sont toutes affect&#233;es. Une interruption prolong&#233;e des fonctions d'AfriNIC pourrait nuire aux fournisseurs d'acc&#232;s &#224; Internet (FAI), ralentir le d&#233;ploiement des infrastructures et affaiblir la souverainet&#233; num&#233;rique du continent. La jeune g&#233;n&#233;ration d'entrepreneurs num&#233;riques, d'acteurs du cloud ou de l'IA, risque de subir les contrecoups d'une instabilit&#233; qui aurait pu &#234;tre &#233;vit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien plus qu'une simple querelle interne, cette crise affecte la posture g&#233;opolitique de l'Afrique dans les instances internationales comme l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) et l'UIT (Union Internationale des T&#233;l&#233;communications). Elle affaiblit notre capacit&#233; &#224; peser dans les d&#233;bats sur la fragmentation d'Internet, la gouvernance des donn&#233;es ou la localisation des ressources. L'ICANN a d'ailleurs exprim&#233; sa vive pr&#233;occupation, &#233;voquant une possible menace d'audit de conformit&#233;, voire de retrait de reconnaissance, si des explications d&#233;taill&#233;es ne sont pas rapidement fournies. &#171; Le continent doit &#233;viter qu'un pr&#233;c&#233;dent ne se cr&#233;e : celui o&#249; une institution critique est abandonn&#233;e sans r&#233;ponse continentale structur&#233;e &#187;, estime Rodrigue Guiguemd&#233;, non r&#233;gional &#224; l'&#233;lection du Conseil d'Administration d'AfriNIC 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La voix du secteur priv&#233; africain : l'appel de Redouane El Halaoui&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte tendu, la communaut&#233; num&#233;rique africaine, et notamment le secteur priv&#233;, exprime ses profondes pr&#233;occupations. Redouane El Halaoui, Pr&#233;sident de l'APEBI (F&#233;d&#233;ration Marocaine des Technologies de l'Information, des T&#233;l&#233;communications et de l'Offshoring) et, plus largement, Pr&#233;sident de la FADB (F&#233;d&#233;ration Africaine des Associations et Organismes du Num&#233;rique), insiste sur l'urgence d'une action concert&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Cette crise a-t-elle empir&#233; la situation d'AfriNIC ? Cette question ne peut pas &#234;tre abord&#233;e sans &#233;voquer les conflits survenus au moins depuis l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de Kigali. Mais pour &#234;tre direct, c'est en r&#233;alit&#233; la pierre angulaire des r&#233;formes. L'annulation de l'&#233;lection, dans les circonstances o&#249; elle a eu lieu, r&#233;v&#232;le les tentatives d'appropriation du pouvoir par diff&#233;rents acteurs. &#192; mon sens, cette annulation permet au moins d'&#233;carter certaines controverses et offre peut-&#234;tre une chance d'avoir cette fois un meilleur processus, conforme aux statuts.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ajoute : &#8220;Elle met aussi en lumi&#232;re une faiblesse plus profonde : notre secteur priv&#233; africain peine encore &#224; s'organiser et &#224; parler d'une seule voix. Nous ne pouvons pas b&#226;tir une souverainet&#233; num&#233;rique sur des fondations divis&#233;es et fragiles.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interrog&#233; sur les risques pour le d&#233;veloppement num&#233;rique de l'Afrique, El Halaoui explique : &#8220;Le premier impact est technique : retards dans l'allocation des ressources IP, projets d'infrastructures bloqu&#233;s, et obstacles pour les op&#233;rateurs et les startups. Peu apr&#232;s l'annulation, ils ont repris l'allocation des ressources. Mais le risque le plus profond est psychologique : perte de confiance des investisseurs, perception d'immaturit&#233;, et ralentissement de l'innovation. La croissance num&#233;rique africaine repose d'abord sur la confiance. Sans confiance, il n'y a ni innovation durable ni investissement.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant l'impact sur la cr&#233;dibilit&#233; de l'Afrique dans la gouvernance mondiale d'Internet, il est cat&#233;gorique : &#8220;Une Afrique divis&#233;e et en crise perd son influence. Notre voix s'affaiblit dans les forums comme l'ICANN, et nous ratons des occasions cruciales pour d&#233;fendre nos int&#233;r&#234;ts. Pour &#234;tre entendus &#224; l'international, nous devons d'abord &#234;tre cr&#233;dibles et unis chez nous.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur sa vision d'une &#233;conomie num&#233;rique africaine forte face &#224; cette crise, Redouane El Halaoui maintient : &#8220;Non, ma vision reste la m&#234;me : une Afrique num&#233;rique ambitieuse, souveraine et innovante. Mais cette crise nous rappelle une v&#233;rit&#233; simple : on ne peut pas construire un &#233;cosyst&#232;me solide sans une gouvernance solide. Nous devons repenser la mani&#232;re dont nous choisissons nos repr&#233;sentants : le mandat doit revenir aux organisations professionnelles l&#233;gitimes &#8212; f&#233;d&#233;rations, chambres professionnelles &#8212; plut&#244;t qu'&#224; des individus isol&#233;s qui poursuivent parfois des agendas personnels. La cr&#233;dibilit&#233; ne se d&#233;cr&#232;te pas ; elle se construit collectivement, pas individuellement.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, sur qui doit agir pour r&#233;soudre cette crise, il conclut : &#8220;Les gouvernements ne peuvent pas intervenir directement, AfriNIC est une organisation priv&#233;e, conduite par la communaut&#233; (bottom-up). Les gouvernements doivent soutenir (et non remplacer) le r&#244;le des parties prenantes et des membres. C'est au secteur priv&#233; africain de prendre ses responsabilit&#233;s, de se structurer et de s'organiser de mani&#232;re mature et unie. Dans chaque pays, nous devons identifier les organisations professionnelles les plus l&#233;gitimes et exp&#233;riment&#233;es pour repr&#233;senter nos int&#233;r&#234;ts, plut&#244;t que de laisser la place &#224; des acteurs isol&#233;s ou opportunistes. L'avenir d'AfriNIC et de notre souverainet&#233; num&#233;rique d&#233;pend de notre capacit&#233; &#224; construire un front priv&#233; africain uni, fort et responsable.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une reconstruction continentale indispensable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce paysage complexe, des organisations comme Smart Africa, une alliance d&#233;di&#233;e &#224; la transformation num&#233;rique du continent, suivent attentivement la situation. Smart Africa, partenaire d'AfriNIC, milite activement pour une gouvernance robuste et une infrastructure num&#233;rique r&#233;siliente en Afrique. &#8220;Nous nous engageons &#224; soutenir toutes les initiatives visant &#224; renforcer la gouvernance des institutions cl&#233;s du num&#233;rique en Afrique,&#8221; a soulign&#233; un repr&#233;sentant de Smart Africa, insistant sur l'importance d'une direction forte et unie pour AfriNIC. &#8220;La stabilit&#233; d'AfriNIC est essentielle pour que le continent puisse concr&#233;tiser sa vision d'une &#233;conomie num&#233;rique florissante.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'a r&#233;cemment d&#233;clar&#233; Madame Cina Lawson, ministre de l'&#201;conomie num&#233;rique du Togo : &#171; M&#234;me si l'Afrique sort des sentiers battus pour se doter d'un nouveau registre, il faudra beaucoup plus de m&#233;thode. &#187; Cette remarque r&#233;sume l'enjeu. Le continent doit d&#233;sormais faire un choix : soit consolider AfriNIC par une r&#233;forme profonde soutenue par les institutions africaines, soit cr&#233;er un nouveau registre communautaire avec un mandat politique et technique clair. Dans les deux cas, la r&#233;ponse ne peut &#234;tre ti&#232;de.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ICANN a rappel&#233; que, selon l'ICP-2, tout registre r&#233;gional doit &#234;tre un bien commun, &#224; but non lucratif et ancr&#233; dans un consensus communautaire. Ce principe restera. Cependant, ce qui doit &#233;voluer, c'est le degr&#233; d'engagement des &#201;tats africains, des organisations r&#233;gionales et des partenaires continentaux. AfriNIC, ou tout registre qui le remplacerait, doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une institution critique au m&#234;me titre qu'un point d'&#233;change Internet ou une autorit&#233; de certification. Le continent ne peut plus sous-traiter sa gouvernance technique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La communaut&#233; technique africaine et les observateurs internationaux, qui esp&#233;raient un nouveau d&#233;part pour AfriNIC avec ces &#233;lections, sont confront&#233;s &#224; une impasse prolong&#233;e. Le d&#233;fi de sortir l'organisation de cette crise est immense, et l'urgence de trouver une voie vers une gouvernance stable et transparente n'a jamais &#233;t&#233; aussi pressante pour qu'AfriNIC puisse pleinement remplir son r&#244;le crucial au service du d&#233;veloppement num&#233;rique et de la connectivit&#233; de l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Mohamadou DIALLO et Emmanuel VITUS&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Emmanuel Vitus est un analyste politique, expert en gouvernance de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://cio-mag.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CIO Mag&lt;/a&gt;, 2 juillet 2025)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Emmanuel Vitus est un analyste politique, expert en gouvernance de l'Internet et chercheur ind&#233;pendant.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;lection controvers&#233;e &#224; AFRINIC : l'ICANN menace de retirer sa reconnaissance, 24h pour s'expliquer</title>
		<link>https://www.osiris.sn/election-controversee-a-afrinic-l-icann-menace-de-retirer-sa-reconnaissance-24h.html</link>
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		<dc:date>2025-06-26T12:22:11Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Noms de domaine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) a adress&#233; ce 25 juin 2025 une mise en demeure &#224; Gowtamsingh Dabee, l'administrateur judiciaire d&#233;sign&#233; de l'AFRINIC, le registre r&#233;gional Internet pour l'Afrique et l'oc&#233;an Indien. Il exprime dans cette lettre une &#171; grave pr&#233;occupation &#187; quant au d&#233;roulement de l'&#233;lection du conseil d'administration d'Afrinic. Dans cette lettre officielle, sign&#233;e par le pr&#233;sident-directeur g&#233;n&#233;ral de l'organisation, Kurt Erik Lindqvist, l'ICANN (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-juin-2025-.html" rel="directory"&gt;Juin 2025&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-noms-de-domaine-+.html" rel="tag"&gt;Noms de domaine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH64/img_3333-3-09f24.webp?1774091315' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='64' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) a adress&#233; ce 25 juin 2025 une mise en demeure &#224; Gowtamsingh Dabee, l'administrateur judiciaire d&#233;sign&#233; de l'AFRINIC, le registre r&#233;gional Internet pour l'Afrique et l'oc&#233;an Indien. Il exprime dans cette lettre une &#171; grave pr&#233;occupation &#187; quant au d&#233;roulement de l'&#233;lection du conseil d'administration d'Afrinic. Dans cette lettre officielle, sign&#233;e par le pr&#233;sident-directeur g&#233;n&#233;ral de l'organisation, Kurt Erik Lindqvist, l'ICANN avertit qu'un audit de conformit&#233; pourrait &#234;tre engag&#233; si les irr&#233;gularit&#233;s signal&#233;es ne sont pas rapidement corrig&#233;es .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des irr&#233;gularit&#233;s majeures point&#233;es du doigt&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ICANN rapporte plusieurs probl&#232;mes signal&#233;s par les membres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Probl&#232;mes d'enregistrement au vote &#233;lectronique : des candidats n'auraient pas re&#231;u les documents requis pour voter en ligne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Abus de procurations : alors que les statuts d'AFRINIC limitent chaque mandataire &#224; cinq procurations pour le vote en personne, les &#233;lections 2025 ont autoris&#233; des pouvoirs sans plafond, laissant craindre des &#171; POA &#187; frauduleux et un bourrage d'urnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fuite des listes de votants : des repr&#233;sentants du Numbers Resource Society (NRS) ont diffus&#233; un formulaire d'&#171; endorsement &#187; arborant le logo d'AFRINIC, sugg&#233;rant un acc&#232;s inappropri&#233; aux listes officielles de membres habilit&#233;s &#224; voter.&lt;br class='autobr' /&gt;
Suspension du scrutin : l'&#233;lection, reprise le 23 juin, a &#233;t&#233; &#171; gel&#233;e &#187; &#224; 17 h 32 (heure de Maurice) pour &#171; permettre des enqu&#234;tes &#187;, sans calendrier transparent de reprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Digital Business Africa a pu obtenir les t&#233;moignages de deux t&#233;moins oculaires ayant particip&#233; au scrutin annul&#233;. Tous les deux d&#233;crivent un scrutin en pr&#233;sentiel &#171; apocalyptique &#187;. Leurs r&#233;cits, corrobor&#233;s par la mise en demeure r&#233;cente de l'ICANN, appellent les membres d'AFRINIC &#224; s'organiser et &#224; reprendre en main la gouvernance de leur registre r&#233;gional.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Une d&#233;monstration de fraude organis&#233;e &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous avons assist&#233; &#224; une d&#233;monstration de fraude organis&#233;e planifi&#233;e par la NRS et son &#233;quipe, via un impressionnant lot de procurations &#8211; certaines authentiques, d'autres pirat&#233;es &#187;, confie un t&#233;moin. Selon cet observateur, des dizaines de procurations falsifi&#233;es ont &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233;es au bureau de vote, la plupart &#233;mises par des d&#233;l&#233;gu&#233;s NRS non-inscrits dans la base de donn&#233;es officielle d'AFRINIC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seuls l'intervention conjointe de repr&#233;sentants de TESPOT, de l'ISPA-RDC, d'un op&#233;rateur local (Emtel) et d'un candidat de l'oc&#233;an Indien, assist&#233;s de leur conseil juridique, a forc&#233; la commission &#233;lectorale &#224; suspendre provisoirement le scrutin pour v&#233;rifications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Emtel a d&#233;couvert une procuration truqu&#233;e &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Emtel a appris qu'une personne ext&#233;rieure avait vot&#233; en son nom gr&#226;ce &#224; une procuration fabriqu&#233;e, avec une fausse signature valid&#233;e par un notaire sud-africain nomm&#233; Alexander Agyei &#187;, explique le repr&#233;sentant d'Emtel qui &#233;tait pourtant dans la salle de vote en pr&#233;sentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce deuxi&#232;me t&#233;moignage d&#233;crit le m&#234;me modus operandi : des procurations enti&#232;rement fictives, attest&#233;es par un acte notari&#233; douteux. Le repr&#233;sentant d'Emtel a donc invit&#233; tous les membres n'ayant pas vot&#233; en ligne &#224; v&#233;rifier que personne n'a usurp&#233; leur droit de vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ICANN passe &#224; l'offensive&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces entorses graves au processus, le 25 juin 2025, l'ICANN a somm&#233; AFRINIC de clarifier les graves irr&#233;gularit&#233;s constat&#233;es avec des &#171; r&#233;ponses compl&#232;tes et &#233;tay&#233;es &#187; avant la cl&#244;ture des bureaux &#224; Maurice le 26 juin 2025, sous peine de lancer un audit formel de conformit&#233;. Comme l'indiquent les t&#233;moignages ci-dessus, l'ICANN reproche notamment :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'usage de procurations hors statut
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'acc&#232;s non autoris&#233; aux listes de votants
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'absence de transparence dans la suspension et la reprise du scrutin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les points d'information demand&#233;s figurent aussi : l'&#233;tat exact du scrutin, la gestion des procurations, l'usage du logo d'AFRINIC par des tiers, et les mesures prises pour r&#233;tablir un processus &#233;lectoral &#233;quitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers quelle issue ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant la r&#233;ponse du receveur judiciaire de la proc&#233;dure, AFRINIC voit son autorit&#233; et sa l&#233;gitimit&#233; fragilis&#233;es. Toute d&#233;cision de certification des r&#233;sultats ou de reconduction du conseil d'administration sans r&#233;solution de ces dysfonctionnements pourrait conduire ICANN &#224; refuser sa reconnaissance, mena&#231;ant l'acc&#232;s aux num&#233;ros IP et ASN pour tout le continent africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un appel &#224; la mobilisation citoyenne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette crise, des membres d'Afrinic soucieux de la r&#233;ussite de ce processus &#233;lectoral proposent une riposte collective qui passe par plusieurs &#233;tapes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Cr&#233;ation de groupes nationaux sur WhatsApp, Signal&#8230; mod&#233;r&#233;s par les gestionnaires d'IXP, pour informer et alerter tous les membres d'un m&#234;me pays.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Coordination continentale entre mod&#233;rateurs nationaux pour partager bonnes pratiques et directives.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ouverture des groupes &#224; l'ensemble des membres AFRINIC, qu'ils soient ou non affili&#233;s &#224; un IXP.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Privil&#233;gier le vote en ligne via les contacts officiels r&#233;pertori&#233;s dans la base AFRINIC, pour limiter les fraudes par procuration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tirer les le&#231;ons de cette exp&#233;rience malheureuse, c'est voir les membres AFRINIC s'organiser pour prendre en main le destin de leur propre organisation &#187;, explique un membre de l'Afrinic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Risques de non-conformit&#233; et enjeux pour l'Afrique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AFRINIC, reconnu par ICANN en 2005 comme Regional Internet Registry (RIR) et tenu de respecter le &#171; ICP-2 &#187;, doit garantir l'impartialit&#233;, l'ind&#233;pendance et l'&#233;galit&#233; de traitement de ses membres. Les all&#233;gations en cours menacent directement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le maintien du soutien de sa communaut&#233; (crit&#232;re 2.6)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'&#233;galit&#233; de traitement des ressources (2.11&#8211;2.12)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Son statut d'association &#224; adh&#233;sion ouverte et non lucrative (2.13)
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La fiabilit&#233; des archives et enregistrements indispensables &#224; la transparence (2.19) .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ces dysfonctionnements demeurent sans r&#233;ponse satisfaisante, AFRINIC risque non seulement de perdre la confiance de sa communaut&#233; mais aussi de voir son agr&#233;ment par l'ICANN remis en question, mena&#231;ant ainsi l'attribution des blocs IPv4, IPv6 et ASN essentiels au d&#233;ploiement d'Internet sur le continent africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Digital Business Africa suivra de pr&#232;s les d&#233;veloppements autour de cette crise in&#233;dite, qui place pour la premi&#232;re fois en p&#233;ril la p&#233;rennit&#233; institutionnelle de l'unique RIR africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.digitalbusiness.africa/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Digital Business Africa&lt;/a&gt;, 26 juin 2025)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Union africaine des t&#233;l&#233;coms obtient une subvention pour le passage &#224; l'IPv6</title>
		<link>https://www.osiris.sn/l-union-africaine-des-telecoms-obtient-une-subvention-pour-le-passage-a-l-ipv6.html</link>
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		<dc:date>2025-06-10T18:44:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Noms de domaine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La migration vers l'IPv6 s'av&#232;re indispensable alors que l'adoption des services de communications &#233;lectroniques continue de s'acc&#233;l&#233;rer. Le stock d'adresses IPv4 est &#233;puis&#233; depuis environ 15 ans. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Union africaine des t&#233;l&#233;communications (UAT) a obtenu la semaine derni&#232;re une subvention de l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) pour acc&#233;l&#233;rer le passage de l'IPv4 &#224; l'IPv6 sur le continent. Cette transition vise &#224; soutenir la croissance du nombre d'abonn&#233;s &#224; Internet (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L147xH150/img_2608-5-39e97.png?1774091315' class='spip_logo spip_logo_right' width='147' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La migration vers l'IPv6 s'av&#232;re indispensable alors que l'adoption des services de communications &#233;lectroniques continue de s'acc&#233;l&#233;rer. Le stock d'adresses IPv4 est &#233;puis&#233; depuis environ 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union africaine des t&#233;l&#233;communications (UAT) a obtenu la semaine derni&#232;re une subvention de l'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) pour acc&#233;l&#233;rer le passage de l'IPv4 &#224; l'IPv6 sur le continent. Cette transition vise &#224; soutenir la croissance du nombre d'abonn&#233;s &#224; Internet en Afrique dans les ann&#233;es &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les protocoles IP (Internet Protocol) permettent d'identifier de mani&#232;re unique chaque appareil connect&#233; &#224; Internet. Lanc&#233; en 1981, le protocole IPv4 a atteint ses limites d'attribution en 2011, avec une capacit&#233; maximale de 4,3 milliards d'adresses IP uniques. &#192; l'inverse, l'IPv6 peut g&#233;n&#233;rer jusqu'&#224; 340 trillions de trillions d'adresses, ce qui en fait une solution durable face &#224; la demande croissante, tant pour les utilisateurs classiques que pour les objets connect&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afrique subsaharienne, par exemple, on comptait seulement 320 millions d'abonn&#233;s &#224; l'Internet mobile en 2023, selon l'Association mondiale des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile (GSMA). Ce chiffre devrait atteindre 528 millions d'ici 2030. Pourtant, le taux de p&#233;n&#233;tration resterait limit&#233; &#224; 37 %, laissant encore environ 900 millions de personnes &#224; connecter &#224; l'Internet mobile, dans un contexte de forte croissance d&#233;mographique. Par ailleurs, le nombre d'objets connect&#233;s sous licence dans la r&#233;gion devrait passer de 27 millions en 2023 &#224; 51 millions en 2030.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UAT a d&#233;j&#224; &#233;labor&#233; un cadre strat&#233;gique pour accompagner cette transition de l'IPv4 vers l'IPv6. Ce document sert de guide pour les pays africains, en vue d'adopter la nouvelle version du protocole Internet et de sensibiliser sur son importance dans le d&#233;veloppement des infrastructures num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'heure, l'adoption de l'IPv6 reste marginale sur le continent. Le taux &#233;tait estim&#233; &#224; 1,36 % selon le rapport &#171; Africa IPv6 Development White Paper &#187; publi&#233; par l'UAT en 2022. D'apr&#232;s les donn&#233;es de l'Asia-Pacific Network Information Center (APNIC), ce taux atteignait 4,46 % fin mai 2025, contre environ 40 % &#224; l'&#233;chelle mondiale. Certains pays se d&#233;marquent n&#233;anmoins, comme le Congo, le Gabon, la Tunisie et le Kenya, dont les taux d'adoption d&#233;passent les 20 %. Ils sont suivis par le S&#233;n&#233;gal, le Togo, le Rwanda, l'Angola, le Soudan du Sud, le Burkina Faso et le Zimbabwe, dont les taux restent en progression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isaac K. Kassouwi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.agenceecofin.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Ecofin&lt;/a&gt;, 10 juin 2025)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Guin&#233;e reprend le contr&#244;le de son nom de domaine</title>
		<link>https://www.osiris.sn/la-guinee-reprend-le-controle-de-son-nom-de-domaine.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/la-guinee-reprend-le-controle-de-son-nom-de-domaine.html</guid>
		<dc:date>2024-11-28T18:42:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Noms de domaine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A partir de 2016, les autorit&#233;s guin&#233;ennes ont acc&#233;l&#233;r&#233; les efforts pour prendre le contr&#244;le du nom de domaine national. Cette ressource &#233;tait alors g&#233;r&#233;e par le registre PSGNet bas&#233; aux Etats-Unis. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement guin&#233;en a finalis&#233; le rapatriement de la gestion du domaine national de premier niveau .GN &#171; apr&#232;s plus de 20 ans d'efforts et de d&#233;termination &#187;. Le minist&#232;re des Postes, T&#233;l&#233;communications et de l'Economie num&#233;rique a annonc&#233; le mercredi 27 novembre que le lancement officiel (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-novembre-2024-.html" rel="directory"&gt;Novembre 2024&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-noms-de-domaine-+.html" rel="tag"&gt;Noms de domaine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L115xH115/guinee-6-3bb31.jpg?1774085596' class='spip_logo spip_logo_right' width='115' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A partir de 2016, les autorit&#233;s guin&#233;ennes ont acc&#233;l&#233;r&#233; les efforts pour prendre le contr&#244;le du nom de domaine national. Cette ressource &#233;tait alors g&#233;r&#233;e par le registre PSGNet bas&#233; aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement guin&#233;en a finalis&#233; le rapatriement de la gestion du domaine national de premier niveau .GN &#171; apr&#232;s plus de 20 ans d'efforts et de d&#233;termination &#187;. Le minist&#232;re des Postes, T&#233;l&#233;communications et de l'Economie num&#233;rique a annonc&#233; le mercredi 27 novembre que le lancement officiel est pr&#233;vu pour le 4 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement guin&#233;en a engag&#233; en 2016 les discussions sur le rapatriement de la gestion du nom de domaine alors g&#233;r&#233; par le registre PSGNet bas&#233; aux Etats-Unis. C'est en 2017 qu'un d&#233;cret sign&#233; par l'ex-pr&#233;sident de la R&#233;publique, Alpha Cond&#233;, a finalement fix&#233; les r&#232;gles de gestion technique et administrative du domaine Internet national. En janvier 2022, Aminata Kaba, alors ministre des Postes, des T&#233;l&#233;communications et de l'Economie num&#233;rique, s'est vu confier la mission de reprendre la gestion du domaine national de premier niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reprise du contr&#244;le du nom de domaine national repr&#233;sente des enjeux pour la souverainet&#233; num&#233;rique de la Guin&#233;e qui a fait du num&#233;rique un des piliers de son d&#233;veloppement socio&#233;conomique. Cela peut &#233;galement contribuer &#224; renforcer la s&#233;curit&#233; du cyberespace national dans ce contexte de transformation num&#233;rique acc&#233;l&#233;r&#233;. Dans son &#171; Global Cybersecurity Index 2024 &#187;, l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT) a class&#233; la Guin&#233;e dans la cat&#233;gorie Tier 3 regroupant des pays &#171; ayant obtenu un score global d'au moins 55/100 en d&#233;montrant un engagement de base en mati&#232;re de cybers&#233;curit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le monde dans lequel nous &#233;voluons est profond&#233;ment transform&#233; par la technologie, et l'avenir de notre ind&#233;pendance repose en grande partie sur notre capacit&#233; &#224; ma&#238;triser nos infrastructures num&#233;riques. La Guin&#233;e se doit, plus que jamais, de tracer sa propre voie en mati&#232;re de d&#233;veloppement technologique, en assurant la s&#233;curit&#233; de ses donn&#233;es, en favorisant l'innovation locale, et en offrant &#224; chaque citoyen un acc&#232;s &#233;quitable &#224; l'information et aux services num&#233;riques &#187;, a d&#233;clar&#233; Rose Pola Pricemou, ministre des Postes, des T&#233;l&#233;communications et de l'Economie num&#233;rique, dans le Bulletin num&#233;rique du minist&#232;re pour le mois d'octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isaac K. Kassouwi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.wearetech.africa/a&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;WeAreTechAfrica&lt;/a&gt;, 28 novembre 2024)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Reconstitution urgente d'un conseil d'administration pour Afrinic Ltd</title>
		<link>https://www.osiris.sn/reconstitution-urgente-d-un-conseil-d-administration-pour-afrinic-ltd.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/reconstitution-urgente-d-un-conseil-d-administration-pour-afrinic-ltd.html</guid>
		<dc:date>2024-09-17T15:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Noms de domaine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis quatre ans, Afrinic, l'organisation responsable de la gestion et de l'allocation des ressources IP pour l'Afrique, est plong&#233;e dans une crise judiciaire. L'entreprise Cloud Innovation Ltd, qui a d&#233;pos&#233; une demande devant la division des faillites de la Cour supr&#234;me en septembre 2023, a sollicit&#233; la nomination d'un administrateur judiciaire pour superviser les affaires d'Afrinic. Cette demande a &#233;t&#233; approuv&#233;e en septembre 2023 par la juge Jane Lau Yuk Poon si&#233;geant &#224; la section (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-octobre-2024-.html" rel="directory"&gt;Octobre 2024&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-noms-de-domaine-+.html" rel="tag"&gt;Noms de domaine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH64/img_3333-2-aa214.webp?1774091315' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='64' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis quatre ans, Afrinic, l'organisation responsable de la gestion et de l'allocation des ressources IP pour l'Afrique, est plong&#233;e dans une crise judiciaire. L'entreprise Cloud Innovation Ltd, qui a d&#233;pos&#233; une demande devant la division des faillites de la Cour supr&#234;me en septembre 2023, a sollicit&#233; la nomination d'un administrateur judiciaire pour superviser les affaires d'Afrinic. Cette demande a &#233;t&#233; approuv&#233;e en septembre 2023 par la juge Jane Lau Yuk Poon si&#233;geant &#224; la section commerciale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afrinic a fait appel de cette d&#233;cision. La Senior Puisne Judge Nirmala Devat et le juge David Chan Kan Choeng, dans un jugement rendu mardi, ont rejet&#233; l'appel en concluant que la reconstitution du conseil d'administration d'Afrinic &#233;tait une priorit&#233; urgente. Ils ont ordonn&#233; &#224; l'administrateur judiciaire de finaliser l'&#233;lection d'un nouveau conseil d'administration conform&#233;ment &#224; la constitution d'Afrinic dans un d&#233;lai raccourci &#224; deux mois, contre six mois initialement pr&#233;vus. Ce d&#233;lai commence &#224; partir de la date du jugement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation actuelle trouve ses racines dans des &#233;v&#233;nements datant de 2020, lorsqu'Afrinic, dans l'exercice de ses pr&#233;rogatives concernant l'allocation des adresses IP, avait constat&#233; des infractions aux clauses du Service d'Enregistrement (RSA) par Cloud Innovation Ltd (CIL). CIL avait &#233;t&#233; interpell&#233;e pour fournir des explications en juin 2020, mais n'a pas r&#233;pondu aux demandes. En mars 2021, Afrinic avait entam&#233; des proc&#233;dures l&#233;gales pour faire respecter le contrat RSA. En retour, CIL a intent&#233; plus de 25 actions en justice contre Afrinic devant la Cour supr&#234;me de Maurice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le c&#339;ur du litige r&#233;side dans la gouvernance d'Afrinic et son pouvoir d'attribuer les adresses IP &#224; des entreprises dans toute la r&#233;gion. L'un des points majeurs soulev&#233;s lors du proc&#232;s concernait la validit&#233; de la r&#233;solution du conseil d'administration d'Afrinic dat&#233;e du 23 ao&#251;t 2021. Cette r&#233;solution donnait &#224; Eddy Kayihura, alors PDG d'Afrinic, le pouvoir de nommer des conseillers juridiques pour repr&#233;senter Afrinic dans des affaires en cours ou potentielles. Cependant, Eddy Kayihura a quitt&#233; ses fonctions en novembre 2022, et les avocats de Cloud Innovation ont soutenu que cette r&#233;solution n'&#233;tait plus valide apr&#232;s son d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenir les actifs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afrinic, repr&#233;sent&#233;e par Me Anwar Moollan, SC, avait argu&#233; que la r&#233;solution de 2021 restait valable, malgr&#233; la fin du mandat d'Eddy Kayihura. Cependant, la cour a jug&#233; que cette r&#233;solution &#233;tait &#233;troitement li&#233;e &#224; la fonction d'Eddy Kayihura en tant que PDG. D&#232;s lors que ce dernier avait quitt&#233; son poste, les pouvoirs qui lui avaient &#233;t&#233; conf&#233;r&#233;s pour engager des proc&#233;dures judiciaires &#233;taient caducs. Les avocats de Cloud Innovation, Me K. Singla, King's Counsel, Me Raouf Gulbul Gulbul et l'avou&#233; Dushyant Ramdhur avaient &#233;voqu&#233; un abus de proc&#233;dures de la cour mettant aussi en avant le fait que les avocats d'Afrinic, Me Anwar Moollan et le Senior Attorney Manon Mardemootoo n'avaient pas le droit de repr&#233;senter la compagnie. Les juges ont en effet conclu que les avocats repr&#233;sentant Afrinic dans l'appel n'avaient pas la l&#233;gitimit&#233; juridique pour agir au nom d'Afrinic en l'absence d'un PDG en fonction. Les juges ont soulign&#233; l'urgence de mettre en place un nouveau conseil d'administration, ce qui pourrait permettre &#224; l'organisation de retrouver une certaine stabilit&#233; et de clarifier ses positions juridiques dans les litiges en cours. L'administrateur judiciaire, d&#233;sign&#233; par la juge Jane Lau Yuk Poon en septembre 2023, a pour mission principale de maintenir les actifs d'Afrinic intacts, tout en supervisant le processus &#233;lectoral visant &#224; mettre en place un conseil d'administration fonctionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://lexpress.mu/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Express&lt;/a&gt;, 17 octobre 2024)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Kenya : ICT Autority et KeNIC collaborent pour promouvoir le .Ke</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Kenya-ICT-Autority-et-KeNIC.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Kenya-ICT-Autority-et-KeNIC.html</guid>
		<dc:date>2024-09-05T23:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Noms de domaine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre de la transformation num&#233;rique, les pays d'Afrique ont longtemps fait la part belle &#224; la connectivit&#233; &#224; haut d&#233;bit. Mais face aux nombreux enjeux inh&#233;rents &#224; l'&#233;conomie num&#233;rique, l'attention s'&#233;largit &#224; de nouveaux domaines, notamment la souverainet&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Autorit&#233; des technologies de l'information et de la communication du Kenya a annonc&#233; le mercredi 4 septembre la signature d'un protocole d'accord (MoU) de trois ans avec le Kenya Network Information Center (KeNIC). Il porte (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-septembre-2024-.html" rel="directory"&gt;Septembre 2024&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-noms-de-domaine-+.html" rel="tag"&gt;Noms de domaine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/arton36476-da601.jpg?1774091315' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre de la transformation num&#233;rique, les pays d'Afrique ont longtemps fait la part belle &#224; la connectivit&#233; &#224; haut d&#233;bit. Mais face aux nombreux enjeux inh&#233;rents &#224; l'&#233;conomie num&#233;rique, l'attention s'&#233;largit &#224; de nouveaux domaines, notamment la souverainet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Autorit&#233; des technologies de l'information et de la communication du Kenya a annonc&#233; le mercredi 4 septembre la signature d'un protocole d'accord (MoU) de trois ans avec le Kenya Network Information Center (KeNIC). Il porte sur la promotion des normes num&#233;riques nationales, la promotion du nom de domaine .Ke, ainsi que la formation du personnel de l'Autorit&#233; sur l'&#233;cosyst&#232;me du syst&#232;me de noms de domaine (DNS) et la s&#233;curit&#233; du syst&#232;me de noms de domaine (DNSSEC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stanley Kamanguya, le pr&#233;sident-directeur g&#233;n&#233;ral de l'Autorit&#233; des TIC, a affirm&#233; que &#171; ce MoU nous aidera &#224; r&#233;soudre des probl&#232;mes cl&#233;s alors que nous avan&#231;ons dans l'&#232;re de la transformation num&#233;rique, en nous concentrant particuli&#232;rement sur la formation et la requalification de notre personnel, ainsi que sur l'am&#233;lioration de la gouvernance num&#233;rique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Kenya, le gouvernement poursuit le d&#233;veloppement de son programme de transformation num&#233;rique engag&#233; depuis pr&#232;s de 20 ans. Bien que l'accent ait &#233;t&#233; mis au fil des ann&#233;es sur le d&#233;veloppement de l'infrastructure pour am&#233;liorer la connectivit&#233; Internet, des actions certes discr&#232;tes &#233;taient &#233;galement men&#233;es dans d'autres secteurs. La promotion du nom de domaine .Ke est l'un d'eux. Le gouvernement a fait de sa large adoption un objectif &#224; atteindre pour am&#233;liorer le r&#233;f&#233;rencement du pays &#224; l'international, positionner son identit&#233; dans la sph&#232;re num&#233;rique mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son rapport statistique sur le march&#233; t&#233;l&#233;coms et num&#233;rique national au premier trimestre 2024, l'Autorit&#233; des communications du Kenya (CA) r&#233;v&#232;le que 108 338 noms de domaine avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; attribu&#233;s. 84,8% de ces ressources &#233;taient l'apanage des entreprises qui comptabilisaient 91 818 noms de domaines. Les institutions gouvernementales avaient acquis 752 de ces noms de domaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le KeNIC, outiller efficacement le personnel de l'Autorit&#233; des TIC sur les questions li&#233;es au nom de domaine national est un pas de plus vers l'av&#232;nement d'un cyberespace local s&#233;curis&#233;, favorable aux activit&#233;s des diff&#233;rents utilisateurs du num&#233;rique dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hikmatu Bilali&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.wearetech.africa/fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;WeAreTechAfrica&lt;/a&gt;, 5 septembre 2024)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Nigeria veut migrer &#224; l'IPv6 pour renforcer sa cybers&#233;curit&#233;</title>
		<link>https://www.osiris.sn/le-nigeria-veut-migrer-a-l-ipv6-pour-renforcer-sa-cybersecurite.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/le-nigeria-veut-migrer-a-l-ipv6-pour-renforcer-sa-cybersecurite.html</guid>
		<dc:date>2024-08-21T16:02:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Noms de domaine</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La migration &#224; l'IPv6 s'av&#232;re indispensable alors que l'adoption des services de communications &#233;lectroniques continue de s'acc&#233;l&#233;rer. Les 4,3 milliards d'adresses uniques de l'IPv4 ont &#233;t&#233; &#233;puis&#233;es depuis 2011. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement f&#233;d&#233;ral nig&#233;rian pr&#233;pare la migration du pays vers l'IPv6 (Internet Protocole version 6), la derni&#232;re version du protocole Internet. C'est ce qu'a r&#233;v&#233;l&#233; Bosun Tijani, ministre des Communications, de l'Innovation et de l'Economie num&#233;rique, le mardi 20 ao&#251;t, lors (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Aout-2024-.html" rel="directory"&gt;Ao&#251;t 2024&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-noms-de-domaine-+.html" rel="tag"&gt;Noms de domaine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L134xH134/arton36372-8ea08.jpg?1774091315' class='spip_logo spip_logo_right' width='134' height='134' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La migration &#224; l'IPv6 s'av&#232;re indispensable alors que l'adoption des services de communications &#233;lectroniques continue de s'acc&#233;l&#233;rer. Les 4,3 milliards d'adresses uniques de l'IPv4 ont &#233;t&#233; &#233;puis&#233;es depuis 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement f&#233;d&#233;ral nig&#233;rian pr&#233;pare la migration du pays vers l'IPv6 (Internet Protocole version 6), la derni&#232;re version du protocole Internet. C'est ce qu'a r&#233;v&#233;l&#233; Bosun Tijani, ministre des Communications, de l'Innovation et de l'Economie num&#233;rique, le mardi 20 ao&#251;t, lors d'un sommet organis&#233; par la National Information Technology Development Agency (NITDA). L'initiative devrait permettre de renforcer la cybers&#233;curit&#233; dans le pays, entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'IPv6 est la derni&#232;re version responsable de garantir que les transactions et activit&#233;s en ligne permettent aux autorit&#233;s d'identifier les utilisateurs, non seulement pour la s&#233;curit&#233;, mais aussi pour s'assurer que le syst&#232;me n'est pas utilis&#233; de mani&#232;re inappropri&#233;e &#187;, a d&#233;clar&#233; le ministre. Une feuille de route devrait &#234;tre mise en place pour assurer la transition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les discussions concernant la migration vers l'IPv6 au Nigeria interviennent alors que son pr&#233;d&#233;cesseur a atteint ses limites depuis 2011. Lanc&#233; en 1981, l'IPv4 pr&#233;sente une capacit&#233; de 4,3 milliards d'adresses IP uniques, contre 340 trillions de trillions d'adresses pour l'IPv6. Ce nouveau syst&#232;me vient donc r&#233;pondre &#224; la demande croissante d'adresses IP, aussi bien pour les abonn&#233;s Internet traditionnels que pour les objets connect&#233;s. Le taux d'adoption de l'IPv6 en Afrique est de 1,36 %, selon le rapport &#171; Africa IPv6 Development White Paper &#187; de l'Union africaine des t&#233;l&#233;communications (UAT) publi&#233; en 2022.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travers la migration vers l'IPv6, le gouvernement nig&#233;rian veut renforcer la s&#233;curit&#233; du cyberspace national dans le cadre de ses ambitions de transformation num&#233;rique. C'est dans cette perspective que l'ex&#233;cutif a lanc&#233; en d&#233;cembre 2020 une campagne nationale d'identification des abonn&#233;s t&#233;l&#233;coms qui a conduit &#224; la suspension de 73 millions de cartes SIM en avril 2023. En mars 2024, les op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms ont commenc&#233; &#224; d&#233;connecter d&#233;finitivement les cartes SIM qui n'&#233;taient toujours pas identifi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Nigeria compte 219,3 millions d'abonn&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie au 31 mars, selon les derni&#232;res statistiques disponibles sur le portail de la Nigerian Communications Commission (NCC). Le pays compte &#233;galement 164,3 millions d'utilisateurs d'Internet, dont 94,3 millions utilisent le haut d&#233;bit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isaac K. Kassouwi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.agenceecofin.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agence Ecofin&lt;/a&gt;, 21 ao&#251;t 2024)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



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