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	<title>OSIRIS</title>
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	<description>Osiris sensibilise, informe et produit des analyses sur tous les sujets relatifs &#224; l'utilisation et &#224; l'appropriation des technologies de l'information et de la communication au S&#233;n&#233;gal et en Afrique.</description>
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		<title>OSIRIS</title>
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		<title>Micro-folie : Un mus&#233;e num&#233;rique pour attirer le grand public vers les institutions culturelles</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Art et culture</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une micro-folie est install&#233;e au mus&#233;e Th&#233;odore Monod de l'Institut fondamentale d'Afrique noire (Ifan). La c&#233;r&#233;monie d'inauguration s'est tenue ce lundi 22 avril au mus&#233;e Th&#233;odore Monod. Il s'agit d'une galerie num&#233;rique qui vient s'ajouter aux &#339;uvres culturelles du S&#233;n&#233;gal. En effet, ce mus&#233;e num&#233;rique &#171; propose un contenu culturel et technologique pouvant s'installer dans tous les espaces. L'objectif est d'offrir un espace d'activit&#233; accessible et ludique. Elle est compos&#233;e d'un mus&#233;e (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Avril-2024-.html" rel="directory"&gt;Avril 2024&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Culture-+.html" rel="tag"&gt;Art et culture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/arton35533-33f30.jpg?1779271724' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une micro-folie est install&#233;e au mus&#233;e Th&#233;odore Monod de l'Institut fondamentale d'Afrique noire (Ifan). La c&#233;r&#233;monie d'inauguration s'est tenue ce lundi 22 avril au mus&#233;e Th&#233;odore Monod. Il s'agit d'une galerie num&#233;rique qui vient s'ajouter aux &#339;uvres culturelles du S&#233;n&#233;gal. En effet, ce mus&#233;e num&#233;rique &#171; propose un contenu culturel et technologique pouvant s'installer dans tous les espaces. L'objectif est d'offrir un espace d'activit&#233; accessible et ludique. Elle est compos&#233;e d'un mus&#233;e num&#233;rique et de plusieurs milliers d'&#339;uvres d'art venant de plusieurs institutions mus&#233;ales &#187;, a expliqu&#233; Abdoulaye Sy, responsable de la Micro-folie. Cet espace d'&#233;ducation artistique rassemble un ensemble de dispositifs compos&#233; de mat&#233;riels dont dix tablettes, un grand &#233;cran et une sonorisation. La Micro-folie int&#232;gre ainsi &#171; la r&#233;alit&#233; virtuelle, la r&#233;alit&#233; augment&#233;e, et des &#233;crans interactifs pour pr&#233;senter des &#339;uvres d'art, des expositions virtuelles, des performances artistiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concept &#171; micro-folie &#187; a pour objectif d'attirer le grand public vers les institutions culturelles &#224; travers le num&#233;rique. &#171; On sait que les mus&#233;es sont des institutions qui ne sont pas forc&#233;ment des plus accessibles. Et donc la Micro-Folie peut s'installer partout. Au mus&#233;e des civilisations noires, elle est itin&#233;rante. L'objectif, c'est d'aller au-devant des publics et de leur montrer ces &#339;uvres d'une part d'un point de vue num&#233;rique pour ensuite leur donner envie d'aller dans une institution culturelle au sens large. C'est vraiment la porte d'entr&#233;e pour acc&#233;der &#224; la culture &#187;, a expliqu&#233; Christophe Chauffour, Grand Palais RMN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Espace didactique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, espace didactique, ce mus&#233;e num&#233;rique propose des programmes &#233;ducatifs et des ateliers pour les &#233;l&#232;ves. Il contribue ainsi &#224; sensibiliser les jeunes g&#233;n&#233;rations &#224; l'importance de la culture et de l'art. Selon Laurent Montillet, Directeur d&#233;l&#233;gu&#233; de l'Institut fran&#231;ais du S&#233;n&#233;gal (IFS), &#171; ce projet a &#233;t&#233; r&#233;ceptacle de nombreuses sciences et formations. On re&#231;oit des professeurs de diff&#233;rentes institutions &#224; l'institut fran&#231;ais &#224; qui on explique le dispositif et comment ils peuvent l'int&#233;grer dans leurs diff&#233;rents programmes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Dakar, l'Institut Fran&#231;ais du S&#233;n&#233;gal, le mus&#233;e Th&#233;odore Monod de l'Ifan et le mus&#233;e des civilisations noires sont les r&#233;ceptacles des trois &#171; microfolies &#187; existant au S&#233;n&#233;gal. Ce concept de mus&#233;e num&#233;rique est inspir&#233; des Folies du Parc de La Villette en France, le projet MICRO-FOLIE est port&#233; par le minist&#232;re de la Culture fran&#231;aise et coordonn&#233; par La Villette, avec le Ch&#226;teau de Versailles entres autres partenaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.seneweb.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Seneweb&lt;/a&gt;, 24 avril 2024)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;veloppement de l'&#233;cosyst&#232;me culturel : Trois espaces culturels tourn&#233;s vers le num&#233;rique inaugur&#233;s &#224; Dakar</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Developpement-de-l-ecosysteme,35532.html</link>
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		<dc:date>2024-04-24T16:30:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Art et culture</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Trois (3) Micro-Folie ont &#233;t&#233; inaugur&#233;s ce Lundi au S&#233;n&#233;gal &#224; l'Institut fran&#231;ais, au mus&#233;e Th&#233;odore Monod et au Mus&#233;e des civilisations noires. Ces espaces d'expression, d'apprentissage et de d&#233;couverte tourn&#233;s vers le num&#233;rique financ&#233;s par l'ambassade de France s'inscrit dans le cadre du projet d&#233;nomm&#233; &#171; micro-folie &#187; destin&#233; &#224; renforcer l'&#233;cosyst&#232;me culturel et l'attractivit&#233; des mus&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; en croire les initiateurs, l'objectif principal de ce projet est de structurer et de renforcer (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.osiris.sn/local/cache-vignettes/L150xH150/arton35532-e8948.jpg?1779271724' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Trois (3) Micro-Folie ont &#233;t&#233; inaugur&#233;s ce Lundi au S&#233;n&#233;gal &#224; l'Institut fran&#231;ais, au mus&#233;e Th&#233;odore Monod et au Mus&#233;e des civilisations noires. Ces espaces d'expression, d'apprentissage et de d&#233;couverte tourn&#233;s vers le num&#233;rique financ&#233;s par l'ambassade de France s'inscrit dans le cadre du projet d&#233;nomm&#233; &#171; micro-folie &#187; destin&#233; &#224; renforcer l'&#233;cosyst&#232;me culturel et l'attractivit&#233; des mus&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; en croire les initiateurs, l'objectif principal de ce projet est de structurer et de renforcer l'attractivit&#233; des mus&#233;es et des espaces culturels s&#233;n&#233;galais &#224; travers le prisme d'une plus grande inclusion num&#233;rique, de soutenir le S&#233;n&#233;gal dans sa volont&#233; de d&#233;velopper et de renforcer son &#233;cosyst&#232;me culturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'exprimant lors de la c&#233;r&#233;monie d'inauguration, le charg&#233; de la m&#233;diation culturelle au mus&#233;e Th&#233;odore Monod, Abdoulaye Sy, soutient que &#034;Micro-folie est un espace d'expression, d'apprentissage et de d&#233;couverte tourn&#233; vers le num&#233;rique dont l'objectif vis&#233; est de promouvoir la culture, de montrer le contenu culturel existant et de participer &#224; l'&#233;ducation culturelle, artistique. Il a pour cible les &#233;coles et la frange jeune de la population&#8221;, a-t-il fait savoir, ajoutant notamment que ces espaces nouveaux vont permettre de parcourir les collections num&#233;riques des grands mus&#233;es nationaux &#224; l'aide d'&#233;crans connect&#233;s et de dispositifs de m&#233;diation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poursuivant son argumentaire, Abdoulaye Sy d'ajouter que &#171; ces espaces sont con&#231;us pour offrir une exp&#233;rience mus&#233;ale immersive aux visiteurs. Ils int&#232;grent aussi des technologies num&#233;riques avanc&#233;es telles que la r&#233;alit&#233; virtuelle, la r&#233;alit&#233; augment&#233;e, et des &#233;crans interactifs pour pr&#233;senter des &#339;uvres d'art, des expositions virtuelles, des performances artistiques, entre autres&#8221;, a-t-il encore soulign&#233;, notant &#233;galement dans ce sens que ces trois (3) espaces d'expression, d'apprentissage et de d&#233;couverte abrit&#233;s par l'Institut Fran&#231;ais du S&#233;n&#233;gal, le mus&#233;e Th&#233;odore Monod et le Mus&#233;e des civilisations noires servent aussi de plateforme &#233;ducative en proposant des programmes &#233;ducatifs et des ateliers pour les &#233;coles et les groupes communautaires. &#187;Ils contribuent ainsi &#224; sensibiliser les jeunes g&#233;n&#233;rations &#224; l'importance de la culture et de l'art. &#192; titre illustratif, le festival &#8221;micro-folie&#8221; organis&#233; du 15 au 27 avril au mus&#233;e Th&#233;odore Monod a d&#233;j&#224; re&#231;u, durant le week-end dernier, la visite de 432 &#233;l&#232;ves et 80 personnes constitu&#233;es principalement des membres des familles des &#233;l&#232;ves, selon les responsables de ce festival&#034;, a laiss&#233; entendre le responsable de l'espace &#8221;micro-folie&#8221; du mus&#233;e Th&#233;odore Monod, Abdoulaye Sy&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet est mis en place gr&#226;ce &#224; un partenariat entre l'Institut fondamental d'Afrique noire (IFAN), l'Institut fran&#231;ais et le minist&#232;re de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.dakaractu.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dakar Actu&lt;/a&gt;, 24 avril 2024)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Beatmaking &#224; Dakar : savoirs, pratiques et cultures du num&#233;rique</title>
		<link>https://www.osiris.sn/le-beatmaking-a-dakar-savoirs-pratiques-et-cultures-du-numerique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/le-beatmaking-a-dakar-savoirs-pratiques-et-cultures-du-numerique.html</guid>
		<dc:date>2023-08-09T16:04:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Art et culture</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ma&#235;l P&#233;neau est producteur et compositeur de musiques &#233;lectroniques. En mars 2023, il soutient sa th&#232;se &#224; l'&#201;cole des hautes &#233;tudes en sciences sociales (EHESS) d&#233;di&#233;e &#224; l'&#233;volution de la cr&#233;ation et de la production musicale en Afrique de l'ouest suite &#224; l'arriv&#233;e des technologies du num&#233;rique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bonjour Christophe, et bonjour aux auditeurs de France Musique, &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand j'ai commenc&#233; ma th&#232;se, en 2019, les publications sur les pratiques de cr&#233;ation et d'enregistrement en studio restaient rares (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Aout-2023-.html" rel="directory"&gt;Ao&#251;t 2023&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Culture-+.html" rel="tag"&gt;Art et culture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ma&#235;l P&#233;neau est producteur et compositeur de musiques &#233;lectroniques. En mars 2023, il soutient sa th&#232;se &#224; l'&#201;cole des hautes &#233;tudes en sciences sociales (EHESS) d&#233;di&#233;e &#224; l'&#233;volution de la cr&#233;ation et de la production musicale en Afrique de l'ouest suite &#224; l'arriv&#233;e des technologies du num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonjour Christophe, et bonjour aux auditeurs de France Musique,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand j'ai commenc&#233; ma th&#232;se, en 2019, les publications sur les pratiques de cr&#233;ation et d'enregistrement en studio restaient rares en ce qui concerne le hip-hop, m&#234;me dans le contexte nord-am&#233;ricain, et encore plus pour les pays dits du Sud, &#224; l'exception du travail engag&#233; par Emmanuelle Olivier et Amandine Pras au Mali.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au S&#233;n&#233;gal, depuis l'introduction de la technologie 3G &#224; partir de 2008, des studios num&#233;riques et domestiques se sont multipli&#233;s. Avec l'aide d'un beatmaker, qui produit et con&#231;oit les instrumentaux de leurs morceaux, les rappeurs peuvent aujourd'hui enregistrer leurs morceaux rapidement et les diffuser via les r&#233;seaux sociaux, les sites de streaming, la radio et la t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai donc pass&#233; de nombreux mois dans les studios et dans d'autres lieux o&#249; se fabrique la musique s&#233;n&#233;galaise actuelle. &#192; partir de toutes les donn&#233;es que j'ai pu filmer, enregistrer et observer, L'objectif &#233;tait de r&#233;fl&#233;chir &#224; la situation sociale, aux parcours professionnels et aux processus cr&#233;atifs de ces beatmakers s&#233;n&#233;galais. Mais l'id&#233;e &#233;tait aussi de mieux comprendre la relation entre les outils num&#233;riques et les pratiques de cr&#233;ation artistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus largement, j'ai cherch&#233; &#224; interroger ce qu'une soci&#233;t&#233; ouest-africaine fait du num&#233;rique, du point de vue de la production musicale, mais aussi en termes de circulation des savoirs et de relations sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette th&#232;se a d'abord permis de montrer que la fabrique des musiques rap s'inscrit dans l'histoire des musiques populaires s&#233;n&#233;galaises, mais aussi, dans un contexte de circulations des instruments et des technologies d'enregistrement. Cela m'a permis de montrer comment cette pratique n'est pas uniquement le r&#233;sultat d'un bouleversement li&#233; &#224; internet et au num&#233;rique, m&#234;me si on assiste bien, &#224; la fin des ann&#233;es 2000, &#224; un changement d'&#233;chelle, avec l'&#233;mergence d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration de rappeurs et de beatmakers plus autonomes en terme de production, d'enregistrement, et de diffusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, l'introduction des technologies audionum&#233;riques dans les studios &#224; Dakar a compl&#232;tement modifi&#233; l'organisation sociale du travail d'enregistrement, mais aussi les types de savoirs mobilis&#233;s, les modalit&#233;s d'acc&#232;s &#224; ces savoirs, et de leurs circulations. Tous ces outils de cr&#233;ation num&#233;rique sont aujourd'hui pr&#233;sents dans la plupart des pays, et on a aussi des formes de cr&#233;ation inspir&#233;es du hip-hop un peu partout dans le monde. C'est donc un travail qui s'inscrit dans un champ de recherche qui est encore &#233;mergent, mais j'esp&#232;re que cette th&#232;se pourra contribuer &#224; montrer l'int&#233;r&#234;t d'une meilleure compr&#233;hension de ces musiques en partant des savoirs, des pratiques r&#233;elles de cr&#233;ation, et donc en se rendant dans les studios, surtout dans les pays dits du sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.radiofrance.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Radio France&lt;/a&gt;, 8 ao&#251;t 2023)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le mus&#233;e Th&#233;odore-Monod va abriter l'exposition d'art num&#233;rique &#187;Ent&#234;tement : artiste je suis devenu'' du 22 au 28 juillet</title>
		<link>https://www.osiris.sn/le-musee-theodore-monod-va-abriter-l-exposition-d-art-numerique-entetement.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/le-musee-theodore-monod-va-abriter-l-exposition-d-art-numerique-entetement.html</guid>
		<dc:date>2023-07-18T07:36:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Art et culture</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'artiste vid&#233;aste Alioune Thiam organise une exposition d'art num&#233;rique intitul&#233;e &#8216;'Ent&#234;tement : artiste je suis devenu'', du 22 au 28 juillet 2023, au mus&#233;e Th&#233;odore-Monod d'art africain &#224; Dakar. &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon le dossier de presse consacr&#233; &#224; l'exposition, &#187;Ent&#234;tement : artiste je suis devenu est avant tout l'histoire d'un f&#233;ru des nouvelles technologies qui, tr&#232;s t&#244;t, s'est confront&#233; &#224; la r&#233;ticence d'un environnement se r&#233;servant un droit de regard sur la position sociale. Il est surtout ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Juillet-2023-.html" rel="directory"&gt;Juillet 2023&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Culture-+.html" rel="tag"&gt;Art et culture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'artiste vid&#233;aste Alioune Thiam organise une exposition d'art num&#233;rique intitul&#233;e &#8216;'Ent&#234;tement : artiste je suis devenu'', du 22 au 28 juillet 2023, au mus&#233;e Th&#233;odore-Monod d'art africain &#224; Dakar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le dossier de presse consacr&#233; &#224; l'exposition, &#187;Ent&#234;tement : artiste je suis devenu est avant tout l'histoire d'un f&#233;ru des nouvelles technologies qui, tr&#232;s t&#244;t, s'est confront&#233; &#224; la r&#233;ticence d'un environnement se r&#233;servant un droit de regard sur la position sociale. Il est surtout ce moment o&#249; la revendication est plus que n&#233;cessaire et qu'endosser le statut d'artiste devient l&#233;gitime &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;'C'est &#233;galement une r&#233;ponse &#224; la conscience collective qui pourrait conduire &#224; un dialogue autour de la d&#233;mocratisation des disciplines artistiques dans un milieu qui, souvent, est quasi imp&#233;n&#233;trable et quelque peu &#233;litiste'', rapporte le document dont l'APS a eu connaissance, ajoutant que cette exposition est la premi&#232;re d'Alioune Thiam &#224; Dakar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exposition va permettre entre autres de favoriser l'exp&#233;rimentation tant sur le plan de sa th&#233;matique que sur sa mise en sc&#232;ne dans un format plus circonscrit pouvant attiser la discussion. Elle vise une approche atypique dans sa proposition en favorisant la d&#233;couverte artistique plut&#244;t que l'achat, afin d'inspirer de futures &#339;uvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le document explique qu'elle sera focalis&#233;e sur l'art num&#233;rique, plus particuli&#232;rement sur cette forme d'art qu'est le vid&#233;o-mapping, une technologie multim&#233;dia qui permet de projeter de la lumi&#232;re ou des vid&#233;os sur des volumes. Cela permet ainsi de recr&#233;er des images en 2D et 3D sur des structures en relief &#224; l'aide logiciels sp&#233;cialis&#233;s, mais &#233;galement autour de la r&#233;alit&#233; virtuelle et augment&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233; &#224; Kaolack en 1993, l'Artiste vid&#233;aste s&#233;n&#233;galais, Alioune Thiam, sp&#233;cialis&#233; dans le vid&#233;o-mapping fut, entre autres, deux fois laur&#233;at du programme Odyss&#233;e de l'Association des centres culturels de rencontre (ACCR). Il a &#233;t&#233; le premier artiste s&#233;n&#233;galais en r&#233;sidence au Centre culturel de rencontre Les Dominicains de Haute-Alsace en janvier 2022, pour son projet ARTISTE 2.0 : &#187;La port&#233;e cr&#233;ative du num&#233;rique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a &#233;galement r&#233;alis&#233; une r&#233;sidence d'artiste dans un autre Centre culturel de rencontre en 2018-2019, l'Abbaye de Noirlac o&#249; il y a d&#233;velopp&#233; un projet de vid&#233;o-mapping intitul&#233; &#187;Un son, une identit&#233; &#187; sp&#233;cialement pens&#233; pour le lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://aps.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;APS&lt;/a&gt;, 18 juillet 2023)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le mobile, une lueur d'espoir du march&#233; num&#233;rique de la musique en Afrique de l'ouest</title>
		<link>https://www.osiris.sn/le-mobile-une-lueur-d-espoir-du-marche-numerique-de-la-musique-en-afrique-de-l.html</link>
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		<dc:date>2021-07-08T15:51:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Art et culture</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de la musique tra&#238;ne le pas en Afrique. Cela, &#224; cause de son manque d'adaptation au virage num&#233;rique. D'apr&#232;s Internet World Stats (2020) &#171; le taux de p&#233;n&#233;tration d'Internet en Afrique est d&#233;sormais de 39,2 % alors que la moyenne mondiale est de 58,8 % et de 62,9 % pour le reste du monde &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en r&#233;sum&#233;, tout le sens de la pr&#233;sentation de Mansour Sagna alias Lord Alajiman sur une &#233;tude portant sur le march&#233; num&#233;rique de la musique en Afrique de l'ouest lors d'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Juillet-2021-.html" rel="directory"&gt;Juillet 2021&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Culture-+.html" rel="tag"&gt;Art et culture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de la musique tra&#238;ne le pas en Afrique. Cela, &#224; cause de son manque d'adaptation au virage num&#233;rique. D'apr&#232;s Internet World Stats (2020) &#171; le taux de p&#233;n&#233;tration d'Internet en Afrique est d&#233;sormais de 39,2 % alors que la moyenne mondiale est de 58,8 % et de 62,9 % pour le reste du monde &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en r&#233;sum&#233;, tout le sens de la pr&#233;sentation de Mansour Sagna alias Lord Alajiman sur une &#233;tude portant sur le march&#233; num&#233;rique de la musique en Afrique de l'ouest lors d'une intervention &#224; une session live &#224; l'Organisation Mondiale de la Propri&#233;t&#233; Intellectuelle (OMPI ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'Expert en culture Digital a fait le point sur le manque de plateformes (r&#233;seau) souvent d&#233;tenues par les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications. Ce qui constitue un frein et une d&#233;pendance des acteurs pour booster la musique en ligne devanc&#233;e par les autres industries cr&#233;atives telles que l'audio-visuel ou le jeu vid&#233;o de plus en plus grandissant dans le continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y a le manque d'int&#233;r&#234;t de la diffusion des contenus au-del&#224; du manque de confiance dans le num&#233;rique, qui r&#233;side sans doute des faibles revenus g&#233;n&#233;r&#233;s pour les acteurs de la musique, d'une cha&#238;ne de valeur contraignante impos&#233;e par les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communication. Les co&#251;ts de cette cha&#238;ne de valeur peuvent atteindre plus de 63% en sus de la redevance au titre du droit d'auteurs, le reste revient aux plateformes et producteurs &#187; renseigne l'&#233;tude parcouru par Social Net Link.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa pr&#233;sentation, Mansour Sagna soul&#232;ve &#233;galement le probl&#232;me du mod&#232;le &#233;conomique, de la l&#233;gislation, la formation des acteurs, le Value gap et les moyens de paiement li&#233;s au faible taux de bancarisation en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, l'exploitation de la musique dans le num&#233;rique doit reposer sur une bonne l&#233;gislation en mati&#232;re de droit d'auteur et un r&#233;gime fiscal all&#233;g&#233; pour les auteurs et entreprises de production. Mais, d&#233;taille le rapport &#171; sur le continent africain, depuis la crise de la vente des supports analogiques et le ralentissement d'un mod&#232;le socio&#233;conomique centr&#233; sur la consommation de la musique sur support physique, les contrecoups de la piraterie et de la contrefa&#231;on ont proph&#233;tis&#233; l'av&#232;nement d'un nouvel essor, impuls&#233; par l'acc&#232;s &#224; internet. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mobile , une lueur d'espoir de la musique &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la d&#233;pendance des acteurs culturels sur l'exploitation du r&#233;seau par les op&#233;rateurs t&#233;l&#233;coms, la musique progresse et met en avant de nouveaux mod&#232;les d'exploitation sur le web stimulant la croissance et impactant nettement les habitudes de consommation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, une lueur d'espoir est permise dans le secteur gr&#226;ce au mobile qui constitue une chance pour l'Afrique. D'apr&#232;s le rapport &#171; la consommation de la musique num&#233;rique est fortement stimul&#233;e par l'accessibilit&#233; aux Smartphones low cost (Future Phone) et le d&#233;ploiement de l'internet mobile 4G dans presque tous les pays Ouest Africains. Cela a favoris&#233; &#233;galement une baisse continue des prix et l'acc&#233;l&#233;ration de la consommation data mobile des utilisateurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon des chiffres fournis par Ericsson/GSMA,&#171; en 2018, les technologies et les services mobiles ont g&#233;n&#233;r&#233; une valeur &#233;conomique de 52 milliards de dollars (8,7% du PIB) en Afrique de l'Ouest, chiffre qui atteindra pr&#232;s de 70 milliards de dollars (9,5% du PIB) d'ici 2023. En cons&#233;quence, des pays b&#233;n&#233;ficient de plus en plus de gains en productivit&#233; et d'efficacit&#233; provoqu&#233;s par l'augmentation de l'utilisation des services mobiles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui constitue une opportunit&#233; pour le continent sachant que les mill&#233;nials en Afrique de l'Ouest laissent pr&#233;sager un futur proche tr&#232;s avantageux pour la musique dans le num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;centes projections des Nations unies, d&#233;montrent que le continent devrait voir sa population doubler d'ici &#224; 2050, passant d'un milliard d'habitants aujourd'hui &#224; pr&#232;s de 2,4 milliards. (GSMA. L'&#233;conomie mobile Afrique de l'Ouest 2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le streaming reste un segment encore timide mais pourrait faire t&#226;che d'huile aupr&#232;s des utilisateurs de la musique si la tarification des donn&#233;es des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communication, peu accessibles aupr&#232;s des mill&#233;nials, est revue &#224; la baisse avec une forte volont&#233; politique.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;645&#034; height=&#034;363&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/aC2haGJTZRU&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.socialnetlink.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Social Net Link&lt;/a&gt;, 8 juillet 2021)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;veloppement des industries cr&#233;atives et culturelles : Les acteurs entre informel, souci de financements et &#233;closion num&#233;rique</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Developpement-des-industries.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Developpement-des-industries.html</guid>
		<dc:date>2020-06-28T16:46:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Art et culture</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D&#233;faut de formalisation, d'organisation, difficult&#233;s d'acc&#232;s au financement, etc. Ce sont, entre autres, les &#233;cueils auxquels font face les acteurs s&#233;n&#233;galais des industries cr&#233;atives et culturelles, face &#224; l'expansion des outils de diffusion num&#233;rique. Des challenges qui font que le secteur peine &#224; &#234;tre un levier de d&#233;veloppement &#233;conomique du pays et notamment pour la relance post-Covid-19. &lt;br class='autobr' /&gt;
La culture peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme un vrai levier de d&#233;veloppement, si elle est bien organis&#233;e, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#233;faut de formalisation, d'organisation, difficult&#233;s d'acc&#232;s au financement, etc. Ce sont, entre autres, les &#233;cueils auxquels font face les acteurs s&#233;n&#233;galais des industries cr&#233;atives et culturelles, face &#224; l'expansion des outils de diffusion num&#233;rique. Des challenges qui font que le secteur peine &#224; &#234;tre un levier de d&#233;veloppement &#233;conomique du pays et notamment pour la relance post-Covid-19.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme un vrai levier de d&#233;veloppement, si elle est bien organis&#233;e, structur&#233;e, avec les financements qu'il faut. En Afrique, sa contribution au produit int&#233;rieur brut (PIB) est &#224; peine de 3 %. Au Nigeria, m&#234;me avec Nollywood qui est le deuxi&#232;me employeur du pays, qui g&#233;n&#232;re entre 500 et 800 millions de dollars par an en production cin&#233;matographique, la contribution des industries cr&#233;atives au PIB n'est que de 2 %. Mais au S&#233;n&#233;gal, il est difficile, jusque-l&#224;, d'&#233;tablir des statistiques sur la part du secteur dans l'&#233;conomie nationale. &#8216;'Un peu partout en Afrique, la musique bouillonne, de m&#234;me que l'industrie audiovisuelle. Mais nous avons remarqu&#233; que le secteur est gangren&#233; par l'informel. La plupart des acteurs ne sont pas dans des structures formelles. C'est la raison pour laquelle les gens retrouvent difficilement les statistiques sur la culture. Mais il y en a qui s'en sortent. Il y a des gens qui savent que pour participer au d&#233;veloppement d'un pays, il faut &#234;tre formel, s'organiser et que les choses se fassent dans les r&#232;gles de l'art, pour qu'on puisse d&#233;velopper un business durable'', explique la patronne de Prince Arts, Ngon&#233; Ndour, jointe au t&#233;l&#233;phone d'EnQu&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s cette productrice de musique, de jeunes talents sortent des &#339;uvres tout le temps. &#8216;'Mais cela s'arr&#234;te l&#224;. Peut-&#234;tre au bout d'une ann&#233;e, ces artistes-l&#224; n'auront pas assez de moyens pour pouvoir continuer leur carri&#232;re. Mais quand on est dans une structure formelle, on est oblig&#233; de mettre une strat&#233;gie pour que l'entreprise puisse exister et perdurer'', t&#233;moigne-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme Ngon&#233; Ndour, le r&#233;alisateur de &#8216;'Tundu Wundu'' et de &#8216;'D&#233;rapages'' soutient que la culture est un moyen pour promouvoir le S&#233;n&#233;gal. &#8216;'Pour les s&#233;ries t&#233;l&#233;vis&#233;es, l'offre n'&#233;tait pas ad&#233;quate par rapport au public. On a des consommateurs qui sont friands d'un certain type de produit. Il y a quelques ann&#233;es, les productions n'&#233;taient pas destin&#233;es &#224; la consommation de masse. C'&#233;tait des productions de prestige. Mais depuis ces derni&#232;res ann&#233;es, on a constat&#233; qu'il y a des productions qui int&#233;ressent les populations'', dit Lahad Wone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le r&#233;alisateur, Il n'y a pas de secret. Si le produit est en &#8216;'ad&#233;quation avec la demande'', il y aura des millions d'entr&#233;es. &#8216;'Si on donne au public quelque chose qui l'int&#233;resse, le secteur peut se d&#233;velopper rapidement d'ici quelques ann&#233;es. Le probl&#232;me est plus &#233;ditorial que structurel. Tout le monde ne peut pas faire des films qui sont &#224; la hauteur, pour des festivals. Un produit audiovisuel ou cin&#233;matographique, comme tout autre produit, doit satisfaire une certaine demande'', ajoute-t-il. Toutefois, M. Wone est optimiste et assure que le secteur est sur la &#8216;'bonne voie''. Et, croit-il, l'exp&#233;rience de certaines boites montre que c'est peut-&#234;tre la voie &#224; suivre, comme le Nigeria l'a fait. Pour lui, le probl&#232;me n'est pas seulement li&#233; aux infrastructures. &#8216;'Au d&#233;but, on disait qu'il n'y avait pas de salle de cin&#233;ma. Maintenant, on en a au moins trois et ce n'est pas pour autant que les choses ont &#233;volu&#233;. Donc, le souci se trouve ailleurs. Est-ce que les gens sont en train de produire des films ou s&#233;ries pour attirer un public qui paie 1 000, 1 500 F CFA pour les voir ?'', se demande-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le casse-t&#234;te de l'acc&#232;s aux financements&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de l'&#233;quation de l'organisation du secteur, de la qualit&#233; des produits mis sur le march&#233;, Ngon&#233; Ndour a, par ailleurs, fait comprendre que le plus gros souci pour les acteurs &#233;voluant dans les industries culturelles et cr&#233;atives, est le manque de ressources financi&#232;res. &#8216;'Au niveau des institutions financi&#232;res, il y a un manque de confiance vis-&#224;-vis des entreprises culturelles. M&#234;me au niveau de Prince Arts, c'est vraiment exceptionnel de trouver un financement aupr&#232;s de ces derni&#232;res. C'est un secteur instable et elles ne prennent pas de risque. Cet &#233;cueil retarde le d&#233;veloppement de ce secteur. Donc, beaucoup de structures qui existent en Afrique travaillent sur fonds propres'', confie-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, pour avoir ces fonds, ces entreprises essaient de sortir des &#339;uvres qu'elles vendent. Et aujourd'hui, pour y arriver, la patronne de Prince Arts souligne qu'il faut &#8216;'oublier'' tout ce qui est analogique. Car les cassettes et les CD n'existent plus. &#8216;'Les gens se rabattent sur le num&#233;rique et l&#224;, on ne peut pas jauger ce qu'on va avoir. On sort son produit et le paiement n'est pas rentable'', soutient-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup des probl&#232;mes du secteur culturel d&#233;coulent de son manque d'organisation. Ngon&#233; Ndour trouve que si un secteur est &#8216;'tr&#232;s bien organis&#233;'', c'est parce que les gens qui le constituent sont &#8216;'tr&#232;s bien form&#233;s''. Or, elle rappelle que dans le secteur de la musique au S&#233;n&#233;gal, la majeure partie des artistes &#8216;'ne sont pas form&#233;s''. &#8216;'Ils ne sont pas instruits. Mais vu les derni&#232;res &#233;volutions, cela bouillonne. Et pour promouvoir le secteur, il faut que les gens prennent le risque et que l'Etat aussi puisse mettre des m&#233;canismes n&#233;cessaires tels que les fonds de garantie afin que les institutions financi&#232;res puissent mettre &#224; la disposition des artistes des cr&#233;dits et qu'ils en profitent pour mieux investir et d&#233;velopper leur business'', sugg&#232;re-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, si les banques n'accordent pas de financement &#224; ces acteurs des industries cr&#233;atives, le r&#233;alisateur de &#8216;'Tundu Wundu'' estime que c'est parce qu'elles ne connaissent pas encore les acteurs. &#8216;'Pour avoir un cr&#233;dit, c'est presque impossible au S&#233;n&#233;gal. J'ai eu &#224; le tenter plusieurs fois. Mais, d'un c&#244;t&#233;, je comprends les banques, parce qu'ils n'ont pas de chiffres r&#233;els pour pouvoir nous juger. On ne peut pas dire qu'on pr&#234;te de l'argent &#224; quelqu'un pour faire un film sans &#234;tre s&#251;r que le film sera vendu apr&#232;s et qu'il sera rentable'', argue Lahad Wone. Selon lui, d&#232;s qu'ils arriveront &#224; une &#8216;'transparence'', ou &#224; attirer des publics avec des &#233;l&#233;ments concrets, les institutions financi&#232;res pourront leur pr&#234;ter de l'argent. &#8216;'C'est un secteur un peu al&#233;atoire pour l'instant. Donc, c'est &#224; notre niveau qu'on doit s'organiser pour donner des chiffres aux banquiers pour qu'ils soient rassur&#233;s. Ce qui peut &#234;tre des preuves par rapport &#224; notre rentabilit&#233;. D'ici quelque temps, les banquiers vont comprendre avec les s&#233;ries, car c'&#233;tait nouveau pour eux'', pr&#233;dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, M. Wone rel&#232;ve que le seul circuit de financement qui existe maintenant, pour eux, ce sont les subventions, les fonds &#233;trangers, le Fopica, la Francophonie, etc. &#8216;'M&#234;me si c'est le parcours du combattant, parce que cela prend &#233;norm&#233;ment de temps pour l'avoir. Nous, nous sommes adapt&#233;s au contexte. Le sponsoring nous permet &#233;galement de financer nos productions'', dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une musique qui s'exporte difficilement &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour participer au rayonnement de l'&#233;conomie nationale, les produits des industries cr&#233;atives ont &#233;galement besoin d'&#234;tre consomm&#233;s au-del&#224; de leur pays. Cependant, d'apr&#232;s Ngon&#233; Ndour, la musique s&#233;n&#233;galaise a &#8216;'des difficult&#233;s pour s'exporter'', quand on la compare avec la musique nig&#233;riane. &#8216;'La musique s&#233;n&#233;galaise se vend plus autour de la communaut&#233; s&#233;n&#233;galaise qui est &#224; l'&#233;tranger. Maintenant, chaque chose en son temps. On a notre mbalax, notre musique pure qui est notre identit&#233; et qu'on ne peut pas juste prendre pour dire que la musique s&#233;n&#233;galaise n'est pas exportable. Je pense qu'il faut la travailler et peut-&#234;tre que ce n'est pas encore le moment, pour amener certaines communaut&#233;s &#224; la consommer'', regrette la productrice. Or, elle signale qu'il y a plein d'artistes qui essaient de toucher d'autres sonorit&#233;s pour un public beaucoup plus large. &#8216;'La g&#233;n&#233;ration qu'on a aujourd'hui, aime les sonorit&#233;s diversifi&#233;es autres que le mbalax. C'est vrai aussi qu'il y a beaucoup de d&#233;chets et du n'importe quoi qui sort. Mais il faut y travailler s&#233;rieusement et il y a des professionnels qui peuvent ouvrir de bons canaux pour que notre musique puisse &#234;tre consomm&#233;e &#224; l'&#233;tranger. Parce que c'est un probl&#232;me de consommation. On a une musique un peu brouillon qui est, malgr&#233; tout, populaire au S&#233;n&#233;gal'', poursuit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ceux qui ont pu r&#233;ussir des choses &#224; l'&#233;tranger, d'apr&#232;s elle, c'est parce qu'ils ont pu faire beaucoup de collaborations. &#8216;'C'est comme cela qu'on touche tout le monde. Malheureusement, actuellement, ce qui est un peu dommage, c'est que les jeunes artistes manquent de collaboration. Par exemple, avec la musique nig&#233;riane, il y a beaucoup de duos, de reprises, les musiciens collaborent beaucoup. A ce niveau, au S&#233;n&#233;gal, il reste &#233;norm&#233;ment de choses &#224; faire. Il y a une m&#233;fiance qui est l&#224; autour des artistes. Or, cela ne fait pas progresser la musique. Chacun est dans son coin essayant de faire quelque chose. M&#234;me &#224; partir d'une collaboration, on peut faire exploser sa carri&#232;re. D'autres peuvent faire des collaborations locales qui peuvent &#234;tre int&#233;ressantes'', analyse Ngon&#233; Ndour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Saisir les opportunit&#233;s du num&#233;rique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ces difficult&#233;s, ces acteurs peuvent cependant se rabattre sur le num&#233;rique pour vendre leur art. Et M. Wone trouve que c'est un outil &#8216;'extraordinaire'' qui d&#233;mocratise leur travail. &#8216;'Quand je commen&#231;ais, il y avait une salle de montage et cela co&#251;tait excessivement cher. L&#224; maintenant, les maisons de production, les r&#233;alisateurs peuvent rester plus de temps en montage. On peut acheter moins cher une cam&#233;ra et on n'a pas besoin de faire des pellicules ou d'envoyer cela en France. Donc, le num&#233;rique nous permet de nous exprimer. Et tous les jours, beaucoup de gens sont en train de produire du contenu'', note le r&#233;alisateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mai, il rel&#232;ve qu'il y a aussi des inconv&#233;nients. D'apr&#232;s lui, tout le monde peut &#8216;'se penser r&#233;alisateur, producteur''. Car l'outil est accessible. &#8216;'Cependant, &#224; la fin, pour faire un bon produit, il faudra la m&#234;me rigueur, le m&#234;me professionnalisme, quel que soit le mat&#233;riel ou la technologie. Cela facilite les choses, mais ne garantit pas la qualit&#233;. Si le sc&#233;nario est mal &#233;crit, il n'y a rien &#224; faire. On n'aura pas un bon rendu. Si on atteint un certain nombre de vues, la diffusion en ligne peut &#234;tre rentable. Le probl&#232;me qu'on a le plus avec les s&#233;ries, c'est les diffuseurs. Quand les diffuseurs n'ach&#232;tent pas les droits, les producteurs sont laiss&#233;s &#224; eux-m&#234;mes'', d&#233;plore Lahad Wone. Qui souligne que dans les autres pays o&#249; les choses fonctionnement normalement, les gens proc&#232;dent par pr&#233;achat. Ils donnent de l'argent au producteur pour faire un film. &#8216;'Au S&#233;n&#233;gal, il n'y a pas de chaine qui participe &#224; la production. Il faut adapter, en fonction du contexte, le niveau de production. Mais avec la concurrence, les gens mettent de plus en plus d'argent'', dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mariama Di&#233;m&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.enqueteplus.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Enqu&#234;te&lt;/a&gt;, 28 juin 2020)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>COVID-19 : Quand les r&#233;seaux sociaux servent de refuge aux cr&#233;ateurs s&#233;n&#233;galais</title>
		<link>https://www.osiris.sn/COVID-19-Quand-les-reseaux-sociaux.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/COVID-19-Quand-les-reseaux-sociaux.html</guid>
		<dc:date>2020-04-07T23:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Art et culture</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les cr&#233;ateurs s&#233;n&#233;galais font aujourd'hui recours, plus que par le pass&#233;, &#224; l&#171; internet et aux r&#233;seaux sociaux pour partager et rendre visibles leurs &#339;uvres dans un contexte de quasi-confinement li&#233; &#224; la pand&#233;mie de coronavirus. &#187;Tout le monde essaie de faire quelque chose pour aider &#224; passer ce moment. On a que l'internet qui, aujourd'hui, sert plus que d'habitude pour rendre visible notre travail&#034;, d&#233;clare la cin&#233;aste Laurence Gavron. &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;alisatrice franco-s&#233;n&#233;galaise a gratuitement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Avril-2020-.html" rel="directory"&gt;Avril 2020&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Culture-+.html" rel="tag"&gt;Art et culture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les cr&#233;ateurs s&#233;n&#233;galais font aujourd'hui recours, plus que par le pass&#233;, &#224; l&#171; internet et aux r&#233;seaux sociaux pour partager et rendre visibles leurs &#339;uvres dans un contexte de quasi-confinement li&#233; &#224; la pand&#233;mie de coronavirus. &#187;Tout le monde essaie de faire quelque chose pour aider &#224; passer ce moment. On a que l'internet qui, aujourd'hui, sert plus que d'habitude pour rendre visible notre travail&#034;, d&#233;clare la cin&#233;aste Laurence Gavron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alisatrice franco-s&#233;n&#233;galaise a gratuitement offert aux internautes les liens de sept de ses films sur le patrimoine culturel s&#233;n&#233;galais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; ces liens, le public peut avoir acc&#232;s &#224; &#171; Samba Diabar&#233; Samb, le gardien du temple &#187;, un portrait de ce virtuose du xalam (instrument de musique &#224; cordes) d&#233;c&#233;d&#233; &#224; l'&#226;ge de 95 ans en 2019, &#171; Ninki Nanka, le prince de Colobane &#187;, un making-off du tournage du film &#171; Hy&#232;nes &#187; de Djibril Diop Mamb&#233;ty.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils lui permettent aussi d'avoir acc&#232;s &#224; &#171; Yand&#233; Codou S&#232;ne, diva s&#233;er&#233;er &#187;, &#224; &#171; Ndiaga Mbaye, le ma&#238;tre de la parole &#187;, &#224; &#171; Saudade &#224; Dakar &#187;, &#224; &#171; Si loin du Vietnam &#187;, et au film &#171; Juifs noirs, les racines de l'olivier &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y a d'autres artistes qui font la m&#234;me chose, on a des spectacles en ligne, et heureusement qu'on a cela &#187;, se r&#233;jouit la cin&#233;aste dans un entretien t&#233;l&#233;phonique avec l'APS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acteur culturel Idrissa Diallo, lui, partage tous les jours, &#224; travers des posts sur Facebook, des toiles du plasticien Mouhamadou Dia, une s&#233;rie intitul&#233;e &#171; Confinement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est ma fa&#231;on de parler aux populations, je n'aime pas parler de sensibilisation en art, j'aime plut&#244;t inviter &#224; la r&#233;flexion &#187;, explique Diallo, commissaire d'exposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tableaux de Dia repr&#233;sentent des sc&#232;nes de la vie familiale &#224; l'int&#233;rieur des maisons, avec les enfants apprenant chez eux, et tout le monde vivant reclus chez soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'artiste dit appeler &#171; &#224; rester calme &#187; durant ce confinement. &#171; Le virus est l&#224;, cela va passer. Les gens sont appel&#233;s &#224; subir cela, il faut &#234;tre calme &#187;, leur conseille-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la technique du clair-obscur qui est utilis&#233;e par Mouhamadou Dia pour toute cette la s&#233;rie &#171; Confinement &#187;, o&#249;, &#224; c&#244;t&#233; de l'ombre, apparait toujours une lumi&#232;re pour mat&#233;rialiser l'espoir par ces temps d'angoisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;l&#233;gation Wallonie-Bruxelles &#224; Dakar partage aussi, &#224; travers sa page Facebook et son site internet, les cr&#233;ations des artistes s&#233;n&#233;galais, des d&#233;fil&#233;s de mode, des expositions virtuelles, des concerts, des podcasts, des lectures et performances &#224; travers le hashtag #AuxConfinsdelaCulture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est juste des cr&#233;ations qu'on essaie de rendre visibles, on fait deux posts par jour &#187;, explique M&#233;lanie Jeannine Sadio Goudiaby, conseill&#232;re &#224; la d&#233;l&#233;gation Wallonie-Bruxelles &#224; Dakar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette repr&#233;sentation diplomatique veut &#171; offrir de la culture plut&#244;t que de l'anxi&#233;t&#233;, faire d&#233;couvrir ou red&#233;couvrir les artistes ou op&#233;rateurs culturels, offrir un maximum de visites aux initiatives artistiques &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les internautes d&#233;couvrent ainsi l'univers du photodidacte Boubacar Tour&#233; Mand&#233;mory, &#171; une l&#233;gende de la photographie s&#233;n&#233;galaise, qui a pr&#233;sent&#233; sa premi&#232;re exposition en 1986 &#224; Gor&#233;e, sur le th&#232;me : 'Les fous de Dakar &#187;'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le com&#233;dien Pape Me&#239;ssa Gu&#232;ye pr&#233;sente un extrait de sa pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre &#171; Un n&#232;gre &#224; Paris &#187;, inspir&#233;e d'un livre de l'Ivoirien Bernard Dadi&#233;, &#224; travers cette plateforme de la d&#233;l&#233;gation Wallonie-Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des stylistes et des peintres partagent ainsi des &#339;uvres d'art qui sensibilisent sur la maladie &#224; coronavirus, via les r&#233;seaux sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.aps.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;APS&lt;/a&gt;, 7 avril 2020)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C&#244;te d'Ivoire : Un nouveau hub num&#233;rique vers l'art africain</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Cote-d-Ivoire-Un-nouveau-hub.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Cote-d-Ivoire-Un-nouveau-hub.html</guid>
		<dc:date>2019-02-22T13:54:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Art et culture</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Accro&#238;tre la visibilit&#233; de l'art et des artistes africains. Telle est l'ambition de la plateforme num&#233;rique AFRICART, lanc&#233;e ce mois de f&#233;vrier 2019 &#224; Abidjan (C&#244;te d'Ivoire). &lt;br class='autobr' /&gt;
AFRICART est le premier r&#233;seau social bas&#233; sur le partage de contenu artistique et culturel africain. Il se d&#233;cline en versions multiples : soit via une application t&#233;l&#233;phonique soit sur Internet via un site web. &lt;br class='autobr' /&gt;
Son pr&#233;sident, l'Ivoirien Frank Yobou&#233;, a cr&#233;&#233; cette plateforme en r&#233;ponse au n&#233;gativisme ambiant qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-Fevrier-2019-.html" rel="directory"&gt;F&#233;vrier 2019&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Culture-+.html" rel="tag"&gt;Art et culture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Accro&#238;tre la visibilit&#233; de l'art et des artistes africains. Telle est l'ambition de la plateforme num&#233;rique AFRICART, lanc&#233;e ce mois de f&#233;vrier 2019 &#224; Abidjan (C&#244;te d'Ivoire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AFRICART est le premier r&#233;seau social bas&#233; sur le partage de contenu artistique et culturel africain. Il se d&#233;cline en versions multiples : soit via une application t&#233;l&#233;phonique soit sur Internet via un site web.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son pr&#233;sident, l'Ivoirien Frank Yobou&#233;, a cr&#233;&#233; cette plateforme en r&#233;ponse au n&#233;gativisme ambiant qui cible, selon lui, le continent africain : &#171; il n'y a pas que des coups d'&#201;tats manqu&#233;s en Afrique, il y a aussi de l'art &#187;. Le principe qui sous-tend cet outil num&#233;rique est de favoriser l'&#233;change de connaissances et de pratiques entre les artistes du continent africain et de faire mieux conna&#238;tre leurs cr&#233;ations au reste du monde. La plateforme est collaborative, c'est-&#224;-dire qu'elle permet &#224; l'artiste de poster directement son travail et &#224; l'utilisateur de le visionner, le commenter, le partager ou l'ajouter &#224; sa play list. Les aires culturelles sont vari&#233;es : cin&#233;ma, com&#233;die, danse, enfant, mode, musique, peinture, photographie, sculpture et documentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre cette vocation interactive, AFRICART se veut &#171; compl&#233;mentaire &#224; YouTube &#187; pr&#233;cise Frank Yobou&#233;, en &#171; proposant des entr&#233;es th&#233;matiques par sujets d'int&#233;r&#234;t culturels &#187;. Elle permet de gagner du temps et de cibler sp&#233;cifiquement chacun des 55 pays d'Afrique contributeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa d&#233;marche suscite d&#233;j&#224; les encouragements de la communaut&#233; artistique comme le confirment les t&#233;moignages pr&#233;sent&#233;s lors du lancement. &#171; AFRICART c'est la r&#233;volution. Toute l'Afrique dans la main ! &#187; s'est enthousiasm&#233; l'artiste producteur r&#233;alisateur ivoirien Muss. Le concept de cet outil est parfaitement ancr&#233; dans la tradition culturelle africaine, comme le souligne la marraine de l'&#233;v&#232;nement Were Were Linking, artiste pluridisciplinaire : &#171; la cr&#233;ation en Afrique est souvent communautaire. Tout le monde travaille et une personne pr&#233;sente le travail du groupe et signe pour la communaut&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AFRICART a l'ambition de compter un million d'utilisateur d'ici le d&#233;but 2020. Pour promouvoir son potentiel, elle sera pr&#233;sent&#233;e dans une dizaine de pays d'Afrique dont le Nigeria, le Burkina, le Liberia et le S&#233;n&#233;gal. Un lancement est aussi pr&#233;vu en France et aux &#201;tats-Unis &#224; l'attention du tout public et de la diaspora africaine qui s'int&#233;resse d&#233;j&#224; au concept : &#171; Nous les Africains de la diaspora, en avions besoin d'AFRICART pour rester connect&#233; au continent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurence Marianne Melgard&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;https://www.podcastjournal.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Podcast Journal&lt;/a&gt;, 22 janvier 2019)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au c&#339;ur du cybersalon des &#233;pouses qui ont mal au lit</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Au-coeur-du-cybersalon-des-epouses.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Au-coeur-du-cybersalon-des-epouses.html</guid>
		<dc:date>2018-10-19T16:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Art et culture</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Journaliste, chroniqueur, formateur, Jean Meissa Diop vient de publier aux Editions Maguilen un essai sur un aspect important de la vie de couple, &#224; savoir le lit. La c&#233;r&#233;monie de d&#233;dicace s'est tenue samedi dernier &#224; la Maison des &#233;crivains du S&#233;n&#233;gal (Aes). &lt;br class='autobr' /&gt;
L'homme est connu aujourd'hui pour ses chroniques de haute facture. Jean Meissa Diop est un brillant journaliste. Il va au-del&#224; de ses chroniques pour pr&#233;senter aux lecteurs un essai de 150 pages publi&#233; aux Editions Maguilen et dont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.osiris.sn/-octobre-2018-.html" rel="directory"&gt;Octobre 2018&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.osiris.sn/+-Culture-+.html" rel="tag"&gt;Art et culture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Journaliste, chroniqueur, formateur, Jean Meissa Diop vient de publier aux Editions Maguilen un essai sur un aspect important de la vie de couple, &#224; savoir le lit. La c&#233;r&#233;monie de d&#233;dicace s'est tenue samedi dernier &#224; la Maison des &#233;crivains du S&#233;n&#233;gal (Aes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homme est connu aujourd'hui pour ses chroniques de haute facture. Jean Meissa Diop est un brillant journaliste. Il va au-del&#224; de ses chroniques pour pr&#233;senter aux lecteurs un essai de 150 pages publi&#233; aux Editions Maguilen et dont la c&#233;r&#233;monie de d&#233;dicace s'est tenue le week-end dernier &#224; la Maison des &#233;crivains du S&#233;n&#233;gal (Aes). &#8216;'Le cybersalon des &#233;pouses qui ont mal au lit'' est le titre du livre. Ce dernier peut para&#238;tre audacieux et provocateur. D'ailleurs, le mod&#233;rateur du jour, l'ancien ministre du Commerce Amadou Niang, ne voulait prononcer l'int&#233;gralit&#233; du titre et s'en tenait &#224; : &#8216;'Le cybersalon des &#233;pouses.'' Seulement, ici, le titre n'est qu'une all&#233;gorie, comme l'a si bien expliqu&#233; son auteur. Il n'est que la repr&#233;sentation abstraite de la r&#233;alit&#233; conjugale. &#8216;'Quand on a mal au lit, on va se mettre au salon. Ici, le salon est la virtualit&#233;'', a indiqu&#233; Jean Meissa Diop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans cet essai, il s'agit de forums sur Internet devenus les &#8216;'penc'' (Ndlr : place o&#249; se r&#233;glaient tous les probl&#232;mes). Encore qu'avec la toile, il y a des probl&#232;mes ou histoires relevant uniquement du domaine priv&#233; et tr&#232;s d&#233;licats qui y sont souvent partag&#233;s ou relat&#233;s. &#8216;'Pendant longtemps, il y a eu une nette distinction entre ce qu'on appelle vie priv&#233;e et vie publique. Avec le d&#233;veloppement des m&#233;dias, on se rend compte qu'il y a des &#233;l&#233;ments de la vie priv&#233;e qui sont dans la vie publique'', analyse le pr&#233;facier de l'opus, Antoine Mendy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi pens&#233;, il est int&#233;ressant d'&#233;tudier le ph&#233;nom&#232;ne. Et c'est ce que s'est essay&#233; Jean Meissa Diop. &#8216;'Le travail est int&#233;ressant. Il nous am&#232;ne &#224; penser une nouvelle configuration entre espace publique et espace priv&#233;. Avec le d&#233;veloppement des nouveaux m&#233;dias, nous avons une configuration originale. Des questions qui relevaient de la famille vont &#234;tre publiques'', a inform&#233; le pr&#233;facier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des probl&#232;mes conjugaux sont souvent &#233;tal&#233;s dans ces forums de discussions. &#8216;'Ce sont des difficult&#233;s dont on a du mal &#224; poser dans l'espace public. On parle de l'infid&#233;lit&#233; des maris, de la qualit&#233; de relations sexuelles, etc.'', a expliqu&#233; M. Mendy. Leurs auteurs viennent soit y chercher des conseils, soit pour soulager leur conscience. Ils constituent des exutoires pour certains. Mais, comme l'a soulign&#233; l'auteur, cela ne soulagera que pendant un moment. L'apaisement que la confidence, souvent faite en total anonymat, offre, ne peut donc &#234;tre &#233;ternel. Ceux qui viennent dans ces forums le savent, mais n'ont pas le choix. Car on est aujourd'hui dans une soci&#233;t&#233; o&#249; le soutien et la confidence ont perdu leur sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8216;'Quand une &#233;pouse n'a personne &#224; qui confier son probl&#232;me, qu'elle ne peut m&#234;me pas parler de ses probl&#232;mes &#224; une amie au risque qu'elle &#233;bruite l'histoire, elle va aller sur les forums Internet confier ses probl&#232;mes'', a dit Jean Meissa Diop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;confort et le soutien attendus ne sont pas pour autant toujours au rendez-vous. Les administrateurs de ces espaces virtuels de discussions n'ont pas toujours les moyens de contr&#244;ler les commentaires. Des d&#233;rapages sont souvent not&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, dans cet essai, son auteur s'int&#233;resse aux cat&#233;gories de personnes qui interviennent dans ces forums et &#224; bien d'autres questions que nous &#233;voquerons dans une note de lecture tr&#232;s prochainement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bigu&#233; Bob&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.enqueteplus.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Enqu&#234;te&lt;/a&gt;, 19 octobre 2018)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cr&#233;ation th&#233;&#226;trale : &#171; Liking &#187;, une caricature de notre quotidien avec le t&#233;l&#233;phone</title>
		<link>https://www.osiris.sn/Creation-theatrale-Liking-une.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.osiris.sn/Creation-theatrale-Liking-une.html</guid>
		<dc:date>2018-07-16T13:01:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier SAGNA</dc:creator>


		<dc:subject>Art et culture</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Du th&#233;&#226;tre, un spectacle de notre quotidien accentu&#233; sur la digitalisation. La pi&#232;ce &#171; Liking &#187;, jou&#233;e, le jeudi 3 juillet dernier, au Goethe Institut &#224; Dakar, met &#224; nu nos rapports avec le num&#233;rique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Amener le public &#224; &#171; s'interroger sur le concept d'identit&#233; et comment l'acc&#232;s &#224; Internet et aux r&#233;seaux sociaux influence notre perception du monde &#187; sont le socle du spectacle &#171; Liking &#187;, &#233;crit et mis en sc&#232;ne par Berengere Brooks. &lt;br class='autobr' /&gt;
La salle de l'Institut Goethe &#224; Dakar est pleine, un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Du th&#233;&#226;tre, un spectacle de notre quotidien accentu&#233; sur la digitalisation. La pi&#232;ce &#171; Liking &#187;, jou&#233;e, le jeudi 3 juillet dernier, au Goethe Institut &#224; Dakar, met &#224; nu nos rapports avec le num&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amener le public &#224; &#171; s'interroger sur le concept d'identit&#233; et comment l'acc&#232;s &#224; Internet et aux r&#233;seaux sociaux influence notre perception du monde &#187; sont le socle du spectacle &#171; Liking &#187;, &#233;crit et mis en sc&#232;ne par Berengere Brooks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La salle de l'Institut Goethe &#224; Dakar est pleine, un silence y r&#232;gne et les yeux sont riv&#233;s sur les acteurs sur sc&#232;ne &#224; la merci de leur t&#233;l&#233;phone. Soudain, retentit une voix, &#171; Vous a-t-on dit pour vos t&#233;l&#233;phones ? Gardez-les allum&#233;s ! &#187; ; informe Djibril, un des quatre acteurs de la pi&#232;ce. Ils nous replongent dans un calme total, une dizaine de minutes s'&#233;coule sous le regard curieux du public qui se pose des questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zia, Laye, Djibril et Ass, les personnages de la pi&#232;ce, absorb&#233;s par leurs smartphones, donnent l'impression d'&#234;tre chez eux. Un moment de suspense et d'attente du public, quand Djibril se r&#233;p&#232;te : &#171; Et surtout, n'oubliez pas de garder vos t&#233;l&#233;phones allum&#233;s ; vous allez en avoir besoin &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des messages vocaux aux messages &#233;crits, en passant aux appels t&#233;l&#233;phoniques ou simplement un surf sur Internet, les acteurs sont occup&#233;s par leur t&#233;l&#233;phone. Tant&#244;t secou&#233;s par des poses photos, tant&#244;t par des recherches sur des moteurs tels que Google, Explorer, Facebook. Par le biais des t&#233;l&#233;phones, l'assistance vote pour un acteur de son choix pour une r&#233;partition de r&#244;le. A tour de r&#244;le, les personnages se mettent dans la peau d'une femme, de l'assistant, du docteur, une production qui ressemble &#224; un casting dont le public est r&#233;actif. Une liaison entre public et acteurs par le biais du t&#233;l&#233;phone refl&#232;te ainsi nos rapports avec la digitalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, dans la pi&#232;ce &#171; Liking &#187;, le public retrouve ses habitudes dans le sc&#233;nario. Une participante d&#233;clare que la pr&#233;sentation lui est famili&#232;re, elle a l'impression de voir sa maman, quand Laye jouait le r&#244;le de la m&#233;nag&#232;re qui sermonne ses enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre autres, l'inspiration et la r&#233;alisation sont salu&#233;es par les participants. Malick Diouf, un intervenant, juge le spectacle avec &#171; une qualit&#233; de tr&#232;s haute facture, qui parle de nos rapports avec le t&#233;l&#233;phone et les r&#233;seaux sociaux &#187;. Ce qui donne, dit-il, une certaine r&#233;alit&#233;. &#171; Ils ont abord&#233; le sujet avec subtilit&#233; et chacun en tire une le&#231;on tout en s'amusant &#187;, selon M. Diouf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le challenge a &#233;t&#233; relev&#233; par les quatre acteurs apr&#232;s cinq mois de r&#233;p&#233;tition pour un rendu naturel et r&#233;aliste. Un projet mont&#233; par le Goethe Institut et Brrr Production, en partenariat avec la Fondation Rosa Luxemburg et l'ambassade de Suisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yaye Awa Ly Ngon&#233; Sarr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Source : &lt;a href=&#034;http://www.lesoleil.sn/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Soleil&lt;/a&gt;, 16 juillet 2018)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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